Sébastien Loeb

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Sébastien Loeb
Sébastien Loeb en 2014
Sébastien Loeb en 2014
Biographie
Date de naissance 26 février 1974 (41 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Haguenau, Alsace
Nationalité Drapeau de la France Française
Site web www.sebastienloeb.com
Carrière professionnelle en rallye
Années d'activité depuis 1997
Équipe Citroën Racing
Copilote Drapeau de Monaco Daniel Elena
Statistiques
Dép. Vic. Pod. E.S.
WRC 169 78 116 906
J-WRC 5 5 5 41
ERC 3 2 2 -
Ch. de France 24 9 11 -
Palmarès
1er 2e 3e
WRC 9 1 -
J-WRC 1 - -
Ch. de France 1 - -
Carrière professionnelle sur circuit
Années d'activité depuis 2014 en WTCC
Équipe Citroën Racing
Numéro 9
Statistiques
Course Pole Vic. Pod.
WTCC 25 - 3 10
Palmarès
1er 2e 3e
WTCC - - 1

Sébastien Loeb (né le 26 février 1974 à Haguenau en Alsace) est un pilote de rallye français reconverti au circuit. Engagé avec Citroën Sport et son copilote Daniel Elena depuis ses débuts en compétition, il remporte le championnat du monde des rallyes neuf fois consécutivement, de 2004 à 2012, en dix saisons complètes. Détenteur de la plupart des records du WRC, il est le pilote le plus titré du sport automobile. Il connaît le succès dans d'autres compétitions comme le GT Tour FFSA, les 24 Heures du Mans, les X Games, les FIA GT Series et remporte trois fois la Course des Champions. Vainqueur de la course de côte de Pikes Peak pour sa première participation, il bat le record de l'épreuve, désormais entièrement disputée sur asphalte.

Issu d'un milieu modeste, Sébastien Loeb est destiné à une carrière d'électricien lorsqu'il tente sa chance par la filière de détection de la FFSA avec l'opération Volant Rallye Jeunes. Remarqué par Dominique Heintz qui lui donne les moyens de faire ses preuves en compétition et après des résultats prometteurs au niveau national, il remporte, en 2001, le championnat de France des rallyes ainsi que le championnat du monde Junior au cours duquel il termine premier de toutes les épreuves. La même année, il intègre la structure de Citroën Sport en championnat du monde lors du rallye Sanremo. Il poursuit son apprentissage l'année suivante et remporte sa première victoire lors du rallye d'Allemagne.

En 2003, Loeb dispute à sa première saison complète en WRC dans un contexte disputé, avec la présence des six derniers champions du monde de la discipline et de sept constructeurs différents. Il devance ses coéquipiers Carlos Sainz et Colin McRae pour terminer l'année deuxième du classement général, à un point du titre. Loeb remporte tous les titres mondiaux en rallyes de 2004 à 2012. Il devient le premier pilote à remporter toutes les spéciales d'un même rallye lors du Tour de Corse 2005 et le premier pilote non nordique à remporter le rallye de Suède et plusieurs fois le rallye de Finlande. Il est le seul pilote à s'être imposé sur tous les rallyes classiques du calendrier et sur les six surfaces différentes du WRC.

Nonuple champion du monde en titre, il se retire des rallyes en 2013 sans être candidat à sa succession et entame une nouvelle carrière sur circuit dans le cadre des FIA GT Series où il remporte la victoire pour sa première course.

Il est, depuis le 8 mars 2013, vice-président de la commission FIA des pilotes. Il revient en WRC le 22 janvier 2015 lors du Rallye de Monte-Carlo, première manche du championnat de rallye WRC.

Sommaire

Carrière en rallye[modifier | modifier le code]

Débuts en compétition (1995-1999)[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, Sébastien Loeb était un gymnaste de très bon niveau : quatre fois champion d’Alsace (concours général, de minimes à benjamins) et une fois champion du Grand Est (concours général) en individuel, une fois champion d'Alsace par équipes en poussins (le tout au club d'Oberhoffen-sur-Moder), dixième aux championnats de France benjamins[1],[2]. Sébastien Loeb voulait faire une carrière d'électricien[3], commençant même un apprentissage à la compagnie Socalec proche de l'aéroport d'Haguenau en septembre 1994.

  • 1995 et 1996 : premiers pas au « Volant Rallye Jeunes »

Il fait ses débuts en rallye en 1995, en participant à l'opération Volant Rallye Jeunes, et échoue en finale à deux reprises consécutives[4].

  • 1997 : élu « Espoir Échappement de l'année »

Remarqué par Dominique Heintz[5] et Rémi Mammosser, il intègre en 1997, à 23 ans, l'association qu'ils montent pour l'aider : Ambition Sport Auto. Après quelques succès dans des rallyes régionaux, il passe rapidement aux rallyes nationaux en Volant 106 et remporte les quatre épreuves auxquelles il participe, en catégorie 1 300 cm3 puis 1 600 cm3 classe N1 (rallyes régionaux du Florival, du Vignoble alsacien, des Vins de Mâcon, et de Charlemagne). À l'issue de la saison, il est élu Espoir Échappement de l'année.

  • 1998 : participation au Trophée « Citroën Saxo Kit Car »

Rejoint alors par Daniel Elena, ils disputent ensemble quelques rallyes et terminent à la 6e position du Trophée annuel. Il se distingue en terminant 1er en classe A6 au rallye des Vins de Champagne, au rallye du Touquet et au rallye de La Rochelle. Sa plus belle performance est de finir 1er au scratch sur le rallye du Val d'Agout.

  • 1999 : vainqueur du Trophée « Citroën Saxo Kit Car »

En 1999, membre de l'équipe de France Espoirs FFSA, il remporte le Trophée annuel Citroën Saxo Kit Car. Il est de nouveau vainqueur au scratch du trophée au rallye du Val d'Agout, il remporte aussi dans sa catégorie (classe A6) les rallyes des Vins de Mâcon, du Rouergue, et de La Rochelle.

Pour ses premiers pas et en championnat de France, il gagne dans sa catégorie (classe A6) le rallye Alsace-Vosges.

Il fait aussi ses premiers pas en championnat du monde des rallyes, lors du rallye de Catalogne, où à la suite d'un accident il doit abandonner. Mais il obtient de bien meilleurs résultats pour ses deux autres apparitions au niveau mondial où il gagne en classe A6 (1 600 cm3) le Tour de Corse et le rallye Sanremo, sur Citroën Saxo Kit Car.

L'ascension en rallye (2000-2003)[modifier | modifier le code]

2000 : Champion de France des Rallye Terres 2 roues motrices[modifier | modifier le code]

Sébastien s'adjuge le titre de champion de France des Rallyes Terres 2 roues motrices en catégorie 2 litres sur Citroën Saxo Kit Car. Dans ce championnat il s'adjuge dans sa catégorie les rallyes Terres de l'Auxerrois, de l'Auvergne, de Diois, de Langres, de Drailles, de Corse et des Cardabelle. Ses bons résultats lui permettent aussi de prendre la 3e place du Championnat de France Rallye Terre.

Citroën lui offre alors une Xsara Kit Car pour disputer le rallye du Var, qu'il remporte en fin de saison en championnat de France asphalte. Il est alors engagé par Citroën pour disputer le championnat de France 2001 complet. Dans le cadre de l'équipe de France FFSA, il découvre le pilotage d'une WRC à bord d'une Toyota Corolla au Tour de Corse et au rallye Sanremo.

2001 : Champion de France des Rallyes, champion du monde des Rallyes Junior (JWRC) et premier podium en WRC[modifier | modifier le code]

En 2001, il remporte aisément le championnat de France des Rallyes Asphaltes (six victoires sur les huit rallyes qu'il a disputés), et devient le premier champion du monde junior en catégorie Super 1600 (JWRC) en réalisant le grand chelem : cinq victoires sur cinq rallyes. C'est au rallye Sanremo qu'il participe à sa première course en catégorie WRC pour le compte de Citroën, ses deux précédentes tentatives ayant été réalisées sur une Toyota Corolla WRC. Il accroche le top 5 dès les premières spéciales et doit rivaliser avec quatre pilotes expérimentés et spécialistes de l’asphalte. C'est lors de la deuxième étape qu'il signe 2 temps scratchs et parvient à passer l'ancien champion du monde Didier Auriol et son coéquipier Citroën Philippe Bugalski. Le dernier pilote de la marque aux chevrons, Jesus Puras, arrache une roue alors qu'il est en tête. Loeb termine finalement deuxième, signant son premier podium en championnat du monde, à seulement 11 secondes du vainqueur Gilles Panizzi, surnommé « Tarmac Master », la référence sur asphalte.

Sébastien Loeb et Daniel Elena sur Citroën Saxo S1600 au rallye de Finlande 2001

2002 : Programme partiel d'apprentissage et première victoire en WRC[modifier | modifier le code]

Son titre de champion de France des rallyes et sa deuxième place au Sanremo conquis l'année précédente permettent à Sébastien Loeb d'aller plus avant dans sa collaboration avec la structure Citroën Sport. L'écurie française engage le jeune pilote alsacien dans le cadre de son programme partiel en championnat du monde pour la saison 2002, construit dans un premier temps autour de sept épreuves et destiné à préparer le débarquement de la marque aux chevrons pour la course aux titres en 2003.

Loeb fait sensation dès la manche d'ouverture au rallye Monte-Carlo, prenant les commandes dans la première étape et maintenant un écart de plusieurs dizaines de secondes sur ses aînés[6]. Il tiendra tête au quadruple champion du monde Tommi Mäkinen pendant la totalité de l'épreuve au terme de laquelle il aurait du remporter sa première victoire en mondial. Mais une pénalité de deux minutes lui est infligée après l'arrivée. Les mécaniciens de Citroën avaient procédé à un changement de pneus sur sa Xsara WRC au soir de la deuxième étape au lieu de le faire le lendemain matin avant le départ des spéciales, conformément à une clause spécifique du rallye monégasque. Bien qu'aucun avantage en termes de performance n'ait pu être obtenu par cette erreur administrative, le pilote français se voit déclasser à la deuxième marche du podium[7], [8].

Sébastien Loeb en mai 2002 lors d'une séance d'essais privés avec Citroën Sport pour la préparation du rallye de Finlande.

Il termine dix-septième du rallye de Suède, seule épreuve neige du calendrier sur lequel il avait tout à apprendre. Malgré une sortie de route et une touchette sur un mur de neige lui faisant perdre plusieurs minutes, il améliore au fur et à mesure ses classements intermédiaires en spéciale, notamment dans les deuxièmes passages[9]. Loeb retrouve sa surface de prédilection, l'asphalte, pour sa troisième épreuve de la saison au rallye de Catalogne. Il accroche la quatrième place dès le coup d'envoi mais ne peut tenir la comparaison face aux Peugeot 206 WRC de Gilles Panizzi et du champion du monde en titre Richard Burns[10]. Il sera finalement victime d'une sortie de route au cours de la dernière journée alors qu'il défendait son rang face à Marcus Grönholm.

Il inaugure sa saison sur terre avec le rallye de l'Acropole. Sur un terrain réputé cassant, il part sur un rythme prudent avec pour objectif d'y acquérir de l'expérience. Comme le veut la tradition, les incidents mécaniques et les sorties de route sont conséquents sur la manche grecque. Loeb parvient à en éviter les pièges et rejoint l'arrivée en septième position, à la porte des points[11]. Avec le Rallye Safari, le Français participe pour la première et dernière fois de sa carrière à une épreuve typée endurance. Il y signe ses premiers temps scratchs sur terre et atteint provisoirement la quatrième place au terme de la deuxième journée. Il sera finalement repris par l'estonien Markko Märtin au terme d'un combat serré peu avant l'arrivée et se contentera de la cinquième position finale.

La réputation de terrain atypique et de chasse gardée des pilotes nordiques associée au rallye de Finlande se vérifie une nouvelle fois en 2002. Loeb se voit ainsi relégué au-delà de la vingtième place dès l'entame de l'épreuve. Il gagne progressivement en confiance et réduit au fur et à mesure les écarts intermédiaires avec ses adversaires. Il achèvera le « Rallye des 1000 lacs » à la dixième place. C'est au rallye d'Allemagne, dont c'est la première édition dans le cadre du championnat du monde, que Sébastien Loeb remporte sa première victoire officielle en WRC, confirmant ainsi son statut de star montante[12]. Organisée sur les rives de la Moselle et proposant des spéciales profilées asphalte, la manche germanique est le terrain d'un duel très serré entre l'Alsacien et le pilote Peugeot Richard Burns. Le champion du monde en titre s'inclinera sur un écart final de quelques secondes.

C'est à cette période que Loeb participe hors championnat au rallye d'Anatolie pour préparer l'arrivée de la manche turque au calendrier mondial, mais il est contraint à l'abandon sur un problème de colonne de direction. L'opportunité pour lui de s'engager au rallye d'Australie se présente alors par l'intermédiaire de la structure privée Piedrafita Sport[13]. Absent du programme de Citroën en raison des coûts logistiques élevés, cette manche des antipodes doit lui permettre d'acquérir davantage d'expérience sur terre. Pointant tout d'abord aux alentours de la quinzième place, ses temps en spéciales s’amélioreront progressivement. Sans commettre la moindre erreur, il terminera septième, à la porte des points.

Son programme en WRC s'achève au rallye de Grande-Bretagne. Dans des conditions détrempées et boueuses, Loeb gravite aux environs de la dixième place du général et signe quelques bons chronos. Il sera finalement victime d'une casse de suspension dans l'avant dernière spéciale et occupait alors la septième position. Avec une première victoire en championnat du monde, deux podiums et des premiers temps scratchs sur terre, le bilan de la saison de Sébastien Loeb conforte l'écurie Citroën Sport, par l'intermédiaire de son directeur Guy Fréquelin, dans son choix de titulariser le jeune alsacien à temps plein pour 2003 et l'engagement officiel de la marque.

2003 : Vice-champion du monde pour sa première saison complète[modifier | modifier le code]

L'année 2003 marque l'officialisation de l'engagement de Citroën Sport au championnat constructeur ainsi que la première saison complète de Sébastien Loeb en catégorie reine. Trois Xsara WRC sont engagées par la marque aux chevrons, les deux premières étant cette fois-ci confiées à deux anciens champions du monde : Carlos Sainz et Colin McRae, avec lesquels le jeune pilote français devra faire équipe[14],[15].

Il s'impose dès le rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture du calendrier qui lui avait échappée l'année précédente sur tapis vert, au terme d'un duel serré avec le numéro un mondial Marcus Grönholm. Citroën réalise dans le même temps un triplé inédit en principauté depuis 1989 grâce aux podiums de McRae et Sainz[16]. Désormais leader du classement pilote pour la première fois de sa carrière, Loeb écope du handicap de balayeur au rallye de Suède, terrain spécifique réputé chasse gardée des pilotes nordiques. Il signe un temps scratch et plusieurs chronos dans le trio de tête, démontrant une amélioration significative de ses performances sur neige par rapport à 2002. Il termine septième du général[17],[18].

Le rallye de Turquie fait son entrée au championnat du monde et constitue la première épreuve sur terre de la saison. Sébastien Loeb et Daniel Elena n'en verront pas l'arrivée, tous deux victimes d'une panne d'essence sur une liaison de la première étape, le copilote monégasque s'étant embrouillé dans ses cartes[19]. L'Alsacien impressionne par sa rapidité d'adaptation au rallye de Nouvelle-Zélande, un terrain qu'il découvre. Il se classe quatrième du général et premier pilote Citroën en ayant pointé dans les cinq meilleurs temps sur plus de la moitié des spéciales[20],[21].

Troisième épreuve inédite consécutive pour Loeb, le rallye d'Argentine présente des profils de spéciales très variés pour lesquels l'expérience doit être conséquente. Après avoir signé plusieurs temps dans le trio de tête, le Français est finalement contraint à l'abandon à la fin de la deuxième journée alors qu'il occupait la cinquième place[22]. Le dénouement est identique au rallye de l'Acropole : lâché par le moteur de sa Xsara dès la toute première spéciale, il se retrouve rapidement mis hors course[23].

Loeb décroche le premier podium sur terre de sa carrière au rallye de Chypre, marqué par une hécatombe dans le clan Peugeot qui occupait un temps trois des quatre premières places. Distancé par le leader Petter Solberg, il termine néanmoins à la troisième place après avoir été à la lutte pour la deuxième marche du podium en fin d'épreuve[24]. C'est à cette période que son employeur, au vu de ses résultats, lui annonce une extension de deux ans de son contrat de titulaire[25].

Il retrouve un environnement plus familier au rallye d'Allemagne sur lequel il avait signé la première victoire de sa carrière l'année précédente. Après un départ en demi-teinte relatif à un mauvais choix de pneus et une position sur la route peu avantageuse, le Français prend la tête au soir de la deuxième étape dans une lutte face à l'armada Peugeot. Le duel qui l'oppose au champion du monde en titre Marcus Grönholm dure jusqu'à la dernière spéciale au terme de laquelle Loeb s'impose pour une poignée de secondes[26],[27].

Ses performances sont logiquement plus en retrait au rallye de Finlande en comparaison des pilotes locaux. Il augmente peu à peu son rythme, signant quelques bons chronos dans la deuxième journée pour remonter jusqu'en cinquième position[28]. Il confirme sa progression sur la terre en signant quatre temps scratchs dès l'entame du rallye d'Australie pour pointer en tête au soir de la première étape. Il doit finalement se contenter de la deuxième place en raison d'un mauvais choix de pneus en toute fin d'épreuve, laissant la victoire à Subaru et Petter Solberg. Il réalise cependant une bonne opération au classement mondial en se hissant au quatrième rang, à dix longueurs du leader Richard Burns et tenant compte du fait que trois des quatre derniers rallyes doivent se dérouler sur asphalte, sa surface de prédilection[29].

Loeb prend rapidement les commandes du rallye Sanremo en signant quatre temps scratchs dans la première étape. Alors solide leader avec près d'une minute d'avance sur ses poursuivants, il adopte un rythme de gestionnaire dans les secteurs restants. Il s'impose finalement d'un souffle après que l'arrivée tardive de la pluie en fin d'épreuve provoque la remontée inattendue de Gilles Panizzi[30],[31]. Le Tour de corse est alors l'occasion pour l'Alsacien de prendre une sérieuse option pour le titre. Il prend la tête du rallye à mi-distance de la première étape et une lutte pour la victoire se dessine peu à peu face au pilote Ford Markko Märtin. Mais les deux hommes sortent de la route à l'entame de la deuxième journée dans des conditions pluvieuses. La Xsara de Loeb reste bloquée pendant dix minutes au sommet d'un talus et il ne termine sa course qu'à la treizième place[32].

