Sébastien Loeb
| Sébastien Loeb | ||||
Sébastien Loeb lors du photocall du festival automobile international 2012 |
||||
| Biographie | ||||
|---|---|---|---|---|
| Date de naissance | 26 février 1974 | |||
| Lieu de naissance | ||||
| Nationalité | ||||
| Site web | www.sebastienloeb.com | |||
| Carrière professionnelle en rallye | ||||
| Années d'activité | depuis 1997 | |||
| Équipe | Citroën Racing | |||
| Copilote | ||||
| Statistiques | ||||
| Dép. | Vic. | Pod. | E.S. | |
| WRC | 167 | 78 record |
116 record |
896 record |
| J-WRC | 5 | 5 | 5 | 39 |
| Palmarès | ||||
| 1er | 2e | 3e | ||
| WRC | 9 record |
1 | - | |
| J-WRC | 1 | - | - | |
| Ch. de France | 1 | - | - | |
| modifier |
||||
Sébastien Loeb (né le 26 février 1974 à Haguenau dans le Bas-Rhin, Alsace) est un pilote de rallye français actuellement en cours de reconversion sur circuit. Engagé avec Citroën et son copilote Daniel Elena depuis ses débuts en compétition, il remporta le championnat du monde des rallyes neuf fois consécutivement en seulement dix saisons complètes, échouant uniquement dans la course au titre lors de sa première tentative en 2003, pour un point seulement et dans des conditions particulières[1]. Détenteur de la plupart des records du WRC, qui plus est acquis à une époque où une position de départ pénalisante était imposée au premier du classement mondial sur les rallyes terres, il est de fait le pilote le plus titré du sport automobile toutes disciplines confondues et s'est vu attribuer le statut de plus grand pilote de rallye de tous les temps par de nombreux observateurs[2],[3],[4],[5],[6]. Il se pose également comme l'un des pilotes les plus complets et connaît ainsi le succès dans d'autres compétitions comme le GT Tour FFSA, les 24 Heures du Mans, les X Games, les FIA GT Series et remporta trois fois la Course des Champions, événement rassemblant en fin d'année les meilleurs pilotes de toutes les disciplines.
Issu d'un milieu modeste, Sébastien Loeb était destiné à une carrière d'électricien lorsqu'il tente sa chance par la filière de détection de la FFSA avec l'opération Volant Rallye Jeunes. Il est alors remarqué par Dominique Heintz qui lui donne les moyens de faire ses preuves en compétition. Après des résultats prometteurs au niveau national, il remporte en 2001 le championnat de France des rallyes ainsi que le championnat du monde Junior au cours duquel il termine premier de toutes les épreuves.
C'est la même année qu'il intègre la structure de Citroën Sport en championnat du monde lors du rallye Sanremo au terme duquel il décroche déjà son premier podium en terminant deuxième. Il poursuit son apprentissage en mondial l'année suivante dans le cadre d'un programme partiel offert par Citroën. Il y remporte sa première victoire lors du rallye d'Allemagne et achève la saison à la première place des pilotes de la marque aux chevrons.
En 2003, Loeb prend part à sa première saison complète en WRC dans un contexte disputé, avec la présence des six derniers champions du monde de la discipline et de sept constructeurs différents. Ses coéquipiers chez Citroën Carlos Sainz et Colin McRae sont déjà des légendes mais il achèvera l'année devant eux avec la deuxième place du classement général, à un seul point du titre.
Alors en pleine ascension, l'alsacien collectionne les victoires et remporte tous les titres mondiaux en rallyes de 2004 à 2012, période au cours de laquelle trois générations de pilotes différentes auront tenté de le détrôner. Parmi ses faits de gloire, Loeb deviendra le premier pilote à remporter toutes les spéciales d'un même rallye lors du Tour de Corse 2005 et le premier pilote non nordique à remporter le rallye de Suède et plusieurs fois le rallye de Finlande. Il s'est également révélé pratiquement invincible sur asphalte en n'ayant jamais été battu à la régulière sur cette surface depuis l'obtention de son premier titre fin 2004, hors problème mécanique. Il reste enfin le seul pilote à ce jour à s'être imposé sur tous les rallyes classiques du calendrier et sur les six surfaces différentes du WRC.
Il est nonuple champion du monde en titre lorsqu'il choisit de prendre sa retraite des rallyes en 2013 sans être candidat à sa succession. C'est cette même année qu'il entame pleinement sa reconversion sur circuit dans le cadre des FIA GT Series, l'équivalent le plus proche du championnat du monde GT, au cours duquel il remporte la victoire pour sa première course. Il est depuis le 8 mars 2013 le vice-président de la commission FIA des pilotes[7].
Carrière en rallye [modifier]
Débuts en compétition (1995-1999) [modifier]
Dans sa jeunesse, Sébastien Loeb était un gymnaste de très bon niveau : quatre fois champion d’Alsace (concours général, de minimes à benjamins) et une fois champion du Grand Est (concours général) en individuel, une fois champion d'Alsace par équipes en poussins (le tout au club d'Oberhoffen-sur-Moder), dixième aux championnats de France benjamins[8],[9]. Sébastien Loeb voulait faire une carrière d'électricien[10], commençant même un apprentissage à la compagnie Socalec proche de l'aéroport d'Haguenau en septembre 1994.
- 1995 et 1996 : premiers pas au « Volant Rallye Jeunes »
Il fait ses débuts en rallye en 1995, en participant à l'opération Volant Rallye Jeunes, et échoue en finale à deux reprises consécutives[11].
- 1997 : élu « Espoir Échappement de l'année »
Remarqué par Dominique Heintz[12] et Rémi Mammosser, il intègre en 1997, à 23 ans, l'association qu'ils montent pour l'aider : Ambition Sport Auto. Après quelques succès dans des rallyes régionaux, il passe rapidement aux rallyes nationaux en Volant 106 et remporte les quatre épreuves auxquelles il participe, en catégorie 1 300 cm3 puis 1 600 cm3 classe N1 (rallyes régionaux du Florival, du Vignoble Alsacien, des Vins de Mâcon, et de Charlemagne). À l'issue de la saison, il est élu Espoir Échappement de l'année.
- 1998 : participation au Trophée « Citroën Saxo Kit Car »
Rejoint alors par Daniel Elena, ils disputent ensemble quelques rallyes et terminent à la 6e position du Trophée annuel. Il se distingue en terminant 1er en classe A6 au rallye des Vins de Champagne, au rallye du Touquet et au rallye de La Rochelle. Sa plus belle performance est de finir 1er au scratch sur le rallye du Val d'Agout.
- 1999 : vainqueur du Trophée « Citroën Saxo Kit Car »
En 1999, membre de l'équipe de France Espoirs FFSA, il remporte le Trophée annuel Citroën Saxo Kit Car. Il est de nouveau vainqueur au scratch du trophée au rallye du Val d'Agout, il remporte aussi dans sa catégorie (classe A6) les rallyes des Vins de Mâcon, du Rouergue, et de La Rochelle.
Pour ses premiers pas et en championnat de France, il gagne dans sa catégorie (classe A6) le rallye Alsace-Vosges.
Il fait aussi ses premiers pas en championnat du monde des rallyes, lors du rallye de Catalogne, où suite à un accident il doit abandonner. Mais il obtient de bien meilleurs résultats pour ses deux autres apparitions au niveau mondial où il gagne en classe A6 (1 600 cm3) le Tour de Corse et le rallye Sanremo, sur Citroën Saxo Kit Car.
L'ascension en rallye (2000-2003) [modifier]
2000 : Champion de France des Rallye Terres 2 roues motrices [modifier]
Sébastien s'adjuge le titre de champion de France des Rallyes Terres 2 roues motrices en catégorie 2 litres sur Citroën Saxo Kit Car. Dans ce championnat il s'adjuge dans sa catégorie les rallyes Terres de l'Auxerrois, de l'Auvergne, de Diois, de Langres, de Drailles, de Corse et des Cardabelle. Ses bons résultats lui permettent aussi de prendre la 3e place du Championnat de France Rallye Terre.
Citroën lui offre alors une Xsara Kit Car pour disputer le rallye du Var, qu'il remporte en fin de saison en championnat de France asphalte. Il est alors engagé par Citroën pour disputer le championnat de France 2001 complet. Dans le cadre de l'équipe de France FFSA, il découvre le pilotage d'une WRC à bord d'une Toyota Corolla au Tour de Corse et au rallye Sanremo.
2001 : Champion de France des Rallyes, champion du monde des Rallyes Junior (JWRC) et premier podium en WRC [modifier]
En 2001, il remporte aisément le championnat de France des Rallyes Asphaltes (six victoires sur les huit rallyes qu'il a disputés), et devient le premier champion du monde junior en catégorie Super 1600 (JWRC) en réalisant le grand chelem : cinq victoires sur cinq rallyes. C'est au rallye Sanremo qu'il participe à sa première course en catégorie WRC pour le compte de Citroën, ses deux précédentes tentatives ayant été réalisées sur une Toyota Corolla WRC. Il accroche le top 5 dès les premières spéciales et doit rivaliser avec quatre pilotes expérimentés et spécialistes de l’asphalte. C'est lors de la deuxième étape qu'il signe 2 temps scratchs et parvient à passer l'ancien champion du monde Didier Auriol et son coéquipier Citroën Philippe Bugalski. Le dernier pilote de la marque aux chevrons, Jesus Puras, arrache une roue alors qu'il est en tête. Loeb termine finalement deuxième, signant son premier podium en championnat du monde, à seulement 11 secondes du vainqueur Gilles Panizzi, surnommé « Tarmac Master », la référence sur asphalte.
2002 : Programme partiel d'apprentissage et première victoire en WRC [modifier]
En 2002, le nouveau champion du monde junior effectue de nombreux essais au volant de la Citroën Xsara WRC pour préparer l'engagement officiel du constructeur en WRC et passe ainsi dans la catégorie reine pour une saison partielle. Il réalise l'exploit lors de la manche d'ouverture au rallye Monte-Carlo, prenant la tête dès la fin de la première étape en signant 2 temps scratchs qui relèguent ses poursuivants à plus de 30 secondes. Seul le quadruple champion du monde Tommi Mäkinen parvient à exister en signant 3 scratchs mais est vite dépassé, à près de 50 secondes du leader. Loeb passe ainsi la ligne d'arrivée en large vainqueur malgré son manque d'expérience, mais l'équipe Subaru dépose une réclamation auprès des commissaires. Durant une assistance de 10 minutes au soir de la deuxième étape au cours de laquelle toute réparation sur les voitures est interdite, les mécaniciens de Citroën comprennent mal la réglementation et changent les quatre pneus de Loeb au lieu de le faire le lendemain matin avant les spéciales. Bien que cela n'ait aucune incidence sur les performances, le français écope d'une pénalité de 2 minutes qui le rétrograde à la deuxième place. Loeb découvre ensuite, tout comme Citroën, pour la première fois le rallye de Suède au volant d'une WRC. Sur la seule épreuve neige de la saison, chasse gardée des scandinaves, il signe quelques bon chronos mais termine dix-septième suite à une sortie de route et des problèmes de filtre à air. Il retrouve sa surface de prédilection au rallye de Catalogne au cours duquel il prend rapidement la quatrième place, mais loin derrière le maître de l'asphalte Gilles Panizzi. Il part finalement en tonneaux lors de la dernière journée et doit abandonner un peu plus loin suite aux dommages causés à sa voiture.
Il adopte ensuite un rythme prudent au rallye de l'Acropole mais figure en permanence dans le top 10 de chaque spéciale. Il termine finalement à la septième place, profitant de beaucoup d'abandons chez ses adversaires. Loeb participe pour la première fois à l'atypique Rallye Safari, dernière épreuve d'endurance du calendrier mondial. Il perd beaucoup de temps dans les premiers chronos mais signe finalement 3 temps scratchs et remonte à la quatrième place. Il terminera cinquième, repris in extremis par l'estonien Markko Märtin. Au rallye de Finlande, sur un terrain très spécifique où l'expérience prime, Loeb est loin dès les premiers chronos, pointant à la seizième place au soir de la première étape. C'est à partir de la fin de la deuxième journée qu'il commence à maîtriser les Jumps finlandais et réalise plusieurs temps dans le top 10. Il accroche finalement la dixième place après les abandons de Harri Rovanperä, Colin McRae et Juha Kankkunen. C'est au rallye d'Allemagne, qui fait son entrée au calendrier, que le français remporte finalement sa première victoire en mondial, après la déception du Monte Carlo en début d'année. Loeb prend rapidement les commandes en signant 6 temps scratchs consécutifs et fait le trou sur ses poursuivants. Richard Burns est relégué à près de 30 secondes au soir de la première étape mais le champion du monde revient à seulement 10 secondes du français avant la dernière journée. L’alsacien contiendra le retour du britannique jusqu'à la fin du rallye. Hors championnat, il participe début septembre au 3e rallye turc d'Anatolie sur Citroën Saxo VTS, invité par Citroën Sport Türkiye à Antalya, mais il est contraint d'abandonner. Loeb retrouve le championnat du monde en découvrant pour la première fois le rallye d'Australie. Loin de ses rivaux, sur un terrain qu'il ne connaît pas, il oscille autour de la dixième place du classement général pendant les deux premières étapes, avant de profiter des abandons de Tommi Mäkinen et François Duval pour terminer septième. Il clôture sa saison au rallye de Grande-Bretagne au cours duquel il signe de bons chronos, régulièrement dans le top 10. Il hausse peu à peu son rythme dans la deuxième étape avant d'abandonner sur problème de suspension dans l'avant-dernière spéciale alors qu'il était septième.
2003 : Première saison complète et déjà vice-champion du monde des rallyes [modifier]
Le jeune espoir Sébastien Loeb entame sa première saison complète en WRC en 2003, toujours chez Citroën. Il réalise l'exploit dès la manche d'ouverture en remportant enfin le rallye Monte-Carlo qui lui avait échappé la saison précédente sur une erreur de son équipe, terminant devant ses expérimentés coéquipiers Colin McRae et Carlos Sainz tous deux anciens champions du monde. Le début du rallye se résume à un duel acharné entre le français et le champion du monde en titre Marcus Grönholm. Derrière eux le trou est déjà fait. L’alsacien grignote petit à petit son retard sur le finlandais, revenant à moins de 13 secondes au général, lorsque ce dernier tape une pierre et endommage sa Peugeot 206 WRC. Loeb est alors solide leader et assure la victoire jusqu'à l'arrivée. Au rallye de Suède, chasse gardée des pilotes scandinaves et sur un terrain très spécifique qu'il connaît peu, Loeb termine à une honorable septième place en ayant signé un temps scratch. Il perdit beaucoup de temps dans la deuxième étape après avoir écopé d'un temps forfaitaire désavantageux suite à l'accident du leader Harri Rovanperä. Le rallye de Turquie fait son entrée pour la toute première fois au calendrier mondial et va tourner au burlesque pour Loeb. Daniel Elena s'embrouille dans ses cartes de navigation. L'équipage se trompe de route, se perd puis tombe en panne d'essence juste avant la spéciale 4 alors qu'ils étaient neuvième. Sébastien Loeb découvre ensuite les pistes rapides du rallye de Nouvelle-Zélande pour la toute première fois et montre une remarquable faculté d'adaptation en pointant sixième au soir de la première étape, derrière l'intouchable Marcus Grönholm mais devant ses coéquipiers Sainz et McRae, autrement plus expérimentés que lui sur ce terrain. Le français termine finalement à une belle quatrième place après la casse moteur de Markko Märtin et la sortie de route de Harri Rovanperä.
C'est encore en terre inconnue que se rend Sébastien Loeb pour la manche suivante, au rallye d'Argentine, où il signera plusieurs bons chronos. Il profite des ennuis de ses adversaires (boite de vitesse pour Tommi Mäkinen, incendie pour Colin McRae, différentiel pour Marcus Grönholm) pour occuper un temps la troisième place. Il est finalement repris par Markko Märtin, Richard Burns et la fusée Marcus Grönholm qui remportera le rallye suite à une erreur de pointage de Carlos Sainz. Le français est alors cinquième, venant tout juste de dépasser le finlandais Harri Rovanperä au classement, lorsqu'il part à la faute et sort de la route à la fin de la deuxième étape. Loeb est victime d'un deuxième abandon consécutif, le troisième en six épreuves, au rallye de l'Acropole. Cette fois-ci, c'est le moteur de sa Xsara qui le lâche dès la première spéciale. Il découvre ensuite pour la première fois le rallye de Chypre, aussi éprouvant et cassant que son voisin hellénique. Loeb se montre de plus en plus à l'aise sur le gravier et signe de bons chronos, pointant devant ses deux coéquipiers au général à l'issue de la première étape. Le lendemain, c'est l'hécatombe chez Peugeot avec l'abandon de Marcus Grönholm et Gilles Panizzi sur problème mécanique. L’alsacien s'empare alors de la troisième place qu'il conservera jusqu'au bout. Il retrouve l'asphalte, une surface qui lui convient mieux, au rallye d'Allemagne sur lequel il avait signé la toute première victoire de sa carrière en WRC la saison précédente. Loeb entame le rallye sur un mauvais choix de pneu et termine la première journée en troisième position derrière les Peugeot 206 WRC de Marcus Grönholm et Richard Burns, ce dernier ayant profité de sa position d'ouvreur pour signer 4 scratchs et prendre les commandes. Mais le lendemain, le britannique n'est plus dans le coup du fait des positions de départ inversées et c'est un duel Loeb-Grönholm qui se dessine. Les deux hommes ne sont séparés que de 5 secondes lorsque débute la dernière journée. Le finlandais part à la faute dès le premier chrono en tapant une pierre dans un virage pris trop large. Le français a alors course gagnée, mais l'arrivée brutale de la pluie juste avant son passage dans la spéciale 19 lui fait perdre presque toute son avance. Grönholm sort la grosse attaque mais échoue à 3 secondes du français qui remporte sa deuxième victoire de rang en Allemagne.
Loeb avoue ne pas encore bien connaître le rallye de Finlande au départ de l'épreuve où les scandinaves sont réputés imbattables. Il entame un début de course prudent, pointant en dehors du top 10 au général avant de hausser peu à peu son rythme. Il est septième au soir de la première étape, bien loin du combat au sommet que se livrent Marcus Grönholm et Markko Märtin. Mais le finlandais casse une suspension en pleine spéciale et doit abandonner, quand Colin McRae part lui en tonneaux. Ce sont deux places de gagnées pour Loeb qui termine cinquième du rallye des 1000 lacs. L'alsacien confirme sa montée en puissance sur terre au rallye d'Australie au cours duquel il signe 3 temps scratchs dès la première journée. Il pointe alors en deuxième position derrière Marcus Grönholm, triple tenant du titre de l'épreuve. Mais le finlandais part une nouvelle fois à la faute en sortant de la route, ce qui permet à Loeb d'être en tête d'un rallye terre au soir d'une étape pour la première fois de sa carrière, mais sous la menace directe du norvégien Petter Solberg. Le français signe 5 nouveaux temps scratchs et lutte pour conserver sa première place, avant d'être repris in extremis par Solberg dans l'avant dernière spéciale, suite à un mauvais choix de pneu à cause d'informations météo erronées. Bien qu'il dispute là sa première saison complète en WRC et que son rôle était à l'origine d'épauler ses prestigieux coéquipiers pour le titre constructeur, Loeb se retrouve plus que jamais dans la course au titre pilote à quatre manches de la fin de la saison dont trois sur asphalte, sa spécialité. Il est alors classé quatrième du championnat, derrière les deux anciens champions du monde Richard Burns et Carlos Sainz, et l'étoile montante Petter Solberg. Il retrouve le rallye Sanremo sur lequel il avait signé son premier podium en 2001. Loeb prend la tête du rallye en signant les deux premiers temps scratchs. Son plus dangereux adversaire, Gilles Panizzi le maître de l'asphalte, est loin, victime d'une nouvelle géométrie de suspension testée sur sa Peugeot 206 WRC et qui ne fonctionne pas. Seul Markko Märtin parvient à suivre le rythme du français mais est finalement relégué à plus de 30 secondes au soir de la première étape. Loeb se cale alors sur le rythme de l'estonien, et voit la victoire lui tendre les bras lorsque le nordique écope d'une pénalité de 30 secondes pour avoir pointé en retard au parc d'assistance. Mais comme en Allemagne, la pluie s'invite dans les dernière spéciales. Gilles Panizzi survole les derniers chronos et reprend plus d'une minute à l'Alsacien qui sauve néanmoins de peu sa première victoire en Italie. Le français est alors deuxième du classement mondial, à 2 points seulement de Richard Burns. La première étape du Tour de Corse est une réplique du Sanremo. Panizzi reste impuissant à cause des mauvais réglages de sa voiture, quand Loeb et Märtin se livrent une lutte au somment, laissant tous les autre concurrents loin derrière. L'estonien part à la faute le premier, abandonnant plus de 20 secondes dans la spéciale 4, et permet au français de terminer la première étape en position de leader. Mais la pluie est une nouvelle fois de la partie, et les deux pilotes leaders sont victimes d'une sortie de route. Celle de Loeb est bénigne mais sa Xsara reste bloquée 10 minutes dans un talus. Petter Solberg a donc le champ libre pour remporter son premier rallye asphalte et Loeb termine finalement treizième en ayant signé tous les scratchs de la dernière étape.
Il entame la dernière manche asphalte de la saison, le rallye de Catalogne, avec la ferme intention de réparer son erreur en Corse. Il prend rapidement les commandes en signant 4 temps scratchs lors de la première étape, devant Carlos Sainz et Markko Märtin. Gilles Panizzi réalise un mauvais choix de pneu et Petter Solberg crève et écope d'une pénalité de 50 secondes pour avoir pointé en retard à l'assistance. Sainz craque et Loeb, seul en tête, doit résister à la pression de Märtin et Panizzi lors de la deuxième étape, mais reste leader pour 20 secondes. Pour la troisième fois en trois manches asphaltes, la pluie s'invite à nouveau lors de la dernière étape et l'histoire du Sanremo se répète. Dans le tout dernier chrono, Gilles Panizzi fait un choix de pneu dans lequel Citroën n'a pas voulu s'aventurer car ne le connaissant pas, et reprend plus de 40 secondes à Sébastien Loeb. Mais cette fois-ci c'est suffisant, et l'Alsacien échoue à la deuxième place, perdant de précieux points pour la course au titre. Avant l'ultime manche de la saison au rallye de Grande-Bretagne, le français est en tête à égalité de points avec son coéquipier Carlos Sainz, et seulement 1 point d'avance sur Petter Solberg, vainqueur du RAC l'an passé et plus à l'aise que Loeb sur terre. Le norvégien prend la tête en remportant la super spéciale d'ouverture, avant que l'Alsacien ne signe les deux premiers scratchs du lendemain et prenne les commandes. C'est alors qu'une hécatombe survient. Le pilote leader de Peugeot, Marcus Grönholm, part à la faute, mais surtout, Carlos Sainz est contraint lui aussi à l'abandon en raison d'un incendie dans sa Xsara provoqué par la nouvelle caméra embarquée de la BBC. L'équipe Citroën veut privilégier le titre constructeur et n'a pas confiance en Colin McRae pour tenir sa position. Guy Fréquelin demande alors à Loeb de ralentir son rythme et d'assurer un podium, synonyme de sacre assuré pour la marque aux chevrons. Petter Solberg reprend alors la tête du rallye et enchaîne les temps scratchs devant un Loeb impuissant. Le français termine deuxième, à seulement un point du nouveau champion du monde norvégien. Le bilan de sa première saison complète est néanmoins plus que flatteur. Loeb est parvenu à dominer à voiture égale deux anciens champions du monde et échoue dans la course au titre pour un point seulement, ce qui est peu compte tenu des mésaventures rencontrées en cours d'année. Il se consolera en remportant la Course des Champions pour la première fois.
