Tubize

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Tubize
La maison communale
La maison communale
Blason de Tubize
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province du Brabant wallon Province du Brabant wallon
Arrondissement Nivelles
Bourgmestre Michel Januth (PS)
Majorité PS- MR - Ecolo
Section Code postal
Tubize
Clabecq
Oisquercq
Saintes
1480
1480
1480
1480
Code INS 25105
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Tubizien(ne) (surnom : Betchard)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
24 198 (1er janvier 2014)
48,71 %
51,29 %
741 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
22,93 %
62,00 %
15,07 %
Étrangers 14,36 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 13,27 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 126 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 41.58′ N 4° 12.28′ E / 50.693, 4.2046750° 41.58′ Nord 4° 12.28′ Est / 50.693, 4.20467  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
32,66 km2 (2005)
61,87 %
4,68 %
29,53 %
3,93 %
Localisation
Localisation de la commune au sein de la province du Brabant wallon
Localisation de la commune au sein de la province du Brabant wallon

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Liens
Site officiel tubize.be

Tubize (en néerlandais Tubeke) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province du Brabant wallon.

Jusqu'à la fin du XXe siècle, Tubize était un centre important de la sidérurgie belge grâce à la présence sur son territoire des Forges de Clabecq.

En 1978, elle est récompensée du Prix de l`Europe[1].

Au 1er juillet 2004, la population totale de cette commune est de 21 909 habitants (10 676 hommes et 11 233 femmes). La superficie totale est de 32,90 km2.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Tubize, centre-ville

Formes anciennes : 877 Thobacem, 1136 Tubecca ; deux (germanique *twô, variation de *twai) ruisseaux (germanique *baki)[2].

Quelques attestations anciennes : 877 (copie XVe s.) : Thobacem (acc.); 897 (copie 1442) : Tobeac, Thobace; 897 (copie XVe s.) : Tobace, Thobace; 1136 (copie XVe s.) : Tubecca; 1217 : Tubise; 1345 Tubeke; 1346 : Thubize; 1396 : Tubeke; 1473 (copie XVIIe s.) : Tubize; 1493 (copie XVIIe s.): Tubise; 1547 : Tubize[3].

Tubize n'est ni un hydronyme, ni un toponyme dérivé, mais un toponyme de confluent. C'est l'endroit situé au confluent de deux cours d'eau, la Senne et la Sennette. La terminaison en -bize, évolution phonétique du germanique -baki constitue toujours un problème délicat pour les toponymistes[4]. On notera également que le nom de la localité s'est écrit longtemps « Tubise » avant de devenir officiellement « Tubize » dans le courant du XXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Tubize reste, en grande partie, à écrire[5].

Les traces de l'occupation humaine sur le territoire de Tubize remontent à la préhistoire. Des populations celtes et gallo-romaines occupèrent par la suite le site, comme l'attestent quelques découvertes archéologiques. Mais c'est au Haut Moyen Âge que débute véritablement l'histoire du territoire auquel on donna le nom de Tubize. Certains auteurs en on fait une possession des pépinides au VIIe siècle, laquelle aurait été donnée par Itte, veuve de Pépin de Landen, et Gertrude, leur fille, à l'abbaye de Nivelles qu'elles venaient de fonder. Quoi qu'il en soit, le domaine de Tubize est effectivement mentionné dans les possessions de l'abbaye nivelloise en 877. Il comprenait alors des territoires qui formeront plus tard les villages d'Oisquercq et de Clabecq, et même le Sart d'Ittre. L'ensemble formait la paroisse primitive de Tubize, dont se détacha fort tôt, peut-être déjà au XIIe siècle, la paroisse d'Oisquercq, et beaucoup plus tardivement, en 1863, celle de Clabecq.

