Antoine de Padoue
| Saint Antoine de Padoue | |
Saint Antoine de Padoue avec l'enfant Jésus par le Guerchin, 1656, collection particulière. |
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| Docteur de l'Église | |
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| Naissance | vers 1195 Lisbonne |
| Décès | 13 juin 1231 (à 36 ans) Padoue |
| Nationalité | portugaise |
| Vénéré à | Basilique Saint-Antoine (Padoue) |
| Canonisation | 30 mai 1232 par Grégoire IX |
| Vénéré par | l'Église catholique romaine |
| Fête | 13 juin |
| Attributs | bure franciscaine, l'Enfant Jésus, une mule, un livre, des poissons, un cœur enflammé, un lys |
| Saint patron | du Portugal, des marins, des naufragés et des prisonniers, des pauvres, des animaux, des oppressés, des femmes enceintes, des affamés, des cavaliers, des natifs américains (amérindiens), le patron contre la stérilité. Il est traditionnellement invoqué pour retrouver des objets perdus ou des choses oubliées. |
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Fernando Martins de Bulhões connu comme saint Antoine de Padoue ou saint Antoine de Lisbonne, né en 1195 à Lisbonne et mort le 13 juin 1231 près de Padoue (Italie) est un prêtre franciscain, maître de doctrine spirituelle, prédicateur de renom et thaumaturge, qui fut canonisé en 1232, moins d’un an après sa mort, et déclaré docteur de l'Église en 1946. Liturgiquement, il est commémoré le 13 juin.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Fernando Martins de Bulhões est né vers 1195 à Lisbonne, dans une famille noble et militaire. Descendant de Charlemagne, il est apparenté à la famille de Godefroy de Bouillon, duc de Basse-Lotharingie, avoué du Saint Sépulcre, de qui sont issus les rois de Jérusalem, dont une branche s'est implantée au Portugal.
Entré jeune chez les ermites de Saint-Augustin, il y fait d'excellentes études à Saint-Vincent de Fora, puis au monastère de la Sainte-Croix de Coïmbre, important centre d'études et de vie religieuse, où il est ordonné prêtre.
En 1220, les dépouilles des franciscains morts martyrs au Maroc sont ramenées au Portugal. Le témoignage de ces vies le bouleverse et le conduit à demander son admission parmi les disciples de François d'Assise ; il y devient « frère Antoine ».
À sa demande, il part en mission au Maroc, mais doit être rapatrié en Europe dès 1221 à cause de problèmes de santé. Son bateau est dérivé par les vents sur la côte de Sicile, où il rencontre les franciscains de Messine. Il participe au côté de François d'Assise au Chapitre général du 30 mai 1221, et passe près d'un an au couvent de Montepaolo, pratiquement isolé du reste de la communauté.
En 1222, lors de l'ordination de plusieurs franciscains, il doit prendre la parole à la place d'un frère et montre un grand talent d'orateur et d'érudit. François d'Assise l'envoie alors prêcher en Italie et en France. Il prêche et enseigne la théologie à Bologne, puis va s'établir dans le sud de la France, à Toulouse, et Montpellier.
Antoine connaissait très bien la théologie, et ses prédications rencontrent un succès important, favorisant la conversion de nombreux cathares. Il fonde un monastère à Brive, où il réussit de nombreuses conversions. Tout comme Vincent Ferrier et Torquemada, il sera d'ailleurs surnommé le « marteau des hérétiques ». Sa connaissance remarquable des Saintes Ecritures lui font conférer le titre de « Trésor vivant de la Bible » par le pape Grégoire IX en personne, qui l'admire beaucoup.
En 1226, il est custode de Limoges et, en 1227, après la mort du fondateur de son ordre, François d'Assise, il est provincial d'Italie du Nord, tout en continuant ses prêches et ses controverses face aux albigeois. La tradition rapporte qu'en 1227, au moment de son retour de France, il aurait fait édifier un sanctuaire dédié à la Bienheureuse Vierge des Grâces dans la ville de Gemona del Friuli, située dans le Frioul (Italie). Gemona abritait à l'époque une importante communauté de patarins, secte considérée comme hérétique, et contre laquelle Antoine prêchait. Ce sanctuaire, qui existe toujours, sera le premier consacré à saint Antoine dans le monde.
