Institut royal météorologique de Belgique

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Institut royal météorologique de Belgique
Institut royal météorologique de Belgique
Bureaux de l'IRM à Uccle
Bureaux de l'IRM à Uccle

Création 31 juillet 1913
Siège Avenue Circulaire 3
1180 Uccle
Drapeau de la Belgique Belgique
Coordonnées 50° 47′ 55″ N 4° 21′ 28″ E / 50.798728, 4.35789750° 47′ 55″ N 4° 21′ 28″ E / 50.798728, 4.357897  
Employés 200
Ministre responsable Philippe Courard (Secrétaire d’État fédéral aux Affaires sociales, aux Familles, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique, chargé des Risques professionnels, adjoint à la Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.)
Activité(s) Météorologie
Produit(s) Prévisions météorologiques, Rapports climatologiques, Recherche scientifique, Observations de l'atmosphère, ...
Direction Daniel Gellens (Directeur)
Agence mère Politique scientifique fédérale belge
Site web www.meteo.be
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L’Institut Royal Météorologique de Belgique (plus connu sous l'abréviation IRM) est une institution fédérale belge, qui effectue des recherches scientifiques dans le domaine de la météorologie. L’IRM dépend du Ministère de la Politique Scientifique, BELSPO.

L'institut est membre de l'Organisation météorologique mondiale, du Centre européen de prévision météorologique à moyen terme, d'EUMETSAT et du GIE Eumetnet.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1823, Adolphe Quetelet obtient du Ministre de l’Instruction Publique la création d’un Institut d'observations astronomiques à Bruxelles. C'est au même moment que se réalisent les premières observations météorologiques.

En 1876, Jean-Charles Houzeau de Lehaie devient le nouveau directeur de l’Observatoire. Très vite, il met sur pied le projet de déménager l’Observatoire depuis le site de Saint-Josse-ten-Noode vers Uccle et de séparer l’astronomie de la météorologie.

Le 1er septembre 1876, le premier bulletin du temps météorologique belge est édité, sur base d’une analyse de carte synoptique.

En avril 1906, le premier Ballon-sonde est lancé dans l’objectif d’obtenir des observations météorologiques en altitude.

Le 31 juillet 1913, le service météorologique de l’Observatoire devient une institution autonome sous le nom d’Institut Royal Météorologique (IRM). Jean Vincent en est le premier directeur.

De 1914 à 1918 pendant l'occupation allemande, l'IRM a cessé toute activité. Il fut bombardé le 20 août 1914 et reconstruit début 1919.

Dès 1919, Jules Jaumotte, astronome, aviateur de la Première Guerre mondiale et pionnier de la photographie aérienne stéréoscopique, devient directeur de l’IRM, et s'attache à rendre possible la succession rapide de sondages atmosphériques en temps réel. Ces nouvelles approches dans l’étude de l’Atmosphère font émerger une nouvelle science, l’Aérologie synoptique. À ce titre, durant la participation de la Belgique à l'année polaire internationale 1932-1933, Jules Jaumotte réalise des photographies automatiques de nuages à haute altitude par ballons, grâce à un procédé reliant le fonctionnement des appareils à la mesure de l'altitude.

Pendant la seconde guerre mondiale, l'institut est réquisitionné par les nazis afin de servir d'observatoire militaire, et il est détruit par les américains en 1944. Les reconstructions débutèrent fin 1946.

En 1956, l'IRM inaugure le Centre de Géophysique de Dourbes qui étudie notamment le magnétisme et l’électricité atmosphérique.

L’évolution technologique[modifier | modifier le code]

Durant les années 1990 et lorsque Henri Malcorps est directeur, l’IRM s’équipe de multiples nouvelles technologies comme l’installation en 1992 d’un système d’alerte de la foudre par interférométrie radioélectrique (SAFIR), permettant de localiser chaque impact des éclairs sur la Belgique en temps réel, avec une précision d’environ 1 km. Un autre exemple est, en 1993, lorsque l’IRM lance une banque de données météorologiques accessible très facilement via un ordinateur : MeteoBBS. Ce système permet de visualiser les photos satellites, les images des radars météorologiques, les cartes SAFIR, les observations, les prévisions et les avertissements météorologiques.

La technologie scientifique est en plein essor. En 1995, le satellite METEOSAT, situé à 36 000 km au-dessus de la Terre, fournit toutes les demi-heures des images d’observations qui sont d'une grande qualité.

L’Institut Royal Météorologique se dote en 2001 d’un tout nouveau radar mesurant la quantité de tous les types de précipitations dans un rayon de 240 km. Il se situe à Libramont dans la province de Luxembourg.

Le Dr Henri Malcorps prend sa retraite en 2010, et c’est actuellement le Dr Daniel Gellens qui assure le rôle de directeur ad interim.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

L’IRM se situe à Uccle, sur un « plateau » en compagnie de l’Observatoire Royal de Belgique (ORB) et de l’Institut d'Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB).

Le plateau d'Uccle abrite un parc climatologique qui sert de référence pour la climatologie en Belgique.

Sous l’autorité du Ministère de la Politique Scientifique Fédéral, l’IRM est le premier responsable de la rédaction et la diffusion des avertissements météorologiques en Belgique, en collaboration avec l’organisation européenne Meteoalarm.

L’Institut Royal Météorologique établit tous les jours des prévisions météorologiques destinées au grand public et à des secteurs d’activité plus précis (agriculture, réseau routier, médias, secteur énergétique…). En plus des prévisions météorologiques, l’Institut publie tous les mois un rapport climatologique, retraçant pour chaque jour du mois précédent la vitesse du vent ; les températures moyenne, minimale et maximale ; les précipitations et la durée d’insolation. Toutes ces données sont disponibles gratuitement sur le site internet de l’IRM.

Le visage actuel de l’IRM reflète l’importance accordée à la recherche météorologique et scientifique, dans des domaines comme la prévision du temps, les problèmes fondamentaux de la science de l’ atmosphère et du climat, le cycle hydrologique, les systèmes d’observations, le géomagnétisme et ionosphère.

Les outils et collaborations de l’IRM[modifier | modifier le code]

L’Institut possède un réseau dense de stations d’observations à travers toute la Belgique, ainsi que des radars de précipitations, un système de détection de la Foudre, des instruments de mesure sur des satellites… Il participe aussi à l’élaboration de nombreux projets, comme le Solar Impulse, cet avion très léger et de grande envergure qui fonctionne exclusivement à l'énergie solaire. L’Institut Royal Météorologique travaille en étroite collaboration avec IRCELINE, et le SPF Santé Publique pour avertir la population en cas de pics d'ozone et de vagues de chaleur.

Lien externe[modifier | modifier le code]