La dernière partie du triptyque asphalte de fin de saison a lieu dans le cadre du rallye de Catalogne. Le Français prend les commandes dès la deuxième spéciale et accentue continuellement son avance en signant plusieurs temps scratchs. Les deux dernières journées sont le théâtre d'un match à trois avec Gilles Panizzi et Markko Märtin. Loeb parvient à contenir le retour de ses poursuivants et semble avoir course gagnée à deux spéciales de l'arrivée. Mais la pluie modifie une fois de plus la donne. Grâce à un choix de pneus particulier qui n'était alors pas connu de Citroën, Panizzi parvient à reprendre près d'une minute à son compatriote pour lui arracher la victoire sur le fil[33],[34].

Au départ de la dernière manche de la saison, au rallye de Grande-Bretagne, trois pilotes peuvent encore prétendre au titre : les deux co-leaders Carlos Sainz et Sébastien Loeb, et le norvégien Petter Solberg à un point seulement. Celui qui s'imposera sera ainsi certain d'être titré[35]. Sainz se retrouve rapidement hors jeux en raison d'un incendie survenu à bord de sa Xsara. Loeb et Solberg se partagent quant à eux la totalité des temps scratchs et prennent tour à tour les commandes du rallye. Mais une hécatombe survenue parmi les pilotes Peugeot, seule équipe pouvant encore contester le titre constructeur à Citroën, va bouleverser les différentes stratégies mises en place par la marque aux chevrons. Entrevoyant une issue facile pour décrocher la couronne, les instances dirigeantes de l'écurie française ordonnent à Loeb d'assurer un podium, suffisant pour s'assurer du titre. L'Alsacien s'exécute et laisse échapper la victoire et le championnat pilote dans l'escarcelle de Petter Solberg[36],[37].

Sébastien Loeb achève ainsi sa première saison complète en catégorie reine au rang de vice-champion du monde, devançant ses deux coéquipiers totalisant à eux seuls trois couronnes mondiales et plus de cinquante victoires[38].

Champion du monde sur Citroën Xsara WRC (2004-2006)[modifier | modifier le code]

2004 : Premier titre - Concrétisation de quatre années d'effort[modifier | modifier le code]

L'intersaison fut l'occasion pour Citroën de multiplier les essais sur un maximum de surfaces différentes dans le but de gommer les derniers points noirs rencontrés l'année passée. Le nouveau règlement de la saison 2004 ayant réduit à deux par équipes le nombre de voitures sélectionnées pour les points constructeurs, la marque aux chevrons fut contrainte de se séparer de Colin McRae pour ne conserver que Carlos Sainz et Sébastien Loeb[39].

Sébastien Loeb remporte sa première victoire sur terre en championnat du monde lors du rallye de Chypre 2004 après la disqualification de la Peugeot 307 WRC de Marcus Grönholm.

À la lutte avec Marcus Grönholm dans les premières spéciales du rallye Monte-Carlo, l'Alsacien prend les commandes de l'épreuve et creuse d'importants écarts en signant tous les temps scratchs de la deuxième étape. Inaugurant la nouvelle Peugeot 307 WRC, son rival finlandais part finalement à la faute et laisse le Français s'imposer pour la deuxième année consécutive en principauté[40],[41]. Loeb subit sa position d'ouvreur dans la première journée du rallye de Suède, distancé par Grönholm et l'estonien Markko Märtin. Mais le triple vainqueur de l'épreuve, victime des problèmes de jeunesse de la 307, abandonne finalement plusieurs minutes faute de direction assistée et Märtin arrache une roue de sa Ford Focus WRC dans le foulée. Seul en tête, le vice-champion du monde rentre dans l'Histoire en devenant le premier pilote non nordique à s'imposer en Suède depuis la création de l'épreuve en 1950[42],[43].

Pour la première édition du rallye du Mexique au calendrier mondial, Sébastien Loeb fait face au champion du monde en titre Petter Solberg dès le coup d'envoi. Les deux hommes se partageaient la plupart des temps scratchs lorsque le norvégien écope d'une pénalité de retard au soir de la première journée en raison d'un problème moteur survenu sur sa Subaru Impreza au parc d'assistance. Pensant avoir course gagnée, l'Alsacien est finalement contraint à l'abandon le lendemain matin après qu'une pierre ait transpercé son carter d'huile[44],[45]. Il effectue un début de course en retrait lors du rallye de Nouvelle-Zélande, victime du handicap du balayage et du dysfonctionnement du système de départ de sa Xsara. Devant l'impossibilité de suivre le rythme des pilotes scandinaves occupant la tête, il terminera à la quatrième place du général et devra céder le leadership du classement mondial à Markko Märtin[46].

Loeb abandonne plus de quarante secondes dès la première spéciale du rallye de Chypre en raison d'un mauvais réglage des différentiels et prend de gros risques pour refaire son retard et accrocher la troisième place en fin de première étape. Il parvient à dépasser Harri Rovanperä le lendemain mais reste hors de portée du leader Marcus Grönholm. Le finlandais s'impose avant d'être déclassé quelques jours plus tard en raison d'une irrégularité constatée sur une pièce des pompes à eau des Peugeot 307 WRC, offrant ainsi sur tapis vert sa première victoire sur terre à l'Alsacien[47],[48]. De nouveau leader du classement mondial, le Français subit fortement le handicap de sa position d'ouvreur dans la première étape du rallye de l'Acropole et ne pointe qu'en cinquième position au terme de celle-ci. Il signe ses premiers temps scratchs à partir du lendemain et remporte en fin d'épreuve son duel face à Harri Rovanperä pour le gain de la deuxième place[49].

Les fortes pluies survenues la veille du départ annulent le balayage que devait subir le Français au rallye de Turquie. Il prend rapidement la tête et se retrouve un temps menacé par Marcus Grönholm pour finalement s'imposer et décrocher sa première victoire sur terre à la régulière[50],[51]. Au coup d'envoi du rallye d'Argentine, Loeb éprouve des difficultés à trouver le rythme mais parvient à signer ses premiers temps scratchs à la fin de la première étape. Débarrassé de Petter Solberg, Markko Märtin et Marcus Grönholm, tous trois partis à la faute, il rallie l'arrivée en deuxième position derrière son coéquipier Carlos Sainz qui s'adjuge le record de victoires en championnat du monde[52],[53].

Sébastien Loeb clôture la saison 2004 en s'imposant sur le rallye d'Australie, égalant ainsi le record de victoires en une saison établi par Didier Auriol en 1992.

Trop prudent et ressentant plus que prévu les effets du balayage, le Français ne pointe qu'en dixième position à l'issue des premiers secteurs du rallye de Finlande. Il entamera alors progressivement une lente remontée qui le conduira jusqu'à la quatrième place finale et expliquera pendant l'épreuve souffrir de séquelles aux cervicales consécutives à une sortie de route survenue lors d'une séance d'essais[54],[55]. Il s'impose ensuite pour la troisième année consécutive au rallye d'Allemagne, marqué par de fortes pluies et un duel serré avec son coéquipier Carlos Sainz et le jeune belge François Duval. Désormais titulaire d'une marge de trois victoires au classement mondial à six manches de la fin de la saison, les médias commencent à évoquer l'hypothèse d'un premier titre pour l'Alsacien[56],[57].

Le balayage est encore une fois très présent pour la première édition du rallye du Japon. Derrière Petter Solberg, qui semble intouchable sur les terres de son employeur, Loeb se retrouve face à Marcus Grönholm pour le gain de la seconde place. Il remportera finalement son duel après que le finlandais eut été victime d'un problème de boîte de vitesses[58]. Passé la Super-Spéciale d'ouverture, Sébastien Loeb prend les commandes du rallye de Grande-Bretagne sur un terrain rendu très piégeux par les intempérie mais se voit menacé par Petter Solberg dans les deuxièmes passages. L'affrontement entre les deux hommes rappelle la passe d'arme qu'ils se livrèrent en clôture de la saison 2003 et c'est le norvégien qui, une fois de plus, l'emporte pour une poignée de secondes[59],[60].

Le traditionnel rallye Sanremo laisse sa place au rallye de Sardaigne, dont le profil des spéciales fait craindre au vice-champion du monde un effet démultiplié du balayage. Ses inquiétudes se confirment et le Français perd un temps significatif en début d'épreuve avant de remonter péniblement à la deuxième place, héritée des problèmes mécaniques de Marcus Grönholm. Devant lui, Solberg collectionne les temps scratchs et s'impose pour une troisième victoire de rang[61],[62]. Loeb n'a alors besoin que de cinq points au Tour de Corse pour décrocher son premier titre mondial. Il se résout après réflexion à adopter un rythme prudent et laisse les deux Ford Focus de Markko Märtin et François Duval prendre la tête. Lâché par son moteur, le jeune belge abandonne la deuxième place à l'Alsacien qui, dix ans après Didier Auriol, se voit à son tour sacré champion du monde des rallyes pour la première fois. La troisième place de Carlos Sainz permet également à Citroën de conserver sa couronne chez les Constructeurs[63],[64].

Le nouveau champion du monde se retrouve à nouveau face aux pilotes Ford lors du rallye de Catalogne. Les deux titres étant attribués, il reçoit carte blanche pour jouer la victoire et prend les commandes de l'épreuve dans la deuxième spéciale. Il les conservera sur le fil au soir de la première journée avant d'être contraint à l'abandon le lendemain matin, victime comme au Mexique d'une pierre qui transperça son carter d'huile[65],[66]. La saison s'achève au rallye d'Australie, marqué par la décision du groupe PSA de retirer ses deux marques du WRC à l'horizon 2005 pour des raisons de coûts. Sous le choc, Sébastien Loeb fait face à Petter Solberg et Marcus Grönholm dans cette épreuve de clôture et s'impose pour la sixième fois de l'année après que les deux pilotes scandinaves soient tour à tour partis à la faute. Malgré ces résultats, il porte un regard pessimiste sur son avenir sportif et sur celui du rallye en général[67],[68],[69].

2005 : Deuxième titre - La saison de tous les records[modifier | modifier le code]

Sur une épreuve réputée être un enfer pour la mécanique, Sébastien Loeb et Daniel Elena allient vitesse et fiabilité à travers quatorze temps scratchs consécutifs lors de l'édition 2005 du rallye de Chypre. Dominateur sur les manches asphaltes depuis ses débuts, le duo est alors en passe de trouver la même recette à succès sur le gravier.

Sébastien Loeb est champion du monde en titre au moment du coup d'envoi de la saison 2005. Son ami Carlos Sainz ayant choisi de prendre sa retraite des rallyes mondiaux, l'Alsacien se voit affecter un nouveau coéquipier chez Citroën Sport en la personne du jeune belge François Duval, 24 ans seulement et transfuge de chez Ford[70]. La décision du groupe PSA concernant le retrait de ses deux marques est quant à elle définitivement entérinée, laissant le français face à un avenir incertain pour la suite de sa carrière[71].

Il s'impose pour la troisième fois consécutive dans la manche d'ouverture du championnat, au rallye Monte-Carlo, après avoir occupé la tête de l'épreuve de bout en bout. Les malversations de certains spectateurs ramenant de la neige sur certains virages de la dernière étape auraient néanmoins pu lui être fatales, mais n'ont pas épargné ses principaux rivaux Marcus Grönholm et Petter Solberg[72],[73]. Loeb ne parvient pas à rééditer son exploit de l'an passé au rallye de Suède. Longtemps troisième du général à environ quinze secondes des leaders, il connaîtra des problèmes de surchauffe moteur qui l'obligeront à réduire son rythme en fin de deuxième étape. Il abandonne définitivement dans l'avant dernière spéciale, les réparations de fortune effectuées par Citroën sur sa Xsara n'ayant pas tenues[74],[75].

Victime de problèmes d'amortisseur dans la deuxième spéciale du rallye du Mexique, il lâche près de trois minutes dans la première journée et rétrograde de la deuxième à la dix-huitième place. S'engage alors une lente remontée pour le champion du monde qui le conduira au pied du podium, son rival Petter Solberg engrangeant quant à lui une deuxième victoire consécutive[76],[77]. Le rallye de Nouvelle-Zélande voit l'introduction en compétition des nouveaux pneus terres Z BTO du manufacturier Michelin. Parti sur un rythme soutenu, Loeb se retrouve dans un duel serré l'opposant à Grönholm et Solberg avant de prendre les commandes à mi-parcours de la première étape. Il signera huit temps scratchs pour finalement remporter pour la première fois de sa carrière cette épreuve des antipodes[78].

Équipé de réglages de suspensions inadaptés, il subit dans la première spéciale du rallye de Sardaigne avant de corriger le comportement de sa Xsara en liaison et de prendre la tête de la manche italienne. Creusant des écarts importants dans les portions clés, il remporte la course et reprend par la même occasion la tête du classement mondial[79],[80]. Malgré les contraintes du balayage du à son nouveau rang, il domine le rallye de Chypre dès la première étape, enregistrant un total de quatorze temps scratchs consécutifs sur toute la durée de l'épreuve, et s'impose finalement une deuxième fois sur l'île d'Aphrodite[81].

Sur le rallye de Turquie, Loeb retrouve son ami et mentor Carlos Sainz, sorti de sa retraite et appelé en renfort par Citroën en raison des résultats jugés décevants de son coéquipier François Duval[82]. Le champion du monde poursuit sa domination sur terre avec une nouvelle victoire obtenue en signant la quasi-totalité des meilleurs temps de la première journée[83]. Il subit davantage les contraintes de sa position d'ouvreur à l'entame du rallye de l'Acropole, pointant alors en sixième position avant de s'emparer de la tête sur le fil au soir de la première étape. Il creuse de gros écarts le lendemain avec un total de neuf temps scratchs consécutifs et décroche pour la première fois de sa carrière une victoire sur la manche hellénique[84].

À la lutte face à Petter Solberg au coup d'envoi du rallye d'Argentine, Loeb parvient à construire une avance significative dans la deuxième boucle de la première journée, mais frôle l'accident en évitant une vache en sortie de virage. Le lendemain, sur un terrain offrant des spéciales larges et roulantes, il contrôle la remontée de Marcus Grönholm puis s'impose à l'arrivée, devenant ainsi le premier pilote à remporter six victoires consécutives en WRC[85],[86]. Sa série s'arrête à l'issue du rallye de Finlande, sur les terres de Grönholm. Quadruple vainqueur des 1000 Lacs, le Scandinave est considéré comme la référence mondiale sur les surfaces terres roulantes et jugé pratiquement imbattable à domicile. Auteur de quatre temps scratchs, Loeb ne sera pas en mesure de rivaliser avec la pointe de vitesse de son adversaire et s'inclinera à la deuxième place[87],[88].

À la suite de la mort accidentelle du copilote Michael Park lors du rallye de Grande-Bretagne, Sébastien Loeb refuse une victoire acquise et synonyme de deuxième titre mondial en s'infligeant volontairement une pénalité avant de franchir la ligne d'arrivée.

Il retrouve sa surface de prédilection lors du rallye d'Allemagne, première épreuve asphalte depuis la manche d'ouverture du championnat. En tête dès la première spéciale, l'Alsacien creuse progressivement des écarts importants sur la concurrence, seul son coéquipier François Duval parvenant à suivre le rythme à une dizaine de secondes. Citroën décide finalement de figer les positions après que ses deux pilotes aient manqué de peu la sortie de route au départ de la deuxième journée[89],[90]. Désormais titulaire d'une avance de plus de trente points au classement mondial, Loeb peut mathématiquement remporter le titre à l'issue du rallye de Grande-Bretagne. D'abord devancé par Grönholm, il hérite de la tête en raison de problèmes de freins perturbant le finlandais puis se construit une marge importante en enlevant la totalité des temps scratchs au programme de la deuxième étape. La course semble gagnée pour le français, mais les événements prennent une tournure dramatique lors du dernier jour de course. La deuxième Peugeot 307 WRC pilotée par Markko Märtin est victime d'une violente sortie de route provoquant la mort du copilote anglais Michael Park. La spéciale est neutralisée et décision est prise par les organisateurs d'annuler le parcours restant ainsi que la cérémonie du podium. En signe de deuil vis-à-vis de son coéquipier, Grönholm prend la décision de se retirer de la course. Alors virtuellement sacré champion du monde, Sébastien Loeb refuse de se voir couronner dans ces conditions et choisit de pointer volontairement en avance au parc fermé et d'écoper ainsi d'une pénalité de deux minutes le rétrogradant en troisième position[91],[92],[93].

Au départ du rallye du Japon, l'Alsacien n'a besoin que d'une troisième place pour remporter son deuxième titre. Parti sur un rythme prudent et subissant le handicap du balayage sur les premières spéciales, il parvient à revenir dans le trio de tête et assure ses trajectoires sans prendre de risques. En lutte pour la victoire face à Grönholm, Petter Solberg part à la faute et offre une deuxième place plus que suffisante pour permettre à Loeb de décrocher un deuxième sacre consécutif[94],[95]. Désormais double champion du monde, il reçoit carte blanche de la part de Citroën pour jouer la victoire au Tour de Corse qui lui avait jusque-là toujours échappé. Il se porte nettement en tête dès la première spéciale et rentre une fois de plus dans l'Histoire en devenant le premier pilote à signer la totalité des temps scratchs d'un rallye mondial. Un fait sans précédent depuis la création du championnat en 1973[96].

Il porte son score de victoires à dix cette saison en s'imposant sur le rallye de Catalogne, dernière épreuve asphalte qui manquait à son palmarès. La deuxième place de son coéquipier François Duval permet à Citroën de réaliser le doublé et de remporter pour la troisième fois consécutive le titre constructeur. La marque aux chevrons profite alors de l'occasion pour annoncer son retour en championnat du monde en 2007 après avoir obtenu des garanties sur la réduction des coûts de la part de la FIA[97],[98]. La saison s'achève aux antipodes avec le rallye d'Australie. Handicapé par les contraintes de sa position d'ouvreur en début d'épreuve, Loeb parvient finalement à se porter en tête avant de partir à la faute dans la neuvième spéciale. Trop optimiste sur un point de freinage, il percute un arbre frontalement, causant des dommages irréparables sur sa Xsara[99].

