Gojira

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gojira (homonymie).

Gojira

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Gojira au Tuska Open Air Metal Festival en 2006.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Death metal
Metal progressif
Années actives depuis 1996
Labels Roadrunner Records
Prosthetic Records
Listenable Records
Site officiel www.gojira-music.com
Composition du groupe
Membres Joseph (Joe) Duplantier
(chant, guitare)
Mario Duplantier
(batterie)
Christian Andreu
(guitare)
Jean-Michel Labadie
(basse)
Anciens membres Alex Cornillon
(basse)

Gojira est un groupe de metal français fondé en 1996 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Créé sous le nom initial de Godzilla[1], il adopte son nom actuel en 2001[2], lequel n'est autre que sa transcription en rōmaji. Le groupe est actuellement composé de quatre membres : Joseph Duplantier (chant et guitare rythmique), le leader ; Mario Duplantier (batterie), frère du premier ; Christian Andreu (guitare solo) et Jean-Michel Labadie (basse). Depuis sa fondation, Gojira a réalisé cinq albums studio, de Terra Incognita (2001) à L'Enfant sauvage (2012), et deux DVD live.

Associé au death metal, au metal progressif voire au groove metal, Gojira se distingue dans la scène metal par la sensibilité écologiste de leurs chansons. En outre, tous leurs textes sont écrits en anglais. Ayant connu le succès parmi les amateurs en France dès la sortie de leur premier album en 2001, le groupe connaît très rapidement la célébrité aux États-Unis, puis dans le monde entier, ce qui les conduit dans les plus grands festivals, tels que le Wacken Open Air et le Hellfest et à joué avec des grands groupes comme Metallica. Gojira est par ailleurs le premier groupe de metal français à avoir réalisé une tournée en Amérique du Nord sur son seul nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts et premier album (1996-2001)[modifier | modifier le code]

Les quatre premiers membres du groupe sont originaires d'Ondres dans le département des Landes. Joe, le chanteur et leader du groupe, désire créer une formation avec Christian Andreu et Alexandre Cornillon, et se met donc en quête d'un batteur. Jugeant son frère trop jeune, il se ravise finalement et décide de l'intégrer au groupe, qui se forme à Bayonne en 1996 sous le nom de Godzilla[3]. Les quatre musiciens commencent à donner des concerts dans des festivals locaux et produisent plusieurs démos : Victim (1996), Possessed (1997), Saturate (1999) et Wisdom Comes (2000). Dans ces premiers disques, leur musique associe des éléments provenant du thrash metal et du death metal. Après avoir joué en première partie de groupes tels que Cannibal Corpse, Edge of Sanity, Impaled Nazarene, ou encore Immortal en septembre 1999, Godzilla est contraint de modifier son nom pour des raisons juridiques. En 2001, les membres adoptent alors le nom Gojira, qui n'est autre que la transcription en rōmaji du nom japonais de cette créature. La même année, ils produisent leur premier album studio, Terra Incognita.

The Link et From Mars to Sirius (2002-2007)[modifier | modifier le code]

En 2003, Gojira réalise son deuxième album studio, The Link. Il sort le 19 mai 2004 en France. En raison du succès des deux premier albums et de leurs concerts parmi les amateurs de metal en France, un DVD d'un concert à Bordeaux sort à la fin 2004, nommé The Link Alive. En 2005, le groupe quitte le label de ses débuts et signe avec Listenable Records, un label de metal indépendant, dans le but d'acquérir une visibilité sur la scène internationale. Leur troisième album, From Mars to Sirius, sort la même année, en Europe et aux États-Unis, où il connaît un grand succès. Le groupe y développe la thématique de la préservation de l'environnement et y manifeste ouvertement ses opinions écologistes.

À la fin 2006, Gojira accompagne Children of Bodom dans sa tournée américaine, et y fait la première partie aux côtés d'Amon Amarth et Sanctity. En outre, le groupe accompagne Trivium lors des dates au Royaume-Uni de leur tournée européenne en 2007, avec à nouveau Sanctity et Annihilator. La même année, ils repartent en tournée aux États-Unis en tant que première partie de Lamb of God, aux côtés de Trivium et Machine Head. Enfin, ils achèvent l'année par une participation au Radio Rebellion Tour, aux côtés de groupes tels que Behemoth, Job for a Cowboy, ou encore Beneath the Massacre. En octobre 2007, Listenable Records réédite la démo Possessed de 1997 en édition limitée, ainsi que l'album The Link en version remasterisée et avec un nouveau livret.