Au XIIe siècle, les comtes de Louvain, ducs de Lotharingie et avoués de l'abbaye de Nivelles, usurpèrent allègrement biens et droits de l'institution religieuse, dont ils étaient censés être les protecteurs. Ils y taillèrent des fiefs pour leurs vassaux. Ainsi naquirent vraisemblablement les seigneuries d'Oisquercq et de Clabecq, détachées juridiquement de Tubize. Ils cédèrent ensuite leur avouerie locale sur Tubize au plus puissant lignage de la région, les Enghien, lesquels devinrent rapidement les véritables seigneurs de Tubize. À la suite d'usurpations répétées et d'accord plus ou moins respectés, l'abbaye ne conserva qu'une partie de ses droits fonciers sur le territoire tubizien. La justice était exercée par le seigneur d'Enghien et, particularité propre à Tubize, selon la coutume de Genappe sur une partie de son territoire, selon la coutume de Nivelles sur l'autre. Tubize était alors l'un des villages des possessions brabançonnes des seigneurs d'Enghien. À la fin du XIVe siècle, les fiefs brabançons des Enghien passèrent en partie à une branche cadette de cette illustre famille. On parla désormais de la principauté de Rebecq, restée aux mains des seigneurs d'Enghien, et de la cour féodale de Tubize, passée à la branche des Enghien-Ramerut. Le seigneur de Tubize ne disposa désormais plus que de la moyenne et de la basse justice sur la juridiction de Tubize, le seigneur d'Enghien se réservant la haute justice. La seigneurie de Tubize passa ensuite dans différentes familles avant d'être rachetée, le 18 octobre 1700, par le chapitre de Nivelles, qui redevint de ce fait le principal seigneur du village.

La situation stratégique de Tubize, passage de la Senne obligé entre le comté de Hainaut et le duché de Brabant, entraîna la localité dans les guerres de la fin du XIIe siècle entre ces deux principautés naissantes. Une fortification brabançonne du type site fossoyé avec des levées de terre et palissades en bois fut implantée à Tubize. Un site semblable existait à Oisquercq et une tour avait été érigée à Hobruges, sur le territoire de Tubize. Ces modestes places fortes commandaient les passages sur la Senne et la Sennette. Elles furent anéanties en 1191 lors de ces conflits.

Tubize resta un village essentiellement agricole jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Au XIXe siècle, avec la révolution industrielle, l'agglomération se mua rapidement en cité ouvrière. L'ouverture du canal Bruxelles-Charleroi en 1832, l'inauguration de la gare de Tubize en 1840 sur la ligne venant de Bruxelles et la chaussée pavée reliant Mons à Bruxelles favorisèrent l'implantation précoce d'entreprises industrielles. Citons parmi les plus connues, les Forges de Clabecq, les Établissements Léon Champagne (briqueterie et majoliques artistiques), les Ateliers Métallurgiques de Tubize (locomotives à vapeur), la Soierie artificielle de Tubize (Fabelta), diverses fonderies et quelques ateliers mécaniques. Cette industrialisation provoqua une croissance démographique soutenue et une transformation radicale du tissu urbain avec l'implantation massive de maisons ouvrières, parfois regroupées en véritables cités.

Patrimoine et tourisme[modifier | modifier le code]

Les édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Gertrude[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Gertrude