En 1230, au chapitre, il renonce à sa charge de ministre provincial. Il est alors envoyé à Rome, où il devient l'un des conseillers du pape Grégoire IX, qui s'interroge sur la validité du Testament de François d'Assise.
En 1231, il est envoyé à Padoue (Vénétie), où il poursuit ses prêches durant le Carême. Il meurt d'hydropisie et d'épuisement le 13 juin suivant, à Arcelle, près de Padoue. Si son apostolat dura moins de dix ans, le rayonnement de ses paroles et de ses actes aura une portée internationale jusqu'à nos jours.
Canonisation et culte [modifier]
Antoine est canonisé dès le 30 mai 1232 par le pape Grégoire IX, en raison d'une quarantaine de guérisons. Les foules viennent nombreuses. Aujourd'hui encore, elles se pressent dans la basilique de Padoue, en Italie.
Le culte du saint se répand surtout aux XVe et XVIe siècles. Il devient le saint national du Portugal, dont les explorateurs le feront connaître au monde entier. Il est ainsi le patron des marins, des naufragés et des prisonniers (voir sa fiche pour le reste). Egalement vénéré en Italie, son culte (dulie) sera ensuite propagé en France par l'immigration italienne après la Première Guerre mondiale.
À partir du XVIIe siècle, il est également invoqué pour retrouver les objets perdus, puis pour recouvrer la santé et, enfin, pour exaucer un vœu. L'idée d'invoquer saint Antoine pour retrouver les objets perdus vient du fait qu'un voleur (qui deviendra un pieux novice) lui aurait dérobé ses commentaires sur les Psaumes et se serait ensuite senti obligé de les lui rendre.
Les récits le concernant contiennent de nombreux épisodes surnaturels, comme sa faculté de bilocation, celle de se faire entendre et comprendre des poissons, ou l'épisode selon lequel il aurait une nuit tenu l'Enfant Jésus dans ses bras.
François d'Assise lui a écrit une lettre lui autorisant l'« enseignement aux frères de la sainte théologie », sous certaines conditions.
Iconographie [modifier]
Les principaux attributs d'Antoine de Padoue sont la bure franciscaine, l'Enfant Jésus, une mule, un livre, des poissons, un cœur enflammé, un lys.
Au Moyen Âge, les représentations de saint Antoine de Padoue sont assez rares, mais elles deviennent très courantes à partir du XIVe siècle. La plupart des églises comptent aujourd'hui une statue de lui. Il est généralement représenté comme un homme chétif (alors qu'il était d'une forte corpulence), vêtu de la bure franciscaine nouée par une cordelière à trois nœuds, et tenant dans ses bras l'Enfant Jésus et en main un exemplaire de l'Evangile.
On le représente aussi souvent prêchant aux foules ou aux poissons, en discussion avec François d'Assise, guérissant des malades, remettant en place la jambe qu'un homme s'était coupée en signe de pénitence, faisant s'agenouiller une mule devant le Saint Sacrement pour convaincre un Juif qui doutait de la présence réelle de Dieu dans l'hostie, ou encore assistant à l'apparition de la Vierge Marie et de l'Enfant Jésus (assis ou debout sur un livre).
Cathédrales, basiliques, églises et chapelles [modifier]
- église Saint-Antoine de Padoue à Zgharta au Liban.
- Basilique Saint-Antoine de Padoue à Padoue en Italie.
- église et sanctuaire de pèlerinage Saint-Antoine de Padoue à Gemona del Friuli, région Frioul - Vénétie Julienne, en Italie.
- Basilique de Saint-Antoine de Padoue d'Istanbul en Turquie.
- Cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue de Molegbe en République Démocratique du Congo.
- Cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil au Québec, Canada.
- Église Saint-Antoine-de-Padoue de Paris en France.
- communauté de paroisse "Saint-Antoine des puits" de L'Hôpital et de Carling, Moselle, en France.
- église Saint-Antoine de Strasbourg-Cronenbourg, Bas-Rhin, en France.
