Georges Delerue
Georges Delerue
| Naissance | 12 mars 1925 Roubaix (France) |
|---|---|
| Décès | 20 mars 1992 (à 67 ans) Los Angeles (États-Unis) |
| Activité principale | Compositeur pour le cinéma notamment |
| Années d'activité | 1947-1992 |
| Distinctions honorifiques | Oscar de la meilleure musique originale (en 1980) César de la meilleure musique (1979, 1980 et 1981) |
Œuvres principales
Georges Delerue, né le 12 mars 1925 à Roubaix (Nord) et mort le 20 mars 1992 à Los Angeles (Californie), est un compositeur et directeur musical des films. Il fut l'auteur de la musique de plus de 300 films.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Au Conservatoire de Paris il poursuit ses études sous la direction de Darius Milhaud et de Jean Rivier. Il commence à composer à partir de 1947 : son premier quatuor à cordes en 1948, un Concertino pour trompette et orchestre à cordes en 1951, sa Symphonie concertante en 1955…
En 1949, il obtient le Premier Prix de Composition ainsi que le Premier Second Grand Prix de Rome. En 1952, il est nommé compositeur et chef d'orchestre à la Radiodiffusion française. En 1957, il crée à l'Opéra de Nancy, en collaboration avec Jésus Etcheverry (direction musicale) et Marcel Lamy (mise en scène), un opéra sur une pièce de Boris Vian d'après les Chevaliers de la Table ronde, Le Chevalier de neige.
Sur les conseils de Darius Milhaud, il commence à composer pour le théâtre, pour Jean Vilar, puis pour le cinéma, avec Hiroshima mon amour en 1959.
Il a travaillé pour les plus grands metteurs en scène français, en particulier ceux de « la nouvelle Vague » (Le Mépris de Godard, les films de Pierre Kast) et surtout pour François Truffaut, (Jules et Jim, Les Deux Anglaises et le Continent, La Nuit américaine, Le Dernier Métro, etc.).
Il réalise aussi la musique de succès populaires du cinéma français, comme les films de Philippe de Broca (Cartouche, L'Homme de Rio, …), de Gérard Oury (Le Corniaud, Le Cerveau) ou d'Édouard Molinaro.
Il compose aussi pour la télévision et la radio (Jacquou le croquant, Les Rois maudits de 1972, l'indicatif de Radioscopie de Jacques Chancel).
Dans les années 1970, il rencontre la faveur de nouveaux réalisateurs comme Claude Miller, Yannick Bellon, ou Alain Corneau. En 1972, il commence à travailler à Hollywood. Il y a composé entre autres la musique de Platoon d'Oliver Stone (1986). Martin Scorsese lui rend hommage en reprenant sa musique pour Le Mépris dans son film Casino. Catherine Corsini reprend aussi ses musiques dans son film Partir (2009).
En 1981, il compose la musique du spectacle de nuit La Cinéscenie du Puy du Fou, auquel ont prêté leurs voix Alain Delon, Jean Piat, Suzanne Flon, Robert Hossein ou encore Philippe Noiret.
Georges Delerue décède d'une attaque cardiaque à l'âge de 67 ans. Il est enterré au Forest Lawn Memorial Park Cemetery Glendale, Californie.
[modifier] Compositions
[modifier] Musiques de films
Cette liste est non exhaustive, Georges Delerue a composé des musiques pour 348 films[1] .
