Bénédiction sacerdotale

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La bénédiction sacerdotale, au Mur occidental, à Hoshanna Rabba, entre 1979 et 1983

La Bénédiction sacerdotale (hébreu: ברכת כהנים, Birkat Cohanim, la bénédiction des prêtres), est la bénédiction que les cohanim adressent au reste des juifs présents dans l'assemblée lors de la prière de Moussaf (ou même à d'autres prières durant des jours spéciaux comme shabbat, kippour et autres jours de jeûnes), ainsi qu'il leur est ordonné dans le Livre des Nombres, chapitre 6, verset 22-27. Cette bénédiction est récitée, mot à mot, pendant la répétition de la Amidah par le Hazzan et après par le ou les cohanim qui sont montés sur l'estrade sur laquelle est posée l'arche sainte, alors qu'ils sont recouverts de leur talit et qu'ils ont enlevé leurs chaussures.

Depuis 1970, cette bénédiction est récitée solennellement sur l'esplanade du Kotel en présence d'une foule nombreuse deux fois par an, le deuxième jour de Hol hamoëd des fêtes de Pessa'h et de Souccot. Elle est décalée si ce jour tombe un Chabbat : par exemple à Souccot 2011, elle s'est déroulée le dimanche 16 octobre, soit le troisième jour de Hol hamoëd. Plus de 70 000 personnes se sont réunies pour cet événement[1]. Elle était tout particulièrement dédiée au retour sain et sauf de Gilad Shalit.

Cette bénédiction est l'une des particularités qui distinguent les cohanim du reste du peuple juif depuis la destruction du Temple. Citons également le rachat du premier né, le privilège d'être le premier appelé à la Torah lors de la lecture publique à la synagogue, certaines interdictions concernant les femmes avec lesquelles ils peuvent se marier, ou encore l'interdiction d'entrer dans un cimetière. Les Cohen continuent de porter le nom de famille « Cohen » ou des variantes, comme par exemple Kahn, Cahn...

Article détaillé : Cohen (judaïsme).

Texte[modifier | modifier le code]

Que Dieu te bénisse et qu'il te garde,

Que Dieu éclaire sa face vers toi et qu'il te prenne en grâce,

Que Dieu tourne sa face vers toi et qu'il te mette la paix

Nombres, 6, 24-26[2]

Autre(s) utilisation(s)[modifier | modifier le code]

En outre, les parents juifs ont l'habitude, tous les vendredis soirs, avant le premier repas du chabbat, de bénir leurs enfants par cette bénédiction, en rajoutant la phrase biblique « que Dieu te traite comme Éphraïm et comme Manassé » pour les garçons, tel que l'avait dit Jacob dans la Genèse, 48, 20, et pour les filles, « que Dieu te traite comme Sarah, Rebecca, Rachel et Léa ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4135743,00.html
  2. Texte hébreu sur Sefarim

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