Grammont (Belgique)

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Grammont
(nl) Geraardsbergen
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Grammont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Orientale
Arrondissement Alost
Bourgmestre Guido De Padt (OpenVLD) (2013-18)
Majorité OpenVLD, CD&V (2013-18)
Sièges
OpenVLD
sp.a-Groen
CD&V
N-VA
Vlaams Belang-VLOT
31 (2013-18)
12
8
5
5
1
Section Code postal
Grammont
Goeferdinge
Moerbeke
Nederboelare
Onkerzele
Ophasselt
Overboelare
Viane
Zarlardinge
Grimminge
Idegem
Nieuwenhoven
Schendelbeke
Smeerebbe-Vloerzegem
Waarbeke
Zandbergen
9500
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Code INS 41018
Zone téléphonique 054
Démographie
Gentilé Grammontois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
32 733 (1er janvier 2014)
49,39 %
50,61 %
411 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
19,39 %
62,37 %
18,24 %
Étrangers 2,45 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 6,51 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 14 592 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 46′ N 3° 52′ E / 50.767, 3.867 ()50° 46′ Nord 3° 52′ Est / 50.767, 3.867 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
79,71 km2 (2005)
69,40 %
8,58 %
20,12 %
1,91 %
Localisation
Image illustrative de l'article Grammont (Belgique)

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Grammont
Liens
Site officiel www.geraardsbergen.be

Grammont (en néerlandais Geraardsbergen c.à.d. Montagne de Gérard) est une ville néerlandophone de Belgique dans le Denderstreek située en Région flamande dans la province de Flandre-Orientale. Elle compte environ 33 000 habitants.

Toponymie[modifier | modifier le code]

de Geroaldi monte (1034-58), Geraldimontem (1081), Geraldimons (1096), de Geraldi monte (1107), Geraldimontensis (1093-1110), Geromontensis (1142), de monte Geraldi (1166), Geralmont (1167), de Geraudi monte (1195), Graumont (1195), Geromontis (XIIe), Geraumont ( 1201), Gerautmont (1201), Geramont (1211), in Gerardi monte (1225)[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Grammont a été fondée en 1068 sur un alleu acquis par le comte de Flandre, Baudouin VI. Il inféoda en partie cet alleu au seigneur de Boelare (voir nl:Baronie van Boelare). L'appellation néerlandaise Geraardsbergen (littéralement « le mont de Gérard ») est due au nom de l'ancien propriétaire de cet alleu[2]. Elle fut une des premières communes à obtenir un statut de ville libre[3] Gui de Dampierre, au moment où il désirait s'assurer la possession du château de Samson en même temps que celle du marquisat de Namur, céda Grammont avec Bornem à l'évêque de Liège, en 1263, pour le reprendre de lui en fief, et de la sorte l'alleu se trouvait être redevenu un arrière-fief de l'empire (et donc une partie de la Flandre impériale)[4].

La ville fut détruite en 1381 par Gautier IV d'Enghien, maréchal de Flandres de Louis II de Flandre, à la tête de ses troupes il mit le siège devant la ville; les habitants envoyèrent de la nourriture comme munition pour tromper l'ennemi. Cette ruse ne fit pas lever le siège et la ville prise d'assaut. Chaque année cet événement est commémoré par un carnaval, le « Krakelingen & Tonnekensbrand ».

Le 29 juin 1815, pour célébrer la victoire lors de la Bataille de Waterloo, Wellington et Blücher passèrent en revue 6 000 des cavaliers vainqueurs[5].

La ville actuelle est le résultat de la fusion entre Grammont et les anciennes communes de Onkerzele, Overboelare, Goeferdinge et Nederboelare en 1971 et avec Schendelbeke, Idegem, Moerbeke, Viane, Zarlardinge, Ophasselt, Smeerebbe-Vloerzegem, Grimminge, Zandbergen, Nieuwenhoven et Waarbeke en 1977.

Krakelingen & Tonnekensbrand[modifier | modifier le code]

Aussi appelée familièrement "Krakelingen" cette fête date au moins depuis 1393[6]. Il a actuellement lieu le dimanche qui précède de 15 jours le premier lundi de mars, mais jusqu'en 1960 elle était fêtée le premier dimanche de carème. La ville décorée célèbre traditionnellement la fin de l’hiver avec le Krakelingen & Tonnekensbrand.

Un cortège d’un millier de personnes costumés d’époques différentes (25 siècles) accompagne le doyen de l’église de Hunnegem, des druides, les conseillers communaux, en costume eux aussi, et les porteurs de pains emportant avec eux dix mille craquelins aussi appelées "mastels". On apporte aussi du vin, des petits poissons et du feu, jusqu’à la chapelle Sainte-Marie sur la colline du Oudenberg (lit. La Vieille Montagne). Les pains y sont bénis et, après une prière, prêtres et autorités boivent dans un gobelet d’argent du XVIe siècle, une gorgée de vin dans laquelle est placé un petit poisson vivant. Ce rituel du poisson a été décrit de façon détaillé par Joos Schollaert en 1599. En 1997 l'association de protection des animaux "Gaia" a tenté d'interdire cette partie du rituel.

Lors du "Mastellenworp" les craquelins, dont l’un renferme un billet gagnant, sont lancés à la foule où chacun espère gagner le bijou en or créé pour l’occasion par un bijoutier local (qui change chaque année).

La nuit tombée, le feu est mis à un tonneau rempli de poix et de paille, puis les gens redescendent la colline, tenant une torche allumée en main[7]. Une partie de la fête est considérée comme préchrétienne comme le tonneau en feu, déscente de la colline, la forme arrondie du mastel/krakeling [8]. Cette fête symbolise le renouveau de l'année.


Ce rituel festif, transmis de génération en génération, a été inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en novembre 2010.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Spécialités[modifier | modifier le code]

La région de Grammont est internationalement reconnue pour ses tapisseries (verdures) et sa tarte au maton.

Images[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (nl) Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), Tongres, Belgisch Interuniversitair Centrum voor Neerlandistiek,‎ 1960 (lire en ligne).
  2. Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin,‎ 1902 (réimpr. 1981) (lire en ligne), p. 118
  3. Geschiedenis van de stad Geraardsbergen, www.geraardsbergen.be
  4. Léon Vanderkindere, op. cit., p. 227.
  5. Cavalié Mercer, Journal of the Waterloo Campaign Kept thoughout the Campaign of 1815, Da Capo Press, 1995
  6. Dans la plus ancienne facture retrouvé payé par la ville les coûts de la fête sont déjà mentionnés
  7. La fête des Craquelins
  8. Le Rameau d'Or, James George Fraser Tome 7-8, 1912

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]