- Cinéma
- 1952 : Un chapeau de paille d'Italie de René Clair[2]
- 1952 : Les Deux Timides de René Clair[3]
- 1957 : Amour de poche de Pierre Kast
- 1957 : Les Surmenés de Jacques Doniol-Valcroze
- 1958 : La Première Nuit de Georges Franju
- 1959 : Hiroshima mon amour d'Alain Resnais
- 1959 : Marche ou crève de Georges Lautner
- 1960 : Le Bel Âge de Pierre Kast
- 1960 : Une fille pour l'été de Edouard Molinaro
- 1960 : Tirez sur le pianiste de François Truffaut
- 1960 : Classe tous risques de Claude Sautet
- 1960 : La Française et l'Amour (La Femme seule)
- 1960 : L'amour existe de Maurice Pialat
- 1960 : La Mort de Belle d'Édouard Molinaro
- 1960 : Arrêtez les tambours de Georges Lautner
- 1961 : Une aussi longue absence de Henri Colpi
- 1961 : Par-dessus le mur de Jean-Paul Le Chanois
- 1962 : Antoine et Colette de François Truffaut
- 1962 : Jules et Jim de François Truffaut
- 1962 : Cartouche de Philippe de Broca
- 1962 : Le crime ne paie pas de Gérard Oury
- 1962 : Le Prince de ligne de Jacques Kupissonoff
- 1962 : Week-end en mer de François Reichenbach
- 1962 : Un cœur gros comme ça de François Reichenbach
- 1963 : L'Aîné des Ferchaux de Jean-Pierre Melville
- 1963 : L'Honorable Stanislas, agent secret de Jean-Charles Dudrumet
- 1963 : Chair de poule de Julien Duvivier
- 1963 : Cent mille dollars au soleil d'Henri Verneuil
- 1963 : Le Mépris de Jean-Luc Godard
- 1964 : Le Mangeur de citrouilles (The Pumpkin Eater) de Jack Clayton
- 1964 : L'Homme de Rio de Philippe de Broca
- 1964 : La Peau douce de François Truffaut
- 1964 : L'Âge ingrat de Gilles Grangier
- 1964 : Mata Hari de Jean-Louis Richard
- 1964 : Un monsieur de compagnie de Philippe de Broca
- 1964 : Des pissenlits par la racine de Georges Lautner
- 1965 : Le Corniaud de Gérard Oury
- 1965 : Viva Maria ! de Louis Malle
- 1965 : Le Dimanche de la vie de Jean Herman
- 1966 : Le Roi de cœur de Philippe de Broca
- 1966 : Un homme pour l'éternité de Fred Zinnemann
- 1967 : La Petite Vertu de Serge Korber
- 1967 : Mona, l'étoile sans nom d'Henri Colpi
- 1968 : Les Cracks d'Alex Joffé
- 1969 : Le Cerveau de Gérard Oury
- 1969 : Le Diable par la queue de Philippe de Broca
- 1969 : Hibernatus d'Édouard Molinaro
- 1969 : Promenade avec l'amour et la mort de John Huston
- 1969 : Anne des mille jours (Anne of a Thousand Days) de Charles Jarrott
- 1971 : Mira de Fons Rademakers
- 1971 : Les Deux Anglaises et le Continent de François Truffaut
- 1971 : Les Aveux les plus doux d'Édouard Molinaro
- 1971 : Le Conformiste d'Bernardo Bertolucci
- 1971 : OSS 117 tue le taon de André Leroux
- 1972 : Une belle fille comme moi de François Truffaut
- 1973 : La Nuit américaine de François Truffaut
- 1974 : La Gifle de Claude Pinoteau
- 1974 : L'important c'est d'aimer d'Andrzej Żuławski
- 1975 : L'Incorrigible de Philippe de Broca
- 1976 : Le Grand Escogriffe de Claude Pinoteau
- 1976 : Police Python 357 d'Alain Corneau
- 1976 : Comme un boomerang de José Giovanni
- 1976 : Jamais plus toujours de Yannick Bellon
- 1977 : Julia de Fred Zinnemann
- 1977 : Le Point de mire de Jean-Claude Tramont
- 1978 : Tendre Poulet de Philippe de Broca
- 1978 : Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier
- 1978 : Va voir maman, papa travaille de François Leterrier
- 1979 : Le Cavaleur de Philippe de Broca
- 1979 : I love you, je t'aime de George Roy Hill
- 1979 : L'Amour en fuite de François Truffaut
- 1980 : Le Dernier Métro de François Truffaut
- 1981 : La Femme d'à côté de François Truffaut
- 1981 : Garde à vue de Claude Miller
- 1981 : Riches et Célèbres de George Cukor
- 1981 : Sanglantes confessions d'Ulu Grosbard
- 1981 : Documenteur d'Agnès Varda
- 1982 : Josepha de Christopher Frank
