Charles Nicod

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Charles Nicod
Présentation
Naissance 28 janvier 1878
Levier (Doubs)
Décès 7 décembre 1967 (à 89 ans)
Paris 16e
Activité(s) Architecte, urbaniste, enseignant à l'ENSBA
Architecte des bâtiments civils et palais nationaux
Formation École nationale supérieure des beaux-arts, atelier Deglane
Œuvre
Distinctions Prix de Rome (1907)
Membre de l'Académie des beaux-arts (1956)
officier de la Légion d'honneur[1]

Charles Henri Nicod, né à Levier (Doubs), le 28 janvier 1878, et décédé le 7 décembre 1967 à Paris, est un architecte français grand prix de Rome, actif dans l'entre-deux-guerres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre en 1891 à l'École nationale supérieure des beaux-arts à Paris et plus précisément dans l'atelier d'Henri Deglane. Quatre fois logiste, il obtient le premier grand prix de Rome en 1907. Il peut ainsi séjourner à la Villa Médicis du 15 janvier 1908 à la fin de l'année 1911. Il collabore en parallèle avec Léon Jaussely et Gustave Umbdenstock.

De retour en France, il devient architecte des bâtiments civils et palais nationaux[2]. Après la Première Guerre mondiale, il est chargé de la reconstruction des départements dévastés de l'Oise et du Pas-de-Calais. Urbaniste de nombreuses villes dans l'entre-deux-guerres, il a par ailleurs une carrière d'architecte indépendant en association avec Émile Molinié et Albert Poulthier. Il collabore aussi avec Édouard-Jean Niermans. Il réalise notamment un certain nombre de villas balnéaires, dans le Nord de la France et sur la Côte d'Azur Pendant l'Occupation, il participe au Comité national de la Reconstruction, mis en place par le Régime de Vichy, au même titre qu'Auguste Perret, Urbain Cassan, ou Camille Lefebvre. À la Libération, il est nommé urbaniste chargé de la reconstruction de Blois et de Toulouse.

Il devient enseignant à l'École des beaux-arts et reprend l'atelier de son maître Deglane en 1931. Il est élu à l'Académie des beaux-arts à la section architecture en 1956 dans le fauteuil de Roger-Henri Expert.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Bâtiment principal des thermes de Cambo-les-Bains
L'hôtel Majestic, Croisette à Cannes sur la Côte d'Azur agrandi par Charles Nicod en 1928

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dossier de Légion d'honneur conservé aux Archives nationales, voir la « Notice no 19800035/889/4132 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. Dossier de carrière d'architecte des bâtiments civils et palais nationaux conservé aux Archives nationales, sous la cote 19950176/3
  3. « Notice no PA62000016 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Dessin du projet sur le site Archiwebture
  5. « Notice no IA06000712 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Historique sur le site internet de la paroisse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Devin , « Éloge de Charles Nicod », Bulletin de l'Académie d’architecture, 55, 1969, p. 21-23.
  • Jean de Mailly, « Notice sur la vie et les travaux de Charles Nicod, 1878-1967 », Institut de France. Académie des Beaux-Arts, 12, 1969.

Liens externes[modifier | modifier le code]