2006 : Troisième titre - Pilote privé chez Kronos et blessure en fin de saison[modifier | modifier le code]

En dépit d'une prise de risque conséquente, Sébastien Loeb sera une nouvelle fois mis en échec par Marcus Grönholm au rallye de Finlande, le Scandinave demeurant invincible sur ses terres.

Le retrait de Citroën Sport du championnat WRC est désormais effectif à l'entame de la saison 2006. Sébastien Loeb se retrouve dès lors rattaché à la structure privée belge Kronos Racing, cette dernière bénéficiant d'une assistance technique de la marque aux chevrons sur chaque épreuve[100]. Deux jeunes coéquipiers espagnols viennent l'épauler au sein de sa nouvelle équipe : Xavier Pons et le champion du monde des rallyes junior en titre Dani Sordo[101]. L'Alsacien poursuit également en parallèle de la compétition le développement de la Citroën C4 WRC dont l'inauguration est prévue pour le retour du constructeur français en 2007.

Il se porte en tête du rallye Monte-Carlo dès la première spéciale et creuse des écarts déjà significatifs sur son poursuivant direct Marcus Grönholm, fraîchement débarqué chez Ford. Il commet une faute dans le dernier secteur de la journée, victime d'une plaque de verglas mal négociée dans un virage à gauche, et doit faire appel à la règle du Super Rally et ses cinq minutes de pénalité pour repartir le lendemain[102]. Auteur d'une remontée offensive lors des deux dernières étapes, il achèvera sa course en deuxième position à une minute de Grönholm, vainqueur de son premier rallye asphalte[103]. Le Finlandais confirme la réputation de chasse gardée des pilotes nordiques attribuée au rallye de Suède en s'y imposant pour la quatrième fois. Jamais distancé et auteur de quelque temps scratchs, Loeb ne parviendra pas à égaler la pointe de vitesse de son adversaire, toujours légèrement en avance dans les spéciales clés, et terminera une fois encore à la seconde place[104].

Les deux hommes souffrent de leur position d'ouvreur lors du rallye du Mexique, première manche terre de la saison. Bénéficiant de conditions de route plus avantageuses, Petter Solberg s'empare de la tête tandis que Grönholm part à la faute en abordant un virage avec une vitesse excessive[105]. Sébastien Loeb parvient à revenir sur le Norvégien au cours de la deuxième étape puis se met définitivement à l’abri après que son adversaire ait été victime d'une casse de direction assistée. Il remporte sa première victoire de la saison et prend la tête du classement mondial[106]. L'Alsacien effectue un début de course en demi-teinte lors du rallye de Catalogne, gêné par des problèmes de freins et un Set-Up qui se révélera inadapté. Après modification du comportement de sa Citroën Xsara WRC à l'assistance, il signe ses premiers temps scratchs et revient sur le leader Marcus Grönholm. Le Finlandais connaît finalement des problèmes de turbo, laissant le champ libre à Loeb qui s'impose[107],[108].

Le Français poursuit sa domination lors du Tour de Corse dont il occupera la première place de bout en bout. Seul son jeune coéquipier Dani Sordo parviendra à rester un temps à son contact avant de s'incliner dans la deuxième étape[109],[110]. Victime du balayage et d'un tête-à-queue dans les premiers kilomètres du rallye d'Argentine, Loeb doit hausser son rythme et prendre des risques conséquents pour revenir sur ses adversaires. Il reprend la deuxième place de Petter Solberg puis se hisse en tête en profitant des problèmes de transmission de Grönholm pour finalement s'imposer pour la deuxième fois sur cette épreuve[111],[112].

Toujours contraint par le handicape du balayage, il abandonne plus de quarante secondes à son rival finlandais dans les premières spéciales du rallye de Sardaigne[113]. L'Alsacien doit attendre la deuxième boucle puis la deuxième journée de course pour signer ses premiers scratchs et rattraper progressivement le temps perdu. Grönholm heurte finalement une pierre à vive allure et laisse filer son adversaire vers une cinquième victoire consécutive[114],[115]. La série d'invincibilité de Loeb s'arrête lors du rallye de l'Acropole au départ duquel le Français concède un temps significatif en raison de sa position d'ouvreur. Mais contrairement au scénario de la manche italienne, il ne parvient pas à reprendre le temps perdu lors des deuxièmes passages. Le duel avec Marcus Grönholm se termine à la fin de la deuxième étape lorsque, victime d'une crevaison, il doit abandonner la lutte pour assurer sa deuxième place[116],[117].

Avec un vingt-septième succès en carrière, acquis au terme d'un duel extrême contre Marcus Grönholm, Sébastien Loeb dépasse le record de victoires en championnat du monde de son ami Carlos Sainz lors du rallye du Japon 2006.

Il s'impose pour la cinquième fois consécutive sur le rallye d'Allemagne au terme d'une course dominée de bout en bout. La deuxième place occupée par son coéquipier Dani Sordo lui permet de creuser davantage l'écart au championnat pilotes[118]. Motivé à l'idée de remporter le rallye de Finlande sur les terres de son principal adversaire, Sébastien Loeb prend des risques conséquents dès le départ de l'épreuve et avoue rouler à son maximum. Mais l'expérience du Scandinave ainsi que sa pointe de vitesse lui permettent de conserver la tête tant en accentuant progressivement son avance de quelques secondes spéciale après spéciale[119]. L'Alsacien abandonne finalement la lutte après avoir heurté une pierre dans un virage rapide et se contente dès lors d'assurer sa deuxième place[120],[121].

Le rallye du Japon sera le théâtre du duel le plus serré de la saison entre les deux pilotes. Tout d'abord victime d'un balayage intensif le reléguant en quatrième position, Loeb parvient à hausser son rythme et signer ses premiers temps scratchs pour revenir au contact du Finlandais[122]. Les deux hommes se partagent alors la totalité des meilleurs temps, reléguant le reste du peloton à plusieurs minutes au général. Le Finlandais craque le premier sous la pression en manquant un point de freinage, mais loin d'abdiquer, poursuit son offensive jusque dans la dernière spéciale[123]. L'Alsacien remportera la victoire pour un écart final de cinq secondes et, avec ce vingt-septième succès, dépassera le record de son ami Carlos Sainz[124]. Il concède un temps significatif à l'entame du rallye de Chypre en raison d'un balayage particulièrement significatif sur ce terrain abrasif[125]. Il enregistre ses premiers temps scratchs pendant les deuxièmes passages puis entame une remontée sur Marcus Grönholm. Le Finlandais commet ses premières fautes sous la pression au cours de la deuxième étape, permettant à Loeb de s'emparer de la première place qu'il conservera jusqu'à l'arrivée après avoir signé un total de dix meilleurs temps[126],[127].

Titulaire de trente-cinq points d'avance au championnat pilotes sur son dauphin, Sébastien Loeb n'a alors besoin que d'une quatrième place dans l'un des quatre rallyes restant de la saison pour s'adjuger un troisième titre mondial. Mais le 28 septembre 2006, la presse révèle que le champion français s'est fracturé la clavicule lors d'une chute en VTT[128]. Forfait pour la manche turque, il assiste impuissant à la victoire de Marcus Grönholm, désormais sans concurrence et seul homme à pouvoir encore lui contester mathématiquement le sacre[129]. Mais le Finlandais perd définitivement toutes ses chances lors du rallye d'Australie. Parti en tonneaux dans la troisième spéciale, il ne terminera l'épreuve qu'à la cinquième place, mettant ainsi Loeb hors d'atteinte au classement mondial[130]. C'est donc depuis chez lui, en Suisse, que l'Alsacien décroche son troisième titre pendant que son principal adversaire de la saison s'impose dans les deux dernières manches du championnat, permettant ainsi à Ford de remporter aux dépens de Kronos Racing son premier titre constructeur depuis 1979[131],[132].

Nouveaux titres sur Citroën C4 WRC (2007-2010)[modifier | modifier le code]

2007 : Quatrième titre - L'apogée de la rivalité avec Marcus Grönholm[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb égale le record de victoires au rallye Monte-Carlo pour la première apparition de la Citroën C4 WRC en championnat du monde.

L'année 2007 marque le retour officiel de Citroën en WRC ainsi que la réintégration de Sébastien Loeb en tant que pilote d'usine, six mois après sa blessure à l'épaule. C'est également l'année du débarquement de la Citroën C4 WRC, nouvelle arme de la marque aux chevrons, amenée à remplacer la vieillissante Xsara[133].

Le triple champion du monde débloque le compteur de temps scratchs de sa nouvelle voiture dès la première spéciale du rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture de la saison. À la lutte face à son jeune coéquipier Dani Sordo dans un premier temps, il creuse finalement un écart significatif en fin de deuxième étape et s'impose pour la quatrième fois sur l'épreuve monégasque, en tête de bout en bout[134]. Vainqueur sortant et principal rival de l'Alsacien l'année passée, Marcus Grönholm prend sa revanche lors du rallye de Suède. Handicapé par sa position d'ouvreur, Loeb parvient à rester au contact du Scandinave à l'issue de la première étape mais doit ensuite s'incliner en raison d'un mauvais choix de pneus. Il assure néanmoins une deuxième place et conserve la tête du classement mondial[135].

En tant que second rallye neige de la saison, la première édition du rallye de Norvège fait figure de précédent inédit depuis 1978. Mikko Hirvonen, l'autre Finlandais de l'équipe Ford, se distingue en prenant la tête devant ses deux aînés. Auteur de plusieurs temps scratchs, Loeb occupe la troisième place provisoire avant de commettre deux erreurs successives dans la deuxième étape qui lui coûteront plusieurs minutes. Il termine quatorzième du général et cède le leadership du championnat pilotes à Grönholm[136],[137]. Les deux adversaires subissent le handicape du balayage au départ du rallye du Mexique, première manche terre de la saison, et se voient devancer par Petter Solberg, bénéficiaire d'une route nettoyée. Loeb entame une remontée sur le Norvégien à partir des deuxièmes passages et prend finalement la tête à la suite de l'abandon du pilote Subaru sur fuite d'huile. Il se construit une avance significative au cours de la deuxième étape et remporte une seconde victoire en terre mexicaine[138].

Le rallye du Portugal fait son retour au sein du calendrier mondial après six années d'absence. À la lutte face à Marcus Grönholm, l'Alsacien parvient à prendre l'avantage au cours de la deuxième étape à l'issue d'un pari risqué sur le choix des pneumatiques. Il signe huit temps scratchs consécutifs et remporte une nouvelle victoire. Le déclassement de son rival Finlandais pour épaisseur des vitres latérales non conformes sur sa Ford Focus lui permet de reprendre le leadership du classement mondial sur tapis vert[139]. Le triple champion du monde s'impose ensuite pour la troisième fois consécutive en Argentine au terme d'un rallye amputé d'un tiers de sa distance en raison de problèmes logistiques[140]. Auteur de plus de la moitié des temps scratchs au programme, il prit l'avantage dans des conditions boueuses et détrempées[141].

Sébastien Loeb poursuit sa série au rallye d'Allemagne en signant une sixième victoire consécutive sur les rives de la Moselle de façon dominatrice.

Le handicape du balayage se fait en revanche davantage ressentir lors du rallye de Sardaigne au départ duquel il ne pointe qu'en cinquième position. Il entame une remontée à partir de la deuxième boucle et s'empare des commandes après que Grönholm ait détruit l'un de ses amortisseurs contre une pierre. Détenteur d'une avance de plus de trente secondes après avoir monopolisé le haut de la feuille des temps au matin de la deuxième étape, Loeb abandonne finalement lors de la dernière journée de course à la suite d'une mauvaise réception sur un sommet en aveugle et perd la tête du classement mondial[142]. Il subit une nouvelle fois l'abrasivité du terrain dans les premières spéciales du rallye de l'Acropole et se classe quatrième au soir de la première journée. Il se hisse en seconde position grâce à quatre scratchs enregistrés le lendemain mais doit s'incliner face à la performance significative de Marcus Grönholm dans les 50 km de Agii Theodori[143].

Le Scandinave signe une troisième victoire consécutive sur ses terres, au rallye de Finlande, et conforte sa première place au championnat pilotes. Jamais pleinement distancé dans le classement intermédiaire des spéciales, Loeb se révèle néanmoins une fois de plus impuissant à égaler la pointe de vitesse de Grönholm sur son épreuve nationale[144]. Le Français profite du retour des manches asphaltes avec le rallye d'Allemagne pour inverser la tendance. Il s'y impose une sixième fois en autant de participations après une édition marquée par une météo difficile. La deuxième place de François Duval, acquise sur une vieillissante Citroën Xsara WRC, lui permet de reprendre quatre points à Marcus Grönholm[145].

Le rallye de Nouvelle-Zélande marque le paroxysme du duel qu'il se livre avec le Finlandais depuis plusieurs saisons. Prenant des risques significatifs, les deux hommes s'emparent de la quasi-totalité des temps scratchs au programme et abordent la dernière étape sans s'être clairement départagés. Le pilote Ford l'emporte sur le fil au terme de la Super-Spéciale de clôture avec un écart final de trois dixièmes de seconde en sa faveur, soit le plus faible enregistré jusqu'alors en WRC[146]. Loeb poursuit sa domination sur asphalte en s'imposant sur le rallye de Catalogne. Auteur du meilleur temps dans les secteurs clés, il devance son coéquipier Dani Sordo dont la seconde place permet à Citroën de signer le doublé[147].

C'est au rallye de Grande-Bretagne, manche de clôture de la saison, que Sébastien Loeb remporte son quatrième titre de champion du monde au terme d'une ultime passe d'armes face à Marcus Grönholm.

Les progrès de Marcus Grönholm sur le bitume se font ressentir à l'occasion du Tour de Corse, le Finlandais prenant la tête au départ du rallye. Ce n'est que lors de la deuxième étape que l'Alsacien parvient à creuser un écart significatif sur son adversaire et signer ainsi une troisième victoire à domicile lui permettant de revenir à quatre points au championnat pilotes[148]. Riche en rebondissements, l'édition du rallye du Japon voit le Scandinave partir à la faute dans la première étape puis abandonner en raison des dégâts occasionnés sur sa voiture. Loeb manque l'occasion de prendre une avance presque définitive au classement mondial en sortant à son tour de la route le lendemain, son copilote Daniel Elena s'étant trompé dans l'annonce d'un virage[149].

Le tournant de la saison a finalement lieu sur une épreuve asphalte inédite avec la première édition du rallye d'Irlande. L'Alsacien se porte rapidement en tête sur sa surface de prédilection mais découvre un problème sur son amortisseur arrière gauche en liaison le contraignant à réduire son rythme jusqu'à l'assistance. Mis au courant du problème touchant son rival, Grönholm prend la décision d'attaquer au maximum pour creuser l'écart mais perd finalement le contrôle de sa Focus dans un long virage longeant le bord de mer. Il heurte un muret en pierre frontalement et arrache deux roues sous le choc avant d'être conduit à l'hôpital pour des examens de prévention[150]. Loeb s'impose quant à lui sur la manche gaélique, lui permettant ainsi de se présenter au rallye de Grande-Bretagne clôturant la saison avec une avance de six points au classement mondial[151]. N'ayant besoin que d'une cinquième place pour s'adjuger mathématiquement le titre, il prend le parti de rouler sur un rythme assuré sans chercher à lutter contre les pilotes Ford. Il s'installe en troisième position qu'il sécurisera jusqu'à l'arrivée malgré des conditions d'adhérence très précaires et des problèmes de phares l'ayant contraint de piloter en aveugle. Il décroche finalement une quatrième couronne mondiale consécutive, égalant ainsi le record des Finlandais Juha Kankkunen et Tommi Mäkinen, Grönholm terminant à la deuxième place pour son départ en retraite[152],[153].

2008 : Cinquième titre - Premier quintuple champion du monde de l'histoire des rallyes[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb devient en 2008 le premier pilote de l'Histoire à s'adjuger cinq victoires au rallye Monte-Carlo.

Avec l'absence de Marcus Grönholm, son principal adversaire des saisons précédentes, Sébastien Loeb s'affirme peu à peu en tant que doyen des pilotes d'usine. Si l'environnement immédiat dans lequel évolue l'Alsacien change peu, le championnat du monde connaît quant à lui de nombreux bouleversements avec notamment l'imposition de Pirelli en manufacturier unique de pneumatiques, l'interdiction de certains types de gommes et la suppression de la grille inversée pour définir l'ordre des passages en spéciales[154].

Le nouveau quadruple champion du monde remporte facilement une cinquième victoire record sur le rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture traditionnelle du mondial, en creusant de gros écarts sur ses concurrents dès le début de l'épreuve. Seul son coéquipier Dani Sordo parviendra un temps à maintenir le contact avant d'être relégué à près d'une minute et d'abdiquer sur casse moteur[155]. Le rallye de Suède marque le centième départ en WRC du duo Loeb-Elena. Les deux hommes sont victimes d'une sortie de route dès la première étape tandis qu'ils occupaient la troisième place provisoire. Repartis le lendemain avec ving-cinq minutes de pénalité, ils signent deux temps scratchs dans la première boucle matinale avant de renoncer à poursuivre la compétition pour épargner leur bloc moteur[156].

L'entame du rallye du Mexique, première manche terre de la saison, est le théâtre d'une passe d'armes entre Loeb et l'étoile montante Jari-Matti Latvala. L'Alsacien parvient à prendre le dessus sur son rival finlandais au début de la deuxième étape et conservera les commandes de l'épreuve jusqu'à la ligne d'arrivée[157]. Disputé sous des conditions météorologiques difficiles, le rallye d'Argentine marque les premiers travers de la nouvelle réglementation imposant aux pilotes de monter des pneus qui se révèlent inadaptés. Loeb se contente dès lors d'assurer son rythme en évitant les pièges et remporte finalement la course avec plusieurs minutes d'avance après que ses principaux adversaires soient un à un partis à la faute[158].

Sébastien Loeb s'adjuge une quatrième victoire record lors du rallye d'Argentine au terme d'une édition marquée par une réglementation imposant aux pilotes des pneus inadaptés aux conditions de route.

