Racing Club de Lens

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Racing Club de Lens

Logo du Racing Club de Lens
Généralités
Nom complet Racing Club de Lens
Surnoms Les Sang et or, les Artésiens
Fondation Janvier 1906
Statut professionnel 19341969,
puis depuis juillet 1970
Couleurs Rouge et jaune
Stade Stade Bollaert-Delelis
(41 229 places)
Siège 33 rue Arthur Lamendin,
62 210 Avion
Championnat actuel Ligue 2 (2e division)
(saison 2013-2014)
Propriétaire Drapeau : Azerbaïdjan Hafiz Mammadov
Président Drapeau : France Gervais Martel
Entraîneur Drapeau : France Antoine Kombouaré
Joueur le plus capé Drapeau : France Éric Sikora (589)
Meilleur buteur Drapeau : France Maryan Wisniewski et Drapeau : Algérie Ahmed Oudjani (93)
Site web www.rclens.fr
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France (1)
Coupe de la Ligue (1)
International[Note 1] Coupe Intertoto (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2013-2014 du Racing Club de Lens
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Dernière mise à jour : 12 août 2013.

Le Racing Club de Lens, couramment abrégé en RC Lens ou en RCL, est un club professionnel de football français fondé en janvier 1906 et dont le siège se trouve à Avion, à trois kilomètres de la cité minière.

Le RC Lens compte à son palmarès deux titres nationaux de premier ordre, obtenus sous les ordres du « druide » Daniel Leclercq : un championnat de France, remporté en 1998, et une Coupe de la Ligue, obtenue la saison suivante. À l'échelle européenne, le club a atteint en 2000 les demi-finales de la Coupe UEFA et a remporté une Coupe Intertoto en 2005.

En 2011, le club conclut sa cinquante-septième saison dans l'élite du football français sur une dix-neuvième place synonyme de relégation, trois ans après avoir connu les mêmes déboires.

Depuis 2013, le club est présidé par Gervais Martel qui avait déjà assuré la présidence du club de 1988 à 2012. L'équipe première, entraînée par Antoine Kombouaré depuis le 18 juillet 2013, prend part en 2013-2014 au championnat de France de deuxième division.

Depuis le 18 juin 1933, le RC Lens est résident du stade Bollaert-Delelis (anciennement stade Félix-Bollaert, jusqu'en septembre 2012), devenu depuis l'Euro 1984 une des plus grandes enceintes en France en nombre de places assises. Le stade doit être rénové en vue de l'Euro 2016.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Racing Club de Lens.

Des débuts au professionnalisme (1906-1934)[modifier | modifier le code]

Localisation de Lens en France.

Les premières évocations de football dans la commune de Lens datent de 1905[c 1]. Le patron du café « Chez Douterlinghe » a l'idée de fonder un club après avoir assisté à plusieurs rencontres de lycéens disputées sur la place Verte de la ville[c 2]. Le premier comité directeur du club est élu au début de l'année 1906[1],[2] et le nom retenu pour la formation est le Racing Club lensois[3], en référence au prestigieux Racing Club de France, dont la section football remporte le championnat de France USFSA en 1907[d 1]. Les premières couleurs du club sont le vert et le noir, en référence à la place Verte et au charbon[3],[4]. Pour pouvoir disputer une compétition officielle de la Ligue d'Artois, le club dépose ses statuts à la sous-préfecture de Béthune le [c 2],[3]. Le club dispute le championnat de la Ligue d’Artois en 1907-1908 et évolue pour cela sur une pâture puis un terrain que met à disposition la Compagnie des mines de Lens avec un nouveau maillot reprenant le damier du Havre mais en y insérant du rouge et du noir[c 2],[4]. Ce maillot ne reste en vigueur qu'un an avant de devenir noir avec les lettres RCL peintes dessus en blanc[4],[c 3]. En 1912, le club rejoint le Parc de la Glissoire entre Lens et Avion. Durant cette période, messieurs Van den Weghe, Lotin et Douterlinghe sont les présidents successifs du club[3].

La Première Guerre mondiale et les destructions que la guerre provoque dans la commune entraînent l'arrêt des activités du club. Sous l'impulsion du directeur Laroche, directeur du Comité de secours américain, le club renaît à partir de 1919 sous les couleurs bleue ciel et blanche de l'« Union sportive du foyer franco-américain », mais retrouve bientôt son nom originel. L'équipe ne reprend les compétitions officielles qu'en 1922[4],[c 4]. Elle compte alors sa première recrue étrangère, l'Italien Nanni[c 4] suivis d’ouvriers polonais immigrés venus pour travailler à la mine[5].

L'année suivante, Pierre Moglia devient président du club. Celui-ci, en référence à l'occupation espagnole de l'Artois au XVIe et XVIIe siècles, élabore un maillot rayé de rouge et de jaune[5],[c 5]. Durant sa présidence, le club rejoint le stade municipal Raoul-Briquet[5]. Le club gagne le championnat d'Artois en 1926 devant Billy-Montigny et rejoint en 1929 la Division d'Honneur du Nord (DH Nord), le plus haut niveau régional, après un nouveau titre en championnat d'Artois[5],[c 5]. Le , la compagnie des mines de Lens acquiert un terrain pour y bâtir un nouveau stade qui deviendra le stade Bollaert[5].

En janvier 1931, la fédération française décide l'adoption du professionnalisme en France[c 5]. Le premier championnat professionnel a lieu en 1932-1933 mais ne concerne pas le club lensois, qui atteint cette saison-là son meilleur classement dans la DH Nord en se classant deuxième[c 5]. Toutefois, les dirigeants du club décident de monter un dossier pour intégrer un championnat professionnel dans un futur proche[c 6].

Des premiers titres au retour amateur (1934-1969)[modifier | modifier le code]

Après un an et demi d'incertitude[c 7], le Racing Club de Lens est admis en deuxième division en 1934 et bénéficie pour cela d'un nouveau stade inauguré le 18 juin 1933[6], confié au club en 1934[c 8] et qui prend le nom de Félix Bollaert, président du Conseil d'Administration des mines de Lens, à la mort de celui-ci en 1936[7]. Sous l'impulsion de deux recrues étrangères, le Hongrois Ladislas Smid (dit « Siklo ») et l'Autrichien Anton Marek[c 9],[6], le club pointe à mi-saison en tête avant de finir cinquième[c 9]. Progressant d'une place l'année suivante, cette saison est marquée par la sélection en équipe de France de deux joueurs du club, Raymond François et Edmond Novicki[6]. Lens devient champion en 1937 devant l'US Valenciennes et l'AS Saint-Étienne et est alors promu en première division.

Photo du groupe de joueurs lensois de face. 6 sont debout, 5 sont accroupis.
L'équipe du RC Lens lors de la saison 1937-1938.

Lens est septième du championnat en 1939[c 10] avant que la deuxième Guerre mondiale n'interrompe le championnat l'année suivante. Le championnat de France est initialement découpé en trois zones : Nord, Sud et interdite[c 10]. Lens figure dans cette dernière zone[8] et peut conserver la plupart de ses joueurs en raison de leur statut de mineur qui les maintient en France[c 10]. Vainqueur du championnat de la zone interdite en 1941 et 1942, le club remporte également la finale de zone interdite de la Coupe de France 1942 devant l'Olympique Iris Club lillois avant d'être dominé en finale interzone par le Red Star. Le championnat de France est composé en 1943 en deux groupes Nord et Sud. Pour la zone Nord, le Racing remporte le titre avec 13 points d’avance sur le FC Rouen et le SC Fives[c 11]. Lors de cette saison, le club établit un record en Coupe de France en gagnant son seizième de finale contre Auby-Asturies par 32 buts à 0, avec 16 buts pour le seul Stanis[c 11]. Le club gagne la finale de zone une nouvelle fois devant Lille avant de s'incliner contre Bordeaux[c 11]. L'année suivante, les professionnels de l'équipe lensoise intègrent la formation fédérale Lens-Artois mise en place par le régime de Vichy au sein du championnat de France « fédéral ». La sélection nordiste remporte la compétition malgré un match de retard jamais disputé, tandis que le RC Lens poursuit ses activités en championnat amateur[c 12]. Dès 1944 ce système centralisé est abandonné, et les joueurs retrouvent leur club d'origine.

Au sortir de la guerre, les houillères sont nationalisées et le budget du club réduit[8],[g 1]. Le club est relégué en deuxième division en 1947. L'année suivante, malgré sa présence en division inférieure, Lens atteint la finale de la Coupe de France où il affronte le LOSC, alors deuxième du championnat de division 1 et double tenant du titre[8]. Lens égalise à deux reprises grâce à Stanis avant d’être battu à cinq minutes de la fin sur un but de Jean Baratte[9],[g 2]. Ce but est contesté par les Lensois en raison d’une faute supposée de Baratte sur Stanislas Golinski[c 13],[8]. Le club, en remportant son deuxième titre de deuxième division la saison suivante, remonte au premier échelon national.

Pour son retour dans l'élite, le club reste cantonné pendant trois saisons dans la deuxième moitié du classement (à cause de problèmes dans le renouvellement de l'effectif[g 3]) avant de voir ses résultats s'améliorer : il atteint la septième place en 1953 et 1954, puis la troisième en 1955[c 13]. Avec des joueurs réputés comme le milieu de terrain Xercès Louis, les ailiers Maryan Wisniewski et Michel Stievenard ou le buteur Suédois Egon Jönsson recruté en 1954[c 13], le RC Lens est vice-champion de France deux années consécutives : en 1956, à un point de l'OGC Nice, et en 1957, à quatre points de l'AS Saint-Étienne[c 14],[8]. Parallèlement à ces performances, le club met en place une politique de détection de jeunes prometteurs et remporte la Coupe Gambardella à deux reprises en 1957 et 1958[c 14]. Moins performant en championnat les années suivantes, malgré l’émergence d'Arnold Sowinski et d'Ahmed Oudjani, le club termine seizième et premier non-relégable en 1959[c 14]. En coupe, les performances sont meilleures : Lens gagne la Coupe Drago en 1959 aux dépens de Valenciennes par trois buts à deux et en 1960 en dominant Toulon sur le même score[10]. Deux ans plus tard, le Racing participe à la Coupe de l'Amitié, une compétition qui oppose alors des clubs italiens et suisses aux français. Lens gagne la finale contre Torino après avoir dominé l'AS Rome en demi-finale[10].