- 1982 : La Passante du Sans-Souci de Jacques Rouffio
- 1983 : Vivement dimanche ! de François Truffaut
- 1983 : L'Été meurtrier de Jean Becker
- 1983 : Le Retour de l'étalon noir de Robert Dalva
- 1984 : Le Bon Plaisir de Francis Girod
- 1986 : L'Épée de Gédéon de Michael Anderson
- 1986 : Salvador d'Oliver Stone
- 1986 : Platoon d'Oliver Stone
- 1988 : Jumeaux d'Ivan Reitman
- 1989 : Son alibi de Bruce Beresford
- 1989 : Casanova d'Alexandre Volkoff[4]
- 1989 : La Révolution française de Robert Enrico et Richard T. Heffron
- 1991 : La Reine blanche de Jean-Loup Hubert
- 1992 : Diên Biên Phu de Pierre Schoendoerffer
- 1995 : Casino de Martin Scorsese[5]
- Télévision
- 1962 : Le Cid (tragi-comédie de Pierre Corneille), téléfilm de Roger Iglésis
- 1968 : Thibaud ou les Croisades de France Bennys et Henri Colpi
- 1969 : Fortune de Louis Falavigna et Bernard Dabry
- 1969 : Jacquou le Croquant de Stellio Lorenzi
- 1970 : Heureux qui comme Ulysse d'Henri Colpi
- 1970 : Mauregard de Claude de Givray
- 1972 : Les Rois maudits de Claude Barma
- 1974 : Paul et Virginie de Pierre Gaspard-Huit (feuilleton télévisé)
- 1975 : Les Compagnons d'Eleusis de Claude Grinberg
- 1977 : Le Chandelier (téléfilm) de Claude Santelli
- 1980 : Les Chevaux du soleil de François Villiers
[modifier] Musiques de documentaires
- 1987 : Tours du monde, tours du ciel de Robert Pansard-Besson (documentaire d'astrophysique et de cosmologie)
[modifier] Récompenses et nominations
[modifier] César du cinéma
- Césars 1977 : double nomination au César de la meilleure musique originale pour Le Grand Escogriffe et Police Python 357
- Césars 1979 : César de la meilleure musique pour le film Préparez vos mouchoirs
- Césars 1980 : César de la meilleure musique pour le film L'Amour en fuite
- Césars 1981 : César de la meilleure musique pour le film Le Dernier Métro
- Césars 1983 : nomination au César de la meilleure musique originale pour La Passante du Sans-Souci
- Césars 1984 : nomination au César de la meilleure musique originale pour L'Été meurtrier
- Césars 1993 : nomination au César de la meilleure musique originale pour Diên Biên Phu
[modifier] Oscar du cinéma
- Oscars 1970 : nomination à l'Oscar de la Meilleure partition pour un film dramatique ou une comédie pour Anne des mille jours
- Oscars 1974 : nomination à l'Oscar de la Meilleure partition originale pour Le Jour du dauphin
- Oscars 1978 : nomination à l'Oscar de la Meilleure partition originale pour Julia
- Oscars 1980 : Oscar de la Meilleure partition originale pour le film I love you, je t'aime
- Oscars 1986 : nomination à l'Oscar de la Meilleure partition originale pour Agnes of God
[modifier] Golden Globes
- 1969 : nomination au Golden Globe de la meilleure musique de film Anne des mille jours
- 1973 : nomination au Golden Globe de la meilleure musique de film Le Jour du dauphin
- 1979 : nomination au Golden Globe de la meilleure musique de film A Little Romance
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Vincent Perrot, Georges Delerue de Roubaix à Hollywood, Éditions Carnot, Collection Cinéma, 2004
[modifier] Notes et références
- [1] Filmographie sur ciné ressources
- réédition en 1952 du film Un chapeau de paille d'Italie sorti en 1928
- réédition en 1952 du film Les Deux Timides sorti en 1928
- réédition en 1989 du film Casanova sorti en 1927
- reprise seulement de la bande son "Theme de Camille" ou "Camille" du film Le Mepris pour hommage posthume.
[modifier] Liens externes
- Site officiel Georges Delerue
- Georges Delerue sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
- Biographie de Georges Delerue
- Georges Delerue par Stephane Lerouge Analyse de l'œuvre dans Boulevard du Classic
