Pletzl

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Pletzl
Situation
Arrondissement 4e
Quartier Pletzl

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Pletzl

48° 51′ 25″ N 2° 21′ 35″ E / 48.857011, 2.359664

Situé dans le 4e arrondissement de Paris, le Pletzl, (פלעצל, prononcer Pletzel, petite place en yiddish, la « place Saint-Paul » ou « place des Juifs », par opposition à la grande place, celle des Vosges) est le quartier juif le plus célèbre de Paris, datant du XIIIe siècle. Il a connu un renouveau important à la fin du XIXe et dans la première moitié du XXe siècle (jusqu'à la Seconde Guerre mondiale), où il accueillit des dizaines de milliers de juifs ashkénazes yiddishophones d'Europe de l'Est fuyant les persécutions et les pogroms. Il comptait alors de nombreux magasins, commerces alimentaires, librairies et restaurants typiques, et toute une animation le faisant ressembler à un petit Shtetl situé en plein Paris.

Un quartier typique[modifier | modifier le code]

À certaines occasions, aujourd'hui encore, des marchands montent leurs étals directement dans la rue. C'est le cas, par exemple, avant la fête de Souccot, où on trouve des marchands proposant les Quatre espèces. De même, on trouve encore quelques marchands de journaux installés sur le trottoir. On y croise régulièrement des membres du mouvement Loubavitch, reconnaissables à leurs chapeaux borsalino, qui proposent de « mettre les téfilines » à ceux qui ne l'ont pas encore fait. On y croise enfin un mendiant illustre, le fameux « Shnorrer de la rue des Rosiers ».

Le jeudi et le vendredi matin, dans les boulangeries-pâtisseries du quartier, on peut acheter des 'Hallot (חלות), les brioches tressées servie au moment du sabbat. Le vendredi soir et le samedi, ainsi que les jours de fêtes juives, tout est fermé. En revanche, le dimanche est un jour ouvré ordinaire (d'autant plus fréquenté que le quartier est maintenant piétonnier le dimanche).

Ce site est desservi par les stations de métro Saint-Paul et Hôtel de Ville.

Les rues du Pletzl[modifier | modifier le code]

Ce quartier s'étendait à l'origine des deux côtés de la place Saint-Paul, mais il s'est rétréci progressivement depuis la guerre et aujourd'hui, les derniers vestiges qui en subsistent encore se trouvent dans les rues suivantes.

  • la rue des Rosiers. Au no 4, un ancien hammam, Synagogue Loubavitch Machzikéi Adath au numéro 17, Synagogue Adath Yechouroun au no 25, sur la façade de l'École israélite du Travail au 4 bis figure une plaque en mémoire des élèves de cette école qui ont été déportés.
  • la rue Ferdinand-Duval. C'est l'ancienne rue des Juifs, rebaptisée en 1900 après l’affaire Dreyfus, du nom d'un préfet de Paris. À l’angle de la rue Ferdinand-Duval et de la rue des Rosiers, sur le trottoir, une borne a été apposée, appelant l'histoire du quartier.

« Histoire de Paris — Le Pletzl — Fuyant les persécutions, les Juifs ashkénazes commencent d'affluer en France à partir de 1881. Ils se logent à Paris auprès de leurs coreligionnaires établis surtout dans le Marais. En 1900, environ 6 000 personnes sont arrivées de Roumanie, Russie et Autriche-Hongrie, 13 000 autres jusqu'en 1914. Installés en nombre dans les rues des Écouffes, Ferdinand-Duval (nommée rue des Juifs jusqu'en 1900) et des Rosiers, ils y constituent le pletzl, la « petite place » en yiddish, et créent l'École israélite du travail au 4 bis de la rue des Rosiers. La vie de cette communauté a été évoquée dans Les Eaux mêlées de Roger Ikor. Plus de la moitié d'entre eux ont péri dans les camps de concentration nazis. »

  • la rue des Écouffes. Le nom de cette rue provient d'une enseigne représentant un milan, appelé alors escoufle. Dans cette rue se trouve l'Oratoire et centre d'enseignement de la Thora de Dieu.

Dans les environs[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par la station de métro Oberkampf.

Ce site est desservi par la station de métro Rambuteau.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nancy L. Green, The Pletzl of Paris. Jewish Immigrant Workers in the Belle Epoque, Holmes & Meier, New York et Londres, 1986 (ISBN 0-8419-0449-9).
  • Jean-Pierre Azéma (dir.), Vivre et survivre dans le Marais - Ed. Le Manuscrit (2005) - (ISBN 2748151321 et 9782748151329)
  • Dominique Jarrassé, Guide du patrimoine juif parisien - Ed. Parigramme (2003)
  • (fr) Alain Vincenot, Les Larmes de la rue des Rosiers, Syrtes,‎ 2010, 281 p. (ISBN 2845451547 et 9782845451544)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.paris.fr/portail/viewmultimediadocument?multimediadocument-id=29938 Inauguration du Jardin Anne-Frank, dossier de presse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]