Sébastien Loeb

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Sébastien Loeb
Sébastien Loeb en 2014
Sébastien Loeb en 2014
Biographie
Date de naissance 26 février 1974 (41 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Haguenau, Alsace
Nationalité Drapeau de la France Française
Site web www.sebastienloeb.com
Carrière professionnelle en rallye
Années d'activité depuis 1997
Équipe Citroën Racing
Copilote Drapeau de Monaco Daniel Elena
Statistiques
Dép. Vic. Pod. E.S.
WRC 169 78 116 906
J-WRC 5 5 5 41
ERC 3 2 2 -
Ch. de France 24 9 11 -
Palmarès
1er 2e 3e
WRC 9 1 -
J-WRC 1 - -
Ch. de France 1 - -

Sébastien Loeb (né le 26 février 1974 à Haguenau en Alsace) est un pilote de rallye français reconverti au circuit. Engagé avec Citroën Sport et son copilote Daniel Elena depuis ses débuts en compétition, il remporte le championnat du monde des rallyes neuf fois consécutivement, de 2004 à 2012, en dix saisons complètes. Détenteur de la plupart des records du WRC, il est le pilote le plus titré du sport automobile. Il connaît le succès dans d'autres compétitions comme le GT Tour FFSA, les 24 Heures du Mans, les X Games, les FIA GT Series et remporte trois fois la Course des Champions. Vainqueur de la course de côte de Pikes Peak pour sa première participation, il bat le record de l'épreuve, désormais entièrement disputée sur asphalte.

Issu d'un milieu modeste, Sébastien Loeb est destiné à une carrière d'électricien lorsqu'il tente sa chance par la filière de détection de la FFSA avec l'opération Volant Rallye Jeunes. Remarqué par Dominique Heintz qui lui donne les moyens de faire ses preuves en compétition et après des résultats prometteurs au niveau national, il remporte, en 2001, le championnat de France des rallyes ainsi que le championnat du monde Junior au cours duquel il termine premier de toutes les épreuves. La même année, il intègre la structure de Citroën Sport en championnat du monde lors du rallye Sanremo. Il poursuit son apprentissage l'année suivante et remporte sa première victoire lors du rallye d'Allemagne.

En 2003, Loeb dispute à sa première saison complète en WRC dans un contexte disputé, avec la présence des six derniers champions du monde de la discipline et de sept constructeurs différents. Il devance ses coéquipiers Carlos Sainz et Colin McRae pour terminer l'année deuxième du classement général, à un point du titre. Loeb remporte tous les titres mondiaux en rallyes de 2004 à 2012. Il devient le premier pilote à remporter toutes les spéciales d'un même rallye lors du Tour de Corse 2005 et le premier pilote non nordique à remporter le rallye de Suède et plusieurs fois le rallye de Finlande. Il est le seul pilote à s'être imposé sur tous les rallyes classiques du calendrier et sur les six surfaces différentes du WRC.

Nonuple champion du monde en titre, il se retire des rallyes en 2013 sans être candidat à sa succession et entame une nouvelle carrière sur circuit dans le cadre des FIA GT Series où il remporte la victoire pour sa première course.

Il est, depuis le 8 mars 2013, vice-président de la commission FIA des pilotes. Il revient en WRC le 22 janvier 2015 lors du Rallye de Monte-Carlo, première manche du championnat de rallye WRC.

Sommaire

Carrière en rallye[modifier | modifier le code]

Débuts en compétition (1995-1999)[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, Sébastien Loeb était un gymnaste de très bon niveau : quatre fois champion d’Alsace (concours général, de minimes à benjamins) et une fois champion du Grand Est (concours général) en individuel, une fois champion d'Alsace par équipes en poussins (le tout au club d'Oberhoffen-sur-Moder), dixième aux championnats de France benjamins[1],[2]. Sébastien Loeb voulait faire une carrière d'électricien[3], commençant même un apprentissage à la compagnie Socalec proche de l'aéroport d'Haguenau en septembre 1994.

  • 1995 et 1996 : premiers pas au « Volant Rallye Jeunes »

Il fait ses débuts en rallye en 1995, en participant à l'opération Volant Rallye Jeunes, et échoue en finale à deux reprises consécutives[4].

  • 1997 : élu « Espoir Échappement de l'année »

Remarqué par Dominique Heintz[5] et Rémi Mammosser, il intègre en 1997, à 23 ans, l'association qu'ils montent pour l'aider : Ambition Sport Auto. Après quelques succès dans des rallyes régionaux, il passe rapidement aux rallyes nationaux en Volant 106 et remporte les quatre épreuves auxquelles il participe, en catégorie 1 300 cm3 puis 1 600 cm3 classe N1 (rallyes régionaux du Florival, du Vignoble alsacien, des Vins de Mâcon, et de Charlemagne). À l'issue de la saison, il est élu Espoir Échappement de l'année.

  • 1998 : participation au Trophée « Citroën Saxo Kit Car »

Rejoint alors par Daniel Elena, ils disputent ensemble quelques rallyes et terminent à la 6e position du Trophée annuel. Il se distingue en terminant 1er en classe A6 au rallye des Vins de Champagne, au rallye du Touquet et au rallye de La Rochelle. Sa plus belle performance est de finir 1er au scratch sur le rallye du Val d'Agout.

  • 1999 : vainqueur du Trophée « Citroën Saxo Kit Car »

En 1999, membre de l'équipe de France Espoirs FFSA, il remporte le Trophée annuel Citroën Saxo Kit Car. Il est de nouveau vainqueur au scratch du trophée au rallye du Val d'Agout, il remporte aussi dans sa catégorie (classe A6) les rallyes des Vins de Mâcon, du Rouergue, et de La Rochelle.

Pour ses premiers pas et en championnat de France, il gagne dans sa catégorie (classe A6) le rallye Alsace-Vosges.

Il fait aussi ses premiers pas en championnat du monde des rallyes, lors du rallye de Catalogne, où à la suite d'un accident il doit abandonner. Mais il obtient de bien meilleurs résultats pour ses deux autres apparitions au niveau mondial où il gagne en classe A6 (1 600 cm3) le Tour de Corse et le rallye Sanremo, sur Citroën Saxo Kit Car.

L'ascension en rallye (2000-2003)[modifier | modifier le code]

2000 : Champion de France des Rallye Terres 2 roues motrices[modifier | modifier le code]

Sébastien s'adjuge le titre de champion de France des Rallyes Terres 2 roues motrices en catégorie 2 litres sur Citroën Saxo Kit Car. Dans ce championnat il s'adjuge dans sa catégorie les rallyes Terres de l'Auxerrois, de l'Auvergne, de Diois, de Langres, de Drailles, de Corse et des Cardabelle. Ses bons résultats lui permettent aussi de prendre la 3e place du Championnat de France Rallye Terre.

Citroën lui offre alors une Xsara Kit Car pour disputer le rallye du Var, qu'il remporte en fin de saison en championnat de France asphalte. Il est alors engagé par Citroën pour disputer le championnat de France 2001 complet. Dans le cadre de l'équipe de France FFSA, il découvre le pilotage d'une WRC à bord d'une Toyota Corolla au Tour de Corse et au rallye Sanremo.

2001 : Champion de France des Rallyes, champion du monde des Rallyes Junior (JWRC) et premier podium en WRC[modifier | modifier le code]

En 2001, il remporte aisément le championnat de France des Rallyes Asphaltes (six victoires sur les huit rallyes qu'il a disputés), et devient le premier champion du monde junior en catégorie Super 1600 (JWRC) en réalisant le grand chelem : cinq victoires sur cinq rallyes. C'est au rallye Sanremo qu'il participe à sa première course en catégorie WRC pour le compte de Citroën, ses deux précédentes tentatives ayant été réalisées sur une Toyota Corolla WRC. Il accroche le top 5 dès les premières spéciales et doit rivaliser avec quatre pilotes expérimentés et spécialistes de l’asphalte. C'est lors de la deuxième étape qu'il signe 2 temps scratchs et parvient à passer l'ancien champion du monde Didier Auriol et son coéquipier Citroën Philippe Bugalski. Le dernier pilote de la marque aux chevrons, Jesus Puras, arrache une roue alors qu'il est en tête. Loeb termine finalement deuxième, signant son premier podium en championnat du monde, à seulement 11 secondes du vainqueur Gilles Panizzi, surnommé « Tarmac Master », la référence sur asphalte.

Sébastien Loeb et Daniel Elena sur Citroën Saxo S1600 au rallye de Finlande 2001

2002 : Programme partiel d'apprentissage et première victoire en WRC[modifier | modifier le code]

Son titre de champion de France des rallyes et sa deuxième place au Sanremo conquis l'année précédente permettent à Sébastien Loeb d'aller plus avant dans sa collaboration avec la structure Citroën Sport. L'écurie française engage le jeune pilote alsacien dans le cadre de son programme partiel en championnat du monde pour la saison 2002, construit dans un premier temps autour de sept épreuves et destiné à préparer le débarquement de la marque aux chevrons pour la course aux titres en 2003.

Loeb fait sensation dès la manche d'ouverture au rallye Monte-Carlo, prenant les commandes dans la première étape et maintenant un écart de plusieurs dizaines de secondes sur ses aînés[6]. Il tiendra tête au quadruple champion du monde Tommi Mäkinen pendant la totalité de l'épreuve au terme de laquelle il aurait du remporter sa première victoire en mondial. Mais une pénalité de deux minutes lui est infligée après l'arrivée. Les mécaniciens de Citroën avaient procédé à un changement de pneus sur sa Xsara WRC au soir de la deuxième étape au lieu de le faire le lendemain matin avant le départ des spéciales, conformément à une clause spécifique du rallye monégasque. Bien qu'aucun avantage en termes de performance n'ait pu être obtenu par cette erreur administrative, le pilote français se voit déclasser à la deuxième marche du podium[7], [8].

Sébastien Loeb en mai 2002 lors d'une séance d'essais privés avec Citroën Sport pour la préparation du rallye de Finlande.

Il termine dix-septième du rallye de Suède, seule épreuve neige du calendrier sur lequel il avait tout à apprendre. Malgré une sortie de route et une touchette sur un mur de neige lui faisant perdre plusieurs minutes, il améliore au fur et à mesure ses classements intermédiaires en spéciale, notamment dans les deuxièmes passages[9]. Loeb retrouve sa surface de prédilection, l'asphalte, pour sa troisième épreuve de la saison au rallye de Catalogne. Il accroche la quatrième place dès le coup d'envoi mais ne peut tenir la comparaison face aux Peugeot 206 WRC de Gilles Panizzi et du champion du monde en titre Richard Burns[10]. Il sera finalement victime d'une sortie de route au cours de la dernière journée alors qu'il défendait son rang face à Marcus Grönholm.

Il inaugure sa saison sur terre avec le rallye de l'Acropole. Sur un terrain réputé cassant, il part sur un rythme prudent avec pour objectif d'y acquérir de l'expérience. Comme le veut la tradition, les incidents mécaniques et les sorties de route sont conséquents sur la manche grecque. Loeb parvient à en éviter les pièges et rejoint l'arrivée en septième position, à la porte des points[11]. Avec le Rallye Safari, le Français participe pour la première et dernière fois de sa carrière à une épreuve typée endurance. Il y signe ses premiers temps scratchs sur terre et atteint provisoirement la quatrième place au terme de la deuxième journée. Il sera finalement repris par l'estonien Markko Märtin au terme d'un combat serré peu avant l'arrivée et se contentera de la cinquième position finale.

La réputation de terrain atypique et de chasse gardée des pilotes nordiques associée au rallye de Finlande se vérifie une nouvelle fois en 2002. Loeb se voit ainsi relégué au-delà de la vingtième place dès l'entame de l'épreuve. Il gagne progressivement en confiance et réduit au fur et à mesure les écarts intermédiaires avec ses adversaires. Il achèvera le « Rallye des 1000 lacs » à la dixième place. C'est au rallye d'Allemagne, dont c'est la première édition dans le cadre du championnat du monde, que Sébastien Loeb remporte sa première victoire officielle en WRC, confirmant ainsi son statut de star montante[12]. Organisée sur les rives de la Moselle et proposant des spéciales profilées asphalte, la manche germanique est le terrain d'un duel très serré entre l'Alsacien et le pilote Peugeot Richard Burns. Le champion du monde en titre s'inclinera sur un écart final de quelques secondes.

C'est à cette période que Loeb participe hors championnat au rallye d'Anatolie pour préparer l'arrivée de la manche turque au calendrier mondial, mais il est contraint à l'abandon sur un problème de colonne de direction. L'opportunité pour lui de s'engager au rallye d'Australie se présente alors par l'intermédiaire de la structure privée Piedrafita Sport[13]. Absent du programme de Citroën en raison des coûts logistiques élevés, cette manche des antipodes doit lui permettre d'acquérir davantage d'expérience sur terre. Pointant tout d'abord aux alentours de la quinzième place, ses temps en spéciales s’amélioreront progressivement. Sans commettre la moindre erreur, il terminera septième, à la porte des points.

Son programme en WRC s'achève au rallye de Grande-Bretagne. Dans des conditions détrempées et boueuses, Loeb gravite aux environs de la dixième place du général et signe quelques bons chronos. Il sera finalement victime d'une casse de suspension dans l'avant dernière spéciale et occupait alors la septième position. Avec une première victoire en championnat du monde, deux podiums et des premiers temps scratchs sur terre, le bilan de la saison de Sébastien Loeb conforte l'écurie Citroën Sport, par l'intermédiaire de son directeur Guy Fréquelin, dans son choix de titulariser le jeune alsacien à temps plein pour 2003 et l'engagement officiel de la marque.

2003 : Vice-champion du monde pour sa première saison complète[modifier | modifier le code]

L'année 2003 marque l'officialisation de l'engagement de Citroën Sport au championnat constructeur ainsi que la première saison complète de Sébastien Loeb en catégorie reine. Trois Xsara WRC sont engagées par la marque aux chevrons, les deux premières étant cette fois-ci confiées à deux anciens champions du monde : Carlos Sainz et Colin McRae, avec lesquels le jeune pilote français devra faire équipe[14],[15].

Il s'impose dès le rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture du calendrier qui lui avait échappée l'année précédente sur tapis vert, au terme d'un duel serré avec le numéro un mondial Marcus Grönholm. Citroën réalise dans le même temps un triplé inédit en principauté depuis 1989 grâce aux podiums de McRae et Sainz[16]. Désormais leader du classement pilote pour la première fois de sa carrière, Loeb écope du handicap de balayeur au rallye de Suède, terrain spécifique réputé chasse gardée des pilotes nordiques. Il signe un temps scratch et plusieurs chronos dans le trio de tête, démontrant une amélioration significative de ses performances sur neige par rapport à 2002. Il terminera septième du général[17],[18].

Le rallye de Turquie fait son entrée au championnat du monde et constitue la première épreuve terre de la saison. Sébastien Loeb et Daniel Elena n'en verront pas l'arrivée, tous deux victimes d'une panne d'essence sur une liaison de la première étape, le copilote monégasque s'étant embrouillé dans ses cartes[19]. L'Alsacien impressionne par sa rapidité d'adaptation au rallye de Nouvelle-Zélande, un terrain qu'il découvre. Il se classe quatrième du général et premier pilote Citroën en ayant pointé dans les cinq meilleurs temps sur plus de la moitié des spéciales[20],[21].

Troisième épreuve inédite consécutive pour Loeb, le rallye d'Argentine présente des profils de spéciales très variés pour lesquels l'expérience doit être conséquente. Après avoir signé plusieurs temps dans le trio de tête, le Français est finalement contraint à l'abandon à la fin de la deuxième journée alors qu'il occupait la cinquième place[22]. Le dénouement est identique au rallye de l'Acropole : lâché par le moteur de sa Xsara dès la toute première spéciale, il se retrouve rapidement mis hors course[23].

Loeb décroche le premier podium sur terre de sa carrière au rallye de Chypre, marqué par une hécatombe dans le clan Peugeot qui occupait un temps trois des quatre premières places. Distancé par le leader Petter Solberg, il terminera néanmoins à la troisième place après avoir été à la lutte pour la deuxième marche du podium en fin d'épreuve[24]. C'est à cette période que son employeur, au vu de ses résultats, lui annonce une extension de deux ans de son contrat de titulaire[25].

Il retrouve un environnement plus familier au rallye d'Allemagne sur lequel il avait signé la première victoire de sa carrière l'année précédente. Après un départ en demi-teinte relatif à un mauvais choix de pneus et une position sur la route peu avantageuse, le Français prend la tête au soir de la deuxième étape dans une lutte face à l'armada Peugeot. Le duel qui l'oppose au champion du monde en titre Marcus Grönholm perdurera jusqu'à la dernière spéciale au terme de laquelle Loeb s'imposera pour une poignée de secondes[26],[27].

Ses performances sont logiquement plus en retrait au rallye de Finlande en comparaison des pilotes locaux. Il augmentera peu à peu son rythme, signant quelques bons chronos dans la deuxième journée pour remonter jusqu'en cinquième position[28]. Il confirme sa progression sur les revêtements terre en signant quatre temps scratchs dès l'entame du rallye d'Australie pour pointer en tête au soir de la première étape. Il devra finalement se contenter de la deuxième place en raison d'un mauvais choix de pneus en toute fin d'épreuve, laissant la victoire à Subaru et Petter Solberg. Il réalise cependant une bonne opération au classement mondial en se hissant au quatrième rang, à dix longueurs du leader Richard Burns et tenant compte du fait que trois des quatre derniers rallyes doivent se dérouler sur asphalte, sa surface de prédilection[29].

Loeb prend rapidement les commandes du rallye Sanremo en signant quatre temps scratchs dans la première étape. Alors solide leader avec près d'une minute d'avance sur ses poursuivants, il adopte un rythme de gestionnaire dans les secteurs restants. Il s'impose finalement d'un souffle après que l'arrivée tardive de la pluie en fin d'épreuve provoque la remontée inattendue de Gilles Panizzi[30],[31]. Le Tour de corse est alors l'occasion pour l'Alsacien de prendre une sérieuse option pour le titre. Il prend la tête du rallye à mi-distance de la première étape et une lutte pour la victoire se dessine peu à peu face au pilote Ford Markko Märtin. Mais les deux hommes sortent de la route à l'entame de la deuxième journée dans des conditions pluvieuses. La Xsara de Loeb reste bloquée pendant dix minutes au sommet d'un talus et il ne terminera sa course qu'à la treizième place[32].

La dernière partie du triptyque asphalte de fin de saison a lieu dans le cadre du rallye de Catalogne. Le Français prend les commandes dès la deuxième spéciale et accentue continuellement son avance en signant plusieurs temps scratchs. Les deux dernières journées sont le théâtre d'un match à trois avec Gilles Panizzi et Markko Märtin. Loeb parvient à contenir le retour de ses poursuivants et semble avoir course gagnée à deux spéciales de l'arrivée. Mais la pluie modifie une fois de plus la donne. Grâce à un choix de pneus particulier qui n'était alors pas connu de Citroën, Panizzi parvient à reprendre près d'une minute à son compatriote pour lui arracher la victoire sur le fil[33],[34].

Au départ de la dernière manche de la saison, au rallye de Grande-Bretagne, trois pilotes peuvent encore prétendre au titre : les deux co-leaders Carlos Sainz et Sébastien Loeb, et le norvégien Petter Solberg à un point seulement. Celui qui s'imposera sera ainsi certain d'être titré[35]. Sainz se retrouve rapidement hors jeux en raison d'un incendie survenu à bord de sa Xsara. Loeb et Solberg se partagent quant à eux la totalité des temps scratchs et prennent tour à tour les commandes du rallye. Mais une hécatombe survenue parmi les pilotes Peugeot, seule équipe pouvant encore contester le titre constructeur à Citroën, va bouleverser les différentes stratégies mises en place par la marque aux chevrons. Entrevoyant une issue facile pour décrocher la couronne, les instances dirigeantes de l'écurie française ordonnent à Loeb d'assurer un podium, suffisant pour s'assurer du titre. L'Alsacien s'exécute et laisse échapper la victoire et le championnat pilote dans l'escarcelle de Petter Solberg[36],[37].

Sébastien Loeb achève ainsi sa première saison complète en catégorie reine au rang de vice-champion du monde, devançant ses deux coéquipiers totalisant à eux seuls trois couronnes mondiales et plus de cinquante victoires[38].

Champion du monde sur Citroën Xsara WRC (2004-2006)[modifier | modifier le code]

2004 : Premier titre - Concrétisation de quatre années d'effort[modifier | modifier le code]

L'intersaison fut l'occasion pour Citroën de multiplier les essais sur un maximum de surfaces différentes dans le but de gommer les derniers points noirs rencontrés l'année passée. Le nouveau règlement de la saison 2004 ayant réduit à deux par équipes le nombre de voitures sélectionnées pour les points constructeurs, la marque aux chevrons fut contrainte de se séparer de Colin McRae pour ne conserver que Carlos Sainz et Sébastien Loeb[39].

Sébastien Loeb remporte sa première victoire sur terre en championnat du monde lors du rallye de Chypre 2004 après la disqualification de la Peugeot 307 WRC de Marcus Grönholm.

À la lutte avec Marcus Grönholm dans les premières spéciales du rallye Monte-Carlo, l'Alsacien prend les commandes de l'épreuve et creuse d'importants écarts en signant tous les temps scratchs de la deuxième étape. Inaugurant la nouvelle Peugeot 307 WRC, son rival finlandais part finalement à la faute et laisse le Français s'imposer pour la deuxième année consécutive en principauté[40],[41]. Loeb subit sa position d'ouvreur dans la première journée du rallye de Suède, distancé par Grönholm et l'estonien Markko Märtin. Mais le triple vainqueur de l'épreuve, victime des problèmes de jeunesse de la 307, abandonne finalement plusieurs minutes faute de direction assistée et Märtin arrache une roue de sa Ford Focus WRC dans le foulée. Seul en tête, le vice-champion du monde rentre dans l'Histoire en devenant le premier pilote non nordique à s'imposer en Suède depuis la création de l'épreuve en 1950[42],[43].

Pour la première édition du rallye du Mexique au calendrier mondial, Sébastien Loeb fait face au champion du monde en titre Petter Solberg dès le coup d'envoi. Les deux hommes se partageaient la plupart des temps scratchs lorsque le norvégien écope d'une pénalité de retard au soir de la première journée en raison d'un problème moteur survenu sur sa Subaru Impreza au parc d'assistance. Pensant avoir course gagnée, l'Alsacien est finalement contraint à l'abandon le lendemain matin après qu'une pierre ait transpercé son carter d'huile[44],[45]. Il effectue un début de course en retrait lors du rallye de Nouvelle-Zélande, victime du handicap du balayage et du dysfonctionnement du système de départ de sa Xsara. Devant l'impossibilité de suivre le rythme des pilotes scandinaves occupant la tête, il terminera à la quatrième place du général et devra céder le leadership du classement mondial à Markko Märtin[46].

Loeb abandonne plus de quarante secondes dès la première spéciale du rallye de Chypre en raison d'un mauvais réglage des différentiels et prend de gros risques pour refaire son retard et accrocher la troisième place en fin de première étape. Il parvient à dépasser Harri Rovanperä le lendemain mais reste hors de portée du leader Marcus Grönholm. Le finlandais s'impose avant d'être déclassé quelques jours plus tard en raison d'une irrégularité constatée sur une pièce des pompes à eau des Peugeot 307 WRC, offrant ainsi sur tapis vert sa première victoire sur terre à l'Alsacien[47],[48]. De nouveau leader du classement mondial, le Français subit fortement le handicap de sa position d'ouvreur dans la première étape du rallye de l'Acropole et ne pointe qu'en cinquième position au terme de celle-ci. Il signe ses premiers temps scratchs à partir du lendemain et remporte en fin d'épreuve son duel face à Harri Rovanperä pour le gain de la deuxième place[49].

Les fortes pluies survenues la veille du départ annulent le balayage que devait subir le Français au rallye de Turquie. Il prend rapidement la tête et se retrouve un temps menacé par Marcus Grönholm pour finalement s'imposer et décrocher sa première victoire sur terre à la régulière[50],[51]. Au coup d'envoi du rallye d'Argentine, Loeb éprouve des difficultés à trouver le rythme mais parvient à signer ses premiers temps scratchs à la fin de la première étape. Débarrassé de Petter Solberg, Markko Märtin et Marcus Grönholm, tous trois partis à la faute, il rallie l'arrivée en deuxième position derrière son coéquipier Carlos Sainz qui s'adjuge le record de victoires en championnat du monde[52],[53].

Sébastien Loeb clôture la saison 2004 en s'imposant sur le rallye d'Australie, égalant ainsi le record de victoires en une saison établi par Didier Auriol en 1992.

Trop prudent et ressentant plus que prévu les effets du balayage, le Français ne pointe qu'en dixième position à l'issue des premiers secteurs du rallye de Finlande. Il entamera alors progressivement une lente remontée qui le conduira jusqu'à la quatrième place finale et expliquera pendant l'épreuve souffrir de séquelles aux cervicales consécutives à une sortie de route survenue lors d'une séance d'essais[54],[55]. Il s'impose ensuite pour la troisième année consécutive au rallye d'Allemagne, marqué par de fortes pluies et un duel serré avec son coéquipier Carlos Sainz et le jeune belge François Duval. Désormais titulaire d'une marge de trois victoires au classement mondial à six manches de la fin de la saison, les médias commencent à évoquer l'hypothèse d'un premier titre pour l'Alsacien[56],[57].

Le balayage est encore une fois très présent pour la première édition du rallye du Japon. Derrière Petter Solberg, qui semble intouchable sur les terres de son employeur, Loeb se retrouve face à Marcus Grönholm pour le gain de la seconde place. Il remportera finalement son duel après que le finlandais eut été victime d'un problème de boîte de vitesses[58]. Passé la Super-Spéciale d'ouverture, Sébastien Loeb prend les commandes du rallye de Grande-Bretagne sur un terrain rendu très piégeux par les intempérie mais se voit menacé par Petter Solberg dans les deuxièmes passages. L'affrontement entre les deux hommes rappelle la passe d'arme qu'ils se livrèrent en clôture de la saison 2003 et c'est le norvégien qui, une fois de plus, l'emporte pour une poignée de secondes[59],[60].

Le traditionnel rallye Sanremo laisse sa place au rallye de Sardaigne, dont le profil des spéciales fait craindre au vice-champion du monde un effet démultiplié du balayage. Ses inquiétudes se confirment et le Français perd un temps significatif en début d'épreuve avant de remonter péniblement à la deuxième place, héritée des problèmes mécaniques de Marcus Grönholm. Devant lui, Solberg collectionne les temps scratchs et s'impose pour une troisième victoire de rang[61],[62]. Loeb n'a alors besoin que de cinq points au Tour de Corse pour décrocher son premier titre mondial. Il se résout après réflexion à adopter un rythme prudent et laisse les deux Ford Focus de Markko Märtin et François Duval prendre la tête. Lâché par son moteur, le jeune belge abandonne la deuxième place à l'Alsacien qui, dix ans après Didier Auriol, se voit à son tour sacré champion du monde des rallyes pour la première fois. La troisième place de Carlos Sainz permet également à Citroën de conserver sa couronne chez les Constructeurs[63],[64].

Le nouveau champion du monde se retrouve à nouveau face aux pilotes Ford lors du rallye de Catalogne. Les deux titres étant attribués, il reçoit carte blanche pour jouer la victoire et prend les commandes de l'épreuve dans la deuxième spéciale. Il les conservera sur le fil au soir de la première journée avant d'être contraint à l'abandon le lendemain matin, victime comme au Mexique d'une pierre qui transperça son carter d'huile[65],[66]. La saison s'achève au rallye d'Australie, marqué par la décision du groupe PSA de retirer ses deux marques du WRC à l'horizon 2005 pour des raisons de coûts. Sous le choc, Sébastien Loeb fait face à Petter Solberg et Marcus Grönholm dans cette épreuve de clôture et s'impose pour la sixième fois de l'année après que les deux pilotes scandinaves soient tour à tour partis à la faute. Malgré ces résultats, il porte un regard pessimiste sur son avenir sportif et sur celui du rallye en général[67],[68],[69].

2005 : Deuxième titre - La saison de tous les records[modifier | modifier le code]

Sur une épreuve réputée être un enfer pour la mécanique, Sébastien Loeb et Daniel Elena allient vitesse et fiabilité à travers quatorze temps scratchs consécutifs lors de l'édition 2005 du rallye de Chypre. Dominateur sur les manches asphaltes depuis ses débuts, le duo est alors en passe de trouver la même recette à succès sur le gravier.

Sébastien Loeb est champion du monde en titre au moment du coup d'envoi de la saison 2005. Son ami Carlos Sainz ayant choisi de prendre sa retraite des rallyes mondiaux, l'Alsacien se voit affecter un nouveau coéquipier chez Citroën Sport en la personne du jeune belge François Duval, 24 ans seulement et transfuge de chez Ford[70]. La décision du groupe PSA concernant le retrait de ses deux marques est quant à elle définitivement entérinée, laissant le français face à un avenir incertain pour la suite de sa carrière[71].

Il s'impose pour la troisième fois consécutive dans la manche d'ouverture du championnat, au rallye Monte-Carlo, après avoir occupé la tête de l'épreuve de bout en bout. Les malversations de certains spectateurs ramenant de la neige sur certains virages de la dernière étape auraient néanmoins pu lui être fatales, mais n'ont pas épargné ses principaux rivaux Marcus Grönholm et Petter Solberg[72],[73]. Loeb ne parvient pas à rééditer son exploit de l'an passé au rallye de Suède. Longtemps troisième du général à environ quinze secondes des leaders, il connaîtra des problèmes de surchauffe moteur qui l'obligeront à réduire son rythme en fin de deuxième étape. Il abandonne définitivement dans l'avant dernière spéciale, les réparations de fortune effectuées par Citroën sur sa Xsara n'ayant pas tenues[74],[75].

Victime de problèmes d'amortisseur dans la deuxième spéciale du rallye du Mexique, il lâche près de trois minutes dans la première journée et rétrograde de la deuxième à la dix-huitième place. S'engage alors une lente remontée pour le champion du monde qui le conduira au pied du podium, son rival Petter Solberg engrangeant quant à lui une deuxième victoire consécutive[76],[77]. Le rallye de Nouvelle-Zélande voit l'introduction en compétition des nouveaux pneus terres Z BTO du manufacturier Michelin. Parti sur un rythme soutenu, Loeb se retrouve dans un duel serré l'opposant à Grönholm et Solberg avant de prendre les commandes à mi-parcours de la première étape. Il signera huit temps scratchs pour finalement remporter pour la première fois de sa carrière cette épreuve des antipodes[78].

Équipé de réglages de suspensions inadaptés, il subit dans la première spéciale du rallye de Sardaigne avant de corriger le comportement de sa Xsara en liaison et de prendre la tête de la manche italienne. Creusant des écarts importants dans les portions clés, il remporte la course et reprend par la même occasion la tête du classement mondial[79],[80]. Malgré les contraintes du balayage du à son nouveau rang, il domine le rallye de Chypre dès la première étape, enregistrant un total de quatorze temps scratchs consécutifs sur toute la durée de l'épreuve, et s'impose finalement une deuxième fois sur l'île d'Aphrodite[81].

Sur le rallye de Turquie, Loeb retrouve son ami et mentor Carlos Sainz, sorti de sa retraite et appelé en renfort par Citroën en raison des résultats jugés décevants de son coéquipier François Duval[82]. Le champion du monde poursuit sa domination sur terre avec une nouvelle victoire obtenue en signant la quasi-totalité des meilleurs temps de la première journée[83]. Il subit davantage les contraintes de sa position d'ouvreur à l'entame du rallye de l'Acropole, pointant alors en sixième position avant de s'emparer de la tête sur le fil au soir de la première étape. Il creuse de gros écarts le lendemain avec un total de neuf temps scratchs consécutifs et décroche pour la première fois de sa carrière une victoire sur la manche hellénique[84].

À la lutte face à Petter Solberg au coup d'envoi du rallye d'Argentine, Loeb parvient à construire une avance significative dans la deuxième boucle de la première journée, mais frôle l'accident en évitant une vache en sortie de virage. Le lendemain, sur un terrain offrant des spéciales larges et roulantes, il contrôle la remontée de Marcus Grönholm puis s'impose à l'arrivée, devenant ainsi le premier pilote à remporter six victoires consécutives en WRC[85],[86]. Sa série s'arrête à l'issue du rallye de Finlande, sur les terres de Grönholm. Quadruple vainqueur des 1000 Lacs, le Scandinave est considéré comme la référence mondiale sur les surfaces terres roulantes et jugé pratiquement imbattable à domicile. Auteur de quatre temps scratchs, Loeb ne sera pas en mesure de rivaliser avec la pointe de vitesse de son adversaire et s'inclinera à la deuxième place[87],[88].

À la suite de la mort accidentelle du copilote Michael Park lors du rallye de Grande-Bretagne, Sébastien Loeb refuse une victoire acquise et synonyme de deuxième titre mondial en s'infligeant volontairement une pénalité avant de franchir la ligne d'arrivée.

Il retrouve sa surface de prédilection lors du rallye d'Allemagne, première épreuve asphalte depuis la manche d'ouverture du championnat. En tête dès la première spéciale, l'Alsacien creuse progressivement des écarts importants sur la concurrence, seul son coéquipier François Duval parvenant à suivre le rythme à une dizaine de secondes. Citroën décide finalement de figer les positions après que ses deux pilotes aient manqué de peu la sortie de route au départ de la deuxième journée[89],[90]. Désormais titulaire d'une avance de plus de trente points au classement mondial, Loeb peut mathématiquement remporter le titre à l'issue du rallye de Grande-Bretagne. D'abord devancé par Grönholm, il hérite de la tête en raison de problèmes de freins perturbant le finlandais puis se construit une marge importante en enlevant la totalité des temps scratchs au programme de la deuxième étape. La course semble gagnée pour le français, mais les événements prennent une tournure dramatique lors du dernier jour de course. La deuxième Peugeot 307 WRC pilotée par Markko Märtin est victime d'une violente sortie de route provoquant la mort du copilote anglais Michael Park. La spéciale est neutralisée et décision est prise par les organisateurs d'annuler le parcours restant ainsi que la cérémonie du podium. En signe de deuil vis-à-vis de son coéquipier, Grönholm prend la décision de se retirer de la course. Alors virtuellement sacré champion du monde, Sébastien Loeb refuse de se voir couronner dans ces conditions et choisit de pointer volontairement en avance au parc fermé et d'écoper ainsi d'une pénalité de deux minutes le rétrogradant en troisième position[91],[92],[93].