The Way of All Flesh (2008-2012)[modifier | modifier le code]

Les albums The Way of All Flesh et From Mars to Sirius, ainsi que le DVD The Link Alive, font l'objet d'une sortie en Amérique du Nord.

Gojira joue dans de nombreux festivals, dont le Download Festival (Donington Park, Angleterre), The Unholy Alliance Tour (avec Slayer en tête d'affiche, à Bercy, le 7 novembre 2006), après une longue tournée française de plus de cent dates, une tournée anglaise en octobre 2006. Il fait ensuite une tournée marathon aux États-Unis (avec Lamb of God, Machine Head et Trivium) et au Canada, en avril 2007. Il prend aussi part au Radio Rebellion Tour (avec Job for a Cowboy, Behemoth et Beneath the Massacre) qui se déroule à travers les États-Unis, du 18 octobre au 18 novembre 2007.

Le groupe ouvre pour la première fois, le 14 août 2008, un concert de Metallica, à Arras. En octobre 2008 sort The Way of All Flesh, quatrième album studio, qui ne renie pas l'identité du groupe, se caractérise par une plus grande influence du metal américain. Le groupe est invité, l'année suivante, par les californiens de Metallica pour assurer la première partie lors de la tournée américaine d'automne, en septembre et octobre 2009, en compagnie de Lamb of God.

En 2010, Gojira joue au festival Wacken Open Air, en Allemagne, au côté du groupe français Nightmare, puis à Sélestat, au festival Léz'Arts Scéniques, le 30 juillet 2010. Le groupe est par ailleurs cité à l'Assemblée nationale par le député PS Patrick Roy. Le 27 octobre 2010, Gojira annonce son entrée en studio pour l'enregistrement de 4 titres en soutien à l'association Sea Shepherd[4]. Devin Townsend, Fredrik Thordendal (Meshuggah), Randy Blythe (Lamb of God), Anders Fridén (In Flames) et Max Cavalera (Sepultura, Soulfly, Cavalera Conspiracy) participent au nouvel EP du groupe, Sea Shepherd.

Le groupe joue aussi dans des festivals plus ou moins réputés, tels que le Bloodstock Open Air, le Norwegian Wood, le Cabaret vert, le Hellfest ou, encore, à Nimègue (Hollande), au stade Telenor Arena d'Oslo (Norvège), le Sonisphere Festival (en France, 8 juillet 2011) et au Soundwave Revolution en jouant pour la première fois en Australie.

En août 2011, le groupe annonce rentrer en studio à Los Angeles, pour enregistrer l'album prévu pour le printemps 2012. En novembre 2011, le groupe signe avec le label Roadrunner Records. Le groupe assure, ainsi que The Kills, la première partie de Metallica, au Stade de France, le 12 mai 2012 et au Werchter Boutique 2012 (Werchter, Belgique), le 28, à l'occasion du 20e anniversaire du Black Album.

L'Enfant sauvage (2012-)[modifier | modifier le code]

En juin 2012, sort L'Enfant Sauvage, cinquième album du groupe. En juin 2013, Gojira joue une nouvelle fois au Hellfest, ainsi qu'au Wacken Open Air, en août 2013.

Participations[modifier | modifier le code]

Joseph et Mario Duplantier jouent aussi dans le groupe Empalot, inactif depuis 2003.

Joseph Duplantier, le chanteur-guitariste, fait partie du projet des frères Cavalera (ex-Sepultura, Soulfly), nommé Cavalera Conspiracy. Il ne devrait toutefois pas en assurer les concerts.

Joseph Duplantier participe à un des titres du groupe toulousain Manimal, Dead Meat, sur l'album Eros et Thanatos, lors de l'enregistrement du DVD Live. Il fait également une apparition aux côtés du groupe français Klone, sur la chanson All Seeing Eye de l'album éponyme de 2007. Il participe à un morceau devant être présent dans l'édition limitée américaine de l'album d'Apocalyptica Worlds Collide, mais qui est finalement retenu pour l'album 7th Symphony, sous le titre Bring Them To Light.

Il joue également sur le titre La Terre Dolente, de l'album Demi-Deuil, du groupe gersois Aygghon, sorti en septembre 2006.

Il est aussi sur le titre Muscle, de l'album For Death, Glory And the End of the World, du groupe suisse Kruger, sorti en 2009.

On peut le retrouver sur un titre de l'album de Mypollux, Coffre à souhaits, où il chante en français, un fait presque unique à ce jour (avec Gojira, il cite quelques vers tiré du poème Rêve Parisien, de Charles Baudelaire - en Français donc - dans le morceau On The B.O.T.A., de l'album Terra Incognita).