En championnat, le club se classe troisième en 1963-1964 derrière Saint-Étienne et Monaco[c 15]. Le club dispose cette saison-là de la meilleure attaque du championnat, à égalité avec Saint-Étienne avec 71 buts, grâce notamment à Georges Lech et Ahmed Oudjani, meilleur marqueur du championnat avec trente réalisations[c 16],[10]. Oudjani compile 93 buts dans sa carrière lensoise, ce qui en fait le meilleur buteur de l’histoire du club avec Maryan Wisniewski[c 13]. Malgré une victoire en Coupe Drago en 1965, les performances du club sont ensuite en régression parallèlement à l'activité déclinante des houillères et à la situation financière inquiétante[g 4],[g 5]. Lens descend en deuxième division en 1968, ce qui entraîne le départ de plusieurs joueurs dont Lech[c 15],[c 17]. En 1969, les houillères, en déficit chronique, arrêtent de soutenir financièrement le club. Le 13 mai de la même année, les dirigeants du club décident d'abandonner le professionnalisme[g 6] ; le RC Lens doit évoluer dès lors en Championnat de France amateur[c 17],[10].

De la reconstruction aux nouvelles difficultés financières (1969-1988)[modifier | modifier le code]

Alors que l'affluence du stade s'est réduite[c 17],[10], le Racing Club de Lens dispute le championnat de France amateur, au sein du groupe Nord. Entraîné par Arnold Sowinski qui a comme directeur sportif Henri Trannin[11], le club bénéficie du soutien du maire de Lens, André Delelis, qui négocie le rachat du stade Bollaert aux Houillères pour un franc symbolique[c 17],[11]. Grâce à sa quatrième place en championnat, le club remonte en deuxième division en 1971[c 17].

Photo d'un match de football.
Match La Haye-RC Lens lors de la Coupe des Coupes 1976.

Aidé par les recrues polonaises que sont Eugeniusz Faber et Ryszard Grzegorczyk, le club atteint les demi-finales de la Coupe de France 1972, battu lors de la double confrontation par le Sporting Étoile Club de Bastia (3-0, 0-2), puis obtient l'année suivante le titre de champion de deuxième division[c 18],[11]. En 1975, le RC Lens dispute sa deuxième finale de Coupe de France. Opposés à l'AS Saint-Étienne, les Lensois s'inclinent par deux buts à zéro, deux réalisations signées Oswaldo Piazza puis Jean-Michel Larqué sur une reprise de volée[c 18],[12]. Saint-Étienne réalisant le doublé coupe-championnat, Lens est qualifié pour disputer la Coupe des Coupes, sa première compétition européenne[c 18],[11]. Après une qualification aux dépens du Home Farm Dublin (1-1, 6-0), Lens est battu par le FC La Haye en huitièmes de finale (3-2, 3-1).

Sous l'impulsion de son milieu de terrain, considéré comme « le meilleur de France »[c 19], le RC Lens termine la saison suivante à la deuxième place du championnat à 9 points du FC Nantes[c 19],[11]. Cette deuxième place convaincante vaut au club d'être cité en exemple par la presse sportive d'un retour au sommet réussi[g 7]. Enregistrant l'arrivée du Nordiste et international Français Didier Six en provenance de l'US Valenciennes-Anzin, le club dispute la Coupe de l'UEFA. Après avoir éliminé les Suédois de Malmö FF, la Lazio Rome est l'adversaire des Lensois en seizièmes de finale. Lors du match aller disputé en Italie, les Romains s'imposent deux à zéro. Au retour, Didier Six, grâce à un doublé, permet à Lens d'aller en prolongations. Auteurs alors de 4 buts inscrits par Bousdira, Six à nouveau et un doublé de Moncef Djebali, les Lensois s'imposent finalement par six à zéro[c 19],[13],[14] et se qualifient pour les huitièmes de finale où ils sont dominés par le FC Magdebourg (4-0, 0-2)[11]. Le vestiaire est cependant divisé et les résultats s'en ressentent en championnat[c 19]. Le RC Lens termine en effet dix-huitième et premier relégable[c 19].

Lens ne reste qu'une saison au niveau inférieur. Deuxième de son groupe, l'équipe menée par Roger Lemerre, qui a succédé à Sowinski au poste d'entraîneur[15], élimine l'Olympique avignonnais puis gagne le barrage d'accession contre le Paris FC aux tirs-aux-buts[15]. Après trois saisons dans le ventre mou du championnat et une demi-finale de Coupe de France perdue contre Bastia en 1981[15] (2-0, 1-0), Lens, avec comme nouvel entraîneur Gérard Houllier, se classe quatrième du championnat en 1983 et se qualifie pour une nouvelle Coupe de l'UEFA[c 20]. N'y rencontrant que des clubs belges, Lens élimine La Gantoise puis le Royal Antwerp avant d'être dominé en huitièmes de finale par Anderlecht (1-1, 1-0). Le but lensois inscrit à Bollaert l'est sur une passe en retrait destinée au gardien belge Jacky Munaron qui est détournée dans son but à cause d'un caillou lancé par un supporter depuis les tribunes[c 20],[11],[15]. Les joueurs principaux de l'équipe sont alors les champions olympiques de 1984 Brisson, Xuereb, Sénac ainsi que Philippe Vercruysse, tous internationaux français[c 20].

Houllier quitte le club en 1985 pour rejoindre le Paris Saint-Germain et est remplacé par Joachim Marx[15]. Cinquième pour sa première saison[c 21],[15], Lens est éliminé dès le premier tour de la Coupe de l'UEFA l'année suivante par Dundee United[11] et rétrograde les saisons suivantes dans le classement du championnat en raison d'un déficit financier du club, contraint de vendre ses meilleurs éléments[c 21],[15]. Au début de la saison 1988-1989, le RC Lens se retrouve à la dernière place du championnat, ce qui entraîne la démission du président Jean Honvault le 21 août 1988[16]. Trois jours plus tard, Gervais Martel est nommé président du club[c 21].

Martel, un homme amoureux de son club (1988-2012)[modifier | modifier le code]

Gervais Martel, président de 1988 à 2012.

Parvenant à se maintenir après des débuts de saisons ratés et grâce à quelques « sauveurs », nommés Sowinski ou Bergues entre autres, Lens se stabilise et devient un club important du football français. Dans un premier temps, Lens retrouve l'Europe (1995 et 1996) puis son importance se confirme et augmente avec le titre de 1998, acquis aux dépens du FC Metz, qui fait entrer le Racing Club de Lens dans le cercle des clubs champions de France[d 1].

Une saison plus tard, le club obtient un deuxième grand trophée, en remportant la Coupe de la Ligue. Proche ensuite d'étoffer son palmarès (au pied de la finale européenne en 2000), titre perdu en 2002. Lens connaît ensuite des bonnes périodes en championnat en milieu de décennie en occupant la première partie de tableau de façon régulière et disputant des matchs de coupe d'Europe de prestige (battant au passage le Milan AC et tenant en échec le Bayern Munich).

Lens retombe dans ses travers courant 2007. L'équipe laisse échapper de peu une qualification pour la Ligue des champions. L'entraîneur Francis Gillot démissionne et il est remplacé par Guy Roux. Mais la greffe ne prend pas et Jean-Pierre Papin qui le remplace, ne parvient pas à redresser la situation. Lens est relégué en Ligue 2. Il n'y reste qu'un an, mais les finances du club ont souffert et l'équipe n'est pas renforcée. La première saison est correcte (11e et demi-finaliste de la Coupe de France), la seconde se termine par une nouvelle descente avec une 19e place. Dès lors, Gervais Martel se lance dans ce qu'il appelle la « reconquête » afin de redonner au club les valeurs qui avaient fait son succès, notamment en recréant un lien social fort dans le bassin minier[17],[18].

Pour sauver « son » Racing, Gervais Martel décide de vendre une partie de ses parts au Crédit agricole Nord de France qui devient ainsi actionnaire majoritaire du Racing Club de Lens. Martel, qui peut bénéficier d'une offre de rachats d'actions prioritaire, espère racheter ces parts au 30 juin 2012 grâce à une nouvelle montée. La saison lensoise est un véritable calvaire, les Lensois ne parvenant à se maintenir que lors de l'ultime journée de championnat, le Président Martel n'a pas les ressources nécessaires pour redevenir actionnaire majoritaire. Il est contraint de démissionner de son poste de Président et la banque nordiste installe Luc Dayan et Antoine Sibierski remplace Jocelyn Blanchard au poste de directeur sportif.

Le Crédit Agricole Nord de France pour équilibrer les comptes (2012-2013)[modifier | modifier le code]

Lorsque la banque, actionnaire de longue date, devient majoritaire dans le capital du RC Lens, l'objectif de Luc Dayan, le nouveau Président, est d'assainir les finances du club avant une revente à la fin de la saison. Démissionnaire, Gervais Martel promet de revenir à la tête du club lorsqu'il aura trouvé les ressources nécessaires. Sur le plan sportif, le nouveau propriétaire souhaite voir le club se maintenir et intervient rapidement pour licencier l'entraîneur, Jean-Louis Garcia, et installer Éric Sikora, alors coach de la réserve.

Le club réalise une saison moyenne en s'appuyant largement sur ses jeunes et termine à la 12e avec une belle épopée en Coupe de France qui voit le RC Lens s'incliner en quart de finale face aux Girondins de Bordeaux dans un Stade Bollaert-Delelis plein à craquer (2-3).

En mai 2013, la vente du Racing Club de Lens se précise et la banque annonce qu'elle est en discussion avec deux repreneurs potentiels. Fin mai, les identités des intéressés sont connus, il s'agit du luxembourgeois, Mangrove Capital Partners, mené par Marc Ingla, ancien Vice-Président du FC Barcelone, et de l'azéri, Baghlan Group FCZO déjà propriétaire du FK Bakou, avec à sa tête Hafiz Mammadov et l'ancien Président du RC Lens, Gervais Martel[19].

Le 14 juin 2013, le Crédit agricole Nord de France annonce rentrer en négociations exclusives avec le projet de rachat emmené par le duo Martel-Mammadov[20].