Au départ du rallye du Japon, l'Alsacien n'a besoin que d'une troisième place pour remporter son deuxième titre. Parti sur un rythme prudent et subissant le handicap du balayage sur les premières spéciales, il parvient à revenir dans le trio de tête et assure ses trajectoires sans prendre de risques. En lutte pour la victoire face à Grönholm, Petter Solberg part à la faute et offre une deuxième place plus que suffisante pour permettre à Loeb de décrocher un deuxième sacre consécutif[94],[95]. Désormais double champion du monde, il reçoit carte blanche de la part de Citroën pour jouer la victoire au Tour de Corse qui lui avait jusque-là toujours échappé. Il se porte nettement en tête dès la première spéciale et rentre une fois de plus dans l'Histoire en devenant le premier pilote à signer la totalité des temps scratchs d'un rallye mondial. Un fait sans précédent depuis la création du championnat en 1973[96].

Il porte son score de victoires à dix cette saison en s'imposant sur le rallye de Catalogne, dernière épreuve asphalte qui manquait à son palmarès. La deuxième place de son coéquipier François Duval permet à Citroën de réaliser le doublé et de remporter pour la troisième fois consécutive le titre constructeur. La marque aux chevrons profite alors de l'occasion pour annoncer son retour en championnat du monde en 2007 après avoir obtenu des garanties sur la réduction des coûts de la part de la FIA[97],[98]. La saison s'achève aux antipodes avec le rallye d'Australie. Handicapé par les contraintes de sa position d'ouvreur en début d'épreuve, Loeb parvient finalement à se porter en tête avant de partir à la faute dans la neuvième spéciale. Trop optimiste sur un point de freinage, il percute un arbre frontalement, causant des dommages irréparables sur sa Xsara[99].

2006 : Troisième titre - Pilote privé chez Kronos et blessure en fin de saison[modifier | modifier le code]

En dépit d'une prise de risque conséquente, Sébastien Loeb sera une nouvelle fois mis en échec par Marcus Grönholm au rallye de Finlande, le Scandinave demeurant invincible sur ses terres.

Le retrait de Citroën Sport du championnat WRC est désormais effectif à l'entame de la saison 2006. Sébastien Loeb se retrouve dès lors rattaché à la structure privée belge Kronos Racing, cette dernière bénéficiant d'une assistance technique de la marque aux chevrons sur chaque épreuve[100]. Deux jeunes coéquipiers espagnols viennent l'épauler au sein de sa nouvelle équipe : Xavier Pons et le champion du monde des rallyes junior en titre Dani Sordo[101]. L'Alsacien poursuit également en parallèle de la compétition le développement de la Citroën C4 WRC dont l'inauguration est prévue pour le retour du constructeur français en 2007.

Il se porte en tête du rallye Monte-Carlo dès la première spéciale et creuse des écarts déjà significatifs sur son poursuivant direct Marcus Grönholm, fraîchement débarqué chez Ford. Il commet une faute dans le dernier secteur de la journée, victime d'une plaque de verglas mal négociée dans un virage à gauche, et doit faire appel à la règle du Super Rally et ses cinq minutes de pénalité pour repartir le lendemain[102]. Auteur d'une remontée offensive lors des deux dernières étapes, il achèvera sa course en deuxième position à une minute de Grönholm, vainqueur de son premier rallye asphalte[103]. Le Finlandais confirme la réputation de chasse gardée des pilotes nordiques attribuée au rallye de Suède en s'y imposant pour la quatrième fois. Jamais distancé et auteur de quelque temps scratchs, Loeb ne parviendra pas à égaler la pointe de vitesse de son adversaire, toujours légèrement en avance dans les spéciales clés, et terminera une fois encore à la seconde place[104].

Les deux hommes souffrent de leur position d'ouvreur lors du rallye du Mexique, première manche terre de la saison. Bénéficiant de conditions de route plus avantageuses, Petter Solberg s'empare de la tête tandis que Grönholm part à la faute en abordant un virage avec une vitesse excessive[105]. Sébastien Loeb parvient à revenir sur le Norvégien au cours de la deuxième étape puis se met définitivement à l’abri après que son adversaire ait été victime d'une casse de direction assistée. Il remporte sa première victoire de la saison et prend la tête du classement mondial[106]. L'Alsacien effectue un début de course en demi-teinte lors du rallye de Catalogne, gêné par des problèmes de freins et un Set-Up qui se révélera inadapté. Après modification du comportement de sa Citroën Xsara WRC à l'assistance, il signe ses premiers temps scratchs et revient sur le leader Marcus Grönholm. Le Finlandais connaît finalement des problèmes de turbo, laissant le champ libre à Loeb qui s'impose[107],[108].

Le Français poursuit sa domination lors du Tour de Corse dont il occupera la première place de bout en bout. Seul son jeune coéquipier Dani Sordo parviendra à rester un temps à son contact avant de s'incliner dans la deuxième étape[109],[110]. Victime du balayage et d'un tête-à-queue dans les premiers kilomètres du rallye d'Argentine, Loeb doit hausser son rythme et prendre des risques conséquents pour revenir sur ses adversaires. Il reprend la deuxième place de Petter Solberg puis se hisse en tête en profitant des problèmes de transmission de Grönholm pour finalement s'imposer pour la deuxième fois sur cette épreuve[111],[112].

Toujours contraint par le handicape du balayage, il abandonne plus de quarante secondes à son rival finlandais dans les premières spéciales du rallye de Sardaigne[113]. L'Alsacien doit attendre la deuxième boucle puis la deuxième journée de course pour signer ses premiers scratchs et rattraper progressivement le temps perdu. Grönholm heurte finalement une pierre à vive allure et laisse filer son adversaire vers une cinquième victoire consécutive[114],[115]. La série d'invincibilité de Loeb s'arrête lors du rallye de l'Acropole au départ duquel le Français concède un temps significatif en raison de sa position d'ouvreur. Mais contrairement au scénario de la manche italienne, il ne parvient pas à reprendre le temps perdu lors des deuxièmes passages. Le duel avec Marcus Grönholm se termine à la fin de la deuxième étape lorsque, victime d'une crevaison, il doit abandonner la lutte pour assurer sa deuxième place[116],[117].

Avec un vingt-septième succès en carrière, acquis au terme d'un duel extrême contre Marcus Grönholm, Sébastien Loeb dépasse le record de victoires en championnat du monde de son ami Carlos Sainz lors du rallye du Japon 2006.

Il s'impose pour la cinquième fois consécutive sur le rallye d'Allemagne au terme d'une course dominée de bout en bout. La deuxième place occupée par son coéquipier Dani Sordo lui permet de creuser davantage l'écart au championnat pilotes[118]. Motivé à l'idée de remporter le rallye de Finlande sur les terres de son principal adversaire, Sébastien Loeb prend des risques conséquents dès le départ de l'épreuve et avoue rouler à son maximum. Mais l'expérience du Scandinave ainsi que sa pointe de vitesse lui permettent de conserver la tête tant en accentuant progressivement son avance de quelques secondes spéciale après spéciale[119]. L'Alsacien abandonne finalement la lutte après avoir heurté une pierre dans un virage rapide et se contente dès lors d'assurer sa deuxième place[120],[121].

Le rallye du Japon sera le théâtre du duel le plus serré de la saison entre les deux pilotes. Tout d'abord victime d'un balayage intensif le reléguant en quatrième position, Loeb parvient à hausser son rythme et signer ses premiers temps scratchs pour revenir au contact du Finlandais[122]. Les deux hommes se partagent alors la totalité des meilleurs temps, reléguant le reste du peloton à plusieurs minutes au général. Le Finlandais craque le premier sous la pression en manquant un point de freinage, mais loin d'abdiquer, poursuit son offensive jusque dans la dernière spéciale[123]. L'Alsacien remportera la victoire pour un écart final de cinq secondes et, avec ce vingt-septième succès, dépassera le record de son ami Carlos Sainz[124]. Il concède un temps significatif à l'entame du rallye de Chypre en raison d'un balayage particulièrement significatif sur ce terrain abrasif[125]. Il enregistre ses premiers temps scratchs pendant les deuxièmes passages puis entame une remontée sur Marcus Grönholm. Le Finlandais commet ses premières fautes sous la pression au cours de la deuxième étape, permettant à Loeb de s'emparer de la première place qu'il conservera jusqu'à l'arrivée après avoir signé un total de dix meilleurs temps[126],[127].

Titulaire de trente-cinq points d'avance au championnat pilotes sur son dauphin, Sébastien Loeb n'a alors besoin que d'une quatrième place dans l'un des quatre rallyes restant de la saison pour s'adjuger un troisième titre mondial. Mais le 28 septembre 2006, la presse révèle que le champion français s'est fracturé la clavicule lors d'une chute en VTT[128]. Forfait pour la manche turque, il assiste impuissant à la victoire de Marcus Grönholm, désormais sans concurrence et seul homme à pouvoir encore lui contester mathématiquement le sacre[129]. Mais le Finlandais perd définitivement toutes ses chances lors du rallye d'Australie. Parti en tonneaux dans la troisième spéciale, il ne terminera l'épreuve qu'à la cinquième place, mettant ainsi Loeb hors d'atteinte au classement mondial[130]. C'est donc depuis chez lui, en Suisse, que l'Alsacien décroche son troisième titre pendant que son principal adversaire de la saison s'impose dans les deux dernières manches du championnat, permettant ainsi à Ford de remporter aux dépens de Kronos Racing son premier titre constructeur depuis 1979[131],[132].

Nouveaux titres sur Citroën C4 WRC (2007-2010)[modifier | modifier le code]

2007 : Quatrième titre - L'apogée de la rivalité avec Marcus Grönholm[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb égale le record de victoires au rallye Monte-Carlo pour la première apparition de la Citroën C4 WRC en championnat du monde.

L'année 2007 marque le retour officiel de Citroën en WRC ainsi que la réintégration de Sébastien Loeb en tant que pilote d'usine, six mois après sa blessure à l'épaule. C'est également l'année du débarquement de la Citroën C4 WRC, nouvelle arme de la marque aux chevrons, amenée à remplacer la vieillissante Xsara[133].

Le triple champion du monde débloque le compteur de temps scratchs de sa nouvelle voiture dès la première spéciale du rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture de la saison. À la lutte face à son jeune coéquipier Dani Sordo dans un premier temps, il creuse finalement un écart significatif en fin de deuxième étape et s'impose pour la quatrième fois sur l'épreuve monégasque, en tête de bout en bout[134]. Vainqueur sortant et principal rival de l'Alsacien l'année passée, Marcus Grönholm prend sa revanche lors du rallye de Suède. Handicapé par sa position d'ouvreur, Loeb parvient à rester au contact du Scandinave à l'issue de la première étape mais doit ensuite s'incliner en raison d'un mauvais choix de pneus. Il assure néanmoins une deuxième place et conserve la tête du classement mondial[135].

En tant que second rallye neige de la saison, la première édition du rallye de Norvège fait figure de précédent inédit depuis 1978. Mikko Hirvonen, l'autre Finlandais de l'équipe Ford, se distingue en prenant la tête devant ses deux aînés. Auteur de plusieurs temps scratchs, Loeb occupe la troisième place provisoire avant de commettre deux erreurs successives dans la deuxième étape qui lui coûteront plusieurs minutes. Il termine quatorzième du général et cède le leadership du championnat pilotes à Grönholm[136],[137]. Les deux adversaires subissent le handicape du balayage au départ du rallye du Mexique, première manche terre de la saison, et se voient devancer par Petter Solberg, bénéficiaire d'une route nettoyée. Loeb entame une remontée sur le Norvégien à partir des deuxièmes passages et prend finalement la tête à la suite de l'abandon du pilote Subaru sur fuite d'huile. Il se construit une avance significative au cours de la deuxième étape et remporte une seconde victoire en terre mexicaine[138].

Le rallye du Portugal fait son retour au sein du calendrier mondial après six années d'absence. À la lutte face à Marcus Grönholm, l'Alsacien parvient à prendre l'avantage au cours de la deuxième étape à l'issue d'un pari risqué sur le choix des pneumatiques. Il signe huit temps scratchs consécutifs et remporte une nouvelle victoire. Le déclassement de son rival Finlandais pour épaisseur des vitres latérales non conformes sur sa Ford Focus lui permet de reprendre le leadership du classement mondial sur tapis vert[139]. Le triple champion du monde s'impose ensuite pour la troisième fois consécutive en Argentine au terme d'un rallye amputé d'un tiers de sa distance en raison de problèmes logistiques[140]. Auteur de plus de la moitié des temps scratchs au programme, il prit l'avantage dans des conditions boueuses et détrempées[141].

Sébastien Loeb poursuit sa série au rallye d'Allemagne en signant une sixième victoire consécutive sur les rives de la Moselle de façon dominatrice.

Le handicape du balayage se fait en revanche davantage ressentir lors du rallye de Sardaigne au départ duquel il ne pointe qu'en cinquième position. Il entame une remontée à partir de la deuxième boucle et s'empare des commandes après que Grönholm ait détruit l'un de ses amortisseurs contre une pierre. Détenteur d'une avance de plus de trente secondes après avoir monopolisé le haut de la feuille des temps au matin de la deuxième étape, Loeb abandonne finalement lors de la dernière journée de course à la suite d'une mauvaise réception sur un sommet en aveugle et perd la tête du classement mondial[142]. Il subit une nouvelle fois l'abrasivité du terrain dans les premières spéciales du rallye de l'Acropole et se classe quatrième au soir de la première journée. Il se hisse en seconde position grâce à quatre scratchs enregistrés le lendemain mais doit s'incliner face à la performance significative de Marcus Grönholm dans les 50 km de Agii Theodori[143].

Le Scandinave signe une troisième victoire consécutive sur ses terres, au rallye de Finlande, et conforte sa première place au championnat pilotes. Jamais pleinement distancé dans le classement intermédiaire des spéciales, Loeb se révèle néanmoins une fois de plus impuissant à égaler la pointe de vitesse de Grönholm sur son épreuve nationale[144]. Le Français profite du retour des manches asphaltes avec le rallye d'Allemagne pour inverser la tendance. Il s'y impose une sixième fois en autant de participations après une édition marquée par une météo difficile. La deuxième place de François Duval, acquise sur une vieillissante Citroën Xsara WRC, lui permet de reprendre quatre points à Marcus Grönholm[145].

Le rallye de Nouvelle-Zélande marque le paroxysme du duel qu'il se livre avec le Finlandais depuis plusieurs saisons. Prenant des risques significatifs, les deux hommes s'emparent de la quasi-totalité des temps scratchs au programme et abordent la dernière étape sans s'être clairement départagés. Le pilote Ford l'emporte sur le fil au terme de la Super-Spéciale de clôture avec un écart final de trois dixièmes de seconde en sa faveur, soit le plus faible enregistré jusqu'alors en WRC[146]. Loeb poursuit sa domination sur asphalte en s'imposant sur le rallye de Catalogne. Auteur du meilleur temps dans les secteurs clés, il devance son coéquipier Dani Sordo dont la seconde place permet à Citroën de signer le doublé[147].

C'est au rallye de Grande-Bretagne, manche de clôture de la saison, que Sébastien Loeb remporte son quatrième titre de champion du monde au terme d'une ultime passe d'armes face à Marcus Grönholm.

Les progrès de Marcus Grönholm sur le bitume se font ressentir à l'occasion du Tour de Corse, le Finlandais prenant la tête au départ du rallye. Ce n'est que lors de la deuxième étape que l'Alsacien parvient à creuser un écart significatif sur son adversaire et signer ainsi une troisième victoire à domicile lui permettant de revenir à quatre points au championnat pilotes[148]. Riche en rebondissements, l'édition du rallye du Japon voit le Scandinave partir à la faute dans la première étape puis abandonner en raison des dégâts occasionnés sur sa voiture. Loeb manque l'occasion de prendre une avance presque définitive au classement mondial en sortant à son tour de la route le lendemain, son copilote Daniel Elena s'étant trompé dans l'annonce d'un virage[149].

Le tournant de la saison a finalement lieu sur une épreuve asphalte inédite avec la première édition du rallye d'Irlande. L'Alsacien se porte rapidement en tête sur sa surface de prédilection mais découvre un problème sur son amortisseur arrière gauche en liaison le contraignant à réduire son rythme jusqu'à l'assistance. Mis au courant du problème touchant son rival, Grönholm prend la décision d'attaquer au maximum pour creuser l'écart mais perd finalement le contrôle de sa Focus dans un long virage longeant le bord de mer. Il heurte un muret en pierre frontalement et arrache deux roues sous le choc avant d'être conduit à l'hôpital pour des examens de prévention[150]. Loeb s'impose quant à lui sur la manche gaélique, lui permettant ainsi de se présenter au rallye de Grande-Bretagne clôturant la saison avec une avance de six points au classement mondial[151]. N'ayant besoin que d'une cinquième place pour s'adjuger mathématiquement le titre, il prend le parti de rouler sur un rythme assuré sans chercher à lutter contre les pilotes Ford. Il s'installe en troisième position qu'il sécurisera jusqu'à l'arrivée malgré des conditions d'adhérence très précaires et des problèmes de phares l'ayant contraint de piloter en aveugle. Il décroche finalement une quatrième couronne mondiale consécutive, égalant ainsi le record des Finlandais Juha Kankkunen et Tommi Mäkinen, Grönholm terminant à la deuxième place pour son départ en retraite[152],[153].

2008 : Cinquième titre - Premier quintuple champion du monde de l'histoire des rallyes[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb devient en 2008 le premier pilote de l'Histoire à s'adjuger cinq victoires au rallye Monte-Carlo.

Avec l'absence de Marcus Grönholm, son principal adversaire des saisons précédentes, Sébastien Loeb s'affirme peu à peu en tant que doyen des pilotes d'usine. Si l'environnement immédiat dans lequel évolue l'Alsacien change peu, le championnat du monde connaît quant à lui de nombreux bouleversements avec notamment l'imposition de Pirelli en manufacturier unique de pneumatiques, l'interdiction de certains types de gommes et la suppression de la grille inversée pour définir l'ordre des passages en spéciales[154].

Le nouveau quadruple champion du monde remporte facilement une cinquième victoire record sur le rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture traditionnelle du mondial, en creusant de gros écarts sur ses concurrents dès le début de l'épreuve. Seul son coéquipier Dani Sordo parviendra un temps à maintenir le contact avant d'être relégué à près d'une minute et d'abdiquer sur casse moteur[155]. Le rallye de Suède marque le centième départ en WRC du duo Loeb-Elena. Les deux hommes sont victimes d'une sortie de route dès la première étape tandis qu'ils occupaient la troisième place provisoire. Repartis le lendemain avec ving-cinq minutes de pénalité, ils signent deux temps scratchs dans la première boucle matinale avant de renoncer à poursuivre la compétition pour épargner leur bloc moteur[156].

L'entame du rallye du Mexique, première manche terre de la saison, est le théâtre d'une passe d'armes entre Loeb et l'étoile montante Jari-Matti Latvala. L'Alsacien parvient à prendre le dessus sur son rival finlandais au début de la deuxième étape et conservera les commandes de l'épreuve jusqu'à la ligne d'arrivée[157]. Disputé sous des conditions météorologiques difficiles, le rallye d'Argentine marque les premiers travers de la nouvelle réglementation imposant aux pilotes de monter des pneus qui se révèlent inadaptés. Loeb se contente dès lors d'assurer son rythme en évitant les pièges et remporte finalement la course avec plusieurs minutes d'avance après que ses principaux adversaires soient un à un partis à la faute[158].

Sébastien Loeb s'adjuge une quatrième victoire record lors du rallye d'Argentine au terme d'une édition marquée par une réglementation imposant aux pilotes des pneus inadaptés aux conditions de route.

Le calendrier WRC accueille pour la première fois le rallye de Jordanie, épreuve jusque-là confinée au championnat du Moyen-Orient. De nouveau leader du classement mondial, l'Alsacien subit la position d'ouvreur et doit attendre les deuxièmes passages en spéciales pour trouver des conditions de route similaires à celles de ses rivaux. Il prend alors la tête et creuse des écarts déjà insurmontables à la régulière. Semblant avoir course gagnée, il est percuté en liaison par le pilote privé Conrad Rautenbach et doit attendre la dernière étape pour repartir. Il entamera alors une remontée qui le conduira à la dixième place finale[159]. Loeb signe la quarantième victoire de sa carrière au rallye de Sardaigne. Après s'être construit une marge significative au terme de la première journée, il parvient à surmonter le handicape du balayage dans les deux dernières étapes et à contrôler ainsi la remontée des pilotes Ford[160].

Parti sur un rythme élevé en dépit des pistes cassantes, l'Alsacien se hisse en tête du rallye de l'Acropole à mi-parcours de la première étape tandis que ses rivaux de la marque à l'Ovale endommagent leur Focus contre les pierres parsemant le tracé. Il cède provisoirement les commandes à son coéquipier Dani Sordo en raison d'une crevaison avant de reprendre le leadership pour finalement s'imposer[161]. Dernière épreuve de la saison disputée sur terre abrasive, le rallye de Turquie est marqué par la rupture de l'accord de fair-play qui unissait jusque-là les écuries vis-à-vis de l'abandon de la grille inversée pour définir l'ordre de passage en spéciales. En demandant à ses pilotes de ralentir volontairement en fin de première étape, l'équipe Ford ouvre une boîte de Pandore et contraint Sébastien Loeb à jouer le rôle de balayeur sur les deux tiers du parcours. Le Français terminera sa course à la troisième place[162].

Il affiche sa suprématie et marque l'Histoire après la pause estivale en remportant pour la première fois le rallye de Finlande, réputé chasse gardée des pilotes locaux. En tête de bout en bout et auteur de quinze temps scratchs, il s'impose au terme d'une lutte serrée face à Mikko Hirvonen[163]. Il poursuit sa série d'invincibilité au rallye d'Allemagne avec une septième victoire consécutive. Jamais véritablement inquiété, il y remporte près des trois quarts des spéciales et manque le Grand Chelem afin d'économiser son bloc moteur[164].

Sébastien Loeb poursuit sa série d'invincibilité au rallye d'Allemagne en s'y imposant pour la septième fois consécutive après avoir mené la course de bout en bout.

Désormais à nouveau leader du classement mondial, Loeb subit sa position d'ouvreur lors de la première boucle matinale du rallye de Nouvelle-Zélande. Profitant des deuxièmes passages pour réaliser ses premiers scratchs dans des conditions de route moins pénalisantes, il est en passe de prendre la tête lorsqu'il écope d'une pénalité de trente secondes pour un retard lié à un problème de démarreur. Il s'imposera finalement au terme d'un retournement de situation qui aura vu l'abandon simultané des deux pilotes Ford dans la dernière étape[165]. Le champion du monde confirme sa suprématie sur asphalte avec une quatrième victoire consécutive au rallye de Catalogne. En tête de bout en bout, seul son coéquipier et local de l'épreuve Dani Sordo sera parvenu à suivre son rythme[166].

Il récidive en remportant une nouvelle fois le Tour de Corse, dernière épreuve de la saison sur cette surface. Auteur de quatorze temps scratchs sur seize possibles, il survole son rallye national , Sordo étant parti à la faute dès les premiers secteurs, et franchit la ligne d'arrivée avec près de trois minutes d'avance sur son plus proche poursuivant[167]. C'est finalement dans la pénultième manche du calendrier, au rallye du Japon, qu'il devient le premier quintuple champion du monde de l'Histoire du WRC. N'ayant besoin que de six points pour s'assurer d'un nouveau sacre, Loeb fait le choix d'assurer une troisième place tout au long de l'épreuve[168].

La saison s'achève avec le rallye de Grande-Bretagne disputé dans des conditions hivernales particulièrement piégeuses. Une lutte serrée se dessine dès les premières spéciales entre l'Alsacien et Jari-Matti Latvala, les deux hommes monopolisant la totalité des temps scratchs et afficheant un écart inférieur à dix secondes au moment d'aborder la dernière journée de course. Loeb remporte finalement la victoire sur le fil en s'imposant dans tous les secteurs de la dernière étape malgré une pénalité imaginaire infligée par les commissaires pour faux départ. Avec ce onzième succès de la saison, il réussit à battre son propre record de 2005 et comble son palmarès par la dernière épreuve qui lui faisait défaut, devenant ainsi le premier pilote à s'imposer sur tous les rallyes classiques du calendrier[169],[170].

2009 : Sixième titre - Milieu de saison catastrophique et sacre sur le fil[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb remporte sa première victoire sur surface mixte terre/asphalte lors du rallye de Chypre et poursuit ainsi son début de saison historique.

Désormais premier quintuple champion du monde de l'Histoire du WRC, Sébastien Loeb s'engage pour la saison 2009 avec l'objectif d'aligner un sixième sacre consécutif. Toujours engagé au sein de Citroën Sport, l'Alsacien retrouve un environnement similaire à celui des années précédentes avec Dani Sordo en guise de coéquipier. Le championnat du monde à proprement parler connaît en revanche plusieurs bouleversements, avec tout d'abord le retrait des écuries d'usine Suzuki et Subaru, et la réduction du nombre d'épreuves à douze.

Loeb remporte de façon autoritaire la manche d'ouverture de la saison, disputée dans le cadre du rallye d'Irlande en lieu et place du traditionnel rallye Monte-Carlo. Sur sa surface de prédilection et dans des conditions détrempées, il creuse des écarts significatifs dès la première étape et signe le doublé avec son coéquipier espagnol[171]. Il s'impose ensuite pour la première fois de sa carrière au rallye de Norvège, unique manche neige figurant au calendrier. Bien que partant non favori, il tient tête aux pilotes scandinaves et construit sa victoire au terme d'un duel serré face à Mikko Hirvonen[172].

Avec le rallye de Chypre, le championnat du monde voit cette année le retour des épreuves mixtes terre/asphalte, jusqu'alors bannies depuis 1996. Loeb s'impose pour la quatrième fois consécutive sur l’Île d'Aphrodite après avoir bâti son avance sur les nouvelles spéciales goudronnées[173]. Victime d'une légère sortie de piste et aveuglé par la poussière soulevé, il débute le rallye du Portugal en retrait et ne peut que limiter les dégâts en raison de sa position de balayeur. C'est lors de la deuxième étape qu'il revient fortement sur ses adversaires, signant tous les temps scratchs au programme pour s'adjuger un nouveau succès[174].

Le quintuple champion du monde poursuit sa série au rallye d'Argentine, lâchant une fois encore du temps dans la première journée avant de prendre les commandes une fois les conditions de route devenues moins pénalisantes. Cette cinquième victoire de rang depuis le coup d'envoi de la saison en autant de manches disputées lui permet d'effacer les précédents records de Massimo Biasion datant de 1988 et 1989[175]. Il connaît son premier revers au rallye de Sardaigne après avoir rencontré des problèmes de freins et subi une crevaison au cours de la deuxième étape. Il parvient à accrocher la dernière marche du podium avant d'être déclassé en quatrième position après la cérémonie de clôture, son copilote Daniel Elena ayant détaché son harnais de sécurité avant l'arrêt total de la voiture au moment de procéder au changement de roue[176].

C'est au terme du rallye de Grande-Bretagne, manche de clôture de la saison, que Sébastien Loeb décroche son sixième titre mondial consécutif à l'issue d'une lutte serrée contre Mikko Hirvonen.

Loeb continue de souffrir de sa position d'ouvreur sur le rallye de l'Acropole, accusant près de vingt secondes de retard au soir de la première journée. Sorti trop large dans un virage à droite dès la première spéciale du lendemain, l'Alsacien part en tonneaux et se retrouve contraint à l'abandon au vu des dégâts irréparables sur sa Citroën C4 WRC[177]. La série noire se poursuit au rallye de Pologne, dont c'est le retour en mondial après une unique édition en 1973. Il heurte une souche d'arbre non repérée lors des reconnaissances alors qu'il tenait la deuxième position du général. Reparti le lendemain dans le cadre du Super Rally, il aligne les temps scratchs et parvient à engranger sur le fil les deux points de la septième place mais doit abandonner la tête du classement mondial à Mikko Hirvonen[178].

Il ne parvient pas à rééditer son exploit de l'an passé au rallye de Finlande, réputé chasse gardée des pilotes scandinaves. Au terme d'un duel très serré face à Hirvonen, il décide finalement d'assurer la deuxième place après avoir été victime d'une crevaison lente au milieu de la deuxième étape[179]. Il renoue avec la victoire lors du rallye d'Australie, usant d'une position de route un peu plus avantageuse que celle de son rival finlandais, mais se voit finalement déclasser d'un rang après l'arrivée en raison d'une faute administrative de l'écurie Citroën[180].

Affichant désormais cinq points de retard au championnat à deux manches de la fin de la saison, Loeb doit compter sur l'aide de son coéquipier Dani Sordo pour assurer, comme les trois années passées, un doublé lors du rallye de Catalogne. L'accord entre les deux pilotes et la direction de la branche sportive de la marque aux chevrons est conclu avant le départ. L'Espagnol s'empare de la tête avant de laisser la position de leader au champion du monde qui assure ses trajectoires, la Ford Focus WRC d'Hirvonen étant alors suffisamment distancée. Le doublé se concrétise à l'arrivée, couronnant Citroën pour la cinquième fois et permettant à Loeb de revenir à un point du Finlandais[181]. Le titre Pilotes se joue finalement lors du rallye de Grande-Bretagne, manche de clôture de la saison, dans une situation identique à celle de 2003. Parti sur un rythme offensif, l'Alsacien s'empare des commandes dès les premières spéciales et un duel serré s'engage avec Hirvonen. Il commence à distancer significativement le pilote nordique au début de la deuxième étape avant que ce dernier ne prenne tous les risques en fin d'épreuve et ne voit son capot moteur s'ouvrir à la suite d'un saut mal réceptionné. Loeb parvient à rallier l'arrivée avec plus d'une minute d'avance et décroche ainsi son sixième sacre consécutif[182],[183].

2010 : Septième titre - Domination absolue face à la nouvelle génération[modifier | modifier le code]

C'est dans sa région natale, lors de la première édition du rallye de France-Alsace, que Sébastien Loeb est sacré champion du monde pour la septième fois consécutive au terme d'une course menée de bout en bout.

L'année 2010 marque la fin d'une ère pour le championnat du monde avec la dernière apparition de voitures équipées de moteurs 2 L Turbo, norme jusque-là inchangée depuis 1987. Sébastien Loeb prend ainsi part à sa dernière saison mondiale au volant de la Citroën C4 WRC, toujours épaulé par Dani Sordo au sein de l'équipe usine de la marque aux chevrons.

En l'absence du rallye Monte-Carlo pour la deuxième année consécutive, le rallye de Suède fait cette fois-ci office de manche d'ouverture du calendrier. L'Alsacien s'empare de la tête dès les premières spéciales et livre une lutte serrée à Mikko Hirvonen. Le Scandinave prend finalement le dessus pendant la deuxième étape grâce à une meilleure stratégie dans l'utilisation de ses pneumatiques[184]. Loeb riposte lors du rallye du Mexique. Après avoir subi les contraintes du balayage lors de la première journée, il signe huit temps scratchs consécutifs et creuse des écarts significatifs sur ses adversaires. Il remporte la victoire et déloge Hirvonen de la tête du classement mondial[185].

De nouveau handicapé par sa position d'ouvreur au rallye de Jordanie, le champion du monde concède plus de trente secondes sur le leader Jari-Matti Latvala au terme de la première étape. Il reprend le temps perdu dès le lendemain en imposant notamment son rythme dans Jordan River, la spéciale la plus longue au programme, et décroche son premier succès sur l'épreuve moyen-orientale dont la dernière journée fut marquée par le recours à des stratégies peu éthiques de la part de Ford et Citroën[186]. Il signe une troisième victoire de rang au rallye de Turquie, présentant pour la première fois un profil mixte terre/asphalte. Passé les contraintes du balayage imposées par son ordre de passage lors de la première étape, il comble le déficit concédé le lendemain en établissant des écarts significatifs sur les portions goudronnées puis s'empare de la tête aux dépens de son compatriote Sébastien Ogier[187].

Double vainqueur de l'épreuve, Loeb ne remportera pas le rallye de Nouvelle-Zélande cette année mais signera l'une des performances sportives les plus impressionnantes de sa carrière. Rétrogradé en huitième position à la suite d'une touchette contre un pont, il reprend plus de quatre-vingt secondes sur tous ses adversaires en une demi-douzaine de spéciales. Un tête-à-queue lors de la dernière jour de course le privera définitivement de la victoire[188],[189]. Il se heurte de nouveau aux contraintes du balayage lors de la première étape du rallye du Portugal. Les conditions sèches et abrasives typiques de l'épreuve lui font concéder un temps plus important qu'à l'accoutumée. Malgré huit temps scratchs enregistrés sur les onze spéciales restant au programme, il échoue à moins de dix secondes de la première place occupée par Sébastien Ogier[190].

Sébastien Loeb conclut la carrière mondiale de la Citroën C4 WRC par une victoire au terme d'un duel serré face à Petter Solberg lors du rallye de Grande-Bretagne.

L'Alsacien retrouve sa surface de prédilection après six semaines de pause estivale dans le cadre de la première édition mondiale du rallye de Bulgarie. Il signe le chrono de référence dans les cinq premiers secteurs et construit une avance de plus de trente secondes sur Dani Sordo, seul pilote parvenant à suivre son rythme. Il limite son offensive dans les étapes suivantes pour assurer ses trajectoires et remporte la première épreuve asphalte de la saison[191]. Victime de problèmes de freins et de la destruction de son pare-chocs avant, il ne parvient pas à figurer parmi les pilotes de tête au coup d'envoi du rallye de Finlande. Auteur de trois temps scratchs lors du dernier jour de course, il accroche finalement la dernière marche du podium au détriment de Petter Solberg[192].

