Signe de croix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Signe et Croix.
Positions des doigts de la main dans la tradition orthodoxe

Le signe de croix est un geste rituel consistant pour une personne à porter deux ou trois doigts de la main droite au front, sur la poitrine, à une épaule puis à l'autre en murmurant les paroles : Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Dessinant sur soi-même une croix, symbole de la Passion du Christ, cette personne fait profession de foi chrétienne, plaçant sa vie sous le signe de la rédemption du monde par le Christ[1].

Geste ancien dans le christianisme – il remonterait au IIe siècle -, le signe de croix est commun à la plupart des confessions chrétiennes, encore que les protestants le pratiquent moins que les catholiques et les orthodoxes. Les catholiques se signent de gauche à droite, et les orthodoxes de droite à gauche.

Ce signe est utilisé en de nombreuses occasions, sacramentelles (et liturgiques) ou non (au début d’un repas ou en passant devant une église, par exemple), en privé ou lors de cérémonies publiques. Il accompagne toujours une bénédiction religieuse.

L'image de la croix[modifier | modifier le code]

La croix comme symbole chrétien[modifier | modifier le code]

Jésus bénissant avec sa main droite.
Article détaillé : Croix (christianisme).

La croix, symbole principal du christianisme, est considérée de nos jours comme l'image du gibet de la crucifixion du Christ, mais sa symbolique est plus ancienne. On retrouve ce signe plusieurs siècles avant l'ère chrétienne dans les inscriptions qu'ont laissées différentes civilisations : mésopotamienne, élamite, amérindienne... Julien Ries souligne son caractère universel[2].

La croix du supplice, image d'une mort humiliante, n'appartient pas aux premiers symboles du christianisme[3]. D'une manière générale, avant le IIIe siècle, les premiers chrétiens n'usent que de quelques symboles figurés comme la lyre, l'ancre de marine, un bateau au vent, l'orante[4], le criophore[5], la colombe ou le poisson[6]. Ce dernier symbole s'écrit en grec IXΘYΣ, « ichthus » constituant les premières lettres de l'expression Iêsous Christos Theou Uios Sôtêr, c’est-à-dire « Jésus Christ, Fils de Dieu Sauveur »[6]. On trouve également l'usage de symboles issus de l'iconographie romaine, comme la palme ou le laurier[7].

C'est à partir du IVe siècle que la croix devient emblème et symbole de la chrétienté, adopté - suivant la tradition chrétienne - par l'empereur Constantin à travers le chrisme. C'est à partir de cette époque et l'invention de la relique de la Vraie Croix par la mère de l'empereur que son culte se répand et, au cours des IVe et Vs siècle, elle commence à orner les édifices religieux[8]. À partir du VIe siècle, la croix est régulièrement associée aux représentations du Christ[8].

Le geste rituel[modifier | modifier le code]

Racines judaïques[modifier | modifier le code]

Concernant le christianisme, le geste de tracer un signe de croix sur le front est un des rites les plus antiques[9]. Utilisé lors du baptême, ou tracé usuellement en symbole de protection, il se réfère à une prophétie du livre d'Ézéchiel (9:4-6)[10] : « Passe par le milieu de la ville, et marque d'un tav le front des hommes »[11]. Les 144 000 élus mentionnés dans l'Apocalypse[12] portent également au front un signe marquant leur consécration à Dieu, probablement en référence au signe tav d’Ézéchiel[11]. Tav (ou taw) est la dernière lettre de l'alphabet hébreux, désigne Dieu à la manière dont l'Oméga le fait en grec. Cette lettre tav pouvait, dans sa forme archaïque stabilisée, être représentée par une croix debout (+) ou couchée (x)[10], une forme qui encore en usage au Ier siècle[11],[13] au moins partiellement[14].

Comme l'oméga grec, il représente Dieu ou le Nom de Dieu. Pour les premiers chrétiens, être marqué d'un tav au front équivaut à être marqué d'une croix : quand, par exemple, l'auteur du Pasteur d'Hermas parle de « porter le Nom de Dieu », il signifie « être marqué au front du tav », donc du signe de la croix ou, autrement dit, être baptisé[11]. Cela laisse supposer que le tav était lié au nom même de Jésus-Christ, incarnation de la Parole de Dieu[11]. D'après Jean Daniélou, le fait de tracer une croix sur le front comme symbole d'appartenance à la communauté messianique était déjà utilisé comme marque distinctive par les esséniens[15].