Champion du monde sur Citroën Xsara WRC (2004-2006) [modifier]
2004 : Premier titre - Concrétisation de quatre années d'effort [modifier]
Le nouveau vice-champion du monde Sébastien Loeb a bien l'intention d'effacer la déception amère de fin de saison dernière en 2004. Il entame la manche d'ouverture, le rallye Monte-Carlo, dans le trio de tête puis conquiert la place de leader suite à un choix de pneus judicieux à la fin de la première étape[13],[14]. Il signe 3 temps scatchs le lendemain et creuse une avance de plusieurs dizaines de secondes sur ses adversaires[15]. Marcus Grönholm et Carlos Sainz partent à la faute[16] et le champion du monde en titre Petter Solberg n'en fini plus de tomber dans les pièges des routes alpines[17]. Loeb décroche sa deuxième victoire en principauté avec à la clé une belle avance sur ses principaux rivaux au championnat[18]. Le rallye de Suède est la seule épreuve neige de la saison, un terrain que Loeb connaît peu et qui ne lui a jamais particulièrement souri[19]. Le favori Marcus Grönholm subit les défauts de jeunesse de sa nouvelle monture, la Peugeot 307cc WRC, en cassant sa direction assistée dès la première étape[20] ce qui permet au français d'occuper la deuxième place, non loin du leader Markko Märtin. Mais le pilote estonien part à la faute dans la spéciale 11 alors qu'il avait 25 secondes d'avance sur Loeb qui récupère donc la tête[21]. Marcus Grönholm revient fort mais craque à son tour dans la dernière étape en perdant plus de 30 secondes dans un tête-à-queue[22]. Loeb signe au final sa deuxième victoire consécutive de la saison et rentre déjà dans l'histoire en devenant le premier pilote non scandinave à s'imposer sur les terres suédoises, chasse gardée des nordiques depuis plus de 50 ans[23]. Le rallye du Mexique tient ensuite sa toute première édition dans le cadre du championnat du monde et donne le coup d'envoi de la saison terre[24]. Sébastien Loeb, qui n'a encore jamais gagné sur cette surface, entame le rallye dans un mano a mano avec son rival Petter Solberg. Le norvégien est en tête au soir de la première étape pour 5 secondes seulement[25]. Mais au moment de ramener sa Subaru Impreza au parc fermé, des problèmes de batterie empêchent le moteur de démarrer. Le champion du monde doit alors demander l'aide des journalistes pour pousser sa voiture et écope d'une pénalité de 5 minutes[26]. Loeb passe en tête mais doit finalement abandonner au terme de la spéciale 6 après qu'une pierre a transpercé le carter du moteur[27]. Au rallye de Nouvelle-Zélande, Loeb inaugure la toute nouvelle évolution de la Citroën Xsara WRC[28]. Malgré deux temps scratchs, il ne parviendra pas à suivre le rythme imposé par le trio de pilotes nordiques qui domineront les débats[29]. Loeb perd la tête du classement mondial et voit le vainqueur de l'épreuve, son grand rival Petter Solberg, revenir à 2 points[30].
Le français subit une fois encore au rallye de Chypre, l'un des plus éprouvants de la saison, relégué à plus de 40 secondes du leader Solberg dès le deuxième chrono. Mais des problèmes de surchauffe moteur vont faire perdre plusieurs minutes au norvégien et permettre au français de se hisser à la troisième place au soir de la première étape[31],[32]. Loeb attaque le lendemain et prend la deuxième place au pilote Peugeot Harri Rovanperä[33], mais Marcus Grönholm reste inaccessible en tête malgré ses problèmes d'embrayage[34]. Le rallye se termine avec la victoire du finlandais et ce qui devait être le premier succès de la nouvelle Peugeot 307cc WRC en mondial[35]. Mais quelques jours après l'arrivée, la FIA prononce l'exclusion de toutes les voitures de la marque au lion car les pales de la turbine de la pompe à eau étaient en plastique au lieu du laiton homologué, détail qui n'apportait aucun avantage en termes de performance[36]. Sébastien Loeb remporte donc sa première victoire sur terre en mondial sur tapis vert et reprend la tête du classement général. Il hérite du même coup de la position d'ouvreur au rallye de l'Acropole ce qui ne l'aide pas face à l'aisance de ses adversaires scandinaves sur terre[37]. Il pointe à la cinquième place à plus d'une minute au soir de la première étape[38]. Le lendemain, il signe deux temps scratchs et dépasse François Duval sur Ford. Marcus Grönholm casse quant à lui une suspension et doit abandonner ce qui permet au français d'atteindre le podium[39]. C'est finalement lors de la dernière étape qu'il signe 4 temps scratchs pour cueillir sur le fil la deuxième place de Harri Rovanperä, Petter Solberg restant inaccessible[40]. De fortes pluies sur le rallye de Turquie permettent à l'Alsacien de tirer avantage de sa position de balayeur[41]. Il signe d'emblée 2 temps scratchs et prend la tête, juste devant Marcus Grönholm[42]. Le finlandais reprend les commandes le lendemain à la suite d'une pénalité infligée au français pour faux départ dans une spéciale[43], mais Loeb repart à l'attaque. De plus en plus à l'aise sur terre, il signe 3 scratchs de plus et parvient à contenir son adversaire jusqu'à l'arrivée[44]. Il décroche ainsi sa première victoire sur terre à la régulière mais a bien failli tout perdre dans la dernière liaison en terminant sur trois roues, suite à un roulement cassé[45]. Le rallye d'Argentine est le témoin d'une hécatombe dès la première journée. Petter Solberg et Markko Märtin partent à la faute alors qu'ils étaient aux avant postes[46],[47]. Loeb, quant à lui, évolue sur un terrain qu'il découvre, se contentant d'assurer sa troisième place derrière Marcus Grönholm et Carlos Sainz[48]. Le pilote finlandais est à son tour victime d'une sortie de route juste avant la fin de la deuxième journée[49]. Loeb assure alors le doublé pour Citroën et voit la victoire de son coéquipier et mentor, la vingt-sixième pour l'espagnol, battant ainsi le record de Colin McRae[50].
Au rallye de Finlande, sur un terrain très spécifique où l'expérience prime plus que tout, Sébastien Loeb décide d'évoluer sur un rythme prudent, d'autant que son rival pour le titre, Petter Solberg, part à la faute dès la première étape[51]. Il assure ainsi une quatrième place, prometteuse pour l'avenir[52], loin derrière Marcus Grönholm, invincible chez lui[53] et qui offre enfin sa première victoire à la Peugeot 307cc WRC[54]. Loeb retrouve l'asphalte, la surface qu'il domine, dans un rallye d'Allemagne très détrempé. Grönholm, qui annonce vouloir attaquer comme jamais, sort de la route après 500 mètres de course, pendant que le français évite sagement les pièges de la première matinée. C'est seulement après qu'il aligne 5 scratchs consécutifs, reléguant le belge François Duval à plus d'une minute[55]. Derrière les deux hommes, seul le vétéran Carlos Sainz parvient à exister. Il assure ainsi sa cinquième victoire de la saison[56] et creuse encore plus son avance au classement général, son rival Petter Solberg étant partie à la faute dans Panzerplatte avec les conditions météorologiques très difficiles[57]. Épreuve suivante de la saison, le rallye du Japon inaugure sa première édition dans le calendrier mondial[58]. Sur les terres de Subaru, Petter Solberg prend les commandes dès le premier chrono pour ne plus jamais les lâcher[59], et creuse très vite une avance de plus de 30 secondes sur Loeb, solide deuxième mais de corvée de balayage[60]. Le français ne se risquera pas à aller chercher le norvégien afin de privilégier la course au titre mondial[61]. Le WRC retrouve le rallye de Grande-Bretagne, lieu du duel écourté que s'étaient livré Loeb et Solberg la saison précédente. Et l'histoire semble se répéter. Le français prend rapidement les commandes du rallye en signant 2 temps scratchs qui relèguent Solberg à plus de 30 secondes[62]. Mais le norvégien va entamer, lentement mais surement, une remontée qui le conduira à une troisième victoire de rang en terre galloise[63], coiffant Loeb sur le poteau dans l'avant dernière spéciale pour un écart final de 5 secondes[64].
Cette année, le rallye de Sardaigne remplace pour la première fois le rallye Sanremo en tant que manche italienne du mondial[65]. Les craintes de Loeb concernant le handicape du balayage sur ces nouvelles spéciales s'avèrent justes[66]. Le français abandonne 30 secondes dès le premier chrono sur Solberg[67] et décide donc de jouer placé pour assurer le titre. Accroché en troisième position, le français monte d'un cran à la suite des problèmes de turbo de Marcus Grönholm[68] et finit deuxième, mais très loin de Solberg qui signe sa troisième victoire consécutive, autant que le français cette saison[69]. D'abord animé par la volonté de conclure en beauté[70], Loeb décide finalement, sur les conseils de son coéquipier et mentor Carlos Sainz, d'assurer le titre mondial plutôt que rechercher à tout prix la victoire au Tour de Corse[71], son rallye national qu'il n'a jamais remporté. Une place sur le podium lui suffirait largement[72] d'autant que son rival Petter Solberg n'est pas un spécialiste de l'asphalte. Le français part donc sur un rythme sûr et laisse s'échapper les deux Ford de François Duval et Markko Märtin[73]. Le belge est victime d'un problème moteur et Loeb termine finalement à la deuxième place, mais devenant, dix ans après Didier Auriol, le second pilote français à être sacré champion du monde des rallyes[74], mais le premier avec une marque française. L'alsacien exhibe son nouveau statut au rallye de Catalogne, autre manche asphalte qui lui avait déjà échappée la saison précédente sur un mauvais choix de pneu. Un duel entre Loeb et François Duval, autre spécialiste asphalte, s'engage rapidement dès les premiers chronos, laissant les autres pilotes loin derrière[75]. C'est finalement le belge qui craque le premier en arrachant une roue à la fin de la première étape[76]. Le français a alors course gagné, mais il heurte une pierre qui perce son carter moteur. L'incident est le même qu'au Mexique. La fuite d'huile est trop importante et Loeb doit abandonner[77]. La saison s'achève finalement au rallye d'Australie. Les titres étant déjà attribués, c'est l'occasion pour tous les pilotes de réaliser un coup d'éclat. C'est le cas du triple vainqueur de l'épreuve Marcus Grönholm qui veut finir l'année en beauté après moult désillusions[78] et s'offre les trois premiers scratchs, impressionnant au passage Solberg et Sainz par sa rapidité. Sébastien Loeb n'a plus connu la victoire depuis l'Allemagne en été et pointe en deuxième position à plus de 20 secondes[79]. Derrière les deux hommes le trou est fait. Mais le finlandais part une nouvelle fois à la faute en sortant de la route[80] et l'alsacien n'a plus qu'à assurer pour cueillir sa sixième victoire de la saison, soit autant que le record de Didier Auriol datant de 1992[81]. Mais la fin de cette saison d'exception est également accompagnée d'une triste nouvelle pour le jeune champion du monde[82] avec l'annonce de la fin de l'implication du groupe PSA en WRC au terme de la saison 2005 pour des raisons de coûts[83], malgré la conquête de tous les titres par l'équipe Citroën.
2005 : Deuxième titre - La saison de tous les records [modifier]
Sébastien Loeb entame la saison 2005 en tant que champion du monde en titre et confirme comme les années précédentes sa domination du rallye Monte-Carlo[84], manche d'ouverture traditionnelle. Il remporte l'épreuve une troisième fois d'affilée[85], en tête de bout en bout, construisant dès les premiers chronos une avance déjà insurmontable sur ses adversaires[86]. Seul son jeune coéquipier, le belge François Duval, a paru pourvoir soutenir la cadence mais est vite relégué à près de 40 secondes avant de partir à la faute dans un accident spectaculaire[87]. Marcus Grönholm et Petter Solberg, les plus dangereux rivaux de Loeb pour le titre, sont respectivement deuxième et troisième à 2 minutes avant de sortir de la route à cause de spectateurs inconscients ayant recouvert de neige certains virages critiques[88]. L’alsacien ne réédite pas son exploit de l'an passé au rallye de Suède. Longtemps accroché à la troisième place à moins de 15 secondes des leaders Solberg et Grönholm[89], habitués des rallyes neige, le français fait mieux que résister en signant 4 temps scratchs[90]. Il connait finalement des problèmes de surchauffe moteur qui l'obligent à lever le pied en fin de deuxième étape[91]. Lors de la dernière journée, Grönholm part en tonneau à la suite de son duel avec Solberg[92] et laisse la deuxième place à Loeb. Mais le français doit abandonner lors de l'avant dernière spéciale, les réparations de fortune de Citroën sur le moteur de sa Xsara WRC n'ayant pas tenu[93]. Il enchaîne les déboires au rallye du Mexique en cassant un amortisseur dès la deuxième spéciale, alors qu'il pointe à la troisième place à 12 secondes de la tête[94]. Il perd près de 3 minutes dans l'aventure et doit, impuissant, laisser passer en pleine spéciale son principal adversaire de l'an dernier Petter Solberg[95] qui remporte le rallye. Loeb rétrograde à la seizième place et entame une remontée qui le conduira au pied du podium[96]. Le norvégien remporte sa deuxième victoire consécutive et un duel au sommet se dessine entre les deux pilotes pour le reste de la saison[97]. Le français prend sa revanche dès le rallye de Nouvelle-Zélande qui constituera un cap important dans sa carrière puisqu'il y signe sa première victoire sur terre rapide[98]. Les top pilotes se tiennent en moins de 5 secondes au début de l'épreuve avant que l'Alsacien ne prennent la tête[99], signant 9 temps scratchs et creusant inexorablement une avance de plus de 50 secondes sur les pilotes nordiques[100]. Son copilote Daniel Elena dira souvent en interview que c'est à ce moment là que Loeb aura eu un déclic concernant le pilotage sur terre. Un autre facteur de poids est l'introduction dans ce rallye des nouveaux pneus Michelin Z BTO, chaussés par les Citroën, qui renversent totalement le rapport de force avec le manufacturier italien Pirelli, préféré par les équipes Subaru et Peugeot.
Loeb entame mal le rallye de Sardaigne, relégué à 20 secondes du meilleur temps de Marcus Grönholm dès la première spéciale, avant de réagir et de prendre la tête de la manche italienne[101]. Le finlandais craque et sort de la route, perdant près de 2 minutes[102]. Loeb enchaîne quant à lui 8 temps scratchs dans les portions clés, laissant derrière lui tous ses adversaires à plus d'une minute dont Petter Solberg[103]. Il remporte le rallye et reprend par la même occasion la tête du championnat du monde[104]. Le rallye de Chypre confirme sa réputation d'enfer pour la mécanique et les pilotes. Les deux rivaux scandinaves de Loeb sont vite contraints à l'abandon : courroie de distribution pour Grönholm, surchauffe moteur, embrayage, turbo et électronique pour Solberg[105]. Le français prend la tête de l'épreuve dès la deuxième spéciale et signe 14 scratchs consécutifs, reléguant son plus proche poursuivant à 4 minutes. Il parle d'un rallye "horrible"[106], les voitures roulent sur de la roche avec des pierres de plus de 30 cm sur la trajectoire. L'alsacien parvient à gérer son avance et à éviter les nombreux pièges des pistes chypriotes[107] pour finalement remporter une deuxième victoire sur cette épreuve[108]. Le rallye de Turquie, qui voit le retour du retraité Carlos Sainz chez Citroën pour quelques piges[109], marque une nouvelle domination sur terre pour Loeb. Le français prend la tête de l'épreuve dès le premier chrono, signant 7 temps scratchs sur 8 dès la première étape malgré sa position de balayeur[110], et relègue ses deux adversaires nordiques au championnat à plus d'une minute[111]. Il se contente alors de contrôler la fin du rallye[112] et remporte ainsi la manche turc pour la deuxième année consécutive[113]. Le rallye de l'Acropole est cette année marqué par un scandale[114]. Les voitures des équipes Subaru et Mitsubishi ont été pesées sous le poids minimum du règlement à quatre reprises et auraient du être exclues de la course, mais une simple amende au montant dérisoire sera prononcée par le collège des commissaires[115]. Cela ne déconcentre pas Loeb pour autant qui remporte la super spéciale d'ouverture dans le Stade Olympique d'Athènes[116] et reste à moins de 5 secondes des leaders au cours des premiers passages de la première étape, malgré le balayage[117]. Solberg, ne parvenant pas à trouver le rythme, part à la faute et l'Alsacien pointe en tête au soir de la première journée, 6 secondes devant Grönholm[118]. Sébastien va alors faire le temps scratchs dans 9 spéciales consécutives et creuser un gouffre de plus d'une minute sur tous ses poursuivants[119]. Il remporte finalement la manche hellénique pour la première fois de sa carrière[120]. Marcus Grönholm, déjà loin, rétrograde à la quatrième place à cause d'un arbre de transmission cassé[121], ce qui permet au français d'accroître encore son avance au championnat. À noter la troisième place du coéquipier provisoire de Loeb, le revenant Carlos Sainz, qui signe là son dernier podium pour sa dernière participation en WRC.
La performance des nouveaux pneus terre Michelin Z BTO n'en fini plus de faire des ravages sur la concurrence. Loeb poursuit sa série historique et remporte pour la première fois le rallye d'Argentine en prenant la tête au soir de la première étape après avoir signé des écarts importants dans les spéciales les plus longues[122]. Grönholm est relègué à plus de 40 secondes et ne parviendra jamais à refaire son retard, le français contrôlant la remontée de son adversaire[123]. Loeb signe ainsi sa sixième victoire consécutive[124], battant le record conjointement détenu par les champions du monde Ari Vatanen, Massimo Biasion et Didier Auriol qui avaient en leur temps remportés cinq succès de rang (en ne tenant pas compte des rallyes auxquels ils n'ont pas participé). C'est au rallye de Finlande que la série de Sébastien Loeb est brisée par Marcus Grönholm[125], à domicile, qui démontre que personne ne peut rivaliser avec lui sur son terrain de jeu. Le français prend un temps la tête au tout début de l'épreuve[126], puis reste dans le giron du scandinave à moins de 10 secondes lorsque ce dernier hausse le rythme[127]. Mais c'est lors de la deuxième étape, dans les spéciales les plus rapides et les plus dangereuses, que le finlandais va construire sa victoire en signant 6 temps scratchs consécutifs, laissant l'Alsacien sur place à plus d'une minute[128]. Loeb prend sa revanche au rallye d'Allemagne, qu'il a toujours gagné, retrouvant sa surface fétiche : l'asphalte. Seul son coéquipier François Duval parvient à suivre le rythme[129], mais le français reste leader au soir de la première étape pour 11 secondes[130]. Le pilote belge part alors à la faute dès le début de la deuxième journée en faisant un tout droit dans un champ, mais il parvient à revenir sur la route[131]. Guy Fréquelin, le directeur de Citroën Sport, décide de figer les positions après cet incident pour assurer le doublé face à la menace de Peugeot au championnat des constructeurs[132]. C'est au rallye de Grande-Bretagne que Loeb devait mathématiquement décrocher sa deuxième couronne mondiale. Il prend la tête dès la deuxième spéciale[133] après que des problèmes de freins ont retardé Marcus Grönholm de plus d'une minute[134]. Le français signe alors 6 temps scratchs consécutifs dans la deuxième étape[135]. Petter Solberg ne peut suivre le rythme et pointe vite à plus de 40 secondes. Mais c'est lors de la dernière journée du rallye, le 18 septembre 2005 dans la spéciale 15, qu'un drame survient. L'estonien Markko Märtin, coéquipier de Marcus Grönholm chez Peugeot, est victime d'un grave accident en pleine course, percutant latéralement un arbre à vive allure. Son copilote Michael Park n'y survit pas[136],[137]. Par respect, Marcus Grönholm décide de se retirer de la compétition alors qu'il pointe en troisième position, ce qui a pour effet de sacrer virtuellement Sébastien Loeb champion du monde. Mais le français refuse d'être titré dans ses conditions et décide de prendre volontairement une pénalité en pointant deux minutes en avance au parc d'arrivée[138]. Il rétrograde ainsi à la troisième place et la victoire revient à Petter Solberg. La cérémonie du podium est également annulée.
Loeb n'a besoin que d'une troisième place au rallye du Japon pour remporter le championnat. Après avoir subi le handicape du balayage sur les premières spéciales, il parvient à revenir dans le trio de tête, sécurisant sa place avec un rythme contrôlé et laissant ses deux adversaires nordiques se battre pour la victoire[139]. Petter Solberg ne résiste pas à la pression de Marcus Grönholm et part à la faute dans l'avant dernière spéciale, offrant à l'Alsacien une deuxième place plus que suffisante. C'est donc au pays du Soleil levant, trois rallyes avant la fin de la saison, que Loeb remporte un deuxième titre consécutif de champion du monde[140]. Lors du Tour de Corse, qui lui avait échappé jusque-là, il réalise un exploit historique en devenant le premier et seul pilote de l'histoire du WRC à signer tous les meilleurs temps des spéciales sur un même rallye, y compris le shakedown[141]. L'épreuve se sera déroulée à sens unique, le français creusant des écarts très importants sur tous ses adversaires dès la première étape[142]. Son coéquipier François Duval part une nouvelle fois à la faute et prive Citroën du titre constructeur à domicile[143]. Sébastien poursuit sa razzia en décrochant pour la première fois la victoire au rallye de Catalogne[144], réalisant ainsi le grand chelem sur asphalte cette saison et signant sa dixième victoire de l'année, pulvérisant le précédent record détenu par Didier Auriol depuis 1992 avec six succès et rejoignant son illustre aîné au nombre de victoires totales (20)[145]. Il dépasse également le quadruple champion du monde Tommi Mäkinen qui était jusqu'à présent le seul pilote à avoir remporté plus de la moitié des rallyes sur une saison (en 1996). Cette nouvelle victoire, en tête de bout en bout, ainsi que la deuxième place de François Duval permettent à Citroën de décrocher un troisième titre des constructeurs[146]. La marque aux chevrons profite également de l'occasion pour annoncer son retour en championnat du monde des rallyes pour la saison 2007, après avoir obtenu des garanties sur la réduction des coûts de la part de la FIA[147]. La saison s'achève aux antipodes avec le rallye d'Australie. Alors qu'il est en tête, Loeb part à la faute dans la spéciale 9 en faisant un tout droit dans un virage et percute un arbre[148]. Le moteur est touché et le français ne pourra pas repartir, achevant ainsi une saison record au terme de laquelle il a construit une avance de plus de cinq victoires sur son dauphin au classement mondial et remporté plus de la moitié des spéciales chronométrées. Pour clôturer l'année, il remporte la course des Champions pour la deuxième fois[149].
