Chimay
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| Chimay | ||
La Grand'Place |
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Héraldique |
Drapeau |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | ||
| Communauté | ||
| Province | ||
| Arrondissement | Thuin | |
| Bourgmestre | Françoise Fassiaux-Looten | |
| Majorité | BOUGE+ | |
| Sièges BOUGE+ CLE |
21 11 10 |
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| Section | Code postal | |
| Chimay Baileux Bailièvre Bourlers Forges L'Escaillère Lompret Rièzes Robechies Saint-Remy Salles Vaulx Villers-la-Tour Virelles |
6460 6464 6460 6464 6464 6464 6463 6464 6460 6460 6460 6462 6460 6461 |
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| Code INS | 56016 | |
| Zone téléphonique | 060 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Chimacien(ne)[1] | |
| Population – Hommes – Femmes Densité |
9 896 (1er janvier 2013) 49,17 % 50,83 % 50 hab./km2 |
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| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
(1er janvier 2011) 22,86 % 60,59 % 16,55 % |
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| Étrangers | 3,97 % (1er janvier 2011) | |
| Taux de chômage | 19,02 % (juin 2011) | |
| Revenu annuel moyen | 10 959 €/hab. (2011) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie – Surface agricole – Bois – Terrains bâtis – Divers |
197,10 km2 (2005) 44,09 % 47,62 % 5,06 % 3,23 % |
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| Localisation | ||
Situation de la ville dans l'arrondissement de Thuin et la province de Hainaut |
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| Liens | ||
| Site officiel | ville-de-chimay.be | |
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Chimay (en wallon Chimai) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
Chimay est le berceau des Princes de Chimay[2].
Chimay est située sur la bande calcaire de la Calestienne. Ce sont des terres propices à la culture, défrichées tôt, bien avant l'époque monastique. Chimay est en effet située dans une grande clairière, ouverte dans la forêt ardennaise.
Plus au sud, la clairière a été agrandie à l'époque monastique, vers les terres plus pauvres de la retombée nord du plateau de Rocroi ; Ces terres étaient surtout dévolues à l'élevage et à des cultures pauvres, comme le seigle. Aux XVIIIe et XIXe siècles, des fermes créées par des entrepreneurs individuels ont poursuivi ces défrichements, encouragées par l'État.
Située dans l'arrondissement administratif de Thuin, elle est née de la fusion de 14 anciennes communes, le 1er janvier 1977.
Au 1er janvier 2008, Chimay comptait 9.944 habitants (les Chimaciens).
La ville abrite le château des princes de Chimay où demeure la Princesse Élisabeth de Chimay[3], et la collégiale Saints-Pierre-et-Paul. Non loin de là se trouve le lac de Virelles, d'un grand intérêt ornithologique. Mais Chimay est principalement connue grâce à l'abbaye Notre-Dame de Scourmont, toute proche (à Forges), où des moines cisterciens trappistes fabriquent de la bière et des fromages.
La bière de Chimay, dorée, rouge, bleue ou triple est obtenue par un procédé de fermentation haute (à plus de 20°C) et subit une seconde fermentation en bouteille. Elle n'est pas pasteurisée.
Chimay est jumelée avec Conflans-Sainte-Honorine (France) qui se situe au confluent de la Seine et de l'Oise, rivière dont la source se trouve à Chimay. Elle est également jumelée avec Ramsgate (Angleterre).
L'Eau blanche qui traverse la ville prend sa source dans un étang situé à cheval sur les territoires de Chimay et de la ville voisine de Momignies[4].
La famille princière de Chimay[modifier]
Chimay était à l'époque moderne une principauté. Des descendants de la famille princière existent toujours aujourd'hui[5].
Curiosités architecturales et historiques[modifier]
fondée en 1850 (brasserie et fromagerie).
- La collégiale Saints-Pierre-et-Paul,
ses orgues (P. Schyven, II/péd., 24 jeux), son carillon.
- Le gisant de Charles Ier de Croÿ-Chimay, dans la collégiale.
- La Fontaine des Princes, devant la collégiale.
- La Vieille Tour (XIIe siècle).
- La fontaine Sainte-Prisce et son lavoir.
- La statue de Jehan Froissart.
- Le pavillon de madame Tallien, sur le site du lac de Virelles.
- Le patrimoine immobilier classé.
Curiosités locales[modifier]
- Le lac de Virelles
- La source de l'Oise
- Le circuit automobile de Chimay
- Le petit train touristique (en service pendant l'été)
Gastronomie[modifier]
- La bière de Chimay ou les bières de Chimay, également appelées Trappistes de Chimay.
- Les fromages de Chimay.
- Le gâteau local Chimacien.
- Les Bernardins de Chimay (friandise pâtissière).
- L'escavèche de Chimay.
Toponymie[modifier]
Le nom de la localité est attesté sous les formes Cimai en 1050, Cimaco en 1070[réf. nécessaire], Cimay en 1088, Scimacum, Cymacum, Simacum au XIIe siècle[6].