Le calendrier WRC accueille pour la première fois le rallye de Jordanie, épreuve jusque-là confinée au championnat du Moyen-Orient. De nouveau leader du classement mondial, l'Alsacien subit la position d'ouvreur et doit attendre les deuxièmes passages en spéciales pour trouver des conditions de route similaires à celles de ses rivaux. Il prend alors la tête et creuse des écarts déjà insurmontables à la régulière. Semblant avoir course gagnée, il est percuté en liaison par le pilote privé Conrad Rautenbach et doit attendre la dernière étape pour repartir. Il entamera alors une remontée qui le conduira à la dixième place finale[159]. Loeb signe la quarantième victoire de sa carrière au rallye de Sardaigne. Après s'être construit une marge significative au terme de la première journée, il parvient à surmonter le handicape du balayage dans les deux dernières étapes et à contrôler ainsi la remontée des pilotes Ford[160].

Parti sur un rythme élevé en dépit des pistes cassantes, l'Alsacien se hisse en tête du rallye de l'Acropole à mi-parcours de la première étape tandis que ses rivaux de la marque à l'Ovale endommagent leur Focus contre les pierres parsemant le tracé. Il cède provisoirement les commandes à son coéquipier Dani Sordo en raison d'une crevaison avant de reprendre le leadership pour finalement s'imposer[161]. Dernière épreuve de la saison disputée sur terre abrasive, le rallye de Turquie est marqué par la rupture de l'accord de fair-play qui unissait jusque-là les écuries vis-à-vis de l'abandon de la grille inversée pour définir l'ordre de passage en spéciales. En demandant à ses pilotes de ralentir volontairement en fin de première étape, l'équipe Ford ouvre une boîte de Pandore et contraint Sébastien Loeb à jouer le rôle de balayeur sur les deux tiers du parcours. Le Français terminera sa course à la troisième place[162].

Il affiche sa suprématie et marque l'Histoire après la pause estivale en remportant pour la première fois le rallye de Finlande, réputé chasse gardée des pilotes locaux. En tête de bout en bout et auteur de quinze temps scratchs, il s'impose au terme d'une lutte serrée face à Mikko Hirvonen[163]. Il poursuit sa série d'invincibilité au rallye d'Allemagne avec une septième victoire consécutive. Jamais véritablement inquiété, il y remporte près des trois quarts des spéciales et manque le Grand Chelem afin d'économiser son bloc moteur[164].

Sébastien Loeb poursuit sa série d'invincibilité au rallye d'Allemagne en s'y imposant pour la septième fois consécutive après avoir mené la course de bout en bout.

Désormais à nouveau leader du classement mondial, Loeb subit sa position d'ouvreur lors de la première boucle matinale du rallye de Nouvelle-Zélande. Profitant des deuxièmes passages pour réaliser ses premiers scratchs dans des conditions de route moins pénalisantes, il est en passe de prendre la tête lorsqu'il écope d'une pénalité de trente secondes pour un retard lié à un problème de démarreur. Il s'imposera finalement au terme d'un retournement de situation qui aura vu l'abandon simultané des deux pilotes Ford dans la dernière étape[165]. Le champion du monde confirme sa suprématie sur asphalte avec une quatrième victoire consécutive au rallye de Catalogne. En tête de bout en bout, seul son coéquipier et local de l'épreuve Dani Sordo sera parvenu à suivre son rythme[166].

Il récidive en remportant une nouvelle fois le Tour de Corse, dernière épreuve de la saison sur cette surface. Auteur de quatorze temps scratchs sur seize possibles, il survole son rallye national, Sordo étant parti à la faute dès les premiers secteurs, et franchit la ligne d'arrivée avec près de trois minutes d'avance sur son plus proche poursuivant[167]. C'est finalement dans la pénultième manche du calendrier, au rallye du Japon, qu'il devient le premier quintuple champion du monde de l'Histoire du WRC. N'ayant besoin que de six points pour s'assurer d'un nouveau sacre, Loeb fait le choix d'assurer une troisième place tout au long de l'épreuve[168].

La saison s'achève avec le rallye de Grande-Bretagne disputé dans des conditions hivernales particulièrement piégeuses. Une lutte serrée se dessine dès les premières spéciales entre l'Alsacien et Jari-Matti Latvala, les deux hommes monopolisant la totalité des temps scratchs et afficheant un écart inférieur à dix secondes au moment d'aborder la dernière journée de course. Loeb remporte finalement la victoire sur le fil en s'imposant dans tous les secteurs de la dernière étape malgré une pénalité imaginaire infligée par les commissaires pour faux départ. Avec ce onzième succès de la saison, il réussit à battre son propre record de 2005 et comble son palmarès par la dernière épreuve qui lui faisait défaut, devenant ainsi le premier pilote à s'imposer sur tous les rallyes classiques du calendrier[169],[170].

2009 : Sixième titre - Milieu de saison catastrophique et sacre sur le fil[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb remporte sa première victoire sur surface mixte terre/asphalte lors du rallye de Chypre et poursuit ainsi son début de saison historique.

Désormais premier quintuple champion du monde de l'Histoire du WRC, Sébastien Loeb s'engage pour la saison 2009 avec l'objectif d'aligner un sixième sacre consécutif. Toujours engagé au sein de Citroën Sport, l'Alsacien retrouve un environnement similaire à celui des années précédentes avec Dani Sordo en guise de coéquipier. Le championnat du monde à proprement parler connaît en revanche plusieurs bouleversements, avec tout d'abord le retrait des écuries d'usine Suzuki et Subaru, et la réduction du nombre d'épreuves à douze.

Loeb remporte de façon autoritaire la manche d'ouverture de la saison, disputée dans le cadre du rallye d'Irlande en lieu et place du traditionnel rallye Monte-Carlo. Sur sa surface de prédilection et dans des conditions détrempées, il creuse des écarts significatifs dès la première étape et signe le doublé avec son coéquipier espagnol[171]. Il s'impose ensuite pour la première fois de sa carrière au rallye de Norvège, unique manche neige figurant au calendrier. Bien que partant non favori, il tient tête aux pilotes scandinaves et construit sa victoire au terme d'un duel serré face à Mikko Hirvonen[172].

Avec le rallye de Chypre, le championnat du monde voit cette année le retour des épreuves mixtes terre/asphalte, jusqu'alors bannies depuis 1996. Loeb s'impose pour la quatrième fois consécutive sur l’Île d'Aphrodite après avoir bâti son avance sur les nouvelles spéciales goudronnées[173]. Victime d'une légère sortie de piste et aveuglé par la poussière soulevé, il débute le rallye du Portugal en retrait et ne peut que limiter les dégâts en raison de sa position de balayeur. C'est lors de la deuxième étape qu'il revient fortement sur ses adversaires, signant tous les temps scratchs au programme pour s'adjuger un nouveau succès[174].

Le quintuple champion du monde poursuit sa série au rallye d'Argentine, lâchant une fois encore du temps dans la première journée avant de prendre les commandes une fois les conditions de route devenues moins pénalisantes. Cette cinquième victoire de rang depuis le coup d'envoi de la saison en autant de manches disputées lui permet d'effacer les précédents records de Massimo Biasion datant de 1988 et 1989[175]. Il connaît son premier revers au rallye de Sardaigne après avoir rencontré des problèmes de freins et subi une crevaison au cours de la deuxième étape. Il parvient à accrocher la dernière marche du podium avant d'être déclassé en quatrième position après la cérémonie de clôture, son copilote Daniel Elena ayant détaché son harnais de sécurité avant l'arrêt total de la voiture au moment de procéder au changement de roue[176].

C'est au terme du rallye de Grande-Bretagne, manche de clôture de la saison, que Sébastien Loeb décroche son sixième titre mondial consécutif à l'issue d'une lutte serrée contre Mikko Hirvonen.

Loeb continue de souffrir de sa position d'ouvreur sur le rallye de l'Acropole, accusant près de vingt secondes de retard au soir de la première journée. Sorti trop large dans un virage à droite dès la première spéciale du lendemain, l'Alsacien part en tonneaux et se retrouve contraint à l'abandon au vu des dégâts irréparables sur sa Citroën C4 WRC[177]. La série noire se poursuit au rallye de Pologne, dont c'est le retour en mondial après une unique édition en 1973. Il heurte une souche d'arbre non repérée lors des reconnaissances alors qu'il tenait la deuxième position du général. Reparti le lendemain dans le cadre du Super Rally, il aligne les temps scratchs et parvient à engranger sur le fil les deux points de la septième place mais doit abandonner la tête du classement mondial à Mikko Hirvonen[178].

Il ne parvient pas à rééditer son exploit de l'an passé au rallye de Finlande, réputé chasse gardée des pilotes scandinaves. Au terme d'un duel très serré face à Hirvonen, il décide finalement d'assurer la deuxième place après avoir été victime d'une crevaison lente au milieu de la deuxième étape[179]. Il renoue avec la victoire lors du rallye d'Australie, usant d'une position de route un peu plus avantageuse que celle de son rival finlandais, mais se voit finalement déclasser d'un rang après l'arrivée en raison d'une faute administrative de l'écurie Citroën[180].

Affichant désormais cinq points de retard au championnat à deux manches de la fin de la saison, Loeb doit compter sur l'aide de son coéquipier Dani Sordo pour assurer, comme les trois années passées, un doublé lors du rallye de Catalogne. L'accord entre les deux pilotes et la direction de la branche sportive de la marque aux chevrons est conclu avant le départ. L'Espagnol s'empare de la tête avant de laisser la position de leader au champion du monde qui assure ses trajectoires, la Ford Focus WRC d'Hirvonen étant alors suffisamment distancée. Le doublé se concrétise à l'arrivée, couronnant Citroën pour la cinquième fois et permettant à Loeb de revenir à un point du Finlandais[181]. Le titre Pilotes se joue finalement lors du rallye de Grande-Bretagne, manche de clôture de la saison, dans une situation identique à celle de 2003. Parti sur un rythme offensif, l'Alsacien s'empare des commandes dès les premières spéciales et un duel serré s'engage avec Hirvonen. Il commence à distancer significativement le pilote nordique au début de la deuxième étape avant que ce dernier ne prenne tous les risques en fin d'épreuve et ne voit son capot moteur s'ouvrir à la suite d'un saut mal réceptionné. Loeb parvient à rallier l'arrivée avec plus d'une minute d'avance et décroche ainsi son sixième sacre consécutif[182],[183].

2010 : Septième titre - Domination absolue face à la nouvelle génération[modifier | modifier le code]

C'est dans sa région natale, lors de la première édition du rallye de France-Alsace, que Sébastien Loeb est sacré champion du monde pour la septième fois consécutive au terme d'une course menée de bout en bout.

L'année 2010 marque la fin d'une ère pour le championnat du monde avec la dernière apparition de voitures équipées de moteurs 2 L Turbo, norme jusque-là inchangée depuis 1987. Sébastien Loeb prend ainsi part à sa dernière saison mondiale au volant de la Citroën C4 WRC, toujours épaulé par Dani Sordo au sein de l'équipe usine de la marque aux chevrons.

En l'absence du rallye Monte-Carlo pour la deuxième année consécutive, le rallye de Suède fait cette fois-ci office de manche d'ouverture du calendrier. L'Alsacien s'empare de la tête dès les premières spéciales et livre une lutte serrée à Mikko Hirvonen. Le Scandinave prend finalement le dessus pendant la deuxième étape grâce à une meilleure stratégie dans l'utilisation de ses pneumatiques[184]. Loeb riposte lors du rallye du Mexique. Après avoir subi les contraintes du balayage lors de la première journée, il signe huit temps scratchs consécutifs et creuse des écarts significatifs sur ses adversaires. Il remporte la victoire et déloge Hirvonen de la tête du classement mondial[185].

De nouveau handicapé par sa position d'ouvreur au rallye de Jordanie, le champion du monde concède plus de trente secondes sur le leader Jari-Matti Latvala au terme de la première étape. Il reprend le temps perdu dès le lendemain en imposant notamment son rythme dans Jordan River, la spéciale la plus longue au programme, et décroche son premier succès sur l'épreuve moyen-orientale dont la dernière journée fut marquée par le recours à des stratégies peu éthiques de la part de Ford et Citroën[186]. Il signe une troisième victoire de rang au rallye de Turquie, présentant pour la première fois un profil mixte terre/asphalte. Passé les contraintes du balayage imposées par son ordre de passage lors de la première étape, il comble le déficit concédé le lendemain en établissant des écarts significatifs sur les portions goudronnées puis s'empare de la tête aux dépens de son compatriote Sébastien Ogier[187].

Double vainqueur de l'épreuve, Loeb ne remportera pas le rallye de Nouvelle-Zélande cette année mais signera l'une des performances sportives les plus impressionnantes de sa carrière. Rétrogradé en huitième position à la suite d'une touchette contre un pont, il reprend plus de quatre-vingt secondes sur tous ses adversaires en une demi-douzaine de spéciales. Un tête-à-queue lors de la dernière jour de course le privera définitivement de la victoire[188],[189]. Il se heurte de nouveau aux contraintes du balayage lors de la première étape du rallye du Portugal. Les conditions sèches et abrasives typiques de l'épreuve lui font concéder un temps plus important qu'à l'accoutumée. Malgré huit temps scratchs enregistrés sur les onze spéciales restant au programme, il échoue à moins de dix secondes de la première place occupée par Sébastien Ogier[190].

Sébastien Loeb conclut la carrière mondiale de la Citroën C4 WRC par une victoire au terme d'un duel serré face à Petter Solberg lors du rallye de Grande-Bretagne.

L'Alsacien retrouve sa surface de prédilection après six semaines de pause estivale dans le cadre de la première édition mondiale du rallye de Bulgarie. Il signe le chrono de référence dans les cinq premiers secteurs et construit une avance de plus de trente secondes sur Dani Sordo, seul pilote parvenant à suivre son rythme. Il limite son offensive dans les étapes suivantes pour assurer ses trajectoires et remporte la première épreuve asphalte de la saison[191]. Victime de problèmes de freins et de la destruction de son pare-chocs avant, il ne parvient pas à figurer parmi les pilotes de tête au coup d'envoi du rallye de Finlande. Auteur de trois temps scratchs lors du dernier jour de course, il accroche finalement la dernière marche du podium au détriment de Petter Solberg[192].

Vainqueur jusqu'à présent de toutes les éditions mondiales du rallye d'Allemagne, Sébastien Loeb poursuit sa série d'invincibilité sur les rives de la Moselle. En embuscade durant la première moitié de l'épreuve, Dani Sordo parvient à rester au contact du champion du monde avant de lâcher prise dans les deux passages de Arena Panzerplatte, la plus longue spéciale du rallye[193]. L'Alsacien retrouve le handicape du balayage au rallye du Japon et concède près d'une minute sur les pilotes de tête au soir de la première étape. Il parvient à résorber l'écart d'environ vingt secondes le lendemain avant de subir un choc affectant le fonctionnement de son différentiel avant. Estimant être trop distancé au général, il assure sa position et terminera cinquième de l'épreuve[194].

C'est dans sa région natale, lors de la première édition du rallye de France-Alsace remplaçant désormais le Tour de Corse en tant que manche française du championnat, qu'il décroche son septième titre mondial consécutif et égale la performance de Michael Schumacher en Formule 1. Après avoir mené l'épreuve de bout en bout et construit des écarts significatifs dans les secteurs clés, il remporte par la même occasion sa soixantième victoire en WRC et dépasse la barre des mille points marqués[195]. Le rallye de Catalogne adopte cette année un format mixte terre/asphalte pour la première fois de son histoire. Loeb se porte en tête dès le coup d'envoi malgré les effets du balayage et parvient à maintenir un écart de quatre secondes sur Sébastien Ogier au terme de la première étape. Il distance définitivement son compatriote, finalement parti à la faute, dans les premiers secteurs goudronnés avant de s'imposer pour la sixième fois sur cette épreuve[196].

La saison s'achève au rallye de Grande-Bretagne et avec elle la carrière mondiale de la Citroën C4 WRC. L'Alsacien intègre un quatuor de tête contenu dans un intervalle de huit secondes avant de se détacher progressivement aux côtés de Petter Solberg. Il prend finalement le dessus sur le Norvégien dans les dernières spéciales de l'épreuve britannique et clôt le palmarès sportif de sa voiture par une trente-sixième victoire[197]. Affichant un bilan définitif de huit succès et douze podiums sur les treize rallyes du calendrier, sans abandon ni recours au Super Rally, il échappa aux coups du sort qui ponctuèrent la quête de son sacre précédent et fit preuve d'une régularité manifeste, lui permettant d'établir un écart de plus de cent points sur son dauphin Jari-Matti Latvala.

Derniers titres sur Citroën DS3 WRC (2011-2012)[modifier | modifier le code]

2011 : Huitième titre - Nouveau sacre en dépit du règlement et des coups du sort[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb devient en 2011 le premier pilote non nordique à remporter deux fois le rallye de Finlande. Les stratégies misent place par ses adversaires lui imposèrent de balayer la totalité des spéciales de l'épreuve.

La saison 2011 tourne une nouvelle page dans l'Histoire du championnat WRC par une nouvelle réglementation technique réduisant la cylindrée des moteurs homologables à 1 600 cm3 et bannissant plusieurs technologies jusqu'alors couramment utilisées, avec la réduction des coûts en ligne de mire. Le plateau s'en trouve ainsi entièrement renouvelé au sein de toutes les équipes engagées, avec des modèles de voitures plus compacts : Citroën DS3 WRC pour la marque aux chevrons et Ford Fiesta RS WRC pour son rival américain. Sébastien Loeb poursuit l'aventure avec son employeur historique, son jeune compatriote Sébastien Ogier étant pour sa part promu au rang de coéquipier dans la structure principale à la suite du départ de Dani Sordo chez Mini, nouvel arrivant parmi les constructeurs.

Le rallye du Suède fait office de manche d'ouverture du calendrier pour la deuxième année consécutive. Champion du monde en titre, Loeb hérite du rôle d'ouvreur et abandonne de ce fait un temps significatif lors de la première étape en raison de fortes chutes de neige survenues la veille du départ. Victime d'une crevaison, l'Alsacien se retrouve relégué à près de trois minutes du leader au soir de la première étape avant d'entamer une remontée qui le conduira à la sixième place finale. Il manque de tout perdre sur la liaison menant à la cérémonie du podium en raison d'un problème de démarreur[198]. Délesté du handicape du balayage au départ du rallye du Mexique, il livre un duel serré à Sébastien Ogier avant de prendre un avantage manifeste lors de la deuxième étape en signant le scratch dans les secteurs clés. Victime d'un problème de boîte de vitesses alors qu'il était en tête, il abandonne plus de cinquante secondes mais parvient à revenir au contact de son coéquipier au moment de prendre part à la dernière journée de course. Olivier Quesnel, directeur de Citroën Racing, annonce vouloir figer les positions et laisser ainsi la victoire au jeune gapençais. Loeb se refuse à les respecter, arguant qu'en tant que septuple champion du monde en titre, on ne peut pas lui demander de renoncer dès la deuxième manche de la saison. Parti sur un rythme offensif, il s'empare des commandes et remporte la victoire. Ogier craque sous la pression et part à la faute dans le premier chrono du jour[199].

De nouveau titulaire d'un ordre de passage désavantageux lors du rallye du Portugal, l'Alsacien parvient à accrocher le trio de tête lors de la première étape avant de subir les stratégies de ses adversaires consistant à ralentir volontairement pour éviter le handicape du balayage. En passe de prendre la tête, il perd plus de trente secondes dans la boucle matinale du lendemain, aveuglé par la poussière soulevée par un Mikko Hirvonen en perdition. Il terminera l'épreuve en seconde position, profitant d'un problème de transmission affectant Jari-Matti Latvala[200]. L'annulation de l'intégralité de la première étape du rallye de Jordanie en raison d'un problème logistique est une mauvaise nouvelle pour le champion du monde, assuré de subir des conditions de route pénalisantes sur plus de la moitié de la distance restante. Victime une nouvelle fois des tactiques de fin d'étape misent en place par certains de ses rivaux, il parvient à accrocher la dernière marche du podium et reprendre de ce fait la tête du classement mondial[201].

Sébastien Loeb remporte une septième victoire consécutive au rallye de Catalogne, permettant ainsi à Citroën de s'adjuger le sacre Constructeurs. Mais les consignes d'équipe appliquées par Ford le laissent sous la menace de Mikko Hirvonen avant l'ultime manche de la saison.

Le parcours inédit proposé lors de la première étape du rallye de Sardaigne présente une typographie moins pénalisante pour l'ouvreur comparativement aux standards de l'épreuve. Auteur de quatre temps scratchs, Loeb s'empare des commandes et construit une avance de trente secondes au soir de la première journée. Poursuivant sur un rythme offensif, il parvient à contrôler le retour de ses adversaires lors des deux dernières étapes plus abrasives et remporte la victoire en ayant balayé l'intégralité des spéciales[202]. Il subit davantage son ordre de passage désavantageux lors du rallye d'Argentine, disputé cette année dans un format mixte terre/asphalte. Cinquième à l'issue de la première boucle matinale, il écope d'une minute de pénalité pour avoir involontairement pointé deux secondes en avance au parc d'assistance en raison de l'absence d'un panneau de signalisation. Auteur de cinq temps scratchs lors de la deuxième étape, il se hisse en troisième position du général et compte un retard cumulé de plus de quarante secondes sur le leader Sébastien Ogier au départ de la dernière journée. Poursuivant son effort, il prend rapidement le dessus sur Mikko Hirvonen et pousse son coéquipier à la faute dans la spéciale la plus longue du rallye pour récolter sa sixième victoire sur la manche sud-américaine[203].

Dernière épreuve abrasive de la saison, le rallye de l'Acropole représente le paroxysme en matière d'influence du balayage. Loeb subit sa position d'ouvreur tout au long de la première étape et se retrouve une nouvelle fois impuissant devant les stratégies misent en place par ses adversaires pour le laisser nettoyer la piste. Parmi ces pilotes usant de tactiques peu éthiques, Ogier se voit communiquer par Citroën en l'absence de GPS le temps exact à réaliser pour se caler derrière le champion du monde avant l'ultime étape, engendrant pour la première fois des tensions entre la marque aux chevrons et son fer de lance. L'Alsacien parviendra à accrocher la deuxième place finale[204]. Le balayage poursuit ses effets impactant lors du rallye de Finlande, épreuve jusqu'alors épargnée par ce paramètre. Loeb continue d'endurer son ordre de passage dans les spéciales ainsi que les stratégies de fin d'étape mais parvient à se maintenir aux avant-postes en usant de sa pointe de vitesse. Il s'adjuge une nouvelle victoire, devenant ainsi le premier pilote non nordique à s'imposer deux fois aux mille lacs, au terme d'un duel serré contre son coéquipier parti à la faute[205].

C'est en marge du rallye d'Allemagne, première épreuve asphalte de la saison, que Citroën et Sébastien Loeb annoncent la poursuite de leur collaboration pour une saison ferme et une optionnelle, mettant fin à des rumeurs évoquant le départ de l'Alsacien chez Volkswagen. Le champion du monde s'empare de la tête à l'issue de la première boucle matinale et construit une avance de huit secondes sur Ogier en fin d'étape. Entrevoyant la perspective d'un doublé assuré, Olivier Quesnel décide de geler les positions, craignant que le Gapençais ne craque une nouvelle fois sous la pression face à son pilote vedette, invaincu sur le bitume depuis 2005[206]. Loeb est finalement victime d'une crevaison provoquée par une déficience des nouveaux pneus Michelin introduits sur cette épreuve et terminera second[207],[208]. Les deux pilotes français partent tout à tour à la faute dès les premières kilomètres du rallye d'Australie. Jusque-là en tête, Loeb reprendra le départ le lendemain en vingt-troisième position et entamera une remontée qui le conduira aux portes des points. Pour répondre aux consignes de Ford imposant à Jari-Matti Latvala de céder sa victoire à Mikko Hirvonen, Citroën demande aux autres pilotes de la marque de ralentir volontairement, permettant ainsi au champion du monde d'accrocher la dixième place finale[209].

Le passage à vide se poursuit lors du rallye de France-Alsace. Alors en tête depuis le coup d'envoi, Loeb est confronté à une surchauffe moteur causée par une erreur de montage et se retrouve contraint à l'abandon[210]. Le score vierge qui s'ensuit permet à Hirvonen de revenir à égalité de points dans le championnat[211]. L'Alsacien réagit dès l'entame du rallye de Catalogne, construisant une avance de plus trente secondes au soir de la première étape disputée intégralement sur terre. Il limite la prise de risques sur les secteurs restants entièrement asphaltes et remporte une septième victoire consécutive dans la région espagnole[212]. La lutte pour le titre mondiale prend fin lors de l'ultime manche de la saison, au rallye de Grande-Bretagne. Crédité de huit points d'avance sur Mikko Hirvonen, dernier rival encore mathématiquement en lice, Loeb adopte un rythme offensif et prend des risques significatifs pour s'emparer des commandes de l'épreuve galloise. Il remporte finalement son huitième sacre mondial consécutif au milieu de la deuxième étape par l'abandon du Finlandais, parti à la faute, rejoignant le motard italien Giacomo Agostini dans les annales[213]. Le désormais octuple champion du monde est finalement percuté frontalement en liaison par un spectateur alors qu'il disputait la victoire à Jari-Matti Latvala et ne verra jamais la ligne d'arrivée, mettant ainsi fin de manière incongrue à l'une de ses saisons les plus éprouvantes[214].

2012 : Neuvième titre - Dernière couronne pour une dernière saison complète[modifier | modifier le code]

À la suite de sa victoire au rallye d'Allemagne 2012, Sébastien Loeb devient le premier pilote de l'Histoire du championnat WRC à remporter neuf fois la même épreuve.

Conformément aux termes du contrat liant Sébastien Loeb et Citroën Racing, 2012 constitue la dernière saison au cours de laquelle l'Alsacien disputa le championnat WRC dans son intégralité. Pour palier au départ de Sébastien Ogier, la marque aux chevrons recrute le vice-champion du monde Mikko Hirvonen, Petter Solberg retrouvant quant à lui un volant d'usine chez Ford en occupant le baquet laissé vacant par le Finlandais. Avec l'introduction d'une spéciale qualificative déterminant l'ordre de passage des pilotes pour les épreuves terre et neige, la nouvelle réglementation mais fin au handicape du balayage affectant le leader du classement mondial et dont Loeb fut la principale victime tout au long de sa carrière[215],[216].

Après trois années d'absence, le rallye Monte-Carlo réintègre le calendrier mondial ainsi que le statut de manche d'ouverture qu'il occupait traditionnellement jusqu'alors. Opposé à Jari-Matti Latvala pour le gain de la première place en début d'épreuve, le champion du monde creuse rapidement des écarts significatifs et pousse le Scandinave à la faute. Il rejoint l'arrivée avec plusieurs minutes d'avance sur son poursuivant direct et s'impose pour la sixième fois sur le doyen des rallyes mondiaux[217]. Pénalisé de dix secondes à l'entame du rallye de Suède pour des réglages effectués trop tardivement sur sa Citroën DS3 WRC, il accroche le trio de tête face aux pilotes nordiques avant de s'enliser dans un mur de neige au cours de la première étape. Désormais écarté de la lutte pour la victoire, il entame une remontée laborieuse qui le conduira jusqu'à la sixième place finale et limite les dégâts au championnat en s'adjugeant les trois points de la Power Stage[218].

Loeb adopte un rythme prudent au coup d'envoi du rallye du Mexique, jugeant les premiers secteurs propices aux crevaisons et aux casses mécaniques. Trop fougueux, les deux pilotes Ford officiels essuient rapidement divers incidents en spéciales, laissant l'Alsacien sans concurrence jusqu'à l'arrivée[219]. Disputée quasi-intégralement de nuit, la première étape du rallye du Portugal provoque un dilemme vis-à-vis du choix de l'ordre de passage des concurrents, l'absence de lumière du jour démultipliant les effets de la poussière stagnante sur la visibilité[220]. Citroën opte pour la sécurité en faisant partir ses deux pilotes aux avant-postes tandis que la marque à l'Ovale effectue le choix inverse. La stratégie de l'écurie de Malcolm Wilson est finalement validée par de fortes averses survenues au crépuscule. Luttant contre le balayage, Loeb limite le déficit par un rythme offensif et accroche le trio de tête avant qu'une confusion de note entre lui et son copilote Daniel Elena ne provoque la sortie de route et l'abandon de l'équipage franco-monégasque dans le troisième secteur[221].

Victime de problèmes de survirage au départ du rallye d'Argentine, il concède près d'une demi-minute avant d'adapter ses réglages en conséquence. Il hausse son rythme dans la deuxième boucle de la première étape et s'empare des commandes sur le fil face à Mikko Hirvonen au moment de rejoindre le parc fermé. Il accentue son avance le lendemain avant que Citroën n'impose un gel des positions, préférant assuré un doublé acquis au vu de l'écart construit sur la concurrence[222]. Le rallye de l'Acropole est marqué par un duel serré entre l'Alsacien et les deux pilotes Ford d'usine sur un terrain réputé piégeux et cassant. Jari-Matti Latvala est le premier à lâcher prise en perdant le contrôle de sa Ford Fiesta RS WRC dans une jonction de la première étape. Petter Solberg partira à la faute sous la pression lors de l'ultime journée de course, abandonnant la victoire au champion du monde[223].

C'est dans sa région natale, lors du rallye de France-Alsace, que Sébastien Loeb décroche le dernier de ses neuf titres mondiaux avant d'entamer aussiôt une reconversion pour le monde des circuits.

La première partie de la saison s'achève aux antipodes dans le cadre du rallye de Nouvelle-Zélande. Loeb se retrouve à la lutte pour le gain de la première place face à son coéquipier Mikko Hirvonen, Latvala et Solberg étant quant à eux rapidement distancés en raison de mauvaises stratégies vis-à-vis de l'ordre de passage et du choix de pneumatiques. Il creuse progressivement l'écart sur le Finlandais lors de la deuxième étape, disputée dans des conditions d'adhérence précaires, avant que Citroën ne décide de figer les positions pour assurer un nouveau doublé[224]. Le duel entre les deux hommes reprend son cours au coup d'envoi du rallye de Finlande. Le champion du monde s'empare des commandes dès la première spéciale et les conservera jusqu'à l'arrivée au prix d'une prise de risques significative, la marge établie sur son coéquipier n'excédant que rarement les dix secondes[225].

Sébastien Loeb se montre une nouvelle fois dominateur lors du rallye d'Allemagne, première manche asphalte de la saison. Auteur de plus de la moitié des temps scratchs en présence de fortes précipitations, il creuse des écarts significatifs sur ses adversaires tout en conservant une marge de sécurité dans ses trajectoires. Il franchit la ligne d'arrivée titulaire de près de deux minutes d'avance sur son poursuivant direct et s'impose pour la neuvième fois de sa carrière dans l'épreuve germanique[226]. Limité par le déficit de performance de sa Citroën DS3 WRC face aux Ford Fiesta sur les revêtements boueux du rallye de Grande-Bretagne, le champion du monde se révèle impuissant à suivre le rythme imposé par Jari-Matti Latvala. Il accroche finalement la seconde place sur le fil au détriment de Petter Solberg pour un écart de quelques dixièmes[227].

Le rallye de France-Alsace marque la première possibilité pour Loeb d'être mathématiquement titré depuis le début de la saison. Évoluant sur sa surface de prédilection, il se porte en tête dès le premier secteur significatif et construit des écarts importants dans les deux passages de Pays d'Ormont. Il manque de tout perdre dans un aquaplaning lors de l'ultime journée de course, disputée sous de fortes averses, et décide en conséquence de réduire son rythme et la prise de risques. Il rejoint l'arrivée sans encombres et réitère sa performance de 2010 en remportant le titre mondial dans sa région natale. Ce neuvième et dernier sacre dans la discipline, obtenu en conservant le leadership du classement mondial de bout en bout, lui permet de marquer un peu plus l'Histoire des sports mécaniques, seul l'Italien Guido Cappellini étant parvenu à remporter davantage de couronnes dans une même catégorie reine[228],[229].

Le nonuple champion du monde adopte un rythme offensif au départ du rallye de Sardaigne et se hisse en tête au soir de la première étape. Sorti trop large dans un virage le lendemain matin, il heurte une pierre et endommage la direction de sa DS3. Contraint à l'abandon, il fait le choix de ne pas repartir dans le cadre du règlement Rally 2 en raison de l'absence d'enjeux[230]. La saison s'achève au rallye de Catalogne dont la première journée, disputée intégralement sur terre, est sujette à de fortes précipitations. Plus de la moitié des pilotes inscrits en catégorie WRC partent à la faute sur des pistes rendues glissantes et piégeuses. Loeb accroche la seconde place derrière Mads Østberg avant de prendre le dessus sur le jeune norvégien dans les secteurs asphaltes au programme des deux étapes suivantes. Il rejoint l'arrivée détenteur d'une avance significative et s'impose pour la huitième fois consécutive sur la manche espagnole du mondial, parachevant sa dernière saison complète par une soixante-seizième victoire[231].

Quatre rallyes pour une saison d'adieu au WRC (2013)[modifier | modifier le code]

Le 27 septembre 2012, lors d'une conférence de presse organisée au Mondial de l'automobile de Paris, Sébastien Loeb annonce qu'il ne courra pas pour un dixième titre de champion du monde des rallyes en 2013.

Sébastien Loeb décline en 2013 la possibilité offerte par son contrat le liant à Citroën Racing de disputer une dernière saison optionnelle en WRC, privilégiant sa reconversion sur circuit. Avec le débarquement de la marque aux chevrons en WTCC à compter de 2014 en ligne de mire, l'Alsacien multiplie les expériences de pistard et réduit drastiquement ses apparitions en rallye à quelques piges selon les disponibilités de son agenda[232],[233].

Présent au départ du rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture de la saison, il s'empare des commandes à l'entame de la première étape et creuse des écarts significatifs dès les premiers secteurs chronométrés. L'épreuve est marquée par des conditions difficiles et subit ses plus fortes chutes de neige depuis l'édition 2000. Titulaire d'une avance de plus d'une minute sur son poursuivant direct, il rejoint l'arrivée en esquivant les pièges du tracé et s'impose sur le plus prestigieux événement du mondial pour la septième fois de sa carrière[234]. Auteur d'une manche qualificative ratée lors du rallye de Suède, il écope d'un ordre de passage handicapant et cède plus de trente secondes sur le leader Sébastien Ogier lors de la première étape. Enregistrant ses premiers temps scratchs à compter des jours suivants, il réduit l'écart le séparant du Gapençais de plus d'un tiers avant d'assurer sa deuxième place, estimant la distance restante à parcourir insuffisante[235].

Après trois mois d'absence de l'univers du WRC, Loeb s'engage pour le rallye d'Argentine à la demande expresse de son employeur. En retrait lors de la première étape en raison du manque de roulage, il renoue progressivement avec sa pointe de vitesse et établit le contact avec les pilotes de tête. Alors aux commandes, Ogier craque sous la pression et part à la faute, laissant l'Alsacien sécuriser une huitième victoire consécutive en Amérique du Sud[236]. Six mois plus tard, le nonuple champion du monde met un terme à sa carrière rallystique sur ses terres dans le cadre du rallye de France-Alsace. Contraint par un agenda surchargé, sa préparation se limite à une demi-journée d'essais quelques jours avant le départ. En tête lors des premières spéciales, il rétrograde progressivement en quatrième position en raison de réglages inadaptés sur sa DS3. Sa course s'achève prématurément au coup d'envoi de la dernière journée, victime d'un décrochage soudain du train arrière de sa voiture. Une cérémonie est organisée le soir-même en son honneur au Zénith de Strasbourg devant plus de six mille personnes[237].

Rallye Monte-Carlo (2015)[modifier | modifier le code]

Près de dix-huit mois après sa dernière apparition en WRC et sa retraite annoncée, Sébastien Loeb répond favorablement à l'invitation de Citroën pour une participation au rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture de la saison 2015. Il créé la surprise en signant le premier scratch avec une marge de trente secondes avant de subir son ordre de passage pénalisant lui imposant de s'élancer sur une piste rendue boueuse par les pilotes précédents. Il heurte finalement une pierre qui endommage une suspension et le contraint à l'abandon. Reparti dans le cadre du règlement Rally 2, il entreprend une remontée qui le conduira jusqu'à la huitième place finale[238].

