Nasser Al-Khelaïfi

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Nasser Al-Khelaïfi

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Nasser Al-Khelaïfi en 2013.

Nom de naissance Nasser Ghanim Al-Khelaïfi
Naissance 12 novembre 1973 (40 ans)
Doha (Drapeau du Qatar Qatar)
Nationalité Drapeau : Qatar Qatarienne
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession Homme d’affaires, dirigeant sportif et de médias
Activité principale Président du conseil de surveillance du Paris Saint-Germain
Directeur général d'Al Jazeera Sport
Président-directeur général de beIN Sport
Autres activités
Ancien joueur de tennis

Nasser Ghanim Al-Khelaïfi (en arabe : ناصر بن غانم الخليفي), né le 12 novembre 1973 à Doha au Qatar, est un ancien joueur de tennis qatarien, devenu dirigeant et homme d’affaires. Il occupe actuellement le poste de président du conseil de surveillance du Paris Saint-Germain (club omnisports) regroupant le club de football du Paris Saint-Germain, PSG section féminine et PSG Handball. Il est également président de la Fédération de tennis du Qatar. Il est en outre directeur général de la chaîne de télévision qatarie beIN Sports.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie privée et jeunesse[modifier | modifier le code]

Né au Qatar, Nasser Al-Khelaïfi a fréquenté les mêmes écoles que la famille royale du Qatar dans sa jeunesse. Il est proche de l'émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani, dirigeant du Qatar Investment Authority.

Particulièrement discret, il fait parler de lui en France quand il annonce s’intéresser au club de football de la capitale, le Paris Saint-Germain, en 2006.

Dirigeant chez beIN Sports[modifier | modifier le code]

En 2006, Nasser Al-Khelaïfi devient directeur général d'Al Jazeera Sport avec qui il crée 14 chaînes et obtient les droits de diffusion d'une cinquantaine de compétitions sportives pour l'Afrique, le Moyen-Orient. Les chaînes Al Jazeera Sport ont été renommé en chaînes beIN Sports Arabia le 1er janvier 2014.

Le 1er juin 2012 est lancée une filiale en France, beIN Sport pour y diffuser la Ligue 1, dont il a obtenu les droits lors du dernier appel d'offres de la Ligue de football professionnel, et y met à sa tête Charles Biétry, ancien président du Paris Saint-Germain[1]. Il obtient dans la foulée les droits de diffusion de la Ligue des champions de l'UEFA entre 2012 et 2015 pour la France. La filiale française diffusera en effet 133 matchs de la compétition européenne et obtient ainsi ces lots auparavant détenus par Canal+ pour la somme de 61 millions d'euros[2]. BeIN Sport fait également l'acquisition des droits de la Ligue 2, la Ligue Europa, la Liga, la Serie A, d'un match de Bundesliga, des coupes anglaises, de la Copa Libertadores, de matchs internationaux et de l'Euro 2012[3].

Présidence du Paris Saint-Germain[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Nasser Al-Khelaïfi à gauche avec Zlatan Ibrahimović.

En 2011, il devient président du conseil de surveillance du PSG[4]. Il apprend alors le français[5]. Le 4 novembre 2011, il devient le nouveau président-directeur général du club de la capitale[6],[7]. Il fixe des objectifs ambitieux dès les premiers jours de son mandat. Il dispose pour cela des moyens financiers considérables mis à sa disposition par QSI (Qatar sport investment) le nouvel actionnaire majoritaire du club de la capitale : cent millions d'euros pour recruter des joueurs à l'été 2011. Il souhaite remporter le championnat de France, mais aussi toutes les coupes auxquelles son équipe participe[8]. Leonardo, venu du club italien Inter Milan, devient directeur sportif de l'équipe, chargé notamment d'évaluer le travail de l'entraîneur Antoine Kombouaré, qui sera remplacé à la mi-saison 2011-2012 par l'italien Carlo Ancelotti, un des plus grands entraîneurs d'Europe, ayant déjà entraîné le Milan AC et Chelsea. Jean-Claude Blanc sera nommé quelque temps plus tard directeur général délégué[6] du club. De nombreux joueurs internationaux arrivent alors au PSG, tels Salvatore Sirigu, Jérémy Ménez, Ezequiel Lavezzi, Lucas, Thiago Silva et Zlatan Ibrahimović. Il évoque avec Alexandre Kejejian également une construction à long terme, veut miser sur de jeunes joueurs talentueux et déclare à plusieurs reprises « être à la recherche du nouveau Messi »[9],[10],[11]. Il pense d'abord avoir trouvé le « nouveau Messi » en Javier Pastore[12], puis émet des doutes[13] et souhaite que son club continue ses détections.