L'un des premiers spécialistes à s'être exprimé à ce sujet est Hermann Gröhler[6], pour qui le nom de Chimay repose sur l'étymon gallo-romain *Cimacum formé sur un anthroponyme hypothétique d'origine gauloise *Cimus et du suffixe -acum, soit « (le domaine) de *Cimus ». L'auteur cite plusieurs autres noms gaulois formellement attestés, tels que Cimu, Cimo, Cimiao[…], ainsi que l'épithète gallo-romain Cimiacinus « du domaine de °Cimios / °Cimiacos » appliqué à Mercure; ces derniers noms semblent tous se rattacher à ce même radical, de sens incertain.
Cette analyse est en grande partie adoptée par Jules Herbillon[7], pour qui *Cimacum est aussi la « propriété de *Cimus ou *Cimos », puis par Jean-Jacques Jespers[8], qui ne fait que reprendre telle quelle la formulation de ce dernier. Xavier Delamarre va un peu plus loin en posant un étymon entièrement gaulois (et non gallo-romain) *cimācon « domaine de Cimos », avec la forme gauloise primitive -ācon du suffixe[9].
Une vision quelque peu divergente des choses est celle d'Albert Carnoy[10]. Raisonnant sur la forme un peu plus tardive Cymacum, et le fait que les graphies y et oe sont souvent interchangeables en bas-latin, il avance l'hypothèse d'un étymon *Coemacum, toponyme gallo-romain formé sur l'anthroponyme celtique non attesté *Coimos et du suffixe -acum, soit « (le domaine) de *Coimos ». L'auteur fait état pour expliquer ce dernier nom d'un mot celtique coimos « joli, aimable », de statut douteux : en effet, il ne figure pas dans les dictionnaires de spécialistes actuels tels que de Pierre-Henri Billy[11] et Xavier Delamarre[12].
Quelle que soit l'hypothèse envisagée, l'initale Chi- de Chimay révèle dans les deux cas un traitement dialectal picard du toponyme.
- ☞ Il est à noter que Marie-Thérèse Morlet ne fait pas figurer Chimay dans son ouvrage consacré aux noms de personnes dans les noms de lieux[13], ce qui semble représenter de sa part un rejet implicite de ces explications (plutôt qu'un oubli, peu probable).
Environnement[modifier]
La commune a été commune-pilote en matière d'efficience énergétique dans le cadre du programme Palme, avec dans les années 2000 un cadastre énergétique, un projet de parc éolien sur un terrain appartenant à la Bière de Chimay”, la construction de bâtiments à énergie solaire et une centrale de biométhanisation et un projet de réseau de chaleur alimenté en bois énergie.
Le centre de développement agroforestier de Chimay ou CDAF[14] sensibilise et forme sur le thème de l'agroforesterie.
Une amélioration notable de la biodiversité en Belgique et Wallonie et particulièrement en Thiérache belge, au nord de l’Avesnois français, est liée au récent retour du castor européen[15], qui a aussi été l'occasion d'un nouveau tourisme vert, Chimay étant située dans la « vallée du castor ». Plusieurs associations et une vingtaine d'animateurs (ou « guide castor » sont en Belgique en 2009 actifs pour faire découvrir le castor et son intérêt au public qui s'y intéresse[16], Animations touristiques au « Pays des castors », avec notamment des excursions, projections de films et animations à la demande Animation « Castor Live »
L'association Natagora est particulièrement active sur le site du lac de Virelles, tout proche. Depuis 2007 s'y trouve un centre de revalidation (CREAVES) qui accueille des animaux (vivant à l'état sauvage), blessés ou malades, dans le but de pouvoir les rendre à la nature après guérison.
Histoire[modifier]
Le château de Chimay appartenait à la famille de Croÿ, puis, en 1804, à un Riquet de Caraman, descendant de Pierre-Paul Riquet, constructeur du canal du Midi, et parent du fameux Mirabeau. Incendié partiellement en 1935, il a été construit sur des plans anciens dans le style de la Renaissance finissante.
Sports[modifier]
Chaque année, le club des Dragons Audax Mons organise une randonnée cyclo-touriste Mons-Chimay-Mons.
Folklore et traditions[modifier]
- La légende des sept sauts (ou des sept sots) qui donna naissance à la danse du même nom. Cette légende est liée au lavoir situé près de la fontaine de Sainte-Prisce.
- La procession de Notre-Dame del Pilar qui a lieu tous les sept ans à Salles, non loin de Chimay.
Armoiries[modifier]
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Blason de Chimay, accordé en 1838 et confirmé après la fusion des communes.
Blasonnement : De gueules à l'épée d'argent emmanchée d'or et posée en bande, la pointe vers le haut[17].
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Blason accordé lors de la période hollandaise.
Blasonnement : De sable à l'épée d'argent, posée en pal, la pointe en haut. L'écu sommé d'une couronne à cinq fleurons d'or[18].
- Arrêté royal (Pays-Bas) : 31 juillet 1823
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Armes de la famille de Caraman Chimay
Blasonnement : Écartelé : aux 1 et 4, d'azur, à la bande d'or, acc. en chef d'une demi-fleur-de-lis du même, défaillante à dextre, florencée d'argent et en pointe de trois roses aussi d'argent rangées en demi-orle ; aux 2 et 3, de gueules, à une épée d'argent garnie d'or, posée en bande[19].