2006 : Troisième titre - Pilote privé chez Kronos et blessure en fin de saison [modifier]
2006 marque le retrait de Citroën Racing en tant qu'équipe officielle du WRC pour des questions budgétaires. Sébastien court néanmoins toujours pour la marque au volant d'une Xsara WRC en intégrant la structure privée belge Kronos Racing[150]. Le français n'est toutefois pas laissé entièrement à lui-même et bénéficie toujours d'un certain soutien du constructeur : sa voiture repart en effet à l'usine de Satory après chaque rallye pour préparation[151]. En marge du championnat du monde WRC, il participe également au développement de la C4 WRC, la future arme de Citroën pour son possible retour en 2007. Le rallye Monte-Carlo marque une fois encore le coup d'envoi de la saison. Loeb creuse un écart très important dès le premier chrono, reléguant Marcus Grönholm à plus de 30 secondes[152]. Malgré les conditions changeantes et piégeuses du terrain, il s'échappe progressivement mais part à la faute lors de la dernière spéciale de la première étape alors qu'il est en tête avec plus d'une minute d'avance sur son poursuivant direct[153]. Sa voiture est bloquée dans un fossé alors qu'il n'avait pas remarqué une plaque de verglas dans un virage. Il repart finalement le lendemain dans le cadre du Super Rally, mais avec une pénalité de 5 minutes qui le fait tomber à la huitième place à près de 4 minutes du leader Marcus Grönholm. S'en suit alors une remontée impressionnante[154] au cours de laquelle Loeb va reprendre un à un tous ses adversaires pour finir à la deuxième place du général, à seulement une minute du finlandais[155]. Une polémique naîtra de ce fait de course[156], car le règlement Super Rally était censé infliger des pénalités suffisantes (5 minutes par spéciales manquées) pour que le pilote qui y ait recours ne puisse pas prétendre au podium, mais la pointe de vitesse du champion du monde en titre a bouleversé la donne. Le rallye de Suède prouve une fois encore son statut de chasse gardée des pilotes nordiques. Le finlandais Marcus Grönholm prend les commandes de l'épreuve dès le premier chrono pour ne plus les lâcher[157]. Loeb ne se fait pas distancer pour autant mais ne parviendra jamais à revenir pleinement sur son adversaire qui, spéciale après spéciale, augmente son avance de quelques secondes[158]. Il termine à la deuxième place une nouvelle fois derrière le pilote scandinave[159]. Le rallye du Mexique est la première manche sur terre de la saison. Loeb et Grönholm souffrent de leur position de balayeur lors de la première boucle et c'est Petter Solberg qui prend les commandes du rallye[160], signant 4 scratchs consécutifs et creusant un trou de plus de 30 secondes sur ses deux rivaux[161]. Grönholm part finalement en tonneau avant la fin de la première étape. Les positions de départ sur la route étant désormais équivalentes pour les pilotes de tête, Loeb revient peu à peu sur Solberg. Commence alors une passe d'arme entre les deux hommes au cours de laquelle l'écart ne sera plus supérieur à 5 secondes[162]. Les incidents s'enchaînent : Loeb doit procéder à un freinage d'urgence pour éviter un troupeau sur la route qui lui fait perdre plusieurs secondes, mais Solberg craque le premier en cassant sa direction assistée[163]. Le français remporte ainsi sa première victoire sur les terres mexicaines et prend la tête du classement mondial[164].
Le rallye de Catalogne, première manche asphalte, retrouve sa position au printemps dans le calendrier mondial comme il y a quelques années[165]. Sébastien rencontre dès le début de l'épreuve des problèmes de freins ce qui laisse le champ libre à Marcus Grönholm pour prendre les commandes en signant les trois premiers temps scratchs[166]. Mais le finlandais est finalement victime de problèmes électriques dans sa Ford Focus peu avant la fin de la première journée, et perd toute prétention à la victoire[167]. Loeb, ayant corrigé ses problèmes à l'assistance, creuse alors l'écart sur ses adversaires dans les spéciales clés, son jeune coéquipier espagnol Dani Sordo, spécialiste du tarmac, se retrouvant vite à plus de 30 secondes[168]. La victoire finale revient logiquement à l'alsacien qui assure son avance sur les dernières spéciales de l'épreuve[169]. Le Tour de Corse est en revanche plus à sens unique dans son déroulement. Loeb prend les commandes dès le premier chrono et fait parler sa maîtrise de l'asphalte pour construire peu à peu une avance de plus de 40 secondes sur son rival finlandais[170]. Ce dernier fait néanmoins plus que de la figuration puisqu'il signera 3 temps scratchs devant le français et prendra la deuxième place, Dani Sordo ayant subit des problèmes de Turbo sur sa Xsara WRC[171]. Sébastien remporte pour la deuxième fois le rallye aux 10 000 virages[172]. Le double champion du monde en titre commence mal le rallye d'Argentine. Subissant sa position de balayeur et partant en tête à queue dans la troisième spéciale, il pointe alors en septième position à plus de 20 secondes du leader Petter Solberg. Il signe ensuite 4 temps scratchs dans la première étape sur des spéciales moins pénalisantes pour l'ouvreur et parvient à remonter à la deuxième place juste derrière Grönholm[173]. Le finlandais est une nouvelle fois trahi par sa mécanique avec un problème de transmission et ne repartira le lendemain qu'en vingtième position[174]. N'étant plus contraint au balayage, Sébastien creuse facilement l'écart avec ses poursuivants[175], laissant Solberg à près d'une minute avant d'assurer sa position[176] et de remporter le rallye pour la deuxième fois[177].
Revanchard, Marcus Grönholm entame le rallye de Sardaigne sur les chapeaux de roue[178], signant les trois premiers scratchs et creusant un gouffre de 40 secondes sur Loeb, ouvreur une fois de plus[179]. Le français commence alors à attaquer dans les deuxièmes passages et dans la deuxième étape, revenant lentement mais surement sur le finlandais[180]. Ce dernier prend de gros risques pour tenir son adversaire à distance et tape une pierre à vive allure[181]. Le moteur est touché et contraint le nordique à l'abandon. Loeb heurte la même pierre mais les dégâts sont minimes. Il ralentit alors son rythme pour assurer sa victoire[182], ses autres adversaires étant déjà relégués à plus d'une minute[183], et s'échappe au classement mondial avec trois victoires d'avance. La série d'invincibilité de Loeb s'arrête au rallye de l'Acropole. Marcus Grönholm profite de la position de balayeur du français et de l'expérience de Ford sur ce terrain très cassant pour s'adjuger tous les temps scratchs de la première étape[184], creusant un écart de plus de 30 secondes sur son rival[185]. L’alsacien parvient à reprendre 10 secondes à son adversaire et à passer Petter Solberg dans la deuxième étape mais voit toutes ses chances de victoire s'envoler après une crevaison qui lui fera perdre plus d'une minute[186]. Il accroche néanmoins la deuxième place finale de l'épreuve hellénique et maintient une marge confortable au classement général[187]. Le rallye d'Allemagne est une nouvelle fois dominé par Sébastien Loeb sur sa surface fétiche[188]. Il prend les commandes de la manche germanique dès le premier chrono et relègue vite son coéquipier Dani Sordo, avec qui il partagera la quasi totalité des temps scratchs, à plus de 40 secondes[189]. Marcus Grönholm est sur la dernière marche du podium[190], mais très loin des deux pilotes Citroën en raison d'un mauvais choix de pneu. C'est avec cette cinquième victoire consécutive en Allemagne que l'alsacien rejoint son ami Carlos Sainz au palmarès des pilotes les plus victorieux en WRC[191].
Le rallye de Finlande a jusqu'à présent toujours échappé à Loeb ce qui décuple sa motivation pour déloger le maître des lieux, son grand rival Marcus Grönholm. Le français remporte le premier chrono mais le scandinave fait vite parler son expérience du rallye des 1000 lacs en signant 5 temps scratchs dans la première étape[192]. Loeb reste dans le giron du finlandais à environ 10 secondes mais ne parvient jamais à prendre l'avantage[193]. Grönholm aligne alors les temps scratchs consécutifs dans la deuxième étape[194]. Le français ne parvient plus à suivre le rythme et sort trop large dans un virage, perdant plus de 30 secondes[195]. La bataille est dès lors terminée et Loeb se contente de la deuxième place derrière le scandinave[196]. Le rallye du Japon annonce encore un duel serré entre les deux hommes qui vont se partager la quasi totalité des temps scratchs. C'est Grönholm qui prend les commandes de l'épreuve tout au long de la première étape[197], Loeb se tenant à moins de 10 secondes mais subissant sa position d'ouvreur[198]. L'écart reste insignifiant pendant la deuxième journée, chacun reprenant à tour de rôle du temps à l'autre[199], mais le finlandais craque le premier et part à la faute avec un tête à queue dans la spéciale 14[200]. Il perd 20 secondes dans l'opération mais entame une folle remontée pour échouer à 5 secondes seulement de la première place[201]. Loeb remporte quant à lui son premier succès au pays du Soleil levant et rentre dans l'histoire en signant sa vingt-septième victoire en WRC, battant le record de son ami et mentor Carlos Sainz[202],[203]. Le rallye de Chypre, mal aimé des pilotes du fait de ses conditions éprouvantes, débute de la même manière que la manche grecque. Loeb, en position d'ouvreur, ne peut que regarder impuissant son adversaire Marcus Grönholm prendre les commandes dès les premiers chronos[204]. Mais le français est cette fois-ci moins loin, à seulement 18 secondes au terme de la première boucle[205]. Profitant de conditions de route plus propres, il va alors aligner 10 temps scratchs et revenir inexorablement sur Grönholm pour ensuite le dépasser[206], creusant un écart de plus de 20 secondes à la veille de la dernière étape[207]. Le finlandais ne reviendra pas dans la course. Loeb affiche ainsi sa huitième victoire de la saison en douze rallyes[208], terminant à chaque reprise sur les deux premières marche du podium.
Le championnat pilote 2006 est alors presque joué puisqu'il suffit d'une troisième place à Loeb dans l'un des quatre derniers rallyes pour être mathématiquement titré. Mais un coup du sort va mettre un terme à sa saison. Quelques jours après sa victoire à Chypre, Sébastien fait une chute à moto en Suisse, dans le Canton de Vaud, où il réside, et se fracture la tête de l'humérus droit[209],[210]. Il doit alors déclarer forfait pour au moins les trois prochains rallyes de la saison, mais affirme qu'il reviendra pour l'ultime manche au RAC afin d'assurer une place suffisante s'il est sous la menace de Marcus Grönholm. Ce dernier se voit donc offrir une chance inespérée pour le titre, mais doit pour cela remporter les quatre derniers rallyes. Citroën choisi l'ancien champion du monde écossais Colin McRae pour remplacer l'alsacien et mettre un maximum de pression sur les pilotes Ford[211]. Son principal adversaire n'étant plus là, le finlandais s'adjuge facilement la victoire au rallye de Turquie[212], mais il part à la faute en heurtant une pierre au rallye d'Australie alors qu'il ouvrait la route[213]. Il ne finira que cinquième[214] et permet à Loeb de décrocher depuis chez lui son troisième titre mondial consécutif[215]. L'alsacien décide alors d'annuler ses participations hypothétiques aux épreuves restantes du calendrier afin de ménager son bras et de se concentrer sur sa rééducation pour préparer au mieux la prochaine saison[216]. Grönholm remporte pour l'honneur les deux dernières manches du mondial : le rallye de Nouvelle-Zélande[217] et le rallye de Grande-Bretagne[218], et termine à un seul point de Loeb au classement du championnat du monde. Il permet néanmoins à Ford de décrocher son deuxième titre des constructeurs[219], le premier depuis 1979.
Nouveaux titres sur Citroën C4 WRC (2007-2010) [modifier]
2007 : Quatrième titre - L'apogée de la rivalité avec Marcus Grönholm [modifier]
L'année 2007 marque le retour officiel de Citroën en WRC[220] et la réintégration de Sébastien Loeb en tant que pilote d'usine après six mois d'absence du à sa blessure à l'épaule[221]. La Citroën Xsara WRC, avec laquelle l'alsacien a remporté tous ses titres et toutes ses victoires laisse place à la Citroën C4 WRC[222],[223]. Le baptême du nouveau bolide du champion du monde se déroule dans les meilleures conditions. Loeb remporte pour la quatrième fois le rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture traditionnelle de la saison, en conservant la tête de bout en bout[224],[225],[226]. Seul son coéquipier Dani Sordo sera parvenu à suivre son rythme jusqu'au milieu de la deuxième étape avant d'être distancé à plus de 25 secondes[227],[228],[229]. Citroën assure le doublé pour la première sortie de la C4 en mondial et le grand rival de Loeb pour le titre Marcus Grönholm, vainqueur du rallye l'an dernier, pointe en troisième position à plus d'une minute. Le finlandais prend sa revanche au rallye de Suède, terrain spécifique où les pilotes nordiques excellent[230], en le remportant pour la cinquième fois de façon dominatrice[231],[232],[233]. Loeb parvient à rester au contact de Grönholm jusqu'à la fin de la première étape avant de faire un mauvais choix de pneu le lendemain qui lui fait perdre près de 30 secondes[234]. Il parvient néanmoins à assurer la deuxième place et conserve la tête du classement mondial. Pour la première fois depuis les débuts du championnat du monde des rallyes, un deuxième rallye sur terre enneigée est programmée dans une même saison avec la première édition du rallye de Norvège[235]. C'est cette fois-ci l'autre finlandais de l'équipe Ford, Mikko Hirvonen, qui prend les commandes du rallye pour ne plus jamais les lâcher[236],[237], Grönholm restant dans ses roues à moins de 10 secondes. Loeb fait plus que figurer sur un terrain dont il n'est pas spécialiste en occupant la troisième place et en signant plusieurs temps scratchs[238],[239]. Trop agressif dans son pilotage, le français commet alors deux sorties de route au cours de la deuxième étape, plantant sa C4 WRC dans un mur de neige et perdant plus de 15 minutes dans l'opération[240],[241]. Il terminera quatorzième du rallye, loin des points, et perdra la tête du championnat du monde[242]. Le rallye du Mexique est l'occasion de la première sortie sur terre de la nouvelle création de Citroën[243]. Le Norvégien Petter Solberg prend la tête en signant les premiers temps scratchs et en profitant de la position de balayeur de Grönholm et Loeb[244], mais finit par abandonner sur une fuite d'huile de moteur[245]. L’alsacien n'était alors qu'à quelques secondes derrière et s'empare des commandes[246],[247]. Il creuse alors le trou lors de la deuxième étape en signant 4 temps scratchs et en reléguant Grönholm à plus d'une minute[248],[249], le finlandais se plaignant de n'avoir pu réaliser d'essais sur terre avec la Ford Focus après les rallyes neige[250]. C'est une nouvelle victoire pour le français[251].
Absent du calendrier depuis 2001, le rallye du Portugal fait son grand retour en mondial[252]. Pour sa première participation dans cette épreuve historique, Loeb prend vite ses marques et se livre un combat très serré avec Grönholm, l'écart entre les deux hommes restant inférieur à 10 secondes[253],[254],[255]. Le français prend finalement l'avantage sur le finlandais dans la deuxième étape après avoir signé 8 temps scratchs consécutifs et creusé un trou de plus de 40 secondes[256],[257]. Il prend alors de gros risques dans les spéciales et opte pour des choix de pneu audacieux qui se révèleront payant[258]. Il remporte le rallye devant le finlandais[259], mais un coup du sort lui permettra de reprendre également la tête du classement mondial : tous les pilotes Ford sont déclassés à l'arrivée par les commissaires techniques pour une épaisseur des vitres arrières non conforme[260],[261]. Le rallye d'Argentine débute de manière inattendue : la quasi totalité de la première étape, soit un tiers de la distance, est annulée pour des questions de logistique. La spéciale d'ouverture du rallye se déroulant à plusieurs centaines de kilomètres du parc d'assistance principal, les voitures des pilotes n'ont pu le rejoindre à temps par les airs[262]. La course commence donc réellement avec la deuxième étape et Loeb s'y adjuge 7 temps scratchs sur 10, l'humidité de la veille ne pénalisant pas trop sa position d'ouvreur, mais sans parvenir à distancer pleinement Marcus Grönholm qui reste à moins de 20 secondes de l'alsacien[263],[264]. C'est finalement à l'entame de la dernière journée que le français va réussir à construire une avance définitive sur son rival. Le temps est alors pluvieux et le brouillard recouvre les spéciales. Loeb profite de ces conditions difficiles pour attaquer fort. Le finlandais tente de résister mais part à la faute en faisant un tout droit et perd 20 secondes supplémentaires, laissant une nouvelle victoire au champion du monde en titre[265],[266]. Loeb entend poursuivre sa série avec le rallye de Sardaigne qu'il entame de la meilleure des manières[267]. Il signe plus de la moitié des temps scratchs des deux premières étapes[268],[269],[270],[271], prenant la tête du rallye en construisant essentiellement son avance lors des deuxièmes passages en spéciale compte tenu du balayage significatif auquel il doit faire face[272]. Marcus Grönholm casse un amortisseur sur sa Ford Focus et, relégué à plus de 30 secondes du français, n'espère plus qu'assurer sa deuxième place. Mais l'alsacien, pourtant sur un rythme contrôlé, part à la faute en tombant dans un fossé après un sommet en aveugle dans la dernière journée alors qu'il avait course gagnée[273],[274]. Contraint à l'abandon, il perd de gros points et la tête du classement mondial[275]. Le rallye de l'Acropole, le plus éprouvant du championnat pour les mécaniques, marque le milieu de la saison. Loeb et Grönholm subissent leur position d'ouvreur sur un terrain particulièrement cassant et ne peuvent s'échapper en tête comme à l'accoutumé, les pilotes de l'équipe Subaru profitant de l'aubaine[276]. Les deux rivaux utilisent les deuxièmes passages en spéciales pour reprendre le retard accumulé[277]. À la fin de la première étape, six pilotes sont regroupés dans un intervalle de dix secondes. Mais c'est lors de la deuxième journée que le finlandais, déjà vainqueur l'an dernier, va confirmer son emprise sur la manche grecque et la performance déjà reconnue de sa Ford Focus sur cette épreuve en laissant sur place tous ses adversaires lors des deux passages d'Agii Theodri, une spéciale de près de 50 km[278],[279],[280]. Loeb ne parvient pas à suivre le rythme et détruit ses pneus dans l'aventure, mais accroche la deuxième place en reprenant Petter Solberg.
Le rallye de Finlande est une fois encore à sens unique, avec la domination de Marcus Grönholm à domicile qui signera 17 temps scratchs sur 23 spéciales et remportera pour la septième fois le rallye des mille lacs, rejoignant ainsi son glorieux aîné Hannu Mikkola[281],[282]. Bien qu'il se soit engagé au départ de l'épreuve avec l'intention de l'emporter[283], Loeb ne peut suivre le rythme imposé par son rival qui connaît le terrain par cœur, et se fera également distancé par l'autre pilote local de Ford Mikko Hirvonen pour finir sur la troisième marche du podium[284],[285]. Il accuse alors 13 points de retard au classement mondial, soit plus d'une victoire. Le français profite du rallye d'Allemagne et du retour des manches asphaltes sur lesquelles il est considéré comme pratiquement imbattable pour se ressaisir[286]. Comme les années précédentes, il fait parler sa maîtrise des surfaces goudronnées en remportant une sixième victoire de rang dans l'épreuve germanique tout en tenant à bonne distance ses adversaires scandinaves[287],[288],[289]. Marcus Grönholm finira quatrième à plus d'une minute, mais c'est le belge François Duval à bord d'une Citroën Xsara obsolète qui fera sensation dans cette édition en parvenant à prendre provisoirement les commandes du rallye à Loeb avant de partir en tête à queue et de terminer à la deuxième place[290],[291],[292],[293]. Le rallye de Nouvelle-Zélande marque le paroxysme du duel Loeb-Grönholm au cœur de toutes les attentions. Sur un terrain très proche de celui de la Finlande par son aspect, les deux hommes prennent tous les risques, se partageant la quasi totalité des temps scratchs et la position de leader spéciale après spéciale[294],[295],[296]. Les autres concurrents sont vite relégués à plus d'une minute. La dernière étape commence alors que les deux pilotes se tiennent dans un mouchoir de poche : moins de 2 secondes. Cet écart ridicule se maintiendra jusqu'à l'ultime chrono avant lequel le finlandais est en tête pour seulement 0.7 secondes. Loeb remporte cette dernière spéciale mais reste derrière Grönholm pour seulement 0.3 secondes, ce qui en fait le plus petit écart jamais enregistré entre un vainqueur et son dauphin sur une manche du WRC[297],[298],[299]. Le record sera finalement battu en 2011 lors du rallye de Jordanie avec un écart de 0.2 secondes entre Sébastien Ogier et Jari-Matti Latvala, mais plus d'un tiers de la distance de l'épreuve avait été annulée. Loeb retrouve l'asphalte qu'il affectionne tant avec le rallye de Catalogne. Grönholm affiche des progrès importants sur cette surface en signant plusieurs temps scratchs et en prenant provisoirement la tête du rallye[300]. Mais sur une surface détrempée, il se trompe de choix de pneu et ne peut résister longtemps aux pilotes Citroën[301]. Loeb creuse un écart conséquent en fin de première étape reléguant le finlandais à plus de 50 secondes et tenant son coéquipier Dani Sordo à une distance raisonnable avant que Citroën ne fige les positions pour assurer le doublé, permettant ainsi au français de reprendre 4 points sur son adversaire au classement général[302],[303].