Au centre de la Place, l’église Sainte-Gertrude, édifice du milieu du XVIe siècle bâti sur l’emplacement d’une église plus ancienne, borde la chaussée reliant Mons à Bruxelles (pavée au début du XVIIIe siècle). La datation de 1235 parfois proposée par certains érudits locaux pour l’édifice actuel ne repose sur aucun argument sérieux et est rejetée par les études récentes, plus volontiers effectuées par des spécialistes de l’architecture religieuse. Le caractère fortifié de la tour, souvent avancé sans examen archéologique du bâti, doit également être rejeté. Du point de vue architectural, cette église, d'assez grande taille, est bâtie en pierre locale d'arkose. Le style est gothique tardif. Elle pourrait avoir été commencée en 1549 [?], peut-être avec emploi ou sur des substructions plus anciennes. Son plan se compose d'une tour occidentale, d'une nef de trois vaisseaux de trois travées, d'un pseudo-transept et d'un chœur à chevet plat. La sacristie a été ajoutée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et sans doute reprise en 1837 [?] devant la fenêtre primitive du chevet. La tour de plan carré est imposante. Elle superpose quatre étages accessibles par une vis d'escalier logée dans le contrefort Nord. Le clocher a été faiblement surhaussé en 1697. Il présente des ouïes avec meneaux en Y et une flèche ardoisée qui pourrait bien dater de 1729 [?]. Un portail en anse de panier, surmonté d'une nichette sculptée, a été pratiqué dans la façade occidentale de la tour. Il est surmonté d'une verrière qui illumine le rez-de-chaussée. Une chapelle baptismale, sans doute contemporaine, fait saillie sur le côté Nord de la tour. Le chœur, du XVIe siècle, est de plan rectangulaire. Il a gardé sa couverture de bois en berceau brisé. Sa fenêtre orientale a été bouchée. Une annexe du XVIIe siècle [?] lui a été accolée au Sud et un appentis moderne au Nord.

L'église était jadis entourée d'un cimetière, désaffecté en 1834. Autour du cimetière, un mur ceinturait toute la place.

L’église du Renard

L’église de la Bruyère

La chapelle Sainte-Philomène, une véritable énigme !

La chapelle de Notre-Dame de Stierbecq

L’ancienne fortification de Tubize[modifier | modifier le code]

La Chronique de Gislebert de Mons (XIIe siècle) mentionne une fortification à Tubize. Il s'agissait d'une levée de terre palissadée, entourée d'un fossé et protégée de tours en bois. Cette petite place forte faisait partie des défenses de la frontière du duché de Brabant et cadenassait le passage de la Senne en direction de Bruxelles. Elle fut démolie en 1191 dans les conflits qui opposèrent le comte de Hainaut et le comte de Louvain, duc de Basse-Lotharingie (par la suite de Brabant). Il n'en reste aujourd'hui plus aucune trace. Cette place forte était vraisemblablement aux mains d'une famille locale, les Tubize, qualifiés 'de la Porte' au XIIIe siècle. Ces derniers étaient en effet en possession, à la fin du XIIIe siècle, du manoir de la Porte. Ce manoir est à l'origine de la ferme de la Porte, devenue aujourd'hui le Musée d'Archéologie, d'Art et d'Histoire de Tubize et sa région. On peut penser que ce manoir, puis cette ferme, doit son origine à la basse-cour vraisemblablement associée à la petite fortification du XIIe siècle. Aussi, il est possible de localiser cette dernière au Hocquet[6].

Le château du Chenois[modifier | modifier le code]

Le château du Chenois[7], construit probablement à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle au milieu des champs dominant la vallée de Senne, est un quadrilatère en pierres flanqué d'une tour carrée à l'angle sud-ouest et d'une tourelle d'angle plus basse au sud-est. Il est au centre d'un remarquable parc paysager, création entre 1912 et 1919 de l'architecte de jardin Jules Janlet (2 ha de parc et 30 ha de bois). Le Tour Sainte-Renelde de Saintes y fait un arrêt chaque année, le dimanche de la Trinité.

La Maison communale[modifier | modifier le code]