- église Saint-Antoine de Laç en Albanie.
- église Saint-Antoine et paroisse Saint-Antoine-de Padoue de Marseille (7e arrondissement) en France.
- église Saint-Antoine de Le Chesnay en France.
- paroisse de Saint-Antoine de Padoue de Hanoukopé au Togo.
- communauté Salésienne et paroisse de Saint-Antoine de Padoue à Cotonou au Bénin.
- Cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue à Ziguinchor au Sénégal.
- chapelle de Saint-Antoine de l'école, collège, lycée Saint-Antoine de Phalsbourg, Moselle, en France.
- chapelle de Saint-Antoine de Padoue du couvent Saint-François des franciscains de Paris.
- chapelle de Saint-Antoine de Padoue d'Algrange, Moselle, en France.
- église de Saint-Antoine de Padoue, Vienne (21. Bezirk), en Autriche.
- église de Saint-Antoine de Padoue de Frechen-Habbelrath en Allemagne.
- église de pèlerinage de Saint-Antoine de Padoue, Egg près de Zurich, en Suisse.
- paroisse de Saint-Antoine de Padoue de Berne, diocèse de Bâle, en Suisse.
- paroisse de Saint-Antoine de Padoue de Lucerne, diocèse de Bâle, en Suisse
- paroisse de Saint-Antoine de Padoue de Moossou, diocèse de Grand-Bassam en Cote d'Ivoire[1]
- paroisse de Saint-Antoine de Padoue( communément appelé Padoue_(Québec) et très anciennement appelé Saint-Antoine-de-Padoue-de-Kempt ) de l'archidiocèse de Rimouski, dans la province de Québec au Canada.
- chapelle de Saint-Antoine de Padoue de Temploux en Belgique.
- chapelle de Saint-Antoine de Padoue, diocèse de Belley-Ars, Bourg-en-Bresse en France.
- chapelle de pèlerinage de Saint-Antoine de Padoue de Cuges-les-Pins en France.
- chapelle de Saint-Antoine de Padoue de Poincy en France.
- chapelle de pèlerinage de Saint-Antoine de Padoue du Col d'Osquich près de Mauléon en France.
- chapelle de Saint-Antoine de Padoue du Séminaire de Saint-Hyacinthe (actuel Collège Antoine-Girouard) d’Yamaska au Canada.
- chapelle de Saint-Antoine de Padoue d'Olsberg, commune de Breidenbach, Moselle, en France.
- chapelle de Saint-Antoine-de-Padoue à Abriès en France.
- chapelle de Saint-Antoine de Padoue de Saint-Hilaire-sous-Romilly, Pommereau en France.
- église de pèlerinage et sanctuaire de Saint-Antoine de Manhay en Belgique.
- chapelle de Saint-Antoine de Padoue de Vielle-Aure, Hautes-Pyrénées, en France.
- petite chapelle de Saint-Antoine de Padoue, située drève Marguerite à Waterloo en Belgique.
- chapelle de Saint-Antoine de Padoue de Saint-Symphorien-sur-Coise en France.
- chapelle de pèlerinage de Saint-Antoine de Padoue, Les Hauts Buttés à Monthermé, Ardennes, en France.
- couvent franciscain et église Saint-Antoine de Padoue de Pasarét en Hongrie.
- Grotte dédiée à Saint Antoine de padoue face à satan à Crupet ( Namur) Belgique.
- L’église Saint-Antoine de Padoue à Bouvy (Belgique)
- L'église Paroisse de Saint-Antoine à Etterbeek (1040 Bruxelles) Belgique
- L’église Saint Antoine à Bourtzwiller (Mulhouse) dans le Haut-Rhin, en France.
- L'église Saint-Antoine de Padoue, Val-des-Monts en Outaouais (Québec)
- Paroisse Saint-Antoine de Padoue, Pondichérry (Inde)
Références [modifier]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Site sur Antoine de Padoue et monde antonin
- Audience du Pape Benoît XVI du 10 février 2010 consacrée à Saint-Antoine de Padoue
Liens externes [modifier]
- La Basilica del Santo
- Rainald Fischer, « Antoine de Padoue » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 10 août 2001.