Habit vert

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L’habit vert est l'habit porté par les membres de l’Institut de France lorsqu’ils se réunissent en réunion solennelle.

Sa composition fut décidée par un arrêté du Consulat du 13 mai 1801, puis amendée au fil des siècles[1].

Victor Hugo inaugurera ainsi en 1848 le port du pantalon en remplacement de la culotte et des bas de soie, et le peintre Édouard Détaille y adjoindra une cape en 1892 [2].

À l'origine en deux versions, un grand costume et un petit costume plus sobre, seul le premier subsiste encore de nos jours[1].

Il est actuellement composé d'un chapeau bicorne, d'un gilet et d'un pantalon en drap noir ou bleu foncé, et non plus vert foncé comme à l'origine, brodés de branches d'olivier vertes et or, d'une cape et d'une épée [1][2].

Les ecclésiastiques sont dispensés du port de l'épée ainsi que de l'habit.

L'arrêté de 1801 ne prévoyait pas de tenue féminine, une certaine liberté vestimentaire est donc accordée aux femmes[2].

La tenue académique est très codifiée et obligatoire ; le port de l'épée et l'épée n'obéissent pas à des règles précises. Son origine est liée à l'Institut d'Égypte et rappelle les usages de l'Ancien Régime. Véritable objet d'art, l'épée constitue l'attribut personnel de l'académicien et revêt une haute charge symbolique. Elle lui est offerte par ses amis et collègues réunis dans un Comité de l'épée et lui est remise lors d'une cérémonie privée. Œuvre originale offerte au récipiendaire dans le cadre d'une souscription, elle peut aussi être une arme ancienne, une épée de cour par exemple.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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