Évolution[modifier | modifier le code]

Les premières sources littéraires conservées concernant le signe de croix comme pratique chrétienne datent du IIIe siècle[16]. Une des première attestation vient d'Origène qui explique que les chrétiens se signent sur le front avant de débuter toute tâche, particulièrement avant la lecture des Écritures ou la prière[16].

Le signe de croix est attesté par Tertullien comme une pratique rituelle habituelle pour les chrétiens aux alentours du début du IIIe siècle[8], en guise de protection et en signe d'appartenance à la communauté chrétienne[17]. Les chrétiens se signent pour les activités les plus banales du quotidien[16] et ce signe rituel est envisagé par les romains paganistes au rang des pratiques magiques[18]. A la même époque, Hippolyte de Rome évoque également le fait de se signer[19] et, dans la deuxième moitié du IVe siècle, Grégoire de Nysse et Jean Chrysostome évoquent explicitement le « signe de la croix »[20].

Statue d'Auguste déifié marquée de la croix chrétienne sur le front, Musée d'Ephèse à Selçuk

Après la période constantinienne, lorsque la croix devient le symbole répandu de la chrétienté, le geste continue à témoigner de la piété populaire[16] : Cyrille de Jérusalem rapporte que les chrétiens se signent en toute occasion, à tout moment de la journée du lever au coucher et Basile de Césarée revendique l'antiquité apostolique de la pratique[16]. À partir de cette époque, le signe de croix se généralise : son application sur aux blessures ou aux parties malades du corps est également bien attesté[16] et Jean Chrysostome recommande le signe de croix pour se prémunir de la colère ou des insultes dirigée contre un tiers[16]. On assiste alors à une christianisation des édifices et des représentations liées aux autres cultes par l'apposition de croix, ainsi qu'en atteste entre autres exemples la « christianisation » de l'effigie de l'empereur Auguste portant le signe de croix sur le front, le transformant en pénitent chrétien[21].

Jusqu'au VIIe siècle, le signe de croix resta en général un geste effectué sur le front avec le pouce le signe du tav. La façon de se signer a ensuite évolué au fil du temps et des schismes qui ont séparé les Églises chrétiennes, en un geste plus ample et intégrant d'autres symboliques[9].

À partir du VIIe siècle, les chrétiens en Orient (le monde byzantin) et en Occident (le monde latin) se signent avec trois doigts, exactement, comme se signent encore aujourd'hui les orthodoxes. À partir du XIIe siècle et du schisme entre chrétiens orthodoxes et catholiques, le catholicisme fait évoluer le signe de croix (on ne signe ne plus avec trois doigts mais avec la main). Les orthodoxes continuent de se signer avec trois doigts.

Dans le monde catholique, on trouve une tolérance à se signer de haut en bas puis de gauche à droite. Certains auteurs critiquent cette évolution, mais la hiérarchie de l'Église catholique ne la condamne pas. Mieux, petit à petit, la pratique de la signature de gauche à droite s'impose, et elle devient la norme.

Au tournant du XIIIe siècle, le pape Innocent III explique : « Le signe de la croix doit se faire avec trois doigts, parce qu'on le trace en invoquant la Trinité, dont le prophète dit : Il a soutenu sur trois doigts la masse de la terre[22]. Il est tracé de haut en bas, et est ensuite coupé de droite à gauche, parce que Jésus-Christ est descendu du ciel en terre et a passé des Juifs aux Gentils. Certains, cependant, font le signe de la croix de gauche à droite, parce que nous devons passer de la misère à la gloire, tout comme le Christ a passé de la mort à la vie, et du séjour des ténèbres au paradis… »

Toutefois, des prédicateurs du Moyen Age comme Bernardin de Sienne dans son Quaresimale de 1425 mettent les fidèles en garde contre la surenchère qui consisterait à multiplier indûment le signe de croix, pour ne pas réduire le geste une pratique superstitieuse[23].