Palmarès en rallye[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Saison Titre Voiture Équipe
1999 Trophée Citroën Saxo Kit Car Citroën Saxo Kit Car Drapeau : France Privé
2000 Champion de France des Rallyes Terres 2 roues motrices Citroën Saxo Kit Car Drapeau : France Privé
2001 Champion de France des Rallyes Citroën Xsara Kit-Car Drapeau : Espagne Piedrafita Sport
2001 Champion du monde des Rallyes Junior Citroën Saxo VTS S1600 Drapeau : France Automobiles Citroën
2004 Champion du monde des Rallyes Citroën Xsara WRC Drapeau : France Citroën Total
2005 Champion du monde des Rallyes Citroën Xsara WRC Drapeau : France Citroën Total
2006 Champion du monde des Rallyes Citroën Xsara WRC Drapeau : Belgique Kronos Total Citroën World Rally Team
2007 Champion du monde des Rallyes Citroën C4 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team
2008 Champion du monde des Rallyes Citroën C4 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team
2009 Champion du monde des Rallyes Citroën C4 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team
2010 Champion du monde des Rallyes Citroën C4 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team
2011 Champion du monde des Rallyes Citroën DS3 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team
2012 Champion du monde des Rallyes Citroën DS3 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team

Victoires[modifier | modifier le code]

Résultats en rallye[modifier | modifier le code]

Résultats complets en championnat du monde des rallyes[modifier | modifier le code]

Saison Équipe Départs Victoires Podiums Scratchs Abandons Points Classement final
1999 Drapeau : France Équipe de France FFSA 3 0 0 0 1 0 -
2000 Drapeau : France Équipe de France FFSA 4 0 0 0 1 0 -
2001 Drapeau : France Automobiles Citroën 8 0 1 4 1 6 14e
2002 Drapeau : France Automobiles Citroën
Drapeau : Espagne Piedrafita Sport
9 1 2 19 2 18 10e
2003 Drapeau : France Citroën Total 14 3 7 38 3 71 2e
2004 Drapeau : France Citroën Total 16 6 12 65 2 118 1er
2005 Drapeau : France Citroën Total 16 10 13 129 2 127 1er
2006 Drapeau : Belgique Kronos Total Citroën World Rally Team 12 8 12 86 0 112 1er
2007 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 16 8 13 102 2 116 1er
2008 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 15 11 13 116 1 122 1er
2009 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 12 7 9 88 1 93 1er
2010 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 13 8 12 96 0 276 1er
2011 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 13 5 9 65 2 222 1er
2012 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 13 9 10 72 2 270 1er
2013 Drapeau : France Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team 4 2 3 21 1 68 8e
2015 Drapeau : France Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team 1 0 0 5 0 6 en cours
Total 169 78 116 906 21 1625 9 titres

Résultats détaillés en championnat du monde des rallyes[modifier | modifier le code]

Saison Rallye Points Classement final
1999 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
KEN
Drapeau : Kenya
POR
Drapeau : Portugal
ESP
Drapeau : Espagne
FRA
Drapeau : France
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
FIN
Drapeau : Finlande
CHN
Drapeau : République populaire de Chine
ITA
Drapeau : Italie
AUS
Drapeau : Australie
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
0 -
- - - - Ab.1 19e - - - - - 21e - -
Gr. A6 Ab.1 1er 1er N/A N/A
2000 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
KEN
Drapeau : Kenya
POR
Drapeau : Portugal
ESP
Drapeau : Espagne
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
FIN
Drapeau : Finlande
CYP
Drapeau : Chypre
FRA
Drapeau : France
ITA
Drapeau : Italie
AUS
Drapeau : Australie
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
0 -
- - - - - - - - Ab.2 - 9e 10e - 38e
Gr. A6 Ab.2 1er N/A N/A
2001 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
POR
Drapeau : Portugal
ESP
Drapeau : Espagne
ARG
Drapeau : Argentine
CYP
Drapeau : Chypre
GRE
Drapeau : Grèce
KEN
Drapeau : Kenya
FIN
Drapeau : Finlande
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
ITA
Drapeau : Italie
FRA
Drapeau : France
AUS
Drapeau : Australie
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
6 14e
15e Ab.2 - 15e - - 19e - 28e - 2e 13e - 15e
JWRC 1er 1er 1er - 1er 1er 50 1er
Gr. A6 2e Ab.2 N/A N/A
2002 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
CYP
Drapeau : Chypre
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
KEN
Drapeau : Kenya
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
ITA
Drapeau : Italie
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
AUS
Drapeau : Australie
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
18 10e
2e 17e - Ab.1 - - 7e 5e 10e 1er - - 7e Ab.2
2003 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
TUR
Drapeau : Turquie
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
CYP
Drapeau : Chypre
GER
Drapeau : Allemagne
FIN
Drapeau : Finlande
AUS
Drapeau : Australie
ITA
Drapeau : Italie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
71 2e
1er 7e Ab.4 4e Ab.1 Ab.2 3e 1er 5e 2e 1er 13e 2e 2e
2004 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
CYP
Drapeau : Chypre
GRE
Drapeau : Grèce
TUR
Drapeau : Turquie
ARG
Drapeau : Argentine
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
JPN
Drapeau : Japon
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
ITA
Drapeau : Italie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
AUS
Drapeau : Australie
118 1er
1er 1er Ab.2 4e 1er 2e 1er 2e 4e 1er 2e 2e 2e 2e Ab.2 1er
2005 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
ITA
Drapeau : Italie
CYP
Drapeau : Chypre
TUR
Drapeau : Turquie
GRE
Drapeau : Grèce
ARG
Drapeau : Argentine
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
JPN
Drapeau : Japon
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
AUS
Drapeau : Australie
127 1er
1er Ab.2 4e 1er 1er 1er 1er 1er 1er 2e 1er 3e 2e 1er 1er Ab.1
2006 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
ESP
Drapeau : Espagne
FRA
Drapeau : France
ARG
Drapeau : Argentine
ITA
Drapeau : Italie
GRE
Drapeau : Grèce
GER
Drapeau : Allemagne
FIN
Drapeau : Finlande
JPN
Drapeau : Japon
CYP
Drapeau : Chypre
TUR
Drapeau : Turquie
AUS
Drapeau : Australie
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
112 1er
2e 2e 1er 1er 1er 1er 1er 2e 1er 2e 1er 1er - - - -
2007 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
NOR
Drapeau : Norvège
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
ITA
Drapeau : Italie
GRE
Drapeau : Grèce
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
ESP
Drapeau : Espagne
FRA
Drapeau : France
JPN
Drapeau : Japon
IRL
Drapeau : Irlande
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
116 1er
1er 2e 14e 1er 1er 1er Ab.1 2e 3e 1er 2e 1er 1er Ab.1 1er 3e
2008 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
ARG
Drapeau : Argentine
JOR
Drapeau : Jordanie
ITA
Drapeau : Italie
GRE
Drapeau : Grèce
TUR
Drapeau : Turquie
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
ESP
Drapeau : Espagne
FRA
Drapeau : France
JPN
Drapeau : Japon
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
122 1er
1er Ab.2 1er 1er 10e 1er 1er 3e 1er 1er 1er 1er 1er 3e 1er
2009 IRL
Drapeau : Irlande
NOR
Drapeau : Norvège
CYP
Drapeau : Chypre
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
ITA
Drapeau : Italie
GRE
Drapeau : Grèce
POL
Drapeau : Pologne
FIN
Drapeau : Finlande
AUS
Drapeau : Australie
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
93 1er
1er 1er 1er 1er 1er 4e Ab.1 7e 2e 2e 1er 1er
2010 SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
JOR
Drapeau : Jordanie
TUR
Drapeau : Turquie
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
POR
Drapeau : Portugal
BUL
Drapeau : Bulgarie
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
JPN
Drapeau : Japon
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
276 1er
2e 1er 1er 1er 3e 2e 1er 3e 1er 5e 1er 1er 1er
2011 SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
JOR
Drapeau : Jordanie
ITA
Drapeau : Italie
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
AUS
Drapeau : Australie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
222 1er
6e 1er 2e 3e 1er 1er 2e 1er 2e 10e Ab.2 1er Ab.3
2012 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
FRA
Drapeau : France
ITA
Drapeau : Italie
ESP
Drapeau : Espagne
270 1er
1er 6e 1er Ab.1 1er 1er 1er 1er 1er 2e 1er Ab.1 1er
2013 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
ITA
Drapeau : Italie
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
AUS
Drapeau : Australie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
68 8e
1er 2e - - 1er - - - - - Ab.1 - -
2015 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
ARG
Drapeau : Argentine
POR
Drapeau : Portugal
ITA
Drapeau : Italie
POL
Drapeau : Pologne
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
AUS
Drapeau : Australie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
6 en cours
8e - - - - - - - - - - - -
Motifs des abandons :

1. Sortie de route, accident, tonneau(x)
2. Mécanique, moteur
3. Collision sur liaison
4. Panne d'essence

Résultats détaillés en championnat de France des Rallyes Terres[modifier | modifier le code]

Saison Groupe Voiture Catégorie 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Points Classement final
2000 A6 Citroën Saxo Kit-Car Générale AUX
6
AUV
4
PRO
Ab.
DIO
5
LAN
3
DRA
4
COR
3
CAR
4
VAU
Ab.
132 3e
2 Roues Motrices AUX
1
AUV
1
PRO
Ab.
DIO
1
LAN
1
DRA
1
COR
1
CAR
1
VAU
Ab.
1er
2001 A6 Citroën Saxo T4 Générale AUX
5
AUV
PRO
DIO
LAN
COR
CAR
VAU
20 45e
A6 AUX
1
AUV
PRO
DIO
LAN
COR
CAR
VAU
N/A

Résultats détaillés en championnat de France des Rallyes (Asphaltes)[modifier | modifier le code]

Saison Groupe Voiture 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Points Classement final
1997 N2 Peugeot 106 Rallye LYC TDC ROC ROU MBL LIM TOU ANT CDC
194
VAR 5 ?
1998 A6 Citroën Saxo Kit-Car LYC ALV
DSQ
TDC LIM ROU MBL TOU
81
ANT CDC VAR 13 51e
1999 A6 Citroën Saxo Kit-Car LYC TDC
191
ALV
31
LIM
83
ROU
51
MBL TOU
Ab.
ANT CDC VAR
Ab.
62 9e
2000 A7 Renault Maxi Megane LYC TOU ALV LIM ROU
42
MBL
54
67 8e
A8 Toyota Corolla WRC TDC
99
ANT CDC
A7 Citroën Xsara Kit-Car VAR
11
2001 A7 Citroën Xsara Kit-Car LYC
11
TLR
11
ALV
11
LIM
11
ROU
Ab.
MBL
11
TOU
Ab.
ANT
11
CDC VAR 180 1er
2008 A6 Citroën C2 S1600 LYC ALV LIM ROU MBL TOU CDC VAR
31
0 n.c.
2009 A8 Citroën C4 WRC LYC ALV LIM ROU MBL TOU CDC VAR
11
0 n.c.
2014 A8 Citroën DS3 WRC TOU LYC LIM ANT ROU MBL CDC VAR
11
0 n.c.
Légende :

1 2 3 ... – Indique le classement dans la catégorie concernée

Carrière sur circuit[modifier | modifier le code]

Formule France (2002)[modifier | modifier le code]

Invité par la fédération française à prendre part à la manche d'ouverture de la Coupe de France FFSA de Formule France 2002 organisée dans le cadre des Coupes de Pâques, Sébastien Loeb signe la pole position et remporta la course en enregistrant un nouveau record du tour[239],[240].

24 Heures du Mans (2005-2006)[modifier | modifier le code]

La Pescarolo C60 numéro 17 pilotée par Sébastien Loeb lors de l'édition 2006 des 24 Heures du Mans, ici aux mains de son coéquipier Franck Montagny lors des essais préliminaires du 4 juin.
  • Sébastien Loeb participe pour la première fois aux 24 Heures du Mans lors de l'édition 2005 sur invitation de l'équipe Pescarolo Sport[241]. Cette collaboration fut largement rendu possible par l'investissement significatif de la marque PlayStation, leur sponsor commun, et par la bénédiction de Citroën Sport. Engagé en catégorie LMP1 sur la Pescarolo C60-Judd numéro 17 aux côtés de ses compatriotes Éric Hélary et Soheil Ayari, il atteint la deuxième place des qualifications derrière la seconde voiture de l'écurie sarthoise. Ayari, qui assure le premier relais, conserve son rang à l'issue du départ et creuse peu à peu l'écart sur ses poursuivants avant de se faire percuter en milieu d'après-midi par la Panoz Esperante de Patrick Bourdais. Direction endommagée, il se voit contraint de regagner les stands et cède le volant à Éric Hélary qui reprend la course en septième position. Le pilote parisien est finalement victime d'une crevaison et rétrograde à la neuvième place. Loeb entame son premier relais aux alentours de 21 h et rend la voiture en sixième position après soixante-quinze minutes de roulage. Peu avant minuit, Soheil Ayari se retrouve une nouvelle fois victime d'un accrochage contre la Dallara SP1 numéro 8. Les dégâts sont cette fois-ci plus importants, obligeant les mécaniciens à procéder au changement de la plupart des pièces composant la silhouette. Désormais quatorzième, à plus de dix tours de l'Audi R8 numéro 3 de Tom Kristensen occupant la tête, le trio Loeb-Hélary-Ayari réalise malgré tout la meilleure moyenne horaire de la nuit et se concentre sur la conquête d'une place d'honneur. Après être remontés jusqu'en cinquième position, les trois hommes voient finalement leur course s'achever vers 11 h 30 sur un nouvel incident frappant le relais d'Ayari. Victime d'une crevaison à l'avant droit, le pilote savoyard perd le contrôle de la voiture dans une chicane et sort de la piste. Bien qu'étant revenu aux stands au ralenti, Henri Pescarolo opte pour l'abandon compte tenu des dégâts constatés[242],[243].
  • Sébastien Loeb renouvelle sa collaboration avec Pescarolo Sport pour l'édition 2006 des 24 Heures du Mans, toujours au volant de la C60-Judd numéro 17, et avec Éric Hélary et Franck Montagny comme coéquipiers. Parti de la quatrième position sur la grille de départ, l'équipage tricolore peine à suivre la cadence imposée par les nouvelles Audi R10 à moteur diesel. Mais c'est à la tombée de la nuit que le classement général se retrouve significativement modifié. La voiture de tête du septuple vainqueur de l'épreuve Tom Kristensen rencontre des problèmes d'injection l'immobilisant aux stands pendant vingt minutes et cède les commandes à l'autre Prototype de la marque aux anneaux. Héritière de la deuxième place, la Pescarolo C60 numéro 16 en abandonnera quant à elle plus de quatre-vingt-dix quelques heures plus tard en raison de coupures moteur à répétition. Désormais titulaire de la seconde position à deux tours de l'Audi R10 numéro 8, la Pescarolo numéro 17 de Loeb perd définitivement le contact avec sa rivale aux alentours de 1H30 lorsque Montagny est victime d'une sortie de piste. Bloqué dans un bac à sable, le pilote doit attendre l'aide des commissaires qui lui donneront l'élan nécessaire pour repartir. La voiture de l'écurie sarthoise parviendra néanmoins à conserver son rang et à contrôler la remontée de l'Audi numéro 7, permettant ainsi au double champion du monde des rallyes de décrocher le premier podium de sa carrière dans une course internationale disputée sur circuit[244].
  • Il renonce à participer l'année suivante aux 24 Heures du Mans 2007 en raison de son bras toujours affaibli par son accident de moto de l'été 2006.
  • Des rumeurs avaient ensuite régulièrement fait surface quant à son possible retour dans l'épreuve reine de la course d'endurance, notamment par l'intermédiaire de l'équipe Peugeot Sport qui relançaient à cette époque un programme de Sport-Prototypes avec la Peugeot 908 HDi FAP et dont il est très proche (groupe PSA). Son agenda sportif très chargé et son envie de partager du temps avec sa famille lui ont fait refuser cette occasion en 2010 et 2011[245], avant que l'écurie française ne mettent un terme à son engagement au Mans[246],[247].
  • Sébastien Loeb devait faire son retour aux 24 Heures du Mans en 2013 en catégorie LMP2 au sein de sa propre équipe SLR, qui fit l'acquisition l'année précédente d'une Oreca 03-Nissan en vue de participer au championnat European Le Mans Series[249]. L'écurie du nonuple champion du monde des rallyes déclina finalement l'invitation de l'Automobile Club de l'Ouest à cause du désistement d'un partenaire financier du projet[250],[251],[252]. Le budget manquant ne leur aurait pas permis de jouer les avant-postes pendant la compétition[253].

Formule 1 (2007-2008)[modifier | modifier le code]

L'Alsacien a eu l'occasion de tester une Formule 1 à deux reprises. La première fois à l'occasion d'un échange avec la Renault de Heikki Kovalainen fin 2007 dans le cadre d'une opération promotionnelle réalisée par le sponsor commun Total. La seconde occasion a eu lieu dans le cadre d'une vraie séance d'essai F1. Invité par l'écurie Red Bull Racing à participer à une séance fin 2008, la boisson énergétique autrichienne étant également son sponsor principal en Rallye, Loeb va réaliser le 8e chrono de sa journée au volant de la RBR Renault[254]. Plusieurs observateurs (membres d'écuries notamment) présents ce jour-là ne manqueront pas de saluer la performance du Français. Les spéculations sur sa possible reconversion en F1 sont ensuite allées bon train, mais Loeb les a démenties en invoquant son âge (34 ans à ce moment), et certaines douleurs au cou dans les courbes rapides, n'étant pas spécifiquement entraîné pour un pilotage sur circuit.

Il fut question qu'il participe au dernier Grand Prix de la saison 2009 de Formule 1 à Abou Dabi sur une Toro Rosso, mais la FIA lui refusa in fine l'obtention de la super-licence, indispensable pour piloter une Formule 1 en course officielle.

