Ma Normandie

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Ma Normandie est une célèbre chanson française. Elle est devenue l'hymne officieux de la Normandie et l'hymne national du bailliage de Jersey, dans les îles Anglo-Normandes.

Elle est souvent évoquée en France sous le nom de J'irai revoir ma Normandie mots qui figurent dans cette chanson.

Sa célébrité a largement dépassé celle de son auteur Frédéric Bérat.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 1836 que ce chant fut écrit et mis en musique par le goguettier, compositeur et chansonnier Frédéric Bérat sur le bateau qui le menait de Sainte-Adresse à Rouen, sa ville natale. Ma Normandie fut lancé à Paris dans la célèbre goguette de la Lice chansonnière. Trente ans plus tard il est déjà dit à propos de cette chanson qu'on en « a tiré plus d'un million d'exemplaires, et qu'on (la) réimprime encore tous les jours[1] ».

Usage[modifier | modifier le code]

Ma Normandie est aujourd'hui et depuis longtemps largement utilisé de façon non officielle comme chant régional de la Normandie.

Ma Normandie est l'hymne officiel du bailliage de Jersey. Cette île fait historiquement partie du duché de Normandie. Le français y a été depuis des siècles la langue administrative officielle, les habitants parlant une variété de dialecte normand : le jersiais.

Ma Normandie est officiellement utilisée par Jersey lors des Jeux du Commonwealth, des Jeux des Îles et autres manifestations internationales où il est nécessaire de se distinguer pour les territoires qui autrement utilisent le God Save the Queen. Le fait que ce chant parle de la France et non de Jersey provoque des demandes – pour l'instant sans résultat – pour que l'on change d'hymne.

Paroles[modifier | modifier le code]

Quand tout renaît à l'espérance,
Et que l'hiver fuit loin de nous,
Sous le beau ciel de notre France,
Quand le soleil revient plus doux,
Quand la nature est reverdie,
Quand l'hirondelle est de retour,
J'aime à revoir ma Normandie,
C'est le pays qui m'a donné le jour.
J'ai vu les champs de l'Helvétie
Et ses chalets et ses glaciers,
J'ai vu le ciel de l'Italie,
Et Venise et ses gondoliers.
En saluant chaque patrie,
Je me disais : « Aucun séjour
N'est plus beau que ma Normandie,
C'est le pays qui m'a donné le jour. »
Il est un âge dans la vie,
Où chaque rêve doit finir,
Un âge où l'âme recueillie
A besoin de se souvenir.
Lorsque ma muse refroidie
Aura fini, ses chants d'amour,
J'irai revoir ma Normandie,
C'est le pays qui m'a donné le jour.

Reprises[modifier | modifier le code]

Ce célèbre chant est chanté par Paul Meurisse, Robert Dalban et Marcel Dalio au théâtre national de Hongkong dans Le Monocle rit jaune de Georges Lautner (1964).

Les Charlots ont créé un pastiche rebaptisé J'irai revoir la Normandie où le narrateur est un Allemand, faisant référence aux épisodes de la Seconde Guerre mondiale[2]. On peut voir également une référence dans le titre de Gérard Blanchard, Elle voulait revoir sa Normandie.

Le groupe Magène propose une version intimiste de cette chanson dans son CD Veillie Normaunde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Informations complémentaires sur l’hymne au pays natal avec l'histoire de la chanson “Ma Normandie”.