Vainqueur jusqu'à présent de toutes les éditions mondiales du rallye d'Allemagne, Sébastien Loeb poursuit sa série d'invincibilité sur les rives de la Moselle. En embuscade durant la première moitié de l'épreuve, Dani Sordo parvient à rester au contact du champion du monde avant de lâcher prise dans les deux passages de Arena Panzerplatte, la plus longue spéciale du rallye[193]. L'Alsacien retrouve le handicape du balayage au rallye du Japon et concède près d'une minute sur les pilotes de tête au soir de la première étape. Il parvient à résorber l'écart d'environ vingt secondes le lendemain avant de subir un choc affectant le fonctionnement de son différentiel avant. Estimant être trop distancé au général, il assure sa position et terminera cinquième de l'épreuve[194].

C'est dans sa région natale, lors de la première édition du rallye de France-Alsace remplaçant désormais le Tour de Corse en tant que manche française du championnat, qu'il décroche son septième titre mondial consécutif et égale la performance de Michael Schumacher en Formule 1. Après avoir mené l'épreuve de bout en bout et construit des écarts significatifs dans les secteurs clés, il remporte par la même occasion sa soixantième victoire en WRC et dépasse la barre des mille points marqués[195]. Le rallye de Catalogne adopte cette année un format mixte terre/asphalte pour la première fois de son histoire. Loeb se porte en tête dès le coup d'envoi malgré les effets du balayage et parvient à maintenir un écart de quatre secondes sur Sébastien Ogier au terme de la première étape. Il distance définitivement son compatriote, finalement parti à la faute, dans les premiers secteurs goudronnés avant de s'imposer pour la sixième fois sur cette épreuve[196].

La saison s'achève au rallye de Grande-Bretagne et avec elle la carrière mondiale de la Citroën C4 WRC. L'Alsacien intègre un quatuor de tête contenu dans un intervalle de huit secondes avant de se détacher progressivement aux côtés de Petter Solberg. Il prend finalement le dessus sur le Norvégien dans les dernières spéciales de l'épreuve britannique et clôt le palmarès sportif de sa voiture par une trente-sixième victoire[197]. Affichant un bilan définitif de huit succès et douze podiums sur les treize rallyes du calendrier, sans abandon ni recours au Super Rally, il échappa aux coups du sort qui ponctuèrent la quête de son sacre précédent et fit preuve d'une régularité manifeste, lui permettant d'établir un écart de plus de cent points sur son dauphin Jari-Matti Latvala.

Derniers titres sur Citroën DS3 WRC (2011-2012)[modifier | modifier le code]

2011 : Huitième titre - Nouveau sacre en dépit du règlement et des coups du sort[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb devient en 2011 le premier pilote non nordique à remporter deux fois le rallye de Finlande. Les stratégies misent place par ses adversaires lui imposèrent de balayer la totalité des spéciales de l'épreuve.

La saison 2011 tourne une nouvelle page dans l'Histoire du championnat WRC par une nouvelle réglementation technique réduisant la cylindrée des moteurs homologables à 1 600 cm3 et bannissant plusieurs technologies jusqu'alors couramment utilisées, avec la réduction des coûts en ligne de mire. Le plateau s'en trouve ainsi entièrement renouvelé au sein de toutes les équipes engagées, avec des modèles de voitures plus compacts : Citroën DS3 WRC pour la marque aux chevrons et Ford Fiesta RS WRC pour son rival américain. Sébastien Loeb poursuit l'aventure avec son employeur historique, son jeune compatriote Sébastien Ogier étant pour sa part promu au rang de coéquipier dans la structure principale à la suite du départ de Dani Sordo chez Mini, nouvel arrivant parmi les constructeurs.

Le rallye du Suède fait office de manche d'ouverture du calendrier pour la deuxième année consécutive. Champion du monde en titre, Loeb hérite du rôle d'ouvreur et abandonne de ce fait un temps significatif lors de la première étape en raison de fortes chutes de neige survenues la veille du départ. Victime d'une crevaison, l'Alsacien se retrouve relégué à près de trois minutes du leader au soir de la première étape avant d'entamer une remontée qui le conduira à la sixième place finale. Il manque de tout perdre sur la liaison menant à la cérémonie du podium en raison d'un problème de démarreur[198]. Délesté du handicape du balayage au départ du rallye du Mexique, il livre un duel serré à Sébastien Ogier avant de prendre un avantage manifeste lors de la deuxième étape en signant le scratch dans les secteurs clés. Victime d'un problème de boîte de vitesses alors qu'il était en tête, il abandonne plus de cinquante secondes mais parvient à revenir au contact de son coéquipier au moment de prendre part à la dernière journée de course. Olivier Quesnel, directeur de Citroën Racing, annonce vouloir figer les positions et laisser ainsi la victoire au jeune gapençais. Loeb se refuse à les respecter, arguant qu'en tant que septuple champion du monde en titre, on ne peut pas lui demander de renoncer dès la deuxième manche de la saison. Parti sur un rythme offensif, il s'empare des commandes et remporte la victoire. Ogier craque sous la pression et part à la faute dans le premier chrono du jour[199].

De nouveau titulaire d'un ordre de passage désavantageux lors du rallye du Portugal, l'Alsacien parvient à accrocher le trio de tête lors de la première étape avant de subir les stratégies de ses adversaires consistant à ralentir volontairement pour éviter le handicape du balayage. En passe de prendre la tête, il perd plus de trente secondes dans la boucle matinale du lendemain, aveuglé par la poussière soulevée par un Mikko Hirvonen en perdition. Il terminera l'épreuve en seconde position, profitant d'un problème de transmission affectant Jari-Matti Latvala[200]. L'annulation de l'intégralité de la première étape du rallye de Jordanie en raison d'un problème logistique est une mauvaise nouvelle pour le champion du monde, assuré de subir des conditions de route pénalisantes sur plus de la moitié de la distance restante. Victime une nouvelle fois des tactiques de fin d'étape misent en place par certains de ses rivaux, il parvient à accrocher la dernière marche du podium et reprendre de ce fait la tête du classement mondial[201].

Sébastien Loeb remporte une septième victoire consécutive au rallye de Catalogne, permettant ainsi à Citroën de s'adjuger le sacre Constructeurs. Mais les consignes d'équipe appliquées par Ford le laissent sous la menace de Mikko Hirvonen avant l'ultime manche de la saison.

Le parcours inédit proposé lors de la première étape du rallye de Sardaigne présente une typographie moins pénalisante pour l'ouvreur comparativement aux standards de l'épreuve. Auteur de quatre temps scratchs, Loeb s'empare des commandes et construit une avance de trente secondes au soir de la première journée. Poursuivant sur un rythme offensif, il parvient à contrôler le retour de ses adversaires lors des deux dernières étapes plus abrasives et remporte la victoire en ayant balayé l'intégralité des spéciales[202]. Il subit davantage son ordre de passage désavantageux lors du rallye d'Argentine, disputé cette année dans un format mixte terre/asphalte. Cinquième à l'issue de la première boucle matinale, il écope d'une minute de pénalité pour avoir involontairement pointé deux secondes en avance au parc d'assistance en raison de l'absence d'un panneau de signalisation. Auteur de cinq temps scratchs lors de la deuxième étape, il se hisse en troisième position du général et compte un retard cumulé de plus de quarante secondes sur le leader Sébastien Ogier au départ de la dernière journée. Poursuivant son effort, il prend rapidement le dessus sur Mikko Hirvonen et pousse son coéquipier à la faute dans la spéciale la plus longue du rallye pour récolter sa sixième victoire sur la manche sud-américaine[203].

Dernière épreuve abrasive de la saison, le rallye de l'Acropole représente le paroxysme en matière d'influence du balayage. Loeb subit sa position d'ouvreur tout au long de la première étape et se retrouve une nouvelle fois impuissant devant les stratégies misent en place par ses adversaires pour le laisser nettoyer la piste. Parmi ces pilotes usant de tactiques peu éthiques, Ogier se voit communiquer par Citroën en l'absence de GPS le temps exact à réaliser pour se caler derrière le champion du monde avant l'ultime étape, engendrant pour la première fois des tensions entre la marque aux chevrons et son fer de lance. L'Alsacien parviendra à accrocher la deuxième place finale[204]. Le balayage poursuit ses effets impactant lors du rallye de Finlande, épreuve jusqu'alors épargnée par ce paramètre. Loeb continue d'endurer son ordre de passage dans les spéciales ainsi que les stratégies de fin d'étape mais parvient à se maintenir aux avant-postes en usant de sa pointe de vitesse. Il s'adjuge une nouvelle victoire, devenant ainsi le premier pilote non nordique à s'imposer deux fois aux mille lacs, au terme d'un duel serré contre son coéquipier parti à la faute[205].

C'est en marge du rallye d'Allemagne, première épreuve asphalte de la saison, que Citroën et Sébastien Loeb annoncent la poursuite de leur collaboration pour une saison ferme et une optionnelle, mettant fin à des rumeurs évoquant le départ de l'Alsacien chez Volkswagen. Le champion du monde s'empare de la tête à l'issue de la première boucle matinale et construit une avance de huit secondes sur Ogier en fin d'étape. Entrevoyant la perspective d'un doublé assuré, Olivier Quesnel décide de geler les positions, craignant que le Gapençais ne craque une nouvelle fois sous la pression face à son pilote vedette, invaincu sur le bitume depuis 2005[206]. Loeb est finalement victime d'une crevaison provoquée par une déficience des nouveaux pneus Michelin introduits sur cette épreuve et terminera second[207],[208]. Les deux pilotes français partent tout à tour à la faute dès les premières kilomètres du rallye d'Australie. Jusque-là en tête, Loeb reprendra le départ le lendemain en vingt-troisième position et entamera une remontée qui le conduira aux portes des points. Pour répondre aux consignes de Ford imposant à Jari-Matti Latvala de céder sa victoire à Mikko Hirvonen, Citroën demande aux autres pilotes de la marque de ralentir volontairement, permettant ainsi au champion du monde d'accrocher la dixième place finale[209].

Le passage à vide se poursuit lors du rallye de France-Alsace. Alors en tête depuis le coup d'envoi, Loeb est confronté à une surchauffe moteur causée par une erreur de montage et se retrouve contraint à l'abandon[210]. Le score vierge qui s'ensuit permet à Hirvonen de revenir à égalité de points dans le championnat[211]. L'Alsacien réagit dès l'entame du rallye de Catalogne, construisant une avance de plus trente secondes au soir de la première étape disputée intégralement sur terre. Il limite la prise de risques sur les secteurs restants entièrement asphaltes et remporte une septième victoire consécutive dans la région espagnole[212]. La lutte pour le titre mondiale prend fin lors de l'ultime manche de la saison, au rallye de Grande-Bretagne. Crédité de huit points d'avance sur Mikko Hirvonen, dernier rival encore mathématiquement en lice, Loeb adopte un rythme offensif et prend des risques significatifs pour s'emparer des commandes de l'épreuve galloise. Il remporte finalement son huitième sacre mondial consécutif au milieu de la deuxième étape par l'abandon du Finlandais, parti à la faute, rejoignant le motard italien Giacomo Agostini dans les annales[213]. Le désormais octuple champion du monde est finalement percuté frontalement en liaison par un spectateur alors qu'il disputait la victoire à Jari-Matti Latvala et ne verra jamais la ligne d'arrivée, mettant ainsi fin de manière incongrue à l'une de ses saisons les plus éprouvantes[214].

2012 : Neuvième titre - Dernière couronne pour une dernière saison complète[modifier | modifier le code]

Comme le prévoient les termes du contrat signé l'année passée entre Sébastien Loeb et Citroën Racing, la saison 2012 marque le dernier engagement ferme en WRC entre le pilote alsacien et son employeur, la future saison 2013 n'étant qu'optionnelle. Si le panorama des équipes et des constructeurs engagés dans le championnat du monde demeure assez semblable à ce que l'on pouvait trouver les dernières années, il n'en est pas de même concernant les pilotes, le jeux des chaises musicales ayant battu son plein pendant l'inter-saison[215]. Sébastien Ogier a ainsi cassé son contrat qui le liait à la marque aux chevrons pour signer chez Volkswagen, dont le retour en rallye a été annoncé en grande pompe pour 2013. Le gapençais devra d'ici là se contenter de piloter une voiture de la marque allemande en catégorie inférieure. Le nouveau coéquipier de Loeb n'est finalement ni plus ni moins que l'un de ses plus grands adversaires des saisons passées, Mikko Hirvonen[216]. Le finlandais est quant à lui remplacé par l'ancien champion du monde Petter Solberg chez Ford, qui retrouve enfin un volant d'usine pour la première fois depuis 2008 et le départ de l'équipe Subaru.

Sébastien Loeb et Daniel Elena décrochent une sixième victoire au rallye Monte-Carlo pour le retour de l'épreuve la plus mythique du championnat du monde en 2012.

Après trois années d'absence en raison de conflits entre les organisateurs et la FIA, le rallye Monte-Carlo réintègre le calendrier du championnat du monde à la place qu'il occupait traditionnellement : celle de la manche d'ouverture. Le désormais octuple champion du monde Sébastien Loeb réalise d'emblée le temps scratch dans la première spéciale mythique Le Moulinon - Antraigues, mais seulement d'une courte tête devant son ancien coéquipier et pilote de la marque Mini Dani Sordo[217]. C'est alors que le choix cornélien du type de pneus à chausser, et qui a fait la renommée du rallye monégasque, commence à se poser, compte tenu de la météo incertaine. L'Alsacien décide de ne pas prendre de risques en optant pour une stratégie mixte, quand Jari-Matti Latvala opte pour l'audace en chaussant des gommes tendres. Le pari du finlandais était le meilleur choix pour la deuxième spéciale, lui permettant ainsi de prendre les commandes de l'épreuve en creusant un écart significatif de plus de 30 secondes au général sur Loeb[218]. Le Français, finalement monté entièrement en pneus tendres comme son rival, répond à cette attaque dès la seconde boucle de la première journée et hausse brutalement son rythme. Voyant son avance fondre dans les temps partiels, le Scandinave est tenté de sur-conduire pour conserver la tête mais il craque sous la pression et sort violemment de la route dans un long virage à gauche. Le champion du monde reprend ainsi la position de leader au soir de la première étape, crédité d'une marge déjà insurmontable de plus d'une minute[219],[220],[221]. Il poursuit sa main mise sur l'épreuve dès le lendemain en signant cinq des six temps scratchs au programme et double son avance sur son plus proche poursuivant Dani Sordo[222],[223],[224]. Désormais irrattrapable à la régulière, Loeb se contente alors de contrôler la fin du rallye et d'éviter les nombreux pièges des routes ardéchoises[225],[226], pour décrocher finalement une sixième victoire record sur la plus mythique des manches du championnat du monde[227],[228],[229].

Le rallye de Suède est une fois encore la seule épreuve de type terre enneigée de la saison, et l'une des rares sur lesquelles l'Alsacien ne part pas favori au regard du manque de réussite auquel il y est coutumier. Parti sur un rythme soutenu, il parvient à se maintenir dans le sillage des pilotes scandinaves lorsqu'il se voit infliger une pénalité de 10 secondes dès la deuxième spéciale à cause de réglages trop tardifs sur sa Citroën DS3 WRC pour corriger des problèmes de sous-virage. Il signe malgré tout plusieurs temps scratchs par la suite et rejoint le trio de tête, mais perd définitivement toute chance de victoire après s'être enlisé dans un mur de neige lors de la septième spéciale, chutant ainsi à la onzième place. Lâchant près de deux minutes dans la mésaventure, il parvient tant bien que mal à se remotiver et remonte en septième position au soir de la première étape, après avoir signé quelques bons chronos[230],[231],[232]. Le lendemain, Loeb prend en chasse les pilotes qui le précède mais se plaint encore du comportement trop sous-vireur de sa DS3. Victime d'un tête-à-queue et d'une crevaison, c'est non sans mal qu'il accède à la sixième place après avoir dépassé Henning Solberg à la fin de la deuxième journée[233],[234],[235]. L'écart avec ses adversaires étant désormais trop important, le Français préfère assurer son rang et se console en remportant la Power Stage finale, lui permettant ainsi de conserver la tête du championnat du monde[236],[237],[238].

Le rallye du Mexique marque le coup d'envoi de la saison terre et constitue la première d'une série de six épreuves consécutives sur cette surface. Invaincu depuis 2006 dans la Sierra Madre et de ce fait très au courant des nombreux pièges qui y sont disséminés, Sébastien Loeb part sur un rythme prudent et se maintient dans le trio de tête. Plus fougueux et moins prudents, ses adversaires de l'écurie Ford attaquent d'entrée et s'auto-éliminent : Petter Solberg est victime d'une crevaison lui faisant perdre près d'une minute dès la deuxième spéciale, tandis que Jari-Matti Latvala casse sa suspension en sortant trop large et chute à la huitième place. Entre temps, l'Alsacien signe ses premiers temps scratchs et prend la tête du rallye, creusant peu à peu un écart d'une dizaine de secondes sur Mikko Hirvonen au terme de la première étape[239],[240],[241]. C'est le lendemain, dans les plus longues spéciales de la deuxième étape, Ibarrilla et Otates, que le Français construit une avance définitive de plus de 30 secondes sur son nouveau coéquipier[242],[243],[244]. Désormais largement en tête, Loeb cale son rythme sur ses poursuivants pour remporter son sixième succès de rang au Mexique. Revenu à la troisième place, Jari-Matti Latvala part finalement en tonneaux lors de la dernière journée de course, permettant ainsi à l'Alsacien d'accentuer son avance au classement mondial[245],[246],[247].

Le championnat du monde met ensuite le cap vers le rallye du Portugal, dont la première journée doit se dérouler entièrement de nuit. Un premier dilemme intervient alors pour les pilotes dans le choix de leur position de départ. Partir après ses adversaires permet d'être moins pénalisé par le balayage mais la poussière soulevée par les premiers peut engendrer des écarts déjà insurmontables sans la luminosité du jour[248]. Citroën fait le choix de la sécurité en faisant partir ses pilotes en tête, quand le rival Ford opte pour la stratégie inverse[249],[250]. C'est finalement l'écurie anglaise de Malcolm Wilson qui aura vu juste, puisque la pluie s'invite au rendez-vous et annihile le handicap de manque de visibilité. Les conditions sont dantesques avec très peu de grip, et Loeb parvient à limiter les dégâts en accrochant le trio de tête. Mais le rallye de l'Alsacien va tourner court. Il sort de la route et part en tonneaux dès la troisième spéciale après une confusion de note entre lui et Daniel Elena dans un virage en aveugle. L'arceau de sécurité de sa DS3 étant touché, il lui est impossible de repartir le lendemain dans le cadre du Super Rally[251],[252]. La victoire devait in fine revenir à son coéquipier Mikko Hirvonen mais le finlandais fut disqualifié après course par la FIA. Des pièces de son embrayage étaient en effet non conformes à l'homologation à la suite d'une erreur d'un fournisseur de Citroën. Le norvégien Mads Østberg remporte ainsi son premier rallye mondial sur tapis vert tandis que la marque aux chevrons repart de Faro sur un score vierge[253],[254],[255].

C'est avec le statut de grand favori que Sébastien Loeb prend le départ du rallye d'Argentine, une épreuve sur laquelle il n'a plus été battu depuis 2005. Avec ses 500 km de spéciales chronométrées, cette manche mythique du WRC renoue en 2012 avec un format semi-endurance et se pose comme la manche la plus longue de la saison. Les débuts sont difficiles pour le champion du monde. Un mauvais choix de pneus lui fait perdre plus de 10 secondes dès la Super Spéciale d'ouverture à Carlos Paz, longue de seulement 6 km. Il parvient à revenir à la deuxième place du classement général en signant le temps scratch dans le secteur chronométré suivant malgré un tête-à-queue, mais concède aussitôt après plus de 26 secondes dans les 50 km d'Ascochinga à cause de sérieux problèmes de survirage sur sa DS3 et alors qu'il était en tête à mi-parcours[256]. L'Alsacien profite de l'assistance en milieu de journée pour corriger le Set Up de sa voiture. Désormais en mesure de piloter sereinement, il signe deux temps scratchs consécutifs quand, dans le même temps, le leader Petter Solberg casse la direction de sa Ford Fiesta RS WRC. C'est finalement avec une avance infime d'un dixième de seconde sur son coéquipier Mikko Hirvonen que Loeb pointe en tête du rallye au soir de la première étape[257],[258]. Il décroche le meilleur temps dès la première spéciale du lendemain, mais le finlandais réplique aussitôt en signant le scratch dans la suivante. L'Alsacien hausse alors son rythme dans les 40 km d'Intiyaco. Il est crédité de plus de 2 secondes d'avance dans les temps intermédiaires lorsqu'il heurte une pierre et frôle la sortie de route. Il parvient malgré tout à refaire en partie son retard pour ne concéder que trois dixièmes à Hirvonen. C'est alors l'assistance technique de mi-journée et Loeb est en tête avec 2.1 secondes d'avance[259]. Les pilotes Ford sont déjà relégués à plus d'une minute et ne représentent plus une menace. La direction de Citroën Racing convoque ses deux pilotes et décide d'un commun accord de figer les positions pour assurer un doublé après la déconvenue du Portugal[260],[261]. Les deux hommes achèvent l'épreuve sur un rythme contrôlé et rallient l'arrivée sans encombres[262],[263],[264].

Même si depuis plusieurs saisons, le rallye de l'Acropole n'est plus l'enfer qu'il était pour la mécanique lors de son âge d'or, il n'en reste pas moins le rallye le plus cassant et le plus exigeant du calendrier. L'écurie Ford de Malcolm Wilson est bien décidée à prendre sa revanche avec son pilote vedette Jari-Matti Latvala, tout juste rétabli d'une blessure au ski. Le finlandais se porte en tête de l'épreuve en signant les trois premiers temps scratchs. Loeb n'est quant à lui pas satisfait de son rythme mais préserve la deuxième place à environ 3 secondes du leader. C'est finalement lors de la quatrième spéciale que l'Alsacien prend les commandes d'une courte tête lorsque Latvala perd le contrôle de sa Fiesta dans une jonction. Les conditions sont très humides et boueuses, rendant l'adhérence précaire. L'objectif pour l'Alsacien est alors de ne pas sur-attaquer et d'éviter les pièges. Il parvient ainsi à maintenir une marge d'un peu moins de 10 secondes sur ses adversaires et rejoint le point d'arrivée de la première étape en conservant sa position de leader[265],[266],[267]. Il signe le premier scratch de la deuxième journée mais réduit ensuite son rythme en constatant la forte sollicitation des pneus dans les spéciales du jour. Latvala continue d'attaquer et revient dangereusement sur le Français. Il n'est qu'à une poignée de secondes lorsqu'il part à la faute en sortant trop large dans un virage. Contraint de changer une roue en pleine spéciale, il perd plus de trois minutes et toute chance de victoire. Les conditions de route continuent de se détériorer et Loeb assure son pilotage, contrôlant son rythme pour préserver sa voiture. Le deuxième pilote Ford Petter Solberg, jusqu'alors en position attentiste, en profite alors pour attaquer et signe les trois derniers temps scratchs de la deuxième étape pour revenir à 10 secondes de la tête[268],[269],[270]. C'est donc lors de la dernière journée que la victoire doit se jouer entre les deux hommes. Mais le duel tourne court. Ne pouvant suivre durablement le rythme de Loeb, le norvégien part à la faute et sort violemment de la route dès la première spéciale. Désormais sans rival et détenteur d'une avance de plus de deux minutes, le champion du monde a course gagné. Il s'impose finalement pour la troisième fois de sa carrière en terre hellène, malgré une crevaison qui lui aura fait perdre plus d'une minute en toute fin d'épreuve[271],[272].

Sébastien Loeb remporte le rallye de Finlande pour la troisième fois de sa carrière en 2012 au terme d'un duel très serré avec son nouveau coéquipier Mikko Hirvonen.

Comme le prévoit l'alternance des manches sur le continent océanien, le rallye de Nouvelle-Zélande fait son retour en championnat du monde et constitue la première épreuve sur terre rapide de la saison. Le choix de l'ordre de passage est délicat en raison du compromis à faire entre le handicap du balayage et les risques d'humidité pouvant transformer les pistes en bourbier impraticable. Parmi les Tops pilotes, seul Jari-Matti Latvala décide de partir en queue de peloton, ce qui lui permet d'accéder facilement aux commandes de l'épreuve dès le premier chrono. Mais les conditions se dégradent dans la spéciale suivante, Whaanga Coast, réputée pour être la plus belle du mondiale, au cours de laquelle la boue commence à s'inviter. Mikko Hirvonen bénéficie alors pleinement de sa première position sur la route et creuse un écart de plus de dix secondes sur tous ses poursuivants. Petter Solberg est déjà pratiquement hors course du fait d'un mauvais choix de pneus et Loeb accroche la deuxième place. L'Alsacien signe les trois temps scratchs suivants et revient à moins de deux secondes de son coéquipier mais le finlandais réplique dans le deuxième passage de Whaanga Coast. Jari-Matti Latvala, dernier pilote Ford officiel encore en lice pour la victoire, part une nouvelle fois à la faute sur sortie de route et laisse ainsi présager un nouveau doublé pour la marque aux chevrons. Le choix des pneumatiques devient cornélien au regard des conditions météorologiques. Loeb tente des combinaisons originales et hausse fortement son rythme sur les dernières spéciales du jour. Il signe les deux derniers temps scratchs et subtilise les commandes du rallye à Hirvonen pour quatre secondes au soir de la première étape[273]. Le lendemain les conditions d'adhérence restent précaires et piégeuses. Le champion du monde avoue attaquer extrêmement fort et commence petit à petit à creuser l'écart avec le finlandais, mais perd tout le bénéfice de sa prise de risque dans les deux passages de Girls High School, une spéciale qu'il affirme ne pas apprécier. La journée s'achève finalement avec un écart de moins de sept secondes en faveur de Loeb[274],[275]. Le premier pilote Ford, Petter Solberg, étant relégué à près de deux minutes, Citroën décide de figer à nouveau les positions afin d'assurer un doublé pour le championnat constructeur[276]. L'Alsacien n'a dès lors plus qu'à assurer son rythme pour cueillir une troisième victoire de rang[277].

Après une pause estivale de près de deux mois, la reprise a lieu dans le cadre du rallye de Finlande, l'une des rares épreuves où Sébastien Loeb ne part pas favori. Les pilotes locaux ont en effet de tout temps reçus la faveur des pronostics sur ce terrain très spécifique. La première étape est très courte et ne comporte que trois spéciales. Le champion du monde signe le temps scratch dans deux d'entre elles et prend les commandes dès l'entame du rallye, mais avec une avance fragile d'à peine sept secondes sur les Scandinaves Mikko Hirvonen, Jari-Matti Latvala et Mads Østberg[278],[279]. La deuxième journée va se résumer à un mano a mano très serré entre Loeb et son coéquipier finlandais. Neuf spéciales sont au programme et les deux hommes en remporteront quatre chacun avec un écart au général qui descendra jusqu'à trois secondes. Les autres pilotes cèdent déjà le pas et ne parviennent pas à suivre le rythme. L'Alsacien parvient malgré tout à conserver la tête et pointe au soir de la deuxième étape avec un avantage de seulement cinq secondes. Il avait été décidé en avance de phase au sein de l'équipe Citroën qu'il n'y aurait pas de consignes sur le « Rallye des 1000 lacs », d'une part parce que l'avance de la marque française au championnat constructeur lui offre plus de liberté de ce point de vue, et d'autre part pour des raisons éthiques vis-à-vis de Mikko Hirvonen qui court à domicile[280],[281]. C'est donc lors de la dernière journée que la victoire se jouera. Loeb remporte le premier scratch puis deux autres après que son coéquipier ait répliqué, pour porter son avance au général à près de dix secondes avant les deux passages dans Ouninpohja qui clôturent le rallye. Cette spéciale mythique est en quelque sorte un terrain de jeux pour les Scandinaves, qui la connaissent par cœur. Hirvonen remporte logiquement ces deux derniers scratchs mais sans parvenir à distancer suffisamment le champion du monde qui ne concède que trois secondes au total. C'est finalement avec une marge de seulement six secondes et en ayant conservé la tête de bout en bout que Loeb remporte pour la troisième fois de sa carrière le rallye de Finlande[282],[283].

Sur un parcours en grande partie rénové, le rallye d'Allemagne marque le coup d'envoi des manches asphaltes cette saison, surface sur laquelle le champion du monde s'est révélé le plus dominateur depuis l'obtention de son premier titre en 2004. Bien que partie sur un rythme prudent compte tenu du caractère très piégeux des premières spéciales, il signe les trois premiers temps scratchs et prend d'emblée les commandes avec une marge qui frôle déjà les quinze secondes. Hirvonen ne peut suivre le rythme quand Latvala, solide troisième, avoue déjà qu'il ne pourra pas rivaliser avec l'Alsacien. Il accentue encore son avance en assommant la concurrence dans le deuxième passage de Moselland, bien qu'il se dise insatisfait de son temps et de ses trajectoires, et pointe en tête au soir de la première étape avec une avance de plus de 20 secondes sur son plus proche poursuivant Petter Solberg[284],[285]. La deuxième journée est marquée par de fortes précipitations et des changements d'adhérence permanents. Loeb double son avance au général dès le premier chrono et achève de tuer le rallye dans les 40 km de Panzerplatte avec l’impressionnante sortie de route de Solberg. C'est au total cinq pilotes du Top 10 qui partiront à la faute. Le Français n'en commettra aucune et terminera la deuxième étape en tant que solide leader avec une avance de près de deux minutes[286],[287]. Il conclu son rallye par deux scratchs supplémentaires et le gain des trois points de la Power Stage, et signe dans le même temps une neuvième victoire record sur les rives de la Moselle[288],[289],[290].

Le rallye de Grande-Bretagne ne joue pas cette année son rôle traditionnel de manche de clôture du mondial, mais retrouve une date calendaire peu avant l'équinoxe d'automne. Pourtant, les conditions typiques de cette épreuve avec des pistes boueuses et une adhérence précaire et changeante sont au rendez-vous. Ce profil semble mieux convenir aux Ford Fiesta de Jari-Matti Latvala et de Petter Solberg qui prendront rapidement la tête du rallye et signeront in fine la quasi-totalité des temps scratchs. Loeb parvient à accrocher la troisième place à plus de vingt secondes de la tête au soir de la première étape, mais avoue son impuissance avec le matériel dont il dispose et ne pas faire une idée fixe sur la victoire en préférant assurer les points pour le titre[291],[292],[293],[294]. Le lendemain, l'Alsacien signe son premier scratch mais se révèle impuissant face aux Ford dans les deuxièmes boucles et leurs revêtements de boue pommadée. L'écart avec Latvala s'est accentué au soir de la deuxième étape avec plus de trente secondes, mais le champion du monde peut encore espérer reprendre Solberg[295],[296],[297],[298]. Loeb signe d'emblée les deux premiers scratchs de la dernière journée de course et subtilise du même coup la deuxième place du norvégien. Les positions entre les deux hommes changeront encore deux fois pour finalement aboutir à un écart infime d'un dixième en faveur du Français avant le départ de la dernière spéciale. Loeb termine d'un souffle devant Solberg pour le gain de la deuxième marche du podium et consolide ainsi son avance au classement mondial[299],[300],[301].

C'est sur ses terres, au rallye de France-Alsace, que Sébastien Loeb décroche le dernier de ses neufs titres de champion du monde avant de tirer sa révérence pour le monde des circuits.

Le Rallye de France-Alsace marque la première possibilité de la saison d'être mathématiquement sacré champion du monde pour Loeb ainsi que le passage d'un nouveau cap dans la couverture médiatique d'une épreuve du WRC. En effet, la manche française deviendra par cette occasion le premier rallye à être diffusé entièrement en direct à la télévision grâce à d'importants moyens déployés par le groupe Canal+[302],[303]. Seulement septième au terme de la Super Spéciale d'ouverture à Strasbourg, l'Alsacien prend la tête dès le chrono suivant. Compte tenu des conditions détrempées, il adopte un rythme contrôlé avec un choix de pneus prudent et signe quatre temps scratchs dans la première étape malgré un peu de sous-virage. De tous ses adversaires, seul Jari-Matti Latvala, deuxième à treize secondes, est encore dans la course à la victoire[304],[305],[306]. Dès le lendemain, Loeb creuse un écart important dans le premier passage de Pays d'Ormont, la spéciale juge de paix du rallye, et achève l'étape prudemment en raison des conditions piégeuses et du sous-virage persistant sur sa DS3[307],[308],[309]. Crédité d'une avance de près de trente secondes, le Français assure les kilomètres restants de la dernière journée pour finalement s'imposer une deuxième fois dans sa région natale. Ce huitième succès de l'année lui permet de décrocher une nouvelle fois le titre de champion du monde des rallyes, le neuvième de sa carrière et le premier en conservant la tête du classement mondial tout au long de la saison. Une semaine après l'annonce de sa retraite progressive du championnat du monde des rallyes à la fin de la saison 2012, il fête à domicile ce qui pourrait être son dernier sacre dans la discipline. Avec la troisième place de Mikko Hirvonen, les deux pilotes offrent également à Citroën sa huitième couronne chez les constructeurs[310],[311],[312].

Pour la première fois depuis son introduction en championnat du monde, le rallye de Sardaigne se déroule en automne, laissant ainsi augurer des conditions moins sèches et abrasives qu'à l'accoutumée. Tous les titres étant déjà attribués, c'est pour le plaisir que roule Sébastien Loeb. Il prend les commandes de l'épreuve dès la première spéciale et conclu la première étape avec à peine une seconde d'avance sur son coéquipier Mikko Hirvonen, parti sur un gros rythme[313]. Jari-Matti Latvala est quant à lui déjà hors jeux après avoir arraché une roue. Mais la course du nouveau nonuple champion du monde s'arrête nette dès la première spéciale de la deuxième étape lorsque, sorti trop large dans un virage, il tape une pierre et casse la direction de sa Citroën DS3 WRC avant de pouvoir revenir sur la route. Contraint à l'abandon, il fait le choix de ne pas repartir le lendemain dans le cadre du Super Rally[314],[315]. C'est finalement son coéquipier Mikko Hirvonen qui s'impose au terme d'une hécatombe chez tous les autres top pilotes[316],[317].

