Institut royal météorologique de Belgique
| Institut royal météorologique de Belgique | ||
Bureaux de l'IRM à Uccle |
||
|
|
||
| Création | 31 juillet 1913 | |
|---|---|---|
| Énoncé de positionnement | L'IRM prend le temps pour vous | |
| Siège | 3, avenue circulaire, 1180 Bruxelles, |
|
| Coordonnées | ||
| Employés | 200 | |
| Activité(s) | Météorologie | |
| Direction | Daniel Gellens (Directeur) | |
| Site web | www.meteo.be/meteo/view/fr/65239-Accueil.html | |
| Géolocalisation du siège | ||
| modifier |
||
L’Institut Royal Météorologique de Belgique (plus connu sous l'abréviation IRM) est une institution fédérale belge, qui effectue des recherches scientifiques dans le domaine de la météorologie... L’IRM dépend du Ministère de la Politique Scientifique.
L'institut est membre de l'Organisation météorologique mondiale, du Centre européen de prévision météorologique à moyen terme, d'EUMETSAT et du GIE Eumetnet.
Sommaire |
Historique[modifier]
En 1823, Adolphe Quetelet obtient du Ministre de l’Instruction Publique la création d’un institut d'observation astronomique à Bruxelles. En même temps sont inaugurées des observations météorologiques.
En 1876, Jean-Charles Houzeau de Lehaie, devient le nouveau directeur de l’Observatoire. Très vite, il met sur pied le projet de déménager l’Observatoire du site de Saint-Josse-ten-Noode vers Uccle et de séparer l’astronomie de la météorologie.
Le 1er septembre 1876, est édité le premier bulletin du temps météorologique belge, sur base d’une analyse de carte synoptique.
En avril 1906, le premier Ballon-sonde est lancé dans l’objectif d’obtenir des observations météorologiques en altitude.
Le 31 juillet 1913, le service météorologique de l’Observatoire devient une institution autonome sous le nom de l’Institut Royal Météorologique (IRM). Jean Vincent en est le premier directeur.
Dès 1927, Jules Jaumotte, astronome, aviateur de la Première Guerre mondiale et pionnier de la photographie aérienne stéréoscopique, devient directeur de l’IRM, et s'attache à rendre possible la succession rapide de sondages atmosphériques en temps réel. Ces nouvelles approches dans l’étude de l’Atmosphère font émerger une nouvelle science, l’Aérologie synoptique. À ce titre, durant la participation de la Belgique à l'année polaire internationale 1932-1933, Jules Jaumotte réalise des photographies nuageuses automatiques à haute altitude par ballons grâce à un procédé asservissant le fonctionnement des appareils à la mesure de l'altitude.
En 1956, l'IRM inaugure le Centre de Géophysique de Dourbes qui étudie notamment le magnétisme et l’électricité atmosphèrique.
L’évolution technologique[modifier]
Avec les années 1990 et Henri Malcorps comme directeur, l’IRM s’équipe de multiples nouvelles technologies comme l’installation en 1992 d’un système d’alerte de la foudre par interférométrie radioélectrique (SAFIR) qui permet de localiser chaque impact des éclairs sur la Belgique en temps réel, avec une précision d’environ 1 km. Un autre exemple en 1993, lorsque l’IRM lance une banque de données météorologiques accessibles très facilement via un ordinateur : MeteoBBS. Ce système permet de visualiser les photos satellites, les images des radars météorologiques, les cartes SAFIR, les différentes observations et les prévisions et avertissements météorologiques.
La technologie scientifique est en plein essor, et en 1995 le satellite METEOSAT situé à 36 000 km au-dessus de la Terre fournit les premières images de grande qualité d’observations toutes les demi-heures
L’Institut Royal Météorologique se dote en 2001 d’un tout nouveau radar mesurant la quantité de tous les types de précipitations dans un rayon de 240 km. Il se situe à Libramont dans la province de Luxembourg.
Le Dr. Henri Malcorps prend sa retraite en 2010, et c’est actuellement le Dr. Daniel Gellens qui assure le rôle de directeur ad interim.
Situation actuelle[modifier]
L’IRM se situe à Uccle, sur un « plateau » en compagnie de l’Observatoire Royal de Belgique (ORB) et de l’Institut d'Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB).
Notons la présence, sur le plateau de l'Observatoire Royal d'Uccle, d'un parc climatologique qui sert de référence météo pour la climatologie en Belgique.
Sous l’autorité du Ministère de la Politique Scientifique Fédéral, l’IRM communique en priorité sur les avertissements météorologiques en Belgique, en collaboration avec l’organisation européenne Meteoalarm.
L’Institut Royal Météorologique établit tous les jours des prévisions météorologiques destinées au grand public et à des secteurs d’activité plus précis (Agriculture, Réseau routier, médias, secteur énergétique…). En plus des prévisions météorologiques, l’Institut publie tous les mois un rapport Climatologique, retraçant chaque jour du mois précédent, la vitesse du vent, la température moyenne, la température minimale, la température maximale, les précipitations, et la durée d’insolation. Toutes ces données sont disponibles gratuitement sur le site internet de l’IRM.
Le visage actuel de l’IRM reflète l’importance accordée à la recherche météorologique et scientifique, dans des domaines comme la prévision du temps, les problèmes fondamentaux de la science de l’ atmosphère et du climat, le cycle hydrologique, les systèmes d’observations, le géomagnétisme et ionosphère.
Les outils et collaborations de l’IRM[modifier]
L’Institut possède un réseau de stations d’observations dense à travers toute la Belgique, des radars de précipitations, un système de détection de la Foudre, instruments de mesure sur des satellites… Il participe aussi à l’élaboration de nombreux projets, comme le Solar Impulse, cet avion très léger, de grande envergure qui fonctionne exclusivement grâce à l'énergie solaire. L’Institut Royal Météorologique travaille en étroite collaboration avec IRCELINE, et le SPF Santé Publique pour avertir la population en cas de pics d'ozone et de vagues de chaleur.