Symbolique[modifier | modifier le code]

Le geste rituel est porteur de diverses dimensions symboliques, reproduisant par exemple la création du monde : le mouvement vertical, séparation de la lumière et les ténèbres, marque l’irruption du Divin dans l’histoire tandis que le mouvement horizontal, séparation des eaux et de la terre, symbolise la propagation de l’Esprit saint[23].

Particularités[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2010). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
Jean-Paul II trace le signe de la croix en bénissant un évêque.

Pour les chrétiens orientaux (orthodoxes et catholiques), le geste consiste à toucher successivement avec les trois doigts de la main droite (pouce, index, majeur), le front, la poitrine, l'épaule droite puis l'épaule gauche. Le front symbolise l'esprit, la poitrine le cœur, l'épaule droite l'action dans la justice, et l'épaule gauche la miséricorde qui tempère la justice. Les trois premiers doigts (pouce, index, majeur) réunis ensemble pour symboliser la Trinité (Un seul Dieu en trois personnes : Père, Fils et Esprit Saint), les deux autres doigts repliés contre la paume de la main, pour symboliser les deux natures (humaine et divine) du Christ[24],[25].

Pour les catholiques occidentaux (latins), le geste consiste à toucher successivement, du bout des doigts (indistinctement dépliés) de la main droite, le front, la poitrine (cœur), l'épaule gauche puis l'épaule droite. Les signes de croix de droite à gauche et de gauche à droite coexistaient en Occident au Moyen Age, avec divers sens symboliques, le second s'étant finalement imposé avec le temps. De la même façon, l'usage orthodoxe consistant à répartir les doigts en deux groupes (trinité, dualité) s'est perdu avec le temps, pour des raisons néanmoins plus obscures[26].

Le signe de croix se fait en prononçant les paroles suivantes : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen (ou Ainsi soit-il, jusqu'au concile Vatican II pour les catholiques[27]).» et marque l'adhésion à la foi et au mystère de la sainte Trinité, c'est-à-dire l'unité de trois personnes en un seul Dieu : Père, et Fils (= Jésus) et Saint-Esprit. Il rappelle en même temps la mort du Christ sur la croix, sa résurrection et la profession de foi trinitaire. Les catholiques le réitèrent souvent, et les orthodoxes encore plus souvent.

Chez les catholiques[modifier | modifier le code]

  • à l'entrée des églises, après avoir trempé le bout de l'index et du majeur dans l'eau bénite, qui rappelle, à titre symbolique, le lavement des Hébreux avant d'entrer dans la tente de l'Arche d'alliance,
  • dans le cadre de la liturgie, pour marquer certaines étapes ou pour accompagner une bénédiction qu'ils reçoivent,
  • pour ouvrir ou pour conclure une oraison comme la prière quotidienne en famille ou le bénédicité avant un repas,
  • dans les moments importants de la vie, par exemple en assistant à un décès,
  • il arrive que des personnes se trouvant en présence de manifestations présumées diaboliques fassent ce signe pour marquer leur fidélité à la lumière divine et rejeter l'esprit du mal.

Chez les orthodoxes[modifier | modifier le code]

  • devant et à l'entrée d'une église ou près d'une croix,
  • Trois fois de suite en l'honneur de la Trinité,
  • pendant la liturgie, notamment à l'évocation du nom de Dieu (Sainte Trinité),
  • pour ouvrir ou pour conclure une prière quotidienne en famille, avant de se coucher, en se réveillant ou avant un repas,
  • à n'importe quel moment, dès lors que le fidèle en ressent le besoin.

Églises issues de la Réforme[modifier | modifier le code]

Bien que le signe de croix soit antérieur au concile de Nicée, il fut rejeté par quelques-uns des Réformateurs comme étant une pratique catholique, et cela en dépit de la vision positive qu’en avait Martin Luther, de la prescription faite par le Livre de la prière commune et le Code de droit canonique anglican de 1604.. Les Églises issues de la Réforme l'utilisent donc avec parcimonie. Son usage est plus fréquent dans les courants luthériens ou anglicans (Haute Église), par exemple, après la Sainte Cène.