Description[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Le nom du groupe est la version originale japonaise de Godzilla, qui était aussi l'ancien nom du groupe avant que celui-ci ne le change pour des problèmes de droit.

La musique se rapproche de certains groupes comme Morbid Angel, Tool, Meshuggah (seulement au niveau des contre-temps bien particuliers) ou encore Death.

Les paroles de Gojira ont comme principaux sujets la vie, la mort, la spiritualité, le corps humain et la nature, conçus comme formant un tout connecté (voir la chanson The Link, ou le titre Connected). On y décèle de nombreux clins d’œil aux musiques et à la philosophie indienne, au vocabulaire de l’hindouisme et du yoga :

  • les introductions de The Link et The Art Of Dying contiennent des mantras tibétains ;
  • des morceaux comme 5988 Trillions de Tonnes et Connected utilisent un xylophone en bambou ;
  • les chansons Yama's Messengers et The Mouth Of Kâla renvoient directement à des divinités de la mythologie hindouiste ;
  • dans les chansons Backbone et Oroborus le « Serpent de Lumière » (énergie qui « remonte le long de la colonne vertébrale ») réfère au Kundalini, dans la tradition du yoga ;
  • la chanson Vacuity fait référence à la sunyata (vacuité) dont le symbole est l'Enso. Ce calligraphe circulaire fait également penser à l’Ouroboros présent sur la pochette de l'album The Way Of All Flesh ;
  • la chanson Delivrance réfère à la Moksha (délivrance), la fin des cycles de réincarnation dans la tradition bouddhiste ;
  • la chanson Pain is a Master peut faire référence aux quatre nobles vérités du Bouddha, et notamment la première, Dukkha (« douleur » en sanskrit), selon laquelle l'existence est fondamentalement souffrance et peut prendre fin par un travail sur soi (méditation, abandon des désirs, etc.) amenant à la délivrance (Moksha) ;
  • dans la chanson Over the Flows, qui décrit un temps de méditation (« Over the flows, I take my time, [...] I want to dive in the sky deep inside of me », « flows » peut faire référence au « courant » (ou flot), le sotapanna ou srotāpanna, signifiant, en sanskrit, « l'entrée dans le courant », correspondant à la sortie du samsara (les cycles de réincarnation) ;
  • les chansons Inward (« vers l'intérieur ») et In the Forest décrivent également des temps de méditation ;
  • le morceau The Silver Corde fait référence au cordon d'argent, croyance ésotérique en lien avec le voyage astral, thème abordé notamment dans la chanson To Sirius ;
  • le morceau Torii, comme son nom l'indique, fait référence au Torii japonais, portail séparant le monde physique du monde spirituel.

Dans une interview[5], Joe Duplantier compare la musique du groupe aux rituels tibétains permettant l'expression des démons intérieurs.

Plusieurs titres, comme Esoteric Surgery, Adoration for None et L'Enfant Sauvage soutiennent l'idée que l'Homme est seul maître de son destin, capable de se suffire à lui-même pour se guérir et accéder à la plénitude (par exemple dans Esoteric Surgery  : « You have the power to heal yourself » et dans Adoration for None : « Nature is my only master [...] now I decide to grab my life with my hands / Crave for freedom build my own life »).

L'investissement écologique du groupe se lit dans de nombreuses chansons (Global Warning, Toxic Garbage Island). Le groupe est un fervent défenseur de l'association Sea Shepherd et de Greenpeace.

Formation[modifier | modifier le code]

De gauche à droite, Joseph Duplantier, Mario Duplantier et Jean-Michel Labadie.

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Ancien membre[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Cornillon – Basse (1996-2001).

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

EPs[modifier | modifier le code]

Démos sous le nom Godzilla[modifier | modifier le code]

Live[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • 1999 - Deliverance, tiré de la démo Saturate, présent sur le DVD The Link Alive ;
  • 2001 - Love, tiré de Terra Incognita, présent sur le DVD The Link Alive ;
  • 2005 - To Sirius, tiré de From Mars to Sirius ;
  • 2008 - Vacuity, tiré de The Way of All Flesh ;
  • 2009 - All the tears, tiré de The Way of All Flesh, réalisé par Jossie Malis ;
  • 2012 - L'enfant sauvage, tiré de l'album éponyme ;
  • 2012 - Explosia , tirée de L'Enfant Sauvage, composé d'images filmées durant le concert à New York durant la tournée américaine de 2012 ;
  • 2014 - Born In Winter, tiré de L'Enfant Sauvage, réalisé par Jossie Malis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :