Fosse n° 13 - 18 des mines de Courrières

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Fosse no 13 - 18 des mines de Courrières
La fosse no 13 - 18.
La fosse no 13 - 18.
Puits n° 13
Coordonnées 50° 25′ 11″ N 2° 50′ 55″ E / 50.419658, 2.848667 (Puits n° 13)50° 25′ 11″ N 2° 50′ 55″ E / 50.419658, 2.848667 (Puits n° 13)  [BRGM 1]
Début du fonçage 11 octobre 1906
Profondeur 520 mètres
Étages des accrochages  mètres
Arrêt 1957 (extraction)
Remblaiement ou serrement 1957
Puits n° 18
Coordonnées 50° 25′ 09″ N 2° 50′ 57″ E / 50.419208, 2.849125 (Puits n° 18)  [BRGM 2]
Début du fonçage septembre 1909
Profondeur 533 mètres
Étages des accrochages  mètres
Arrêt 1957 (extraction)
Remblaiement ou serrement 1961
Administration
Pays France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Commune Sallaumines
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Courrières
Groupe Groupe d'Hénin-Liétard
Secteur Secteur Ouest
Ressources Houille
Concession Courrières

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 13 - 18 des mines de Courrières

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 13 - 18 des mines de Courrières

La fosse no 13 - 18 de la Compagnie des mines de Courrières est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Sallaumines. Le puits no 13 est commencé le 11 octobre 1906, et la fosse est opérationnelle en mars 1907. Le puits no 18 est ajouté à partir de septembre 1909. Des cités sont construites à proximité de la fosse. Cette dernière est détruite durant la Première Guerre mondiale. Les terrils nos 103 et 103A sont édifiés à l'ouest du carreau de fosse. Les puits sont approfondis en 1937.

La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. La fosse cesse d'extraire en 1957 lorsque l'exploitation de son gisement et du stot de sécurité est repris par la fosse no 5 - 12. Les puits nos 13 et 18 sont respectivement remblayés en 1957 et 1961.

Les terrils sont partiellement exploités. L'entreprise Durisotti s'installe sur le carreau de fosse. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 13 et 18. Les cités ont été rénovées.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

Le puits no 13 est commencé le 11 octobre 1906 à Sallaumines[A 1], quelques mois après la Catastrophe de Courrières[A 2]. L'orifice du puits est établi à l'altitude de 53 mètres[JA 1]. La fosse est située le long de la ligne de Lens à Ostricourt.

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse détruite.

La fosse no 13 commence à produire en mars 1907. Le puits no 18 est ajouté à partir de septembre 1909[A 1], à 60 mètres au sud-sud-est[note 1] du premier puits. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale[1]. Le puits no 13 est approfondi de 419 à 450 mètres en 1937, quant au puits no 18, son raval a été arrêté à la profondeur de 520 mètres[2]. Dans les deux cas, ce raval a permis de recouper des terrains déjà connus dans les concessions de Lens et de Courrières[2].

La Compagnie des mines de Courrières est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard[B 1]. Le gisement exploité par la fosse no 13 - 18 est excentré par rapport à celle-ci, aussi, elle est concentrée sur la fosse no 5 - 12 en 1957[B 1]. Cette dernière est située dans la même commune à 890 mètres au nord-est[note 1].

Les puits nos 13 et 18, respectivement profonds de 519 et 533 mètres[A 1], sont remblayés en 1957 et 1961. La fosse no 5 - 12 exploite le stot de sécurité de la fosse no 13 - 18[B 1]. Les installations sont détruites, à l'exception des bureaux, des locaux sociaux, et de la sous-station[3].

Reconversion[modifier | modifier le code]

L'entreprise Durisotti, qui transforme des véhicules utilitaires[4], s'installe sur le carreau de fosse. Les bureaux sont détruits en 1995, la sous-station quatre ans plus tard[3]. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 13 et 18. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[5]. Les seuls vestiges de la fosse sont les locaux sociaux et la grille d'entrée[3].

Les terrils[modifier | modifier le code]

Deux terrils résultent de l'exploitation de la fosse no 13 - 18[6].

Terril no 103, 13 Ouest de Courrières Nord[modifier | modifier le code]

50° 25′ 10″ N 2° 50′ 46″ E / 50.41953, 2.846212 (Terril n° 103, 13 Ouest de Courrières Nord)

Le terril no 103, situé à Avion, est un petit terril constitué par la fosse no 13 - 18, localisée à l'est, sur la commune de Sallaumines. Il s'agissait à l'origine d'un terril conique haut de quarante mètres. Il couvre sur surface de quatre hectares et demi. Son volume est de 197 000 m3[7].

Terril no 103A, 13 Ouest de Courrières Sud[modifier | modifier le code]

50° 25′ 06″ N 2° 50′ 50″ E / 50.418195, 2.847155 (Terril n° 103A, 13 Ouest de Courrières Sud)

Le terril no 103A, situé à Avion et Sallaumines, est un terril plat exploité constitué par la fosse no 13 - 18. Son volume est de 400 000 m3, et il s'étend sur 6,35 hectares[8].

Les cités[modifier | modifier le code]

Des cités ont été construites à proximité de la fosse no 13 - 18. Les modèles des habitations y sont très variés. Celles bâties en parpaings ont été peintes dans des tons pastels lors des dernières rénovations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. a et b Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,‎ 1991
  1. a, b et c Dubois et Minot 1991, p. 96
  2. Dubois et Minot 1991, p. 97
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,‎ 1992
Références à Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris,‎ 1904
  1. Gosselet 1904, p. 108

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I,‎ 1991, 176 p., p. 96-97 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II,‎ 1992 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris,‎ 1904, p. 108 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article