Le logo communal

Derrière l’église, la Maison communale, remarquable édifice éclectique de la fin du XIXe siècle, dû à l’architecte Léon Govaerts, impose sa haute silhouette. L'ancienne maison communale disparut dans un incendie la nuit du 31 octobre 1887. Quelques courageux parvinrent à sauver des flammes les registres de l’État Civil et une infime partie des archives communales. La décision de reconstruire l'édifice fut prise par le Conseil communal dès 1888. On organisa pour la circonstance un concours. C'est finalement le projet de l'architecte bruxellois Léon Govaerts fit fut plébiscité. La pose de la première pierre eut lieu le 29 mars 1890, millésime qui orne le second niveau de la tour. Mais ce n'est finalement que le 24 avril 1892 que se fit l'inauguration officielle de la nouvelle maison communale, cérémonie qui donna lieu à un grand cortège historique[8]. La façade n'a pas subi de modification notable depuis sa construction, ce qui n'est pas le cas de l'intérieur, transformé à diverses reprises en raison de l'évolution de la destination du bâtiment. À l'origine, l'édifice était occupé, en sous-sol, par une école industrielle disposant de sa propre entrée, un local d'asile, deux cachots et une cave à charbon; au rez-de-chaussée, par deux salles de classe de l'école industrielle, le commissariat de police et la loge du concierge; au premier étage, par le cabinet du Bourgmestre, le secrétariat, une salle de vote et de réunions, la salle du Conseil et des mariages et un dépôt d'archives; au second étage enfin, par une grande salle des fêtes avec scène, balcon, vestiaire, loge et magasin.

Sur la place, entièrement rénovée en 2006, on remarque la statue toute récente du Betchard, personnification du Tubizien d’antan. L’ensemble est aujourd’hui remarquablement illuminé la nuit.


Le Musée de la Porte[modifier | modifier le code]

En prenant la rue de Bruxelles, on atteint le Musée « de la Porte », Musée d’Archéologie, d’Art et d’Histoire de Tubize et de sa région. Rénové en 2007, il présente des collections riches et variées centrées sur la préhistoire régionale, le passé gallo-romain, l’histoire régionale et en particulier le passé industriel de la localité, et les trésors d’art religieux du doyenné de Tubize. Il s'agit d'un ancien logis de ferme aménagé en estaminet puis acheté par la Fabrique de Soie Artificielle de Tubize en 1920 pour y loger des membres du personnel. Acquis par la commune en 1961, le bâtiment fut restauré et le musée communal y pris ses quartiers en 1968. Fort ancien puisqu'il date du XVIIe siècle, ce bâtiment autrefois blanchi, est construit en brique et arkose sur soubassement jadis goudronné de moellons d'arkose.

Les moulins[modifier | modifier le code]

Les habitants de Tubize avaient plusieurs moulins à eau à leur disposition pour moudre leur grain. Au centre, juste en aval du pont sur la Senne, se trouvait le moulin de Tubize. C’est ce moulin qui sera à l’origine, bien plus tard (1900), de l’implantation dans la localité de la Soierie Artificielle de Tubize. Il a aujourd’hui totalement disparu. Sur la Senne, en amont du centre, on rejoint le sympathique hameau de Ripain et son ancien moulin. Il appartenait jadis au chapitre Sainte-Gertrude de Nivelles. Actuellement, il est réaffecté en habitation privée. Les vestiges du moulin de Coeurq sont encore visibles près des étangs et de la cascade de Coeurcq. La reconstruction du moulin de Clabecq en 1752 sur la Sennette provoqua une vague de protestation de la part des propriétaires des autres moulins des environs, dont ceux de Tubize. Cela n’empêcha toutefois pas la construction de ce moulin qui, quelques années plus tard, sera à l’origine des Forges de Clabecq.

Les fermes anciennes[modifier | modifier le code]

L'agglomération de Tubize est surtout connue pour son industrialisation précoce et poussée. C'est pourtant oublier que l'activité de ce village était jadis exclusivement agricole. Le creusement du Canal Charleroi-Bruxelles et l'établissement d'une gare à Tubize (1840) sur l'une des plus anciennes voies de chemin de fer de notre pays, avec les transformations profondes que cela généra, ne fit pourtant pas disparaître toutes les traces de ce passé agricole[9]. On a en effet recensé pas moins de 101 fermes et fermettes sur le terroir tubizien, dont certaines bien sûr ont aujourd'hui disparu. Il en subsiste pourtant un bon nombre ; quelques-unes sont remarquables et méritent assurément le détour. Aucune étude sérieuse n'a encore été entreprise sur l'histoire seigneuriale de Tubize. Si Tubize comptait bien plusieurs seigneuries, Il est toutefois impossible préciser avec certitude quelles fermes en étaient les centres.

