Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

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Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil est une comédie satirique réalisée par Jean Yanne et sortie en 1972.

Sommaire

Synopsis [modifier]

Christian Gerber (Jean Yanne), journaliste pour la radio parisienne Radio Plus, est en reportage en Amérique du Sud à la recherche d'un chef rebelle caché dans la jungle. Après négociations, il obtient une interview de ce dernier, mais voit son matériel confisqué par celui-ci. Alors qu'il se fait allègrement doubler par des reporters sans scrupules qui fournissent des reportages bidons, il revient à Paris bien décidé à se venger et à bousculer le train-train de sa radio, dont la ligne éditoriale a été axée sur Dieu et la religion, en accusant ses confrères en direct lors de l'édition de midi.

Ayant évité in extremis le licenciement, il est mis sur une voie de garage et nommé « superviseur des émissions artistiques ». Après avoir écrit des chansons humoristiques sur Jésus-Christ et tourné en dérision sa radio ainsi que son directeur Plantier (Jacques François), il est finalement licencié.

Pourtant, à la demande du président Louis-Marcel Thulle (Bernard Blier) qui vient de licencier Plantier, officiellement pour cause de mauvais programmes, mais en réalité parce qu'il est meilleur que lui dans le maniement d'un gadget de l'époque, Gerber est réintégré et obtient carte blanche sur la ligne éditoriale. Il en profite pour divulguer des vérités et oser toutes les provocations. Le succès est immédiat mais, pendant ce temps, la chancellerie, le patronat et les syndicats s'inquiètent de la tournure que prend la station Radio Plus, et le succès monte dangereusement à la tête des collaborateurs de Gerber.

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

Commentaires [modifier]

  • Ce film fut un succès public et a marqué son époque à sa sortie en France. Jean Yanne n'ayant trouvé aucun producteur, il créa avec Jean-Pierre Rassam sa propre société de production, Cinéquanon pour produire le film.
  • Le nombre de chansons et leur importance peuvent faire classer le film dans la catégorie des films musicaux. Il s'agit d'un penchant de Jean Yanne car on trouve beaucoup d'autres séquences musicales, souvent parodiques dans ses films (Carmeng dans Les Chinois à Paris). Deux titres sont interprétés, l'un en off (Jésus Java), l'autre en « prise directe » (Dans les bras de Jésus) par la comédienne et chanteuse Ginette Garcin. Le titre Jésus, Rends-moi Johnny est interprété (façon Sylvie Vartan, bien sûr) en « off » par la chanteuse Anne Germain, déjà doublure chantante de Catherine Deneuve dans Les Demoiselles de Rochefort et Peau d'Âne, mais ce n'est pas elle que l'on voit dans le film, et la comédienne blonde l'interprétant « face caméra » n'a malheureusement pas été identifiée à ce jour. Le film Moi y'en a vouloir des sous s'ouvre avec un hymne parodique aux CRS (qui essuient des tirs de pavés), les syndicalistes défilent en musique et la tentative d'invasion de « l'usine modèle » est prétexte à un « Square dance » entre CRS et gauchistes.
  • Le film fit scandale et propulsa Jean Yanne parmi les stars des années 1970.
  • Le spectacle Tilt for Jesus est une parodie directement inspirée de Jesus Christ Superstar.
  • Alors que son mari regarde à la télévision une émission religieuse, Millie Thullier (Marina Vlady) lit La Cause du peuple.
  • La tirade de Daniel Prévost sur « Mes chers amis » a été totalement improvisée par ce dernier.
  • Le film, visionnaire sur le devenir de la radio, repose largement sur la connaissance qu'avait de ce milieu le coscénariste Gérard Sire, par ailleurs producteur de multiples émissions pour RTL et Europe 1 avant de devenir animateur vedette de France Inter.

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