L’alsacien poursuit sa série en remportant une nouvelle fois le Tour de Corse, mais les progrès de son rival finlandais sur asphalte ne cessent de s'accroître[304],[305]. Ce dernier s'adjuge les deux premiers temps scratchs avant que Loeb ne réplique[306],[307]. Les deux hommes sont alors très proches, et ce n'est que dans la deuxième étape que le champion du monde en titre creuse un écart de près de 30 secondes en remportant coup sur coup 5 des 6 spéciales au programme[308],[309],[310]. Mais le pilote scandinave parvient cette fois-ci à priver Citroën du doublé en accrochant la deuxième place devant Dani Sordo. Il limite ainsi ses pertes au classement général et conserve 4 points d'avance sur Loeb à trois manches de la fin de la saison[311]. Le suspens reste entier. Le rallye du Japon sera riche en rebondissements. Alors qu'il est en tête, Marcus Grönholm part à la faute en sortant trop large dans un virage au cours de la première étape et est contraint à l'abandon[312],[313]. Loeb dispose alors d'une sérieuse opportunité de repasser en tête du championnat pilote. Mais il sort à son tour de la route quelques spéciales plus loin à cause d'une erreur de notes de Daniel Elena, au moment où il assurait sa deuxième place derrière Mikko Hirvonen[314],[315]. Les deux leaders du championnat repartent ainsi dos à dos de la manche asiatique avec un score vierge chacun. C'est sur un terrain entièrement nouveau qu'aura lieu le tournant de la saison, lors de la première édition du rallye d'Irlande, nouvelle épreuve asphalte. Loeb part favori sur sa surface de prédilection et sait qu'il doit remporter la victoire pour espérer décrocher le titre. Marcus Grönholm, désormais décomplexé sur revêtement goudronné, signe le premier scratch avant d'être repris par le français. Les deux pilotes se situent dans un intervalle de moins de 5 secondes avec Dani Sordo à l'entame de la quatrième spéciale, quand le finlandais, trop optimiste dans une longue courbe à droite en bord de mer, perd le contrôle de sa Ford Focus et tape fort dans un muret[316],[317],[318]. Il ne repartira pas. Loeb est alors en tête avec son coéquipier pour seule menace. Ce dernier s'auto-élimine de la course à la victoire dans un tête à queue qui lui fait perdre plus de 30 secondes[319]. Le français remporte finalement son huitième rallye de la saison et prend une sérieuse option pour le titre mondial avec 6 points d'avance sur son rival finlandais avant l'ultime manche[320],[321],[322]. Cette dernière se déroulera comme souvent dans le cadre du rallye de Grande-Bretagne. Loeb n'a besoin que d'une cinquième place pour être sacré champion du monde[323]. Il part donc sur un rythme réservé, se stabilisant en troisième position[324]. Marcus Grönholm se cale quant à lui à la deuxième place, un peu au-dessus des temps du français, espérant un coup du sort qui frapperait son adversaire. Son coéquipier Mikko Hirvonen est ainsi libre d'aligner les temps scratchs et de prendre la tête du rallye qu'il cèdera à son compatriote en cas de problème pour Loeb[325]. Malgré un brouillard d'une épaisseur exceptionnelle et la perte de ses feux avants[326], l'alsacien parviendra à déjouer les pièges des terres galloises jusqu'au bout et les positions resteront ainsi figées jusqu'à l'arrivée. Le français remporte ainsi son quatrième titre mondial consécutif, égalant de fait le record de Tommi Mäkinen[327],[328]. Le titre constructeur revient quant à lui à Ford pour la deuxième année consécutive[329] et le grand rival de Loeb, Marcus Grönholm, décide de prendre sa retraite du WRC[330],[331].
2008 : Cinquième titre - Premier quintuple champion du monde de l'histoire des rallyes [modifier]
Son grand adversaire des deux années précédentes n'étant désormais plus au départ de cette nouvelle saison, Loeb hérite peu à peu du statut de doyen des pilotes et les regards se tournent vers les jeunes étoiles montantes Mikko Hirvonen, Jari-Matti Latvala et Dani Sordo pour lui trouver une opposition pour le titre. Seule incertitude concernant la performance du français, la règle du manufacturier unique prononcé par la FIA depuis cette année a écarté Michelin et sa marque BFGoodrich, équipementier historique de Citroën, au profit du rival italien Pirelli qui signe là son retour au sommet de la compétition pour au moins trois ans[332]. Le début de la saison 2008 se révèle identique à la précédente. Le nouveau quadruple champion du monde remporte facilement le rallye Monte-Carlo, manche d'ouverture traditionnelle du mondial et sujet qu'il maîtrise parfaitement, en creusant de gros écarts sur ses concurrents dès le début de l'épreuve, arrivant au terme de la première étape avec déjà une minute d'avance et en ayant enlevé six des huit spéciales au programme[333],[334],[335]. Seul son coéquipier Dani Sordo parviendra à exister un temps mais sera vite relégué à près d'une minute avant d'abdiquer pour cause de panne moteur[336],[337]. Cette nouvelle victoire permet à Loeb de devenir le seul pilote à avoir remporté cinq fois le plus prestigieux rallye du mondial, battant le record détenu conjointement par Sandro Munari, Walter Röhrl et Tommi Mäkinen (quatre victoires chacun)[338],[339]. L'alsacien doit fêter son centième départ en championnat du monde des rallyes lors du rallye de Suède[340], mais le symbole s'arrête là et ce chiffre ne lui portera pas bonheur. Il sort de la route en tonneau lors de la première étape alors qu'il était troisième de l'épreuve et ne reprend la route que le lendemain en cinquantième position à près de 25 minutes du leader[341],[342],[343]. Il signe deux temps scratchs mais renonce à poursuivre le rallye à cause de problèmes mécaniques causés par sa sortie de route de la veille[344]. La manche sera remportée par le pilote Ford Jari-Matti Latvala qui devient ainsi le plus jeune vainqueur en championnat du monde[345],[346]. Fort de son premier succès, le jeune finlandais entame très fort le rallye du Mexique et fait forte impression en prenant la tête devant Loeb[347],[348],[349]. Un combat très serré commence alors entre les deux hommes, mais l'expérience du français sur ce terrain l'aide à prendre petit à petit l'avantage puis les commandes de l'épreuve dans la deuxième étape[350],[351]. L'alsacien possède près de 13 secondes d'avance lorsque le scandinave est victime d'une surchauffe moteur qui met fin à la passe d'arme[352],[353]. Loeb remporte finalement le rallye et revient à un point de Mikko Hirvonen au classement mondial[354],[355]. Le rallye d'Argentine débute dans des conditions d'intempérie extrêmes, rendant le terrain extrêmement boueux et favorisant ainsi le pilote ouvreur qui laisse derrière lui des rainures de terre glaise sans adhérence pour ses adversaires. C'est ainsi que Mikko Hirvonen creuse dès la première spéciale un écart de près de 50 secondes sur ses plus proches poursuivants dont Loeb[356]. Le français n'a d'autres choix que de subir en attendant la deuxième boucle. C'est à ce moment que le finlandais part à la faute en sortant de la route, victime des conditions de route[357],[358]. Le champion du monde hérite de fait de la tête du rallye et creuse un écart important sur ses adversaires qui à leur tour rencontrent des difficultés : touchette pour Jari-Matti Latvala et problème électrique pour Petter Solberg[359],[360]. Mais les conditions de route restent désastreuses et Loeb ne se gêne pas pour clamer que la réglementation interdisant de retailler les pneus imposée par la FIA ne fait qu'empirer les choses[361],[362]. C'est donc sans aucun plaisir que l'alsacien amène sa voiture à l'arrivée et remporte son quatrième rallye d'Argentine consécutif, battant le record de Massimo Biasion, Tommi Mäkinen et Carlos Sainz[363],[364]. Il reprend de fait la tête du classement mondial.
Le championnat du monde accueille ensuite pour la toute première fois le rallye de Jordanie, manche historique du championnat du Moyen-Orient des rallyes[365]. Loeb subit sa position de balayeur en début d'épreuve et doit attendre la deuxième boucle de la première étape pour retrouver des conditions de route similaires à celles de ses adversaires et revenir ainsi sur le leader, son coéquipier Dani Sordo[366],[367],[368],[369]. Le français prend alors la tête puis se construit une avance de plus de 30 secondes en signant de gros écarts lors de la deuxième journée. La victoire est promise mais c'est à ce moment que le pilote Citroën Conrad Rautenbach percute la voiture de Loeb sur une liaison[370],[371]. Le moteur des deux C4 WRC est touché et le français ne peut repartir que le lendemain à la vingtième place. Il entame alors une remontée mais ne pourra obtenir mieux que la dixième position, en dehors des points. Le rallye est finalement remporté par Mikko Hirvonen qui profite de l'opportunité pour reprendre la tête du classement mondial[372],[373]. Loeb impressionne lors du rallye de Sardaigne en creusant un écart important dès la deuxième spéciale Crastazza, la plus longue de l'épreuve, malgré une position de départ handicapante sur des pistes aussi cassantes[374]. Il se construit ainsi une avance de plus de 30 secondes sur son coéquipier Dani Sordo et relègue Mikko Hirvonen à près d'une minute en fin de première journée[375],[376]. Le français doit alors assurer le rôle d'ouvreur lors des deux dernières étapes et subit ainsi le terrain abrassif de l'île sarde[377]. Il parvient néanmoins à suffisamment contrôler le retour de ses adversaires pour s'adjuger la victoire devant son rival finlandais, la quarantième de sa carrière[378],[379]. Loeb entame le rallye de l'Acropole sur un rythme élevé, malgré le caractère très cassant des spéciales et une position sur la route une fois encore peu favorable. Il n'est qu'à quelques secondes du leader Jari-Matti Latvala lorsque le finlandais est victime d'une crevaison lente qui permet au français de prendre la tête du rallye. Dès lors, les pilotes Ford seront tour à tour victimes de problèmes mécaniques divers et partiront à la faute dans les spéciales suivantes pour être relégués à plus d'une minute[380],[381]. L’alsacien ne perd que provisoirement la tête du rallye suite à une crevaison au cours de la deuxième étape au profit de Dani Sordo, mais repasse rapidement devant son coéquipier en haussant son rythme[382],[383]. Il remporte finalement la manche grecque pour la deuxième fois et reprend la tête du classement du championnat du monde[384],[385]. Le rallye de Turquie clôture la tournée méditerranéenne du calendrier mondial et n'échappe pas à la réputation d'un format très cassant à l'instar de ses homologues[386]. Loeb va très vite en faire l'expérience en jouant son rôle traditionnel de balayeur pendant toute la première étape[387]. Il parvient néanmoins à signer deux temps scratchs et accuse un retour limité à 15 secondes sur les pilotes finlandais de Ford juste avant la dernière spéciale de la journée. Mais l'équipe anglo-américaine, en dépit d'un accord de fair-play officieux passé avec Citroën, va pour la première fois faire usage de tactiques de course contraires à l'éthique en faisant ralentir ses pilotes lors de la dernière spéciale afin de laisser à Loeb la place de leader et donc de balayeur pendant toute la deuxième étape[388],[389]. Une boite de Pandore a littéralement été ouverte sur cette manche turque puisque de telles stratégies seront à partir de ce moment régulièrement utilisées sur les manches terre du championnat du monde jusqu'à l'abrogation de cette règle par la FIA à partir de la saison 2012. Le français ne peut que subir sur les spéciales restantes et accuse un retard de plus de 30 secondes avant la dernière étape[390],[391]. La distance restante est insuffisante pour prétendre à la victoire. Il termine à la troisième place et perd à nouveau la tête du classement mondial[392],[393].
Après la pause estivale, Sébastien Loeb rentre un peu plus dans l'histoire en remportant pour la première fois de sa carrière le rallye de Finlande. Il devient ainsi le troisième pilote non nordique, le premier depuis 16 ans, à s'imposer sur la chasse gardée des scandinaves après Carlos Sainz et Didier Auriol[394],[395]. En tête du rallye de bout en bout, il affirme sa maîtrise désormais totale des Jumps finlandais en signant 16 temps scratchs[396]. Marcus Grönholm ayant pris sa retraite, c'est avec Mikko Hirvonen que Loeb s'est mesuré dans cette édition. L'écart entre les deux hommes sera longtemps inférieur à 10 secondes et le finlandais maintiendra la pression sur le champion du monde jusqu'à l'arrivée. Depuis cette victoire, Loeb acquiert un nouveau surnom : Loebinen[397], inventé par le pilote de Formule 1 finlandais Heikki Kovalainen. Nouvel exploit au rallye suivant : il remporte une septième fois en sept ans le rallye d'Allemagne qu'il survole[398],[399]. Il tiendra la tête de l'épreuve une fois encore de bout en bout en signant 13 temps scratchs consécutifs, confirmant ainsi son statut de pilote intouchable sur asphalte. Seul son coéquipier Dani Sordo et le belge François Duval parviendront à suivre le rythme du français un cours instant mais seront vite distancés à respectivement 45 secondes et 1 minute[400],[401]. Loeb reprend alors la tête du championnat du monde avant de mettre le cap aux Antipodes pour le rallye de Nouvelle-Zélande. Avant le départ, il s'attend à perdre beaucoup de temps en raison du balayage annoncé sur les nouvelles spéciales de la première étape[402]. Il parvient malgré tout à faire jeu égal avec son rival Mikko Hirvonen en restant à moins de 10 secondes du finlandais et en signant même des temps scratchs, mais doit prendre beaucoup de risques et évite un tonneau de justesse. C'est au moment où le français aurait du passer mathématiquement en tête du rallye qu'il écope d'une pénalité de 30 secondes pour avoir pointé en retard de 3 minutes lors de la sixième spéciale à cause d'un problème de démarreur sur sa C4 WRC[403],[404]. Mikko Hirvonen est alors en tête et devient le nouveau balayeur lors de la deuxième étape, handicape dont profite Loeb pour revenir. Le français va alors user de la même tactique que les pilotes Ford en Turquie : ralentir lors de la dernière spéciale de la journée pour laisser son adversaire ouvrir la route le lendemain[405],[406],[407]. Jari-Matti Latvala quant à lui ne ralentit pas et s'empare de la tête du rallye, prenant ainsi en charge le balayage de la dernière étape pour le compte de son compatriote. Les deux finlandais s'accrochent et réalisent l'exploit de creuser leur avance sur Loeb lors de la première boucle. L'alsacien décide alors de prendre tous les risques pour récupérer au moins la deuxième place de Latvala. Le nordique ne résiste pas à la pression du français et part à la faute, heurtant une pierre et laissant le rôle d'ouvreur à Hirvonen malgré lui. Le deuxième scandinave s'auto-élimine à son tour en tapant dans un talus. Loeb remporte finalement la victoire et creuse l'écart au classement mondial grâce à la deuxième place de son coéquipier Dani Sordo[408],[409]. Comme en Allemagne, le rallye de Catalogne est à sens unique. Le natif d'Haguenau survole l'asphalte catalan en signant neuf temps scratchs consécutifs dès le début du rallye. Il remporte la victoire en conservant la position de leader de bout en bout, le seul pilote parvenant à suivre son rythme étant une fois de plus son coéquipier Dani Sordo qui terminera deuxième à 25 secondes[410],[411],[412],[413].
L'histoire se répète et Loeb poursuit sur sa lancé en remportant lors du rallye suivant son quatrième Tour de Corse consécutif, archi-dominant une fois de plus la dernière manche asphalte de la saison[414][415]. En tête de bout en bout, le français s'octroie 13 des 16 temps scratchs au programme dont 11 consécutifs, et signe là sa cinquième victoire de rang, la dixième de la saison[416]. Son coéquipier Dani Sordo étant cette fois-ci partie à la faute et contraint à l'abandon, la deuxième place échoue dans les mains d'un Mikko Hirvonen opportuniste relégué à plus de 3 minutes. C'est finalement au rallye du Japon que Loeb s'adjuge mathématiquement son cinquième titre mondial en WRC, battant ainsi le record des finlandais Juha Kankkunen et Tommi Mäkinen[417][418]. Il termine pour cela à la troisième place de la manche asiatique derrière les deux pilotes Ford, adoptant un rythme sans prise de risques pour assurer un podium synonyme de sacre, malgré une petite frayeur lors de l'avant-dernière spéciale[419][420]. La saison s'achève enfin par le rallye de Grande-Bretagne. Le finlandais Jari-Matti Latvala, très à l'aise sur ce terrain glissant, prend rapidement la tête de la manche de clôture, suivi par Loeb en encablure à moins de 10 secondes[421][422][423]. L'écart entre les deux pilotes restera mince pendant les deux premières étapes[424][425][426]. Sur-motivé à l'idée de s'imposer sur le dernier rallye qu'il manquait à son palmarès, Loeb décide d'attaquer très fort lors de l'ultime journée, sur un terrain très piègeux. Il y signe 5 temps scratchs consécutifs et reprend près de 20 secondes à Latvala. Alors en tête du rallye, le français écope d'une pénalité de 10 secondes pour un faux départ qu'il assure ne pas avoir commis dans l'avant dernière spéciale, ce qui le fait redescendre à la deuxième place, à seulement 2 secondes de son adversaire, juste avant le dernier chrono. Insensible à la pression, Loeb ira chercher la victoire au finish en reprenant près de 5 secondes à Latvala dans l'ultime spéciale. Peu après l'arrivée, la pénalité imaginaire infligée à Loeb est annulée ce qui lancera une polémique sur la volonté de certains officiels anglais de favoriser l'écurie britannique de Malcolm Wilson, patron de l'équipe Ford[427]. Envers et contre tout, Loeb remporte donc le RAC pour la première fois de sa carrière et devient ainsi le premier pilote à avoir gagné tous les rallyes classiques du calendrier mondial. Il offre par la même occasion le titre constructeur à Citroën et bat son propre record de 2005 en signant sa onzième victoire de la saison[428][429]. Pour conclure cette année historique, il s'adjuge la course des champions pour la troisième fois.
2009 : Sixième titre - Milieu de saison catastrophique et sacrement sur le fil [modifier]
Sébastien Loeb, désormais premier quintuple champion du monde de l'histoire des rallyes, entame la saison 2009 en tant que grand favori, toujours chez Citroën. Pour la première fois depuis 1996, le rallye Monte-Carlo ne figure pas au calendrier du WRC pour cause de conflit entre les organisateurs et la FIA, et laisse ainsi sa place au rallye d'Irlande dont c'est la deuxième édition seulement. À l'exception de la première spéciale, jugée dangereuse et non conforme par la plupart des pilotes en raison des risques d'aquaplaning[430][431][432], Loeb se montre d'entrée dominateur sur sa surface de prédilection et enlève les cinq autres scratchs de la première étape[433][434]. Avec des conditions pluvieuses rendant les routes très dangereuses à cause de l'eau stagnante, les écarts creusés par le champion alsacien sont encore plus importants et la concurrence est déjà loin et résignée au soir de la première journée, amputée de deux spéciales pour des raisons de sécurité[435][436]. Le français remporte facilement l'épreuve et signe sa deuxième victoire en terre celtique[437][438][439]. Son plus proche poursuivant, le spécialiste de l'asphalte Dani Sordo, est relégué à plus d'une minute. Le quintuple champion du monde créé ensuite l'exploit en remportant pour la première fois le rallye de Norvège, chasse gardée des pilotes scandinaves au sein de laquelle les pilotes latins peuvent difficilement exister[440][441][442][443]. Il ajoute ainsi un deuxième rallye sur terre enneigée à son palmarès, après sa victoire en 2004 au rallye de Suède. Ce succès aura été construit au terme d'une lutte très serrée avec le finlandais Mikko Hirvonen, spécialiste des surfaces glacées, que Loeb ne parviendra jamais à distancer complètement[444][445][446][447]. Il avouera avoir du prendre tous les risques au cours de la deuxième journée pour conserver l'avantage en raison de sa première position pénalisante sur la route[448][449]. L'écart entre les deux hommes sera ainsi inférieur à 10 secondes à la fin du rallye. Épreuve suivante de la saison, le rallye de Chypre adopte cette année-là pour la première fois un format mixte terre/asphalte qui tranche avec sa réputation de rallye le plus cassant et le plus éprouvant du championnat[450][451]. Le français creuse d'entrée un écart important sur ses adversaires en décrochant les cinq premiers scratchs de la première étape, celle-ci présentant les fameuses nouvelles spéciales goudronnées[452][453][454]. Son avance confortable lui permet alors de contrôler son rythme sans prise de risques lors des deux étapes restantes, et de remporter de bout en bout une quatrième victoire consécutive sur l'Ile d'Aphrodite, la cinquantième de sa carrière, battant ainsi le record de l'italien Alessandro Fiorio[455][456][457]. Le rallye du Portugal commence mal pour Sébastien Loeb qui sort légèrement de la route 300 m après le départ de la deuxième spéciale spéciale. Il parvient à repartir aussitôt mais perd pratiquement 30 secondes dans la mésaventure à cause de la poussière soulevée par son travers[458][459][460]. Il limite néanmoins les dégâts dans les spéciales suivantes malgré sa position de balayeur et achève la première journée à 18 secondes du leader. C'est lors de la deuxième étape, au cours de laquelle il retrouve une position de route moins pénalisante, qu'il revient fortement sur ses adversaires en signant tous les temps scratchs au programme[461][462][463]. Il s'empare alors de la tête du rallye pour ne plus jamais la lâcher et s'offre finalement une deuxième victoire de rang au Portugal, une fois encore devant Mikko Hirvonen et son coéquipier Dani Sordo[464][465].
Le championnat du monde fait ensuite escale au rallye d'Argentine, remporté une nouvelle fois par le français pour la cinquième fois consécutive[466][467]. Là encore, la position de balayeur de Loeb l'empêche de bien figurer lors de la première étape, mais il reste au contact des leaders en n'y concédant que 16 secondes[468]. Il rattrape alors son retard en signant six temps scratchs dans la deuxième journée et construit une avance de près d'une minute sur son coéquipier Dani Sordo[469][470]. Son principal adversaire au championnat Mikko Hirvonen a pour sa part été contraint à l'abandon pour cause de surchauffe moteur[471]. Loeb creuse ainsi un écart de 20 points sur son dauphin au classement mondial, soit l'équivalent de deux victoires, grâce à ses cinq succès en autant de rallyes. Cela lui permet de signer le meilleur début de saison de l'histoire du championnat du monde pour un pilote, effaçant les records de 1988 et 1989 de Massimo Biasion. Il affole également les statistiques en signant sa sixième victoire consécutive, son quinzième podium consécutif et sa treizième victoire dans les 15 derniers rallyes. Mais cette série s'arrête nette au rallye de Sardaigne. Comme à l'accoutumé, l'alsacien souffre lors de la première journée pour cause de position de route pénalisante vis-à-vis de ses adversaires, mais il concède cette fois-ci plus de 40 secondes face au jeune leader Jari-Matti Latvala, fougueux et désireux de laver ses échecs de début de saison[472][473]. Loeb commence à rattraper son retard dès le début de la deuxième étape[474] mais est bloqué net dans son élan. Il écope tout d'abord d'une pénalité de 10 secondes pour avoir pointé une minute en retard au départ de la SS9, à cause du temps perdu sur le parcours routier pour purger des freins défectueux[475][476]. Puis il est victime d'une crevaison deux spéciales plus loin, lui ôtant tout espoir de victoire[477][478][479]. Il termine finalement de justesse sur le podium en reprenant Petter Solberg sur le fil à la fin du rallye[480], avant de recevoir une nouvelle pénalité de 2 minutes et d'être déclassé à la quatrième place après l'arrivée. Au moment de leur crevaison, son copilote Daniel Elena avait en effet détaché son harnais de sécurité pour préparer le changement de roue alors que la voiture était encore en mouvement[481][482]. Loeb est contraint à l'abandon au rallye de l'Acropole dès le début de la deuxième étape alors qu'il était troisième de l'épreuve à 20 secondes du leader, toujours avec le statut de balayeur pour ses adversaires. Sorti trop large dans un virage à droite, l'alsacien prend la corde pour rattraper sa Citroën C4 mais heurte une pierre cachée dans l'herbe, sort de la route et part en tonneau. L'arceau de sécurité étant touché, il ne peut espérer reprendre la course le lendemain. Mikko Hirvonen, vainqueur de la manche grecque, comble en grande partie son retard au classement mondial. La série noire se poursuit au Pologne dont c'est le retour en mondial depuis sa seule édition en 1973. Dès le début de l'épreuve, alors qu'il est en lutte pour la victoire avec Hirvonen, Loeb heurte une souche d'arbre qu'il n'avait pas repéré lors des reconnaissances et endommage une suspension. Il repart le lendemain en trente-deuxième position, à 18 minutes de la huitième place. Il entame alors une remontée au cours des deux dernières étapes et parvient à atteindre la onzième place à la régulière. À partir de là, l'équipe Citroën donne des consignes aux pilotes de la marque Evgeny Novikov et Conrad Rautenbach de ralentir pour laisser passer le français[483] et les abandons de Sébastien Ogier sur problème moteur et de Jari-Matti Latvala sur casse de suspension permettent à Loeb d'accrocher la septième place. Malgré ce retour dans les points, il cède la place de leader du championnat à Mikko Hirvonen pour une seule unité.