Le rallye de Catalogne, qui conserve son format mixte terre/asphalte désormais unique au calendrier, marque la fin de la dernière saison complète de Sébastien Loeb. La première étape, entièrement sur terre, est sujette à de très fortes précipitations qui transforment les pistes habituellement arides de la région de Salou en véritable patinoire. Dans ces conditions où plus de la moitié des pilotes de la catégorie WRC sortiront de la route, l'Alsacien avoue que son choix de partir en dernière position était une erreur au regard des prévisions météo qui se sont révélées fausses. Perdant plus de 25 secondes dans la deuxième spéciale, il se contente alors de survivre et d'éviter les pièges jusqu'à la fin de la journée au terme de laquelle il pointera en deuxième position, à près de 30 secondes du jeune norvégien Mads Østberg[318],[319]. La journée du lendemain marque le début des parties asphaltes. Signant le scratch dans El Priorat, la spéciale la plus longue du rallye, l'Alsacien prend rapidement les commandes et dépose Østberg, victime d'un mauvais choix de pneus et d'une sortie de route, à plus d'une minute. Loeb hausse encore son rythme pour se mettre définitivement à l'abris de Jari-Matti Latvala, revenu un instant à moins de vingt secondes, et achève la deuxième étape avec une avance de près d'une demi-minute[320],[321]. Le Français se contente alors d'assurer la dernière journée en se calant sur les temps du finlandais pour finalement s'imposer en Espagne pour la huitième fois consécutive et achever ainsi sa dernière saison complète sur la plus haute marche du podium, celle qu'il aura occupée dans près d'un rallye sur deux[322],[323].

Arrivé au crépuscule de sa carrière, en ayant conservé neuf fois son titre de champion du monde sur les dix saisons complètes auxquelles il aura participé, Sébastien Loeb a désormais les yeux tournés vers le monde des circuits dans lequel l'attendent de nouveaux défis. Citroën a pour sa part choisi d'assurer la relève avec le lieutenant de l'Alsacien cette saison, Mikko Hirvonen, et le retour de l'Espagnol Dani Sordo.

Quatre rallyes pour une saison d'adieu au WRC (2013)[modifier | modifier le code]

Le 27 septembre 2012, lors d'une interview au Mondial de l'automobile de Paris, Sébastien Loeb annonce aux journalistes qu'en 2013 il ne courra pas pour un dixième titre de champion du monde des rallyes.
La Citroën DS3 WRC version 2013, dernière voiture pilotée par Sébastien Loeb en championnat du monde des rallyes. Red Bull, le sponsor des saisons précédentes, a ici laissé la place à une livrée aux couleurs d'Abu Dhabi, dont le partenariat avec Citroën Racing devait permettre à la marque aux chevrons de poursuivre son engagement dans la compétition.

Le 27 septembre 2012, estimant n'avoir plus rien à prouver en rallye, Sébastien Loeb annonce dans le cadre du Mondial de l'automobile de Paris qu'il ne sera pas candidat à sa succession pour le titre mondial en 2013, déclinant ainsi la possibilité offerte par son contrat d'effectuer une dernière saison optionnelle. Les raisons évoquées sont d'une part, comme il en a souvent été question ces dernières années, la lassitude des rallyes, et d'autre part le besoin de passer plus de temps avec sa famille. Il fait également part de son désir de reconversion sur circuit, avec pour ambition de participer au Championnat du monde des voitures de tourisme (WTCC), toujours avec Citroën, à l'horizon 2014. Il opte donc pour un programme partiel très limité en WRC, pour se faire plaisir et continuer à épauler la marque qui l'a fait connaître entre les phases de préparation de son nouveau challenge[324]. Seuls trois à cinq rallyes sont évoqués dans un premier temps, dont le rallye Monte-Carlo et le rallye de Suède[325].

C'est donc pour le plaisir et sans pression vis-à-vis du championnat[326] que Loeb entame sa dernière saison en mondial par le rallye le plus ancien et le plus prestigieux du calendrier : le rallye Monte-Carlo, épreuve qu'il a remporté pour la première fois il y a tout juste dix ans et qui aurait pu devenir sa première victoire l'année précédente sans une erreur logistique de son équipe. Il retrouve également à cette occasion son compatriote et rival Sébastien Ogier qui inaugure le débarquement de la marque allemande Volkswagen en championnat du monde avec la nouvelle Polo R WRC. Mais le duel au sommet annoncé entre les deux hommes tourne court[327]. Bien que le gapençais parvienne à réaliser le temps scratch dès la première spéciale, Loeb prend les commandes du rallye dès le chrono suivant et creuse un écart déjà significatif sur tous ses adversaires. Les conditions météorologiques sont très éprouvantes avec les plus fortes chutes de neige enregistrées depuis la saison 2000, rendant ainsi les conditions d'adhérence précaires et changeantes. Sur ce terrain particulièrement piégeux, Sébastien Loeb fait parler sa longue expérience du rallye et relègue tous ses poursuivant au-delà de la minute dès la fin de la première étape, Ogier lâchant quant à lui plus de 50 secondes rien que sur la quatrième spéciale[328],[329]. L'épreuve est également marquée par de graves problèmes dans le chronométrage des pilotes du fait d'un changement de prestataire, rendant la quasi-totalité des temps intermédiaires erronés. Le lendemain, l'Alsacien commence déjà à relâcher son rythme pour éviter des prises de risque inutiles, mais les deux scratchs supplémentaires qu'il signe en fin d'après-midi lui permettent d'accroître encore son avance au général[330],[331]. Il récidive le troisième jour en remportant deux des trois spéciales au programme grâce à des choix de pneus improbables, et voit sa marge gonflée à près de deux minutes sur Ogier avant l'entame de la dernière étape et le passage dans le mythique Col du Turini[332],[333]. C'est lors de cette dernière journée du rallye que les conditions de route atteindront leur paroxysme, notamment dans la spéciale 14, avec une surface recouverte de neige fondue réduisant le grip des voitures à néant et imposant une vitesse moyenne en course inférieure à celle des reconnaissances. Trois pilotes de tête, dont Jari-Matti Latvala et Juho Hänninen n'y résisteront pas, quand la fin du rallye sera purement et simplement annulée : les spectateurs quittant l'épreuve par la seule route praticable à Sospel empêcheront les ouvreurs d'atteindre les spéciales. Évitant les derniers pièges, Sébastien Loeb signera finalement la moitié des temps scratchs avant de remporter l'épreuve[334],[335],[336]. Il porte ainsi son record à sept victoires au Monte-Carlo et rejoint Markku Alén et Carlos Sainz dans le cercle très fermé des pilotes ayant remporté au moins un rallye sur douze saisons différentes. Il annonce néanmoins que ce nouveau succès, qui le place une fois encore en tête du classement mondial, ne remet nullement en question sa décision de quitter le monde du rallye sans se soucier du titre cette saison, privilégiant ainsi son programme de reconversion sur circuit[337].

C'est un défi que souhaite se lancer Sébastien Loeb en choisissant de s'engager pour le rallye de Suède, épreuve sur laquelle il a souvent manqué de réussite et dont les pistes sur terre enneigée ne constituent pas sa surface de prédilection. L'histoire semble cette fois encore se répéter : l'Alsacien rate la manche qualificative et hérite d'une position de départ peu optimale pour la première journée de course. Pensant à tort que son temps assez décevant provenait d'un mauvais réglage sur sa DS3, il en fait modifier entièrement le Set Up par ses ingénieurs. Ce choix malheureux aura pour conséquence un comportement très sous-vireur de sa voiture, réduisant significativement l’efficacité de son pilotage. Il parvient néanmoins à limiter partiellement les dégâts et accroche de justesse la deuxième place au soir de la première étape, mais avec un retard déjà conséquent de plus de 30 secondes sur Sébastien Ogier[338],[339]. Le lendemain, bénéficiant d'une position de départ similaire à celle de ses rivaux et Citroën ayant rétablie la configuration d'origine de la DS3, Loeb signe ses premiers scratchs en spéciale et commence peu à peu à revenir sur Ogier au prix d'une prise de risque conséquente[340],[341]. Estimant l'écart restant trop important pour la distance à parcourir et devant également penser aux points du championnat constructeur, il décide de stopper son attaque dans la dernière étape et se contente de la deuxième place finale[342],[343]. Au cours de l'épreuve, Loeb trahit plusieurs fois son manque de motivation, sa lassitude du WRC et son impatience à entamer au plus vite sa reconversion sur circuit dans le cadre de son programme en FIA GT Series[344].

La prise de distance du Français vis-à-vis du monde des rallyes est désormais effective, et le championnat du monde se poursuit sans la présence du pilote qui a marqué la discipline au cours des dix dernières années. Les deux premières manches sur terre de la saison 2013 organisées consécutivement à la Suède ont suffi à démontrer à quel point l'ère Loeb a bouleversé le panorama du mondial. Avec la retraite de Petter Solberg, le rallye du Mexique 2013 est ainsi devenu le premier rallye depuis l'atypique rallye de Côte d'Ivoire 1992 au cours duquel aucun champion du monde n'a pris le départ. Le doyen des Top pilotes est désormais Mikko Hirvonen, âgé de 32 ans seulement, ce qui laisse le WRC dans une situation totalement inédite où la grande majorité des équipages jouant la victoire ne sont pas encore trentenaires, et le gros du plateau constitué de pilotes en cours d'apprentissage. C'est également ce qui semble être la fin d'une autre ère avec la mise en difficulté de Citroën au championnat face au nouvel arrivant Volkswagen, disposant de moyens plus de deux fois supérieurs. La Polo R WRC semble en effet bien née et, de l'avis des pilotes, presque intouchable malgré son jeune âge[345],[346]. Quand la firme allemande semble donner l'impression de signer des chèques en blanc à ses équipes de recherche et développement, Citroën Racing se voit au contraire rattraper par les difficultés économiques de sa maison mère PSA, dont la part dans le budget totale de son programme WRC est passé de 75 % à 40 %[347].

C'est à la demande expresse de son employeur, et seulement deux semaines après l'épreuve GT de Zolder, que Sébastien Loeb s'engage pour le rallye d'Argentine, l'Amérique du Sud étant un marché très important pour la marque aux chevrons. Conscient de l'avance technologique du concurrent allemand, du handicap consécutif à son absence de roulage sur terre en compétition depuis près de 6 mois et de la nécessité de se reconstruire une motivation malgré son engagement sur circuit, l'Alsacien annonce n'avoir pour objectif que de rapporter quelques points constructeurs pour Citroën[348],[349]. Le champion du monde ne réitère cette fois-ci pas la même erreur qu'en Suède et décroche la deuxième place de la manche qualificative, lui permettant ainsi de bénéficier de conditions de route optimales. Dès la toute première spéciale, il avoue se sentir rouillé et éprouve des difficultés à retrouver le rythme et les sensations des rallyes terres. Il se plaint également d'un comportement trop sous-vireur de sa DS3 et demande à changer les réglages. Les Polo R WRC du rival Volkswagen commencent à creuser l'écart. Lors de la deuxième boucle de la première étape, l'Alsacien se trompe de choix de pneus en optant pour des gommes dures puis est victime d'une averse juste avant la ligne d'arrivée de la quatrième spéciale. Il parvient malgré tout à limiter les dégâts et pointe en deuxième position du classement général au soir de la première journée, à environ seize secondes du leader du championnat du monde Sébastien Ogier[350],[351]. Loeb retrouve peu à peu son rythme d'antan et décide d'attaquer fort dès l'entame de la deuxième étape. Alors en tête dans les temps intermédiaires de la sixième spéciale, il commet une petite faute en sortant un peu large dans un virage et lâche encore 1,4 secondes à son compatriote. Mais la prochaine tentative sera la bonne. Loeb hausse encore son rythme dans la spéciale 7. Il est crédité de plus de 6 secondes d'avance dans les temps intermédiaires à mi-parcours lorsque Ogier part à la faute sous la pression de l'Alsacien en faisant un tout droit dans un virage boueux. Le frein à main de la Polo R WRC ne répondant plus, le gapençais perd plus de 40 secondes dans la mésaventure. Loeb, alors solide leader, accroît encore son avance de près d'une minute en signant deux temps scratchs supplémentaires avant la fin de la deuxième étape[352],[353]. Il se contente finalement de caler son rythme sur celui de ses adversaires lors de la dernière journée pour assurer sereinement une huitième victoire consécutive en Argentine depuis 2005 pour son dernier rallye terre en mondial[354],[355].

Du 30 mai au 1er juin 2013, Sébastien Loeb participe pour la deuxième année consécutive au rallye du Chablais, comptant pour le championnat national suisse, cette fois-ci en compagnie de son épouse Séverine. Toujours au volant de sa Citroën DS3 WRC, il remporte facilement l'épreuve avec plus de sept minutes d'avance sur le pilote local Nicolas Althaus en signant comme l'année précédente le meilleur temps de toutes les spéciales au programme[356],[357].

En championnat du monde, l'équipe Citroën Racing continue de souffrir en l'absence de son pilote vedette, avec de nouveaux résultats décevants au rallye de l'Acropole et au rallye de Sardaigne. Sébastien Ogier et Volkswagen prennent le large dans les deux championnats à la mi-saison, et les deux pilotes officiels de la marque aux chevrons, Mikko Hirvonen et Dani Sordo, comptent toujours moins de points que Sébastien Loeb au classement général, alors que ce dernier n'a participé qu'à trois rallyes sur sept. Cet état de fait contribue à invalider les thèses de quelques détracteurs qui affirmaient que le palmarès de l'Alsacien tenait en grande partie à la supériorité des voitures Citroën et au bridage volontaire de ses coéquipiers par l'écurie française. Au moment où la marque aux chevrons et le champion du monde officialisent enfin leur engagement mutuel en WTCC dès la saison 2014, le directeur de la branche sportive du groupe Yves Matton indique dans une interview qu'il espère faire revenir Sébastien Loeb pour une ou deux manches supplémentaires afin d'aider l'équipe au championnat constructeur[358]. Le rallye d'Allemagne et le rallye de Catalogne, deux épreuves asphaltes, seraient ainsi évoqués mais le principal intéressé fait taire la rumeur en invoquant son emploi du temps trop chargé qui l'obligerait à concourir dans ces rallyes sans participer aux reconnaissances[359]. Cette demande sonne comme un désaveu pour Mikko Hirvonen et Dani Sordo, dont les nombreuses déconvenues ainsi que la suppression des handicaps sur les rallyes terres ouvrent un boulevard à Sébastien Ogier pour les saisons à venir. Dans le même temps, la supériorité des Polo R WRC se confirme rallye après rallye. D'habitude toujours sur la réserve, le pilote finlandais avoue sans détours son impuissance lors du rallye d'Australie : « La VW est trop forte. Il n'y a rien à faire »[360], quand Guy Fréquelin, ancien directeur de la branche sportive de Citroën, met également en lumière les différences de moyens entre les deux constructeurs[361].

Le rallye de France-Alsace 2013 marque le jubilé de Sébastien Loeb qui met fin sur ses terres à sa carrière en championnat du monde débutée en 1999. Le contexte peut sembler explosif puisqu'il y retrouve son compatriote Sébastien Ogier, privé du titre pour un point aux antipodes et décidé à viser à tout prix la victoire en France afin d'éviter que son sacre annoncé ne perde toute valeur médiatique[362]. Pour sa part, l'Alsacien est conscient des limites consécutives à son absence de l'univers du WRC au cours des six derniers mois, notamment concernant son acclimatation à l'asphalte du championnat du monde qu'il n'a plus pratiqué depuis le rallye Monte-Carlo. Il annonce ainsi n'avoir aucun objectif particulier pour son dernier engagement, autre que celui de remercier ses supporters[363],[364]. La préparation de son dernier rallye ne se passe également pas dans les meilleures conditions. La modification en cours de saison du calendrier des FIA GT Series, pour permettre l'organisation de l'épreuve de clôture à Bakou en Azerbaïdjan, engendra le déplacement du meeting de Navarra au week-end précédent le rallye d'Alsace[365]. Ce bouleversement contraignit Loeb à condenser la semaine de travail habituellement nécessaire pour aborder sereinement une manche du mondial en une seule journée d'essais, organisée dans les environs du Ménil le lundi 30 septembre 2013, dès le lendemain de ses deux victoires en Espagne[366]. Mais l'arrivée tardive du champion du monde sur place, en raison de l'atterrissage en catastrophe de son hélicoptère la veille pour cause de mauvais temps, ainsi que son départ précipité en fin d'après-midi pour se rendre à l'inauguration d'un complexe sportif qui portera son nom dans sa ville natale d'Haguenau, écourteront cette unique séance de préparation[367],[368]. C'est à partir seulement du jour suivant que le pilote français pu commencer à se concentrer sur son rallye avec l'entame des reconnaissances, au cours desquelles il fut régulièrement sollicité par de nombreux curieux. Contraint de s'élancer en septième position dans l'ordre de passage des spéciales en raison de son classement symbolique au championnat pilote, son inquiétude se porte alors sur les conditions météorologiques annonçant de la pluie dès la première étape, lui engendrant ainsi un handicap difficilement surmontable compte tenu de la boue qui pourrait être ramenée sur la route par les premiers partis[369],[370]. Une fois n'est pas coutume, c'est la Super Spéciale organisée à Strasbourg en tant que coup d'envoi du rallye qui fait office de Power Stage. Sébastien Ogier parvient à engranger le point qui lui manquait pour être sacré champion du monde quand Loeb lâche d'entrée près de trois secondes à la suite de quelques erreurs dans les passages serrés[371],[372]. Il impressionne le lendemain lors de la première étape en signant les trois temps scratchs de la matinée alors qu'il chaussait des gommes dures dans des conditions humides. Il cède néanmoins lors de l'après-midi les commandes de l'épreuve au jeune pilote belge Thierry Neuville, auteur d'un choix de pneus risqué mais finalement payant, et pointe en quatrième position au soir de la première journée[373],[374]. La deuxième étape commence mal pour l'Alsacien et voit les conditions de route se dégrader à mesure que la pluie s'intensifie. Victime de survirage avec sa DS3, il perd plus de quinze secondes sur les deux premières spéciales et avoue que les réglages choisis lors de sa courte séance d'essais du lundi ne sont pas judicieux. L'assistance de la mi-journée ne lui permet toujours pas de trouver le bon équilibre, la prise en main de sa voiture n'est toujours pas bonne et lui fait perdre confiance dans les parties rapides. La crevaison dont est victime Neuville, alors en tête, lui permet cependant de garder le contact avec la première place avant l'entame de la dernière étape[375],[376]. C'est finalement lors de la première spéciale de cette dernière journée que la carrière de Sébastien Loeb en championnat du monde des rallyes s'achève. Après avoir annoncé la veille qu'il tenterait tout pour s'imposer malgré le mauvais comportement de sa voiture, il en perd finalement le contrôle à peine quelques centaines de mètres après le départ, dans un long virage à droite. L'arrière de la DS3 décroche subitement et l'équipage part en tonneaux. L'Alsacien se dit désolé pour les supporters qui s'étaient déplacés pour le voir, mais également déçu de ne pas avoir rallié l'arrivée prévue dans les rues de sa ville natale d'Haguenau[377],[378]. Une cérémonie est organisée en son honneur au Zénith de Strasbourg devant plus de six mille personnes.

Un mois après sa dernière apparition en mondial, Sébastien Loeb s'engage pour la première fois de sa carrière sur une épreuve belge dans le cadre de la quarantième édition du rallye du Condroz-Huy, manche de clôture du championnat de Belgique 2013. L'opération s'est construite avec l'implication de plusieurs partenaires, dont la filiale Bénélux de Citroën, la marque de bière Gordon, le manufacturier Michelin ainsi que le Motor Club de Huy[379]. Au volant d'une Citroën DS3 WRC, le Français est copiloté par son épouse Séverine, tandis que son partenaire de toujours Daniel Elena doit faire équipe sur une Xsara WRC avec le directeur de Citroën Racing Yves Matton, originaire de la région. Loeb remporte facilement l'épreuve en signant le temps scratch dans toutes les spéciales excepté la dernière et s'impose avec plus de six minutes d'avance sur son poursuivant direct Xavier Bouche. Matton termine à la troisième place et permet à Citroën de réaliser un triplé à partir des trois voitures championnes du monde de la marque[380],[381].

Rallye de Monte-Carlo en WRC (2015)[modifier | modifier le code]

En janvier 2015, à l'occasion du Rallye de Monte-Carlo, Sébastien Loeb revient en rallye WRC. Il termine 8e.

Sébastien Loeb sur ses terres au rallye de France-Alsace 2013, lors de sa dernière apparition en championnat du monde. Citroën décida pour l'occasion d'orner sa DS3 d'une livrée couleur noire et or reprenant les principaux records de la carrière de son pilote vedette.

Palmarès en rallye[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Saison Titre Voiture Équipe
1999 Trophée Citroën Saxo Kit Car Citroën Saxo Kit Car Drapeau : France Privé
2000 Champion de France des Rallyes Terres 2 roues motrices Citroën Saxo Kit Car Drapeau : France Privé
2001 Champion de France des Rallyes Citroën Xsara Kit-Car Drapeau : Espagne Piedrafita Sport
2001 Champion du monde des Rallyes Junior Citroën Saxo VTS S1600 Drapeau : France Automobiles Citroën
2004 Champion du monde des Rallyes Citroën Xsara WRC Drapeau : France Citroën Total
2005 Champion du monde des Rallyes Citroën Xsara WRC Drapeau : France Citroën Total
2006 Champion du monde des Rallyes Citroën Xsara WRC Drapeau : Belgique Kronos Total Citroën World Rally Team
2007 Champion du monde des Rallyes Citroën C4 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team
2008 Champion du monde des Rallyes Citroën C4 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team
2009 Champion du monde des Rallyes Citroën C4 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team
2010 Champion du monde des Rallyes Citroën C4 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team
2011 Champion du monde des Rallyes Citroën DS3 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team
2012 Champion du monde des Rallyes Citroën DS3 WRC Drapeau : France Citroën Total World Rally Team

Victoires[modifier | modifier le code]

Résultats en rallye[modifier | modifier le code]

Résultats complets en championnat du monde des rallyes[modifier | modifier le code]

Saison Équipe Départs Victoires Podiums Scratchs Abandons Points Classement final
1999 Drapeau : France Équipe de France FFSA 3 0 0 0 1 0 -
2000 Drapeau : France Équipe de France FFSA 4 0 0 0 1 0 -
2001 Drapeau : France Automobiles Citroën 8 0 1 4 1 6 14e
2002 Drapeau : France Automobiles Citroën
Drapeau : Espagne Piedrafita Sport
9 1 2 19 2 18 10e
2003 Drapeau : France Citroën Total 14 3 7 38 3 71 2e
2004 Drapeau : France Citroën Total 16 6 12 65 2 118 1er
2005 Drapeau : France Citroën Total 16 10 13 129 2 127 1er
2006 Drapeau : Belgique Kronos Total Citroën World Rally Team 12 8 12 86 0 112 1er
2007 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 16 8 13 102 2 116 1er
2008 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 15 11 13 116 1 122 1er
2009 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 12 7 9 88 1 93 1er
2010 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 13 8 12 96 0 276 1er
2011 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 13 5 9 65 2 222 1er
2012 Drapeau : France Citroën Total World Rally Team 13 9 10 72 2 270 1er
2013 Drapeau : France Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team 4 2 3 21 1 68 8e
2015 Drapeau : France Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team 1 0 0 5 0 6 en cours
Total 169 78 116 906 21 1625 9 titres

Résultats détaillés en championnat du monde des rallyes[modifier | modifier le code]

Saison Rallye Points Classement final
1999 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
KEN
Drapeau : Kenya
POR
Drapeau : Portugal
ESP
Drapeau : Espagne
FRA
Drapeau : France
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
FIN
Drapeau : Finlande
CHN
Drapeau : République populaire de Chine
ITA
Drapeau : Italie
AUS
Drapeau : Australie
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
0 -
- - - - Ab.1 19e - - - - - 21e - -
Gr. A6 Ab.1 1er 1er N/A N/A
2000 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
KEN
Drapeau : Kenya
POR
Drapeau : Portugal
ESP
Drapeau : Espagne
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
FIN
Drapeau : Finlande
CYP
Drapeau : Chypre
FRA
Drapeau : France
ITA
Drapeau : Italie
AUS
Drapeau : Australie
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
0 -
- - - - - - - - Ab.2 - 9e 10e - 38e
Gr. A6 Ab.2 1er N/A N/A
2001 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
POR
Drapeau : Portugal
ESP
Drapeau : Espagne
ARG
Drapeau : Argentine
CYP
Drapeau : Chypre
GRE
Drapeau : Grèce
KEN
Drapeau : Kenya
FIN
Drapeau : Finlande
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
ITA
Drapeau : Italie
FRA
Drapeau : France
AUS
Drapeau : Australie
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
6 14e
15e Ab.2 - 15e - - 19e - 28e - 2e 13e - 15e
JWRC 1er 1er 1er - 1er 1er 50 1er
Gr. A6 2e Ab.2 N/A N/A
2002 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
CYP
Drapeau : Chypre
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
KEN
Drapeau : Kenya
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
ITA
Drapeau : Italie
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
AUS
Drapeau : Australie
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
18 10e
2e 17e - Ab.1 - - 7e 5e 10e 1er - - 7e Ab.2
2003 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
TUR
Drapeau : Turquie
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
CYP
Drapeau : Chypre
GER
Drapeau : Allemagne
FIN
Drapeau : Finlande
AUS
Drapeau : Australie
ITA
Drapeau : Italie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
71 2e
1er 7e Ab.4 4e Ab.1 Ab.2 3e 1er 5e 2e 1er 13e 2e 2e
2004 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
CYP
Drapeau : Chypre
GRE
Drapeau : Grèce
TUR
Drapeau : Turquie
ARG
Drapeau : Argentine
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
JPN
Drapeau : Japon
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
ITA
Drapeau : Italie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
AUS
Drapeau : Australie
118 1er
1er 1er Ab.2 4e 1er 2e 1er 2e 4e 1er 2e 2e 2e 2e Ab.2 1er
2005 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
ITA
Drapeau : Italie
CYP
Drapeau : Chypre
TUR
Drapeau : Turquie
GRE
Drapeau : Grèce
ARG
Drapeau : Argentine
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
JPN
Drapeau : Japon
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
AUS
Drapeau : Australie
127 1er
1er Ab.2 4e 1er 1er 1er 1er 1er 1er 2e 1er 3e 2e 1er 1er Ab.1
2006 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
ESP
Drapeau : Espagne
FRA
Drapeau : France
ARG
Drapeau : Argentine
ITA
Drapeau : Italie
GRE
Drapeau : Grèce
GER
Drapeau : Allemagne
FIN
Drapeau : Finlande
JPN
Drapeau : Japon
CYP
Drapeau : Chypre
TUR
Drapeau : Turquie
AUS
Drapeau : Australie
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
112 1er
2e 2e 1er 1er 1er 1er 1er 2e 1er 2e 1er 1er - - - -
2007 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
NOR
Drapeau : Norvège
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
ITA
Drapeau : Italie
GRE
Drapeau : Grèce
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
ESP
Drapeau : Espagne
FRA
Drapeau : France
JPN
Drapeau : Japon
IRL
Drapeau : Irlande
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
116 1er
1er 2e 14e 1er 1er 1er Ab.1 2e 3e 1er 2e 1er 1er Ab.1 1er 3e
2008 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
ARG
Drapeau : Argentine
JOR
Drapeau : Jordanie
ITA
Drapeau : Italie
GRE
Drapeau : Grèce
TUR
Drapeau : Turquie
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
ESP
Drapeau : Espagne
FRA
Drapeau : France
JPN
Drapeau : Japon
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
122 1er
1er Ab.2 1er 1er 10e 1er 1er 3e 1er 1er 1er 1er 1er 3e 1er
2009 IRL
Drapeau : Irlande
NOR
Drapeau : Norvège
CYP
Drapeau : Chypre
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
ITA
Drapeau : Italie
GRE
Drapeau : Grèce
POL
Drapeau : Pologne
FIN
Drapeau : Finlande
AUS
Drapeau : Australie
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
93 1er
1er 1er 1er 1er 1er 4e Ab.1 7e 2e 2e 1er 1er
2010 SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
JOR
Drapeau : Jordanie
TUR
Drapeau : Turquie
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
POR
Drapeau : Portugal
BUL
Drapeau : Bulgarie
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
JPN
Drapeau : Japon
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
276 1er
2e 1er 1er 1er 3e 2e 1er 3e 1er 5e 1er 1er 1er
2011 SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
JOR
Drapeau : Jordanie
ITA
Drapeau : Italie
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
AUS
Drapeau : Australie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
222 1er
6e 1er 2e 3e 1er 1er 2e 1er 2e 10e Ab.2 1er Ab.3
2012 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
FRA
Drapeau : France
ITA
Drapeau : Italie
ESP
Drapeau : Espagne
270 1er
1er 6e 1er Ab.1 1er 1er 1er 1er 1er 2e 1er Ab.1 1er
2013 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
ITA
Drapeau : Italie
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
AUS
Drapeau : Australie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
68 8e
1er 2e - - 1er - - - - - Ab.1 - -
2015 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
ARG
Drapeau : Argentine
POR
Drapeau : Portugal
ITA
Drapeau : Italie
POL
Drapeau : Pologne
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
AUS
Drapeau : Australie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
6 en cours
8e - - - - - - - - - - - -
Motifs des abandons :

1. Sortie de route, accident, tonneau(x)
2. Mécanique, moteur
3. Collision sur liaison
4. Panne d'essence

Résultats détaillés en championnat de France des Rallyes Terres[modifier | modifier le code]

Saison Groupe Voiture Catégorie 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Points Classement final
2000 A6 Citroën Saxo Kit-Car Générale AUX
6
AUV
4
PRO
Ab.
DIO
5
LAN
3
DRA
4
COR
3
CAR
4
VAU
Ab.
132 3e
2 Roues Motrices AUX
1
AUV
1
PRO
Ab.
DIO
1
LAN
1
DRA
1
COR
1
CAR
1
VAU
Ab.
1er
2001 A6 Citroën Saxo T4 Générale AUX
5
AUV
PRO
DIO
LAN
COR
CAR
VAU
20 45e
A6 AUX
1
AUV
PRO
DIO
LAN
COR
CAR
VAU
N/A

Résultats détaillés en championnat de France des Rallyes (Asphaltes)[modifier | modifier le code]

Saison Groupe Voiture 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Points Classement final
1997 N2 Peugeot 106 Rallye LYC TDC ROC ROU MBL LIM TOU ANT CDC
194
VAR 5 ?
1998 A6 Citroën Saxo Kit-Car LYC ALV
DSQ
TDC LIM ROU MBL TOU
81
ANT CDC VAR 13 51e
1999 A6 Citroën Saxo Kit-Car LYC TDC
191
ALV
31
LIM
83
ROU
51
MBL TOU
Ab.
ANT CDC VAR
Ab.
62 9e
2000 A7 Renault Maxi Megane LYC TOU ALV LIM ROU
42
MBL
54
67 8e
A8 Toyota Corolla WRC TDC
99
ANT CDC
A7 Citroën Xsara Kit-Car VAR
11
2001 A7 Citroën Xsara Kit-Car LYC
11
TLR
11
ALV
11
LIM
11
ROU
Ab.
MBL
11
TOU
Ab.
ANT
11
CDC VAR 180 1er
2008 A6 Citroën C2 S1600 LYC ALV LIM ROU MBL TOU CDC VAR
31
0 n.c.
2009 A8 Citroën C4 WRC LYC ALV LIM ROU MBL TOU CDC VAR
11
0 n.c.
2014 A8 Citroën DS3 WRC TOU LYC LIM ANT ROU MBL CDC VAR
11
0 n.c.
Légende :

1 2 3 ... – Indique le classement dans la catégorie concernée

Carrière sur circuit[modifier | modifier le code]

Formule France (2002)[modifier | modifier le code]

Invité par la fédération française à participer à la manche d'ouverture de la Coupe de France FFSA de Formule France 2002, organisée début avril dans le cadre des Coupes de Pâques, Sébastien Loeb signa la pôle position et remporta la course en enregistrant au passage un nouveau record du tour[382],[383].

