Quiévrain

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Quiévrain
Photo prise à Quiévrain
Photo prise à Quiévrain
Blason de Quiévrain
Héraldique
Drapeau de Quiévrain
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Bourgmestre Véronique Damée (MR)
Majorité MR
Sièges
MR - CDH - PS
17
9
1
7
Section Code postal
Quiévrain
Baisieux
Audregnies
7380
7380
7382
Code INS 53068
Zone téléphonique 065
Démographie
Gentilé Quiévrainois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
6 715 (1er janvier 2014)
47,55 %
52,45 %
316 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
20,51 %
62,11 %
17,38 %
Étrangers 12,85 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 21,96 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 327 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 24′ N 3° 40′ E / 50.4, 3.6750° 24′ Nord 3° 40′ Est / 50.4, 3.67  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
21,22 km2 (2005)
80,65 %
4,63 %
13,60 %
1,12 %
Localisation
Situation de la commune dans la province de Hainaut
Situation de la commune dans la province de Hainaut

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Quiévrain

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Quiévrain
Liens
Site officiel www.quievrain.be

Quiévrain (en picard Kievrin) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut. C'est une commune frontalière avec la France, dont la commune voisine et presque homonyme est Quiévrechain.

Sections de commune[modifier | modifier le code]

Audregnies, Baisieux et Quiévrain.

Étymologie[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, Quiévrain se nommait "Caprinium" ("le bois aux chèvres").

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Quiévrain était traversé par une chaussée romaine : des monnaies et des tuiles y ont été retrouvées. Au début du Xe siècle un acte de Charles le Simple en fait mention. Au Moyen Âge, les seigneurs de Quiévrain sont propriétaires des lieux qui englobent aussi Hensies et Baisieux.

Le premier connu est Wauthier de Quiévrain (acte de 1067, 1086, 1090, 1099) son arrière-petit-fils ; Arnould de Quiévrain sera partisan du faux Baudouin de Flandre et son frère Wauthier participa à la bataille de Bouvines en faisant le pari avec Arnould d'Esnes de faire la bataille montés sur des juments (les chevaliers ne montaient jamais des juments qui étaient destinées aux femmes).

En 1267, Nicolas de Quiévrain (né vers 1230, trépassé après 1270), Seigneur de Quiévrain et de Tongre-Saint-Martin se marie avec Julienne de Looz, (née vers 1235, trépassée en 1301) Dame d'Emblise et n'aura que trois filles.
1° L'aînée, qui s'appelle Isabelle de Quiévrain, (née vers 1260, trépassée en 1335) héritière d'Amblise, dame de Quiévrain et de Tongre-Saint-Martin, épousa Geoffroy III d'Aspremont (né vers 1255, trépassé en 1302 à la bataille des Éperons d'Or à Courtrai, Seigneur de Dun, de Conflans,d'Aspremont, qui deviendra le nouveau seigneur de Quiévrain et de Tongre-Saint-Martin. C'est ce même Geoffroy qui est l'un des héros du Tournoi de Chauvency en 1285. Madame d'Âpremont, née Isabelle de Quiévrain, est aussi fort louangée par Jacques Bretel lors des festivités de Chauvency-le-Château.
2° Jeanne de Quiévrain, avait épousé Thomas d'Âpremont, frère de Geoffroi.
3° Marie de Quiévrain, mariée 1° à Renaud de BAR, puis 2° Jean de Joinville.

En 1376, Simon de Lalaing 2e fils de Simon III et de Mahaut d'Aspremont, achète la seigneurie de Quiévrain à son cousin Gobert IX baron d'Aspremont. Voila la terre de Quiévrain qui revient sous la propriété d'une famille hennuyère. Ce Simon sera le fondateur de la branche des Lalaing-Quiévrain. Il écartelle ses armes en 1 et 4 de gueules à 10 losanges d'argent aboutés et acollés placés 3,3,3,1 (Lalaing) au lambel à 3 pendants d'azur et au 2 et 3 d'or au chef bandé d'argent et de gueules de 6 pièces (Quiévrain). Simon Ier de Lalaing est seigneur de Quiévrain, de Hordain, sénéchal d'Ostrevant, plusieurs fois grand bailli du Hainaut et chatelain d'Ath.
Cette branche tiendra la seigneurie de Quiévrain jusqu'en 1428 car Simon III seigneur de Quiévrain et d'Ecaussinnes n'aura que deux filles dont l'aînée fera passer la terre de Quiévrain dans la famille de Châtilon-Blois en se mariant à Olivier, comte de Penthièvre. Comme ils n'eurent aucune descendance, c'est sa sœur puinée qui hérita de Quiévrain. Elle épousa Jean de Croÿ, Ier comte de Chimay en 1467. Au XVIe siècle, Quiévrain sera la propriété de la famille d'Arenberg et le restera jusqu'à la Révolution française.

Durant les guerres de la première coalition, Quiévrain fut le lieu d'un combat en 1792 et d'une bataille en 1793.

Armoiries[modifier | modifier le code]

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Blason Gautier Quiévrain.svg
Blason de Quiévrain
Blasonnement : D'or au chef bandé d'argent et de gueules de 6 pièces[1]



Blason Gautier Quiévrain.svg : armoiries des Quiévrain (voir l'armorial du Tournoi de Chauvency)

Blason mommenheim 67.svg : armes de Geoffroi d'Âpremont, époux d'Isabelle.

Blason Thomas d'Apremont.svg : blason de Thomas d'Âpremont, époux de Jeanne.

Transports[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint-Martin : l'actuelle date du XVIe siècle mais il en eut au moins une autre auparavant.
  • Le Carmel du Sacré-Cœur : en 1903, les clarisses de Lille furent expulsées suite aux lois anti-cléricales françaises du gouvernement Combes et vinrent se réfugier à Quiévrain. En 1931, le climat s'étant apaisé en France, elles quittèrent donc Quiévrain pour fonder le monastère Sainte-Claire à Haubourdin. Le bâtiment appartint ensuite pour quelques décennies à des particuliers, période pendant laquelle il fut délaissé. Mère Marie-Christiane du Saint-Esprit (carmélite), son frère Mgr Lefebvre et l'abbé Schoonbroodt (devenu sédévacantiste dans les années 80) créèrent, en 1977, une nouvelle communauté de carmélites déchaussées. Mère Marie-Christiane du Saint-Esprit et ces dernières s'établirent, en 1978, dans l'ancien monastère délabré de Quiévrain et fondèrent ainsi le Carmel du Sacré-Cœur. Un tiers-ordre séculier est lié au monastère et la messe tridentine y est donnée tous les jours.
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  • L'église protestante évangélique belge, 5 rue de la Gare.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 653

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]