Le rallye de Finlande est toujours délicat à aborder pour les pilotes latins, tant les scandinaves sont réputés quasi imbattable sur ce terrain. Cette édition ne déroge pas à la règle et Loeb ne parvient pas à rééditer son exploit de 2008. Mikko Hirvonen l'emporte au terme d'un duel serré entre les deux hommes au cours duquel les écarts seront souvent inférieurs à 10 secondes. Mais Loeb ne parviendra jamais à prendre le dessus sur Hirvonen et devra relâcher son rythme en fin d'épreuve pour assurer sa deuxième place. Le rallye d'Australie fait son retour au calendrier mondial après deux saisons d'absence. Il se distingue par son nombre très important de spéciales (35) pour l'époque moderne et par leur longueur réduite, ce qui empêche de creuser des écarts importants en une seule boucle. Loeb et Hirvonen, handicapés par le balayage de par leur position d'ouvreur, sont tous deux relégués à plus de 20 secondes du leader au terme de la première étape. Ce n'est qu'à partir du lendemain que les deux hommes vont se partager la quasi totalité des temps scratchs restants avec l'espagnol Dani Sordo et former ainsi un trio de tête avec des écarts très serrés. Loeb prend finalement l'avantage et remporte le rallye, Hirvonen parvenant in extremis à passer Sordo en toute fin d'épreuve pour cueillir la deuxième place. Mais quelques jours après l'arrivée, l'Alsacien, ainsi que les autres pilotes Citroën Dani Sordo et Sébastien Ogier, écopent chacun d'une pénalité d'une minute prononcée par les commissaires techniques de la Fédération internationale de l'automobile à cause d'une photographie manquante dans le dossier d'homologation d'une attache de barre anti-roulis utilisée sur les C4 WRC. Loeb est donc déclassé à la deuxième place et Hirvonen remporte son quatrième rallye de rang, portant à cinq points son avance à deux rallyes de la fin de la saison. Pour l'équipe Citroën, le calcul est simple : Loeb doit remporter les deux dernières manches en faisant le doublé avec Sordo, hors course pour le championnat pilote, au rallye de Catalogne pour être certain d'être titré. C'est ce qui est convenu entre les deux pilotes et Olivier Quesnel, directeur de Citroën Racing, avant l'épreuve catalane. Tous deux spécialistes des rallyes asphaltes, contrairement aux pilotes finlandais du rival Ford, le français et son coéquipier espagnol partent sur un rythme suffisant pour s'emparer de la tête du rallye mais sans prendre de risques. Sordo prend soin de laisser volontairement la première place à Loeb en cours d'épreuve et le doublé Citroën qui permet à l'écurie française de s'adjuger un cinquième titre mondial des constructeurs est assuré[484]. Hirvonen prend la dernière marche du podium et compte encore un point d'avance sur Loeb avant l'ultime manche de la saison. Le vainqueur sera donc certain d'être le nouveau champion du monde. Le rallye de Grande-Bretagne va se résumer à une lutte pour la victoire entre les deux rivaux qui vont se partager tous les temps scratchs sur un terrain particulièrement glissant. L'écart est tout d'abord faible entre les deux hommes avant que Sébastien Loeb ne creuse un trou de plus de 20 secondes dans la première boucle de la deuxième étape. Le finlandais décide alors de prendre tous les risques en fin d'épreuve. Après un saut abordé de manière agressive, le capot de son moteur s'ouvre au moment de la réception, le privant de toute visibilité. Il perd une minute dans l'aventure et toute chance de victoire. Loeb remporte finalement 9 des 16 spéciales chronométrées et gagne le rallye devant Hirvonen en ayant conservé la tête de bout en bout.
Il obtient son sixième titre mondial consécutif devant son principal rival qui termine à seulement un point au classement général final. Malgré un début de saison historique, Loeb se sera heurté à la régularité de Mikko Hirvonen qui aura su profiter de la malchance du français et d'un barème de points mettant moins en avant les victoires. Ce dernier point de détail sera justement corrigé dès l'année suivante par la Fédération internationale de l'automobile sur tous les championnats du monde qu'elle sanctionne, en attribuant un avantage plus important au vainqueur en termes de points. Son niveau titre en poche, Loeb clôture la saison du championnat de France en remportant le Rallye du Var avec son épouse Séverine en tant que copilote.
2010 : Septième titre - Domination absolue face à la nouvelle génération [modifier]
Pour la première fois depuis 1996, le rallye de Suède tient le rôle de manche d'ouverture du championnat du monde. Sébastien Loeb se place en tête dès le début de la première étape, mais il se fait rejoindre pour quelques secondes par le finlandais Mikko Hirvonen, très à l'aise sur neige. Dès lors, les deux hommes se rendent coup pour coup dans les spéciales suivantes. L'écart restera très serré jusqu'à ce que Ford prenne le risque d'utiliser les derniers pneus neufs d'Hirvonen plus tôt. Ce dernier porte alors son avance à plus de 15 secondes. Loeb s'incline et préfère assurer sa seconde place plutôt que de prendre des risques. Le Mexique inaugure la série de rallyes terres traditionnelle de début de championnat. L’alsacien ne finit que troisième au terme de la première étape, derrière Petter Solberg et son jeune coéquipier Sébastien Ogier, en raison du balayage important du à sa position sur la route. Il prend néanmoins la tête du rallye dès le lendemain en seulement deux spéciales et remporte une quatrième victoire consécutive sur les terres mexicaines. Cette bonne opération lui permet de reprendre la tête du classement mondial. Le même schéma se répète au rallye de Jordanie que Loeb remporte cette année pour la première fois. Le balayage empêche le sixtuple champion du monde de bien figurer lors de la première étape, mais il assomme ses concurrents dès la journée suivante en creusant de gros écarts dans Jordan River, une spéciale de plus de 40 km. Bien que le rallye de Turquie adopte pour la première fois un profil mixte terre/asphalte, Loeb souffre toujours de son rôle de balayeur et pointe à la cinquième place au terme de la première étape. Il reprend lentement mais surement du temps dès le lendemain, notamment sur les portions asphaltes, et prend la tête du rallye. Ses plus proches concurrents Sébastien Ogier et Petter Solberg s'auto-éliminent avec respectivement une crevaison et une touchette sur un arbre. L’alsacien signe alors une troisième victoire de rang.
Loeb ne remportera pas le rallye de Nouvelle-Zélande mais signera ce qui est peut-être sa performance sportive la plus spectaculaire. Après avoir perdu plus de 80 secondes suite à une touchette sur un pont le premier jour du rallye, et alors que tous les commentateurs annonçaient le rallye comme perdu pour le champion du monde, il parvient à la surprise générale à combler la totalité de son retard et à se hisser en tête de l'épreuve. Cet exploit suscitera l'admiration de ses pairs, y compris celle de Malcolm Wilson, directeur de l'écurie Ford, principal rival de Citroën, qui commentera à ce sujet : « C'est incroyable, j'ai vu pas mal de bons pilotages dans ma vie, mais je n'avais jamais vu ça. C'est un privilège d'y avoir assisté. Ça restera dans l'histoire. Peu importe ce que chacun peut dire, vous ne pouvez qu'être admiratif face à une telle performance[485]. » Une nouvelle touchette lors de la dernière étape l'empêchera de remporter le rallye. Il se classera finalement troisième, à seulement 15 secondes du vainqueur Jari-Matti Latvala. Le rallye du Portugal voit la première victoire de son jeune coéquipier Sébastien Ogier. Une fois encore, c'est le balayage qui handicape l'Alsacien lors de la première étape, au terme de laquelle il accuse plus de 40 secondes de retard sur Ogier. La distance restante à parcourir ne sera pas suffisante pour permettre à Loeb de revenir. Il échoue à la deuxième place à seulement 8 secondes du vainqueur et au terme d'un duel serré entre les deux hommes lors de la dernière journée. Après la pause estivale, Loeb revient sur le devant de la scène en remportant de bout en bout la première édition du rallye de Bulgarie sur sa surface de prédilection, l'asphalte, rallye au terme duquel Citroën signe même un quadruplé inédit en mondial depuis la victoire des Toyota en 1993 au Safari Rally avec notamment Juha Kankkunen[486]. Seul l'espagnol Dani Sordo, spécialiste des surfaces goudronnées, aura réussi à s'accrocher au français en début d'épreuve. Loeb sera ensuite devancé par Jari-Matti Latvala et Sébastien Ogier en finissant troisième au Rallye de Finlande, dont le format concentré sur 2 jours l'oblige à balayer plus de la moitié des spéciales. Une quinzaine de secondes perdues à cause de la perte d'aérodynamisme de sa voiture, due à la destruction de son pare-choc avant, font également qu'il ne sera jamais en mesure de s'approcher de la tête du rallye.
Épreuve suivante au calendrier, l'édition 2010 du rallye d'Allemagne s'établira dans la continuité des précédentes avec une nouvelle victoire de Sébastien Loeb, qui reste invaincu sur cette épreuve. Citroën réalise de surcroît le triplé grâce à Dani Sordo et Sébastien Ogier qui complètent le podium. Loeb établit un nouveau record en devenant le seul pilote à remporter 8 fois un même rallye mondial, dépassant ainsi Marcus Grönholm et ses 7 victoires au rallye de Finlande. En finissant ensuite cinquième du rallye du Japon, il réalise sa plus mauvaise performance à la régulière (sans sortie de route ni avarie majeure) depuis le rallye de Norvège 2007. Bien qu'il ait logiquement perdu beaucoup de temps lors de la première journée pour cause de balayage (très important au pays du Soleil Levant) il n'est jamais parvenu à rattraper pleinement son retard, notamment sur Dani Sordo qui n'est pourtant pas un spécialiste des rallyes terre et qui bénéficiait d'une voiture un peu moins évoluée. C'est finalement au rallye d'Alsace que Loeb coiffe sa septième couronne consécutive de champion du monde en remportant l'épreuve qui se tenait pour l'occasion dans sa région natale. Il engrange de fait sa 60e victoire en championnat du monde des rallyes et dépasse la barre des 1000 points marqués. De son côté, Citroën remporte pour la sixième fois le titre constructeur en réalisant de surcroît le triplé à domicile avec Dani Sordo et Petter Solberg qui complètent le podium. Les deux titres étant joués, Sébastien Loeb annonce qu'il peut désormais rouler libéré sans se poser de questions, ce qu'il prouve en remportant pour la 6e fois d'affilée le rallye de Catalogne. Bien que l'édition 2010 du rallye catalan soit cette année-là une épreuve mixte terre/asphalte avec une première journée entièrement sur terre, il domine la course de bout en bout malgré sa position handicapante de balayeur. Citroën réalise une fois de plus le triplé avec Petter Solberg et Dani Sordo et bat ainsi le record de triplés en une saison détenu jusqu'alors par Lancia depuis 1989. Sébastien Loeb clôture la saison par une nouvelle victoire au rallye de Grande-Bretagne au terme d'un combat très serré avec le pilote privé Petter Solberg. Loeb achève ainsi cette nouvelle saison dominatrice en ayant terminé chaque rallye dans les points et en étant monté 12 fois sur le podium pour 13 épreuves.
Derniers titres sur Citroën DS3 WRC (2011-2012) [modifier]
2011 : Huitième titre - Nouveau sacre en dépit du règlement et des coups du sort [modifier]
La saison 2011 introduit de profondes modifications dans la réglementation technique des voitures homologables pour le championnat du monde des rallyes, notamment au niveau du moteur. Le plateau est ainsi entièrement renouvelé au sein de toutes les équipes engagées. Le baptême de la Citroën DS3 WRC commence mal pour Sébastien Loeb avec une sixième place au rallye de Suède. Le champion du monde ouvre la route et balaye des spéciales recouvertes de 30 cm de neige, et est également victime de deux crevaisons. Il ne sera jamais en mesure de se rapprocher du Top 5 à la régulière, malgré quatre temps scratchs lors de la deuxième journée. Il renoue avec la victoire dès l'épreuve suivante en remportant pour la cinquième fois consécutive le rallye du Mexique suite à un duel avec son jeune coéquipier Sébastien Ogier (finalement sorti de la route en fin d'épreuve), malgré une pénalité de cinquante secondes lors de la deuxième journée pour avoir pointé en retard suite à un problème de boîte de vitesses. Bien qu'en lutte pour la victoire, Loeb doit se contenter de la deuxième place lors du rallye du Portugal, remporté une nouvelle fois par son coéquipier Sébastien Ogier. Le septuple champion du monde a en effet dû consentir une perte de plus de trente secondes lors de la deuxième journée lorsqu'il s'est retrouvé en pleine spéciale huit secondes derrière Mikko Hirvonen qui venait de crever[487]. Gêné par la poussière du finlandais, il dut se résoudre à ralentir son rythme pour retrouver une visibilité convenable. Épreuve suivante au calendrier, le rallye de Jordanie s'est vu amputé de toute sa première étape et des six épreuves spéciales qui la composaient, la faute à l'arrivée trop tardive du bateau transportant le matériel technique de toutes les équipes du mondial. Les pilotes partant aux avant-postes comme Mikko Hirvonen et Sébastien Loeb ont donc dû balayer la piste pendant plus de la moitié de la distance totale restante. Le septuple champion du monde parvient néanmoins à accrocher une troisième place, devancé par son coéquipier Sébastien Ogier qui remporte l'épreuve et par le pilote Ford Jari-Matti Latvala, auteur d’une remontée impressionnante lors de la dernière journée. Pour l'anecdote, Loeb égale sur ce rallye le record du nombre de podiums en championnat du monde, détenu par Carlos Sainz depuis 2005.
Le septuple champion du monde renoue avec la victoire lors de l'épreuve suivante au rallye de Sardaigne qu'il remporte en ayant balayé la totalité des spéciales. Après avoir creusé un écart significatif sur ses poursuivants lors de la première journée, sur un tracé moins pénalisant pour l'ouvreur, il parvient à résister à la remontée de ses adversaires lors des deux dernières étapes au cours desquelles le côté traditionnellement cassant et abrasif du rallye de Sardaigne s'est fait beaucoup plus présent. L'édition 2011 du rallye d'Argentine, comprenant exceptionnellement 20 % de portions asphalte, voit la sixième victoire consécutive de Sébastien Loeb dans cette épreuve pleine de rebondissements. Le Français se voit en effet infliger une pénalité d'une minute dès la première étape pour avoir involontairement pointé deux secondes en avance à l'entrée du parc de ralliement, la faute à l'absence d'un panneau de fin de zone et à un nombre important de personnes devant l'horloge de pointage. Bien que cette pénalité aurait dû lui confisquer toute chance de victoire, Loeb parvient néanmoins à cueillir son troisième succès de la saison en remportant près de la moitié des temps scratchs du rallye et en profitant des problèmes mécaniques de Petter Solberg et de Jari-Matti Latvala ainsi que du tonneau de Sébastien Ogier.
Il signe ensuite le centième podium de sa carrière en accrochant une seconde place lors du rallye de l'Acropole, caractérisé par les pistes les plus cassantes et les plus abrasives du championnat, tout en ayant été contraint de balayer près des deux tiers des spéciales : la première journée en tant que leader du championnat du monde puis la troisième journée suite à la stratégie de son coéquipier Sébastien Ogier, ce dernier ayant volontairement ralenti en fin de deuxième étape. Une polémique est ainsi née de ce fait de course : le GPS d'Ogier, lui donnant entre autres les temps intermédiaires des autres pilotes, étant en panne lors de la dernière spéciale de la deuxième journée, la direction de Citroën Racing a pris le parti de communiquer le temps de Loeb à Ogier pour que ce dernier puisse se positionner juste derrière lui au général et laisser ainsi au champion du monde le handicap d'ouvrir la route le dimanche[488],[489]. Septième manche sur terre de la saison, le rallye de Finlande n'échappe pas non plus à l'utilisation abusive des stratégies de fin d'étape au sein des pilotes du mondial. Sébastien Loeb se voit ainsi contraint d'ouvrir la route sur la totalité des spéciales de l'épreuve (hormis la Power Stage finale). Bien que cette position confisque en général toute chance de victoire à la régulière, il parvient envers et contre tout à s'imposer avec quelques secondes d'avance sur Jari-Matti Latvala, devenant ainsi le premier pilote non-nordique à remporter deux fois le rallye de Finlande. Cette victoire permet également à Citroën d'égaler le record de Ford du plus grand nombre de victoires en championnat du monde des rallyes.
Pour la première fois depuis l'apparition du rallye d'Allemagne au calendrier mondial en 2002, Sébastien Loeb ne remporte pas l'épreuve, deuxième derrière son coéquipier Sébastien Ogier. Alors qu'il était en tête, une crevaison dans une ligne droite pourtant sans risque lors de la dernière spéciale de la deuxième étape lui fait perdre plus d'une minute. Les pneus Michelin asphaltes nouvellement introduits sur la manche germanique ont été directement mis en cause tout au long du rallye[490], le nombre de crevaisons s'élevant à plus d'une quinzaine chez les pilotes rien que sur la deuxième journée de course. Ce rallye semble également marquer un point de non retour dans les tensions entre Loeb et Ogier. Ce dernier n'a en effet pas encaissé les consignes dictées par Citroën de figer les positions au soir de la première étape dans le but d'assurer un doublé en vue du titre constructeur alors que l'alsacien était en tête, et a tenu par voie de conséquence des propos qualifiés de peu respectueux dans la presse à l'encontre de son coéquipier[491]. Lors de la première journée du rallye d'Australie, Loeb perd un court instant sa concentration en regardant l'écran des temps intermédiaires. Il manque son point de freinage dans un virage, percute un talus et part en tonneaux[492]. L’alsacien parvient néanmoins à repartir dès le lendemain dans le cadre du Super Rally et accroche la dixième place en toute fin d'épreuve. Son coéquipier Sébastien Ogier, également victime d'une sortie de route, sera contraint par Citroën à lui céder sa place[493].
Le passage à vide se poursuit au rallye d'Alsace pour le français. Alors qu'il occupe la tête du rallye, son moteur surchauffe, il est contraint à l'abandon, le premier depuis le rallye de l'Acropole 2009. Les dégâts étant irréparables, le changement de moteur étant interdit, il lui est impossible de repartir dans le cadre du Super Rally. La direction de l'équipe Citroën annonce qu'il s'est produit une erreur de montage au niveau du moteur. Son avance au classement mondial diminue fortement avec seulement trois points de plus que son coéquipier Sébastien Ogier, vainqueur de la manche alsacienne, et une égalité parfaite avec Mikko Hirvonen. Le championnat est ainsi complètement relancé à deux rallyes de la fin de la saison. Lors du rallye de Catalogne, qui conserve son format mixte terre/asphalte, il creuse vite l'écart avec ses rivaux, sa position d'ouvreur étant cette fois-ci compensée par la stagnation de la poussière laissée par les différents pilotes, ce qui a pour conséquence de réduire la visibilité. Sur le bitume qu'il domine, il gère son avance sans prendre de risques, et remporte sa septième victoire consécutive sur ce rallye. Sébastien Ogier abandonnant finalement sur casse moteur, il laisse là ses chances pour le titre. Mikko Hirvonen ayant terminé deuxième de l'épreuve, son coéquipier Jari-Matti Latvala lui ayant une nouvelle fois cédé sa place sur décision de Ford, tout se jouera au rallye de Grande-Bretagne entre les deux hommes, à l'instar de la saison 2009. Le titre constructeurs est quant à lui déjà attribué à Citroën qui coiffe sa septième couronne mondiale sur l'asphalte catalan.
En Grande-Bretagne, Mikko Hirvonen manque un point de freinage et endommage sa voiture en percutant une souche d’arbre dès la première journée de course, alors qu'il venait de prendre la tête du rallye et tentait d'atteindre le seul objectif lui permettant d'être titré : marquer neuf points de plus que son adversaire. Le Finlandais étant officiellement contraint à l'abandon au terme de la première étape, Sébastien Loeb remporte son huitième titre mondial le 11 novembre 2011[494]. Il rejoint ainsi Giacomo Agostini (500 cm3 moto) dans le cercle très fermé des pilotes ayant conquis huit sacres mondiaux ou assimilés dans une même catégorie reine en sports mécaniques. Entre l'ES18 et l'ES19, Loeb est percuté frontalement par un véhicule qui roulait dans le mauvais sens de la route. Les dégâts sont irréparables ce qui l'oblige à abandonner alors qu'il était second du rallye à moins de huit secondes de Jari-Matti Latvala[495]. C'est la première fois depuis 2007 que Loeb abandonne deux fois dans une même saison.
La montée en puissance de ses jeunes adversaires Sébastien Ogier et Jari-Matti Latvala, de la malchance, la position de balayeur sur la quasi totalité des rallyes terre et quelques erreurs rendent un bilan de la saison 2011 plus mitigé que les années précédentes pour Sébastien Loeb, qui remporte malgré tout son huitième sacre consécutif, seul pilote des championnats FIA à réussir cet exploit.
2012 : Neuvième titre - Dernière couronne pour une dernière saison complète [modifier]
Après trois années d'absence, le rallye Monte-Carlo renoue avec son image traditionnelle de manche d'ouverture du mondial. Le désormais octuple champion du monde Sébastien Loeb fait honneur à son rôle de favori en remportant pour la sixième fois de sa carrière l'épreuve monégasque[496] qui, comme à l'accoutumée, a vu des écarts importants se creuser dès les premières spéciales entre les concurrents en fonction de leur choix de pneus. L’alsacien est parvenu à engranger une avance significative dès la fin de la première étape avec la sortie de route de Jari-Matti Latvala alors en tête. Deuxième manche du calendrier, le rallye de Suède est l'un des rares terrains où Loeb ne part pas favori. Bien qu'étant parti sur un rythme soutenu, en lutte pour la tête du rallye face aux spécialistes nordiques en signant plusieurs temps scratchs, il perd toute chance de victoire après avoir perdu le contrôle de sa voiture et s'être enlisé dans un mur de neige vers la fin de la première étape. Lâchant près de deux minutes, il parvient à accrocher une sixième place mais ne peut qu'assister de très loin à la lutte entre son nouveau coéquipier chez Citroën Mikko Hirvonen et le pilote Ford Jari-Matti Latvala, vainqueur de l'épreuve scandinave. Première épreuve sur terre de la saison, le rallye du Mexique s'offre encore une fois à Sébastien Loeb qui remporte son sixième succès de rang dans la Sierra Madre. Le duel attendu entre Ford et Citroën n'a cependant pas eu lieu. Petter Solberg est victime d'une crevaison en début d'épreuve tandis que Jari-Matti Latvala casse une suspension avant de partir en tonneau lors de la dernière étape. L’alsacien s'est donc cette fois-ci contenté de gérer son avance construite sur quelques scratchs à des moments stratégiques et accentue l'écart sur ses adversaires au classement mondial. Il devait néanmoins perdre la tête du classement mondial dès l'épreuve suivante au rallye du Portugal au profit de son coéquipier Mikko Hirvonen qui avait course gagné avant d'être exclu par la FIA. Des pièces de son embrayage étaient en effet non conformes à l'homologation suite à une erreur du fournisseur de Citroën[497]. L'octuple champion du monde est quant à lui rentré bredouille après une violente sortie de route dès la première étape. Une mauvaise compréhension d'une note dans un virage en aveugle et de nuit en serait à l'origine. L'arceau de sécurité de sa DS3 étant touché, il lui est impossible de repartir. Loeb reprend le chemin de la victoire dès l'épreuve suivante : le rallye d'Argentine, qu'il remporte pour la septième fois consécutive. Son principal adversaire sur ce terrain aura finalement été son coéquipier Mikko Hirvonen, mais le duel tourna court lorsque l'équipe Citroën Racing décida de figer les positions entre les deux hommes dès la moitié de la deuxième étape pour assurer un doublé de la marque aux chevrons[498], le rival Ford n'étant plus en mesure de les inquiéter au classement. Le finlandais était alors à moins de trois secondes derrière le français.