Cette vision du club est couronnée de succès pendant les premiers mois. Sur le plan sportif, le club de la capitale est champion d'automne (en tête du championnat lors de la trêve hivernale)[14],[15]. Des échos favorables proviennent de la presse[16], le nombre moyen de spectateurs par match augmente[17],[18],[19],[20] et le club met en œuvre une stratégie « d'internationalisation »[21] : le PSG fait notamment parler de lui lorsqu'il entre en concurrence avec plusieurs autres clubs afin de recruter David Beckham ou Carlos Tévez. Nasser Al-Khelaïfi souhaite aussi que le PSG soit bénéficiaire « d'ici trois à cinq ans »[22], objectif audacieux pour un club déficitaire depuis la saison 1997-1998[22].

L'arrivée du QSI dirigé par Nasser Al-Khelaïfi a aussi un impact sur la politique menée par d'autres clubs français. Ainsi, l'AS Monaco est racheté par un milliardaire russe[21],[23].

À titre personnel, Nasser Al-Khelaïfi obtient le trophée d' « innovateur de l’année en matière de sport »[24] décerné par le magazine SportBusiness International en décembre 2011. Pour la saison 2012-2013, Nasser Al-Khelaifi annonce un budget record de 300 millions d'euros pour le PSG. C'est le budget le plus élevé jamais présenté par un club de Ligue 1 avant cette date.

Section féminine[modifier | modifier le code]

La section féminine du club n'est pas oubliée. Les nouveaux propriétaires du club investissent pour construire une équipe capable de concurrencer l'Olympique lyonnais, le FCF Juvisy et le Montpellier HSC, en faisant venir plusieurs joueuses de niveau international ainsi qu'un nouvel entraîneur en la personne de Farid Benstiti. La section féminine déménage également ses activités en disputant désormais ses rencontres à domicile au stade Charléty. Les parisiennes délaissent ainsi le stade Georges-Lefèvre qui jouxte les terrains d'entraînement de leurs homologues masculins[25]. À l'aube de la saison 2012-2013, le club fait signer aux 21 joueuses de l'effectif un contrat fédéral, cas rare dans le football féminin.

Handball[modifier | modifier le code]

En juin 2012, comme annoncé depuis plusieurs mois, le Paris Handball se maintient en D1 et se voit donc racheté par le Qatar Investment Authority (QSI) et Nasser Al-Khelaïfi en devient donc président.

Après de longues polémiques, le club, par l'intermédiaire de son nouveau président, se met sur la piste de joueurs champions du monde comme Luc Abalo, Didier Dinart, Samuel Honrubia ou encore l'international espagnol Antonio Garcìa ainsi que le Danois Mikkel Hansen[26]. Bruno Martini sera maintenu au poste de manageur général du club, où son président et lui ont trouvé accord pour faire venir Philippe Gardent au poste d’entraîneur principal. Nasser Al-Khelaïfi arrivera à la tête du club avec un budget de 8 millions d'euros (soit l'équivalent du Montpellier Agglomération Handball).

Dès juin 2012, le Paris Handball est affilié au Paris Saint-Germain pour créer la section du Paris Saint-Germain Handball.

Carrière de joueur de tennis[modifier | modifier le code]

Nasser Al-Khelaïfi
Carrière professionnelle
1992 – 2003
Naissance 12 novembre 1973
Prise de raquette Droitier
Gains en tournois 16 201 $
Palmarès
En simple
Titres 0
Finales perdues 0
Meilleur classement 995e (04/11/2002)
En double
Titres 0
Finales perdues 0
Meilleur classement 1040e (08/02/1993)

Passionné de sport, il a pratiqué le tennis de haut niveau entre 1992 et 2003[1],[27]. Son bilan professionnel reste cependant succinct puisqu'il totalise 101 matchs (28 victoires pour 73 défaites) dont 57 en simple et 44 en double.

