Édouard le Confesseur

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Édouard le Confesseur
Édouard le Confesseur (première scène de la tapisserie de Bayeux)
Édouard le Confesseur (première scène de la tapisserie de Bayeux)
Titre
Roi d'Angleterre
8 juin 10425 janvier 1066
&&&&&&&&&&&0861223 ans, 6 mois et 27 jours
Couronnement 3 avril 1043
Prédécesseur Knud II
Successeur Harold II
Biographie
Dynastie Maison de Wessex
Date de naissance v. 1004
Lieu de naissance Islip (Angleterre)
Date de décès 5 janvier 1066 (à 62 ans)
Lieu de décès Londres (Angleterre)
Père Æthelred II d'Angleterre
Mère Emma de Normandie
Conjoint Édith de Wessex

Édouard le Confesseur
Monarques de Grande-Bretagne

Édouard le Confesseur ou Saint Édouard le Confesseur (env. 1004 - 5 janvier 1066), fils d'Æthelred II le Malavisé, est l'avant-dernier souverain anglo-saxon à avoir régné sur l'Angleterre avant la prise du pays par le normand Guillaume le Conquérant. Sa grande piété (il n'aurait jamais consommé son mariage avec Édith de Wessex) lui vaut son surnom et le fait d'être ensuite canonisé en 1161. Une autre raison de sa canonisation est le fait que, trente-six ans après sa mort, on aurait ouvert son tombeau sans constater la moindre trace de décomposition du corps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

En 1013, il doit fuir devant l'invasion danoise avec son frère Alfred Aetheling et leur mère Emma de Normandie pour se réfugier auprès de son oncle Richard II de Normandie. Plus tard, en 1036, il échoue dans une tentative pour s'emparer du trône d'Angleterre aux dépens de Harold Harefoot. Son frère Alfred est tué à cette occasion par la trahison du comte Godwin de Wessex. Il retourne en Angleterre en 1041, invité par son demi-frère Knud le Hardi, qui en fait probablement son héritier, avec le soutien de Godwin de Wessex avec qui Édouard s'est réconcilié. Il accède au trône à la mort de Knut le 8 juin 1042 et est couronné à la cathédrale de Winchester le 3 avril 1043.

Roi d'Angleterre[modifier | modifier le code]

Son règne est marqué par la paix et la prospérité. Les comtes Godwin, Léofric de Mercie (époux de lady Godiva), Siward de Northumbrie, ont un pouvoir important. Édouard favorise son entourage normand, ce qui mécontente les nobles danois et saxons, qui forment un parti anti-normand autour de Godwin de Wessex, qui devient le beau-père d'Édouard suite au mariage de ce dernier avec Edith de Wessex, le 23 janvier 1045. À la suite d'une embuscade tenue à Douvres contre Eustache II de Boulogne lors d'une émeute, Godwin qui a refusé de punir les coupables, est exilé avec sa famille en septembre 1051. Léofric et Siward quittent le conseil du roi, et la reine Edith est enfermée dans un monastère. En 1052, Godwin revient à la tête d'une armée. Il obtient le soutien du peuple et est restauré à la tête de son comté. Il meurt peu après lors d'un banquet royal à Winchester le 15 avril 1053 ; on dit qu'il se serait étouffé en mangeant un morceau de pain alors qu'il niait être impliqué dans la mort d'Alfred Aetheling, frère du roi. Harold Godwinson, son beau-frère, hérite du Wessex et devient l'homme le plus puissant du royaume. Pour contrebalancer son influence, le roi favorise le Normand Ralph le Timide qui devient comte d'Hereford.

Le roi rappelle Édouard l'Exilé, fils d'Edmond Cote-de-Fer, pour en faire son héritier, mais celui-ci meurt peu de temps après son retour en février 1057. Harold, qui se distingue notamment par des campagnes victorieuses au Pays de Galles, revendique alors l'héritage de la couronne, en compétition avec Guillaume de Normandie (le fils du cousin maternel du roi, Robert le Magnifique).

Il meurt sans descendance le 5 janvier 1066 à l'abbaye de Westminster, qu'il a lui-même fondée sur les ruines d'un ancien monastère.

Son décès déclenchera une crise de succession au trône d'Angleterre entre Harold (qui s’empara aussitôt de la couronne après la mort d’Édouard) et Guillaume. Il semble cependant que tous deux aient été dans leur bon droit car, de son vivant, Édouard aurait fait des promesses identiques à d'autres grands féodaux voisins[1], de manière à s'assurer de leur neutralité faute de pouvoir les contenir par la force. Néanmoins, la rivalité entre Harold et Guillaume aboutira finalement à la conquête normande du royaume par ce dernier.

Bilan du règne[modifier | modifier le code]

Édouard aurait été plus soucieux de son salut personnel que de son royaume, sur lequel il est incapable d'établir un pouvoir fort. La tradition veut qu'il ait été très aimé du peuple, notamment des plus pauvres.

Il est fêté le 5 janvier.

Il reste pour les catholiques le saint patron de l'Angleterre, bien qu’il fût remplacé par saint Georges lors de la fondation de l’Ordre de la Jarretière par Édouard III en 1348.[réf. souhaitée]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Andrew Bridgeford (trad. Béatrice Vierne), 1066, l’histoire secrète de la tapisserie de Bayeux, Éditiond du Rocher, coll. « Anatolia »,‎ 2004 (réimpr. 2005) [détail des éditions] (ISBN 2-268-05528-0), p. 386, p. 65

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bbibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Frank Barlow, Edward the Confessor, Berkeley - Los Angeles : University of California Press, 1970 (coll. English Monarchs).
  • Collectif, L'Art de vérifier les dates, vol. 12, Moreau, imprimeur, 1818, p. 76 et suiv., Lire en ligne