Lise Payette

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Lise Payette

Nom de naissance Lise Ouimet
Naissance (82 ans)
Montréal (Drapeau : Québec Québec)
Nationalité Canadienne
Profession Animatrice de télévision, politicienne, écrivaine
Famille

Lise Payette O.Q., (née à Montréal, le ) est une femme politique, féministe, écrivaine, animatrice de télévision et animatrice de radio québécoise.

Elle est élue députée du Parti québécois dans la circonscription électorale provinciale de Laurier-Dorion en 1976. Elle est Ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières dans le Gouvernement René Lévesque du 26 novembre 1976 au 21 septembre 1979, Ministre d'État à la Condition féminine du 21 septembre 1979 au 30 avril 1981 et enfin Ministre d'État au Développement social du 6 novembre 1980 au 30 avril 1981 et quitte ensuite la vie politique[1].

Le fonds d'archives de Lise Payette est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née Lise Ouimet, elle est la fille de Fernand Ouimet et de Cécile Chartier. Elle épouse le journaliste et animateur André Payette en 1951, avec qui elle aura trois enfants : Daniel, avocat, Dominique, journaliste et Sylvie, scénariste. Le couple divorce en 1972. Elle a entretenu une longue relation avec Laurent Bourguignon, décédé en 2002.

Scolarisée à Montréal, elle entreprend une carrière à la radio à Rouyn-Noranda, Trois-Rivières, Québec et Montréal. Elle devient aussi relationniste pour le syndicat des Métallurgistes unis d'Amérique. Séjournant à Paris de 1958 à 1964, elle collabore à plusieurs journaux et revues, dont Châtelaine, le Nouveau Journal et le Petit Journal et elle anime l'émission "Interdit aux hommes", avec Martine De Barsy. Elle y effectue de nombreuses entrevues avec des personnalités européennes. Elle se lie d'amitié avec d'autres féministes québécoises, comme Pauline Julien et Lise Gauvin, et étrangères, comme Mélina Mercouri.

De retour à Montréal, elle anime l'émission Place aux femmes à la radio de Radio-Canada de 1965 à 1972. De 1972 à 1975, elle coanime l'émission télévisée Appelez-moi Lise en compagnie de Jacques Fauteux. L'émission lui apporte la célébrité et fait d'elle la porte-parole du mouvement féministe québécois.

De 1967 à 1975, le jour de la Saint-Valentin, elle couronne en ondes le plus bel homme du Canada, accordant alors ce mérite à des hommes comme Jacques Bouchard, Jacques Boulanger, Jean-Guy Cardinal, Bernard Derome, Léo Ilial et Pierre Lalonde. Elle préside l'organisation de la Fête nationale du Québec, sur le Mont Royal, en juin 1975. Elle adhère au mouvement souverainiste québécois et offre ses services à René Lévesque,chef du (réf:2.1) Parti québécois.

Ministre[modifier | modifier le code]

D'abord élue en 1976 dans la circonscription de Dorion, elle est ministre à la condition féminine, à la consommation, aux coopératives et institutions financières, puis au développement social sous le gouvernement de René Lévesque. Lise Payette est la première femme à s'appeler «la» ministre au lieu de «le» ministre, lançant dès lors la féminisation des titres. On lui doit la réforme du droit de la famille et celle de l'assurance automobile (création de la SAAQ). Cette dernière réforme a d'ailleurs porté son nom dans le langage populaire[3],[4].

On doit aussi à Lise Payette l'apparition de la devise « Je me souviens » sur les plaques d'immatriculation.

Pendant la campagne du référendum québécois de 1980, elle fait une déclaration controversée sur les femmes qui appuient le fédéralisme canadien, attitude qui, selon elle, est sans vergogne. Le prénom Yvette fait allusion à un livre scolaire discriminatoire et, indirectement, aux allégeances politiques de Madeleine Guay, l'épouse du chef fédéraliste Claude Ryan. Cet événement est appelé l'affaire des Yvettes. La presse québécoise réagit mal à ces propos et cette déclaration est sévèrement critiquée par les journalistes féministes Lise Bissonnette et Lysiane Gagnon. Bientôt, une « assemblée des Yvettes » est organisée au Forum de Montréal pour appuyer le camp du NON, qui remporte la victoire sur la question de la souveraineté-association.

Lise Payette est aux côtés du premier ministre Lévesque lors de son célèbre discours, « À la prochaine fois », de 1980, qui préparait le terrain pour le référendum québécois de 1995. Le site indépendantiste Vigile.net conserve certains de ses essais militants sur les besoins de réforme du Parti québécois.

Auteure de téléromans à succès[modifier | modifier le code]

Elle ne se représente pas à l'élection québécoise de 1981, et entreprend une carrière prolifique d'auteure pour la télévision avec une succession de téléromans à succès comme La Bonne Aventure, Des dames de cœur, Un signe de feu et Les Machos. Elle signe le premier feuilleton quotidien, Marilyn.

Elle fonde ensuite la société de production télévisuelle Point de mire, avec qui elle concevra d'abord la série documentaire "Les quatre chevaliers de l'apocalypse" puis "Femmes", puis d'autres séries de fiction, à titre de productrice ou d'auteure.

Elle a rédigé une chronique dans le Journal de Montréal du à 2007, puis dans le journal Le Devoir depuis le .

En 2007, elle écrit une chanson pour Céline Dion intitulée « Je cherche l'ombre » qui se retrouve sur l'album D'Elles de la chanteuse québécoise. En juin 2009, elle a reçu un doctorat honoris causa de la Faculté des sciences humaines de l'Université du Québec à Montréal[5].

Scénarios pour la télévision[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Assemblée nationale du Québec
  2. Fonds Lise Payette (P693) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  3. « Vingt ans déjà! La réforme de l'assurance automobile », sur Barreau du Québec,‎ 1 février 1998 (consulté le 22 janvier 2013)
  4. « Tout le monde en parlait », sur Radio-Canada.ca,‎ juillet 2008 (consulté le 22 janvier 2013)
  5. « L'UQAM décerne cinq doctorats honoris causa dans le cadre des cérémonies de collations des grades », sur UQAM,‎ 15 juin 2009 (consulté le 19 novembre 2010)
  • 2.1 Documentaire audio-visuel:Lise Payette:Un peu plus haut,un peu plus loin ou Le parcours d'une Combattante de Jean-Claude Lord diffusé à Télé-Québec le 12-01-14

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Précédée par Lise Payette Suivie par
Alfred Bossé
Libéral
Députée de Dorion
Parti québécois
Assemblée nationale du Québec
1976-1981
Huguette Lachapelle
Parti québécois