Il a représenté le Qatar pour la Coupe Davis dès 1992. Il a en effet joué l'essentiel de ses matchs dans ce tournoi. Son bilan est de 24 victoires pour 47 défaites. Son équipe a surtout évolué dans le Groupe III mais elle a fait une brève incursion dans le Groupe II en 1995 où elle a pu jouer contre l'Ouzbékistan et l'Iran, puis de 1998 à 1999 où elle a joué contre l'Equipe d'Océanie (en), l'Indonésie et Taïwan.

Il se fait remarquer en disputant en 1996 son premier tournoi en simple à Sankt Pölten face au numéro 2 de l'époque, l'Autrichien Thomas Muster[28]. Invité dans le tableau principal, il perd logiquement le match (6-0, 6-1). Il participe à l'Open de Doha de 1993 à 1996 puis de 1999 à 2002. Il a reçu une wild card durant ses six dernières participations pour jouer les qualifications, hormis en 2002 où il intègre directement le tableau principal et perd contre l'Ouzbek Oleg Ogorodov (6-1, 6-2). Malgré ses huit participations, il n'a jamais gagné un match. Il participe également aux qualifications de l'Open de Dubaï en 1993, tournoi classé ATP 500 Series ainsi qu'à cinq tournois Satellites (en) entre 1994 et 1996. Plus récemment, il a été invité au Future de Mushref au Koweït en 2001 et 2002 et de Doha en 2003.

Il est le premier joueur de tennis qatari à rejoindre l'ATP World Tour[29] en 1996, suite à sa défaite au premier tour de Sankt Pölten. Il intègre alors la 1245e place.

Nasser Al-Khelaïfi est actuellement président de la Fédération qatarienne de tennis[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le mystérieux Nasser Al-Khelaïfi », Le Parisien, 27 juin 2011.
  2. « Al-Jezira bien qui rira le dernier », So Foot, le 14 décembre 2011.
  3. « On était à l'annonce du lancement de beIN Sport », So Foot, 25 mai 2012.
  4. « Des pertes colossales sur le plan financier »
  5. « Entretien avec Nasser Al-Khelaïfi »
  6. a et b PSG.FR : Liste des présidents
  7. « Nasser El-Khelaifi, président-directeur général », PSG.fr, 4 novembre 2011
  8. Objectif répété dans la bouche du directeur sportif Leonardo le 15 novembre : « Aujourd’hui, on veut tout gagner, et on a les moyens pour le faire » : Le Parisien, 15 novembre 2011
  9. « Al-Khelaïfi : en quête du nouveau Messi » (Eurosport)
  10. « Al-Khelaïfi : toujours en quête du nouveau Messi », L'Express,5 novembre 2011
  11. (en) www.ligue1.com
  12. La Dépêche, 6 novembre 2006
  13. http://www.le10sport.com
  14. www.LFP.fr
  15. L'Equipe, le 22 décembre 2011
  16. Les Echos, 5 août 2008
  17. Planète PSG, le 3 novembre 2011
  18. www.actupsg.fr, le 3 novembre 2011
  19. Maxifoot, le 27 décembre 2011 : « à domicile comme à l'extérieur, le club de la capitale est aussi le leader des affluences dans les stades »
  20. LFP.FR : Classements des clubs selon l'affluence : Avec 41490 spectateurs en moyenne, le Parc des Princes a reçu la plus forte affluence lors de la première partie de la saison 2011-2012, le troisième taux de remplissage le plus élevé (87,5 %) et l'affluence la plus élevée par match (45 195 spectateurs lors de la 18e journée).
  21. a et b Les Echos, 27 décembre 2011
  22. a et b Les Echos, 25 novembre 2011
  23. www.france24.com, le 23 décembre 2011
  24. http://www.foot01.com, le 2 décembre 2011
  25. Nouvelle ère pour la section féminine sur psg.fr.
  26. http://www.rmcsport.fr/editorial/291862/psg-hansen-la-cerise-sur-le-gateau/
  27. « Nasser Al-Khelaïfi assiste à l'US Open »
  28. Thomas Muster vs. Nasser-Ghanim Al Khulaifi, www.tennislive.net
  29. a et b (en) About us - Board of directors, www.qatartennis.org

Liens externes[modifier | modifier le code]

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