La ferme du Stierbecq, acquise jadis par la commune puis malheureusement abattue, semble avoir été jadis (au XVe siècle) la propriété du seigneur de Tubize. Son corps de logis, tout à fait remarquable, remontait au XVIIe siècle.

La ferme de la Tour d'Hobruges n'eut pas un meilleur sort. L'extension des Forges de Clabecq imposa sa destruction. Il s'agissait pourtant d'une ferme très ancienne comportant un antique donjon médiéval, la fameuse tour d’Hobruges déjà mentionnée à la fin du XIIe siècle dans la Chronique de Gislebert de Mons.

Le chapitre de Nivelles, grand propriétaire foncier dans la localité, possédait très certainement une ou plusieurs fermes à Tubize, mais nous ignorons lesquelles.

Quant à la ferme Massart, actuellement propriété de la commune, elle est considérée par d'aucuns comme le centre de l'ancienne seigneurie de Renarbus. Elle appartenait jadis à la famille de Ghorain. Des cartes anciennes et des textes mentionnent cependant la ferme Del Tour à Renarbus, qui pourrait tout aussi bien avoir été le centre de cette seigneurie. Une chose est certaine, il ne faut pas confondre, comme certains l'on fait, ferme de Ghorain et ferme Del Tour à Renarbus car elles sont citées simultanément dans certains textes. Quoi qu'il en soit, l'actuelle ferme Massart, anciennement ferme de Ghorain, est un bel ensemble qui présente un plan en ordre dispersé fortement remanié mais dont certaines parties, en moellons d'arkose sous bâtières de tuiles, remontent au XVIIIe siècle.

Le long de la Senne, la Vieille Cour est une très belle exploitation agricole semi-clôturée remontant aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Au milieu du XIXe siècle, elle fut léguée aux hospices de Tournai. Les bâtiments en briques et arkose sous bâtières de tuiles à coyaux sont disposés autour d'une cour rectangulaire pavée. Les façades sont peintes en rose. Le logis en T, jadis entouré d’eau, offre un bel exemple du style traditionnel de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle. Cette ferme était, sous l’Ancien Régime, le centre d’une petite seigneurie foncière.

La ferme en ordre dispersé de la Neuve Cour, toute proche de la précédente et peinte comme cette dernière en rose, présente un superbe logis du XVIIe siècle sous bâtière d'ardoises. Ce bâtiment était jadis ceinturé d'eau. Le corps de logis est flanqué à l'angle d'une élégante tourelle d'escalier coiffée d'une toiture en pavillon. Les dépendances sont plus tardives. Ces deux fermes étaient-elles les « curtis » du chapitre Saint-Gertrude à Tubize ? Leur nom, leur ancienneté et leur aspect hors du commun pourrait le faire penser.

Tout près du moulin de Ripain, sur la hauteur, on peut admirer la ferme Delval ou des Pauvres, ainsi dénommé parce qu’elle appartenait avec ses terres à la Table des Pauvres de Tubize. Elle présente un quadrilatère du dernier quart du XVIIIe siècle et du milieu du XIXe siècle, groupant autour d'une cour rectangulaire pavée des bâtiments en briques, arkose et calcaire. La grange en long datant de 1779 a été en partie arasée à la suite d'une tempête. Le corps de logis est du milieu du XIXe siècle sous bâtière d'éternit à croupettes. Cette ferme fut léguée au milieu du XIXe siècle aux hospices de Tournai.

La ferme Desenfants est une petite ferme en quadrilatère groupant autour d'une cour rectangulaire pavée et en pente des bâtiments de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle en briques chaulées. Elle a subi de profonds remaniements à la fin du XIXe et au XXe siècles.

