Maurice Rostand

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Maurice Rostand

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Maurice Rostand vers 1929.

Naissance 26 mai 1891
Paris (17e)
Décès 21 février 1968
Ville-d'Avray
Langue d'écriture française

Signature

Signature de Maurice Rostand

Maurice Rostand, né le 26 mai 1891 à Paris (17e) et mort le 21 février 1968[1] à Ville-d'Avray, est un poète, romancier et auteur dramatique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Maurice Rostand en 1909, par Clémentine-Hélène Dufau.

Fils aîné de l'écrivain Edmond Rostand et de la poétesse Rosemonde Gérard, frère du biologiste Jean Rostand, Maurice Rostand est l'une des personnalités homosexuelles les plus en vue de l'entre-deux-guerres.

Auteur de poèmes, de pièces de théâtre et de nombreux romans, il publie ses mémoires, Confession d'un demi-siècle, en 1948,.

Ami du poète Axieros (Pierre Guyolot-Dubasty, 1898-1927[2]), il rédige la préface du livre écrit en son hommage lors de son décès par Vivienne Orland[3].

Engagements politiques : le pacifisme[modifier | modifier le code]

En 1937, il est membre du comité d'honneur de la Ligue internationale (LICP).

En 1951, il fait partie, aux côtés de Félicien Challaye et d'Émile Bauchet des fondateurs[4] de La Voie de la paix, organe du Comité national de résistance à la guerre et à l'oppression (CNRGO, devenu Union pacifiste de France en 1961[5]).

À la même époque, il apporte aussi son soutien à Ethel et Julius Rosenberg, aux côtés de nombreux intellectuels du monde entier.

Il est inhumé au cimetière de Passy à Paris.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Caricature de Rostand par Barrère.
Théâtre
  • Un bon petit diable avec Rosemonde Gérard, féerie en 3 actes en vers, d'après la comtesse de Ségur, Gymnase, 22 décembre 1911
  • La Marchande d'allumettes, conte lyrique en 3 actes, d'après le conte d'Andersen, avec Rosemonde Gérard, musique de Tiarko Richepin, Paris, Opéra-Comique, 25 février 1914
  • La Vie amoureuse de Casanova, pièce en 3 actes, Paris, Bouffes-Parisiens, 22 février 1919
  • La Gloire, pièce en 3 actes, en vers, Paris, Sarah-Bernhardt, 19 octobre 1921
  • Le Phénix, drame en 3 actes, en vers, Paris, Porte-Saint-Martin, 9 janvier 1923
  • Le Secret du Sphinx, pièce en 4 actes, en vers, Paris, Sarah-Berhnardt, 11 février 1924
  • L'Archange, drame héroïque en 3 actes, en vers, Paris, Sarah-Beruhardt, 19 mars 1925
  • La Nuit des amants, 3 actes en vers, Paris, Comédie-Française, 26 mai 1925
  • La Déserteuse, pièce en 3 actes en vers, Bruxelles, Théâtre de Paris, 17 septembre 1926 ; Paris, Potinière, 19 octobre 1926
  • Napoléon IV, pièce en 4 actes, en vers, Paris, Porte Saint-Martin, 15 septembre 1928
  • Le Dernier Tzar, pièce en 4 actes et 5 tableaux, en vers, Paris, Porte Saint-Martin, 19 septembre 1929
  • L'Homme que j'ai tué, pièce en 3 actes et 1 prologue, Paris, Mathurins, 12 janvier 1930
  • Monsieur de Létorière, pièce en 4 actes et 5 tableaux, Paris, Porte Saint-Martin, 24 mars 1931
  • Le Général Boulanger, pièce en deux parties et dix tableaux, en vers et en prose, écrite avec Pierre Mortier, Paris, Porte Saint-Martin, 5 octobre 1931
  • Une jeune fille espagnole, comédie romanesque en 3 actes et 4 tableaux, Paris, Sarah-Bernhardt, 10 janvier 1932
  • Les Marchands de canons, pièce en 3 actes, en prose, Paris, Palace, 28 avril 1933
  • Europe, pièce en 3 actes, en vers, Paris, Théâtre Pigalle, 16 février 1936
  • Catherine Empereur, pièce en 3 actes et 5 tableaux, Paris, Odéon-Théâtre de l'Europe, 30 octobre 1937
  • Le Masque de Fer, pièce en 4 actes, en vers, Paris, Théâtre Cora-Laparcerie, 1er octobre 1923
  • Souvenez-vous, Madame, pièce en deux parties et neuf tableaux, en vers, Paris, Odéon, 1943
  • Charlotte et Maximilien, pièce en 6 tableaux, en prose, Paris, Gymnase, 25 octobre 1945
  • Le Procès d'Oscar Wilde, pièce en trois actes, Paris, Comédie des Champs-Elysées, 13 janvier 1948
  • Madame Récamier, Paris, Théâtre Monceau, 22 septembre 1949
Romans
  • Le Cercueil de cristal, 1920
  • La Messe de cinq heures, 1921
  • Le Pilori, 1921
  • Patrice, 1923
  • L'Homme que j'ai tué. Les Rayons de l'astre. La Solitude passionnée, 1925
  • Le Second Werther, 1927
  • L'Ange du suicide, 1929
  • L'Homme que j'ai fait naître, 1931
  • La Femme qui était en lui, 1933
  • Les Sentiments exceptionnels, 1938
  • La Tragédie de la route, 1942
  • La Lettre à Dieu, 1952
Poésie
  • Conversation avec la gloire, poème dialogué, 1910
  • Poèmes, 1911
  • La Page de la vie, poèmes, 1913
  • Les Insomnies, poèmes, 1914-1923, 1923
  • Morbidezza, poèmes, 1928
  • Il ne faut plus jamais, 1937
  • Mon pauvre Ignacio, suivi de deux poèmes inédits, Plurien et l'Église de Plurien, 1946
  • Poésies complètes, 1910-1948, 1950
Contient : Poèmes. Le Page de la vie. Les Insomnies. Morbidezza. Poèmes inédits.
Divers
  • Confession d'un demi-siècle, souvenirs, 1948
  • Sarah Bernhardt, 1950

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l’état civil de Paris en ligne, 17e arrondissement, acte de naissance n° 1846, année 1891, avec mention marginale du décès
  2. Notice sur Axieros sur le site Inverses.
  3. Les Miettes du banquet, Avant-propos par M.-P. Berio, la Renaissance du livre, 1927.
  4. Cf tracts du CNRGO, reproduits sur une page consacrée à Émile Bauchet, quatrième document.
  5. Maurice Rostand apparaît aussi (une fois) dans le fonds Jean Gauchon du CEDIAS ; Jean Gauchon est le secrétaire de l'UPF à partir de 1961.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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