Luthéranisme[modifier | modifier le code]

Parmi les luthériens, la pratique du signe de croix a été majoritairement retenue. Par exemple, dans le Petit Catéchisme de Luther, il est recommandé avant les prières du matin et du soir. Le luthéranisme n’a jamais abandonné cette pratique et elle était encore très présente dans les cultes jusqu’au début du XIXe siècle. Après une période pendant laquelle il tomba en désuétude, le signe de croix a repris sa place dans les célébrations sous l’impulsion du mouvement de renouveau liturgique des années 50-60. Les rubriques dans les manuels contemporains de liturgie luthérienne comme l'Evangelical Lutheran Worship[28], le Lutheran Service Book[29], le Lutheran Book of Worship[30] et le Lutheran Worship[31] prescrivent le signe de croix à certains moments de la liturgie à l’instar de la pratique catholique romaine.

L’usage dévotionnel du signe de croix parmi les luthériens est manifeste au moment de la réception de la communion et au moment de l’absolution. Certaines paroisses ont même rétabli l’usage de l’eau bénite pour se signer à l’entrée des églises

Méthodisme[modifier | modifier le code]

Les Églises méthodistes épiscopales, telles que l’Église méthodiste unie, sont essentiellement liées, à ce sujet, à la position historique méfiante de la Réforme protestante[32]. Bien que le signe de croix soit moins fréquent dans une liturgie méthodiste que dans la messe catholique, les livres liturgiques en mentionnent l'utilisation. L’usage privé du signe de croix reste à la discrétion de chaque méthodiste, pour la prière personnelle par exemple, et a été encouragé par les évêques de l’Église méthodiste unie. Quelques Églises méthodistes aujourd’hui usent du signe de croix avant et après la participation à la communion et quelques pasteurs se signent à la fin de leur prédication. Cela est en partie lié à la réintroduction de la liturgie du Mercredi des Cendres avec l'imposition des cendres par un signe de croix[33]. En France, seule la Mission méthodiste épiscopale de France, de tradition anglicane « Haute Église », conserve les usages traditionnels du signe de croix.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans la langue française le verbe pronominal ‘se signer’ ne s’emploie que pour ce geste particulier.
  2. « The cross is everywhere : in pre-vedic civilization ; in the Elamite world and Mesopotamian iconography, in the vast area of Aryan migrations and the cultures to which they gave birth, in China, in pre-Colombian and American Indian civilizations, among nonliterate people who are our contemporaries » , Julien Ries, « Cross » dans Mircea Eliade, The Encyclopedia of Religion , t. 4, 1987, col.155-65
  3. Michael Gough, dans Marcel Brion (dir.) La Grèce et Rome, éd. Imprimerie des arts et manufactures, 1974, p.364
  4. Personnage généralement féminin représenté en prière
  5. « Porteur d'un bélier »
  6. a et b Simon Claude Mimouni et Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, éd. P.U.F., 2007, p. 454
  7. Michael Gough, dans Marcel Brion (dir.), La Grèce et Rome, éd. Imprimerie des arts et manufactures, 1974, p. 371
  8. a, b et c Philipp A. Cunningham, « Cross/crucifix » dans Edward Kessler et Neil Wenborn (dirs), A Dictionary of Jewish-Christian Relations, éd. Cambridge University Press, 2005, p.113-114
  9. a et b Nicolas Molinier, À propos de l'histoire du signe de croix, article reproduit sur le site orthodoxie.com, juin 2007
  10. a et b (en)Nancy R. Bowen, Abingdon Old Testament Commentaries : Ezekiel, éd. Abingdon Press, 2011, p.50
  11. a, b, c, d et e Pierre Erny, Le signe de la croix : Histoire, ethnologie et symbolique d'un geste « total », éd. L'Harmattan, 2007, p. 54-56
  12. Apocalypse, I, 4