24 Heures du Mans (2005-2006)[modifier | modifier le code]

La Pescarolo C60 numéro 17 pilotée par Sébastien Loeb lors de l'édition 2006 des 24 Heures du Mans, ici aux mains de son coéquipier Franck Montagny lors des essais préliminaires du 4 juin.
  • Sébastien Loeb participe pour la première fois aux 24 Heures du Mans lors de l'édition 2005 sur invitation de l'équipe Pescarolo Sport[384]. Cette collaboration fut largement rendu possible par l'investissement significatif de la marque PlayStation, leur sponsor commun, et par la bénédiction de Citroën Sport. Engagé en catégorie LMP1 sur la Pescarolo C60-Judd numéro 17 aux côtés de ses compatriotes Éric Hélary et Soheil Ayari, il atteint la deuxième place des qualifications derrière la seconde voiture de l'écurie sarthoise. Ayari, qui assure le premier relais, conserve son rang à l'issue du départ et creuse peu à peu l'écart sur ses poursuivants avant de se faire percuter en milieu d'après-midi par la Panoz Esperante de Patrick Bourdais. Direction endommagée, il se voit contraint de regagner les stands et cède le volant à Éric Hélary qui reprend la course en septième position. Le pilote parisien est finalement victime d'une crevaison et rétrograde à la neuvième place. Loeb entame son premier relais aux alentours de 21 h et rend la voiture en sixième position après soixante-quinze minutes de roulage. Peu avant minuit, Soheil Ayari se retrouve une nouvelle fois victime d'un accrochage contre la Dallara SP1 numéro 8. Les dégâts sont cette fois-ci plus importants, obligeant les mécaniciens à procéder au changement de la plupart des pièces composant la silhouette. Désormais quatorzième, à plus de dix tours de l'Audi R8 numéro 3 de Tom Kristensen occupant la tête, le trio Loeb-Hélary-Ayari réalise malgré tout la meilleure moyenne horaire de la nuit et se concentre sur la conquête d'une place d'honneur. Après être remontés jusqu'en cinquième position, les trois hommes voient finalement leur course s'achever vers 11 h 30 sur un nouvel incident frappant le relais d'Ayari. Victime d'une crevaison à l'avant droit, le pilote savoyard perd le contrôle de la voiture dans une chicane et sort de la piste. Bien qu'étant revenu aux stands au ralenti, Henri Pescarolo opte pour l'abandon compte tenu des dégâts constatés[385],[386].
  • Sébastien Loeb renouvelle sa collaboration avec Pescarolo Sport pour l'édition 2006 des 24 Heures du Mans, toujours au volant de la C60-Judd numéro 17, et avec Éric Hélary et Franck Montagny comme coéquipiers. Il remporte initialement le Test du Mans (2e en 2005) après avoir terminé deuxième du Test du Paul-Ricard en mars avec Jean-Christophe Boullion, Emmanuel Collard, Érik Comas et Hélary[387]. Parti quinze jours plus tard de la quatrième position sur la grille de départ, l'équipage tricolore peine à suivre la cadence imposée par les nouvelles Audi R10 à moteur diesel. Mais c'est à la tombée de la nuit que le classement général se retrouve significativement modifié. La voiture de tête du septuple vainqueur de l'épreuve Tom Kristensen rencontre des problèmes d'injection l'immobilisant aux stands pendant vingt minutes et cède les commandes à l'autre Prototype de la marque aux anneaux. Héritière de la deuxième place, la Pescarolo C60 numéro 16 en abandonnera quant à elle plus de quatre-vingt-dix quelques heures plus tard en raison de coupures moteur à répétition. Désormais titulaire de la seconde position à deux tours de l'Audi R10 numéro 8, la Pescarolo numéro 17 de Loeb perd définitivement le contact avec sa rivale aux alentours de 1H30 lorsque Montagny est victime d'une sortie de piste. Bloqué dans un bac à sable, le pilote doit attendre l'aide des commissaires qui lui donneront l'élan nécessaire pour repartir. La voiture de l'écurie sarthoise parviendra néanmoins à conserver son rang et à contrôler la remontée de l'Audi numéro 7, permettant ainsi au double champion du monde des rallyes de décrocher le premier podium de sa carrière dans une course internationale disputée sur circuit[388].
  • Il renonce à participer l'année suivante aux 24 Heures du Mans 2007 en raison de son bras toujours affaibli par son accident de moto de l'été 2006.
  • Des rumeurs avaient ensuite régulièrement fait surface quant à son possible retour dans l'épreuve reine de la course d'endurance, notamment par l'intermédiaire de l'équipe Peugeot Sport qui relançaient à cette époque un programme de Sport-Prototypes avec la Peugeot 908 HDi FAP et dont il est très proche (groupe PSA). Son agenda sportif très chargé et son envie de partager du temps avec sa famille lui ont fait refuser cette occasion en 2010 et 2011[389], avant que l'écurie française ne mettent un terme à son engagement au Mans[390],[391].
  • Sébastien Loeb devait faire son retour aux 24 Heures du Mans en 2013 en catégorie LMP2 au sein de sa propre équipe SLR, qui fit l'acquisition l'année précédente d'une Oreca 03-Nissan en vue de participer au championnat European Le Mans Series[392]. L'écurie du nonuple champion du monde des rallyes déclina finalement l'invitation de l'Automobile Club de l'Ouest à cause du désistement d'un partenaire financier du projet[393],[394],[395]. Le budget manquant ne leur aurait pas permis de jouer les avant-postes pendant la compétition[396].

Formule 1 (2007-2008)[modifier | modifier le code]

L'Alsacien a eu l'occasion de tester une Formule 1 à deux reprises. La première fois à l'occasion d'un échange avec la Renault de Heikki Kovalainen fin 2007 dans le cadre d'une opération promotionnelle réalisée par le sponsor commun Total. La seconde occasion a eu lieu dans le cadre d'une vraie séance d'essai F1. Invité par l'écurie Red Bull Racing à participer à une séance fin 2008, la boisson énergétique autrichienne étant également son sponsor principal en Rallye, Loeb va réaliser le 8e chrono de sa journée au volant de la RBR Renault[397]. Plusieurs observateurs (membres d'écuries notamment) présents ce jour-là ne manqueront pas de saluer la performance du Français. Les spéculations sur sa possible reconversion en F1 sont ensuite allées bon train, mais Loeb les a démenties en invoquant son âge (34 ans à ce moment), et certaines douleurs au cou dans les courbes rapides, n'étant pas spécifiquement entraîné pour un pilotage sur circuit.

Il fut question qu'il participe au dernier Grand Prix de la saison 2009 de Formule 1 à Abou Dabi sur une Toro Rosso, mais la FIA lui refusa in fine l'obtention de la super-licence, indispensable pour piloter une Formule 1 en course officielle.

GT Tour (2008-2014)[modifier | modifier le code]

Sébastien au Grand Prix automobile de Pau 2012 au volant d'une Porsche 997 GT3
  • C'est en septembre 2008, dans le cadre de la pénultième manche de la Super Série FFSA organisée sur le Circuit d'Albi, que Sébastien Loeb prend part à la toute première compétition GT de sa carrière. Associé à Jean-Pierre Champeau au volant d'une Porsche 997 RSR de l'écurie Pro GT by Alméras, il termine troisième de la catégorie GT2 lors de la première course tandis que son équipier fut contraint à l'abandon lors de la deuxième manche. Il profite également du même week-end pour s'engager dans les deux épreuves de la Porsche Carrera Cup France au programme. Il se classera septième de la première puis abandonnera dans le premier tour de la seconde.
  • Sébastien Loeb réitère son engagement annuel en Super Série FFSA pour le vingtième anniversaire du Circuit du Val de Vienne en juin 2010. Au volant d'une Ferrari F430 GT3 Scuderia de l'écurie Sport Garage, il retrouve son ami Jean-Pierre Champeau dans le rôle d'équipier. Les deux hommes achèveront les deux courses du week-end en quatorzième et neuvième position.
  • Deux semaines avant l'obtention de son huitième sacre mondial en WRC, Sébastien Loeb participe en octobre 2011 à la finale du GT Tour disputée sur le Circuit Paul Ricard. Associé à l'ancien champion de la discipline Bruno Hernandez à bord d'une Ferrari 458 Italia GT3 préparée par la structure italienne AF Corse, il termine respectivement neuvième et cinquième des deux courses GT du week-end. Engagé parallèlement dans les épreuves de Porsche Carrera Cup France, il inscrit deux podiums derrière Kévin Estre, vainqueur du championnat.
  • Le 9 juin 2012, dans le cadre du dixième anniversaire du Festival auto-moto, Sébastien Loeb inaugure un virage qui portera son nom sur le circuit de l'Anneau du Rhin à Biltzheim[398]. Il prendra ensuite la piste à bord d'une Porsche GT3 Carrera Cup de son écurie.
Une MitJet 2L du Sébastien Loeb Racing utilisée lors du Grand Prix automobile de Pau 2012
  • Le weekend du 14 juillet 2012, Loeb participe également à une manche du championnat MitJet Series 2L à Magny-Cours, toujours dans le cadre du GT Tour[399].
  • Les 27 et 28 octobre 2012, Sébastien Loeb participe à la finale du Championnat de France FFSA GT 2012 sur le circuit du Castellet à bord d'une McLaren MP4-12C alignée par son écurie et avec Gilles Vannelet pour équipier. Le duo accroche la troisième marche du podium lors des deux courses au programme[400].
  • Du 17 au 20 mai 2013, Sébastien Loeb s'engage à nouveau pour une manche Mitjet Series 2L, mais cette fois-ci dans un meeting hors championnat, en levée de rideau du Grand Prix automobile de Pau 2013. C'est l'occasion pour lui de se confronter à nouveau à Jean-Philippe Dayraut, quadruple vainqueur du Trophée Andros et créateur du concept Mitjet. L'Alsacien signe la pôle position de la première course du dimanche matin avec plus de 4 dixièmes d'avance sur son adversaire[401]. Les deux hommes seront roues dans roues pendant la totalité de la course. Dayraut l'emporte in extremis devant Loeb sur une piste détrempée pour moins de deux dixièmes[402]. La revanche a lieu lors de la deuxième course du dimanche après-midi. L'Alsacien part deuxième de la grille mais parvient à prendre le meilleur départ et passe en tête au premier virage. Il ne lâchera sa première place à Dayraut que très ponctuellement lorsque les deux hommes reviennent sur le retardataire Édouard Hery et que ce dernier perd le contrôle de sa voiture juste devant Loeb, bloquant ainsi le champion du monde des rallyes. Dayraut, auteur du meilleur tour en course, rendra sportivement la place perdue à Loeb qui s'imposera de justesse[403]. Le lendemain, lundi de Pentecôte, Dayraut part à nouveau en pôle position lors de la course du matin, suivi de Sébastien Loeb. Mais l'issue sera cette fois-ci à sens unique. Le toulousain parvient à s'imposer avec un écart significatif de près de 3 secondes sur Loeb qui terminera deuxième et ne parviendra jamais à inquiéter son adversaire. L'explication est donnée par Dayraut à l'arrivée de la course. Celui-ci, en sa qualité de créateur du championnat Mitjet, testait des réglages de pression de pneus différents sur sa voiture afin de démontrer son potentiel, ce qui selon ses dires lui donnait un avantage significatif[404]. La quatrième et dernière course prévue le lundi après-midi se fera sans Sébastien Loeb à cause du retard accumulé dans le programme de la journée par les autres compétitions. Le champion du monde devra ainsi quitter Pau avant le départ pour ne pas manquer son avion.
  • Du 6 au 8 septembre 2013, Sébastien Loeb poursuit ses quelques piges en Mitjet Series 2L dans le cadre du meeting de Magny-Cours organisé par la FFSA, toujours au sein de son écurie SLR et avec Alexandre Tosin comme coéquipier. Les deux courses au programme du champion du monde des rallyes font cette fois-ci partie intégrante du championnat contrairement à Pau, mais son statut d'invité ne l'autorise pas à marquer des points. Il réalise le dixième temps des essais libres du vendredi puis le deuxième temps des qualifications, juste derrière Jean-Philippe Dayraut qui reste la référence de la série qu'il a contribué à créer. Sous une pluie battante et dans des conditions d'adhérence très précaires, Loeb prend le meilleur sur Dayraut dès le départ de la première course puis creuse rapidement l'écart sur ses poursuivants. Il mènera les débats de bout en bout pour finalement s'imposer avec un gouffre de 43 secondes d'avance sur Ronald Basso[405]. Le règlement de la grille inversée impose à l'Alsacien de s'élancer en dixième position de la deuxième course le lendemain. Auteur d'un départ fracassant, il remonte un à un ses adversaires et pointe déjà à la quatrième place à la fin du premier tour. Il terminera finalement deuxième, à moins d'une seconde du vainqueur Nicolas Gomar[406].
  • Du 25 au 27 octobre 2013, Sébastien Loeb s'engage pour la deuxième année consécutive dans la finale du championnat de France GT organisée comme tous les ans sur le circuit Paul-Ricard et rassemblant une trentaine d'inscriptions. Au volant d'une des McLaren MP4-12C de son écurie SLR, estampillée du numéro 19, il fait cette fois-ci équipe avec le champion 2012 de Porsche Carrera Cup France dans la catégorie Gentleman Driver, Christophe Lapierre[407]. Ce dernier réalise les douzième et neuvième temps des séances d'essais libres du vendredi qui lui sont affectées. L'Alsacien réalise quant à lui les treizième et quinzième temps de sa série, avec un écart au tour par rapport au meilleur d'environ une seconde pour son chrono le plus optimisé. Le lendemain, Lapierre signe le douzième temps de la première séance de qualification, définissant la grille de départ de la course du samedi, à environ 1.4 secondes de Luca Stolz sur Mercedes SLS AMG. Loeb décroche quelques minutes plus tard le cinquième temps de la deuxième séance, réservée aux pilotes professionnels et relative à la deuxième course se tenant le dimanche, à moins d'une demi-seconde d'un de ses adversaires en FIA GT Series, le pilote israélien Alon Day[408],[409]. Christophe Lapierre est chargé du premier relais lors de la première course du meeting. Parti en douzième position sur la grille, il remonte à la septième place en profitant du chaos généré par un carambolage impliquant entre autres l'Audi R8 LMS de David Hallyday. Le Safety Car est imposé et neutralise la course pendant plusieurs minutes. Lapierre se fait dépasser successivement par deux concurrents, avant de reprendre la huitième place qu'il tiendra jusqu'au bout de son relais, derrière la Porsche 911 de Christian Ried. Lors du passage de témoin, l'équipage perd beaucoup de temps dans les stands à cause de sangles récalcitrantes, contraignant Sébastien Loeb à ne repartir qu'en douzième position. Le pilote alsacien entame une remontée sur les autres concurrents pour finalement pointer à la septième place à cinq minutes du drapeau à damiers. La McLaren numéro 19 se classera finalement sixième après avoir repris dans les derniers tours la Ferrari 458 d'Arno Santamato[410]. Le lendemain, Loeb s'élance en cinquième position sur la grille de la deuxième course GT du meeting. Il parvient à gagner un rang dès la fin du premier virage après un dépassement sur la McLaren numéro 4 d'Ulric Amado et se lance à la poursuite du trio de tête. Le pilote alsacien porte plusieurs attaques sur la Ferrari 458 de son ancien coéquipier des 24 Heures du Mans 2005 Soheil Ayari pour finalement prendre le dessus au cinquième tour. Désormais troisième, il tiendra sa position jusqu'au passage de témoin de la mi-course. Christophe Lapierre prend le relais et repart en tête après le jeu des arrêts aux stands, les deux équipages initialement aux avant-postes ayant perdu beaucoup de temps dans les changements de pilotes. Il se fera finalement reprendre respectivement par Henry Hassid, qui signe sa deuxième victoire consécutive après avoir remporté la course de la veille, et Luca Stolz à sept tours de l'arrivée. Il défendra sa troisième place jusqu'au bout pour se hisser sur la dernière marche du podium avec Sébastien Loeb à l'issue du week end. Mais quelques heures plus tard, l'équipage de la McLaren numéro 19 est finalement disqualifié par les commissaires techniques pour non conformité de la voiture[411],[412],[413]. C'est une fois encore la pression du turbo qui en cause, comme ce fut le cas par deux fois déjà cette saison en FIA GT Series lors des meetings de Nogaro et Zandvoort où le duo Loeb/Parente s'était vu infliger des pénalités. Le directeur du Sébastien Loeb Racing Dominique Heintz précise après course que ce problème n'est pas imputable au team mais qu'il est de la responsabilité directe du constructeur britannique[414].
  • Le dernier week-end de mai 2014, Sébastien Loeb profite d'une semaine libre entre les meetings autrichien et russe du WTCC pour répondre à nouveau présent à l'invitation de son ami Jean-Philippe Dayraut pour une participation à une manche du championnat Mitjet Series, organisée sur le circuit de Lédenon en lever de rideau du GT Tour. De la même manière que les deux années précédentes, l'Alsacien prend part à la catégorie reine de la discipline, renommée Supertourisme et introduisant cette saison une évolution significative des voitures qui y sont engagées avec des performances supérieures d'environ dix secondes au tour en comparaison des Mitjet 2L utilisées jusqu'à présent. Ces dernières remplacent alors les défuntes versions 1.3L dans le championnat secondaire. Loeb réalise le sixième temps de la première séance des essais privés, à environ deux secondes du double champion en titre de la discipline Ronald Basso, avant de se rapprocher à sept dixièmes des pilotes de tête avec la cinquième place de la deuxième session. Le lendemain matin, il signe le troisième temps des deux séances de qualification à environ une demi-seconde de Basso et Dayraut, ces derniers se partageant les pole positions des deux courses sprint du week-end. Parti troisième sur la grille, le nonuple champion du monde des rallyes porte une attaque sur Dayraut pendant le départ lancé de la première course et prend le dessus sur le créateur du concept Mijet en optant pour l'intérieur du premier virage. Au même moment, un accident impliquant le russe Maxim Dmitrienko et Christian Bottemanne dans la ligne droite des stands provoque la sortie du Safety Car. La suspension prend fin trois tours plus tard et Loeb porte aussitôt plusieurs attaques sur le leader Ronald Basso, les deux hommes se retrouvant parfois latéralement au contact. Durant son offensive, l'Alsacien sort un peu large dans un virage, laissant ainsi l'opportunité à Dayraut de prendre la deuxième place. Mais ce dernier heurte Basso sur son aile arrière droite quelques centaines de mètres plus loin et l'accompagne dans une glissade incontrôlée. Loeb profite de l'incident pour s'emparer des commandes devant Vincent Beltoise puis s'échappera progressivement seul en tête jusqu'à la victoire finale. De nouveau troisième à s'élancer sur la grille de la deuxième course, le pilote Citroën se fait dépasser au premier virage par Dino Lunardi. Malgré plusieurs attaques portées pour tenter de récupérer sa position, Loeb ne parviendra pas à trouver l'ouverture pendant les treize tours que compteront l'épreuve. Alors deuxième derrière Ronald Basso, Jean-Philippe Dayraut s'éclipse comme à son habitude peu avant l'arrivée pour laisser la place aux concurrents du championnat régulier, permettant ainsi à Loeb de terminer à la troisième place. Il participe enfin à la troisième et dernière course de Supertourisme du week-end, qualifiée d'endurance en raison de sa durée de quarante-cinq minutes, soit le double des précédentes, et de la présence d'une fenêtre d'arrêt obligatoire de trois minutes permettant aux pilotes évoluant par paire d'effectuer un relais. Toujours troisième sur la grille, il n'aura cependant pas l'occasion d'affronter les autres pilotes. Victime d'un problème de transmission pendant le tour de chauffe, il rentre immédiatement aux stands dès la fin de celui-ci et abandonne sans avoir pu prendre part au départ de manière effective[415],[416],[417].
  • Sébastien Loeb participe en 2014 à une seconde manche du championnat Mitjet dans le cadre du meeting de Magny-Cours du GT Tour organisé début septembre, toujours en catégorie reine. Il enregistre le dixième temps des essais privés avant de connaître des problèmes techniques lors des qualifications quelques heures plus tard. Contraint de rentrer aux stands après un seul tour chronométré lors de la première séance, dont il se classera sixième, il doit renoncer à prendre part à la session suivante, sa voiture demeurant immobilisée dans le garage de son équipe. Parti dix-septième et dernier sur la grille de la première course, il parvient à remonter la moitié du peloton à la fin du deuxième tour et pointe à la huitième place. Il gagne deux positions supplémentaires peu de temps après, réalisant notamment l'intérieur sur Gregor Raymondis. L'écart avec Ronald Basso, son prédécesseur direct, est cependant trop important au regard de la distance restante et du rythme imposé par le champion en titre de la série. Il se classera finalement cinquième après que Jean-Philippe Dayraut ait décidé de rentrer volontairement aux stands à l'abord du dernier virage. Sixième au départ de la deuxième course, il gagne une position dans la première chicane après la sortie de route sur touchette de Rudy Servol et se retrouve à la lutte avec Christian Bottemanne. Il parvient à doubler son adversaire au freinage dans le quatrième tour après plusieurs tentatives puis se hisse en troisième position après la rentrée aux stands de Jean-Philippe Dayraut. À trois secondes des leaders Mathieu Vaxivière et Ronald Basso dans les derniers tours, il décide finalement de réduire son rythme et de redonner volontairement la dernière marche du podium à Bottemanne pour achever sa course à la quatrième place. Il renonce à participer à la manche d'endurance du lendemain en raison de son emploi du temps. L'Alsacien doit en effet au même moment effectuer une démonstration au volant de la Citroën DS3 WRC pour le quatre-vingtième anniversaire du Grand Prix automobile de Montreux.

Sébastien Loeb Racing (2011-…)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sébastien Loeb Racing.

FIA GT Series (2013)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : FIA GT Series 2013.

Sébastien Loeb annonce son intention fin 2012 de participer dès la saison 2013, en parallèle de son programme partiel en WRC, au tout nouveau championnat FIA GT Series, remplaçant du défunt Championnat du monde FIA GT1 et constituant à ce titre la compétition GT la plus relevée au monde. Son écurie SLR a pour l'occasion fait l'acquisition de deux McLaren MP4-12C GT3. Le Portugais Álvaro Parente sera le coéquipier de Loeb sous le numéro 9 tandis que la deuxième McLaren de l'équipe française estampillée du numéro 10 sera confiée au duo Mike Parisy/Andreas Zuber. Les deux équipages seront engagés en catégorie Pro Cup, imposant la présence de deux pilotes professionnels par voiture.

GT France 2013 - Nogaro[modifier | modifier le code]

Le coup d'envoi de la saison 2013 est donné en France, dans le cadre des Coupes de Pâques, sur le circuit Paul Armagnac à Nogaro avec 22 équipages prétendants à la victoire en lieu et place des 26 prévus à l'origine pour divers problèmes[418].

L'équipier de Loeb Álvaro Parente réalise le deuxième temps des premiers essais libres, deux dixièmes de seconde derrière Mike Parisy, meilleur temps au volant de la deuxième McLaren du Team SLR[419],[420]. L'Alsacien s'octroie le lendemain le troisième temps des essais libres du samedi, cette fois-ci derrière Carlos Viera de l'équipe Novadriver (Audi R8 LMS Ultra) et Allam Khodair du BMW Team Brazil (BMW E89 Z4)[421], avant que l'Audi R8 ne soit déclassée du meilleur temps pour non-respect d'un drapeau rouge[422].

Lors des qualifications, Loeb se classe deuxième de la séance Q1 à deux dixièmes seulement de l'Allemand Maximilian Buhk de l'équipe HTP Gravity Charouz (Mercedes-Benz SLS AMG GT3). Son équipier portugais réalise quant à lui le troisième temps de la séance Q2 derrière Stéphane Ortelli de l'écurie Belgian Audi Club Team WRT (Audi R8 LMS Ultra) et Mike Parisy sur l'autre McLaren du Team SLR. La paire Loeb/Parente pointe donc en tête des temps cumulés et accède facilement à la séance de Superpole qui retient les dix meilleurs. C'est Parente qui disputera cette ultime manche qualificative en y signant le troisième temps derrière le pilote Pro-Am René Rast, auteur de la pôle sur Audi R8 LMS Ultra, et Mike Parisy[423],[424]. Mais la McLaren numéro 10 des coéquipiers de Loeb est finalement déclassée à la neuvième place dans la soirée du samedi sur décision de la FIA pour dépassement de la pression maximale autorisée du turbo à six reprises lors de la Superpole[425],[426],[427].

Álvaro Parente part donc finalement sur la première ligne de la grille de départ de la course 1 (Qualifying Race) le 31 mars 2013. Il maintient sa deuxième position derrière l'Audi numéro 12 du Poleman René Rast. Le Safety Car est déclenché dès le premier tour avec trois voitures hors piste dont l'Audi numéro 11 de Laurens Vanthoor. Une fois la course relancée, le coéquipier portugais de Loeb porte plusieurs attaques sur la voiture de tête. Mais l'Audi semble plus à l'aise sur les parties lentes et la configuration du circuit de Nogaro empêche Parente de mener ses tentatives de dépassement à leurs termes, bien qu'il soit plus rapide et réalise le meilleur tour en course. À l'heure du passage de relais, les deux pilotes de tête sont les derniers à rentrer aux stands : l'Audi numéro 12 dans un premier temps avec René Rast laissant la place à Nikolaus Mayr-Melnhof, puis la McLaren numéro 9 un tour plus tard. Le Team SLR manque encore d'expérience au Pit-Stop et Sébastien Loeb repart deuxième de la course à plusieurs secondes de son adversaire. L'Alsacien entame une remontée sur le pilote Audi et le colle sérieusement au train. Mais il se heurte aux mêmes difficultés que son coéquipier lors du premier relais et ne parvient pas à concrétiser ses attaques. Le Français aurait pu s'arrêter là, la deuxième place lui permettant de récolter le nombre maximum de points car engagé dans une catégorie différente de l'Audi. Mais c'est finalement cinq tours avant la fin que Loeb parvient à prendre l'ascendant sur l'Autrichien avec un dépassement en bout de ligne de droite précédé d'un enchaînement de trois décalages pour feinter son adversaire. Désormais en tête, le nonuple champion du monde des rallyes s'envole, creusant rapidement un écart de plus de trois secondes sur son poursuivant. Il réussi ainsi l'exploit de remporter la victoire pour sa première participation à une course GT de niveau international, ce qui lui permet de s'élancer en pôle pour la course 2 (Championship Race) et de confirmer ses efforts de reconversion sur circuit[428],[429],[430],[431].

La deuxième manche se déroule sous une forte pluie le 1er avril 2013, rendant les conditions d'adhérence précaires et donnant l'avantage aux équipes Audi grâce à leur système de contrôle de traction ASR. Sébastien Loeb prend le premier relais et s'élance en pôle position devant son adversaire de la veille Nikolaus Mayr-Melnhof sur l'Audi numéro 12. L'Alsacien tient sa première place lors du départ et les deux hommes prennent peu à peu le large sur les autres concurrents. L'Autrichien maintient la pression sur Loeb avec un écart ne dépassant jamais les deux secondes, mais le Français tient bon et rend la voiture toujours en tête lors du passage de relais. Álvaro Parente est alors aux commandes de la McLaren numéro 9. Mayr-Melnhof rentre aux stands un tour plus tard et l'expérience de l'équipe belge WRT en championnat GT permet à René Rast de repartir en tête de justesse devant le Portugais. Les deux hommes sont alors roues dans roues quand Parente commet une faute quelques tours plus tard en percutant l'Audi de Rast lors d'une tentative de dépassement dans un virage serré à droite. L'Allemand est éjecté hors de la piste mais parvient à repartir en deuxième position. Le Portugais est quant à lui en tête mais sous la menace d'une sanction des commissaires. Il est finalement soumis peu de temps après l'incident à un passage aux stands obligatoire, mais pour une raison étrangère à l'accrochage : Sébastien Loeb aurait détaché son harnais de sécurité trop tôt lors du passage de relais. Parente rejoint la piste en cinquième position pour être finalement repris par l'Audi numéro 11 de Laurens Vanthoor, vainqueur à Nogaro la saison précédente. Il terminera à la sixième place, distancé par une meute d'Audi qui signe le triplé[432]. Mais de nouvelles sanctions tombent quelques heures après la course. Les vainqueurs René Rast et Nikolaus Mayr-Melnhof écopent dans un premier temps de trente secondes de pénalité[433], ce qui permet au duo Loeb/Parente de récupérer provisoirement la cinquième place générale, avant que la McLaren numéro 9 subisse le même sort pour la touchette de Parente sur Rast, les faisant chuter à la douzième place[434],[435].

GT Belgium 2013 - Zolder[modifier | modifier le code]

La deuxième manche de la saison a lieu trois semaines plus tard en Belgique sur le circuit de Zolder. Un total de 22 équipages sont engagés sur le week end.

Álvaro Parente réalise à nouveau le deuxième temps des premiers essais libres du vendredi, moins d'une demi-seconde derrière le local de l'épreuve Laurens Vanthoor sur Audi R8 LMS Ultra. Sébastien Loeb se contente quant à lui du huitième temps de la deuxième séance, à plus de deux secondes du meilleur temps de l'Allemand René Rast, toujours sur Audi[436].

Le lendemain matin lors des qualifications, l'Alsacien signe le quatrième temps de la séance Q1 à moins de trois dixièmes du meilleur temps du suédois Edward Sandström, actuel leader du championnat. Álvaro Parente décroche le troisième temps de la séance Q2 à plus de six dixièmes du slovaque Štefan Rosina de l'équipe Lamborghini Blancpain Reiter sur Lamborghini Gallardo GT3 FL II. Cela leur permet d'afficher le troisième meilleur temps cumulé et d'accéder facilement à la Superpole. Cette ultime séance est confiée au Portugais qui signe le deuxième meilleur temps et permet ainsi à la McLaren numéro 9 du Team SLR de s'élancer en première ligne, derrière Stefan Rosina auteur de la pôle[437],[438],[439]. Mais quelques heures plus tard, juste avant le départ de la première course, une pénalité leur est infligée à cause d'un problème de turbo qui avait déjà affecté la McLaren numéro 10 de Mike Parisy et Andreas Zuber lors de la première manche à Nogaro. Ils partiront finalement en dernière position sur la grille de départ.

C'est Álvaro Parente qui se charge du premier relais de la première course et s'élance donc vingtième et bon dernier. Il dépasse trois concurrents dès le premier virage et entame alors une remontée spectaculaire, reprenant notamment coup sur coup Karun Chandhok, Fabio Onidi, Cacá Bueno et Alex Buncombe. Il est en dixième position lorsqu'il tente un dépassement sur Sérgio Jimenez, mais le Portugais réitère la même erreur qu'à Nogaro en percutant le Brésilien du BMW Sport Trophy Team Brasil dans la manœuvre. Álvaro Parente est neuvième lorsqu'il rentre aux stands pour le passage de relais à Sébastien Loeb, dès le début de la fenêtre d'ouverture. Le champion du monde des rallyes s'engage dans la course mais écope aussitôt d'un passage aux stands obligatoire pour la touchette de son coéquipier. C'est la quatrième pénalité infligée en seulement trois courses pour les deux pilotes. Il repart en quatorzième position, derrière l'Audi numéro 14 de Carlos Vieira. Les temps au tour du Français commencent alors peu à peu à se dégrader de façon alarmante. L'amortisseur arrière gauche de la McLaren est en fait cassé, ce qui pousse Loeb à l'abandon lors du 33e tour, à six minutes de la fin de la course. L'équipage sera finalement classé dix-septième au général[440],[441].

La McLaren numéro 9 prend donc une nouvelle fois le départ en fin de grille pour la deuxième course de Zolder. Sébastien Loeb s'occupe du premier relais et dépasse quatre concurrents dès le premier virage. Il est alors percuté dans le peloton par la Mercedes numéro 28 de l'Allemand Jan Seyffarth et est contraint de rentrer aux stands à cause des dégâts provoqués sur la McLaren. Il repart en course en dix-huitième position, à un tour des pilotes de tête. Il entame une remontée et reprend successivement Raijan Mascarello (Ford GT) et Jan Stoviček (Mercedes-Benz SLS AMG GT3). Il est quinzième, à près de trente secondes du Brésilien Cláudio Ricci, lorsqu'il passe le relais à Álvaro Parente. Avec le jeu des rentrées aux stands, le Portugais sécurise rapidement la treizième place et attaque fort, signant les meilleurs temps sur la plupart des tours suivants. Mais l'écart avec Fabio Onidi, alors douzième, est de plus de trente secondes et sera trop important pour la distance restante à parcourir. Parente échouera à dix secondes de l'Italien[442],[443],[444],[445].

GT Netherlands 2013 - Zandvoort[modifier | modifier le code]

Quelques jours seulement après sa victoire historique à Pikes Peak International Hill Climb avec Peugeot, Loeb renoue avec son programme en FIA GT Series pour la troisième manche de la saison, disputée sur le Circuit de Zandvoort et à laquelle 20 équipages se sont inscrits.

L'Alsacien n'a que peu de temps pour se réacclimater à la McLaren MP4-12C GT3. Il signe le huitième temps de la deuxième séance des essais libres du vendredi, à environ une demie seconde du meilleur chrono du pilote israélien Alon Day, dont la Mercedes-Benz SLS AMG GT3 se révèle être une des voitures les plus à l'aise sur la piste hollandaise. Son équipier portugais Álvaro Parente décroche quant à lui le dixième temps de la première séance du matin, à plus d'une seconde de Laurens Vanthoor[446]. Au terme de cette première journée, la McLaren s'est révélée être très sensible aux bosses du circuit avec un comportement trop sous-vireur qui devra être corrigé par les ingénieurs du Sébastien Loeb Racing.

Le lendemain matin, le champion du monde français accroche à nouveau le huitième temps de la première séance de qualification, à plus d'une seconde de l'Allemand Maximilian Buhk qui survola la session. Les Mercedes SLS, tenantes du titre, démontrent encore une fois leur bonne adaptation à cette manche du championnat en signant le doublé. Vingt minutes plus tard, Álvaro Parente s'élance à son tour pour la deuxième partie des qualifications et décroche cette fois-ci le deuxième meilleur temps, environ trois dixièmes derrière le triple champion de Porsche Supercup René Rast sur Audi R8 LMS Ultra. L'addition des deux temps permet une nouvelle fois à l'équipage de la McLaren numéro 9 d'accéder à la séance de Superpole. Elle est là encore confiée à Parente qui signe le meilleur temps et donc la Pôle Position de la première course du meeting de Zandvoort, cinq centièmes devant le Russe Sergueï Afanassiev qui confirme la performance des Mercedes SLS[447],[448].

La première course du GT Netherlands tourne court pour Loeb qui n'a même pas pu prendre le volant. Álvaro Parente, chargé du premier relais et parti de la première position sur la grille de départ, se fait prendre en sandwich puis heurter dès le premier virage par l'Audi numéro 11 de Laurens Vanthoor et la Mercedes numéro 2 du suédois Andreas Simonsen, qui recevra une pénalité pour cette manœuvre. La McLaren numéro 9 est la seule à subir des dégâts dans l'accrochage et doit s'arrêter sur le côté de la piste. C'est le quatrième incident consécutif pour Loeb et Parente en seulement cinq courses, hypothéquant ainsi sérieusement leurs chances de bien figurer au classement de fin de saison[449],[450],[451].

