Prise d'otage

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Policiers durant un exercice de prise d'otage en 1999.

Une prise d'otage vise à retenir des personnes contre leur volonté afin, le plus souvent, de revendiquer quelque chose (la possibilité d'une évasion, des revendications politiques, etc.). Les premières prises d'otages furent menées dans les années 20 par l'Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne, pour financer leurs activités et attirer l'attention internationale[1].

Sommaire

[modifier] Tactiques des preneurs d'otage

Les preneurs d'otages peuvent avoir pour objectif de demander la libération de prisonniers amis ou alliés. La prise d'otage est souvent accompagnée de menace de mort si les revendications ne sont pas satisfaites, mais les otages sont parfois libérés sain et sauf même en cas de non-respect des revendications.


Dans les cas les plus graves, ce n'est pas la police qui intervient, mais l'armée.

En France, c'est le GIGN ou la Force d'intervention de la police nationale qui intervient tandis qu'aux États-Unis c'est le FBI ou le SWAT qui intervient dans la majorité des cas.

En Russie, c'est généralement le FSB qui intervient.

En France, comme dans la plupart des pays développés, les prises d'otages sont résolues par des négociateurs dans plus de 80 % des cas. Dans ce pays, chaque unité d'intervention dispose d'un négociateur qui lui est propre. La force n'est utilisée qu'en dernier recours, après échec des négociations ou lorsque le négociateur estime que la situation présente un risque inacceptable pour les otages.

[modifier] L’aspect psychologique

Dans une prise d'otage il y a deux configurations possibles pour les otages

  • La première qui est la plus étrange, c'est que les otages acceptent la cause du preneur d'otage : c'est le Syndrome de Stockholm
  • La deuxième c'est que les otages sont traumatisés (quand leur âge leur permet de comprendre la situation) à vie et marqués à jamais dans leur esprit. Il y a aussi une modification du système de valeur et de croyance de la personne. Par exemple, des gens qui avaient la foi vont la voir ébranlée[2]. Des pathologies peuvent se déclencher juste après la libération comme par exemple la dépression, stress permanent.

[modifier] Notes et références

  1. Henry Laurens, « Le terrorisme, personnage historique », in Terrorismes : Histoire et droit, dir. Henry Laurens et Mireille Delmas-Marty, CNRS éditions, 2010, p. 25
  2. http://lci.tf1.fr/france/societe/2011-06/comment-se-remet-on-d-une-prise-d-otage-6559039.html

[modifier] Prises d'otage(s) «célèbres»

Cette liste n'est pas exhaustive :

[modifier] Dans la culture populaire

[modifier] Films

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • Laurence Dreyfus et Béatrice Casanova, Chroniques d'une prise d'otages, Flammarion, 1997, 161 p. (ISBN 2-08-067340-8)
  • Gérard A. Jaeger, Prises d'otages : de l'enlèvement des Sabines à l'affaire Betancourt (préface d'Hervé Morin), L'Archipel, Paris, 2008, 285 p. (ISBN 978-2-8098-0121-7)
  • Bernard Meunier, De la prise d'otage à la scène de ménage : la négociation de crise comme contexte de communication. Cadrage théorique et étude de cas, Mission Spéciale Productions, Les Échelles (France), 2005, 120 p. (ISBN 9782916357034)

[modifier] Notes et références

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