Alors que le retour de l'ancien Président semble bouclé, la DNCG rétrograde le club en National le 26 juin 2013 pour manque de visibilité sur l'avenir financier du RC Lens.

Luc Dayan et le Crédit agricole Nord de France en plein processus de vente et les futurs propriétaires n'étant pas encore autorisés à représenter le club nordiste, aucune garantie financière n'a été amenée ce qui a poussé l'organe décisionnaire à le rétrograder avant l'appel formulé par la banque[21].

Le 4 juillet 2013, lors de la nouvelle audition, le projet de reprise du duo franco-azéri est présenté à la DNCG qui met sa décision en délibéré avant d'être finalement réintégré en Ligue 2 le 9 juillet[22].

Le 18 juillet 2013, Gervais Martel tient sa première conférence de presse en tant que nouveau Président du RC Lens où il détient 40% de la holding, le reste appartenant à son associé, Hafiz Mammadov[23].

L'arrivée d'un investisseur étranger et le retour de Martel aux affaires (2013-)[modifier | modifier le code]

Pour sa première intervention officielle, Gervais Martel, tout nouveau PDG, est aux côtés du nouveau coach de l'équipe, Antoine Kombouaré. Le nouvel organigramme du RC Lens est dévoilé avec notamment Jocelyn Blanchard qui récupère sa place de Directeur Sportif, remplaçant dans ces fonctions, Antoine Sibierski, et Xavier Thuilot, ancien Directeur Général de l'éternel rival, Lille au poste de Directeur Général Adjoint[24].

Palmarès et résultats sportifs[modifier | modifier le code]

Compétitions nationales et internationales[modifier | modifier le code]

Le club remporte son titre le plus prestigieux en 1998 avec le championnat de France de football. Cette même année, le RC Lens est désigné « Club de l'année » par le magazine France Football, et atteint la finale de la Coupe de France, qu'il perd pour la troisième fois de son histoire, en autant de participations. Deux mois plus tard, Lens dispute et perd son premier Trophée des champions, puis gagne la Coupe de la Ligue en fin de saison 1998-1999, ajoutant ainsi, en un peu moins d'un an, un deuxième titre à son palmarès.

Par ailleurs, le RC Lens participe régulièrement à des tournois amicaux. Il a remporté notamment deux tournois d'été, la Coupe de l’Amitié, une compétition franco-italienne, en 1962, et la Coupe d'été, ancêtre de la Coupe de la Ligue, en 1994. Dans les années 1980, il participe quasiment chaque été au tournoi international de la communauté urbaine de Lille[25], où il retrouve son rival lillois et deux autres invités, au Stadium Nord de Villeneuve-d'Ascq. Arrivé cinq fois en finale (1981, 1983, 1984, 1985[25] et 1992[26]), il ne le remportera jamais.

Palmarès du RC Lens en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions internationales
Compétitions actuelles
Compétitions disparues
Compétitions actuelles
Compétitions disparues

Bilan[modifier | modifier le code]

Scène nationale[modifier | modifier le code]

Depuis l'adoption par le RC Lens du statut professionnel, soit depuis la saison 1934-1935, et jusqu'en 2012, Lens a disputé 57 saisons en première division et 13 en deuxième division. À cette date, le club est 5e au classement de nombre de saisons passées en première division du championnat de France[30].

Bilan par championnat[31]
Division Saisons Titres MJ V N D BP BC +/-
D1/L1 57 1[Note 2] 2082 763 564 755 2940 2950 -10
D2/L2 13 4 440 225 114 101 823 487 +336

Le club dispute par ailleurs une saison en Championnat de France amateur, alors troisième échelon du football français, en 1969-1970. Avant l'adoption du statut professionnel en 1934, le Racing évolue pendant cinq saisons en Division d'honneur du Nord, le plus haut niveau régional, et trois saisons en Promotion d'honneur auparavant.

Finale 2008 de la Coupe de la Ligue : Paris-Lens (2-1).

En ce qui concerne les compétitions à élimination directe, le RC Lens est le club le plus titré en Coupe Charles Drago avec quatre finales dont trois gagnées, et le 4e club français en termes de participation à la Coupe de la Ligue[32], avec notamment deux finales dont une gagnée.

Récapitulatif des résultats du RC Lens en Coupes nationales en 2011
Coupe Participations J V N D BP BC +/-
CdF 87 266 124 53 89 613 341 +272
CdL 17 41 25 - 16 70 56 +14
Charles Drago 12 63 50 7 6 92 50 +42
TdC 1 1 0 0 1 0 1 -1

Scène européenne[modifier | modifier le code]

Footballeurs à la lutte pour le ballon lors du match La Haye - Lens.
Match face à l'ADO La Haye en 1975. Les Lensois sont en short noir.

Sur la scène européenne, Lens compte onze participations et 64 matchs de Coupe UEFA (devenue Ligue Europa), ce qui en fait en 2012 le 5e club français en la matière[33]. Avec deux participations à la Ligue des champions, il est au 12e rang des clubs français[34].

Sa première campagne européenne remonte à la saison 1975-1976. En Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, le Racing passe le premier tour puis s'incline en huitième de finale contre l'ADO La Haye. Deux ans plus tard, le club découvre la Coupe UEFA et s'illustre en battant six buts à zéro l'équipe de la Lazio en seizièmes de finale[u 1]. Après plusieurs participations à la C3, Lens se mesure, à la suite de son titre de champion de France, aux meilleures équipes européennes lors de la saison 1998-1999, en Ligue des champions. Placé dans le groupe du champion d'Angleterre, Arsenal, et de celui d'Ukraine, le Dynamo Kiev, Lens lutte pour la qualification en quart de finale, grâce notamment à sa victoire sur la pelouse de Wembley[u 2], mais chute lors du match final alors qu'il a son destin entre ses mains. L'année suivante, le RC Lens réalise son plus beau parcours à ce jour en coupe d'Europe en atteignant les demi-finales de la Coupe UEFA[35],[36], après avoir battu Kaiserlautern, l'Atlético de Madrid et le Celta Vigo[u 3],[u 4].

Suivent ensuite quelques beaux matches de C1 ou de C3 (victoire sur le Milan AC[u 5], la Sampdoria…) jusqu'à la saison 2007-2008, durant laquelle Lens dispute sa dernière campagne européenne.

Bilan par coupe[37]
Coupe Saisons Meilleure performance J G N P Bp Bc Diff
Ligue des Champions (1998-2002) 2 Phase de groupes 12 4 4 4 16 17 -1
Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (1975) 1 Huitième de finale 4 1 1 2 10 7 +3
Coupe UEFA / Ligue Europa (1977-2007) 11[Note 3] Demi-finale 64 28 17 19 110 74 +36
Coupe Intertoto (2000-2007) 3 Vainqueur (1) 12 7 4 1 21 8 +13
Évolution du classement UEFA du RC Lens
Année 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Position N.C en augmentation 118e en augmentation 100e en diminution 101e en augmentation 56e en augmentation 30e en diminution 50e en diminution 58e en augmentation 42e
Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Position en diminution 43e en diminution 78e en augmentation 56e en augmentation 39e en diminution 52e en diminution 66e en stagnation 66e en diminution 87e en diminution 140e

Le RC Lens connaît ses meilleures performances européennes à la fin des années 1990. Il apparaît ainsi à la 30e place du classement UEFA en 2000 avec 22,735 points. À l'été 2012, il n'est plus que 140e avec 11,835 points[38], puis disparaît du classement lors de la saison 2012-2013[39].

Distinctions et records[modifier | modifier le code]

Récompenses collectives
Scores
Joueurs
Divers
Records propres au club
  • Plus gros transfert entrant : Olivier Dacourt, de Everton, en 1999 pour 7,93M€.
  • Plus gros transfert sortant : El-Hadji Diouf, à Liverpool, en 2002 pour 14,77M€.
  • Saisons consécutives en D1 (L1) : 19 de la saison 1949-1950 à 1967-1968
  • Saisons consécutives d'absence en D1 (L1) : 5 de la saison 1968-1969 à 1972-1973

Couleurs et logos[modifier | modifier le code]

Maillots[modifier | modifier le code]

Présentation d'équipes en 2010 : les enfants sont en rouge et jaune, couleurs traditionnelles du RCL ; les joueurs lensois portent le maillot extérieur, rose et noir.

Depuis de nombreuses années, les joueurs du Racing Club de Lens arborent à domicile une tenue faite de rouge et de jaune. Mais dans les premières années d'existence du club, les couleurs n'étaient sensiblement pas les mêmes.

Lors de sa création, les jeunes du Racing jouent sur la Place verte (actuelle place de la République). Ils adoptent donc un maillot rayé de vert, en référence à leur terrain de jeu, et de noir, pour le charbon[d 1]. Un an plus tard, ils doivent déménager : les rayures vertes sont remplacées par un damier rouge[d 1]. À partir de 1908[d 1] ou 1910[42] et jusqu'en 1914, les joueurs figurent en Ligue d'Artois vêtus d'un nouveau maillot « économique »[d 1], noir, avec les lettres RCL en blanc placées au centre du maillot.

Après la guerre, Lens adopte les couleurs de l’Union sportive du foyer franco-américain, créé en 1919 par Laroche, directeur du Comité de secours américain, qui aida le club à se reconstruire. Les Lensois portent alors un maillot bleu ciel, à parements blancs et rouges, et cela durant cinq années[43].

C’est en 1923 qu’apparaissent les couleurs sang et or, après la nomination de Pierre Moglia à la présidence. L'histoire raconte que Moglia choisit ces couleurs en référence au drapeau espagnol, en passant devant les ruines de l'église Saint-Léger, dernier vestige de l'occupation espagnole de 1648[44]. Pendant plus de 85 ans, les motifs se succèdent, mais les couleurs ne changent pas. Après les bandes verticales (1924-1931), le rouge devient dominant (1931-1951). En 1955, le logo du club apparaît pour la première fois sur le maillot, qui présente une longue bande verticale de rouge sur fond jaune[42].