Les ingénieurs du Team SLR parviennent à remettre en état la voiture pour la deuxième course du lendemain, mais la double peine est assurée par le règlement en vigueur puisque l'équipage franco-portugais devra s'élancer en dernière position sur la grille de départ. C'est Sébastien Loeb qui se charge du premier relais. Parti vingtième, il passe à la corde quatre concurrents dès le premier virage puis double dans la foulée la Ferrari numéro 51 du pilote tchèque Filip Salaquarda. Il est alors quinzième lorsque l'Audi numéro 14 de César Campaniço heurte violemment la barrière de sécurité sur un problème de frein à l'entame du deuxième tour. Loeb profite de la situation chaotique pour se hisser à la douzième place avant que la voiture de sécurité ne rentre en piste. La course est finalement stoppée quelques minutes plus tard au vu de la quantité de débris à dégager mais également pour remettre en état les rails métalliques bordant le circuit. Un deuxième départ est donné avec un nouveau tour de chauffe au cours duquel l'Audi numéro 5 du Belge Anthony Kumpen est victime d'un problème mécanique. L'Alsacien occupe ainsi la onzième place puis entre dans le Top 10 lorsque la Mercedes numéro 2 de Sergueï Afanassiev part en tête à queue quelques tours plus tard. Loeb gagne une dernière position, toujours sur un fait de course, lorsque Cacá Bueno reçoit une pénalité sous la forme d'un passage aux stands obligatoire pour avoir dépassé sous drapeau jaune. La fenêtre temporelle pour le passage de relais est finalement ouverte, et les pilotes de la McLaren numéro 9 effectuent l'échange au premier tiers du temps imparti. Les techniciens de l'écurie SLR ont beaucoup progressé depuis le coup d'envoi de la saison à Nogaro, notamment dans leur rapidité à changer les pneus, permettant ainsi à Álvaro Parente de repartir en huitième position. Le Portugais signe alors des temps au tour impressionnants dès le début de sa prise de relais et grappille trois places supplémentaires avec le jeu des arrêts aux stands et l'abandon de l'Audi numéro 12 de René Rast sur problème mécanique. Il est alors cinquième, dans les roues de la Mercedes numéro 28 de l'Allemand Jan Seyffarth mais loin du trio de tête. Parente tente régulièrement plusieurs attaques pour le gain de la quatrième place mais sans succès, et préfère assurer son rang à l'approche de la fin de la course. La malchance s'abat néanmoins une fois de plus sur l'équipage franco-portugais. Leur remontée spectaculaire de la vingtième à la cinquième place est stoppée net lors du dernier tour, encore une fois sur problème mécanique, la transmission ayant rendu l'âme. Parente est contraint de se ranger au bord de la piste et sera classé quatorzième du général, concluant ainsi le meeting de Zandvoort sur un score quasi-vierge[452],[453],[454].

GT Slovakia 2013 - Slovakia Ring[modifier | modifier le code]

La quatrième manche du championnat FIA GT Series 2013 marque l'entame de la deuxième partie de la saison et se déroule après la pause estivale sur le circuit du Slovakia Ring. Ce meeting présente la particularité d'organiser les deux courses au programme le même jour, à seulement quelques heures d'intervalle. Les essais libres et les qualifications sont quant à eux planifiés le samedi dans la foulée. Un total de 21 équipages ont répondu présent.

C'est Álvaro Parente qui est aux commandes de la McLaren numéro 9 pour la première séance des essais libres, sur un terrain une fois encore totalement nouveau pour l'écurie SLR. Le Portugais signe le huitième temps, à environ huit dixièmes de la Mercedes SLS du suédois Andreas Simonsen. Pour son retour sur circuit après plus d'un mois d'absence, Sébastien Loeb doit se contenter du onzième temps de la deuxième séance, à près de deux secondes du leader du championnat Laurens Vanthoor et son Audi R8 LMS[455].

Les différents équipages n'ont alors que quelques heures pour valider leurs Set Up définitifs avant le début des qualifications. L'Alsacien prend en charge la première séance et signe le septième temps, à environ une seconde du chrono de référence de Stéphane Ortelli, dont l'Audi semble très à l'aise sur le tracé slovaque. Álvaro Parente confirme quant à lui encore une fois sa réputation le présentant comme l'un des meilleurs pilotes de GT au monde, et s'adjuge sur le fil le meilleur temps de la deuxième séance devant Laurens Vanthoor, lui ouvrant ainsi les portes de la Super Pole pour la quatrième fois consécutive. Le Portugais y décroche le troisième temps derrière l'auteur de la pôle René Rast sur Audi et l'autre McLaren MP4 du Team SLR emmenée par Mike Parisy. Ce tir groupé en haut de grille devait permettre à l'équipe française d'envisager enfin de bons résultats pour les deux courses du meeting. Mais quelques heures après la fin des qualifications, les commissaires décident d'infliger une pénalité aux deux équipages, la sixième depuis le début de la saison. Les deux McLaren ne se seraient en effet pas élancées à l'horaire exact qui leur était attribué lors de la séance de Super Pole et se voient donc rétrogradées respectivement en huitième et dixième position. Le Sébastien Loeb Racing parle d'une différence d'interprétation du règlement[456].

C'est le dimanche matin qu'a lieu la première course. Álvaro Parente est chargé du premier relais et s'élance donc de la huitième position sur la grille. Auteur d'un départ peu commun, qualifié d’impressionnant par les commentateurs officiels, le Portugais va prendre l'extérieur et dépasser six concurrents dès la fin du premier virage pour se hisser à la deuxième place, juste derrière le poleman René Rast. Le pilote allemand, à bord de son Audi R8 LMS très à l'aise depuis le début du week end, s'échappe peu à peu en tête au fil des tours. Parente est quant à lui menacé par son poursuivant direct, le local de l'épreuve Štefan Rosina, qui lui porte plusieurs attaques. Le Portugais parvient finalement à hausser son rythme et à prendre également le large. C'est au quatrième tour qu'un des tournants de la course va avoir lieu. La BMW Z4 du pilote indien Armaan Ebrahim est victime d'une surchauffe moteur et doit s'arrêter sur le bas côté. Mais la quantité de fumée provoquée par l'incident est telle que la visibilité en est rendue quasiment-nulle sur une portion du circuit. Le Safety Car entre alors en piste, réduisant à néant les écarts construits par René Rast et Álvaro Parente. La neutralisation de la course ne devait à l'origine durer que quelques minutes, le temps d'éteindre le début d'incendie de la BMW et de la transporter. Mais les officiels rencontrent plusieurs difficultés avec le camion plateau spécialement dépêché et ce n'est qu'environ 20 minutes plus tard, à quelques secondes seulement de l'ouverture de la fenêtre temporelle du passage de relais, que la compétition pourra reprendre. Cet incident n'a pas manqué d'irriter les équipes de tête et de pointer du doigt l'organisation du meeting qualifiée d'amateurisme. Le passage de témoin entre les deux pilotes de la McLaren numéro 9 a lieu à la fin du temps imparti, un tour avant que l'Audi numéro 12 de René Rast ne prennent également le chemin des stands pour transmettre le volant à Nikolaus Mayr-Melnhof. Sébastien Loeb s'élance ainsi dans la course et parvient à conserver sa deuxième place. Mais l'écart avec le pilote de tête s'est accrue, l'équipe belge WRT qui prépare les Audi officielles étant comme souvent bien plus rapide dans le changement des pneus. L'Alsacien hausse son rythme, signant peu à peu les meilleurs temps au tour parmi les pilotes en piste, et parvient à recoller au pilote autrichien, désormais clairement menacé. C'est finalement au seizième tour que Loeb porte une attaque décisive, dans l'intérieur du virage situé au bout de la ligne de départ, et prend la tête de la course. Il ne lâchera plus sa position et poursuivra sur un rythme élevé pour creuser l'écart un peu plus. L'équipage franco-portugais signe ainsi une deuxième victoire pourtant improbable après la pénalité infligée la veille à leur encontre et met fin à une longue série de déception[457],[458].

La deuxième course du meeting a lieu trois heures plus tard. C'est Sébastien Loeb qui se charge du premier relais et doit donc s'élancer en pôle position. Mais la série de coups du sort qui a frappée l'équipage depuis le début de la saison semble ne pas vouloir s'arrêter. Lors du départ lancé, Stéphane Ortelli, alors deuxième sur la grille à bord de l'Audi numéro 11, vole la première place à l'Alsacien bien avant que les lumières ne soient éteintes, ce qui est contraire au règlement. Le monégasque recevra une pénalité plus tard, mais la manœuvre déstabilise les autres pilotes, pensant que le coup d'envoi a été donné. Loeb se fait alors prendre en sandwich dans le premier virage entre la Mercedes SLS d'Andreas Simonsen et la Lamborghini Gallardo de Peter Kox. Le même phénomène qu'à la première course du meeting de Zandvoort se produit : la McLaren numéro 9 est la seule à subir des dégâts, confirmant ainsi la relative fragilité des voitures anglaises au niveau du bouclier avant. Loeb ressort de l'accrochage avec le pare-chocs très enfoncé et un incendie important au niveau de la roue avant gauche. Le Français n'a d'autre choix que de s'arrêter sur le côté de la piste, victime d'un nouveau fait de course pour la septième fois consécutive[459],[460],[461],[462].

GT Spain 2013 - Navarra[modifier | modifier le code]

C'est le dernier week-end de septembre, une semaine avant le jubilé de Sébastien Loeb en championnat du monde des rallyes, que se déroule la pénultième manche des FIA GT Series, sur le circuit de Navarra en Espagne. De la même manière qu'en Slovaquie, les deux courses prévues dans le cadre de ce meeting doivent se dérouler le même jour à quelques heures d'intervalle. Peu avant les engagements, Loeb fait le point sur sa saison frustrante en GT où la performance était au rendez-vous mais anéantie par le manque de réussite. Il affirme ainsi avoir encore du mal à digérer la manœuvre de Stéphane Ortelli qui lui ruina sa dernière course dès le départ, mais s'avoue confiant pour la manche espagnole au regard du tracé qu'il connait bien pour y avoir effectué des essais avec son équipe pendant l'hiver 2012[463].

Les essais libres se déroulent le samedi, la veille des deux courses, et Álvaro Parente signe le quatrième temps de la première séance, à moins de trois dixièmes du meilleur chrono de Yelmer Buurman sur BMW E89 Z4[464], puis le deuxième temps de la deuxième session, à peine huit centièmes derrière l'Audi R8 LMS Ultra de Stéphane Ortelli[465].

C'est sur une piste détrempée, quelques heures plus tard, que se déroulent les séance qualificatives. Sébastien Loeb décroche le cinquième temps de la Q1 à moins de quatre dixièmes d'Ortelli, auteur du meilleur chrono. Les Audi confirment leur niveau de performance élevé dans des conditions humides en monopolisant trois des quatre premières places. Álvaro Parente signe quant à lui le troisième temps de la Q2, à un peu plus d'une demi-seconde de l'Allemand Marc Basseng, champion du monde FIA GT1 en titre. Les temps cumulés permettent une nouvelle fois à l'équipage de la McLaren numéro 9 d'accéder à la Superpole. Au terme d'une séance très serrée où les cinq premiers pilotes se tiendront dans un écart de moins de deux dixièmes, le Portugais réalisera le quatrième temps, synonyme de deuxième ligne sur la grille de départ de la première course[466],[467],[468].

Le départ est donné le dimanche matin sur une piste détrempée mais qui commence progressivement à s'assécher. La grande majorité des équipages de tête choisissent de jouer la prudence en montant des pneus pluie. Álvaro Parente prend le premier relais et réédite son coup d'éclat du Slovakia Ring en prenant l'extérieur lors du coup d'envoi pour se porter en tête dès le premier virage. Son poursuivant direct est l'Audi numéro 13 d'Edward Sandström, mais l'écart se creuse entre eux tour après tour, le Portugais signant continuellement les meilleurs temps, pour atteindre sept secondes à l'ouverture de la fenêtre temporelle du passage de relais. Derrière eux, l'Audi numéro 11 de Laurens Vanthoor, leader du championnat et partie de la septième place au départ, revient fortement pour finalement accrocher la troisième position et menacer directement Sandström. Plusieurs attaques seront portées avant que le pilote belge ne passe son coéquipier suédois juste avant la fin du temps réglementaire pour les passages aux stands. Les passes d'arme successives ont fait perdre du temps aux Audi, permettant à Parente d'augmenter sa marge à plus de onze secondes. Les trois voitures de tête effectuent leur relais en même temps, dans le dernier tour où cela était possible, et le choix des pneus s'avère cornélien compte tenu de l'assèchement continuel de la piste. Sébastien Loeb s'élance, toujours sur pneus pluie, et conserve la première place, mais une demi-douzaine de secondes ont été perdues face à l'écurie WRT, reconnue pour être la plus rapide au jeu des passages aux stands. Les mécaniciens de l'Audi numéro 13 sont les plus efficaces et l'Allemand Frank Stippler reprend la deuxième position devant l'Audi numéro 11, cette fois-ci pilotée par Stéphane Ortelli. Mais le monégasque sera le seul des pilotes de tête à opter pour des pneus slick lors du relais, ce qui lui sera fatal compte tenu de l'humidité persistante sur le circuit. Loeb hausse progressivement son rythme et porte son avance à plus de dix secondes avant de relâcher ses efforts pour préserver ses gommes. Stippler conserve sa deuxième place quand Ortelli sombre inexorablement dans le classement. Encore cinquième à un tour de l'arrivée, il se fait dépasser coup sur coup par la deuxième McLaren MP4-12C du team SLR pilotée par Andreas Zuber puis par l'Audi numéro 14 de César Campaniço pour achever sa course en septième position. Loeb rallie finalement l'arrivée pour décrocher sa troisième victoire de la saison, sans avoir rencontré le moindre problème. Une première depuis la manche d'ouverture à Nogaro[469],[470],[471].

Le coup d'envoi de la deuxième course du meeting de Navarra est donné quelques heures plus tard, sur une piste désormais sèche. Sébastien Loeb prend en charge le premier relais et doit s'élancer en pôle en partageant la première ligne avec l'Audi numéro 13 de Frank Stippler. Lors du départ lancé, l'Alsacien conserve l'avantage sur ses adversaires et ne souffre cette fois-ci d'aucun contact avec d'autres concurrents. Stippler manque son élan et rétrograde en cinquième position dès le premier virage, quand la deuxième McLaren du Sébastien Loeb Racing aux mains d'Andreas Zuber parvient à dépasser quatre concurrents pour prendre la deuxième place, laissant miroiter un premier doublé pour l'écurie française. Plus loin dans le peloton, le co-leader du championnat Stéphane Ortelli part en tête-à-queue avec son Audi et se retrouve aussitôt dernier. Les deux McLaren en tête commencent à prendre le large en maintenant un rythme élevé. Bien que coéquipiers, Zuber n'hésite pas à maintenir en permanence la pression sur Loeb en portant plusieurs attaques, l'écart entre les deux hommes étant inférieur à la demi-seconde. L'avance du team SLR dépasse les huit secondes sur le premier poursuivant lorsque la fenêtre temporelle du passage de témoin s'ouvre. C'est à ce moment que le pilote autrichien est victime d'une crevaison sur la McLaren numéro 10 et doit laisser Loeb s'échapper. Les dégâts sont malgré tout contenus car la ligne des stands est toute proche, permettant ainsi à Zuber de faire remplacer sa roue en même temps que le relais obligatoire. La voiture de tête a également profité de l'occasion pour effectuer le changement d'équipier dans le même tour. Álvaro Parente repart logiquement le premier et pointe en neuvième position avant de reprendre les commandes de la course une fois le jeu des arrêts aux stands terminé pour tous les concurrents. Le Portugais compte alors une dizaine de secondes d'avance sur l'autre McLaren désormais aux mains de Mike Parisy. Derrière eux, l'Audi numéro 13 d'Edward Sandström est suffisamment loin pour limiter l'attaque et la prise de risque. La quatrième place est quant à elle occupée provisoirement par l'équipage leader du championnat, Ortelli-Vanthoor, sur l'autre Audi de l'équipe belge WRT. Mais les deux hommes, auteurs d'une remontée depuis la queue du peloton, devront abandonner après être rentrés aux stands à cinq tours de la fin à cause de problèmes de frein et d'un début d'incendie sur la roue arrière gauche. C'est finalement avec plus de vingt secondes d'avance et sans accrocs que Parente franchi la ligne d'arrivée pour décrocher avec Sébastien Loeb leur quatrième victoire de la saison, la deuxième sur le même meeting. Mike Parisy, associé à Andreas Zuber, offre quant à lui un premier doublé à l'écurie française en terminant deuxième[472],[473],[474].

GT Azerbaijan 2013 - Baku[modifier | modifier le code]

Après avoir été sujette à caution puis décalée plusieurs fois dans le temps, la dernière manche de la saison 2013 des FIA GT Series est finalement organisée à la fin du mois de novembre sur un circuit urbain tracé au cœur de la ville de Bakou, dans le cadre de la première édition du Baku World Challenge. Ce nouvel événement entend fédérer au-delà du championnat Sprint régulier et toucher plus largement les compétiteurs GT internationaux. Plusieurs invitations sont ainsi envoyées à des équipes ayant pris part à d'autres épreuves au cours de l'année, notamment le Blancpain Endurance Series, pour un total record de vingt-huit engagements[365].

Sébastien Loeb réalise le dixième temps de la première séance des essais libres, à un peu plus d'une seconde d'Andreas Simonsen sur Mercedes SLS AMG[475],[476]. Il améliore son classement dans la deuxième session en accrochant le septième temps, toujours à une seconde de la meilleure marque, cette fois-ci réalisée par le triple vainqueur de la Porsche Supercup René Rast sur Audi R8 LMS Ultra[477],[478].

Les qualifications se déroulent quelques heures plus tard. Álvaro Parente se classe neuvième au terme de la première séance, à plus de deux secondes de l'Audi R8 du Phoenix Racing pilotée par Markus Winkelhock. Les voitures de la marque aux anneaux confirment leur efficacité sur le circuit urbain de Bakou en réalisant un doublé lors de la deuxième session, organisée de nuit et dominée par René Rast. Loeb réalise le sixième temps à plus d'une seconde de l'Allemand. Pour la première fois de la saison, c'est le meilleur chrono réalisé par chaque équipage aux cours des deux manches qualificatives qui détermine l'ordre de départ de la première course, en lieu et place de la traditionnelle Superpole. Avec le temps de Loeb, la McLaren numéro 9 du team SLR hérite ainsi de la sixième place sur la grille à la suite du déclassement de l'Audi R8 du Phoenix Racing[479],[480],[481].

Le dimanche matin, la première course est décalée de plus d'une heure en raison des conditions détrempées jugées dangereuses par les organisateurs[482],[483]. Le départ est finalement donné sous Safety Car sur les trois premiers tours, amputant la durée totale de l'épreuve de plus de huit minutes. Álvaro Parente, chargé du premier relais, prend la cinquième place de manière inopinée durant la neutralisation. Partie troisième sur la grille, l'autre McLaren de l'équipe française, pilotée par Mike Parisy, doit rentrer précipitamment aux stands dès la fin du premier tour pour cause de problèmes moteur. La reprise de la course s'effectue sans accrocs et sans dépassements, le peloton étant déjà suffisamment étiré. Les deux Audi R8 de l'équipe WRT parties en première ligne s'échappent en tête. Parente ne parvient pas à suivre le rythme des pilotes le précédant et se voit directement menacé par Kévin Estre, au volant d'une McLaren MP4-12C de l'équipe française Hexis Racing. Nouvellement sacré dans le championnat allemand de Porsche Carrera Cup, le Français porte plusieurs attaques et parvient à trouver l'ouverture dans une longue courbe à gauche après vingt minutes de course. Le Portugais se retrouve en sixième position et tiendra son rang jusqu'au passage de relais, effectué dès l'ouverture de la fenêtre temporelle. Sébastien Loeb repart treizième. C'est à ce moment que la Lamborghini Gallardo LP560-4 de l'Autrichien Hari Proczyk percute violemment un mur en béton bordant la piste. Le pilote se retrouve coincé dans sa voiture, déclenchant une nouvelle sortie du Safety Car pour une dizaine de minutes et un mouvement de panique parmi les équipages n'ayant pas encore effectué leur passage de témoin. Loeb est septième après le jeu des arrêts aux stands. La reprise de la course est chaotique et l'Alsacien rentre en contact par l'avant avec la BMW E89 Z4 du Belge Maxime Martin. Il est percuté un tour plus tard au même endroit par Stoffel Vandoorne. Le choc brise net une partie du diffuseur arrière de la McLaren, réduisant l'efficacité aérodynamique de la voiture. Loeb perd ainsi peu à peu le contact avec la tête et se retrouve à défendre son rang face à ses poursuivants. C'est à ce moment que le Portugais César Campaniço se crash au milieu d'une chicane très serrée à bord de son Audi R8 LMS. La piste étant totalement obstruée, le drapeau rouge est agité pour suspendre la course à quinze minutes de son terme. Les concurrents se rassemblent sur la grille en attente d'un nouveau départ et les équipes sont autorisées à remettre en état les voitures restantes. Les ingénieurs du SLR constatent les dégâts sur la McLaren de Loeb et procèdent à une réparation de fortune sur le diffuseur arrière et au changement des pneumatiques. La course est relancée sous Safety Car puis débloquée un tour plus tard. L'Alsacien prend la sixième place au terme d'un dépassement sur la Mercedes SLS AMG de Sergueï Afanassiev et parviendra à tenir son rang au terme des dix minutes restantes. Une heure après l'arrivée, l'équipage franco-portugais est finalement déclassé en quatorzième position au général et d'autant pour la grille de départ de la deuxième course. Les mécaniciens du Sébastien Loeb Racing n'auraient pas été suffisamment rapides pour le changement de pneus effectué après le drapeau rouge[484],[485],[486].

Le coup d'envoi de la deuxième course est donnée quelques heures plus tard. Le départ lancé est le théâtre d'un encombrement important de la piste et de nombreux accrochages au premier virage. Sébastien Loeb, chargé du premier relais et parti quatorzième, parvient à éviter les collisions et affiche un gain de huit places au terme du premier tour. Alors sixième, le Français perd progressivement le contact avec la Porsche 997 GT3 R de Nick Tandy qui le précède directement. Quelques tours plus tard, au volant de la McLaren numéro 10 du team SLR, Andreas Zuber est percuté latéralement dans une chicane par l'Audi R8 LMS de Nikolaus Mayr-Melnhof. Les débris nés de la collision recouvrent une partie de la piste, déclenchant la sortie du Safety Car. Mais l'accident a également eu pour conséquence l'arrachage d'une partie des vibreurs, laissant des têtes de vis apparentes fixées dans le goudron sur la trajectoire des pilotes. Près de vingt minutes seront nécessaires pour que les techniciens du circuit remettent la piste en état. La relance de la course engendre un désordre significatif parmi les pilotes. La durée de vingt-cinq minutes depuis le départ étant en effet tout juste passée au moment de la rentrée de la voiture de sécurité, plusieurs concurrents se précipitent aux stands pour le passage de relais, croyant la fenêtre temporelle ouverte comme c'est le cas habituellement à cette période. Mais cette dernière ne sera officiellement activée que quelques tours plus tard, obligeant ces mêmes pilotes à effectuer un deuxième arrêt. Sébastien Loeb ne commet pas cette erreur et se retrouve cinquième par voie de conséquence. Il gagne une place supplémentaire en dépassant Nick Tandy, le britannique ayant endommagé le radiateur de sa Porsche à la suite d'un contact sur l'Audi R8 LMS de Markus Winkelhock, puis effectue son passage de témoin dans la foulée. Álvaro Parente pointe en troisième position à la fermeture de la fenêtre temporelle mais perd le contact avec la tête en manquant son point de freinage dans un virage serré à gauche. Il fait un tout droit dans une échappatoire et abandonne une dizaine de secondes, mais sans perdre de position. Aux commandes de la course, Alon Day est victime d'une baisse de régime moteur pendant deux tours sur sa Mercedes SLS AMG. Le pilote israélien se fait ainsi aisément dépassé par Laurens Vanthoor, qui prend la tête, pour se retrouver sous la menace directe de Parente et de Kévin Estre, revenu en quatrième position malgré un accrochage au premier tour qui l'aura fait chuter à la dernière place. Deux tours avant la fin, l'équipier de Loeb porte une attaque avec succès sur la Mercedes en prenant l'intérieur dans une longue courbe à gauche. Estre profite de l'opportunité pour se frayer un passage, mais il percute Day dans la manœuvre puis Parente par réaction en chaîne. La McLaren numéro 9 se retrouve éjectée à l'extérieur du virage avec des dégâts importants sur l'aile arrière gauche et rétrograde en quatrième position. Le Portugais parviendra à rallier le drapeau à damiers au pied du podium. À la suite de cet incident, les commissaires décident d'infliger quelques heures plus tard une pénalité de dix secondes à Kévin Estre et Alon Day pour le contact par l'arrière sur Álvaro Parente, réhabilitant Sébastien Loeb et son équipier à la deuxième place du générale[487],[488],[489].

Bilan de la saison[modifier | modifier le code]

Sébastien Loeb achève sa première saison internationale en compétition GT à la quatrième place du classement général pilote aux côtés de son équipier Álvaro Parente. Bien que les deux hommes aient démontré un niveau de performance équivalent à celui des meilleurs tandems, affichant notamment le plus grand nombre de victoires sur l'année avec quatre succès et le seul doublé sur un même meeting, la course au titre leur est vite devenue mathématiquement impossible. Chacune des huit manches qu'ils n'ont pas remportées s'est en effet soldée par un problème mécanique, un accrochage, ou une pénalité, les classant bien souvent au-delà de la dixième place. Sur un championnat dont le format fut réduit à six meetings distincts, la moindre contre performance engendre des répercussions significatives au classement par points. Pour son premier programme complet à l'international, le Sébastien Loeb Racing se hisse quant à lui à la deuxième place du classement par équipes, derrière l'écurie semi-usine WRT associée à la branche belge d'Audi Sport.

Porsche Supercup (2013)[modifier | modifier le code]

Le 22 avril 2013, Sébastien Loeb annonce sur sa page Facebook qu'il participera aux deux premières manches de la saison 2013 de Porsche Supercup, l'équivalent le plus proche du championnat du monde de Porsche Carrera Cup, traditionnellement organisé en levé de rideau du championnat du monde de Formule 1. Les deux épreuves en question seront disputées en prélude au Grand Prix d'Espagne et au Grand Prix de Monaco. L'Alsacien prendra le volant d'une Porsche 911 GT3 aux couleurs de Martini et estampillée du numéro 88[490],[491],[492],[493],[494]. C'est en tant qu'invité de Porsche qu'il participe à la compétition, et non au sein de sa propre écurie SLR, ce qui le rendra inéligible au marquage de points. Le 6 mai 2013, il effectue une séance d'essai sur le Circuit de Monza pour préparer au mieux son nouveau défi.

C'est donc une semaine seulement après sa victoire au rallye d'Argentine que Loeb s'engage avec 24 autres pilotes dans la manche d'ouverture de la saison 2013 de Porsche Supercup sur le Circuit de Catalogne. N'ayant pu participé aux essais officiels organisés sur le tracé quatre semaines auparavant, le champion français arrive en terrain inconnu sans avoir pu régler sa voiture au préalable. Il réalise le 16e temps des essais libres du vendredi, à 1.284 secondes du norvégien Nicki Thiim auteur du meilleur chrono, et trouve la 911 trop sous-vireuse[495],[496]. Le lendemain, il signe le treizième temps des qualifications, à 1.179 secondes du poleman Sean Edwards[497]. Loeb est convaincu qu'il pouvait faire mieux, mais un problème mécanique sur sa Porsche l'a empêché de chausser son deuxième train de pneus neufs[498]. Le dimanche 12 mai 2013, il s'élance donc dans le peloton et parvient à gagner deux positions dès les premiers tours, sécurisant ainsi la onzième place. Mais malgré plusieurs tentatives de dépassement sur le pilote qui le précède, le britannique Ben Barker, le champion du monde des rallyes ne parviendra plus à progresser davantage au cours des 14 tours de la course[499]. Son statut d'invité ne lui permet pas de marquer les 5 points normalement dévolus à son classement.

Deux semaines plus tard, Sébastien Loeb prend part à la deuxième manche de la saison sur le Circuit de Monaco. Il réalise le treizième temps des essais libres du jeudi puis se classe seizième de la grille de départ sur un total de 26 concurrents, à environ 1.7 secondes du poleman Sean Edwards, déjà vainqueur l'année dernière dans la principauté et l'un des seuls pilotes à avoir pu bénéficier d'une piste libre pour son chrono. La séance de qualification a en effet été marquée par un encombrement important du circuit et plusieurs drapeaux jaunes, empêchant de nombreux pilotes dont Loeb de disposer ne serait-ce que d'un tour dégagé. Lors d'une de ses tentatives, l'Alsacien était ainsi sur les traces du meilleur temps avant d'être stoppé net dans son élan par deux voitures concurrentes se trouvant au milieu de la piste[500]. La grille est néanmoins validée officiellement par les instances de régulation. Lors de la course, Loeb parvient à gagner quelques places au départ mais est poussé à l'extérieur de l'épingle à gauche de l'hôtel « Loews » pour en ressortir dix-septième. Le peloton est désormais étiré et le tracé bien connu du Circuit de Monaco empêchera le moindre dépassement pour les 16 tours à parcourir, quel que soit le pilote. Seule une glissade sur erreur de freinage de l'Italien Alessandro Zampedri permettra à Loeb de gagner une place pour finir seizième[501].

Porsche Carrera Cup Asia (2013)[modifier | modifier le code]

Le 8 octobre 2013, Sébastien Loeb annonce son engagement pour la manche de clôture de la Porsche Carrera Cup Asia, sur invitation du constructeur germanique. Organisée dans le cadre de la soixantième édition du Grand Prix automobile de Macao, cette épreuve doit permettre au nonuple champion du monde des rallyes de découvrir le circuit urbain de Guia pour la préparation de son débarquement en WTCC dès 2014. L'ancien comptoir portugais d'Asie du Sud-Est accueille en effet traditionnellement la finale du mondial de tourisme depuis ses débuts, et le tracé découpé dans la ville n'est habituellement accessible qu'un weekend par an au mois de novembre, à l'exception de cette année anniversaire où deux créneaux consécutifs ont été prévus : « De l’avis de tous, Macao est un circuit très spécifique et les opportunités d’y rouler sont rares. J’ai la possibilité de courir sur ce tracé en ville et je pense que ce sera une expérience enrichissante dans l’optique de mon engagement en WTCC avec Citroën. »[502],[503],[504].

À l'entame de la compétition, Loeb signe le troisième temps des essais libres du samedi, à moins de trois dixièmes des deux pilotes du LKM Racing, le japonais Keita Sawa et le néo-zélandais Earl Bamber, sacré champion de la Porsche Carrera Cup Asia pour sa première saison quelques semaines plus tôt[505]. L'Alsacien tient le même rang lors des qualifications, Sawa prenant cette fois-ci le dessus sur son coéquipier en décrochant la pôle[506],[507]. Le départ de la course est dans un premier temps donné sous Safety Car en raison des conditions détrempées de la piste. Loeb prend rapidement l'avantage sur le japonais dès la fin de la neutralisation et se porte en deuxième position, Earl Bamber se hissant quant à lui en tête. Le jeune champion de la discipline creuse progressivement l'écart au fil des tours avant que la course ne soit une nouvelle fois bridée à la suite d'un accrochage entre Jason Zhang et Benjamin Rouget. L'Alsacien tentera sans succès une attaque au moment de la relance et terminera finalement à la deuxième place pour sa découverte du tracé de Macao[508],[509].

Championnat du monde des voitures de tourisme (2013-…)[modifier | modifier le code]

2013 : Officialisation de l'engagement de Citroën et de Sébastien Loeb[modifier | modifier le code]

La Citroën C-Élysée WTCC dans sa première livrée provisoire, ici lors de la 65e édition du Salon de l'automobile de Francfort pour sa première apparition au grand public.

Le 27 septembre 2012, dans le cadre de la 81e édition du Mondial de l'automobile de Paris, Sébastien Loeb annonce à la presse sa retraite progressive du monde des rallyes et confirme les rumeurs évoquées depuis plusieurs années sur son envie de reconversion sur circuit avec l'objectif de se fixer de nouveaux défis sportifs. Pilote emblématique de la marque Citroën depuis ses débuts en compétition, l'Alsacien affirme également sa volonté de poursuivre cette nouvelle aventure avec le constructeur français, compte tenu de l'inter-dépendance de leurs images respectives aux yeux du grand public. Le choix du Championnat du monde des voitures de tourisme est rapidement mis en avant par les deux parties. Du point de vue de Sébastien Loeb, cette discipline présente un avantage en termes de crédibilité du fait de son statut de championnat du monde officiel FIA. Quant à Citroën, le WTCC leur permettrait de ne pas repartir d'une feuille blanche pour le développement d'une nouvelle voiture puisque le moteur 1.6L Turbo imposé est dérivé du même type de bloc utilisé sur les DS3 WRC mais avec une bride plus large permettant d'atteindre les 380 chevaux. Ce championnat apparaît également séduisant en vertu de ses coûts de participation réduits et de la visibilité internationale qu'il offre, notamment dans des zones géographiques clés pour la marque aux chevrons avec des épreuves en Chine, en Russie et en Amérique du Sud. Aucun engagement officiel n'est cependant évoqué à ce stade, le dossier devant au préalable être validé courant 2013 par la direction du groupe PSA pour une participation effective en 2014[510],[511].

En décembre 2012, l'intérêt de Citroën pour le WTCC se précise à la suite de la validation par la FIA d'un nouveau règlement technique à compter de la saison 2014, prévoyant la fin du système de lest des performances, un package aérodynamique plus spectaculaire, des voitures plus puissantes ainsi qu'une plus grande liberté dans l'homologation de certaines pièces[512],[513],[514],[515],[516]. Une séance d'essai privée est organisée par le constructeur français en mars 2013 sur le circuit du Jarama près de Madrid afin de tester un modèle de DS3 WRC modifié pour la piste en vue de leur participation potentielle en WTCC. La branche sportive de la marque aux chevrons n'ayant aucune expérience dans les compétitions sur circuit, hormis quelques courses en Championnat de France de Supertourisme dans les années 1980, l'objectif était ici de dégrossir les grandes lignes du développement de la voiture qui sera alignée, notamment en matière d'aérodynamisme, de refroidissement du moteur et d'absorption des suspensions. Sébastien Loeb et le pilote suisse Alain Menu, vice champion du monde WTCC 2012, se sont relayés au volant[517],[518].