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Armes de la famille de Caraman Chimay (comme ci-dessus).
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Confréries[modifier]
- La Jurade Princière
- Les Archers
- Les Arbalétriers de Saint Georges
- Les Loupards
- Les Longues Pipes
Économie[modifier]
Enseignement[modifier]
La ville de Chimay dispose de plusieurs écoles :
École Communale[modifier]
Groupe scolaire Jehan Froissart, enseignement fondamental de l'État, du cycle maternel jusqu'au primaire inclus.
Athénée Royal de Chimay[modifier]
Enseignement fondamental, cycle maternel, primaire et secondaire. Également cours techniques et professionnels.
C.E.S.[modifier]
Également appelé Collège Saint-Joseph. Enseignement du cycle secondaire. Également enseignement de cours techniques et professionnels.
Saints-Pierre-et-Paul[modifier]
Enseignement fondamental du cycle maternel au primaire inclus.
I.M.P. Sainte-Chrétienne[modifier]
Enseignement spécial des cycles primaire et secondaire.
Personnalités nées ou liées à Chimay[modifier]
- Jean Froissart ou Jehan Froissart, chroniqueur médiéval né à Valenciennes et ayant résidé à Chimay, place du Chapitre.
- Daniel Van Buyten (né en 1978 à la Clinique de Chimay, mais originaire de Froidchapelle), joueur de football
- Émile Coulonvaux, homme politique belge et militant wallon
- François Duval (né en 1980 à la Clinique de Chimay, mais originaire de Cul-des-Sarts, entité de Couvin ), pilote automobile
- Arthur Masson, écrivain né à Rièzes en 1896
- Élisabeth de Riquet de Caraman Chimay, (1860-1952) égérie de Marcel Proust
- Damien Lahaye, joueur de football
- Georges Hostelet, scientifique, participant au Congrès Solvay de 1911
- Eugène Flagey, ancien bourgmestre d'Ixelles
- Maurice Gauchez, de son vrai nom, Maurice Gilles, écrivain belge, né en 1884 au no 5 de la rue de Virelles à Chimay. Créateur du Prix Maurice et Gisèle Gauchez-Philippot.
- l'abbé Georges-Louis Dropsy, né le 20 février 1898 à Boutonville. Docteur en sciences à l'université catholique de Louvain, il fut membre de l'armée secrète pendant la Seconde Guerre mondiale.
Filmographie[modifier]
- Plusieurs lieux de la ville, entre autres la Grand'Place et la Collégiale, servirent de décor en 2010 au tournage du film "Rien à déclarer" de et avec Dany Boon.
- Les premières séquences du film "Le Maître de musique" de Gérard Corbiau, où l'on voit José van Dam donner son dernier récital ont été tournées dans le théâtre du château de Chimay.
- Le château et son parc ont servi de décors pour le tournage, en 1984, d'un épisode intitulé "La ballade polonaise" et faisant partie d'une adaptation à la télévision d'un roman de Romain Gary, "Les cerfs-volants" par Pierre Badel. Les principaux acteurs étaient Rosy Varte, Anne Gautier, Paul Crauchet, Jean-Marc Thibault et Jacques Penot.
Galerie de photos[modifier]
Notes et références[modifier]
- Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, 2008 [lire en ligne], p. 31.
- Princes de Chimay
- Voir le site du château du Prince et de la Princesse de Chimay
- http://biodiversite.wallonie.be/cgi/sibw.sgib.form.pl?SGIBCODE=282
- Ainsi, un mariage princier a été célébré en 2002. Vincent Liévin, « Mariage princier à Chimay », sur La Dernière Heure/Les Sports, 1er juin 2002. Consulté le 27 mai 2013.
- Hermann Gröhler, Über Ursprungs und Bedeutung der französischen Ortsnamen, Heidelberg, t. I, 1913, p. 204.
- Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, coll. « Histoire » (no 70), 1986.
- Jean-Jacques Jespers, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Racine, Bruxelles, 2005, p. 198a.
- Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne (-500 / +500), Errance, Paris, 2012, p. 113b.
- Albert Carnoy, Dictionnaire étymologique du nom des communes de Belgique, y compris l’étymologie des principaux noms de hameaux et de rivières, Louvain, éd. Universitas, 1939-1940, p. 120-121.
- Pierre-Henry Billy, Thesaurus Linguae Gallicae, Hildesheil / Zürich / New-York, Olms-Wiedmann, 1993.
- Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, 2003.
- Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985.
- centre de développement agroforestier de Chimay
- page Castor du système d'information sur la biodiversité en Wallonie
- page du « Pays des castors »
- Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, 2002, p. 233
- Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, 2002, p. 235
- Armorial de J.B. RIETSTAP
Voir aussi[modifier]
Liens externes[modifier]
- Site officiel
- Site de la brasserie
- Carte ancienne de la forêt de Chimay et de l'Helpe Mineure ; Atlas de Trudaine, vers 1745-1780 (Base de données ARCHIM, Centre historique des Archives nationales)
- Site intitulé : découvrir Chimay