Couleurs de l’équipe
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1906-1907
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
1919-1924
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2006-2007
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2010-2011
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2012-2013

Après un retour aux bandes verticales rouges et jaunes, au milieu des années 1960, les premiers sponsors font leur apparition. Carrefour, enseigne de supermarchés en plein développement, est la première marque à barrer le maillot lensois dès 1972, suivi par Europe 1 de 1975 à 1983. D'autres groupes de distribution suivent : Auchan, fondé dans la région, de 1983 à 1989, puis Shopi, enseigne créée par Promodès, qui partage le sponsoring maillot avec le Crédit mutuel de 1990 à 1993. En 1997, le club se retrouve sans sponsor. Le constructeur automobile sud-coréen KIA, quasiment inconnu en Europe, a le flair de miser sur les Lensois l'année du titre de champion de France, ce qui lui permettra d'accroitre largement sa popularité en France[45], quelques mois avant que la maison mère ne se trouve en situation de faillite. En 1998, c'est Orange qui devient le partenaire principal du club, d'abord via sa filiale OLA, de 1998 à 2001, puis en son nom propre jusqu'en 2006. La marque verse par exemple 12 millions de francs au RC Lens en 2001-2002[46]. LG, ancien sponsor de l'Olympique lyonnais prend la suite comme sponsor principal, Orange restant visible. En 2007, le club débute la saison sans sponsor maillot principal le temps qu'Invicta ne le devienne progressivement[4]. En 2012-2013, le maillot affiche en début de saison monrclens.com, un sponsor participatif lancé par My Major Company.

Du côté des équipementiers, Le coq sportif a fourni officiellement pour la première fois le maillot lensois à partir de 1969. Il est remplacé en 1974 par Adidas, qui reste l'équipementier du RCL pendant vingt ans. Après Olympic (1994-1996) et Umbro (1996-2001), Nike habille les joueurs durant huit années[4]. La firme américaine cède ensuite sa place à Reebok, qui s'engage pour cinq ans[47]. Finalement, les dirigeants du groupe Adidas, auquel appartient Reebok, décident en 2011 de reprendre l'équipement sous leur marque principale.

Blason[modifier | modifier le code]

En 1955, Maurice Denis dessine le blason du club[g 8]. Sur fond noir, une lampe jaune et des rayons de lumière rouge se détachent et sont surmontés du sigle RCL. Ce blason montre la volonté du club d'être le porte-parole des mineurs[g 9].

L'actuel blason représente les couleurs sang et or avec une lampe de mineur, et un château entouré de deux fleurs de lys (armoiries de la ville de Lens, ajoutées en 1979[48]).

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Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Meilleurs buteurs en première division
Clast Nom Période Buts
1 Drapeau : France Maryan Wisnieski 1953-63 93
1 Drapeau : Algérie Ahmed Oudjani 1958-65 93
3 Drapeau : France Georges Lech 1962-68 71
4 Drapeau : France Drapeau : Pologne Stefan Dembicki 1936-49 63
5 Drapeau : France Jean Deloffre 1958-65 58
6 Drapeau : Suède Egon Jönsson 1954-57 52

Éric Sikora est le joueur le plus capé de l'histoire du RC Lens ; il réalise toute sa carrière parmi les Sang et or, de 1985 à 2004, y disputant 589 matchs officiels. Le 24 septembre 2012, il prend en charge l'équipe première du RC Lens.

Parmi les capitaines glorieux du club lensois, Jean-Guy Wallemme est champion de France et finaliste de la Coupe de France en 1997-1998, Frédéric Déhu est vainqueur de la Coupe de la Ligue la saison suivante, Guillaume Warmuz est demi-finaliste de la Coupe UEFA en 2000.

La première star du club s'appelle Kid Fenton : l'Anglais, qui porte le couleurs du RC Lens de 1924 à 1932, est considéré comme le joueur lensois le plus brillant de l'entre-deux-guerres[d 1]. En 1933, le départ du jeune Ignace Kowalczyk (dit « Ignace »), un futur international français, à Valenciennes accélère l'adoption par le club lensois du statut professionnel[d 1]. Les buteurs du club sont alors l'Autrichien Viktor Spechtl, meilleur buteur de Division 2 en 1936-1937, puis Stefan Dembicki, dit « Stanis », auteur d'un record de seize buts lors d'un match face à Auby-Asturies[50]. Ce dernier est surtout l'auteur des deux buts lensois en finale de la Coupe de France 1948.

La vedette lensoise dans les années 1950 est l'ailier droit Maryan Wisniewski[d 1], sélectionné en équipe de France dès ses 18 ans en 1955[51]. En 1958, il remporte avec les juniors lensois la Coupe Gambardella avant de participer à la coupe du monde où il est titulaire aux côtés de Raymond Kopa et Just Fontaine. Au moment de quitter le Nord pour l'Italie en 1963, il compte 314 matchs toutes compétitions confondues sous le maillot lensois (277 en championnat et 37 en Coupe de France), pour 105 buts (93 en championnat, un record qu'il partagera bientôt avec Ahmed Oudjani, meilleur buteur du championnat en 1964, et douze en Coupe)[52].

Quelques années plus tard, ce sont les frères Georges et Bernard Lech, les deux internationaux français Guillaume Bieganski et Michel Stievenard ou encore le fidèle Bernard Placzek (487 matchs sous le maillot lensois, dont 377 en championnat) qui permettent au club de remporter quelques trophées annexes, comme la Coupe Charles Drago ou la Coupe de l'Amitié 1962[d 1].

Après un rapide retour à l'amateurisme, le club lensois peut compter sur le renfort de deux internationaux polonais, Eugeniusz Faber et Ryszard Grzegorczyk, pour retrouver l'élite et atteindre de nouveau la finale de la Coupe de France en 1975[d 1]. En 1977, Lens recrute l'ailier gauche international de Valenciennes Didier Six, qui inscrit un triplé retentissant face à la Lazio de Rome en Coupe UEFA[d 1].

Dans les années 1980, l'entraîneur Gérard Houllier relance temporairement le club avec une génération de jeunes joueurs talentueux (Vercruysse, Xuereb, Sénac...), encadrée par des anciens comme Daniel Leclercq[d 1].

La génération suivante sera plus glorieuse : les Jean-Guy Wallemme, Guillaume Warmuz, Éric Sikora, Frédéric Déhu et Pierre Laigle intègrent l'équipe première, dont l'attaque est composée de Roger Boli et l'international australien Robbie Slater. Lens retrouve l'élite, dont Boli est le meilleur buteur en 1994[d 1]. Après la Pologne, le club se tourne vers l'Afrique pour son recrutement : les internationaux camerounais Marc-Vivien Foé et ivoirien Joël Tiéhi renforcent une équipe qui retrouve l'Europe, puis les attaquants Tony Vairelles et Vladimír Šmicer. En 1997, l'équipe est confiée à Daniel Leclercq, ancien joueur emblématique du club, qui recrute notamment les offensifs Anto Drobnjak et Stéphane Ziani. La saison est historique : les Lensois atteignent la finale de la Coupe de France mais surtout arrachent au FC Metz le titre de champion[d 1]. Les départs de Walleme, Drobjnak et Ziani sont compensés par les arrivées de Moreira, Rool ou encore Nouma. Les Lensois signent un exploit restés dans les mémoires : s'imposer sur le terrain d'Arsenal[d 1].

Certains joueurs ont été distingués par la presse pour leurs performances sous le maillot lensois. C'est notamment le cas de Daniel Leclercq et Jean-Guy Wallemme, lauréats de l'Étoile d'Or France-Football (récompensant le meilleur joueur du championnat de France) en 1976-1977 et 1994-1995 respectivement, ou plus récemment de Vitorino Hilton et Seydou Keita, sélectionnés dans l'équipe-type des trophées UNFP du football (en 2007 pour les deux, en 2008 pour le premier). Dans le même cadre, Vedran Runje est élu meilleur gardien de Ligue 2 en 2009.

Dans un autre registre, l'Algérien Ahmed Oudjani puis le Franco-ivoirien Roger Boli ont terminé meilleur buteur du championnat de France en 1963-1964 (30 buts) et 1993-1994 (20 buts).

Internationaux français[modifier | modifier le code]

Internationaux français du RC Lens
no  Nom Poste Sél. à Lens Sél. au total
1 Maryan Wisnieski Attaquant 33 33
2 Georges Lech Attaquant 16 35
3 Xercès Louis Milieu 12 12
4 Didier Six Attaquant 11 52
5 Alou Diarra[Note 5] Milieu 11 44
6 Guillaume Bieganski Défenseur 5 9
7 Philippe Vercruysse Milieu 4 12
8 Ladislas Siklo Milieu 4 4
9 Tony Vairelles Attaquant 3 8
10 Daniel Xuereb Attaquant 3 8
11 Pierre Laigle Milieu 2 8
12 Daniel Moreira Attaquant 2 3
13 Didier Sénac Défenseur 2 3
14 François Brisson Attaquant 2 2
15 Edmond Novicki Attaquant 2 2
16 Michel Stievenard Attaquant 2 2
17 Frédéric Déhu Défenseur 1 5
18 Farès Bousdira Milieu 1 1
19 Paul Courtin Attaquant 1 1
20 Jean Desgranges Attaquant 1 1
21 Raymond François Milieu 1 1
22 Richard Krawczyk Milieu 1 1
23 Marcel Ourdouillié Milieu 1 1

Raymond François et Edmond Novicki sont les premiers joueurs du club lensois à évoluer en équipe de France. Les deux joueurs sont titulaires le 8 mars 1936 lors de la victoire française 3-0 contre la Belgique[53],[d 1]. Ce match est le seul effectué en sélection par François, Novicki marque lui un but lors de sa deuxième et dernière sélection l'année suivante contre l'Autriche[54]. Le joueur lensois ayant joué le plus de rencontres avec la France est Maryan Wisniewski, sélectionné à 33 reprises entre 1955 et 1963[55].

Alou Diarra en bleu.

Cinq joueurs ont participé à une coupe du monde durant leur passage à Lens. En 1958, Maryan Wisniewski joue les six matchs des Français dans la compétition et inscrit deux buts lors de la compétition qui voit la sélection tricolore terminer quatrième. Vingt ans plus tard, Didier Six joue les trois matchs de l'équipe de France éliminée au premier tour du mondial argentin. En 1986, Philippe Vercruysse et Daniel Xuereb représentent Lens dans la sélection nationale qui se classe troisième. Vercruysse joue trois matchs dont celui pour la troisième place tandis que Xuereb ne joue qu'une seule rencontre. En 2006, année où la France s'incline en finale contre l'Italie, Alou Diarra dispute deux matchs dont la finale où il entre en jeu à la 56e minute à la place de Patrick Vieira.