GT Tour (2008-2015)[modifier | modifier le code]

Pour les débuts du SLR en compétition, Sébastien Loeb remporte les deux courses de Porsche Carrera Cup France organisées en support du 71e Grand Prix automobile de Pau.
  • C'est en septembre 2008, dans le cadre de la pénultième manche de la Super Série FFSA organisée sur le Circuit d'Albi, que Sébastien Loeb prend part à la toute première compétition GT de sa carrière. Associé à Jean-Pierre Champeau au volant d'une Porsche 997 RSR de l'écurie Pro GT by Alméras, il termine troisième de la catégorie GT2 lors de la première course tandis que son équipier fut contraint à l'abandon lors de la deuxième manche. Il profite également du même week-end pour s'engager dans les deux épreuves de la Porsche Carrera Cup France au programme. Il se classera septième de la première puis abandonnera dans le premier tour de la seconde.
  • Sébastien Loeb réitère son engagement annuel en Super Série FFSA pour le vingtième anniversaire du Circuit du Val de Vienne en juin 2010. Au volant d'une Ferrari F430 GT3 Scuderia de l'écurie Sport Garage, il retrouve son ami Jean-Pierre Champeau dans le rôle d'équipier. Les deux hommes achèveront les deux courses du week-end en quatorzième et neuvième position.
  • Deux semaines avant l'obtention de son huitième sacre mondial en WRC, Sébastien Loeb participe en octobre 2011 à la finale du GT Tour disputée sur le Circuit Paul Ricard. Associé à l'ancien champion de la discipline Bruno Hernandez à bord d'une Ferrari 458 Italia GT3 préparée par la structure italienne AF Corse, il termine respectivement neuvième et cinquième des deux courses GT du week-end. Engagé parallèlement dans les épreuves de Porsche Carrera Cup France, il inscrit deux podiums derrière Kévin Estre, vainqueur du championnat.
  • Le 9 juin 2012, dans le cadre du dixième anniversaire du Festival auto-moto, Sébastien Loeb inaugure un virage qui portera son nom sur le circuit de l'Anneau du Rhin à Biltzheim[256]. Il prendra ensuite la piste à bord d'une Porsche GT3 Carrera Cup de son écurie.
Une Mitjet 2 L du Sébastien Loeb Racing utilisée lors du Grand Prix automobile de Pau 2012.
  • En juillet 2012, Sébastien Loeb effectue sa première participation à une manche de la série Mitjet sur le circuit de Nevers Magny-Cours, formule de promotion à bas coût créée par Jean-Philippe Dayraut. Au volant de l'une des voitures acquise par son écurie, l'Alsacien termine respectivement premier et second des deux courses auxquelles il prend part[257].
  • En mai 2013, Sébastien Loeb s'engage dans une manche de la série Mitjet pour la deuxième fois de sa carrière, organisée en support du 72e Grand Prix automobile de Pau. Aux termes de plusieurs passes d'armes avec le créateur de la discipline Jean-Philippe Dayraut, il remporte une victoire et termine deux fois deuxième dans les trois courses auxquelles il prend le départ[259].
  • Pour la troisième saison de rang, Sébastien Loeb participe en octobre 2013 à la finale du GT Tour, disputée sur le circuit Paul Ricard. Aux côtés de Christophe Lapierre, vainqueur de la Porsche Carrera Cup France l'année précédente en catégorie B, il s'engage au volant d'une McLaren MP4-12C GT3 de sa propre écurie et termine respectivement sixième et troisième des deux courses au programme. Les deux hommes se verront finalement disqualifier à l'issue de la deuxième épreuve en raison d'un dépassement de la pression du turbo, incident récurrent ayant impacté les résultats du SLR tout au long de la saison et de la responsabilité directe du constructeur britannique[261],[262],[263].
  • Sébastien répond à nouveau favorablement en mai 2014 à l'invitation de Jean-Philippe Dayraut pour participer à une manche du championnat Mitjet, disputée sur le circuit de Lédenon. Renommée Supertourisme, la catégorie reine dans laquelle est inscrite l'Alsacien connaît une évolution significative avec l'introduction de nouvelles voitures affichant des performances en hausse d'environ dix secondes au tour par rapport aux anciens modèles. Il termine respectivement premier et troisième des deux courses Sprint du week-end avant d'être contraint à l'abandon dans le tour de chauffe de l'épreuve d'endurance[264].
  • En septembre 2014, Sébastien Loeb poursuit ses piges en Mitjet Supertourisme avec un engagement pour le meeting de Magny-Cours. Victime de problèmes mécaniques lors des qualifications, il achève les deux courses Sprint en cinquième et quatrième position. Il renonce à prendre part à l'épreuve d'endurance en raison d'un emploi du temps surchargé[265].

Sébastien Loeb Racing (2011-…)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sébastien Loeb Racing.

FIA GT Series (2013)[modifier | modifier le code]

Pour leur unique week-end sans incident, Sébastien Loeb et Álvaro Parente remportent les deux courses du meeting de Navarra, portant ainsi leur nombre de victoires à quatre et établissant le record de la saison 2013.

Le 7 décembre 2012, Sébastien Loeb annonce sa participation au sein de sa propre écurie à l'intégralité du nouveau championnat FIA GT Series, successeur du défunt Championnat du monde FIA GT1 et à ce titre compétition de GT Sprint la plus relevée au monde[267]. Cet engagement constitue pour l'Alsacien la pierre angulaire de son travail de reconversion sur circuit. Le SLR acquiert à cet effet deux McLaren MP4-12C GT3. Pilote officiel du constructeur britannique, Álvaro Parente est nominé en tant qu'équipier du nonuple champion du monde des rallyes, la deuxième McLaren étant quant à elle confiée à Mike Parisy et Andreas Zuber[268],[269].

Le coup d'envoi de la saison se déroule dans le cadre des Coupes de Pâques, disputées sur le circuit Paul Armagnac de Nogaro. Troisièmes des qualifications, Loeb et Parente remportent la première course en confrontation directe avec l'Audi R8 LMS Ultra de René Rast et Nikolaus Mayr-Melnhof[270]. Écopant de deux pénalités, en raison d'un détachement de harnais trop précipité lors du passage aux stands et d'une touchette sur un concurrent, les deux hommes sont relégués en douzième position de la deuxième course[271]. Initialement qualifié sur la première ligne du meeting de Zolder, l'équipage de la McLaren numéro 9 se voit déclasser pour un problème de turbo non imputable au SLR. Partis vingtièmes sur la grille de la première course, ils abandonnent à six minutes de l'arrivée en raison d'une casse d'amortisseur avant d'être victimes d'un accrochage au départ de la deuxième épreuve[272],[273].

Après dix semaines de pause estivale, les deux hommes signent leur première pole position à Zandvoort[274]. Chargé du premier relais, Parente se fait heurter successivement par Laurens Vanthoor et Andreas Simonsen lors du coup d'envoi de la première course et doit abandonner aussitôt en raison des dégâts subis. Remonté à la cinquième place lors de l'épreuve suivante, l'équipage franco-portugais est une nouvelle fois contraint à l'abandon, victime d'un problème de transmission dans le dernier tour[275]. Troisièmes à l'issue des qualifications du Slovakia Ring, Loeb et Parente sont déclassés de cinq rangs pour une mauvaise interprétation du règlement quant aux horaires de la séance de Superpole. Ils signent malgré tout leur deuxième victoire de la saison lors de la première course grâce à un départ peu commun du Portugais[276]. Lors de la deuxième épreuve, Loeb se fait voler sa première position par Stéphane Ortelli avant l'extinction des feux puis percuter par Andreas Simonsen et Peter Kox avant de pouvoir prendre son élan, provoquant un incendie au niveau du bloc moteur de la McLaren[277].

Pour leur premier week-end sans incident depuis le début de la saison, les deux hommes s'imposent de façon dominatrice dans les deux courses du meeting de Navarra. La seconde place de Mike Parisy et Andreas Zuber dans l'épreuve principale permet également au SLR de signer son premier doublé[278],[279]. Le championnat s'achève en Azerbaïdjan dans le cadre du Baku World Challenge sur un circuit urbain tracé au cœur de la capitale. La première course est le théâtre de plusieurs incidents provoquant deux fois la sortie du Safety Car et amputant sa durée de près de moitié. L'équipage de la McLaren numéro 9 franchit la ligne d'arrivée en sixième position avant d'être déclassé quatorzième pour un changement de pneus trop long[280]. Auteurs d'une remontée significative lors de la deuxième course, Loeb et Parente parviennent à se hisser à la seconde place en dépit d'un accrochage avec Kévin Estre et terminent leur saison en quatrième position du championnat Pilotes. Le SLR sécurise quant à lui la place de vice-champion derrière l'écurie semi-usine WRT[281].

Porsche Supercup (2013)[modifier | modifier le code]

Le 22 avril 2013, Sébastien Loeb annonce sa participation aux deux premières manches de la saison de Porsche Supercup, répondant à une invitation du constructeur allemand dans une démarche globale de multiplication des expériences sur circuit afin de préparer au mieux son débarquement en WTCC à compter de l'année suivante[282].

Disputée en support du Grand Prix d'Espagne, la première de ses deux piges se déroule sur le circuit de Catalogne. Un problème mécanique l'empêche d'utiliser son deuxième train de pneus neufs lors des qualifications et d'améliorer ainsi son temps de référence. Treizième sur la grille, il franchira la ligne d'arrivée en onzième position[283],[284].

La deuxième course est organisée en levé de rideau du Grand Prix de Monaco. L'Alsacien connaît une nouvelle fois des qualifications difficiles. Sans avoir pu bénéficier d'un seul tour dégagé en raison d'un encombrement significatif de la piste, il se classe seizième de la séance et passera le drapeau à damiers au même rang sur un tracé limitant les opportunités de dépassement[285],[286].

Porsche Carrera Cup Asia (2013)[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb participe en novembre 2013 à la manche de clôture de la saison de Porsche Carrera Cup Asia disputée sur le circuit urbain de Guia en support du soixantième Grand Prix automobile de Macao afin d'y effectuer des reconnaissances pour son futur engagement en WTCC. Troisième temps des qualifications, il franchit la ligne d'arrivée à la seconde place derrière le Néo-Zélandais Earl Bamber, sacré vainqueur du championnat asiatique quelques semaines plus tôt[287].

Championnat du monde des voitures de tourisme (2014-…)[modifier | modifier le code]

2014 : Première saison[modifier | modifier le code]

Troisième des qualifications du meeting de Suzuka, Sébastien Loeb manque ses deux départs et échoue à concrétiser par des résultats en courses.

Citroën officialise en juin 2013 son engagement dans le Championnat du monde des voitures de tourisme pour la saison 2014 avec Sébastien Loeb en tant que premier pilote confirmé, concrétisant ainsi la volonté des deux parties de poursuivre leur collaboration sportive en dehors de l'univers des rallyes[288]. L'Alsacien est successivement rejoint au cours des mois suivants par Yvan Muller, quadruple champion du monde de la discipline, José María López ainsi que Ma Qing Hua pour un programme partiel. La nouvelle voiture spécifiquement développée pour l'occasion est basée sur le modèle C-Élysée de la marque et constitue une première pour le constructeur depuis les années 1980 et sa participation dans quelques courses de Supertourisme[289].

Le coup d'envoi de la saison est donné le deuxième week-end d'avril 2014 à Marrakech sur le circuit urbain Moulay El Hassan. Les premières séances qualificatives révèlent une domination de Citroën en matière de performance. Sébastien Loeb accroche la première ligne entre ses deux coéquipiers et parvient à conserver sa deuxième place au terme de la première course, marquée par des températures élevées impactant le fonctionnement des freins[290]. Neuvième sur la grille, il évite un carambolage survenu au départ de la deuxième course et remporte la première victoire de sa carrière dans la discipline[291]. Auteur de la pole position lors de la manche française, disputée sur le circuit Paul Ricard, il se voit déclasser en fond de grille quelques heures plus tard en raison d'un mauvais fonctionnement des valves de sécurité du réservoir d'essence[292]. Auteur d'une remontée significative, il franchit l'arrivée de la première course en seconde position derrière Yvan Muller, héritier de la pole, puis termine sixième de la deuxième course après avoir été percuté par son compatriote alsacien[293],[294].

Troisième des qualifications du Hungaroring, Loeb manque son départ lors de la première course et se retrouve tassé dans le premier virage dont il ressort septième. Sur un tracé sinueux et étroit limitant les opportunités de dépassement, il passera sous le drapeau à damiers au même rang, bloqué derrière la Honda Civic de Norbert Michelisz[295]. De nouveau pris dans une congestion au coup d'envoi de la deuxième course, il abandonne plusieurs positions et se classe neuvième malgré plusieurs attaques portées sur ses prédécesseurs[296]. Qualifié sur la première ligne du Slovakia Ring, il réalise le meilleur départ sur une piste fortement détrempée lors de la première manche et prend l'ascendant sur José María López pour remporter sa deuxième victoire de la saison[297]. Les intempéries ayant gagné en intensité, les instances dirigeantes prononcent l'annulation de la deuxième course du meeting[298].

Troisième à l'issue des séances qualificatives du Salzburgring, l'Alsacien hérite de la seconde place par le déclassement de Gianni Morbidelli pour non-respect d'un drapeau jaune. Pris en sandwich par Yvan Muller et Tom Coronel au départ de la première course, il se fait déporter sur le bas-côté de la piste par le pilote hollandais et rétrograde à la quatrième place qu'il conservera jusqu'à l'arrivée[299]. Il réussit sa prise d'élan au coup d'envoi de la deuxième manche avant de se faire tasser par le peloton dans la première courbe. Il franchit le drapeau à damiers en septième position en dépit de plusieurs tentatives de dépassement[300]. Loeb achève les qualifications du Moscow Raceway à la quatrième place après plusieurs erreurs commises dans son dernier tour chronométré. Il conserve son rang au départ de la première manche et accroche la dernière marche du podium aux dépens de Tiago Monteiro[301]. Bloqué dans son élan par un dérapage d'Yvan Muller au coup d'envoi de la deuxième course, il rétrograde en neuvième position avant d'entamer une remontée qui le conduira jusqu'à la cinquième place finale[302].

Victime d'un accrochage avec Yvan Muller lors de la deuxième course de Shanghai, Sébastien Loeb terminera hors des points pour la première fois de la saison.

Malgré des problèmes de direction récurrents impactant sa vitesse de pointe dans le Raidillon, il accroche la première ligne des qualifications de Spa-Francorchamps. Ses problèmes persistant, il cède une position au bénéfice de López à l'issue de la première course et parvient à sécuriser la cinquième place dans la deuxième manche aux termes de plusieurs dépassements réussis[303],[304]. Troisième des séances qualificatives de l'Autódromo Termas de Río Hondo, l'Alsacien se fait déborder au départ de la première course par les Honda Civic de Norbert Michelisz et Tiago Monteiro et franchira l'arrivée au pied du podium après avoir repris le dessus sur le Portugais[305]. Huitième au coup d'envoi de la deuxième manche, il se fait déporter sur le bas-côté de la piste par Yvan Muller et rétrograde au dixième rang. Entamant une remontée dans le classement, il achève sa course à la sixième place finale[306].

Pour la première fois de la saison, il échoue dans sa tentative d'accession à la dernière séance de qualification lors du meeting disputé sur le Goldenport Park Circuit de Pékin. Sur un tracé sinueux et atypique, les Citroën C-Élysée marquent le pas face à la concurrence des Chevrolet Cruze. Parti septième, Loeb accroche la cinquième place de la première course puis renoue avec le podium à l'issue de la deuxième manche au terme d'une remontée menée avec succès[307],[308]. Il commet plusieurs erreurs lors des essais qualificatifs de Shanghai. Cinquième sur la grille de la première course, il parvient à prendre le dessus sur Norbert Michelisz et complète un quadruplé de la marque aux chevrons, désormais assurée du titre Constructeurs[309]. Classé de nouveau quatrième à l'arrivée de la deuxième manche, il écope de trente secondes de pénalité le reléguant au douzième rang pour un accrochage avec Yvan Muller[310].

Une erreur de freinage dans la dernière épingle le prive de la pole position du meeting de Suzuka. Troisième sur la grille de la première course, il manque son départ et cède deux positions. Il terminera sur la dernière marche du podium en profitant d'une crevaison de Muller et d'une faute de pilotage d'Hugo Valente[311]. Le coup d'envoi de la deuxième manche est également mouvementé. Débordé par Muller dans le premier virage puis gêné par une glissade de Valente, il franchit la ligne d'arrivée en septième position[312]. La saison s'achève par la finale traditionnelle de Macao. Qualifié en première ligne, Loeb se fait dépasser par Norbert Michelisz puis rétrograde en sixième position à la suite d'une erreur de freinage[313]. Il achèvera la deuxième manche au même rang après s'être élancé neuvième et avoir trouvé l'ouverture sur plusieurs concurrents[314]. Il termine sa première saison dans le championnat WTCC au troisième rang du classement Pilotes et affiche un bilan s'élevant à deux victoires, huit podiums et deux meilleurs tours en course[315].

2015 : Deuxième saison[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb poursuit en 2015 son aventure dans le championnat WTCC aux côtés de la marque aux chevrons. La formation engagée par l'écurie française demeure inchangée avec, en sus de l'Alsacien, le nouveau champion du monde de la discipline José María López, son compatriote Yvan Muller ainsi que le pilote chinois Ma Qing Hua, désormais titulaire d'un programme complet[316]. Une cinquième Citroën C-Élysée, destinée in fine au Marocain Mehdi Bennani, est également confiée à la structure privée du nonuple champion du monde des rallyes Sébastien Loeb Racing qui entame par cette voie son baptême dans une série mondiale[317].

Le coup d'envoi de la saison a lieu le premier week-end de mars sur l'Autódromo Termas de Río Hondo. Troisième des qualifications, Loeb parvient à conserver sa place sur le podium à l'issue d'une première course figée dans le classement de tête[318]. Il remporte la deuxième manche après un départ réussi depuis la huitième position sur la grille et plusieurs dépassements menés avec succès, dont celui de la victoire face à son coéquipier Ma Qing Hua[319].