Le 25 juin 2013, Citroën officialise son engagement en Championnat du monde des voitures de tourisme pour la saison 2014 avec Sébastien Loeb comme premier pilote confirmé[519]. Le communiqué précise alors que d'autres voitures seront alignées en complément de celle de l'Alsacien, mais sans qu'il ne soit encore évoqué officiellement de noms pour ces baquets supplémentaires. Des rumeurs insistantes indiquent néanmoins l'ouverture de négociations avec Alain Menu[520] et Yvan Muller[521], autre pilote alsacien qui domine la discipline depuis plusieurs années et qui, deux ans plus tôt, avait mis à la disposition du champion du monde des rallyes sa propre Chevrolet Cruze version WTCC pour quelques tours de pistes sur le Rockingham Motor Speedway[522]. Il est également question de l'ex-pilote de Formule 1 Robert Kubica, déjà sous contrat avec Citroën en rallye, pour épauler Loeb[523]. La nouvelle voiture conçue par l'équipe française est dévoilée le 24 juillet 2013 au grand public. Alors que les premières rumeurs semblaient indiquer l'utilisation d'un châssis issu de la DS4, c'est finalement le modèle C-Élysée qui a été choisi comme base de développement, confirmant ainsi les intentions de la marque de considérer ce nouvel engagement comme une vitrine axée vers les pays émergents[524],[525]. La version WTCC se voit doter du fameux moteur 1.6L Turbo utilisé en rallye, mais gonflé cette fois-ci à 380 chevaux, ainsi que de voies élargies et de plusieurs appendices aérodynamiques.

Une courte séquence vidéo produite par Citroën Racing et mettant en scène Sébastien Loeb, Yvan Muller et Daniel Elena aux côté de la future C-Élysée WTCC est mise en ligne sur la toile le 6 août 2013. Ce spot promotionnel semble alors confirmer la possibilité pour le duo alsacien de faire équipe lors de la saison 2014[526],[527]. L'annonce est officialisée dès le lendemain par communiqué des différents intéressés[528],[529]. La C-Élysée est quant à elle présentée physiquement pour la première fois le 10 septembre 2013, jour d'ouverture de la 65e édition du Salon de l'automobile de Francfort, aux côtés de ses deux futurs pilotes[530],[531]. L’événement est également l'occasion pour Loeb de faire le point sur son nouvel engagement sportif : « C’est un nouveau projet de Citroën en WTCC avec Yvan Muller comme équipier, Citroën a tous les éléments pour réussir. En ce qui me concerne, je pense progresser rapidement, car je n’ai pas beaucoup d’expérience dans la discipline, c’est un beau challenge. Entre les titres d’Yvan et les miens, cela fait beaucoup de titres, tous les éléments sont réunis pour que ça marche, en ce qui me concerne je dois apprendre, mais je ferais de mon mieux pour faire de bons résultats. »[532]. En fin d'année, Citroën Racing annonce la signature d'un troisième contrat de pilote à plein temps avec José María López, triple champion de TC2000, le championnat de courses de tourisme argentin, et vainqueur d'une manche de WTCC à domicile en 2013[533].

2014 : Première saison[modifier | modifier le code]

Pleinement dédié à son engagement en WTCC, Sébastien Loeb entame sa saison sportive 2014 par une séance d'essais de cinq jours début janvier sur le circuit Yas Marina d'Abou Dabi durant lesquels l'Alsacien s'est relayé avec Yvan Muller et José María López au volant d'une Citroën C-Élysée. Les conditions sèches attendues pour cette session au Moyen-Orient ne furent cependant pas toujours au rendez-vous : « Avec seulement une heure d’essais sur piste sèche le soir, nous n’avons pas pu boucler notre programme dans sa totalité. Nous nous sommes donc focalisés sur le set-up de l’auto et son équilibre. »[534],[535]. Le français prend la direction de l'Argentine la semaine suivante pour effectuer des reconnaissances sur l'Autódromo Termas de Río Hondo, circuit hôte du huitième meeting de la saison 2014, au volant d'une Peugeot 308 du championnat de tourisme local[536].

La première confrontation avec un autre constructeur a lieu à la fin du mois de février lors d'une séance d'essais partagée avec l'équipe d'usine Honda sur le circuit Paul-Ricard. Aucun chrono officiel n'a cependant été enregistré. Deux exemplaires de la Citroën C-Élysée étaient présents avec pour objectif principal, entre autres, de tester la procédure de départ[537],[538]. Un troisième coéquipier est annoncé dans la foulée pour Sébastien Loeb au sein de l'écurie Citroën en la personne de Ma Qing Hua, vainqueur du championnat de tourisme chinois en 2011 et pilote d'essais en Formule 1 pour le compte de Caterham. Le pilote de Shanghai ne participera cependant qu'à cinq meetings de fin de saison[539]. Le quatuor est pour la première fois réuni au grand complet lors de la 84e édition du Salon international de l'automobile de Genève pour une conférence de presse de lancement du programme 2014. Loeb y aborde son engagement avec humilité en se positionnant en outsider du champion du monde Yvan Muller[540],[541]. C'est également à cette période qu'il révèle son choix d'arborer le numéro 9 pour sa première saison. Une référence à ses neuf titre mondiaux en WRC et qu'il avait déjà utilisée l'année passée pour son programme en FIA GT Series avec son équipe privée[542].

Les premiers essais officiels du championnat se déroulèrent à Valence sur le circuit Ricardo Tormo au cours desquels Citroën dévoila la livrée définitive entièrement blanche de sa C-Élysée. Loeb y signa le meilleur temps de la séance, devant les deux Honda Civic d'usine mais sans la présence d'Yvan Muller[543],[544],[545],[546].

Race of Morocco 2014[modifier | modifier le code]

Le coup d'envoi du championnat WTCC est donné lors du deuxième weekend d'avril à Marrakech sur le circuit urbain Moulay El Hassan. Un total de vingt pilotes répartis dans neuf équipes différentes ont répondu présent pour cette première manche.

L'équipe Citroën domine la séance de test du vendredi en accaparant les trois premières places, Sébastien Loeb terminant derrière ses deux coéquipiers à respectivement six dixièmes d'Yvan Muller et deux dixièmes de José María López[547]. L'Alsacien établit un nouveau record du tour dès le lendemain en réalisant le meilleur temps de la première séance des essais libres, deux dixièmes devant Muller[548]. Le quadruple champion du monde de la discipline réagit quelques heures plus tard en pointant en première position de la feuille des temps de la deuxième session, mais sans parvenir à descendre sous le chrono de référence établi précédemment par Loeb, ce dernier terminant troisième à un peu plus d'une seconde[549]. Les premières analyses issues de ces essais préliminaires indiquent une domination assez nette des Citroën C-Élysée, leurs rivales les plus proches, à savoir les Chevrolet Cruze TC1 construites par RML, pointant en moyenne à près de deux secondes au tour.

Les qualifications débutent le même jour en début d'après-midi. Sébastien Loeb signe le deuxième temps de la première session, quatre dixièmes derrière Yvan Muller, avant de s'imposer dans la suivante devant ses deux coéquipiers, les trois hommes se tenant alors dans un écart de cinq millièmes de seconde. La troisième et dernière session réunit les cinq meilleurs pilotes qui disposent alors d'une piste entièrement dégagée pour un tour chronométré. Loeb y décroche le troisième temps, un dixième de seconde derrière le poleman José María López, après avoir pointé en tête dans les deux premiers secteurs du circuit : « Les Q1 et Q2 se sont bien passées. Mon unique tour en Q3 a bien débuté puisque j’étais en avance sur les premier et deuxième secteurs. Je me suis un peu manqué dans la dernière épingle. Je ne me suis pas raté une seule fois dans ce virage durant tout le week-end, sauf pour ce tour qui aurait pu me permettre de signer la pole ! Mais je n’avais pas de quoi être déçu. Partir de la première ligne pour ma première fois en WTCC, c’était déjà très bien et plus qu’encourageant. J’étais satisfait d’être dans le même dixième que mes équipiers. »[550],[551]. Quelques heures plus tard, la décision des commissaires de déclasser Muller en quatrième position pour avoir couper une chicane pendant son tour de qualification lui permet finalement d'accéder à la première ligne de la grille départ[552].

Sébastien Loeb parvient à tenir sa position lors du coup d'envoi de la première course, contrôlant une tentative de dépassement de la part d'Yvan Muller usant de l'aspiration. López conserve la tête après le premier virage et mène le trio des Citroën C-Élysée. Les voitures de la marque aux chevrons accroissent progressivement leur avance sur leurs concurrentes. Le tracé emprunté de type urbain ne facilitant pas les dépassements, l'ordre restera le même jusqu'à l'arrivée malgré quelques attaques de Muller sur Loeb dans la longue ligne droite. Les températures moyennes supérieures à 30 °C enregistrées le jour de la course ont également contribué à figer les positions en provoquant un échauffement trop important des freins et obligeant ainsi les pilotes à sortir plus tôt de l'aspiration pour les refroidir. Le nonuple champion du monde des rallyes termine à la seconde place, sept dixièmes de seconde derrière son coéquipier argentin, et signe le meilleur tour en course pour son baptême en WTCC[553],[554].

Parti neuvième de la deuxième course conformément au principe de la grille inversée, l'Alsacien parvient à ressortir indemne du carambolage survenu lors du départ. Percuté à l'arrière par la Honda Civic de Mehdi Bennani, le poleman Tom Coronel perd le contrôle de sa Chevrolet Cruze et heurte frontalement les glissières de sécurité, causant la destruction de sa voiture. Dans l'élan de son accélération de départ, Yvan Muller ne parvient pas à éviter le pilote hollandais et anéantit l'avant de sa C-Élysée avec le choc. Loeb évite les multiples débris jonchant la piste et ressort du premier virage en troisième position, loin devant López, huitième, auteur d'un départ manqué. Les officiels agitent le drapeau rouge, suspendant ainsi la course le temps pour les commissaires de faire nettoyer la piste. Un nouveau coup d'envoi est donné vingt minutes plus tard. Usant de l'aspiration, Loeb prend le dessus sur Tiago Monteiro pour le gain de la deuxième place et part en chasse du pilote de tête Mehdi Bennani. Il vient à bout du marocain avant la fin du tour, s'emparant ainsi des commandes de la course. Derrière lui, son coéquipier José María López effectue une remontée significative de la huitième à la deuxième place, dépassant un à un tous les concurrents mais pointant toujours à plusieurs secondes de la C-Élysée numéro 9. Victime d'un problème moteur sur sa Chevrolet Cruze, Dušan Borković est contraint de s'arrêter dans la ligne droite des stands, déclenchant la sortie du Safety Car et permettant ainsi à López de revenir dans les roues de Loeb. Le français parviendra à contenir l'argentin jusqu'à la ligne d'arrivée pour décrocher la première victoire de sa carrière en WTCC, devenant ainsi, après Sandro Munari et Walter Röhrl, le troisième pilote de l'Histoire à s'être imposé à la fois en rallye et sur circuit dans le cadre d'un championnat du monde[555],[556].

JVC Kenwood Race of France 2014[modifier | modifier le code]

Absente du calendrier depuis la saison 2009, une manche française fait cette année son retour dans le championnat WTCC. C'est donc à domicile que devront s'engager Citroën, Yvan Muller et Sébastien Loeb. Le lieu de déroulement de l'épreuve est fixée sur le Circuit Paul-Ricard du Castellet qui n'avait plus accueilli de courses de tourisme de niveau mondial depuis 1995[557].

La marque aux chevrons domine une nouvelle fois la séance de test du vendredi avec un meilleur chrono enregistré par José María López, secondé de près par Loeb à environ un dixième. Plus en retrait en raison du rodage de sa C-Élysée, sévèrement endommagée lors de la manche marocaine, Muller pointe en cinquième position à plus d'une seconde[558]. Le lendemain, lors des essais libres, les temps enregistrés semblent indiquer pour la première fois depuis le début de la saison un tassement de l'écart de performance séparant Citroën des autres équipes. Bien que Sébastien Loeb domine la première séance, il devance cette fois-ci non pas l'un de ses coéquipiers mais la Chevrolet Cruze d'Hugo Valente pour moins de deux dixièmes, avant que son compatriote n'enregistre le meilleur chrono dans la deuxième session, une seconde de mieux que Loeb neuvième[559],[560].

Le samedi après-midi, l'Alsacien signe le deuxième temps de la première séance des qualifications à un dixième de la meilleure marque d'Yvan Muller puis récidive dans la session suivante, toujours dans le même ordre mais en abaissant l'écart le séparant du quadruple champion du monde de la discipline à sept centièmes. Dans la séance finale réunissant les cinq meilleurs pilotes, Sébastien Loeb s'élance en avant-dernier et améliore de deux dixièmes le précédent chrono de référence établi par López, s'adjugeant au passage le nouveau record de la piste. Il décroche finalement la première pole position de sa carrière pour son deuxième engagement en WTCC après que Muller ait échoué à plus de trois dixièmes lors de son tour chronométré[561]. Mais en début de soirée, les commissaires de la FIA annoncent finalement l'annulation de tous les temps réalisés par Loeb et José María López lors des qualifications après que les valves de sécurité du réservoir d'essence n'aient pas fonctionné sur leur voiture respective lors d'un contrôle technique. Bien que cette anomalie n'apporte aucun avantage en termes de performance, les deux pilotes se voient retirer les points acquis au terme des séances qualificatives puis rétrograder en dernière ligne de la grille de départ des deux courses de la manche française, hypothéquant de manière significative leurs chances d'accéder aux places d'honneur[562],[563].

Parti dix-septième de la première course, Sébastien Loeb choisit de se positionner immédiatement sur l'extrémité gauche de la ligne des stands et remonte plusieurs concurrents pour ressortir du premier virage dans les dix premiers du classement. Septième à l'entame du deuxième tour, il contient une attaque portée par son coéquipier José María López. L'argentin manque son point de freinage et part en glissade sur le côté de la piste. L'Alsacien prend peu de temps après le dessus sur l'ancien pilote de Formule 1 Gianni Morbidelli puis se lance à la poursuite Robert Huff, champion du monde de la discipline en 2012 et premier pilote Lada. Il dépasse le britannique dans le quatrième tour puis son compatriote Hugo Valente dans la foulée sur les abords de la première chicane. Désormais quatrième, le Français réduit en deux tours les trois secondes le séparant de Norbert Michelisz pour accéder au podium, puis continue à imprégner un rythme offensif pour tenter de s'emparer de la deuxième place de Gabriele Tarquini. Quatre tours lui seront nécessaires pour venir au contact de l'Italien, dont la Honda Civic se révèle plus performante en ligne droite et dans les accélérations. Loeb parvient finalement à trouver l'ouverture deux tours avant le drapeau à damiers et achève sa remontée sur la deuxième marche du podium. La quatrième place finale occupée par López lui permet également de s'emparer de la tête du championnat pilotes. Parti en pole, le vainqueur Yvan Muller restait quant à lui inaccessible avec une avance supérieure à dix secondes[564].

Le départ de la deuxième course se déroule trois heures plus tard sur une piste désormais asséchée. Toujours relégué en fond de grille, Loeb décide à nouveau de longer l'extrémité gauche de la ligne des stands et dépasse plusieurs concurrents. Remonté en onzième position aux abords du premier virage, il se voit bloquer dans son élan par plusieurs accrochages survenus quelques mètres devant sa voiture et impliquant notamment Gianni Morbidelli et Yvan Muller. José María López bénéficie quant à lui d'une voie dégagée après avoir opté pour l'autre côté de la piste et parvient à se porter en tête des pilotes Citroën. À l'entame du troisième tour, Loeb gagne deux places supplémentaires dans la même chicane en prenant le dessus sur Hugo Valente et Morbidelli pour se retrouver derrière ses deux coéquipiers. L'Alsacien porte alors une attaque sur Muller en prenant l'intérieur dans un virage serré à droite, mais, arrivé à mi-hauteur et sur le point de prendre l'avantage, se fait percuter par le champion du monde fermant brusquement la porte. Le contact endommage une partie de l'essieu avant de la C-Élysée de Loeb dont les performances commencent à se dégrader et lui font perdre trois places. Dans sa tentative de remontée, il heurte une pile de pneus aux abords d'une chicane, éventrant une partie de son capot moteur et déclenchant ainsi la sortie du Safety Car en raison des débris jonchant la piste. Cet incident permet à ses deux coéquipiers, alors respectivement deuxième et troisième, de revenir sur le leader Tiago Monteiro pour finalement le dépasser. Une deuxième sortie du Safety Car survient quelques minutes plus tard en raison d'un accrochage entre John Filippi et Franz Engstler. Alors neuvième, Loeb gagne une place pendant la neutralisation de la course avec la rentrée aux stands de Tom Chilton pour pénalité puis une supplémentaire avec la sortie de piste de Norbert Michelisz. L'Alsacien poursuit sur un rythme offensif avec en ligne de mire les sixièmes et cinquièmes positions de Dušan Borković et Mehdi Bennani. Après plusieurs tentatives, il parvient à dépasser le pilote serbe deux tours avant l'arrivée mais échoue de peu face au Marocain. Sixième du classement final, le Français se fait reprendre les commandes du championnat par le vainqueur José María López[565],[566].

Race of Hungary 2014[modifier | modifier le code]

Le meeting hongrois se déroule deux semaines après les événements du Castellet sur le circuit du Hungaroring. Troisième manche de la saison, elle marque l'introduction des poids de compensation sur les différents modèles de voiture engagés dans le championnat en se basant sur les résultats des deux premières épreuves. Les Citroën C-Élysée ayant jusqu'alors dominé les débats de manière significative, celles-ci sont maintenues au poids standard réglementaire tandis que les Honda Civic WTCC, les Chevrolet RML Cruze TC1 et les Lada Granta 1.6T se voient accorder un délestage de 60 kg, soit le maximum autorisé[567].

La séance de test du vendredi est dominée par les voitures de la marque Honda avec l'occupation des trois premières places de la feuille des temps. Sébastien Loeb pointe quant à lui au neuvième rang, à environ huit dixièmes de la meilleure marque de Gabriele Tarquini et cinq centièmes derrière son coéquipier Yvan Muller[568]. Les séances d'essais libres du lendemain se déroule sur une piste détrempée en raison des averses survenues durant la nuit. Les temps de la première session s'améliorent nettement au fur et à mesure des passages et de l'assèchement du bitume. C'est finalement José María López qui signe le meilleur chrono à quelques minutes de la clôture, l'Alsacien prenant quant à lui la cinquième place à plus d'une seconde après être rentré aux stands bien avant son coéquipier[569]. L'équipe Citroën impose sa domination au cours de la deuxième séance en réalisant le triplé. Yvan Muller enregistre le meilleur temps suivi de Loeb à moins de quatre dixièmes[570].

Lors de la première partie des qualifications, les pilotes de la marque aux chevrons réalisent un chrono suffisant dès leur première tentative et reviennent à l'assistance au bout de quelques minutes. Sébastien Loeb prend la quatrième position à deux dixièmes de López, le local de l'épreuve Norbert Michelisz s'étant intercalé entre lui et ses deux coéquipiers. La deuxième séance voit pour la première fois de la saison une voiture autre que la C-Élysée décrocher la première place avec la Honda Civic de Gabriele Tarquini aux avant-postes. Loeb pointe quant à lui en cinquième place à deux dixièmes et accède sur le fil à la dernière session après que le portugais Tiago Monteiro ait failli le devancer dans les dernières minutes. Il réalise alors le troisième temps à un peu plus de trois dixièmes de ses deux coéquipiers, Muller remportant pour sa part une troisième pole position consécutive sur le Hungaroring[571].

Parti de la deuxième ligne, Sébastien Loeb prend un mauvais départ lors de la première course et se fait immédiatement débordé par les Honda Civic officielles de Tarquini et Monteiro, réputées performantes à cet exercice. Il opte pour l'extérieur du premier virage à l'abord de celui-ci mais se retrouve bloqué par les pilotes le devançant et rétrograde de deux places supplémentaires, Mehdi Bennani et Norbert Michelisz étant parvenu à emprunter la trajectoire intérieure avec succès. Le tracé sinueux et étroit du Hungaroring ne favorisant pas les dépassements, le classement général restera dès lors figé pendant les quatorze tours que comptent la course, l'Alsacien se retrouvant pour sa part bloqué en septième position derrière le pilote hongrois en dépit de ses tentatives. Il perd finalement la deuxième place du championnat au profit d'Yvan Muller, vainqueur pour la quatrième fois en Hongrie après être parti de la pole position[572].

Huitième sur la ligne de départ de la deuxième course, Loeb parvient à tenir sa position lors du coup d'envoi. À l'approche du premier virage, il opte cette fois-ci pour l'intérieur et se voit bloqué dans son élan par une contention créée par plusieurs voitures, dont la Chevrolet Cruze de Tom Chilton. Partis derrière lui, ses deux coéquipiers, Yvan Muller et José María López, prennent l'extérieur où la voie est libre et profitent du blocage pour gagner plusieurs positions. Le nonuple champion du monde ressort de la courbe à la neuvième place derrière la Honda Civic de Gabriele Tarquini. Malgré plusieurs attaques portées sur l'Italien, le pilote Citroën ne parviendra pas à améliorer son classement. Les difficultés pour trouver l'ouverture sur le circuit hongrois se concrétisent une fois encore avec le gèle des dix premières positions sur l'ensemble de la course[573].

Race of Slovakia 2014[modifier | modifier le code]

Une semaine après le Hungaroring, le calendrier du WTCC s'enchaîne avec le meeting slovaque organisé sur le Slovakia Ring, un circuit que Sébastien Loeb a déjà eu l'occasion d'aborder en compétition l'année précédente dans le championnat FIA GT Series. Calculé à partir de trois manches glissantes, le système de compensation de poids demeure inchangé avec une masse supplémentaire de 60 kg embarquée par les trois Citroën C-Élysée comparativement aux autres concurrents[574].

L'Alsacien enregistre le septième temps de la séance de test du vendredi, à plus d'une seconde de son coéquipier José María López[575]. L'Argentin récidive le lendemain en monopolisant le haut de la feuille des temps lors des deux sessions des essais libres, Loeb prenant respectivement la quatrième puis la troisième place et éprouvant des difficultés à définir un Set-Up le mettant en confiance[576],[577].

Les qualifications débutent le samedi après-midi par une première séance au cours de laquelle les trois Citroën C-Élysée rentrent aux stands dès les premières minutes après avoir enregistré un seul tour chronométré jugé suffisant. Seul pilote de la marque aux chevrons à être parti avec des pneus déjà usés, Sébastien Loeb se voit tout d'abord crédité du septième temps avant de chuter progressivement dans le classement au fur et à mesure du passage des autres concurrents. Douzième à cinq minutes de la clôture de la session, il repart en piste chaussé de gommes neuves pour un dernier tour chronométré et parvient à enregistrer le sixième temps, quatre dixièmes derrière la meilleure marque de Norbert Michelisz. La deuxième séance commence quelques minutes plus tard mais la voiture du Français reste immobilisée dans le garage Citroën en raison d'un problème mécanique au niveau de l'arrivée d'essence. Les mécaniciens tentent de procéder aux réparations malgré le temps imparti qui semble insuffisant. Loeb est en passe de se voir éliminé des qualifications, synonyme de douzième place sur la grille de départ des deux courses, lorsque, six minutes avant la clôture, le capot de la Honda Civic de Gabriele Tarquini s'ouvre au moment où l'Italien abordait un virage en sixième vitesse. Sans visibilité, le pilote sort de la piste mais évite l'accident. Les commissaires lèvent le drapeau rouge pour interrompre la séance[578]. Sa C-Élysée réparée, Loeb peut s'élancer sur le circuit et établit le troisième temps, six dixièmes derrière son coéquipier José María López. Qualifié pour la dernière session, il signe le meilleur temps provisoire devant Yvan Muller avant de se faire à nouveau devancer de plus de trois dixièmes par López, dernier à l'élancer[579].

Le départ de la première course est donné dans des conditions de piste détrempées accompagnées d'une pluie fine permanente et de fortes rafales de vent. Deuxième sur la grille, Sébastien Loeb prend le meilleur élan et dépasse José María López dans la ligne droite pour s'emparer des commandes. Optant pour l'intérieur du premier virage, il parvient à conserver sa position puis creuse progressivement l'écart en tête à la faveur d'une meilleure visibilité sur la route. Parti en troisième position, Yvan Muller écope d'un passage aux stands obligatoire en raison d'un faux départ et chute à la quatorzième place au moment de reprendre la course. La pluie s'intensifie et l'écart entre Loeb et López finit par se stabiliser à un peu plus d'une seconde. La piste devient peu à peu difficilement praticable et les dérapages se multiplient chez plusieurs concurrents. La quantité d'eau stagnante ne permettant plus de maintenir les pneus en température, les pilotes perdent davantage de grip au fur et à mesure que les minutes passent. Les commissaires déclenchent finalement la sortie du Safety Car au septième tour par mesure de sécurité, mais la pluie ne désemplissant pas, la course restera neutralisée jusqu'à l'arrivée. L'Alsacien s'impose ainsi pour la deuxième fois de sa carrière en WTCC devant López et Michelisz, reprenant du même coup la deuxième place du classement mondial à Muller[580],[581].

Les averses pluvieuses ayant persisté sans discontinuer durant la totalité du dimanche après-midi, les commissaires et la FIA prirent la décision d'annuler la deuxième course pour des raisons de sécurité, fait jusque-là inédit en WTCC[582].

Race of Austria 2014[modifier | modifier le code]

L'épreuve autrichienne se déroule deux semaines après les événements ayant conduis à l'annulation de la deuxième manche slovaque. Organisée sur le circuit du Salzburgring, elle propose un tracé rapide et large dit de vieille école, avec des passages en courbe à haute vitesse et deux longues lignes droites privilégiant les performances aérodynamiques des voitures. Les calculs de compensation de poids restent pour leur part inchangés avec un handicape maximum de 60 kg attribué aux Citroën C-Élysée[583].

Sébastien Loeb enregistre le sixième temps de la séance de test du vendredi, écourtée de trois minutes en raison de problèmes techniques rencontrés en piste par Tom Coronel et Gabriele Tarquini, à quatre dixièmes de la meilleure marque de son coéquipier José María López[584]. L'Argentin récidive lors des premiers essais libres du samedi en prenant la tête d'un triplé de la marque aux chevrons, Loeb pointant quant à lui à la troisième place avec un écart toujours figé à environ quatre dixièmes[585]. L'Alsacien s'impose finalement dans la deuxième séance à environ deux dixièmes de López et Muller à l'issue d'une session marquée par le crash frontal d'Hugo Valente dans une courbe rapide[586].

Citroën Racing domine une nouvelle fois l'entame des qualifications avec un chrono de référence établi par Yvan Muller dans les deux premières sessions. Loeb y décroche respectivement les troisième et quatrième temps lui permettant d'accéder à la séance finale. Deuxième à s'élancer dans celle-ci, il parvient à améliorer la marque de José María López d'un dixième avant de se faire battre à son tour par Gianni Morbidelli. L'Italien décrochera la première pole position de sa carrière et la première de la saison pour une voiture n'appartenant pas à l'écurie de Satory après que Muller ait échoué à cinq centièmes de son chrono, le nonuple champion du monde des rallyes récoltant quant à lui la troisième place derrière les deux hommes[587]. Mais quelques heures après la clôture, Morbidelli se voit infliger une pénalité de cinq rangs sur la grille de départ par la direction de course pour ne pas avoir ralenti sous drapeau jaune lors de la première session qualificative, permettant ainsi aux deux Alsaciens de Citroën d'hériter de la première ligne[588].

Parti de la seconde position, Sébastien Loeb prend un bon départ et opte pour l'intérieur de la ligne droite mais se fait rapidement couper la trajectoire par Yvan Muller puis enfermer latéralement par Tom Coronel. Le Hollandais force le passage dans la chicane, heurtant l'ex-pilote de rallye dans la manœuvre et l'éjectant sur le bas-côté. José María López profite de l'occasion pour dépasser à son tour l'Alsacien, qui ressort quatrième de l'incident, puis prend le dessus sur Coronel dans le virage suivant. Le peloton tend peu à peu à s'étirer au fil des tours et Loeb perd progressivement le contact avec ses deux coéquipiers. À la lutte pour la victoire face à Muller, López manque son point de freinage au septième tour dans la chicane lors d'une tentative de dépassement et se retrouve contraint d'emprunter une échappatoire longeant le circuit. Il rejoint la piste en troisième position derrière la Chevrolet Cruze de Coronel et juste devant Loeb. Le classement des places d'honneur restera figé jusqu'à l'arrivée malgré plusieurs attaques de l'Argentin pour remonter sur la deuxième marche du podium[589].

La règle de la grille inversée entraîne l'attribution de la neuvième place au départ de la deuxième course pour Sébastien Loeb. L'Alsacien prend l'ascendant sur plusieurs pilotes dans la ligne droite des stands, dont Tom Chilton et son coéquipier José María López, mais se retrouve tassé dans la chicane et rétrograde en septième position à la sortie de celle-ci, deux rangs derrière l'Argentin. Derrière eux, Yvan Muller perd le contrôle de sa Citroën C-Élysée après avoir mordu l'herbe du bas-côté et vient percuter les deux Lada Granta de Robert Huff et James Thompson, provoquant ainsi un carambolage. Les commissaires déclenchent aussitôt la sortie du Safety Car puis suspendent la course peu de temps après afin de permettre l'évacuation des carcasses de voitures. Muller parvient à rentrer aux stands mais doit se résoudre à l'abandon au vu des dégâts constatés sur son train arrière. La course reprend son cours quinze minutes plus tard avec un départ lancé à l'issue duquel tous les pilotes de tête parviennent à conserver leur rang. Loeb se fait dépasser au huitième tour par Gianni Morbidelli en pleine ligne droite, l'Italien s'aidant de l'aspiration et de la vitesse de pointe de sa Chevrolet Cruze, tandis que López entame une remontée depuis la cinquième place qui le conduira jusqu'à la victoire finale. Le nonuple champion du monde des rallyes parviendra à reprendre sa septième place aux dépens de Mehdi Bennani mais buttera sur Morbidelli jusqu'à l'arrivée en dépit de nombreuses tentatives de dépassement. Il quitte le meeting autrichien sans être parvenu à trouver un rythme suffisant et rétrograde à la troisième place du classement mondial derrière Yvan Muller : « Au restart, je me suis retrouvé septième. Alors que José-Maria était derrière des Honda qu’il pouvait piquer en ligne droite, je suivais une Chevrolet impossible à passer en vitesse de pointe. C’est une situation frustrante, mais c’est ainsi. Je suis déçu parce que José-Maria prend le large mathématiquement et que la situation ne sera pas facile à inverser. »[590],[591].

Lukoil Race of Russia 2014[modifier | modifier le code]

Le calendrier du WTCC s'enchaîne deux semaines plus tard avec le meeting russe, organisé sur la version Grand Prix 9 du Moscow Raceway. Cette sixième manche de la saison est l'occasion pour l'équipe Citroën Racing d'étendre sa formation à quatre voitures avec l'arrivée du pilote chinois Ma Qing Hua[592]. Les compensations de poids restent inchangés pour les C-Élysée avec un lest maximum de 60 kg tandis que les Chevrolet Cruze et Honda Civic, au vu de leurs performances accrues lors des deux derniers événements, se voient dotées de 20 kg supplémentaires par rapport au minimum réglementaire[593].

Pour la première fois depuis le début de la saison, aucune session de test n'est prévue le vendredi pour permettre aux pilotes de roder leurs voitures. Sébastien Loeb enregistre le cinquième temps de la première séance d'essais du samedi, à quatre dixièmes de son coéquipier Yvan Muller, auteur de la meilleure marque, et deux dixièmes devant José María López[594]. Le quadruple champion du monde de la discipline domine à nouveau la deuxième séance, Loeb se classant quant à lui dixième à environ une seconde[595].

Fidèles à leurs habitudes, les pilotes de la marque aux chevrons ne restent que peu de temps en piste lorsque de la première séance qualificative, rentrant aussitôt aux stands après l'obtention d'un premier tour chronométré afin de préserver leurs pneumatiques. Loeb se classe neuvième à plus d'une seconde de la Honda Civic de Gabriele Tarquini et accède ainsi à la deuxième session. Il y signe le troisième temps juste avant la clôture, à moins de trois dixièmes du chrono de référence établi par López. Pour la première fois de la saison en revanche, Yvan Muller échoue sur le fil à intégrer le Top-5 et donc la séance finale déterminant les premières lignes de la grille de départ. Troisième à s'élancer, Loeb enregistre le deuxième temps provisoire devant Tom Chilton, échouant de quatre dixièmes face à Tiago Monteiro. Son chrono sera ensuite successivement battu par Tarquini puis López, l'Argentin signant sa troisième pole position de la saison : « Les essais libres se sont bien passés, malheureusement je me suis un peu manqué lors de la dernière partie des qualifications. J’ai fait une petite erreur dans le premier virage, j’ai voulu la rattraper ensuite en attaquant davantage et j’ai commis à nouveau une faute. Au final, je signe le quatrième temps alors que je pouvais clairement faire mieux. »[596].