Maryan Wisniewski ainsi que Michel Stievenard ont été appelés pour disputer un championnat d'Europe en tant qu'international français. Ils font tous les deux partie de la sélection pour l'Euro 1960 que la France termine à la quatrième place. Les deux joueurs participent aux deux rencontres qui se soldent par deux défaites[56],[57]. Wisniewski inscrit un but contre la Yougoslavie[56].

En 1984, François Brisson, Didier Sénac et Daniel Xuereb font partie de l'équipe de France vainqueure du tournoi de football aux Jeux de Los Angeles grâce à deux buts inscrits par Brisson puis Xuereb[58]. Xuereb est meilleur buteur de la compétition avec cinq buts[59], François Brisson marque lui à trois reprises durant ce tournoi olympique.

Effectif professionnel[modifier | modifier le code]

L'effectif professionnel de la saison 2013-2014 du Racing Club de Lens, entraîné par Antoine Kombouaré et ses adjoints Yves Bertucci, Michel Dufour et Vincent Lannoy[60], comporte au total vingt-six joueurs, dont sept internationaux séniors[Note 6] et six formés au club. Jean-Claude Nadon, ancien gardien de but du LOSC notamment, peut compter lors de ses séances d'entraînement spécifique sur trois joueurs, l'expérimenté Rudy Riou, l'espoir Alphonse Areola et le jeune nordiste Samuel Atrous.

Alaeddine Yahia est le joueur le plus ancien de l'effectif professionnel, présent depuis la saison 2008-2009. Au contraire, Alharbi El Jadeyaoui a intégré le plus récemment l'équipe lensoise, en signant son contrat le 22 janvier 2014[61].


Effectif professionnel du Racing Club de Lens de la saison 2013-2014, au 14 avril 2014[62]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[Note 7] Nom Date de naissance Sélection[Note 8] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de la France Riou, RudyRudy Riou &0000000000012505.00000012 505 22 janvier 1980 (34 ans)
FC Nantes Juillet 2012 - Juin 2014
16 G Drapeau de la France flèche vers la droite Areola, AlphonseAlphonse Areola &0000000000007720.0000007 720 27 février 1993 (21 ans) France espoirs Paris SG Juillet 2013 - Juin 2014
30 G Drapeau de la France Atrous, SamuelSamuel Atrous &0000000000008828.0000008 828 15 février 1990 (24 ans)
Formé au club Juin 2010 – Juin 2014
3 D Drapeau de la France Bonne, RémyRémy Bonne &0000000000009213.0000009 213 26 janvier 1989 (25 ans)
Uzès-Pont-du-Gard Juin 2012 – Juin 2014
4 D Drapeau : Maroc Kantari, AhmedAhmed Kantari &0000000000010521.00000010 521 28 juin 1985 (28 ans) Maroc Stade brestois Juillet 2013 – Juin 2015
5 D Drapeau : Tunisie Yahia, AlaeddineAlaeddine Yahia &0000000000011892.00000011 892 26 septembre 1981 (32 ans) Tunisie OGC Nice Septembre 2008 – Juin 2015
13 D Drapeau de la France Touré, AlassaneAlassane Touré &0000000000009199.0000009 199 9 février 1989 (25 ans)
Toulouse FC Juin 2009 – Juin 2014
15 D Drapeau de la France Fradj, PatrickPatrick Fradj &0000000000008073.0000008 073 11 mars 1992 (22 ans)
Formé au club Octobre 2012 – Juin 2015
22 D Drapeau de la France Landre, LoïckLoïck Landre &0000000000008018.0000008 018 5 mai 1992 (21 ans) France espoirs Paris SG[Note 9] Juillet 2013 – Juin 2016
24 D Drapeau de la France Baal, LudovicLudovic Baal &0000000000010191.00000010 191 24 mai 1986 (27 ans) Guyane Le Mans FC Juin 2011 – Juin 2015
25 D Drapeau de la France Gbamin, Jean-PhilippeJean-Philippe Gbamin &0000000000006780.0000006 780 25 septembre 1995 (18 ans) France -19 ans Formé au club Août 2013 – Juin 2016
32 D Drapeau de la République démocratique du Congo Tisserand, MarcelMarcel Tisserand &0000000000007768.0000007 768 10 janvier 1993 (21 ans) Congo -20 ans AS Monaco FC Janvier 2014 – Juin 2014
6 M Drapeau de la France Le Moigne, JérômeJérôme Le Moigne Capitaine &0000000000011385.00000011 385 15 février 1983 (31 ans)
CS Sedan Juin 2012 – Juin 2015
8 M Drapeau de la France Ducasse, PierrePierre Ducasse &0000000000009843.0000009 843 7 mai 1987 (26 ans)
Girondins de Bordeaux Juin 2011 – Juin 2014
18 M Drapeau de la France Valdivia, PierrickPierrick Valdivia &0000000000009500.0000009 500 14 avril 1988 (26 ans)
CS Sedan Juillet 2012 – Juin 2015
20 M Drapeau : Madagascar Nomenjanahary, LalainaLalaina Nomenjanahary &0000000000010319.00000010 319 16 janvier 1986 (28 ans) Madagascar CS Avion Juin 2011 – Juin 2016
21 M Drapeau : Maroc El Jadeyaoui, AlharbiAlharbi El Jadeyaoui &0000000000010115.00000010 115 8 août 1986 (27 ans) Maroc SCO Angers Janvier 2014 – Juin 2015
23 M Drapeau de la France Cyprien, WylanWylan Cyprien &0000000000007020.0000007 020 28 janvier 1995 (19 ans) France -19 ans Formé au club Octobre 2013 – Juin 2016
29 M Drapeau de la France Bourigeaud, BenjaminBenjamin Bourigeaud &0000000000007399.0000007 399 14 janvier 1994 (20 ans)
Formé au club Décembre 2013 – Juin 2016
7 A Drapeau de la France Touzghar, YoannYoann Touzghar &0000000000010002.00000010 002 29 novembre 1986 (27 ans)
Amiens SC Août 2012 – Juin 2016
9 A Drapeau de la France Coulibaly, AdamoAdamo Coulibaly &0000000000011935.00000011 935 14 août 1981 (32 ans)
Debrecen VSC Juillet 2013 – Juin 2015
10 A Drapeau du Cameroun flèche vers la droite Salli, EdgarEdgar Salli &0000000000007914.0000007 914 17 août 1992 (21 ans) Cameroun AS Monaco FC Juillet 2013 – Juin 2014
11 A Drapeau de l’Argentine Chavarría, PabloPablo Chavarría &0000000000009603.0000009 603 2 janvier 1988 (26 ans)
RSC Anderlecht[Note 10] Juillet 2013 – Juin 2016
14 A Drapeau : Sénégal N'Diaye, DemeDeme N'Diaye &0000000000010672.00000010 672 28 janvier 1985 (29 ans) Sénégal AC Arles-Avignon Juin 2012 – Juin 2015
19 A Drapeau de la Belgique Guillaume, BaptisteBaptiste Guillaume &0000000000006881.0000006 881 16 juin 1995 (18 ans) Belgique -19 ans Formé au club Août 2013 – Juin 2016
28 A Drapeau : Serbie Ljuboja, DanijelDanijel Ljuboja &0000000000013010.00000013 010 4 septembre 1978 (35 ans)
Legia Varsovie Juillet 2013 – Juin 2014
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : France Michel Dufour
  • Drapeau : France Vincent Lannoy
Entraîneur(s) des gardiens

Directeur sportif


Légende

Consultez la documentation du modèle

Note : Les numéros 12 et 17 ont été retirés par le club. En effet, le 12 représente le public lensois et le 17 le numéro que portait Marc-Vivien Foé, mort subitement le 26 juin 2003.

Présidents[modifier | modifier le code]

Les présidents du RC Lens depuis 1906[63]
no  Nom Période
1 Drapeau : France Jules J. Van den Weghe 1906-1907, 1908-1912
2 Drapeau : France Lotin 1907-1908
3 Pays inconnu Charles Douterlinghe[Note 11] 1912-1920
4 Drapeau : France Marcel Pierron 1920-1923
5 Drapeau : France Pierre Moglia 1923-1930
6 Drapeau : France Renoult 1930-1933
7 Drapeau : France Jules A. Van den Weghe 1933-1934
8 Drapeau : France Louis Brossard 1934-1957
9 Drapeau : France Vital Lerat 1957-1959
10 Drapeau : France Albert Hus 1959-1968
11 Drapeau : France René Houdart 1968-1972
12 Drapeau : France Jean Bondoux 1972-1976
13 Drapeau : France Jean-Pierre Defontaine 1976-1979
14 Drapeau : France Jean Bondoux 1979-1986
15 Drapeau : France Jean Honvault 1986-1988
16 Drapeau : France Gervais Martel 1988-2012
17 Drapeau : France Luc Dayan 2012-2013
18 Drapeau : France Gervais Martel depuis 2013

Le premier président du RC Lens se nomme Jules Joseph Van den Weghe : il est le père d'un des joueurs fondateurs, Jules Antoine Van den Weghe. Charles Douterlinghe, autre membre de la première équipe du Racing (les tenants du café « Chez Douterlinghe » se trouvent à l'origine de la création du club), devient à son tour président de 1912 à 1920, alors que le club traverse les difficiles années de la Première Guerre mondiale. Après le mandat de Marcel Pierron, Pierre Moglia occupe la présidence de 1923 à 1930. Il laisse sa marque au club en lui choisissant ses couleurs définitives : le sang et l'or du drapeau espagnol.

Jules Antoine Van Den Weghe, devenu président du RCL en 1933, se montre réticent à la professionnalisation du club. Il est remplacé en 1934 par Louis Brossard, ingénieur à la Compagnie des mines de Lens, qui lui mène le club au statut professionnel avec le soutien de son employeur[64]. Il reste en poste 23 ans, terminant son mandat sur deux places de deuxième du championnat de France d'affilée.