Citons également la ferme dite Macherez, dont le plan est en ordre dispersé et la grange de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Les étangs et la cascade de Coeurcq[modifier | modifier le code]

Depuis le Stade Leburton, un sentier longe le ruisseau du Coeurcq et permet d’atteindre, par une vallée bucolique, le petit hameau de Stéhoux où l’on exploitait déjà une carrière de pierres schisteuses au XIIIe siècle. Plus en amont, on atteint la cascade de Coeurcq, considérée comme la seconde en importance en Belgique avec ses 7,80 m de dénivellation. Cette cascade est alimentée par le ruisseau et les eaux des étangs du Coeurcq, paradis des pêcheurs.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1829 2000 2008
2 244 21 461 22 945
(Source : SPF Économie[10], 1829[11])


Villages de la commune[modifier | modifier le code]

Tubize (Tubeke en néerlandais), Clabecq (Klabbeek), Oisquercq (Oostkerk) et Saintes (Sint-Renelde).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles primaires et maternelles[modifier | modifier le code]

  • Enseignement communal:
    • École Cheval Bayard à Clabecq
    • École Arc-en-ciel à Saintes
    • École communale à Oisquercq
  • Enseignement de la communauté française:
    • École fondamentale Renard 1 et 2 à Tubize
    • École fondamentale à Tubize
  • Enseignement libre
    • École des Sacrés-Cœurs à Tubize
    • École des Deux Tilleuls à Tubize
    • École Saint Joseph à Tubize

Les écoles secondaires[modifier | modifier le code]

  • Institut Provincial Ipes à Tubize
  • Enseignement Libre Collège Saint-François d'Assise à Tubize

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le Betchard[modifier | modifier le code]

La statue du Betchard, sur la Grand Place

Les habitants de Tubize ont accueilli une nouvelle mascotte il y a peu : le Betchard. Le Betchard est né en 1995 d'un concours organisé dans l'entité. C'est ensuite devenu une bière qui a été servie à la pose de la petite statue sur la grand-place. Betchard signifie « blagueur » en wallon. Le dessin original qui a servi de base à la création de la statue a été réalisé par Jules Leclercq (ancien libraire).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://assembly.coe.int/Committee/ENA/EuropaPrize/50thAnniversary/EuropePrizeMap.asp
  2. * Jean-Jacques Jespers, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Racine, Bruxelles, 2005.
  3. ROOBAERT Bernard, Hydronyme et toponymes dérivés dans la région d'Enghien à Tubize, dans Annales du Cercle d'Histoire Enghien-Brabant, t. 1, 1999-2000, p. 167-168, qui donne toutes les références.
  4. ROOBAERT Bernard, Hydronyme et toponymes dérivés dans la région d'Enghien à Tubize, dans Annales du Cercle d'Histoire Enghien-Brabant, t. 1, 1999-2000, p. 167-169.
  5. L'aperçu succinct le plus récent est [DELPORTE Luc], Tubize, dans Histoire et Patrimoine des communes de Belgique. Province de Brabant wallon, Bruxelles, 2008, p. 231-233.
  6. L. DELPORTE, Les fortifications de Tubize au XIIe siècle. État de la question et nouveaux développement, dans Annales du Cercle d'Histoire Enghien-Brabant, t. 2, 2001, p. 5-40.
  7. Tubize. Parc du château du Chenoi, dans Parcs et jardins historiques de Wallonie, vol. 5, Province de Brabant wallon. Arrondissement de Nivelles, Namur, 2003, p. 182-185
  8. J.-P. DEHON, Tubize. La maison communale, dans Le patrimoine moderne et contemporain de Wallonie de 1792 à 1958, Namur, 1999, p. 70-72.
  9. DELPORTE Luc, Tubize, dans Le Patrimoine rural du Brabant wallon, ouvrage collectif édité à l’initiative du Centre culturel du Brabant wallon par Pierre WALGRAFFE, Court-Saint-Étienne, 1996, p. 214-221.
  10. Direction générale Statistique et Information économique, Service Démographie
  11. Recherches sur la reproduction et la mortalité de l'homme aux différens ages, et sur la population de la Belgique, Adolphe Quételet et Édouard Smits, 1832.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]