Le championnat du monde met ensuite le cap sur le rallye de l'Acropole, le plus cassant de la saison et le théâtre d'un duel très serré entre Sébastien Loeb et les deux pilotes Ford officiels. Le français parvient à rester en tête de l'épreuve pour une poignée de secondes lorsque Jari-Matti Latvala, sorti trop large dans un virage, détruit une de ses roues. Revenu à environ dix secondes de la première place, Petter Solberg abandonne quant à lui lors de la dernière étape après une sortie de route. Désormais seul en tête avec une confortable avance sur son coéquipier, Loeb remporte ce rallye pour la troisième fois de sa carrière, en dépit d'une crevaison lui faisant perdre près de deux minutes en toute fin d'épreuve. Il poursuit sa série avec une troisième victoire de rang en remportant le rallye de Nouvelle-Zélande. Cette fois encore, les pilotes Ford s'auto-éliminent : Petter Solberg via un mauvais choix de pneu dès le début de l'épreuve et Jari-Matti Latvala via une nouvelle sortie de route. La bataille avec son coéquipier Mikko Hirvonen n'en est pas moins extrêmement serrée, l'écart général entre les deux hommes ne dépassant jamais les 10 secondes. Loeb parvient à conserver une mince avance jusqu'à ce que l'équipe Citroën décide de figer les positions à la fin de la deuxième étape pour assurer un doublé[499]. Passé la pause estivale, le français poursuit sa série en remportant pour la troisième fois et sur le fil le rallye de Finlande qu'il a mené de bout en bout alors qu'il n'était pas favori[500]. Les finlandais Mikko Hirvonen et Jari-Matti Latvala, courant à domicile, avaient en effet la faveur des pronostics. Loeb est néanmoins parvenu à résister à la pression et à conserver l'avantage jusqu'à la fin, son avance sur son coéquipier étant parfois tombé sous les 3 secondes. Épreuve suivante de la saison, le rallye d'Allemagne marque la reprise du championnat du monde sur asphalte. Dominateur sur cette surface depuis de nombreuses années, Loeb fait honneur à sa réputation en remportant la manche germanique pour la neuvième fois de sa carrière, en tête de bout en bout. Le rallye a été surtout marqué par de fortes précipitations et des changements d'adhérence permanents, ce qui a conduit à la sortie de route de cinq pilotes dans le top 10[501]. Le championnat du monde fait ensuite escale au rallye de Grande-Bretagne. Les conditions d'adhérence précaires et changeantes qu'il présente conviennent mieux cette année aux Ford Fiesta qui signent la quasi totalité des scratchs de l'épreuve, notamment lors des deuxièmes boucles avec des revêtements de boue pommadée. Loeb parvient néanmoins à accrocher la deuxième place en coiffant Petter Solberg sur le fil lors de la toute dernière étape, avec un écart final de moins d'une seconde entre les deux hommes. Mais il ne parviendra jamais à suivre le rythme de Jari-Matti Latvala qui survola le rallye.
Sébastien Loeb confirme une nouvelle fois sa réputation de maître de l'asphalte en remportant pour la deuxième fois le Rallye de France-Alsace. Hormis la Super Spéciale d'ouverture à Strasbourg, le français a conservé la tête de l'épreuve de bout en bout, creusant un écart important dans les deux boucles de "Pays d'Ormont", la spéciale juge de paix du rallye. Seul le finlandais Jari-Matti Latvala parvint ponctuellement à suivre le rythme imposé par l'Alsacien. Ce huitième succès de la saison garantit à Loeb le titre de champion du monde, le neuvième de sa carrière[502] et le premier en conservant la tête du classement mondial tout au long de la saison, et offre à Citroën sa huitième couronne chez les constructeurs. Une semaine après l'annonce de sa retraite progressive du championnat du monde des rallyes à la fin de la saison 2012, il fête à domicile ce qui pourrait être son dernier sacre dans la discipline. Avant dernière épreuve du calendrier, le rallye de Sardaigne ne sourit pas à Sébastien Loeb. Le nouveau nonuple champion du monde est contraint à l'abandon dès le début de la deuxième étape alors qu'il était en tête du rallye. Sorti trop large dans un virage, il tape une pierre et casse la direction de sa Citroën DS3 WRC avant de pouvoir revenir sur la route. C'est finalement son coéquipier Mikko Hirvonen qui s'impose au terme d'une hécatombe chez tous les autres top pilotes. Le rallye de Catalogne, remporté par Sébastien Loeb pour la huitième fois consécutive, marque la fin de la dernière saison complète pour le français. La seule épreuve mixte terre/asphalte du calendrier mondial aura été marquée par de fortes précipitations lors de la première étape sur terre, rendant les conditions d'adhérence très précaires et provoquant la sortie de route de plus de la moitié des pilotes de la catégorie WRC. C'est le norvégien Mads Østberg qui prend la tête de cette première journée pour être finalement rattrapé par Loeb dans les étapes asphaltes. L'alsacien arrive ainsi au crépuscule de sa carrière sur la plus haute marche du podium, celle qu'il aura occupée dans près d'un rallye sur deux, et en ayant conservé neuf fois son titre de champion du monde sur les dix saisons complètes auxquelles il aura participé.
Fin de carrière en rallye (2013) [modifier]
2013 : Quatre rallyes pour une saison d'adieu au WRC [modifier]
Le 27 septembre 2012, dans le cadre du Mondial de l'automobile de Paris, Sébastien Loeb annonce qu'il ne sera pas candidat à sa succession pour le titre mondial en 2013, estimant n'avoir plus rien à prouver en rallye. Il fait également part de son désir de reconversion sur circuit, avec pour ambition de participer au Championnat du monde des voitures de tourisme (WTCC), toujours avec Citroën, à l'horizon 2014. Il opte donc pour un programme partiel très limité en WRC, pour se faire plaisir et continuer à épauler Citroën entre les phases de préparation de son nouveau challenge[503]. Seuls trois à cinq rallyes sont évoqués, dont le rallye Monte-Carlo et le rallye de Suède[504].
C'est donc sans pression vis-à-vis du championnat que Loeb entame sa dernière saison en mondial par le rallye le plus ancien et le plus prestigieux du calendrier : le rallye Monte-Carlo, épreuve qu'il a remporté pour la première fois il y a tout juste dix ans. Il retrouve également à cette occasion son compatriote et rival Sébastien Ogier qui inaugure le débarquement de la marque allemande Volkswagen en championnat du monde avec la nouvelle Polo-R WRC. Mais le duel au sommet tant annoncé entre les deux hommes tourne court. Bien que le gapençais parvienne à réaliser le temps scratch dès la première spéciale, Loeb prend les commandes du rallye dès le chrono suivant et creuse l'écart sur son poursuivant. Les conditions météorologiques sont très éprouvantes avec les plus fortes chutes de neige enregistrées depuis la saison 2000, rendant ainsi les conditions d'adhérence précaires et changeantes. Sur ce terrain particulièrement piégeux, Sébastien Loeb fait parler sa longue expérience du rallye et relègue tous ses adversaires au-delà de la minute dès la fin de la première étape, Ogier perdant plus de 50 secondes rien que sur la quatrième spéciale. Les conditions de route atteindront leur paroxysme dans la spéciale 14 avec une surface recouverte de neige fondue réduisant le grip des voitures à néant et imposant une vitesse moyenne en course inférieure à celle des reconnaissances, quand la fin du rallye sera purement et simplement annulée (les spectateurs quittant l'épreuve par la seule route praticable à Sospel empêchent les ouvreurs d'atteindre les spéciales). L'alsacien signera finalement la moitié des temps scratchs avant de remporter l'épreuve, marquée également par de graves problèmes dans le chronométrage des pilotes du fait d'un changement de prestataire, rendant la quasi-totalité des temps intermédiaires erronés. Loeb porte ainsi son record à sept victoires au Monte-Carlo et rejoint Markku Alén et Carlos Sainz dans le cercle très fermé des pilotes ayant remporté au moins un rallye sur douze saisons différentes. Il annonce néanmoins que ce nouveau succès, qui le place une fois encore au sommet de la hiérarchie mondiale, ne remet nullement en question sa décision de quitter le monde du rallye sans se soucier du titre cette saison, privilégiant ainsi son programme de reconversion sur circuit[505]. Le champion du monde décide ensuite de relever un défi en optant pour le rallye de Suède, épreuve sur laquelle il a souvent manqué de réussite et qui n'est pas sa surface de prédilection. L'histoire semble se répéter : l'alsacien rate la manche qualificative et hérite d'une position de départ peu optimale pour la première journée. Il parvient néanmoins à accrocher de justesse la deuxième place au terme de la première étape, mais doit déjà concéder 30 secondes de retard sur son compatriote Sébastien Ogier, et se plaint également d'un comportement trop sous-vireur de sa voiture. Lors de l'étape suivante, Citroën trouve enfin les bons réglages et Loeb bénéficie d'une position de départ similaire à celle de ses rivaux. Il signe ainsi ses premiers scratchs en spéciale et commence peu à peu à revenir sur la tête mais l'écart est finalement déjà trop important. Le champion du monde doit se contenter d'une deuxième place pour l'un des derniers rallyes mondiaux sur lequel il était certain de participer et au cours duquel il trahit plusieurs fois son manque de motivation, sa lassitude du WRC et son impatience à entamer au plus vite sa reconversion sur circuit dans le cadre de son programme en FIA GT Series[506].
C'est à la demande expresse de Citroën et seulement deux semaines après l'épreuve GT de Zolder que Sébastien Loeb s'engage pour le rallye d'Argentine, l'Amérique du Sud étant un marché très important pour la marque aux chevrons. Pendant son absence, deux manches WRC ont eu lieu dans le cadre de la saison 2013 et elles ont suffit à démontrer à quel point l'ère Loeb a bouleversé le panorama du championnat du monde. Avec la retraite de Petter Solberg, le rallye du Mexique 2013 est ainsi devenu le premier rallye depuis l'atypique rallye de Côte d'Ivoire 1992 au cours duquel aucun champion du monde n'a pris le départ. Le doyen des Top pilotes est désormais Mikko Hirvonen, âgé de 32 ans seulement, ce qui laisse le WRC dans une situation totalement inédite où la grande majorité des équipages jouant la victoire ne sont pas encore trentenaires. C'est également ce qui semble être la fin d'une autre ère avec la mise en difficulté de Citroën au championnat face au nouvel arrivant Volkswagen, disposant de moyens plus de deux fois supérieurs. La Polo-R WRC semble en effet bien née et presque intouchable malgré son jeune âge, profitant également de la baisse drastique de 75 % à 40 % de la part totale du budget accordé par la maison mère PSA à son écurie en raison des difficultés économiques du groupe[507],[508],[509]. Tous ces paramètres, ainsi que l'absence de roulage sur terre en compétition depuis près de 6 mois et la nécessité de se reconstruire une motivation malgré son engagement sur circuit, font que l'objectif de Loeb consistera uniquement à rapporter quelques points constructeurs[510]. Le champion du monde ne réitère cette fois-ci pas la même erreur qu'en Suède et décroche la deuxième place de la manche qualificative, lui permettant ainsi de bénéficier de conditions de route optimales. Dès la toute première spéciale, il avoue se sentir rouillé et éprouve des difficultés à retrouver le rythme et les sensations des rallyes terres. Il se plaint également d'un comportement trop sous-vireur de sa DS3 et demande à changer les réglages. Les Polo-R WRC du rival Volkswagen commencent à creuser l'écart. Lors de la deuxième boucle de la première étape, l'alsacien se trompe de choix de pneus en optant pour des gommes dures puis est victime d'une averse juste avant la ligne d'arrivée de la spéciale 4. Il parvient malgré tout à limiter les dégâts et pointe en deuxième position du classement général au soir de la première journée, à environ 16 secondes du leader du championnat du monde Sébastien Ogier. Loeb retrouve peu à peu son rythme d'antan et décide d'attaquer fort dès l'entame de la deuxième étape. Alors en tête dans les temps intermédiaires de la spéciale 6, il commet une petite faute en sortant un peu large dans un virage et lâche encore 1,4 secondes à son compatriote. Mais la prochaine tentative sera la bonne. Loeb hausse encore son rythme dans la spéciale 7. Il est crédité de plus de 6 secondes d'avance dans les temps intermédiaires lorsque Ogier part à la faute sous la pression de l'alsacien en faisant un tout droit dans un virage boueux. Le frein à main de la Polo-R WRC ne répondant plus, le gapençais perd plus de 40 secondes dans la mésaventure. Loeb, alors solide leader, accroît son avance de près d'une minute, puis assure sereinement sa huitième victoire consécutive en Argentine depuis 2005 pour son dernier rallye terre en mondial.
Palmarès en rallye [modifier]
Titres [modifier]
Victoires [modifier]
| # | Saison | Rallye | Copilote | Voiture |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 2000 | 46e Rallye du Var | Citroën Xsara Kit Car | |
| 2 | 2001 | 53e Rallye Lyon-Charbonnières | Citroën Xsara Kit Car | |
| 3 | 2001 | 32e Tour auto de La Réunion | Citroën Xsara Kit Car | |
| 4 | 2001 | 17e Rallye Alsace-Vosges | Citroën Xsara Kit Car | |
| 5 | 2001 | 35e Rallye du Limousin | Citroën Xsara Kit Car | |
| 6 | 2001 | 53e Rallye du Mont-Blanc | Citroën Xsara Kit Car | |
| 7 | 2001 | 36e Rallye d'Antibes | Citroën Xsara Kit Car | |
| 8 | 2009 | 55e Rallye du Var | Citroën C4 WRC |
| # | Saison | Rallye | Pays | Copilote | Voiture |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2000 | 46e Rallye du Var | Citroën Xsara Kit Car | ||
| 2 | 2001 | 36e Rallye d'Antibes | Citroën Xsara Kit Car |
| # | Saison | Rallye | Pays | Copilote | Voiture |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2001 | 37e Rallye de Catalogne | Citroën Saxo VTS S1600 | ||
| 2 | 2001 | 48e Rallye de l'Acropole | Citroën Saxo VTS S1600 | ||
| 3 | 2001 | 51e Rallye de Finlande | Citroën Saxo VTS S1600 | ||
| 4 | 2001 | 45e Tour de Corse | Citroën Saxo VTS S1600 | ||
| 5 | 2001 | 57e Rallye de Grande-Bretagne | Citroën Saxo VTS S1600 |
| # | Saison | Rallye | Pays | Copilote | Voiture |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2007 | 1er Donegal International Rally | Citroën C4 WRC | ||
| 2 | 2007 | 92e Cork 20 International Rally | Citroën C4 WRC | ||
| 3 | 2011 | 33e Monza Rally Show | Citroën DS3 WRC | ||
| 4 | 2012 | 9e Rallye du Chablais | Citroën DS3 WRC |
| Tableau comparatif de victoire en championnat du monde des rallyes | |||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Rallyes WRC disputés par Sébastien Loeb | |||||||||||||||||||||||||
| ESP |
FRA |
ITA |
FIN |
GBR |
MON |
SWE |
GRE |
KEN |
GER |
AUS |
TUR |
NLZ |
ARG |
CYP |
MEX |
JAP |
ITA |
NOR |
IRL |
POR |
JOR |
POL |
BUL |
FRA |
|
| Nombres de victoires | 8 | 4 | 1 | 3 | 3 | 7 | 1 | 3 | 0 | 9 | 1 | 3 | 3 | 8 | 4 | 6 | 1 | 4 | 1[511] | 2 | 2 | 1[512] | 0 | 1 | 2 |
| Recordman de victoires | 6 | 3[513] | 7 | 4[514] | 7 | 5 | 5 | 4 | 5 | 2 | 5 | 1[515] | |||||||||||||
Résultats en championnat du monde des rallyes [modifier]
Résultats complets en championnat du monde des rallyes [modifier]
| Saison | Équipe | Départs | Victoires | Podiums | Scratchs | Abandons | Points | Classement |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1999 | 3 | 0 | 0 | 0 | 1 | 0 | - | |
| 2000 | 4 | 0 | 0 | 0 | 1 | 0 | - | |
| 2001 | 8 | 0 | 1 | 4 | 1 | 6 | 14e | |
| 2002 | 9 | 1 | 2 | 19 | 2 | 18 | 10e | |
| 2003 | 14 | 3 | 7 | 38 | 3 | 71 | 2e | |
| 2004 | 16 | 6 | 12 | 65 | 2 | 118 | 1er | |
| 2005 | 16 | 10 | 13 | 129 | 2 | 127 | 1er | |
| 2006 | 12 | 8 | 12 | 86 | 0 | 112 | 1er | |
| 2007 | 16 | 8 | 13 | 102 | 2 | 116 | 1er | |
| 2008 | 15 | 11 | 13 | 116 | 1 | 122 | 1er | |
| 2009 | 12 | 7 | 9 | 88 | 1 | 93 | 1er | |
| 2010 | 13 | 8 | 12 | 96 | 0 | 276 | 1er | |
| 2011 | 13 | 5 | 9 | 65 | 2 | 222 | 1er | |
| 2012 | 13 | 9 | 10 | 71 | 2 | 270 | 1er | |
| 2013 | 3 | 2 | 3 | 17 | 0 | 68 | En cours | |
| Total | 167 | 78 | 116 | 896 | 20 | 1619 | 9 titres |
Résultats détaillés en championnat du monde des rallyes [modifier]
Mis à jour après le Rallye d'Argentine 2013
| Résultats WRC complets | ||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Rallye | Points | Classement final | |||||||||||||||
| 1999 | MON |
SWE |
KEN |
POR |
ESP |
FRA |
ARG |
GRE |
NZL |
FIN |
CHN |
ITA |
AUS |
GBR |
0 | - | ||
| - | - | - | - | Ab.1 | 19e | - | - | - | - | - | 21e | - | - | |||||
| Gr. A6 | Ab.1 | 1er | 1er | N/A | N/A | |||||||||||||
| 2000 | MON |
SWE |
KEN |
POR |
ESP |
ARG |
GRE |
NZL |
FIN |
CYP |
FRA |
ITA |
AUS |
GBR |
0 | - | ||
| - | - | - | - | - | - | - | - | Ab.2 | - | 9e | 10e | - | 38e | |||||
| Gr. A6 | Ab.2 | 1er | N/A | N/A | ||||||||||||||
| 2001 | MON |
SWE |
POR |
ESP |
ARG |
CYP |
GRE |
KEN |
FIN |
NZL |
ITA |
FRA |
AUS |
GBR |
6 | 14e | ||
| 15e | Ab.3 | - | 15e | - | - | 19e | - | 28e | - | 2e | 13e | - | 15e | |||||
| JWRC | 1er | 1er | 1er | - | 1er | 1er | 50 | 1er | ||||||||||
| Gr. A6 | 2e | Ab.3 | N/A | N/A | ||||||||||||||
| 2002 | MON |
SWE |
FRA |
ESP |
CYP |
ARG |
GRE |
KEN |
FIN |
GER |
ITA |
NZL |
AUS |
GBR |
18 | 10e | ||
| 2e | 17e | - | Ab.4 | - | - | 7e | 5e | 10e | 1er | - | - | 7e | Ab.2 | |||||
| 2003 | MON |
SWE |
TUR |
NZL |
ARG |
GRE |
CYP |
GER |
FIN |
AUS |
ITA |
FRA |
ESP |
GBR |
71 | 2e | ||
| 1er | 7e | Ab.5 | 4e | Ab.2 | Ab.3 | 3e | 1er | 5e | 2e | 1er | 13e | 2e | 2e | |||||
| 2004 | MON |
SWE |
MEX |
NZL |
CYP |
GRE |
TUR |
ARG |
FIN |
GER |
JPN |
GBR |
ITA |
FRA |
ESP |
AUS |
118 | 1er |
| 1er | 1er | Ab.6 | 4e | 1er | 2e | 1er | 2e | 4e | 1er | 2e | 2e | 2e | 2e | Ab.2 | 1er | |||
| 2005 | MON |
SWE |
MEX |
NZL |
ITA |
CYP |
TUR |
GRE |
ARG |
FIN |
GER |
GBR |
JPN |
FRA |
ESP |
AUS |
127 | 1er |
| 1er | Ab.3 | 4e | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 2e | 1er | 3e | 2e | 1er | 1er | Ab.7 | |||
| 2006 | MON |
SWE |
MEX |
ESP |
FRA |
ARG |
ITA |
GRE |
GER |
FIN |
JPN |
CYP |
TUR |
AUS |
NZL |
GBR |
112 | 1er |
| 2e | 2e | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 2e | 1er | 2e | 1er | 1er | - | - | - | - | |||
| 2007 | MON |
SWE |
NOR |
MEX |
POR |
ARG |
ITA |
GRE |
FIN |
GER |
NZL |
ESP |
FRA |
JPN |
IRL |
GBR |
116 | 1er |
| 1er | 2e | 14e | 1er | 1er | 1er | Ab.2 | 2e | 3e | 1er | 2e | 1er | 1er | Ab.2 | 1er | 3e | |||
| 2008 | MON |
SWE |
MEX |
ARG |
JOR |
ITA |
GRE |
TUR |
FIN |
GER |
NZL |
ESP |
FRA |
JPN |
GBR |
122 | 1er | |
| 1er | Ab.2 | 1er | 1er | 10e | 1er | 1er | 3e | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 3e | 1er | ||||
| 2009 | IRL |
NOR |
CYP |
POR |
ARG |
ITA |
GRE |
POL |
FIN |
AUS |
ESP |
GBR |
93 | 1er | ||||
| 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 4e | Ab.7 | 7e | 2e | 2e | 1er | 1er | |||||||
| 2010 | SWE |
MEX |
JOR |
TUR |
NZL |
POR |
BUL |
FIN |
GER |
JPN |
FRA |
ESP |
GBR |
276 | 1er | |||
| 2e | 1er | 1er | 1er | 3e | 2e | 1er | 3e | 1er | 5e | 1er | 1er | 1er | ||||||
| 2011 | SWE |
MEX |
POR |
JOR |
ITA |
ARG |
GRE |
FIN |
GER |
AUS |
FRA |
ESP |
GBR |
222 | 1er | |||
| 6e | 1er | 2e | 3e | 1er | 1er | 2e | 1er | 2e | 10e | Ab.3 | 1er | Ab.1 | ||||||
| 2012 | MON |
SWE |
MEX |
POR |
ARG |
GRE |
NZL |
FIN |
GER |
GBR |
FRA |
ITA |
ESP |
270 | 1er | |||
| 1er | 6e | 1er | Ab.4 | 1er | 1er | 1er | 1er | 1er | 2e | 1er | Ab.7 | 1er | ||||||
| 2013 | MON |
SWE |
MEX |
POR |
ARG |
GRE |
ITA |
FIN |
GER |
AUS |
FRA |
ESP |
GBR |
68 | En cours | |||
| 1er | 2e | - | - | 1er | - | - | - | - | - | - | - | - | ||||||
| Motifs des abandons : 1. Accident |
||||||||||||||||||
Résultats en championnat de France des rallyes [modifier]
Résultats détaillés en championnat de France des Rallyes Terres [modifier]