Suivent ensuite Vital Lerat et Albert Hus, qui doit composer avec les baisses de budget. Redevenu amateur, le RC Lens est dirigé de 1968 à 1972 par René Houdart, mais c'est avec Jean Bondoux, soutenu par son directeur sportif Henri Trannin et le maire de Lens André Delelis, qu'il entreprend sa reconstruction.

Entré dans le comité de gestion en 1987, Gervais Martel accède à la présidence du RCL le 24 août 1988[65]. L'homme d'affaires a alors 34 ans et doit sa fortune au succès de son hebdomadaire gratuit de petites annonces le Galibot, lancé en 1983. Il redresse brillamment le club, descendu en Division 2 avec un passif de 28 millions de francs : remontée en première division en 1991, qualification pour la Coupe UEFA en 1995 et 1996, champion de France en 1998, Coupe de la Ligue en 1999, demi-finale de Coupe UEFA en 2000 et participation à la Ligue des champions en 1998-1999 et 2002-2003. Le stade Bollaert est rénové et le centre de la Gaillette construit. Touché par les deux relégations de 2008 et 2011, Martel pense céder le club en 2011, se ravise avant d'être finalement poussé vers la sortie le 2 juillet 2012 par le Crédit agricole Nord de France, auquel il a dû vendre ses actions quelques mois plus tôt[66].

Le nouvel actionnaire nomme à sa place Luc Dayan, ancien actionnaire du Lille OSC et président éphémère du FC Nantes et du RC Strasbourg, où il mène des actions ciblées à la demande des actionnaires en place.

Gervais Martel reprend officiellement son fauteuil de Président à compter du 18 juillet 2013 grâce à l'investissement de son associé azéri, Hafiz Mammadov, et son groupe Baghlan Group FCZO.

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Deux entraîneurs lensois ont remporté le Trophée UNFP du meilleur entraîneur : Daniel Leclercq en 1998, après la conquête du championnat de France, et Joël Muller en 2002, alors que son équipe est tout proche de renouveler l'exploit de 1998.

Avant eux, Arnold Sowinski a acquis une place particulière dans l'histoire des entraîneurs lensois[d 1]. Ancien gardien de but du Racing, de 1952 à 1966 (il est de l'équipe deuxième du championnat en 1956), il a très vite, avant même la fin de sa carrière, porté des responsabilités d'encadrement des jeunes joueurs du club. En 1969, il reprend l'équipe première alors que le club est au bord de la faillite : il parvient en quelques années à la faire remonter de CFA en D1, en remportant au passage un titre de champion de France de D2. Finaliste de la Coupe de France 1975 mais battu par l'AS Saint-Étienne, son Racing est cependant qualifié pour la Coupe des Coupes, sa première compétition européenne. Deuxième en 1977, le RC Lens découvre l'année suivante la Coupe UEFA. Remplacé en 1978 après la relégation inattendue du club en D2, il retrouve son poste un an plus tard, pour deux nouvelles saisons. Resté au club, il réalise par la suite deux nouveaux intérims en 1982-1983, puis en 1988[67].

Daniel Leclercq, ancien joueur emblématique du RC Lens entré dans l'encadrement en 1992, n'a été à la tête de l'équipe première que deux ans, mais il y a remporté les deux principaux titres du club : le championnat de France en 1998 et la Coupe de la Ligue l'année suivante. Surnommé Le Druide dans le milieu du football, il quitte le club au bout d'un peu plus de deux saisons, mais demeure proche de son président, Gervais Martel. Il revient le à la demande de Martel comme directeur technique pour soutenir l'entraîneur en place, Jean-Pierre Papin, alors que le club peine en Ligue 1[68]. Lens n'obtient finalement pas le maintien espéré. Leclercq tire de nouveau sa révérence en mai 2011 à la suite d'une nouvelle descente en Ligue 2 du club artésien.

C'est finalement un ancien de la maison en la personne de Jean-Guy Wallemme qui permet au club de remonté dès sa première saison en Ligue 2 avec le titre à la clé. Après une saison dans l'élite où les Sang & Or parviennent à se maintenir plus que correctement, ils redescendent la saison suivante. Wallemme est finalement remercié en janvier 2011 et remplacé par le Roumain László Bölöni qui ne tiendra que six mois à la tête de l'équipe n'accrochant pas l'ascenseur pour la montée. Gervais Martel pense réaliser un gros coup lorsqu'il signe Jean-Louis Garcia qui vient de manquer de peu la montée avec le SCO Angers pour 3 saisons mais après une saison moyenne et un début de saison suivante catastrophique, l'ancien gardien est licencié par le Crédit agricole Nord de France, nouveau propriétaire depuis l'été 2012. Souhaitant réaliser le plus d'économies possibles, la banque décide d'introniser Éric Sikora, symbole emblématique du club et coach de la réserve lensoise, au poste d'entraîneur principal. Avec les moyens sportifs et financiers qui lui sont donnés, Cap'tain Siko introduit ses jeunes pousses dans l'équipe première et se maintien en parvenant à accrocher la 12e place.

Avec le retour de Gervais Martel à la tête de Lens et l'arrivée de son associé azéri Hafiz Mammadov, Éric Sikora retourne en réserve pour laisser sa place à Antoine Kombouaré, à l'aube de la saison 2013-2014, qui doit se terminer sur une montée aux vues des ambitions retrouvées et des comptes renfloués.

Les entraîneurs du RC Lens depuis 1934[69]
no  Nom Période
1 Drapeau : Angleterre Jack Harris 1934
2 Drapeau : Belgique Robert De Veen 1934-1936
3 Drapeau : Écosse John Galbraith 1936-1938, 1939
4 Drapeau : France Raymond François 1938
5 Drapeau : Hongrie Joszef Eisenhoffer 1938-1939
6 Drapeau : France Richard Buisson 1939-1941
7 Drapeau : France Georges Beaucourt 1941-1942
8 Drapeau : Autriche Anton Marek 1942-1947, 1953-1956
9 Drapeau : France Nicolas Hibst 1948-1950
10 Drapeau : République tchèque Louis Dupal 1950-1953
11 Drapeau : France Félix Witkowski 1956-1958
12 Drapeau : République tchèque Karel Michlowski 1956-1958
13 Drapeau : France Jules Bigot 1958-1962
14 Drapeau : France Élie Fruchart 1962-1969
Les entraîneurs du RC Lens (suite)
no  Nom Période
15 Drapeau : France Arnold Sowinski 1969-1978, 1979-1981, 1988
16 Drapeau : France Roger Lemerre 1978-1979
17 Drapeau : France Jean Sérafin 1981-1982
18 Drapeau : France Gérard Houllier 1982-1985
19 Drapeau : Pologne Joachim Marx 1985-1988
20 Drapeau : France Jean Parisseaux 1988-1989
21 Drapeau : France Philippe Redon 1989
22 Drapeau : France Marcel Husson 1989-1990
23 Drapeau : France Arnaud Dos Santos 1990-1992
24 Drapeau : France Patrice Bergues 1992-1996
25 Drapeau : Serbie Slavo Muslin 1996-mars 1997
26 Drapeau : France Roger Lemerre mars 1997-1997
27 Drapeau : France Daniel Leclercq 1997-octobre 1999
28 Drapeau : France François Brisson octobre 1999-2000
Les entraîneurs du RC Lens (suite)
no  Nom Période
29 Drapeau : France Rolland Courbis 2000-2001
30 Drapeau : France Georges Tournay février-mai 2001
31 Drapeau : France Joël Muller 2001-23 janvier 2005
32 Drapeau : France Francis Gillot 24 janvier 2005-28 mai 2007
33 Drapeau : France Guy Roux 5 juin-25 août 2007[70].
34 Drapeau : France Jean-Pierre Papin 25 août 2007-27 mai 2008
35 Drapeau : France Jean-Guy Wallemme 27 mai 2008-2 janvier 2011
36 Drapeau : Roumanie László Bölöni 2 janvier-1er juin 2011
37 Drapeau : France Jean-Louis Garcia 1er juin 2011-24 septembre 2012[71].
38 Drapeau : France Éric Sikora 24 septembre 2012-25 juin 2013[72].
39 Drapeau : France Antoine Kombouaré depuis le 18 juillet 2013

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Forme juridique[modifier | modifier le code]

Le RC Lens, comme tous les clubs professionnels français, s'appuie sur deux organisations : une Société anonyme (en l’occurrence une SASP, créée avant 2002), chargée de la gestion de l'équipe professionnelle, et une association loi de 1901, affiliée à la Fédération française de football, chargée notamment de la formation. D'un capital de 3 041 907 euros[74], la SASP voit sa valeur augmenter fin novembre 2012, Luc Dayan annonçant une augmentation de capital à hauteur de 15 millions d'euros[75].

En 2005, le président du club Gervais Martel, via sa holding GM Finances, possède 99 % de « RCL Développement et Management », dont la SASP du RC Lens est une filiale, aux côtés d'autres filiales chargées des activités connexes au football (vente de produits dérivés, événementiel, sécurité, restauration, etc.)[76]. En juin 2011, face au risque de dépôt de bilan, Martel doit céder la majorité des parts de GM Finances au Crédit agricole Nord de France. Ainsi, depuis cette date, le Crédit agricole est l'actionnaire principal du club (détenant entre 61[77] et 70 %[78] de la SASP), suivi de GM Finances (27,34 %)[78]. Plus tard, en décembre 2012, GM Finances est renommé Sang et Or Finances dans le cadre d'une augmentation de capital[77]. Cette augmentation de capital de 15 millions d'euros est effectuée par le Crédit agricole Nord de France, ce qui porte sa participation dans le capital du club à plus de 99 %[79].

Partenariats[modifier | modifier le code]

Face aux difficultés rencontrées par le Racing aux niveaux sportif et financier, les dirigeants décident à l'été 2011 de créer un partenariat avec le KV Courtrai, dans le but « d'échanger le savoir-faire et d'optimiser les performances des deux clubs[80],[81] ». Ce partenariat est validé après le transfert de Steven Joseph-Monrose, jeune joueur lensois transféré vers le club belge[80].

Il existe également un partenariat entre le Racing Club de Lens et le Chelsea FC à la suite de « l'affaire Kakuta[82] ».

