Roger Etchegaray

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Roger Etchegaray
Image illustrative de l'article Roger Etchegaray
Roger Etchegaray à Sarajevo, 2012
Biographie
Nom de naissance Roger Marie Elie Etchegaray
Naissance 25 septembre 1922 (91 ans)
Espelette (France)
Ordination sacerdotale 13 juillet 1947 par
Mgr Jean Saint-Pierre
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
30 juin 1979 par le
pape Jean-Paul II
Titre cardinalice
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 27 mai 1969 par le
card. François Marty
Président du Conseil pontifical « Cor unum »
8 avril 1984 – 2 décembre 1995
Précédent Bernardin Gantin Paul Josef Cordes Suivant
Président du Conseil pontifical « Justice et Paix »
8 avril 1984 – 24 juin 1998
Précédent Bernardin Gantin François-Xavier Nguyên Van Thuán Suivant
Prélat de la Mission de France
25 novembre 1975 – 23 avril 1982
Précédent Gabriel Marty Albert Decourtray Suivant
Archevêque de Marseille (France)
22 décembre 1970 – 13 avril 1985
Précédent Georges Jacquot Robert Coffy Suivant
Évêque titulaire de Gemellae in Numidia
Évêque auxiliaire de Paris (France)
29 mars 1969 – 22 décembre 1970
Autres fonctions
Fonction religieuse
Fonction laïque

Blason
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
(en) Articles sur www.cardinalrating.com

Roger Marie Élie Etchegaray, né le 25 septembre 1922 à Espelette dans les Pyrénées-Atlantiques, est un cardinal français, qui fut archevêque de Marseille de 1970 à 1985, avant d'être appelé à Rome par le pape Jean-Paul II qui lui a confié plusieurs postes importants au sein de la curie romaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Prêtre[modifier | modifier le code]

Ordonné le 13 juillet 1947 pour le diocèse de Bayonne dans sa paroisse natale[1], ce jeune prêtre basque traversa les aléas de l’après guerre – réforme liturgique, pontificat de Pie XII, crise des prêtres ouvriers, guerre d’Algérie – dans l’ombre de Mgr Léon Terrier, l’évêque de Bayonne, avant de diriger le secrétariat de l’épiscopat français.

Évêque[modifier | modifier le code]

Expert au concile Vatican II, il est nommé évêque auxiliaire de Paris le 29 mars 1969, puis archevêque de Marseille le 22 décembre 1970. Il est en outre nommé prélat de la Mission de France le 25 novembre 1975.

Il préside la Conférence des évêques de France de 1975 à 1981 ainsi que le Conseil des conférences épiscopales d’Europe.

Il se retire de la mission de France le 23 avril 1982.

Le 8 avril 1984, il est nommé président des conseil pontificaux Justice et Paix et Cor Unum. Un an plus tard, le 13 avril 1985, il renonce à sa charge d'archevêque de Marseille pour se consacrer entièrement à la curie romaine.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Il est créé cardinal par Jean-Paul II lors du consistoire du 30 juin 1979 avec le titre de cardinal-prêtre de San Leone I. Il sera élevé au rang de cardinal-évêque de Porto-Santa Rufina le 24 juin 1998.

Pendant plus de vingt ans, il fut un des principaux collaborateurs du pape polonais. À la tête de deux dicastèresJustice et Paix et Cor Unum – il fut l’envoyé spécial de Jean-Paul II aux quatre coins de la planète, pour les missions les plus secrètes et les plus délicates.

De 1979 à 2005, il a effectué des dizaines de voyages plus ou moins officiels, doublant souvent la diplomatie officielle du Saint Siège. C’est lui qui fut envoyé chez Fidel Castro, en plein génocide au Rwanda, dans Jérusalem en crise, au cœur de la Chine communiste, ou auprès de Saddam Hussein.

Il fut aussi le délégué spécial du pape pour l’organisation de la rencontre inter-religieuse d’Assise en 1986, et pour l’animation du Grand Jubilé de l’an 2000. Il fut, avec le cardinal Ratzinger, un des principaux conseillers et confidents de Jean-Paul II tout au long de son long pontificat.

Vice doyen du Sacré-collège (appelé aussi Collège des cardinaux) depuis le 30 avril 2005, il est actuellement le numéro trois du Saint-Siège dans l'ordre de préséance, derrière le pape, et le cardinal Sodano, ancien secrétaire d'État, doyen du Collège des cardinaux.

Lors de la procession d'entrée de la messe de Noël célébrée en la basilique Saint-Pierre au Vatican le 24 décembre 2009, le cardinal Etchegaray est tombé et s'est fracturé le col du fémur, pris dans la bousculade qui visait le pape Benoît XVI. Il a été opéré à l'hôpital Gemelli à Rome[2] dans la matinée du dimanche 27 décembre 2009, avec succès, selon le Vatican.

Le 26 avril 2014, il a reçu la dignité de Grand Croix de la Légion d’honneur qui lui a été remise par le premier ministre français Manuel Valls, à Rome à la villa Bonaparte[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Puchulu, Les évêques originaires du diocèse de Bayonne depuis le concordat de 1801, Bulletin de la Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, n° 133,‎ 1977
  2. « Agression du pape : le cardinal Etchegaray hospitalisé », Le Figaro, 25 décembre 2009
  3. http://fr.radiovaticana.va/news/2014/04/26/la_grand-croix_de_la_l%C3%A9gion_d%E2%80%99honneur_remise_au_cardinal_etchegaray/fr1-794220
  4. paru au Journal officiel le 20 avril 2014 (« Promotion de Pâques »). Le cardinal Etchegarray était depuis 2002 grand officier de la légion d'honneur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]