| Saison | Groupe | Voiture | Catégorie | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | Points | Position |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2000 | A6 | Citroën Saxo Kit-Car | Générale | AUX 6 |
AUV 4 |
PRO Ab |
DIO 5 |
LAN 3 |
DRA 4 |
COR 3 |
CAR 4 |
VAU Ab |
132 | 3e |
| 2 Roues Motrices | AUX 1 |
AUV 1 |
PRO Ab |
DIO 1 |
LAN 1 |
DRA 1 |
COR 1 |
CAR 1 |
VAU Ab |
1er |
Résultats détaillés en championnat de France des Rallyes (Asphaltes) [modifier]
Légende:
1 2 3 ... – Indique le classement dans la catégorie concernée
| Saison | Groupe | Voiture | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | Points | Position |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1997 | N2 | Peugeot 106 Rallye | LYC | TDC | ROC | ROU | MBL | LIM | TOU | ANT | CDC 194 |
VAR | 5 | ? |
| 1998 | A6 | Citroën Saxo Kit-Car | LYC | ALV EX |
TDC | LIM | ROU | MBL | TOU 81 |
ANT | CDC | VAR | 13 | ? |
| 1999 | A6 | Citroën Saxo Kit-Car | LYC | TDC 191 |
ALV 31 |
LIM 83 |
ROU 51 |
MBL | TOU Ab |
ANT | CDC | VAR Ab |
62 | 9e |
| 2000 | A7 | Renault Maxi Megane | LYC | TOU | ALV | LIM | ROU 42 |
MBL 54 |
67 | 8e | ||||
| A8 | Toyota Corolla WRC | TDC 99 |
ANT | CDC | ||||||||||
| A7 | Citroën Xsara Kit-Car | VAR 11 |
||||||||||||
| 2001 | A7 | Citroën Xsara Kit-Car | LYC 11 |
TLR 11 |
ALV 11 |
LIM 11 |
ROU Ab |
MBL 11 |
TOU Ab |
ANT 11 |
CDC | VAR | 180 | 1er |
| 2009 | A8 | Citroën C4 WRC | LYC | ALV | LIM | ROU | MBL | TOU | CDC | VAR 11 |
0 | n.c. | ||
Records détenus en championnat du monde des rallyes [modifier]
Titres
- Titres de champion du monde : 9 (2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012)
- Titres de champion du monde consécutifs : 9 (2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012)
- Champion avec le plus grand écart de points : 105 points, lors du championnat du monde 2010 face à Jari-Matti Latvala
- Champion avec le plus grand écart de points (en ratio) : 35 %, 56 points sur 160 possibles lors du championnat du monde 2005 face à Petter Solberg
- Champion avec le plus grand écart de points sur son coéquipier : 109 points, lors du championnat du monde 2010 face à Sébastien Ogier
- Champion avec le plus petit écart de point : 1 point, lors des championnats du monde 2006 avec Marcus Grönholm et 2009 avec Mikko Hirvonen
- Champion avec le plus de victoires en une saison : 11, lors du championnat du monde 2008
- Champion avec le « plus fort » ratio de victoires en une saison : 73,33 %, lors du championnat du monde 2008
Victoires
- Victoires (toute surface) : 78
- Moyenne de victoires par rallyes engagés : 46,71 %
- Moyenne de victoires par rallyes engagés (catégorie WRC uniquement) : 50,32 %
- Rallyes différents remportés : 23
- Victoires consécutives (toute surface) : 6, du rallye de Nouvelle-Zélande 2005 au rallye d'Argentine 2005 et du rallye de Grande-Bretagne 2008 au rallye d'Argentine 2009
- Victoires sur terre : 42
- Victoires consécutives sur terre : 6, du rallye de Nouvelle-Zélande 2005 au rallye d'Argentine 2005
- Victoires sur asphalte : 34
- Victoires consécutives sur asphalte (100 % asphalte) : 18, du rallye d'Allemagne 2005 au rallye d'Alsace 2010
- Victoires sur le même rallye : 9, au rallye d'Allemagne
- Victoires consécutives sur le même rallye : 8, au rallye d'Allemagne de 2002 à 2008 et 2010 ; au rallye de Catalogne de 2005 à 2012 ; au rallye d'Argentine de 2005 à 2009 et 2011 à 2013
- Victoires en une saison : 11, lors du championnat du monde 2008
- « Plus fort » ratio de victoires en une saison : 73,33 %, lors du championnat du monde 2008
- Rallyes dominés de bout en bout : 19
- Vainqueur avec la plus grande vitesse moyenne : 122,89 km/h, au Rallye de Finlande 2012 avec une Citroën DS3 WRC
- Saisons avec au moins une victoire : 12, de 2002 à 2013 (record partagé avec Markku Alén et Carlos Sainz)
- Saisons consécutives avec au moins une victoire : 12, de 2002 à 2013
Podiums
- Podiums : 116
- Moyenne de podiums par rapport aux pilotes champions du monde : 69,46 %
- Moyenne de podiums par rapport aux pilotes champions du monde (catégorie WRC uniquement) : 74,84 %
- Podiums consécutifs : 15, du rallye de Sardaigne 2008 au rallye d'Argentine 2009
- Podiums en une saison : 13, lors des championnats du monde 2005, 2007 et 2008
- « Plus fort » ratio de podiums en une saison : 92,31 %, lors du championnat du monde 2010 : 12 podiums sur 13 rallyes
Étapes spéciales
- Victoires d'étapes spéciales : 896[516]
- « Plus fort » ratio de victoires d'étapes spéciales en une saison : 43,14 %, lors du championnat du monde 2005 (129 temps scratch sur 299 spéciales)
- Étapes spéciales disputées comme leader : 1 259
- « Plus fort » ratio d'étapes spéciales disputées comme leader en une saison : 58,30 %, lors du championnat du monde 2012 (151 ES en tête sur 259 spéciales)
- Vainqueur de toutes les spéciales d’un même rallye : au Tour de Corse 2005 (12 spéciales gagnées sur 12)
Points
- Points marqués (tout barème) : 1619 pts
- Rallyes consécutifs terminés dans les points : 28, du rallye de Pologne 2009 au rallye d'Australie 2011
- Points marqués en une saison : 276 pts, lors du championnat du monde 2010
- « Plus fort » ratio de points marqués en une saison : 84,92 %, lors du championnat du monde 2010 (276 points sur 325 possibles)
- « Plus fort » ratio de rallyes terminés dans les points en une saison : 100 %, lors du championnat du monde 2010 : 13 rallyes dans les points sur 13 (record partagé avec Mikko Hirvonen)
Rallyes non terminés
- « Plus petit » ratio de rallyes non terminés par rapport aux pilotes champions du monde : 11,98 % (20 rallyes non terminés sur 167)
Divers
- Premier pilote non nordique à avoir remporté le rallye de Suède (en 2004) et le rallye de Norvège (en 2009)
- Si l'on excepte le rallye Safari, exclu du calendrier mondial depuis 2002 (5e alors), il est le seul pilote à avoir remporté au moins une fois tous les rallyes dits "classiques", à savoir : le rallye Monte-Carlo, le rallye de Suède, le rallye de Finlande, le Tour de Corse, le rallye de l'Acropole, le rallye Sanremo, le rallye de Grande-Bretagne, le rallye du Portugal, le rallye de Nouvelle-Zélande, le rallye d'Argentine, le rallye d'Australie et le rallye de Catalogne.
- Il est le seul pilote à s'être imposé en championnat du monde des rallyes sur tous les types de surface, à savoir : terre rapide, terre abrasive, terre enneigée, mixte terre/asphalte, asphalte et asphalte enneigé.
- Il a effectué, lors du Rallye de Turquie 2010, un saut de 85 m en spéciale[517]. Le record du monde est de 89 mètres établit par Travis Pastrana avec l'aide d'un tremplin le 31 décembre 2009[518].
- Il dispose d'une acuité visuelle rare : 14/10 à chaque œil.
Carrière sur circuit [modifier]
24 Heures du Mans [modifier]
- Sébastien Loeb participe aux 24 Heures du Mans pour la première fois lors de l'édition 2005 sur invitation de l'équipe Pescarolo Sport qui partage avec lui le même sponsor : PlayStation. Il prend alors le volant de la Pescarolo no 17 en catégorie reine LMP1 aux côtés de ses compatriotes Eric Hélary et Soheil Ayari. La voiture pointe en deuxième position derrière une autre Pescarolo lorsque Soheil Ayari est heurté par la Panoz de Patrick Bourdais et doit regagner les stands au ralenti. Les réparations effectuées, les trois pilotes s'attèlent à une remontée qui les conduira en cinquième position avant que Soheil Ayari soit une nouvelle fois percuté par un pilote de catégorie inférieure peu avant minuit. Ils repartent en quatorzième position puis entame une nouvelle remontée avant d'abandonner quelques heures avant l'arrivée. Soheil Ayari est victime d'une sortie de route dans un virage après que son pneu avant droit a éclaté.
- Loeb récidive l'année suivante, lors de l'édition 2006, toujours au sein de l'équipe Pescarolo Sport. Il reprend le volant de la Pescarolo no 17 avec pour équipiers Franck Montagny et Eric Hélary. Sans problèmes particuliers, ils terminent en deuxième position du classement général derrière l'intouchable Audi R10 qui marque la première victoire d'un moteur diesel au Mans. L’alsacien prouve ainsi son excellente adaptation au pilotage d'un prototype.
- Il renonce à participer l'année suivante aux 24 Heures du Mans 2007 en raison de son bras toujours affaibli par son accident de moto de l'été 2006.
- Des rumeurs avaient ensuite régulièrement fait surface quant à son possible retour dans l'épreuve reine de la course d'endurance, notamment par l'intermédiaire de l'équipe Peugeot Sport qui relançaient à cette époque un programme de Sport-Prototypes avec la Peugeot 908 HDi FAP et dont il est très proche (groupe PSA). Son agenda sportif très chargé et son envie de partager du temps avec sa famille lui ont fait refuser cette opportunité en 2010 et 2011[519], avant que l'écurie française ne mettent un terme à son engagement au Mans[520],[521].
- Sébastien Loeb devait faire son retour aux 24 Heures du Mans en 2013 en catégorie LMP2 au sein de sa propre équipe SLR, qui fit l'acquisition l'année précédente d'une Oreca 03-Nissan en vue de participer au championnat European Le Mans Series[522]. L'écurie du nonuple champion du monde des rallyes déclina finalement l'invitation de l'Automobile Club de l'Ouest à cause du désistement d'un partenaire financier du projet[523],[524],[525]. Le budget manquant ne leur aurait pas permis de jouer les avant-postes pendant la compétition[526].
Formule 1 [modifier]
L'alsacien a eu l'occasion de tester une Formule 1 à deux reprises. La première fois à l'occasion d'un échange avec la Renault de Heikki Kovalainen fin 2007 dans le cadre d'une opération promotionnelle réalisée par le sponsor commun Total. La seconde occasion a eu lieu dans le cadre d'une vraie séance d'essai F1. Invité par l'écurie Red Bull Racing à participer à une séance fin 2008, la boisson énergétique autrichienne étant également son sponsor principal en Rallye, Loeb va réaliser le 8e chrono de sa journée au volant de la RBR Renault[527]. Plusieurs observateurs (membres d'écuries notamment) présents ce jour-là ne manqueront pas de saluer la performance du Français. Les spéculations sur sa possible reconversion en F1 sont ensuite allées bon train, mais Loeb les a démenties en invoquant son âge (34 ans à ce moment), et certaines douleurs au cou dans les courbes rapides, n'étant pas spécifiquement entraîné pour un pilotage sur circuit.
Il fut question qu'il participe au dernier Grand Prix de la saison 2009 de Formule 1 à Abou Dabi sur une Toro Rosso, mais la FIA lui refusa in fine l'obtention de la super-licence, indispensable pour piloter une Formule 1 en course officielle.
GT Tour [modifier]
- En 2008 et 2009, profitant d'un agenda en championnat du monde des rallyes plus allégé, Sébastien Loeb a disputé quelques épreuves de la Porsche Carrera Cup France, en terminant notamment dans le top 10. Il a également participé en 2008 aux deux courses de la Carrera Cup française sur le circuit d'Albi, et a disputé des épreuves du championnat de France FFSA GT au volant de Porsche 911 GT3 RSR et Ferrari 550 Maranello.
- Les 29 et 30 octobre 2011, il conduit une nouvelle fois en course GT (2 épreuves sur le week-end), lors de la finale du Championnat de France FFSA GT 2011 du Circuit Paul-Ricard, au volant d'une Ferrari 458 Italia du Team AF Corse.
- Le week-end des 12 et 13 mai 2012, Loeb participe avec sa propre écurie à la deuxième manche de la Porsche Carrera Cup France 2012 (coéquipier de Jean-Karl Vernay, Nicolas Marroc, Vincent Beltoise, Sacha Bottemane et Christophe Lapierre) dans les rues de Pau en tant que course support du Grand Prix automobile de Pau 2012. Ils remportent la course nocturne et récidivent le lendemain, avec en sus deux pôles positions, et deux doublés pour l'écurie.
- Le 9 juin 2012, dans le cadre du dixième anniversaire du Festival auto-moto, Sébastien Loeb inaugure un virage qui portera son nom sur le circuit de l'Anneau du Rhin à Biltzheim[528]. Il prendra ensuite la piste à bord d'une Porsche GT3 Carrera Cup de son écurie.
- Le weekend du 14 juillet 2012, Loeb participe également à une manche du championnat MitJet Series 2L à Magny-Cours, toujours dans le cadre du GT Tour[529].
- Les 27 et 28 octobre 2012, Sébastien Loeb participe à la finale du Championnat de France FFSA GT 2012 sur le circuit du Castellet à bord d'une McLaren MP4-12C alignée par son écurie et avec Gilles Vannelet pour équipier. Le duo accroche la troisième marche du podium lors des deux courses au programme[530].
- Du 17 au 20 mai 2013, Sébastien Loeb s'engage à nouveau pour une manche Mitjet Series 2L, mais cette fois-ci dans un meeting hors championnat, en levée de rideau du Grand Prix automobile de Pau 2013. C'est l'occasion pour lui de se confronter à nouveau à Jean-Philippe Dayraut, quadruple vainqueur du Trophée Andros et créateur du concept Mitjet. L'alsacien signe la pôle position de la première course du dimanche matin avec plus de 4 dixièmes d'avance sur son adversaire. Les deux hommes seront roues dans roues pendant la totalité de la course. Dayraut l'emporte in extremis devant Loeb sur une piste détrempée pour moins de deux dixièmes. La revanche a lieu lors de la deuxième course du dimanche après-midi. L'alsacien part deuxième de la grille mais parvient à prendre le meilleur départ et passe en tête au premier virage. Il ne lâchera sa première place à Dayraut que très ponctuellement lorsque les deux hommes reviennent sur le retardataire Édouard Hery et que ce dernier perd le contrôle de sa voiture juste devant Loeb, bloquant ainsi le champion du monde des rallyes. Dayraut, auteur du meilleur tour en course, rendra sportivement la place perdue à Loeb qui s'imposera de justesse. Le lendemain, lundi de Pentecôte, Dayraut part à nouveau en pôle position lors de la course du matin, suivi de Sébastien Loeb. Mais l'issue sera cette fois-ci à sens unique. Le toulousain parvient à s'imposer avec un écart significatif de près de 3 secondes sur Loeb qui terminera deuxième et ne parviendra jamais à inquiéter son adversaire. L'explication est donnée par Dayraut à l'arrivée de la course. Celui-ci, en sa qualité de créateur du championnat Mitjet, testait des réglages de pression de pneus différents sur sa voiture afin de démontrer son potentiel, ce qui selon ses dires lui donnait un avantage significatif. La quatrième et dernière course prévue le lundi après-midi se fera sans Sébastien Loeb à cause du retard accumulé dans le programme de la journée par les autres compétitions. Le champion du monde devra ainsi quitter Pau avant le départ pour ne pas manquer son avion.
Sébastien Loeb Racing [modifier]
- Au 1er décembre 2011, Sébastien Loeb devient propriétaire du Sébastien Loeb Racing team (SLR), dont les deux véhicules Porsches 997 seront alignées en Porsche Carrera Cup France à partir de 2012. Dominique Heintz - ami de longue date du pilote - en devient le Manager général.
- En décembre 2011 Loeb est également en négociation pour l'éventuelle acquisition du Graff Racing team (dont fait partie Olivier Panis), pour participer au GT Tour du Championnat de France des circuits.
- En février 2012, le Sébastien Loeb Racing confirme son engagement à l’European Le Mans Series en LMP2 avec une Oreca 03. Les pilotes sont Nicolas Marroc et deux anciens pilotes Peugeot: Nicolas Minassian et Stéphane Sarrazin. Ils terminent second dès leur première course, aux 6 Heures du Castellet.
FIA GT Series [modifier]
Sébastien Loeb annonce son intention fin 2012 de participer dès la saison 2013, en parallèle de son programme partiel en WRC, au tout nouveau championnat FIA GT Series, remplaçant du défunt Championnat du monde FIA GT1 et constituant à ce titre la compétition GT la plus relevée au monde. Son écurie SLR a pour l'occasion fait l'acquisition de deux McLaren MP4-12C GT3. Le portugais Álvaro Parente sera le coéquipier de Loeb sous le numéro 9 tandis que la deuxième McLaren de l'équipe française estampillée du numéro 10 sera confiée au duo Mike Parisy/Andreas Zuber. Les deux équipages seront engagés en catégorie Pro Cup, imposant la présence de deux pilotes professionnels par voiture.
GT France 2013 - Nogaro [modifier]
Le coup d'envoi de la saison 2013 est donné en France, dans le cadre des Coupes de Pâques, sur le circuit Paul Armagnac à Nogaro avec 22 équipages prétendants à la victoire en lieu et place des 26 prévus à l'origine pour divers problèmes[531].
L'équipier de Loeb Álvaro Parente réalise le deuxième temps des premiers essais libres, deux dixièmes de seconde derrière Mike Parisy, meilleur temps au volant de la deuxième McLaren du Team SLR[532],[533]. L'alsacien s'octroie le lendemain le troisième temps des essais libres du samedi, cette fois-ci derrière Carlos Viera de l'équipe Novadriver (Audi R8 LMS Ultra) et Allam Khodair du BMW Team Brazil (BMW E89 Z4)[534], avant que l'Audi R8 ne soit déclassée du meilleur temps pour non respect d'un drapeau rouge.
Lors des qualifications, Loeb se classe deuxième de la séance Q1 à deux dixièmes seulement de l'allemand Maximilian Buhk de l'équipe HTP Gravity Charouz (Mercedes-Benz SLS AMG GT3). Son équipier portugais réalise quant à lui le troisième temps de la séance Q2 derrière Stéphane Ortelli de l'écurie Belgian Audi Club Team WRT (Audi R8 LMS Ultra) et Mike Parisy sur l'autre McLaren du Team SLR. La paire Loeb/Parente pointe donc en tête des temps cumulés et accède facilement à la séance de Superpole qui retient les dix meilleurs. C'est Parente qui disputera cette ultime manche qualificative en y signant le troisième temps derrière le pilote Pro-Am René Rast, auteur de la pôle sur Audi R8 LMS Ultra, et Mike Parisy[535],[536]. Mais la McLaren numéro 10 des coéquipiers de Loeb est finalement déclassée à la neuvième place dans la soirée du samedi sur décision de la FIA pour dépassement de la pression maximale autorisée du turbo à six reprises lors de la Superpole[537],[538].
Álvaro Parente part donc finalement sur la première ligne de la grille de départ de la course 1 (Qualifying Race) le 31 mars 2013. Il maintient sa deuxième position derrière l'Audi numéro 12 du Poleman René Rast. Le Safety Car est déclenché dès le premier tour avec trois voitures hors piste dont l'Audi numéro 11 de Laurens Vanthoor. Une fois la course relancée, le coéquipier portugais de Loeb porte plusieurs attaques sur la voiture de tête. Mais l'Audi semble plus à l'aise sur les parties lentes et la configuration du circuit de Nogaro empêche Parente de mener ses tentatives de dépassement à leurs termes, bien qu'il soit plus rapide et réalise le meilleur tour en course. À l'heure du passage de relais, les deux pilotes de tête sont les derniers à rentrer aux stands : l'Audi numéro 12 dans un premier temps avec René Rast laissant la place à Nikolaus Mayr-Melnhof, puis la McLaren numéro 9 un tour plus tard. Le Team SLR manque encore d'expérience au Pit-Stop et Sébastien Loeb repart deuxième de la course à plusieurs secondes de son adversaire. L'alsacien entame une remontée sur le pilote Audi et le colle sérieusement au train. Mais il se heurte aux mêmes difficultés que son coéquipier lors du premier relais et ne parvient pas à concrétiser ses attaques. Le français aurait pu s'arrêter là, la deuxième place lui permettant de récolter le nombre maximum de points car engagé dans une catégorie différente de l'Audi. Mais c'est finalement cinq tours avant la fin que Loeb parvient à prendre l'ascendant sur l'autrichien avec un dépassement en bout de ligne de droite précédé d'un enchaînement de trois décalages pour feinter son adversaire. Désormais en tête, le nonuple champion du monde des rallyes s'envole, creusant rapidement un écart de plus de trois secondes sur son poursuivant. Il réussi ainsi l'exploit de remporter la victoire pour sa première participation à une course GT de niveau international, ce qui lui permet de s'élancer en pôle pour la course 2 (Championship Race) et de confirmer ses efforts de reconversion sur circuit[539],[540],[541].