  13. voir aussi (en) Maurice Dilasser, article « The Sign of the Cross » dans The Symbols of the Church, éd. Liturgical Press, 1999, p. 21
  14. voir notamment pour cette forme le manuscrit 4Q1186 de Qumran, daté entre 30 av. J.-C. et 20 après ; cf. David W. Chapman, Ancient Jewish and Christian Perceptions of Crucifixion, éd. Mohr Siebeck, 2008, p.180 et, pour la datation, Mladen Popović, « 4Q186. 4QZodiacal Physiognomy. A Full Edition », dans G.J. Brooke et J. Høgenhaven (éds.), The Mermaid and the Partridge : Essays from the Copenhagen Conference on Revising Texts from Cave Four éd. Brill, 2011, p.230 ; voir aussi à ce sujet Mireille Hadas-Lebel, Histoire de la langue hébraïque, Presses Orientalistes de France, 1986, p. 25-31
  15. Jean Daniélou, Les symboles chrétiens primitifs, Seuil,‎ 1996, p. 147
  16. a, b, c, d, e, f et g Andrew Cain, Jerome's Epitaph on Paula : A Commentary on the Epitaphium Sanctae Paulae with an Introduction, Text, and Translation, éd; Oxford University Press, 2013, p.395
  17. Tertullien écrit : « À chaque pas, à chaque mouvement, en rentrant et en sortant, en revêtant nos vêtements ou en mettant nos chaussures, au bain, à table, quand on allume les lampes, en nous couchant, en nous asseyant, à toute occupation, nous marquons nos fronts du signe de la croix ». De corona mil., c. III.
  18. Paul Hartog, « Greco-roman Understanding of Christianity », dans D. Jeffrey Bingham (éd.), The Routledge Companion to Early Christian Thought, p.60
  19. Hippolyte de Rome recommande : « Si tu es tenté, signe-toi le front avec piété, car c’est là le signe de la Passion, connu et éprouvé contre le diable, pourvu que tu le fasses avec foi, non pour être vu des hommes, mais en le présentant avec habileté comme un bouclier » (Tradition apostolique, S.C. 11 bis, Cerf, 1968, p. 135)
  20. Grégoire de Nysse décrit Grégoire le Thaumaturge qui, pénétrant dans un temple païen, « purifie l’air souillé de miasmes par le signe de la croix » (Vie de Grégoire le Thaumaturge, P.G., XLVI, 916 A). Jean Chrysostome observe : « Ce signe de la croix, qu’autrefois tout le monde avait en horreur, est maintenant si avidement recherché par tous qu’on le retrouve partout : chez les gouvernants et chez leurs sujets, chez les hommes et chez les femmes, chez les personnes mariées et celles qui ne le sont pas, chez les esclaves et chez les hommes libres. Tous le tracent sans cesse sur la plus noble partie de la face humaine et le portent chaque jour gravé pour ainsi dire sur leurs fronts comme sur un pilier. Le voici à la sainte table, à l’ordination des prêtres, il resplendit avec le corps du Christ à la Cène mystique » (Quod Christus sit Deus, P. G., t. XLVIII, col. 826).
  21. Steven Fine, Art, History and the Historiography of Judaism in Roman Antiquity, éd. Brill, p.198
  22. Is 40, 13.
  23. a et b Andrea Martignoni, « Pierre Erny, Le Signe de la croix. Histoire, ethnologie et symbolique d’un geste « total » », Cahiers de recherches médiévales et humanistes, 2007
  24. L’Exaltation de la croix
  25. Le Signe de Croix Orthodoxe
  26. Pierre Erny, Le signe de la croix,‎ 2007, 180 p. (ISBN 978-2-296-02430-4, lire en ligne)
  27. Encyclopédie Larousse
  28. Minneapolis:Augsburg Fortress, 2006
  29. St. Louis: Concordia, 2006
  30. Minneapolis: Augsburg Fortress, 1978
  31. St. Louis: Concordia, 1982
  32. « Can United Methodists use the sign of the cross? », United Methodist Church (consulté le 2007-06-16)
  33. « What is the significance of ashes being placed on the forehead on Ash Wednesday? » (consulté le 2007-06-16)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Erny, Le signe de la croix : Histoire, ethnologie et symbolique d'un geste « total », éd. L'Harmattan, 2007, recension en ligne

Annexes[modifier | modifier le code]