Froidchapelle

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Froidchapelle
Place Albert Ier
Place Albert Ier
Blason de Froidchapelle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Bourgmestre Willy Decuir (EC)
Majorité EC
Sièges
EC
PS

MS

13
9
3

1

Section Code postal
Froidchapelle
Boussu-lez-Walcourt
Fourbechies
Vergnies
Erpion
6440
6440
6440
6440
6441
Code INS 56029
Zone téléphonique 060
Démographie
Gentilé Froidchapellois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
3 835 (1er janvier 2014)
50,22 %
49,78 %
45 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
20,34 %
63,55 %
16,12 %
Étrangers 2,39 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 19,61 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 10 951 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 09′ N 4° 19′ E / 50.15, 4.317 ()50° 09′ Nord 4° 19′ Est / 50.15, 4.317 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
86,03 km2 (2005)
55,69 %
33,41 %
9,93 %
0,97 %
Localisation
Situation de la commune dans l’arrondissement de Thuin et la province de Hainaut
Situation de la commune dans l’arrondissement de Thuin et la province de Hainaut

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Froidchapelle

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Froidchapelle
Liens
Site officiel froidchapelle.be

Froidchapelle ou Froid-Chapelle (en wallon Fritchapelle) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Géographie[modifier | modifier le code]

Froidchapelle se situe dans la botte du Hainaut en Wallonie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Hante, un affluent de la Sambre, prend source dans la commune.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Froidchapelle ou Froid-Chapelle viendrait d'un moine nommé Féroald qui aurait, selon la légende, bâti une chapelle à cet endroit qui aurait pris le nom de Féroald-Capelle qui deviendra avec le temps Froid-Chapelle. Les premières mention du village de Froidchapelle date de 673 sous le nom de Froildi Capella, en 1188 sous le nom de Frocapella. À partir de 1964, il sera décidé de ne plus orthographier Froid-Chapelle mais bien Froidchapelle. L'anthroponyme Féroald ou Frodwald est issu des mots germain hrod signifiant « gloire » et de waldan signifiant « gouverner »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, les revenus de la cité étaient fournis par la pêche à l'écrevisse, la taille du bois et l'extraction du minerai de fer. Petit à petit, ces industries disparurent. Certains endroits du village portent encore des noms rappelant les activités passées comme par exemple le Grand marteau, où il y avait un marteau-pilon pour le travail du fer, ou encore Le Moulin où il y avait une roue à aubes qui permettait la production de farine.

Après la Révolution française, l'activité de ce village ira vers l'agriculture et la production de bois.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville be Froidchapelle.svg
Blason de Froidchapelle depuis le 30 avril 1999. Le blason fut modifié : les doloires furent remplacés par des feuilles de chênes (les forêts), et les fasces devinrent « ondées » pour symboliser l'eau des barrages de l'Eau d'Heure.
Blasonnement : Écartelé aux 1 et 4 d’argent à trois fasces ondées de gueules, aux 2 et 3 d’argent à trois feuilles de chênes de gueules 2 et 1, posées la première et la troisième en bande, la deuxième en barre[2].
  • Délibération communale : 8 mars 1999
  • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 30 avril 1999
Blason ville fr Rousies (Nord).svg
Avant la fusion des communes, les armoiries de Froid-Chapelle étaient identiques à celles des Croÿ-Renty.
Blasonnement : Écartelé aux 1 et 4 d’argent à trois fasces de gueules, aux 2 et 3 d’argent à trois doloires de gueules, les deux en chefs adossées[3].
DC 13 février 1911 - AR 19 août 1911 - MB 10 septembre 1911


Le blason d'origine, qui se trouvait dans l'ancien salon communal, fut volé par les troupes allemandes lors de la Première Guerre mondiale. Celui-ci comportait en son centre le blason du comté de Beaumont, surmonté d'une couronne et le collier de la Toison d'or dans le bas.

Économie[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, la vie économique de Froidchapelle déclinera peu à peu, la dernière scierie fermera ses portes dans les années 1960, la gare fermera peu de temps après et on supprimera la « ligne 109 » qui reliait Chimay à Charleroi via Froidchapelle. À partir des années 1970, l'agriculture commencera à décliner inexorablement.

En 1968, les Froidchapellois reprendront espoir avec l'annonce de la construction des « Barrages de l'Eau d'Heure ». Ce projet pharaonique de la réalisation d'un des plus grands barrages d'Europe est très prometteur, sa construction engloutira plus de 40 milliards de Francs belges (1 milliard d'euros), donnera du travail à plusieurs milliers d'ouvriers et fera la prospérité des commerçants de la région pendant les douze années que dureront ces travaux.

Malheureusement, à la fin des Trente Glorieuses, à l'aube des années 1980, la crise économique s'installe. La Belgique n'a plus les moyens de ses ambitions, et si les barrages sont terminés, l'exploitation touristique qui devait en découler et relancer la région sera rendue impossible faute de moyens financiers. Les projets hôteliers, de port de plaisance, etc... seront remis dans les cartons. L'agriculture continuera à agoniser dans les années 1980 et 1990 et le taux de chômage et de personnes dépendantes de l'assistance publique augmentera inexorablement. Ce phénomène ne fera que s'aggraver avec la création de plusieurs parcs résidentiels qui à l'origine auraient dû accueillir les touristes venant aux barrages et qui en fait accueilleront les plus démunis venant s'installer là à petits prix. Cette nouvelle population, composée pour la plupart de personnes ayant perdu leur emploi dans la débâcle industrielle des années 1980 et 1990 et originaire le plus souvent des grandes villes comme Charleroi, La Louvière et Mons formera bientôt près d'un quart voire un tiers de la population.

Les années 2000 voient une volonté de relancer la vie économique en favorisant les initiatives promouvant le tourisme. La ligne 109 sera réaffectée en « RAVeL » (permettant les promenades à pied, à cheval ou à vélo), les « parcs » feront l'objet d'un plan énergique allant jusque la destruction de force de caravanes ou chalets illégaux, construction de nouvelles infrastructures sportives, encouragement des gîtes ruraux et gîtes à la ferme, création de synergies entre les offices du tourisme et les associations de gestion des lacs de l'Eau d'Heure.

Mais la volonté ne suffit pas, et il n'y aura pas de miracle froidchapellois. Les projets hôteliers furent repris par une société néerlandaise (Landal) qui créera à coups de millions d'euros un village, un port de plaisance, un complexe hôtelier et commercial, et de fait les commerçants du village ne retireront rien de cette riche nouvelle population. À Froidchapelle aujourd'hui, le taux de chômage avoisine les 20 %, la quantité de personnes émargeant sur l'assistance publique est très importante et le vieillissement de la population est inquiétant. La dernière banque a fermé ses portes en 2006 ainsi que le bureau de poste.

L’église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François-Joseph Gossec, compositeur, violoniste, directeur d'opéra et pédagogue, il sera le musicien le plus honoré sous Napoléon Ier, né à Vergnies (entité de Froidchapelle)en 1734, il décédera à Passy en 1829.
  • Daniel Van Buyten, joueur international de football, né en 1978.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Jacques Jespers, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles.
  2. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 363
  3. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 365

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]