Résultats sur circuit[modifier | modifier le code]

Résultats complets sur circuit[modifier | modifier le code]

Saison Championnat Catégorie Équipe Départs Victoires Poles M.Tours Podiums Points Clas.
2002 Coupe de France FFSA de Formule France N/A Exess Compétition 1 1 1 1 1 22 9e
2005 24 Heures du Mans LMP1 Pescarolo Sport 1 0 0 0 0 N/A n.c.
2006 24 Heures du Mans LMP1 1 0 0 0 1 N/A 2e
2008 Championnat de France FFSA GT GT2 Pro GT by Alméras 2 0 0 1 1 5 26e
Porsche Carrera Cup France N/A Porsche France 2 0 0 0 0 0 n.c.
Formule 1 N/A Red Bull Racing Pilote d'essais
2009 Championnat de France FFSA GT GT1 Solution F 2 0 0 0 0 0 n.c.
Porsche Carrera Cup France N/A Pro GT by Alméras 2 0 0 0 0 0 n.c.
2010 International GT Open GTS 2 0 0 0 0 0 n.c.
Championnat de France FFSA GT GT3 Sport Garage 2 0 0 0 0 0 n.c.
2011 Championnat de France FFSA GT GT3 AF Corse 2 0 0 0 0 0 n.c.
Porsche Carrera Cup France N/A Racing Technology 2 0 0 0 2 0 n.c.
2012 Championnat de France FFSA GT GT3 Sébastien Loeb Racing 2 0 0 0 2 30 17e
Porsche Carrera Cup France N/A 2 2 2 0 2 0 n.c.
Mitjet 2L Supersport N/A 2 1 0 0 2 0 n.c.
2013 FIA GT Series Pro Cup 12 4 4 1 5 82 4e
Supertourisme 2L by Mitjet N/A 5 2 1 0 5 0 n.c.
Championnat de France FFSA GT GT3 2 0 0 0 0 0 n.c.
Porsche Supercup N/A Porsche AG 2 0 0 0 0 0 n.c.
Porsche Carrera Cup Asia N/A Team Carrera Cup Asia 1 0 0 0 1 0 n.c.
2014 Championnat du monde des voitures de tourisme TC1 Citroën Total WTCC 23 2 0 2 8 295 3e
Supertourisme by Mitjet N/A Sébastien Loeb Racing 5 1 0 0 2 0 n.c.
2015 Championnat du monde des voitures de tourisme N/A Citroën Total WTCC 2 1 0 1 2 43 En cours
Championnat de France FFSA Supertourisme N/A Sébastien Loeb Racing 4 2 1 2 3 190 En cours

Résultats détaillés en Coupe de France FFSA de Formule France[modifier | modifier le code]

Saison Équipe 1 2 3 4 5 6 7 Points Clas.
2002 Drapeau : France Exess Compétition Drapeau : France
NOG
1

Drapeau : France
MAG

Drapeau : France
SGC

Drapeau : France
VIG

Drapeau : France
BUG

Drapeau : France
DIJ

Drapeau : France
LED

22 9e
Légende :

Les résultats en gras indiquent une pole position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course

Résultats détaillés aux 24 Heures du Mans[modifier | modifier le code]

Année Catégorie Équipe Voiture Équipiers Tours Clas. Cat. Clas.
2005 LMP1 17 Drapeau : France Pescarolo Sport Pescarolo C60-Judd Drapeau : France Soheil Ayari / Drapeau : France Éric Hélary 288 Ab. Ab.
2006 LMP1 17 Drapeau : France Pescarolo Sport Pescarolo C60-Judd Drapeau : France Franck Montagny / Drapeau : France Éric Hélary 376 2e 2e

Résultats détaillés en Championnat de France FFSA GT[modifier | modifier le code]

Saison Catégorie Équipe Voiture 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Points Clas.
2008 GT2 Drapeau : France Pro GT by Alméras Porsche 997 GT3-R Drapeau : France
NOG1

Drapeau : France
NOG2

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : Belgique
SPA1

Drapeau : Belgique
SPA2

Drapeau : France
ALB1
153
Drapeau : France
ALB2
224
Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

5 3419
2009 GT1 Drapeau : France Solution F Ferrari 550 Drapeau : France
NOG1
55
Drapeau : France
NOG2
127
Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
ALB1

Drapeau : France
ALB2

Drapeau : France
CAS1

Drapeau : France
CAS2

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

0 n.c.
2010 GT3 Drapeau : France Sport Garage Ferrari 430 Drapeau : France
NOG1

Drapeau : France
NOG2

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
VIG1
14
Drapeau : France
VIG2
9
Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
ALB1

Drapeau : France
ALB2

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
MAG3

0 n.c.
2011 GT3 Drapeau : Italie AF Corse Ferrari 458 Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
NOG1

Drapeau : France
NOG2

Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
ALB1

Drapeau : France
ALB2

Drapeau : France
CAS1
9
Drapeau : France
CAS2
5
0 n.c.
2012 GT3 Drapeau : France Sébastien Loeb Racing McLaren MP4-12C GT3 Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : Espagne
NAV1

Drapeau : Espagne
NAV2

Drapeau : France
BUG1

Drapeau : France
BUG2

Drapeau : France
CAS1
3
Drapeau : France
CAS2
3
30 17e
2013 GT3 Drapeau : France Sébastien Loeb Racing McLaren MP4-12C GT3 Drapeau : France
BUG1

Drapeau : France
BUG2

Drapeau : Italie
IMO1

Drapeau : Italie
IMO2

Drapeau : Belgique
SPA1

Drapeau : Belgique
SPA2

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
CAS1
6
Drapeau : France
CAS2
DSQ
0 n.c.
Légende :

1 2 3 ... – Indique le classement dans la catégorie concernée
Les résultats en gras indiquent une pôle position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course

Résultats détaillés en Porsche Carrera Cup France[modifier | modifier le code]

Saison Groupe Équipe Voiture 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Points Clas.
2008 A Drapeau : France Porsche France Porsche 997 GT3 Cup Drapeau : France
NOG1

Drapeau : France
NOG2

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
ALB1
7
Drapeau : France
ALB2
29†
Drapeau : Espagne
VAL1

Drapeau : Espagne
VAL2

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

0 NC
2009 A Drapeau : France Pro GT by Alméras Porsche 997 GT3 Cup Drapeau : France
NOG1
9
Drapeau : France
NOG2
8
Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
ALB1

Drapeau : France
ALB2

Drapeau : France
CAS1

Drapeau : France
CAS2

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

0 NC
2011 A Drapeau : France Pulsat Racing Technology Porsche 997 GT3 Cup Drapeau : France
CAS1

Drapeau : France
CAS1

Drapeau : France
NOG1

Drapeau : France
NOG2

Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : Allemagne
NÜR

Drapeau : France
BUG

Drapeau : France
ALB1

Drapeau : France
ALB2

Drapeau : France
CAS1
2
Drapeau : France
CAS2
3
0 NC
2012 A Drapeau : France Sébastien Loeb Racing Porsche 997 GT3 Cup Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
PAU1
1

Drapeau : France
PAU2
1

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
VIG3

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
MAG3

Drapeau : Espagne
NAV1

Drapeau : Espagne
NAV2

Drapeau : France
CAS1

Drapeau : France
CAS2

0 NC
Légende :

† — Classé sans avoir terminé la course
Les résultats en gras indiquent une pole position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course

Résultats détaillés en International GT Open[modifier | modifier le code]

Saison Catégorie Équipe Voiture 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
2010 GTS Drapeau : France Pro GT by Alméras Porsche 997 GT3-R Drapeau : Espagne
VAL1

Drapeau : Espagne
VAL2

Drapeau : Allemagne
NÜR1

Drapeau : Allemagne
NÜR2

Drapeau : Italie
IMO1

Drapeau : Italie
IMO2

Drapeau : Belgique
SPA1

Drapeau : Belgique
SPA2

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : Royaume-Uni
BRH1

Drapeau : Royaume-Uni
BRH2

Drapeau : Italie
MON1

Drapeau : Italie
MON2

Drapeau : Espagne
CAT1
145
Drapeau : Espagne
CAT2
Ab.
Légende :

1 2 3 ... – Indique le classement dans la catégorie concernée
Les résultats en gras indiquent une pôle position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course

Résultats détaillés en Mitjet Supertourisme[modifier | modifier le code]

Saison Équipe 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 Points Clas.
2012 Drapeau : France Sébastien Loeb Racing Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
LED3

Drapeau : France
LED4

Drapeau : France
PAU1

Drapeau : France
PAU2

Drapeau : France
PAU3

Drapeau : France
PAU4

Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
DIJ3

Drapeau : France
DIJ4

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
VIG3

Drapeau : France
VIG4

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2
1
Drapeau : France
MAG3

Drapeau : France
MAG4
2
Drapeau : France
ALB1

Drapeau : France
ALB2

Drapeau : France
ALB3

Drapeau : France
ALB4

Drapeau : Espagne
NAV1

Drapeau : Espagne
NAV2

Drapeau : Espagne
NAV3

Drapeau : Espagne
NAV4

Drapeau : Espagne
BAR1

Drapeau : Espagne
BAR2

Drapeau : Espagne
BAR3

Drapeau : Espagne
BAR4

0 NC
2013 Drapeau : France Sébastien Loeb Racing Drapeau : France
NOG1

Drapeau : France
NOG2

Drapeau : France
NOG3

Drapeau : France
NOG4

Drapeau : France
BUG1

Drapeau : France
BUG2

Drapeau : France
BUG3

Drapeau : France
BUG4

Drapeau : France
PAU1
2

Drapeau : France
PAU2
1
Drapeau : France
PAU3
2
Drapeau : France
PAU4
NP
Drapeau : Belgique
SPA1

Drapeau : Belgique
SPA2

Drapeau : Belgique
SPA3

Drapeau : Belgique
SPA4

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
VIG3

Drapeau : France
VIG4

Drapeau : France
MAG1
1
Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
MAG3
2
Drapeau : France
MAG4

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
LED3

Drapeau : France
LED4

Drapeau : France
CAS1

Drapeau : France
CAS2

Drapeau : France
CAS3

Drapeau : France
CAS4

0 NC
2014 Drapeau : France Sébastien Loeb Racing Drapeau : France
NOG1

Drapeau : France
NOG2

Drapeau : France
NOG3

Drapeau : France
BUG1

Drapeau : France
BUG2

Drapeau : France
BUG3

Drapeau : France
PAU1

Drapeau : France
PAU2

Drapeau : France
PAU3

Drapeau : France
LED1
1
Drapeau : France
LED2
3
Drapeau : France
LED3
Ab.
Drapeau : Belgique
SPA1

Drapeau : Belgique
SPA2

Drapeau : Belgique
SPA3

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
VIG3

Drapeau : France
MAG1
5
Drapeau : France
MAG2
4
Drapeau : France
MAG3
NP
Drapeau : France
CAS1

Drapeau : France
CAS2

Drapeau : France
CAS3

0 NC
2015 Drapeau : France Sébastien Loeb Racing Drapeau : France
NOG1
1

Drapeau : France
NOG2
4
Drapeau : France
NOG3
3
Drapeau : France
NOG4
1

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
LED3

Drapeau : France
LED4

Drapeau : France
BUG1

Drapeau : France
BUG2

Drapeau : France
BUG3

Drapeau : France
BUG4

Drapeau : France
PAU1

Drapeau : France
PAU2

Drapeau : France
PAU3

Drapeau : France
PAU4

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
VIG3

Drapeau : France
VIG4

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
MAG3

Drapeau : France
MAG4

Drapeau : Espagne
NAV1

Drapeau : Espagne
NAV2

Drapeau : Espagne
NAV3

Drapeau : Espagne
NAV4

Drapeau : France
CAS1

Drapeau : France
CAS2

Drapeau : France
CAS3

Drapeau : France
CAS4

190 En cours
Légende :

Les résultats en gras indiquent une pole position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course

Résultats détaillés en FIA GT Series[modifier | modifier le code]

Saison Catégorie Équipe Voiture 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Points Clas.
2013 Pro Cup Drapeau : France Sébastien Loeb Racing McLaren MP4-12C GT3 Drapeau : France
FRA1
11
Drapeau : France
FRA2
128
Drapeau : Belgique
BEL1
1710
Drapeau : Belgique
BEL2
139
Drapeau : Pays-Bas
NED1
Ab.
Drapeau : Pays-Bas
NED2
147
Drapeau : Slovaquie
SVK1
11
Drapeau : Slovaquie
SVK2
Ab.
Drapeau : Espagne
ESP1
11
Drapeau : Espagne
ESP2
11
Drapeau : Azerbaïdjan
AZE1
146
Drapeau : Azerbaïdjan
AZE2
22
82 4e
Légende :

1 2 3 ... – Indique le classement dans la catégorie concernée
Les résultats en gras indiquent une pôle position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course

Résultats détaillés en Porsche Supercup[modifier | modifier le code]

Saison Équipe 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Points Clas.
2013 Drapeau : Allemagne Porsche AG Drapeau : Espagne
ESP
11
Drapeau : Monaco
MON
16
Drapeau : Royaume-Uni
GBR

Drapeau : Allemagne
GER

Drapeau : Hongrie
HUN

Drapeau : Belgique
BEL

Drapeau : Italie
ITA

Drapeau : Émirats arabes unis
ABU1

Drapeau : Émirats arabes unis
ABU2

0 Invité
Légende :

Les résultats en gras indiquent une pôle position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course

Résultats détaillés en Porsche Carrera Cup Asia[modifier | modifier le code]

Saison Groupe Équipe 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Points Clas.
2013 A Drapeau : République populaire de Chine Team Carrera Cup Asia Drapeau : Malaisie
SEP

Drapeau : République populaire de Chine
SHA1

Drapeau : République populaire de Chine
SHA2

Drapeau : République populaire de Chine
ZHU1

Drapeau : République populaire de Chine
ZHU2

Drapeau : République populaire de Chine
ORD1

Drapeau : République populaire de Chine
ORD2

Drapeau : Corée du Sud
INJ1

Drapeau : Corée du Sud
INJ2

Drapeau : Singapour
SIN

Drapeau : République populaire de Chine
SHA3

Drapeau : République populaire de Chine
SHA4

Drapeau : Macau
MAC
2
0 NC
Légende :

Les résultats en gras indiquent une pole position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course

Résultats détaillés en Championnat du monde des voitures de tourisme[modifier | modifier le code]

Saison Équipe Voiture 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 Points Clas.
2014 Drapeau : France Citroën Total WTCC Drapeau : France Citroën C-Élysée WTCC Drapeau : Maroc
MAR1
2

Drapeau : Maroc
MAR2
1
Drapeau : France
FRA1
2
Drapeau : France
FRA2
6
Drapeau : Hongrie
HUN1
7
Drapeau : Hongrie
HUN2
9
Drapeau : Slovaquie
SVK1
1

Drapeau : Slovaquie
SVK2
A
Drapeau : Autriche
AUT1
4
Drapeau : Autriche
AUT2
7
Drapeau : Russie
RUS1
3
Drapeau : Russie
RUS2
5
Drapeau : Belgique
BEL1
3
Drapeau : Belgique
BEL2
5
Drapeau : Argentine
ARG1
4
Drapeau : Argentine
ARG2
6
Drapeau : République populaire de Chine
CHN1
5
Drapeau : République populaire de Chine
CHN2
3
Drapeau : République populaire de Chine
CHN3
4
Drapeau : République populaire de Chine
CHN4
12
Drapeau : Japon
JAP1
3
Drapeau : Japon
JAP2
7
Drapeau : Macau
MAC1
6
Drapeau : Macau
MAC2
6
295 3e
2015 Drapeau : France Citroën Total WTCC Drapeau : France Citroën C-Élysée WTCC Drapeau : Argentine
ARG1
3
Drapeau : Argentine
ARG2
1

Drapeau : Maroc
MAR1

Drapeau : Maroc
MAR2

Drapeau : Hongrie
HUN1

Drapeau : Hongrie
HUN2

Drapeau : Allemagne
GER1

Drapeau : Allemagne
GER2

Drapeau : Russie
RUS1

Drapeau : Russie
RUS2

Drapeau : Slovaquie
SVK1

Drapeau : Slovaquie
SVK2

Drapeau : France
FRA1

Drapeau : France
FRA2

Drapeau : Portugal
POR1

Drapeau : Portugal
POR2

Drapeau : Japon
JAP1

Drapeau : Japon
JAP2

Drapeau : République populaire de Chine
CHN1

Drapeau : République populaire de Chine
CHN2

Drapeau : Thaïlande
THA1

Drapeau : Thaïlande
THA2

Drapeau : Qatar
QAT1

Drapeau : Qatar
QAT2

43 En cours
Légende :

Les résultats en gras indiquent une pôle position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course

Autres courses et compétitions[modifier | modifier le code]

Race of Champions (2002-2010)[modifier | modifier le code]

  • Race of Champions 2002

Sébastien Loeb participe pour la première fois à la Course des Champions en 2002, au terme d'une saison où il remporta sa première victoire en championnat du monde des rallyes.

Il intègre l'équipe de France pour les besoins de la Nations Cup aux côtés de ses compatriotes Sébastien Bourdais et Mickael Maschio. Opposés aux équipes allemande et italienne dans le groupe B des poules qualificative, les trois pilotes terminent à la seconde place, Loeb remportant ses deux duels face à Renato Travaglia et Walter Röhrl. Leur meilleur temps cumulé leur permet d'être repêchés et d'accéder aux demi-finales pour affronter l'équipe américaine. Loeb remporte son unique duel contre le pilote de NASCAR Jimmie Johnson mais la défaite de Bourdais face à Jeff Gordon élimine l'équipe de France[320].

Loeb poursuit son invincibilité lors de la Race of Champions organisée le lendemain en remportant toutes les manches l'opposant à Luis Monzón en quart de finale puis à Harri Rovanperä en demi-finale. Il s'incline en finale face au champion du monde des rallyes en titre Marcus Grönholm, non sans avoir créé la surprise en remportant une des trois manches au volant de la Peugeot 206 WRC, la voiture avec laquelle le finlandais a conquis tous ses titres[321],[322],[323].

  • Race of Champions 2003

Il est invité pour la deuxième fois à la Course des Champions en 2003, dont c'est la dernière édition organisée aux Îles Canaries après douze années de présence consécutives.

Représentant à nouveau la France pour la Nations Cup, il fait cette fois-ci équipe avec le pilote de Formule 1 Olivier Panis et le pilote de vitesse moto Randy de Puniet. Loeb perd son premier duel face à Daniel Carlsson sur pénalité pour faux départ et remporte le suivant qui l'oppose à Timo Salonen. Panis échoue aux deux manches auxquelles il participe et de Puniet n'en remporte qu'une seule. La France termine dernière de son groupe et se retrouve éliminée dès les poules qualificatives.

Son meilleur temps des pilotes rallyes enregistré lors de la Nations Cup permet à Loeb d'accéder directement aux quarts de finale de la Race of Champions, organisée le lendemain. Il remporte coup sur coup tous ses duels face à Daniel Carlsson et François Duval, et accède ainsi à la finale où il retrouve de nouveau Marcus Grönholm. Il prend sa revanche sur le finlandais qui l'avait battu l'année précédente et se voit sacré Champion des Champions pour la première fois de sa carrière[324].

  • Race of Champions 2004
Sébastien Loeb est sacré Champion des Champions pour la troisième fois à Londres en 2008.

Après douze années de présence ininterrompue aux Îles Canaries, la