En mai 2013, le président Luc Dayan annonce la signature d'un partenariat entre le RC Lens et l'USA Perpignan, club de première division de rugby à XV[83]. Il est basé sur trois points : l'organisation de stages d'avant-saison, de matches entre les deux villes, et de stages de football et de rugby destinés aux jeunes[83].

Organigramme[modifier | modifier le code]

Actionnaire majoritaire du Racing Club de Lens, le Crédit agricole Nord de France nomme le 2 juillet 2012 Luc Dayan au poste de président de la SASP RCL en remplacement de Gervais Martel[84], démissionnaire, qui n'a pas pu racheter les parts du club qu'il avait cédé à la banque un an plus tôt[84]. Gérard Lévèque, directeur général « parachuté » par le CANF un an plus tôt, est reconduit dans ses fonctions[85]. Le lendemain, Luc Dayan choisit Antoine Sibierski en tant que directeur sportif[86], qui opère plusieurs changements au sein du centre de formation.

En Juillet 2013, l'organigramme du RC Lens est le suivant :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Président
Gervais Martel
 
 
 
 
Président de l'assoc.
Jean-Pierre Defontaine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dir. général
Didier Roudet
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dir. formation
Pascal Plancque
 
Dir. sportif
Jocelyn Blanchard
Dir. financier
Gilles Deshayes
Dir. communication
Dominique Regia Corte
Dir. Bollaert Développement
Jean-Marie Bomba
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Entraîneur de l'équipe pro.
Antoine Kombouaré
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Éléments comptables[modifier | modifier le code]

Budget[modifier | modifier le code]

Budget prévisionnel du RC Lens

Saison 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012
Budget 58,8 M€ 46,5 M€ 68,9 M€ 65,2 M€ 67,4 M€ 66,9 M€ 48,4 M€ 52 M€[87] 43,8 M€[88]
Saison 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022
Budget 25 M€[78] 22M€
Légende : M€ = millions d'euros.

Résultat[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente un extrait du compte de résultat du Racing Club de Lens, SASP et association réunies, depuis la saison 2002-2003. Le club procède à la présentation de comptes consolidés depuis la saison 2005-2006.

Entre 2000 et 2002, le club fait partie du 2e quart du championnat en matières de charges (comprises entre 183 et 349 millions de francs en 2000-2001, entre 34 et 65 millions d’euros en 2001-2002)[89].

Extrait du compte de résultat du RC Lens en millions d'euros

Saison Championnat Produits[Note 12] Charges[Note 13] Rés. expl.
[Note 14]
Mutation
[Note 15]
Rés. net
[Note 16]
Matchs Spons. Subv. TV Merch. Total Rémun. Total
2002-2003[90] Ligue 1 10,3 18,6 1,4 34,8 nc 69,2 24,3 58,9 10,3 -4,5 3,0
2003-2004[91] Ligue 1 7,0 18,9 1,5 13,5 nc 44,3 19,4 46,6 -2,3 -7,0 -1,9
2004-2005[92] Ligue 1 6,9 13,7 0,7 16,8 nc 51,9 18,8 69,0 -17,1 8,2 -5,5
2005-2006[93] Ligue 1 nc nc nc nc nc nc 37,6 nc nc nc 0,5
2006-2007[94] Ligue 1 nc nc nc nc nc nc 37,7 nc nc nc 2,0
2007-2008[95] Ligue 1 nc nc nc nc nc nc 45,0 nc nc nc -3,2
2008-2009[96] Ligue 2 nc nc nc nc nc nc 36,1 nc nc nc -13,6
2009-2010[97] Ligue 1 nc nc nc 24,2[98] nc nc 37,1 nc nc nc -0,4
2010-2011[99] Ligue 1 nc nc nc 19,4[100] nc nc 39,7 nc nc nc -5,9
2011-2012[101] Ligue 2 2,8 4,4 nc 7,6 nc 16,6 21,9 36,6 nc 6,4 -17,2
2012-2013 Ligue 2 nc nc nc 4,8[102] nc nc nc nc nc nc nc

Légende : Matchs = recettes matchs avec billetterie, Spons. = sponsors et publicités, Subv. = subventions des collectivités, TV = droits audiovisuels, Merch. = merchandising, Rémun. = rémunérations du personnel, Rés. expl. = résultat d'exploitation, Mutation = résultat exceptionnel (indemnités de mutation), Rés. net = résultat net.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le stade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stade Bollaert-Delelis.

Le stade Bollaert-Delelis, initialement nommé stade Félix-Bollaert, qui doit son nom à l'ancien directeur commercial de la compagnie des mines de Lens qui décida sa construction en 1931, est le stade du Racing Club de Lens[d 1]. Dans la perspective d'un passage du club au statut professionnel, les travaux sont lancés en 1932 et le stade est inauguré deux ans plus tard.

Avant de résider à « Bollaert », le club a déménagé de nombreuses fois : initialement basé sur la place Verte (actuelle place de la République), il occupe en 1907 la « pâture Mercier », près de la fosse 2, puis le « terrain de la Gendarmerie » le long de la route de Béthune. En 1912 les Racingmen adoptent le « terrain de la Glissoire » près de la fosse 5Avion). Détruit en partie lors de la Première Guerre mondiale, il n'est rouvert qu'en 1922. Deux ans plus tard, le RCL obtient l'autorisation d'utiliser le stade municipal Raoul-Briquet, où il déménage définitivement en 1927 lorsqu'il obtient le droit de l'occuper gratuitement (aujourd'hui stade Léo-Lagrange, il est utilisé par la réserve du club)[d 1].

Le stade Bollaert-Delelis, avec les 41 229 places qu'il contient depuis 1998[103], pourrait à lui seul accueillir dans ses tribunes toute la population de la commune de Lens, qui est inférieure à 40 000 habitants.

Faisant suite aux belles années 2000 du RCL, le président Gervais Martel projette de rénover le stade et d'en agrandir la capacité à environ 50 000 places. Ce projet est mis en suspens à la suite de la relégation du club en Ligue 2 en 2008, qui ne dure qu'un an. Le stade est porté candidat pour la réception de l'Euro 2016. Le 20 mai 2011, Bollaert fait partie des neuf stades désignés. Le projet de rénovation, évalué à hauteur de 78 millions d'euros[104], devrait permettre de monter la capacité du stade à environ 44 000 spectateurs[105]. En septembre 2012, l'enceinte est rebaptisée stade Bollaert-Delelis, du nom d'André Delelis, ancien maire de Lens.

Pour l'euro 2016, le stade sera rénové et verra sa capacité diminuer à 35 000 place dont 32 300 pour le grand public. Le projet de stade a 44 000 place fut abandonné suite à la diminution du budget qui est passé de 90 millions à 70 millions.

Centre d'entraînement et de formation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Gaillette.
L'attaquant David Pollet, pur produit du centre de formation.

La Gaillette est le centre technique d'entraînement et de formation du Racing Club de Lens, inauguré le en présence du président du RCL Gervais Martel, du Ministre des sports Jean-François Lamour et du Président de la LNF Frédéric Thiriez. Le centre compte douze terrains, dont notamment le Dôme, terrain couvert synthétique et chauffé de plus de 8 500 m2, un des plus grands d'Europe, ou le Wembley, dont la pelouse est identique à celle de Bollaert[106].

La Gaillette accueille douze équipes (des moins de 9 ans à la CFA) et 150 jeunes en formation, des chambres destinées à loger les jeunes joueurs, des salles de musculation, de rééducation et de récupération, un espace de balnéothérapie, un amphithéâtre de 250 places, une salle de restauration, un espace dédié à l'administration du club et à la chaîne RCL TV[106]. Le coût total de cet équipement est évalué à 15 millions d'euros[106], les terrains ayant été cédés par la ville d'Avion au prix estimé par les domaines, soit 121 000 €. Le coût de fonctionnement du centre se chiffre à plusieurs millions d'euros par an.

La formation[modifier | modifier le code]

L'équipe réserve (en rouge) lors du match contre l'UJA Alfortville du 21 août 2011

Côté formation, un aspect sur lequel le club a mis l'accent avec l'ouverture de la Gaillette, le niveau du centre s'affirme avec de plus en plus de joueurs ayant réussi à percer dans le milieu du football[réf. nécessaire]. Le centre est classé en 2012 au 5e rang du classement des centres de formation français établi par la Direction technique nationale[107] (il était 12e en 2010[108]) et se trouve confirmé dans la catégorie A, le plus haut échelon pour un centre de formation en France en ce qui concerne les moyens dédiés à la formation.

Le point faible de la formation lensois a longtemps été le manque de temps de jeu au niveau professionnel pour les joueurs formés, comme cela a pu être le cas avec les jeunes Gaël Kakuta, Adel Taarabt ou Nolan Roux, partis avant d'avoir pu exprimer leur potentiel en équipe première. Ce point semble s'être amélioré ces dernières années, avec les arrivées concluantes de Adil Hermach, Raphaël Varane, Serge Aurier, Kévin Monnet-Paquet, Samba Sow ou encore David Pollet et Steven Joseph-Monrose dans le groupe professionnel. L'objectif déclaré du club est d'avoir un quart de son effectif professionnel directement issu de son centre de formation. Néanmoins, la Gaillette est véritablement victime d'une « fuite des talents »[réf. nécessaire].

Équipes de jeunes[modifier | modifier le code]

Signe de l'importance qu'a pu avoir la formation au RC Lens, ses équipes de jeunes ont remporté un certain nombre de titres nationaux, et notamment trois fois la Coupe Gambardella en 1957, 1958 et 1992[109].

Le magazine France Football récompense sa « politique de jeunes » en 1966 et 1977. Le club remporte également le challenge du meilleur club de jeunes en 1983[réf. nécessaire].

Palmarès du RC Lens en compétitions de jeunes[110]
Compétitions internationales Compétitions nationales Compétitions régionales
  • Coupe Gambardella (3) :
    • Vainqueur : 1957, 1958 et 1992
    • Finaliste : 1979, 1983, 1993 et 1995
  • Championnat de France -19 ans (1) :
  • Championnat de France -17 ans (1) :
  • Championnat national des Cadets (4)[109],[116] :
    • Vainqueur : 1978, 1981, 1985 et 1986
    • Finaliste : 1983
  • Tournoi des centres de formation[117],[118]
    • Vainqueur : 2003, 2006 et 2011
  • Tournoi international de Rezé (- 19 ans)[119] :
    • Vainqueur : 1992, 1996 et 2008
  • Eurofoot de Dourges (- 19 ans)

Soutien et image[modifier | modifier le code]

Affluences[modifier | modifier le code]

Lors de la saison 2000-2001, le RC Lens réalise sa meilleure affluence moyenne ; en moyenne 39 640 personnes ont assisté aux rencontres du club au stade Félix-Bollaert cette saison-là[121], où le club termine à la 14e place du championnat. La pire moyenne est réalisée lors de la saison 1969-1970 (1 308[121]), quand le club sous statut amateur évoluait en troisième division.