Parti quatrième de la grille lors de la première course, Sébastien Loeb opte pour le milieu de la piste et parvient à conserver son rang avant de prendre le dessus sur Monteiro dans le deuxième virage. L'Alsacien arrive au contact de la deuxième Honda officielle pilotée par Tarquini et porte plusieurs attaques sur l'Italien. Seul en tête, José María López signe les meilleurs tours en course en creuse progressivement l'écart sur le reste du peloton. Yvan Muller parvient quant à lui à se hisser en quatrième position, derrière Loeb, après avoir effectué deux dépassements sur Chilton et Monteiro. Le classement de tête restera ensuite inchangé jusqu'au drapeau à damiers : « Dans la première course, j’ai pris un départ correct et je suis arrivé à remonter assez rapidement à la troisième place. Malheureusement, j’étais bouchonné par la Honda de Tarquini, j’ai cherché la faille, essayé de lui mettre la pression mais il n’a jamais fait de faute et c’était impossible de passer. »[597].

Septième au départ de la deuxième course en vertu du système de grille inversée, Loeb gagne plusieurs places en restant une fois encore sur le milieu de la piste avant de se faire bloquer dans son élan par Yvan Muller, victime d'un dérapage juste devant lui après un contact avec Tom Chilton. Les deux coéquipiers repartent respectivement en huitième et neuvième position. Leader du classement mondial et resté à l'arrêt au moment du coup d'envoi, López est finalement contraint à l'abandon à cause de ce qui sera diagnostiqué comme un problème de boîte de vitesses. Pressé par Muller, Loeb sort large dans un virage lors du deuxième tour et rétrograde à la onzième place derrière Gianni Morbidelli. Profitant d'une sortie de route de Tom Chilton et d'un passage aux stands imposé au leader Hugo Valente pour ne pas avoir fixé ses roues au moins cinq minutes avant le départ, l'Alsacien remonte de deux crans puis double Morbidelli en bout de ligne droite après plusieurs tentatives infructueuses. Il accède à la septième place à la suite d'une sortie de piste de Gabriele Tarquini puis comble en deux tours l'écart le séparant de son prédécesseur direct Tom Coronel. En tête de la course, Ma Qing Hua occupe la première position devant Yvan Muller, les deux hommes ayant réussi à prendre le dessus sur Norbert Michelisz. Loeb porte plusieurs attaques sur Coronel mais échoue dans ses tentatives face au pilote hollandais. Il gagne une place supplémentaire à quatre tours de l'arrivée en bénéficiant d'un problème mécanique impactant Tiago Monteiro et occupe l'avant dernière position d'un peloton resserré emmené par la Honda de Michelisz. Sous pression constante, le pilote hongrois finit par sortir trop large dans un virage et reprend la piste en coupant la trajectoire devant Loeb. L'Alsacien parvient finalement à le dépasser sur la ligne d'arrivée, dans l'accélération suivant le dernier virage, et s'empare de la cinquième place du classement final : « La seconde manche a été plus compliquée. Je suis parti septième sur la grille et je me suis plus bien élancé. Je suis arrivé à grappiller quelques rangs avec Yvan derrière moi. J’ai bloqué mes roues en bout de ligne droite, je suis sorti un peu large et j’ai sali mes pneus. Yvan et deux Chevrolet m’ont passé en quelques instants, mais je me suis battu pour revenir dans le Top 5 et c’est finalement à la cinquième place que je termine. ». Son nouveau coéquipier Ma Qing Hua devient quant à lui le premier Chinois à remporter une manche d'un championnat du monde sanctionné par la FIA[598],[599].

Race of Belgium 2014[modifier | modifier le code]

Disputée avant une pause estivale de plus d'un mois, l'épreuve belge marque l'entame de la deuxième partie de la saison ainsi que le retour du championnat WTCC sur le circuit de Spa-Francorchamps, absent du calendrier depuis 2005. Les valeurs des lestes de compensation du poids des voitures restent quant à elles inchangées par rapport à la manche précédente[600].

Sur un tracé qu'il découvre, Sébastien Loeb signe le quatrième temps de la séance de test du vendredi, à un peu plus d'une seconde de son coéquipier José María López[601]. L'Argentin poursuit sa domination lors des deux séances d'essais du samedi en établissant à nouveau le chrono de référence. Loeb se classe quant à lui quatrième de la première puis chute à la huitième place lors de la suivante, enregistrant un écart de près de deux secondes sur les meilleurs en raison d'un déficit de performance dans le premier secteur où se situe notamment le célèbre Raidillon de l'Eau Rouge[602],[603].

En concertation avec ses ingénieurs, l'Alsacien parvient à trouver des solutions lui permettant de combler en partie son manque de rythme à l'approche des qualifications. Il signe le troisième temps de la première séance, derrière ses deux coéquipiers, pour son premier tour complet et rejoint immédiatement les stands. Il maintient son rang lors de la deuxième session, à six dixièmes de la meilleure marque de López, et accède ainsi une nouvelle fois à l'ultime séance permettant de départager les cinq premières places de la grille. Troisième à s'élancer, il enregistre le meilleur temps provisoire devant Hugo Valente et Gabriele Tarquini avant de se faire devancer par Yvan Muller pour un peu plus d'un dixième. José María López ne parvient pas à améliorer le chrono des deux Alsaciens et recule en troisième position[604],[605].

Deuxième sur la grille de départ de la première course, le champion du monde des rallyes prend un bon élan et se déporte instantanément vers l'intérieur de la piste pour bloquer un éventuel débordement de López. Il parvient à conserver sa position entre ses deux coéquipiers à l'issue du premier virage mais subit plusieurs attaques de l'Argentin en sortie du Raidillon. Les trois hommes creusent progressivement l'écart sur les autres concurrents, Muller commençant quant à lui à s'échapper seul en tête à partir du troisième tour. Les offensives de López sur Loeb se font alors de plus en plus pressantes et finissent par aboutir à l'entame du quatrième tour. L'Argentin parvient à faire l'intérieur sur un freinage pour passer devant l'Alsacien avant que ce dernier ne reprenne sa position dans le virage suivant. C'est finalement dans le dernier tour que Loeb se fait surprendre par l'extérieur en bout de ligne droite et rétrograde définitivement sur la troisième marche du podium : « Je découvrais le circuit et j’ai franchement adoré. J’ai fait une bonne qualification et il ne m’a pas manqué beaucoup pour signer la pole. Je me sentais bien sur la totalité du circuit hormis dans le raidillon où j’avais un durcissement brutal à la compression. Cela s’est malheureusement un peu confirmé le lendemain. Dans la première course, j’ai eu une belle bataille avec Pechito López. J’ai longtemps résisté mais il a réussi à passer dans le dernier tour. J’avais toujours ce problème dans le raidillon et il sortait 15 km/h plus vite, donc ce n’était pas évident. »[606],[607].

Neuvième au départ de la deuxième course, le Français garde sa ligne et opte pour l'intérieur du premier virage. Il parvient à passer devant ses deux coéquipiers avant de se faire tasser à l'approche du Raidillon dans lequel il abandonne plusieurs positions. Dixième à la fin du premier tour, il double Mehdi Bennani en ligne droite pour le gain de la neuvième place puis porte plusieurs attaques sur Hugo Valente, dont certaines à la limite de la sortie de piste. Loeb prend finalement le dessus sur son compatriote lors du quatrième tour en faisant l'intérieur puis récupère une place supplémentaire à la suite d'un écart de trajectoire de Gabriele Tarquini. Revenu au contact de Norbert Michelisz deux tours plus tard, il dépasse le pilote hongrois sur un freinage puis accède dans la foulée à la cinquième place en débordant Gianni Morbidelli. À deux tours de la fin, l'Alsacien part en chasse de Tiago Monteiro et réduit l'écart le séparant du Portugais à moins d'une seconde au moment d'aborder la dernière boucle. Malgré plusieurs attaques portées sur la Honda Civic de son adversaire, il échoue d'un dixième sur la ligne d'arrivée[608].

Race of Argentina 2014[modifier | modifier le code]

Après une pause estivale de six semaines, le championnat WTCC met le cap vers le continent américain avec le meeting argentin, disputé sur l'Autódromo Termas de Río Hondo. L'équipe Citroën continue d'écoper d'un lest de poids maximal sur leurs voitures avec un écart tendant à se réduire face aux Chevrolet Cruze[609].

Sébastien Loeb signe le quatrième temps de la séance de test du vendredi, à environ quatre dixièmes de ses deux coéquipiers[610], avant d'accrocher la deuxième place des premiers essais libres du samedi, moins de trois dixièmes derrière José María López évoluant à domicile[611]. Yvan Muller signe la meilleure marque de la dernière session, Loeb se classant à nouveau en quatrième position avec un écart de quinze centièmes[612].

Quelques heures plus tard, le nonuple champion du monde enregistre le quatrième temps provisoire de la première session qualificative en un seul tour chronométré avant de chuter progressivement jusqu'au huitième rang après que les Honda Civic aient amélioré leurs chronos respectifs en fin de séance. Il établit la meilleure marque de la session suivante, devant Muller, mais se voit finalement devancer sur le fil par López à deux minutes de la clôture. Avant-dernier à s'élancer lors de l'ultime séance, il commet deux erreurs dans les deux derniers secteurs et achève son tour à un dixième de Muller. Il hérite de la troisième place définitive après le passage de López qui s'adjuge la pole devant les deux Alsaciens[613].

Troisième sur la grille de départ de la première course, Sébastien Loeb se retrouve débordé par les deux Honda Civic de Norbert Michelisz et Tiago Monteiro, plus performantes à l'accélération. Il repasse le Portugais avant la fin du premier tour, lui permettant ainsi de se hisser en quatrième position, et revient au contact de son coéquipier Yvan Muller. Les deux Français ne parviennent par à trouver l'ouverture face à Michelisz tandis que José María López, seul en tête, s'échappe progressivement. Le classement restera dès lors inchangé jusqu'au drapeau à damiers[614].

Huitième à s'élancer lors de la deuxième course, Loeb prend un départ moyen et se fait surpasser par Muller dans la ligne droite. Tentant de prendre l'extérieur sur son compatriote dans le premier virage, ce dernier ferme brusquement la porte et le pousse dans l'herbe du bas-côté de la piste. Profitant de la manœuvre, López dépasse ses deux coéquipiers et entame une remontée qui le conduira à une deuxième victoire sur le meeting argentin. Rétrogradé en dixième position au moment d'aborder le deuxième tour, Loeb parvient à prendre consécutivement le dessus sur Hugo Valente, Norbert Michelisz puis Mehdi Bennani pour le gain de la septième place. Il parviendra à se hisser en sixième position aux deux tiers de la course en prenant l'intérieur sur la Chevrolet Cruze de Tom Chilton mais endommagera ce faisant l'arrière de sa voiture. Affichant un déficit de performance à partir de ce moment, il devra se contenter de la conservation de son rang et franchira la ligne d'arrivée à moins d'une seconde de Tiago Monteiro[615].

Race of China - Beijing 2014[modifier | modifier le code]

Deux mois après le meeting argentin, la saison 2014 du championnat du monde des voitures de tourisme entame sa dernière ligne droite avec quatre manches localisées sur le continent asiatique. La première d'entre elles, basée sur le court et sinueux Goldenport Park Circuit de Pékin, fut ajoutée en catimini après l'annulation de l'épreuve prévue sur le Sonoma Raceway en Californie pour des raisons logistiques[616].

Sébastien Loeb enregistre le cinquième temps de la séance de test, organisée pour la première fois le samedi matin, à neuf dixièmes de la meilleure marque de la Honda Civic de Tiago Monteiro[617]. Le Portugais récidive dans les essais libres organisées l'après-midi avant d'être destitué de son meilleur temps de la deuxième session au profit de Ma Qing Hua pour l'avoir enregistré sous drapeau rouge. Loeb y signe quant à lui respectivement les sixième et cinquième temps : « À Pékin, les essais ont bien débuté sur une piste qui évoluait pas mal, avec d’abord de la pluie puis un revêtement séchant. Comme souvent, j’étais le plus rapide dans le rythme, surement mon passé de rallyman face aux pilotes circuit. J’arrive à m’adapter plus vite, alors que les spécialistes s’expriment davantage quand il faut peaufiner. Quoi qu’il en soit, si cela ne s’est pas concrétisé par un temps, j’étais régulièrement parmi les plus performants et c’était donc encourageant. »[618],[619],[620].

Les qualifications débutent le dimanche matin, quelques heures seulement avant le coup d'envoi de la première course. L'Alsacien inscrit le quatrième temps général de la première séance, à moins d'un dixième du chrono de référence établi une fois encore par la Honda officielle de Monteiro, avant de devoir se contenter de la septième place au terme de la deuxième session, environ huit dixièmes derrière la marque de son coéquipier José María López. Il échoue ainsi pour la première fois de la saison à accéder à la séance finale, rémunératrice en termes de points : « Les qualifications ont été décalées au dimanche et c’est seulement à ce moment-là que nous avons roulé sur le sec. Mon chrono en Q1 a été correct. En revanche, je n’ai pas réussi à faire un tour parfait en Q2 et, de par les écarts réduits sur ce circuit, j’ai dû me contenter de la septième place. D’une manière générale, nos Citroën n’étaient pas devant et c’était surement la première fois de l’année. Cela s’explique en partie par la configuration du circuit, certainement le lest, et le fait que nous ayons développé l’auto pour des tracés moins atypiques que celui-ci. »[621].

Septième sur la grille de la première course, il opte pour l'extérieur au moment d'aborder le premier virage et dépasse coup sur coup Gianni Morbidelli puis Norbert Michelisz. Désormais cinquième, il se porte au contact de López et entreprend quelques tentatives de débordement avant qu'un accrochage entre René Münnich et Dušan Borković survenu au troisième tour ne précipite la sortie du Safety Car. Ayant rencontré des difficultés à maintenir ses pneus en température, Loeb perd le rythme lors de la fin de la neutralisation et cède rapidement les positions gagnées contre Morbidelli et Michelisz. Il remonte à la sixième place en profitant de l'abandon de Gabriele Tarquini, victime d'un problème mécanique, puis se classe finalement cinquième du général après être parvenu à prendre le dessus sur Michelisz à un tour de l'arrivée : « Dans la Course 1, j’ai d’abord gagné deux positions avant l’entrée du Safety Car. Malheureusement, au restart mes pneus ne fonctionnaient plus du tout de la même façon et j’ai perdu ces deux positions. Je n’ai pas lâché et je suis parvenu à retrouver le Top 5. »[622].

Quatrième au départ de la deuxième course en vertu de la règle de la grille inversée, l'Alsacien prend à nouveau l'extérieur du premier virage et accède au podium provisoire en venant à bout du britannique James Thompson évoluant sur Lada Granta. Il maintient un rythme offensif en portant plusieurs attaques sur Tom Coronel, son prédécesseur direct, mais sans parvenir à trouver l'ouverture. L'écart entre les deux hommes restera sous la seconde avant que Loeb ne commette une faute de pilotage le faisant sortir trop large dans un virage du dernier tour. Désormais sous la menace de son coéquipier José María López, il parviendra à conserver sa place sur le podium en franchissant la ligne d'arrivée trois centièmes de seconde devant l'Argentin : « Lors de la manche suivante, je partais de la deuxième ligne et je me suis rapidement emparé du troisième rang. J’étais plus rapide que Tom Coronel mais je n’ai pas trouvé l’ouverture. Et comme je suis longtemps resté derrière lui, j’ai eu pas mal de sous-virage et j’ai un peu trop usé mes pneus. Pechito Lopez est revenu sur moi, nous avons fini côte à côte mais j’ai gardé ce podium ! »[623],[624].

Race of China - Shanghai 2014[modifier | modifier le code]

La deuxième manche chinoise du calendrier mondial se déroule une semaine plus tard sur le Circuit international de Shanghai, celui-là même hébergeant le Grand Prix national du championnat de Formule 1. Les Citroën C-Élysée continuent de se voir attribuer le maximum de lest autorisé dans le système de compensation de poids, mais l'écart avec les Chevrolet Cruze tend à se réduire consécutivement aux bons résultats à Pékin des voitures de la marque américaine[625].

Sébastien Loeb inscrit le quatrième temps de la séance de test du vendredi, cinq dixièmes derrière son coéquipier José María López[626]. Sixième, à sept dixièmes d'Yvan Muller, de la première séance des essais libres organisés le samedi matin, il parvient à se hisser au troisième rang de la deuxième session à cinq dixièmes de la meilleure marque de son troisième coéquipier et pilote local Ma Qing Hua[627],[628].

La marque aux chevrons domine les qualifications débutant quelques heures plus tard en inscrivant un quadruplé lors des deux premières séances. Loeb y enregistre dans chacune d'elles le quatrième temps, à respectivement cinq dixièmes de Qing Hua et trois dixièmes de Muller, suffisant pour accéder à l'ultime session décidant de l'ordre des premières lignes de la grille de départ. Lors de son unique tour lancé, il heurte une pile de pneus, commet deux erreurs en fin de parcours et doit se contenter de la cinquième place finale, à plus d'une seconde du temps de la pole position établi par López : « Les essais libres avaient plutôt bien débuté sur ce circuit bien différent de Pékin. J’arrive toujours à être rapidement dans le coup. J’ai en revanche eu plus de mal à concrétiser lors des qualifications. Je me suis hissé en Q3 malgré un petit problème en Q2 qui aurait pu me coûter cher puisque je n’ai pas pu repartir pour un deuxième run. Lors de mon ultime tour lancé, j’ai commis plusieurs petites erreurs qui m’ont privé d’une meilleure place sur la grille. J’ai touché une pile de pneus qui a endommagé la carrosserie, mais ce n’est pas ça qui m’a fait perdre le plus de temps. C’est surtout dans le dernier virage que je me suis manqué. C’est dommage car mes temps en Q1 étaient intéressants, les réglages pas mal et les sensations plutôt bonnes. »[629].

Auteur d'un mauvais départ lors du coup d'envoi de la première course, l'Alsacien se fait dépasser par les deux Honda officielles de Tiago Monteiro et Gabriele Tarquini, réputées plus performantes lors des phases d'accélération. Désormais septième, il reprend la position abandonnée au Portugais en réalisant l'extérieur au bout de la longue ligne droite, puis récidive deux tours plus tard sur l'ancien champion du monde italien lors du passage devant les stands. Après plusieurs tentatives, il parvient à prendre le dessus sur Norbert Michelisz au sixième tour et accède ainsi à la quatrième place. Enchaînant les meilleurs temps de la seconde moitié de la course, il entame dès lors une remontée sur ses trois coéquipiers. Il franchira la ligne d'arrivée à moins de quatre dixièmes de la voiture d'Yvan Muller après avoir connu un déficit initial de plus de cinq secondes. Ce quadruplé des C-Élysée permet à Citroën de décrocher le titre constructeur pour sa saison inaugurale dans la discipline : « Je n’ai pas réussi un bon envol, ce qui forcément n’aide pas. J’ai rencontré un léger souci avec la procédure de départ et j’ai perdu deux ou trois positions. Je suis parvenu à reprendre ces places, puis à remonter quatrième. J’ai fait quelques beaux dépassements, j’ai été agressif et j’étais alors le plus rapide en piste. Malheureusement, j’avais perdu trop de temps durant les premiers tours : je suis revenu sur Yvan Muller, mais il était trop tard pour envisager une tentative. »[630],[631].

Sixième sur la grille de la deuxième course, Sébastien Loeb n'est cependant précédé que de quatre concurrents, Tom Chilton ayant du partir depuis les stands en raison d'un retard du à un problème technique. Il parvient à conserver son rang lors du départ mais subit rapidement la pression d'Yvan Muller, revenu à sa hauteur. C'est au bout de la longue ligne droite, après s'être fait enfermer par Hugo Valente lors d'une tentative de dépassement, que son compatriote alsacien finit par prendre le dessus. La situation inverse se produit au même endroit lors du tour suivant, Loeb passant cette fois-ci à l'offensive. Tentant de prendre l'intérieur, il percute latéralement le quadruple champion du monde de la discipline, ce dernier ayant brutalement refermé la porte. L'aile avant gauche de sa voiture est détruite sous le choc tandis que Muller est contraint à l'abandon, son essieu arrière droit étant plié. Subissant désormais une perte d'aérodynamisme consécutivement aux dégâts reçus, il perd peu à peu le rythme et se retrouve pris en chasse par López avant que l'Argentin ne finisse par prendre le dessus au cinquième tour. L'abandon de Gabriele Tarquini sur problème mécanique permet à Loeb de gravir une place puis un dépassement mené avec succès sur Valente lui ouvre la voie de la quatrième position qu'il conservera jusqu'à l'arrivée[632]. Quelques heures plus tard, jugé responsable de l'incident avec Yvan Muller, il écope d'une pénalité de trente secondes le rétrogradant de fait à la douzième place : « Après un bon départ, je me suis retrouvé derrière la Chevrolet d’Hugo Valente. Le problème est que cette voiture possède une bonne Vmax avec une bonne puissance moteur. Je le suivais de prêt, Yvan est revenu sur nous et il en a profité pour me doubler quand j’ai essayé d’attaquer Valente. J’espérais faire de même un peu après : Valente était à l’intérieur, Yvan à l’extérieur et je voulais le piquer au freinage, mais j’ai été un peu optimiste et quand il s’est rabattu il était trop tard. J’étais debout sur les freins, mais je n’ai pu l’éviter. J’en suis sincèrement désolé. J’ai pu dépasser Valente ensuite, mais ma course était compromise. D’une part parce que ma voiture avait quelques dégâts au niveau de l’aile avant gauche, et que j’avais par conséquent des vibrations, d’autres part parce que j’allais écoper d’une pénalité logique après la fin de la manche. »[633],[634].

JVC Kenwood Race of Japan 2014[modifier | modifier le code]

Avant-dernière épreuve de la saison, le meeting du Japon organisé sur le Circuit de Suzuka revêt un intérêt particulier en ce sens que les chances de voir couronner José María López champion du monde deviennent mathématiquement significatives.

L'Argentin signe le meilleur temps de la séance de test du vendredi, huit dixièmes devant Sébastien Loeb, finalement second après avoir dominé la majeure partie de la session[635]. Le lendemain matin, l'Alsacien se classe sixième de la première séance des essais libres, à plus d'une seconde de la meilleure marque détenue par son coéquipier Yvan Muller qui récidive dans la suivante, Loeb pointant cette fois-ci en troisième position à moins de quatre dixièmes[636],[637].

Les Citroën C-Élysée poursuivent leur domination lors des qualifications. Le nonuple champion du monde des rallyes se classe quatrième de la première séance, à environ sept dixièmes de ses deux coéquipiers, avant de réduire l'écart à moins de trois dixièmes dans la session suivante pour atteindre la troisième place et accéder ainsi à la Q3. Après avoir signé le meilleur temps intermédiaire dans le premier secteur, il commet une faute en freinant trop tard dans la dernière chicane qui lui coûtera environ un dixième et la pole position : « J’étais compétitif et le résultat final des qualifications le montre, avec le troisième chrono à seulement quinze centièmes. Cela étant, je pense que je pouvais faire mieux. Tout d’abord parce que le passage de Q2 à Q3 n’a pas été simple. Je suis sorti de la trajectoire dans un de mes premiers tours lancés pour éviter une autre voiture et j’ai détérioré mes pneus. Je suis immédiatement rentré aux stands, mais le temps était compté et j’ai pu passer en Q3 de justesse. J’ai fait un tour plutôt bon, avec seulement une petite faute à la dernière chicane. Je perds au moins un dixième et je pense que c’est ce qui me prive de la pole. »[638],[639].

Troisième sur la grille, Loeb prend un mauvais départ lors de la première course et ne passe le premier virage qu'en cinquième position, débordé par les Chevrolet Cruze de Hugo Valente et Tom Chilton. Malgré plusieurs attaques portées sur le britannique, le tracé de Suzuka l'empêche de trouver l'ouverture. Victime d'une crevaison lente, Yvan Muller est finalement contraint à l'abandon dans le septième tour alors qu'il luttait pour la victoire face à José María López. Désormais quatrième, Loeb accède à la dernière marche du podium dans les derniers kilomètres, profitant d'une erreur de freinage de Valente : « J’ai failli partir avant l’extinction des feux après avoir enclenché la procédure de départ. Si je n’ai pas volé le départ, j’ai raté mon envol et j’ai perdu deux ou trois positions. Sur une piste où il est difficile de dépasser, ce n’était pas le meilleur moyen de commencer. J’ai dû cravacher pour revenir. Après la crevaison d’Yvan Muller, j’ai gagné un rang, puis j’en ai récupéré un autre en attaquant. Je termine ainsi troisième. Je suis toujours content d’être sur le podium mais il y avait un petit goût d’inachevé parce que j’aurais pu être au moins sur la deuxième marche. ». La course est quant à elle remportée par López qui s'assure ainsi du titre[640],[641].

Huitième au départ, l'Alsacien parvient à prendre le dessus sur deux concurrents avant de se faire déborder par Muller au premier virage. Un contact survenu quelques tours plus tard entre son coéquipier et Hugo Valente lui permet d'atteindre succinctement la sixième place avant que López ne profite de l'incident pour lui forcer le passage. L'absence d'ouverture en raison de l'étroitesse du Circuit de Suzuka figeront alors les positions jusqu'à l'arrivée, Loeb pointant à la septième place du classement final : « Avec le système de grille inversée, la deuxième course s’annonçait mouvementée. Mon départ a été correct, celui d’Yvan un peu meilleur certainement et il a pu me passe. J’étais ensuite dans son pare-choc, moi-même suivi de près par Pechito Lopez. Nous étions très proches et j’ai guetté une possible erreur d’Yvan. Il a percuté un autre concurrent et en fait, en évitant cette auto, j’ai perdu un peu de vitesse. Pechito en a profité pour revenir et, après un contact alors que j’étais en plein appui, il a trouvé l’ouverture. »[642],[643].

Race of Macau 2014[modifier | modifier le code]

Le championnat WTCC s'achève par la finale traditionnelle disputée sur le circuit de Guia à Macao, l'un des rares que Sébastien Loeb avait pu précédemment expérimenter en compétition l'an passé, lors de la manche finale de la Porsche Carrera Cup Asia.

Le Français enregistre le cinquième temps de la séance de test organisée le jeudi, à près de deux secondes de la Honda Civic de Norbert Michelisz[644], puis se classe sixième de la première session des essais libres quelques heures plus tard, affichant un déficit toujours supérieure à la seconde sur la meilleure marque signée par Gabriele Tarquini[645]. Peu satisfait du comportement de sa voiture, il accroche la cinquième place finale de la deuxième séance disputée le lendemain, à plus d'une seconde de son coéquipier José María López : « Je dois dire que les séances d’essais libres n’ont pas vraiment été à la hauteur de mes espérances. J’avais une voiture assez difficile et je n’étais pas super satisfait des réglages. Mais nous avons bien travaillé, nous avons progressé à chaque roulage et nous avons tout remis à plat pour les qualifications. »[646].

Après une modification significative des réglages de sa C-Élysée, Loeb éprouve de meilleures sensations de conduite et enregistre le deuxième temps des deux premières séances qualificatives, respectivement un dixième derrière Michelisz et deux dixièmes derrière López, accédant ainsi à l'ultime session rémunératrice de points. Deuxième à s'élancer, il signe le meilleur chrono provisoire, deux dixièmes devant son coéquipier Yvan Muller, avant de s'incliner pour un écart similaire devant le nouveau champion du monde argentin : « u final, l’auto que j’avais pour les qualifs me plaisait vraiment ! J’ai même tenté un frein à main à l’épingle, mais cela ne fonctionnait pas à tous les coups. Avec ces réglages, j’ai pu attaquer et je suis passé en Q3. Mon ultime tour était plutôt bon, hormis une petite faute dans le dernier virage, mais je pense que Pechito Lopez en a fait une similaire. La pole ne s’est pas jouée à grand-chose et j’étais plutôt content d’être en première ligne. »[647].

Deuxième sur la grille de la première course, l'Alsacien prend un bon départ mais se fait déborder par Norbert Michelisz dont la Honda Civic est réputée être la référence dans les phases d'accélération. Passé la ligne droite des stands, le pilote hongrois fait alors bouchon face à Loeb et favorise ainsi l'échappée de José María López. Au troisième tour, le Français tente de prendre l'intérieur sur son adversaire mais, trop optimiste sur son point de freinage, se retrouve contraint de sortir large et abandonne plusieurs positions dans l'opération. Désormais sixième du général, derrière Muller, il ne parviendra pas à remonter dans le classement qui, sur un tracé où les dépassements sont réputés difficiles, restera figé jusqu'à l'arrivée : « J’ai pris un bon départ dans la Course 1 mais j’ai peut-être été un peu trop chaud. Tout d’abord en étant à l’extérieur de Pechito, puis en essayant de faire le freinage à Michelisz. J’ai perdu quelques places dans l’opération et on sait qu’il est difficile de doubler à Macao. Je me suis retrouvé derrière Yvan Muller et nous n’avons pas réussi à remonter dans la hiérarchie. »[648].

Neuvième à s'élancer lors de la deuxième course, Loeb prend un élan correct avant de se faire tasser à l'intérieur du premier virage. Débordé par ses deux coéquipiers, il rétrograde à la onzième place avant d'entamer une remontée à compter du troisième tour. Sur un circuit étriqué, il parvient à trouver l'ouverture et à prendre le dessus sur Norbert Michelisz, Ma Qing Hua, Tom Coronel puis Tom Chilton. Désormais septième à mi-course, il revient au contact de José María López mais ne parvient pas à se défaire de son coéquipier argentin malgré plusieurs attaques. Il gagne une position supplémentaire dans le dernier tour en profitant de la perte de puissance de Tiago Monteiro, victime d'un problème moteur alors qu'il était en tête : « Dans la deuxième, je m’élançais du neuvième rang compte tenu du système de grille inversée. J’étais bien décidé à remonter et j’ai été très offensif. Cette philosophie a payé puisqu’après avoir été tassé contre le mur, j’ai fait plusieurs dépassements et je suis revenu à la sixième place. »[649],[650].

Résultats sur circuit[modifier | modifier le code]

Résultats complets sur circuit[modifier | modifier le code]

Saison Championnat Catégorie Équipe Départs Victoires Pôles M.Tours Podiums Points Clas.
2002 Coupe de France FFSA de Formule France N/A Exess Compétition 1 1 1 1 1 22 9e
2005 24 Heures du Mans LMP1 Pescarolo Sport 1 0 0 0 0 N/A n.c.
2006 24 Heures du Mans LMP1 1 0 0 0 1 N/A 2e
2008 Championnat de France FFSA GT GT2 Pro GT by Alméras 2 0 0 1 1 5 26e
Porsche Carrera Cup France N/A Porsche France 2 0 0 0 0 0 n.c.
Formule 1 N/A Red Bull Racing Pilote d'essais
2009 Championnat de France FFSA GT GT1 Solution F 2 0 0 0 0 0 n.c.
Porsche Carrera Cup France N/A Pro GT by Alméras 2 0 0 0 0 0 n.c.
2010 International GT Open GTS 2 0 0 0 0 0 n.c.
Championnat de France FFSA GT GT3 Sport Garage 2 0 0 0 0 0 n.c.
2011 Championnat de France FFSA GT GT3 AF Corse 2 0 0 0 0 0 n.c.
Porsche Carrera Cup France N/A Racing Technology 2 0 0 0 2 0 n.c.
2012 Championnat de France FFSA GT GT3 Sébastien Loeb Racing 2 0 0 0 2 30 17e
Porsche Carrera Cup France N/A 2 2 2 0 2 0 n.c.
Mitjet 2L Supersport N/A 2 1 0 0 2 0 n.c.
2013 FIA GT Series Pro Cup 12 4 4 1 5 82 4e
Supertourisme 2L by Mitjet N/A 5 2 1 0 5 0 n.c.
Championnat de France FFSA GT GT3 2 0 0 0 0 0 n.c.
Porsche Supercup N/A Porsche AG 2 0 0 0 0 0 n.c.
Porsche Carrera Cup Asia N/A Team Carrera Cup Asia 1 0 0 0 1 0 n.c.
2014 Championnat du monde des voitures de tourisme TC1 Citroën Total WTCC 23 2 0 2 8 295 3e
Supertourisme by Mitjet N/A Sébastien Loeb Racing 5 1 0 0 2 0 n.c.

Résultats détaillés aux 24 Heures du Mans[modifier | modifier le code]

Année Catégorie Équipe Voiture Équipiers Tours Clas. Cat. Clas.
2005 LMP1 17 Drapeau : France Pescarolo Sport Pescarolo C60-Judd Drapeau : France Soheil Ayari / Drapeau : France Éric Hélary 288 Ab. Ab.
2006 LMP1 17 Drapeau : France Pescarolo Sport Pescarolo C60-Judd Drapeau : France Franck Montagny / Drapeau : France Éric Hélary 376 2e 2e

Résultats détaillés en Championnat de France FFSA GT[modifier | modifier le code]

Saison Catégorie Équipe Voiture 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Points Clas.
2008 GT2 Drapeau : France Pro GT by Alméras Porsche 997 GT3-R Drapeau : France
NOG1

Drapeau : France
NOG2

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : Belgique
SPA1

Drapeau : Belgique
SPA2

Drapeau : France
ALB1
153
Drapeau : France
ALB2
224
Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

5 3419
2009 GT1 Drapeau : France Solution F Ferrari 550 Drapeau : France
NOG1
55
Drapeau : France
NOG2
127
Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
ALB1

Drapeau : France
ALB2

Drapeau : France
CAS1

Drapeau : France
CAS2

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

0 n.c.
2010 GT3 Drapeau : France Sport Garage Ferrari 430 Drapeau : France
NOG1

Drapeau : France
NOG2

Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
VIG1
14
Drapeau : France
VIG2
9
Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
ALB1

Drapeau : France
ALB2

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
MAG3

0 n.c.
2011 GT3 Drapeau : Italie AF Corse Ferrari 458 Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France
NOG1

Drapeau : France
NOG2

Drapeau : France
DIJ1

Drapeau : France
DIJ2

Drapeau : France
VIG1

Drapeau : France
VIG2

Drapeau : France
MAG1

Drapeau : France
MAG2

Drapeau : France
ALB1

Drapeau : France
ALB2

Drapeau : France
CAS1
9
Drapeau : France
CAS2
5
0 n.c.
2012 GT3 Drapeau : France Sébastien Loeb Racing McLaren MP4-12C GT3 Drapeau : France
LED1

Drapeau : France
LED2

Drapeau : France