Le record d’affluence à Bollaert est enregistré pour la réception de l'Olympique de Marseille le . Les Lensois battent 2-1 les Marseillais devant 48 912 spectateurs[121]. Ce record a été établi avant les travaux pour la Coupe du monde 1998 et ne peut plus être atteint dans la configuration actuelle du stade[122].

Évolution de la moyenne de spectateurs à domicile du RCL[121]

Supporters[modifier | modifier le code]

Parcage lensois lors d'un déplacement à Auxerre
Article détaillé : Supporters du Racing Club de Lens.

Le public lensois a souvent été qualifié de meilleur en France, encourageant le club dans les bons comme les mauvais moments. Dans les années 1970, les supporteurs lensois sont reconnus pour leur « gentillesse », en opposition aux fans britanniques désignés comme des hooligans voire des « sauvages »[g 10]. Le public lensois est salué pour sa chaleur, sa ferveur et son enthousiasme et est récompensé à ce titre par l'Association contre la violence dans le sport en 1976[g 10]. Il est aussi désigné « Meilleur public de France » dès 1980[réf. nécessaire]. Depuis la création de récompenses pour les supporters, ceux du RC Lens figurent régulièrement aux premières places : ils obtiennent le Challenge du meilleur public de la LFP en 2000 et 2002[123] puis le championnat des tribunes de Ligue 2 en 2008-2009 et de Ligue 1 la saison suivante, des titres officiels décernés par la Ligue de football professionnel[124].

Depuis les années 1950, le public qui garnit le stade Bollaert n'est pas uniquement originaire de la ville de Lens ou de ses alentours. Les supporters du RCL viennent de toute la région Nord-Pas-de-Calais, les personnes résidentes à Arras, Boulogne-sur-Mer ou Calais n'hésitant pas à faire le déplacement[g 11].

Le premier club de supporters a été fondé en 1926 par Maurice Carton sous le nom d'Allez Lens, devenu Supporter club lensois, Supp'R'Lens en 1991 puis 12 Lensois en 2002[c 22],[125]. Ce nom symbolise le douzième homme, et c'est dans ce sens, mais aussi pour montrer l'intérêt du club à son association de supporters, que le président du Racing Club de Lens, Gervais Martel décide de ne plus attribuer le numéro 12 à un des joueurs[c 22]. Cette association de supporters compte sept mille adhérents[125] et est présente en 2005 dans une vingtaine de départements français ainsi qu'en Belgique[c 22]. À côté de ce groupe officiel figurent d'autres associations tels les Tigers ou le Kop Sang et Or, qualifiés généralement d'« ultra »[126]. Le stade Bollaert a la particularité d'abriter le kop lensois au niveau de sa tribune latérale Tony Marek, contrairement à l'usage des clubs autres clubs français où les associations de supporters se localisent dans les virages.

L'animation du stade est assurée par Dominique Regia-Corte, qui est également chargé des relations entre le club et les groupes de supporteurs[126].

Rivalités[modifier | modifier le code]

Les rencontres contre le Lille OSC font partie des matchs les plus attendus de la saison par tous les supporters lensois. L'origine de la rivalité date du début des années 1930 ; le RCL était alors opposé à l'Olympique lillois (OL), les supporters de ce dernier craignant les matchs contre le RCL[127]. La proximité entre les villes de Lens et Lille (40 kilomètres les séparent) a favorisé le développement rapide de la rivalité, qui a connu un essor notable à partir de 1937, année de l'accession du RCL en première division.

Depuis les rencontres entre le RCL et le LOSC ont pour enjeu une « suprématie régionale ». Culturellement, les matchs ont pour fond l'opposition entre la ville de Lens prolétaire et celle de Lille qualifiée de bourgeoise[g 12]. Des débordements sont parfois à signaler mais cela reste généralement au stade des railleries entre les deux camps, basés sur des clichés sociaux et la situation sportive des clubs quand ils sont en difficulté. Les statistiques entre les deux clubs sont, à l'heure actuelle, à l'avantage du LOSC ; le club lillois est plus titré que le RCL[Note 17] et a remporté sept derbies de plus que les Sang et Or[128],[129].

Le Valenciennes FC est un autre club phare de la région, toutefois la rivalité n'est en rien comparable avec celle du LOSC. Le passé ouvrier des deux villes crée un lien sociologique entre les supporters.


Division des clubs lors de la saison 2013-2014
Ligue 1 : Lille OSC, Valenciennes FC

Ligue 2 : RC Lens

National : US Boulogne, USL Dunkerque

CFA 2 : Arras FA, Calais RUFC, ES Wasquehal

Division d'Honneur : CS Avion, Le Touquet AC

Relation avec les médias[modifier | modifier le code]

Le président Martel fut cofondateur, avec le président de l'AS Saint-Étienne, de sa propre chaîne de télévision qui traite de l'actualité des 2 clubs, Onzéo, créé le . Depuis, de nombreux clubs (OGC Nice, Montpellier HSC, US Boulogne-sur-Mer, AS Nancy, SM Caen, Le Havre AC, EA Guingamp, CS Sedan, FC Sochaux, Le Mans FC) ont rejoint le projet.

Le RC Lens possède également son propre organe de presse : Sang et Or Magazine.

Popularité[modifier | modifier le code]

Différents sondages montrent que le RCL est assez apprécié au niveau national, même si le club reste derrière l'Olympique de Marseille, l'Olympique lyonnais ou le Paris Saint-Germain en termes de popularité. En 2006, 3 % du panel Ipsos a répondu le Racing à la question « Quel est le club de football professionnel français que vous préférez ? », le club lensois étant cinquième dans le classement de l'institut[130]. En 2008, le RCL est classé sixième club de l'élite préféré par les Français selon l'IFOP[131].

En janvier 2012, selon un sondage de La Voix du Nord, le club artésien est préféré par les habitants du Nord-Pas-de-Calais (NPDC) à 26 % et à 16 % pour l'ensemble des Français[132]. Pour la première fois, le RCL obtient de moins bons résultats que le rival lillois (respectivement 39 % et 28 %) dans le sondage bisannuel de La Voix du Nord[133]. Cinq mois plus tard, le baromètre ScanClub confirme cet inversement. Le Parisien publie un sondage dans lequel les résidents du NPDC se considèrent supporters d'abord du LOSC puis du RCL[134].

Sur les réseaux sociaux, le RCL est le club de Ligue 2 le plus suivi. En effet, il apparaît à la première place des classements des clubs de deuxième division sur Facebook et Twitter[135],[136]. Mais sur ce point, le RC Lens est une nouvelle fois supplanté par le rival qu'est le LOSC. Ce dernier compte plus de personnes qui « aiment » sur Facebook (311 196 personnes contre 52 076[137]) et plus d'abonnés sur Twitter (37 000 abonnés contre 13 000[138]) que le RC Lens.

Le RC Lens dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le Racing Club de Lens a fait une apparition dans le film de Dany Boon, le plus gros succès du cinéma français, Bienvenue chez les Ch'tis. La scène, qui montre le public lensois interpréter Les Corons, fut tournée au Stade Bollaert à l'occasion du match Lens-Nice du . C'est d'ailleurs ce film qui a inspiré la "banderole" déployée par des supporters parisiens lors de la Finale de la Coupe de la Ligue 2007-2008.

Dans le film Jeux d'enfants de Yann Samuell, Sergei Nimov Nimovitch (interprété par Gilles Lellouche), mari de Sophie (interprétée par Marion Cotillard), est un joueur du RC Lens (similitude des couleurs), les supporters Lensois et le stade Bollaert sont également présents dans ce film.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. a et b Le titre de 1944 est non comptabilisé. Le championnat 1944 a en fait été remporté par l'équipe fédérale Lens-Artois, la compétition réunissant des équipes fédérales régionales. Le titre de 1943 est aussi non comptabilisé, Lens ayant cette année remporté la zone-nord et la finale contre le vainqueur de la zone-sud (Toulouse) n'ayant jamais eu lieu.
  3. Sur les onze participations à cette compétition, deux sont obtenues via la Coupe Intertoto, une par un repêchage depuis la Ligue des champions et huit sont dues à une qualification directe obtenue en championnat.
  4. Plusieurs versions, comparables à ce blason, se succèdent de 1979 à 1994.
  5. Encore en activité en 2012
  6. Appartiennent à cette catégorie les joueurs appelés récemment dans leur sélection nationale, c'est-à-dire il y a moins d'un an.
  7. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  8. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  9. Prêté au GFC Ajaccio lors de la saison 2012-2013.
  10. Prêté au KV Courtrai lors de la saison 2012-2013.
  11. Charles Douterlinghe est parfois orthographié Carlos Douterlungne
  12. Les produits correspondent au total des produits récurrents d’exploitation incluant les recettes et les subventions.
  13. Les charges correspondent au total des charges récurrentes d’exploitation du compte de résultat.
  14. Le résultat d'exploitation correspond aux produits (recettes et subventions) moins les charges récurrentes d’exploitation, hors cessions et acquisitions de joueurs.
  15. Les indemnités de mutation incluent les cessions et acquisitions de joueurs.
  16. Le résultat net correspond à l'addition du résultat d'exploitation, du résultat financier et du résultat exceptionnel, qui inclut notamment les indemnités de mutation versées à l'occasion des transferts.
  17. Si le RC Lens a remporté en 1999 la Coupe de la Ligue, trophée qui échappe toujours au LOSC, ce dernier a remporté 3 championnats (1 pour le RCL) et 6 coupes de France (aucune pour Lens).

Références extraites d'ouvrages[modifier | modifier le code]

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RC Lens et les « Gueules Noires »
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Autres références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

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