La deuxième manche se déroule sous une forte pluie le 1er avril 2013, rendant les conditions d'adhérence précaires et donnant l'avantage aux équipes Audi grâce à leur système de contrôle de traction ASR. Sébastien Loeb prend le premier relais et s'élance en pôle position devant son adversaire de la veille Nikolaus Mayr-Melnhof sur l'Audi numéro 12. L'alsacien tient sa première place lors du départ et les deux hommes prennent peu à peu le large sur les autres concurrents. L'autrichien maintient la pression sur Loeb avec un écart ne dépassant jamais les deux secondes, mais le français tient bon et rend la voiture toujours en tête lors du passage de relais. Álvaro Parente est alors aux commandes de la McLaren numéro 9. Mayr-Melnhof rentre aux stands un tour plus tard et l'expérience de l'équipe belge WRT en championnat GT permet à René Rast de repartir en tête de justesse devant le portugais. Les deux hommes sont alors roues dans roues quand Parente commet une faute quelques tours plus tard en percutant l'Audi de Rast lors d'une tentative de dépassement dans un virage serré à droite. L'allemand est éjecté hors de la piste mais parvient à repartir en deuxième position. Le portugais est quant à lui en tête mais sous la menace d'une sanction des commissaires. Il est finalement soumis peu de temps après l'incident à un passage aux stands obligatoire, mais pour une raison étrangère à l'accrochage : Sébastien Loeb aurait détaché son harnais de sécurité trop tôt lors du passage de relais. Parente rejoint la piste en cinquième position pour être finalement repris par l'Audi numéro 11 de Laurens Vanthoor, vainqueur à Nogaro la saison précédente. Il terminera à la sixième place, distancé par une meute d'Audi qui signe le triplé[542]. Mais de nouvelles sanctions tombent quelques heures après la course. Les vainqueurs René Rast et Nikolaus Mayr-Melnhof écopent dans un premier temps de trente secondes de pénalité[543], ce qui permet au duo Loeb/Parente de récupérer provisoirement la cinquième place générale, avant que la McLaren numéro 9 subisse le même sort pour la touchette de Parente sur Rast, les faisant chuter à la douzième place[544].
GT Belgium 2013 - Zolder [modifier]
La deuxième manche de la saison a lieu trois semaines plus tard en Belgique sur le circuit de Zolder. Un total de 22 équipages sont engagés sur le week end.
Álvaro Parente réalise à nouveau le deuxième temps des premiers essais libres du vendredi, moins d'une demi-seconde derrière le local de l'épreuve Laurens Vanthoor sur Audi R8 LMS Ultra. Sébastien Loeb se contente quant à lui du huitième temps de la deuxième séance, à plus de deux secondes du meilleur temps de l'allemand René Rast, toujours sur Audi.
Le lendemain matin lors des qualifications, l'alsacien signe le quatrième temps de la séance Q1 à moins de trois dixièmes du meilleur temps du suédois Edward Sandström, actuel leader du championnat. Álvaro Parente décroche le troisième temps de la séance Q2 à plus de six dixièmes du slovaque Stefan Rosina de l'équipe Lamborghini Blancpain Reiter sur Lamborghini Gallardo GT3 FL II. Cela leur permet d'afficher le troisième meilleur temps cumulé et d'accéder facilement à la Superpole. Cette ultime séance est confiée au portugais qui signe le deuxième meilleur temps et permet ainsi à la McLaren numéro 9 du Team SLR de s'élancer en première ligne, derrière Stefan Rosina auteur de la pôle[545],[546]. Mais quelques heures plus tard, juste avant le départ de la première course, une pénalité leur est infligée à cause d'un problème de turbo qui avait déjà affecté la McLaren numéro 10 de Mike Parisy et Andreas Zuber lors de la première manche à Nogaro. Ils partiront finalement en dernière position sur la grille de départ.
C'est Álvaro Parente qui se charge du premier relais de la première course et s'élance donc vingtième et bon dernier. Il dépasse trois concurrents dès le premier virage et entame alors une remontée spectaculaire, reprenant notamment coup sur coup Karun Chandhok, Fabio Onidi, Cacá Bueno et Alex Buncombe. Il est en dixième position lorsqu'il tente un dépassement sur Sérgio Jimenez, mais le portugais réitère la même erreur qu'à Nogaro en percutant le brésilien du BMW Sport Trophy Team Brasil dans la manœuvre. Álvaro Parente est neuvième lorsqu'il rentre aux stands pour le passage de relais à Sébastien Loeb, dès le début de la fenêtre d'ouverture. Le champion du monde des rallyes s'engage dans la course mais écope aussitôt d'un passage aux stands obligatoire pour la touchette de son coéquipier. C'est la quatrième pénalité infligée en seulement trois courses pour les deux pilotes. Il repart en quatorzième position, derrière l'Audi numéro 14 de Carlos Vieira. Les temps au tour du français commencent alors peu à peu à se dégrader de façon alarmante. L'amortisseur arrière gauche de la McLaren est en fait cassé, ce qui pousse Loeb à l'abandon lors du 33e tour, à six minutes de la fin de la course. L'équipage sera finalement classé dix-septième au général[547],[548].
La McLaren numéro 9 prend donc une nouvelle fois le départ en fin de grille pour la deuxième course de Zolder. Sébastien Loeb s'occupe du premier relais et dépasse quatre concurrents dès le premier virage. Il est alors percuté dans le peloton par la Mercedes numéro 28 de l'allemand Jan Seyffarth et est contraint de rentrer aux stands à cause des dégâts provoqués sur la McLaren. Il repart en course en dix-huitième position, à un tour des pilotes de tête. Il entame une remontée et reprend successivement Raijan Mascarello (Ford GT) et Jan Stoviček (Mercedes-Benz SLS AMG GT3). Il est quinzième, à près de trente secondes du brésilien Cláudio Ricci, lorsqu'il passe le relais à Álvaro Parente. Avec le jeu des rentrées aux stands, le portugais sécurise rapidement la treizième place et attaque fort, signant les meilleurs temps sur la plupart des tours suivants. Mais l'écart avec Fabio Onidi, alors douzième, est de plus de trente secondes et sera trop important pour la distance restante à parcourir. Parente échouera à dix secondes de l'italien.
Porsche Supercup [modifier]
Le 22 avril 2013, Sébastien Loeb annonce sur sa page Facebook qu'il participera aux deux premières manches de la saison 2013 de Porsche Supercup, l'équivalent le plus proche du championnat du monde de Porsche Carrera Cup, traditionnellement organisé en levé de rideau du championnat du monde de Formule 1. Les deux épreuves en question seront disputées en prélude au Grand Prix d'Espagne et au Grand Prix de Monaco. L'alsacien prendra le volant d'une Porsche 911 GT3 aux couleurs de Martini et estampillée du numéro 88[549],[550],[551],[552],[553]. C'est en tant qu'invité de Porsche qu'il participe à la compétition, et non au sein de sa propre écurie SLR, ce qui le rendra inéligible au marquage de points. Le 6 mai 2013, il effectue une séance d'essai sur le Circuit de Monza pour préparer au mieux son nouveau défi.
C'est donc une semaine seulement après sa victoire au rallye d'Argentine que Loeb s'engage avec 24 autres pilotes dans la manche d'ouverture de la saison 2013 de Porsche Supercup sur le Circuit de Catalogne. N'ayant pu participé aux essais officiels organisés sur le tracé quatre semaines auparavant, le champion français arrive en terrain inconnu sans avoir pu régler sa voiture au préalable. Il réalise le 16e temps des essais libres du vendredi, à 1.284 secondes du norvégien Nicki Thiim auteur du meilleur chrono, et trouve la 911 trop sous-vireuse[554],[555]. Le lendemain, il signe le treizième temps des qualifications, à 1.179 secondes du poleman Sean Edwards[556]. Loeb est convaincu qu'il pouvait faire mieux, mais un problème mécanique sur sa Porsche l'a empêché de chausser son deuxième train de pneus neufs[557]. Le dimanche 12 mai 2013, il s'élance donc dans le peloton et parvient à gagner deux positions dès les premiers tours, sécurisant ainsi la onzième place. Mais malgré plusieurs tentatives de dépassement sur le pilote qui le précède, le britannique Ben Barker, le champion du monde des rallyes ne parviendra plus à progresser davantage au cours des 14 tours de la course. Son statut d'invité ne lui permet pas de marquer les 5 points normalement dévolus à son classement.
Résultats sur circuit [modifier]
Résultats complets sur circuit [modifier]
| Saison | Championnat | Équipe | Courses | Victoires | Poles | M/Tours | Podiums | Points | Position |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2005 | 24 Heures du Mans (cat. LMP1) | Pescarolo Sport | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | N/A | n.c. |
| 2006 | 24 Heures du Mans (cat. LMP1) | 1 | 0 | 0 | 0 | 1 | N/A | 2e | |
| 2008 | Championnat de France FFSA GT | Pro GT by Alméras | 2 | 0 | 0 | 1 | 1 | 5 | 26e |
| Porsche Carrera Cup France | Porsche France | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | n.c. | |
| Formule 1 | Red Bull Racing | Pilote d'essais | |||||||
| 2009 | Championnat de France FFSA GT | Solution F | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | n.c. |
| Porsche Carrera Cup France | Pro GT by Alméras | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | n.c. | |
| 2010 | Championnat de France FFSA GT | Sport Garage | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | n.c. |
| International GT Open (cat. GTS) | Pro GT by Alméras | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | n.c. | |
| 2011 | Championnat de France FFSA GT | AF Corse | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | n.c. |
| Porsche Carrera Cup France | Racing Technology | 2 | 0 | 0 | 0 | 2 | 0 | n.c. | |
| 2012 | Championnat de France FFSA GT | Sébastien Loeb Racing | 2 | 0 | 0 | 0 | 2 | 30 | 18e |
| Porsche Carrera Cup France | 2 | 2 | 2 | 0 | 2 | 0 | n.c. | ||
| Mitjet 2L Supersport | 2 | 1 | 0 | 0 | 2 | 0 | n.c. | ||
| 2013 | FIA GT Series | 4 | 1 | 1 | 0 | 1 | 15 | En cours | |
| Porsche Supercup | Porsche AG | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | n.c. | |
| Supertourisme 2L by Mitjet | Sébastien Loeb Racing | 3 | 1 | 1 | 0 | 3 | 0 | n.c. | |
Résultats détaillés aux 24 Heures du Mans [modifier]
| Année | Catégorie | N° | Équipe | Voiture | Équipiers | Tours | Pos. Cat. | Position |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2005 | LMP1 | 17 | Pescarolo C60-Judd | 288 | Ab. | Ab. | ||
| 2006 | LMP1 | 17 | Pescarolo C60-Judd | 376 | 2e | 2e |
Résultats détaillés en FIA GT Series [modifier]
Légende:
1 2 3 ... – Indique le classement dans la catégorie concernée
Les résultats en gras indiquent une pôle position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course
| Saison | Catégorie | Équipe | Voiture | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | Points | Position |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2013 | Pro Cup | McLaren MP4-12C GT3 | CQ 11 |
CC 128 |
CQ 1710 |
CC 139 |
CQ |
CC |
CQ |
CC |
CQ |
CC |
TBA CQ |
TBA CC |
15 | En cours |
Résultats détaillés en Porsche Supercup [modifier]
Légende:
Les résultats en gras indiquent une pôle position
Les résultats en italique indiquent un meilleur tour en course
| Saison | Équipe | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | Points | Position |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2013 | ESP 11 |
MON |
GBR |
GER |
HUN |
BEL |
ITA |
ABU1 |
ABU2 |
0 | Invité |
Autres courses et compétitions [modifier]
Race of Champions [modifier]
- Race of Champions 2002
Sébastien Loeb participe pour la première fois à la ROC en 2002 en tant que jeune espoir du rallye mondial.
Pour la Nations Cup, il fait partie de l'équipe de France aux côtés de Sébastien Bourdais et Mickael Maschio. Ils terminent deuxième de leur poule derrière l'Italie, Loeb ayant remporté ses deux duels, mais accèdent aux demi-finales grâce au meilleur temps de Bourdais. Ils se font alors éliminer par l'équipe des États-Unis, Loeb restant invaincu en remportant son unique course contre le pilote de NASCAR Jimmie Johnson.
Loeb poursuit son invincibilité dans la Race of Champions en éliminant Luis Monzon en quart de finale (2 manches à 0) puis le tenant du titre Harri Rovanperä en demie finale (2 manches à 0). Il est finalement battu en finale par Marcus Grönholm (2 manches à 1).
- Race of Champions 2003
Pour sa deuxième participation, il fait équipe avec Olivier Panis et Randy de Puniet pour représenter la France dans la Nations Cup. Ils sont éliminés dès les poules qualificatives face à la Suède et la Finlande.
Loeb accéde à la finale de la Race of Champions en battant successivement les pilotes de rallye Daniel Carlsson et François Duval (2 manches à 0). Il retrouve son rival de la précédente édition Marcus Grönholm mais bat cette fois-ci le finlandais (2 manches à 0) pour décrocher sa première ROC.
- Race of Champions 2004
La compétition quitte pour la première fois depuis douze ans les Iles Canaries pour se rendre en région parisienne au Stade de France. Loeb est alors à domicile et champion du monde des rallyes en titre.
Il fait équipe avec Jean Alesi pour représenter la France dans la Nations Cup. Ils éliminent successivement Sébastien Bourdais et Stéphane Sarrazin en quart de finale, puis Felipe Massa et Tony Kanaan en demi-finale, remportant tous leurs duels. Ils retrouvent en finale l'équipe de Finlande. Loeb bat deux fois Marcus Grönholm quand Jean Alesi échoue deux fois aussi face à Heikki Kovalainen. Tout se joue dans une dernière manche qui oppose les deux pilotes de circuit. Jean Alesi l'emporte finalement ce qui permet à l'équipe de France de remporter la coupe.
Lors de la Race of Champions, Sébastien Loeb sort vainqueur de la division des pilotes de rallye, éliminant successivement Tony Kanaan, Armin Schwarz et Marcus Grönholm. Il perd en finale face à Heikki Kovalainen (2 manches à 0) alors inconnu du grand public.
Un duel hors compétition intitulé World Champions Challenge est organisé entre Sébastien Loeb et le multiple champion du monde de Formule 1 Michael Schumacher. Il sera remporté par le pilote allemand.
- Race of Champions 2005
Loeb fait une nouvelle fois équipe avec Jean Alesi pour la Nations Cup. Ils sont éliminés dès les quarts de finale face à Sébastien Bourdais et Stéphane Peterhansel.
L'Alsacien remporte en revanche la division rallye de la ROC en éliminant successivement Travis Pastrana, Colin McRae et une nouvelle fois Marcus Grönholm. Il est sacré champion des champions pour la deuxième fois en battant en finale le recordman de victoires aux 24 Heures du Mans Tom Kristensen (2 manches à 0).
- Race of Champions 2006
Sébastien Loeb fait cette année équipe avec Sébastien Bourdais dans le team PlayStation France pour la Nations Cup. Ils éliminent Yvan Muller et Stéphane Peterhansel dans une manche qualificative, puis battent en quart de finale les espagnols Nani Roma et Dani Sordo. Ils sont finalement éliminés en demi-finale face à la Finlande.
Dans la ROC, Loeb remporte une fois encore la division rallye en éliminant successivement Nani Roma, Travis Pastrana et Colin McRae. Il accède à la finale face à Mattias Ekström et perd ses deux duels face au pilote suédois.
- Race of Champions 2008
La compétition s'est déplacée à Londres et Sébastien Loeb fait équipe avec Yvan Muller, l'autre pilote alsacien de renommée mondiale. Ils sont éliminés dès les quarts de finale de la Nations Cup face aux scandinaves Mattias Ekström et Tom Kristensen.
Lors de la ROC, Loeb élimine successivement son équipier Yvan Muller, le pilote de Formule 1 Sebastian Vettel et le britannique Andy Priaulx pour se retrouver une nouvelle fois en finale. Il affronte David Coulthard et remporte une troisième fois la compétition en battant l'ancien pilote de Formule 1 (2 manches à 1).
- Race of Champions 2010
La compétition a désormais lieu en Allemagne à Düsseldorf. Loeb fait équipe avec le quadruple champion du monde de Formule 1 Alain Prost dans la Nations Cup. Ils terminent deuxième de leur poule qualificative derrière la Grande-Bretagne. Loeb remporte ses duels face à Tom Kristensen et Filipe Albuquerque mais perd face au britannique Andy Priaulx. Ils sont finalement éliminés en demi-finale par la Grande-Bretagne, perdant leurs deux duels.
Lors de la ROC, Sébastien Loeb termine premier de sa poule qualificative, remportant ses trois duels face à Bertrand Baguette, Jeroen Bleekemolen et Heikki Kovalainen. Il accède pour la septième fois en sept participations à la finale en éliminant successivement Tom Kristensen et Andy Priaulx. Il échoue à rejoindre dans les tablettes le recordman de la compétition Didier Auriol en perdant face au portugais Filipe Albuquerque (2 manches à 1).
- Résultats complets à la Race of Champions
| Année | Équipe | Équipiers | Nations Cup | Champion of Champions |
|---|---|---|---|---|
| 2002 | Demi-finale | 2e | ||
| 2003 | Poules qualificatives | 1er | ||
| 2004 | 1er | 2e | ||
| 2005 | Quart de finale | 1er | ||
| 2006 | Demi-finale | 2e | ||
| 2008 | Quart de finale | 1er | ||
| 2010 | Demi-finale | 2e |
ERDF Master-Kart [modifier]
Le 11 décembre 2011, il clôture sa saison en WRC en terminant dixième de la première édition du ERDF Masters Kart 2011 de Paris-Bercy, épreuve de prestige opposant les meilleurs pilotes automobiles francophones des diverses disciplines des calendriers FIA[558]. L'épreuve est remportée par Jean-Éric Vergne devant le Belge Jérôme d'Ambrosio tandis que Sébastien Ogier termine neuvième.
X Games [modifier]
Sébastien Loeb participe à la dix-huitième édition des X Games, à Los Angeles pendant l'été 2012, suite à un défi lancé par le champion de sports extrêmes Travis Pastrana. Les deux hommes partagent le même sponsor : Red Bull, également organisateur historique de l'évènement. Le français est inscrit dans l'épreuve de Rallycross, cette dernière faisant également office de manche de la saison 2012 du Global RallyCross Championship. Loeb pilotera à cette occasion une Citroën DS3 modifiée de 545 CV spécialement préparée par Citroën Sport et baptisée Citroën DS3 XL[559].
Ce challenge atypique était également l'occasion pour Sébastien Loeb de retrouver son grand rival Marcus Grönholm qui poursuit sa carrière de pilote aux États-Unis. Mais le duel n'aura pas lieu, le finlandais étant victime d'un violent accident pendant les essais libres qui le conduira à l'hôpital.
Loeb réalise le meilleur temps des qualifications, 3 secondes de mieux que le champion en titre du Global RallyCross Championship, l'américain Tanner Foust, dominant largement sa série en prenant la tête dès le premier virage pour ne plus la lâcher. Travis Pastrana est quant à lui victime d'une sortie de piste.
Loeb survole la finale de la même manière, prenant la tête de la meute dès le premier virage et creusant inexorablement l'écart sur ses poursuivants, jusqu'à ce qu'un carambolage obstrue la piste. Un nouveau départ est alors donné et l'alsacien récidive pour remporter la médaille d'or de l'épreuve pour sa première participation aux X Games, devant les spécialistes américains Ken Block et Brian Deegan.
Il avoue à l'arrivée avoir du mal à se réjouir de cette victoire, sachant son ami Marcus Grönholm hospitalisé[560].
Pikes Peak [modifier]
Le 22 mars 2013, des rumeurs persistantes font état de la possible participation de Sébastien Loeb à la mythique course de côte américaine de Pikes Peak International Hill Climb pour le compte du groupe PSA avec lequel l'alsacien est alors encore sous contrat. Une Peugeot 208 prototype serait spécialement conçue pour l'occasion, permettant ainsi au constructeur français d'amorcer le palmarès encore vierge à cette date de sa voiture citadine phare. Le choix de la marque Peugeot n'est également pas un hasard puisqu'il constitue une référence directe à la victoire de l'ancien champion du monde des rallyes Ari Vatanen sur Peugeot 405 Turbo 16 en 1988[561],[562],[563],[564]. Le 28 mars 2013, le nonuple champion du monde confirme les rumeurs sur sa page Facebook et officialise son engagement pour la 91e édition de la course vers les nuages à bord d'une Peugeot 208 T16 Pikes Peak de 875 chevaux à châssis tubulaire pour un poids de 875 kg (ce qui donne un rapport puissance sur poids de 1 pour 1, équivalent à une Formule 1). Les premiers essais de la voiture ont eu lieu sur le Circuit Pau-Arnos avec le pilote Grégory Guilvert à son volant[565],[566]. Sébastien Loeb a quant à lui pris le relais le 14 mai 2013 au Mont Ventoux pour peaufiner les réglages[567].
Style de pilotage [modifier]
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2012).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
Il fait partie des rares pilotes à avoir remporté des victoires en championnat du monde des rallyes sur tous les types de terrains : asphalte (34), terre (41) et neige (2). Il détient le record de 23 rallyes différents remportés. Il est renommé pour la sûreté de son pilotage : depuis son accession en championnat du monde, il a une moyenne de moins d'un abandon par an sur erreur de pilotage.
Dès le début, Sébastien Loeb a défini ses vitesses maximum de passage en virage en fonction de l'angle formé, vitesses qu'il modifie en fonction des circonstances micro-locales. Cette méthode, très scientifique dans son approche, pourrait lui avoir apporté un avantage en matière de vitesse maximum. Sébastien Loeb apprécie les revêtements rapides, comme l'indiquent ses performances en Sport-Prototypes et ses chronos en Formule 1. Logiquement, son pilotage rappelle celui de Jacky Ickx, pur styliste.
Distinctions [modifier]
- Espoir Échappement de l'année en 1997.
- Lauréat du Prix Roland Peugeot en 2003, décerné par l'Académie des sports pour le plus bel exploit sportif annuel d'un Français dans les sports mécaniques[568].
- Lauréat du Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l'Académie des sports en 2007, récompensant un fait sportif pouvant entraîner un progrès matériel (et scientifique ou moral) pour l’humanité.
- Droit de participer au Prize Giving Gala de la Fédération Internationale de Sport Automobile depuis 2004 à Monaco avec Daniel Elena, en présence du Prince Albert de Monaco.
- Volant d'Or de la Fédération française du sport automobile pour sa saison 2010, le 5 décembre 2010 à Versailles.
- wrc.com : Élu plus grand pilote de rallye de tous les temps par les internautes sur le site en 2008[569].
- Autosport : Autosport's International Rally Driver Annual Award en 2004, 2005, 2006, 2008, 2010, 2011 et 2012 (à 7 reprises: record)[570].
- Autosport : Autosport's Gregor Grant Award en 2012 pour l'ensemble de sa carrière en rallye[571].
- Journal de l’Automobile : Élu Homme de l'Année 2005 par le jury.
- Volant d'Or lors de la cérémonie des Étoiles du Sport en 2005, élu par la rédaction sportive de Canal+ suite à son second titre mondial.
- Radio France : Sportif français de l'année par les auditeurs du groupe en 2009 (prix remis le 12 février 2010 à la Maison de la Radio, en présence de R.Bachelot, S.Blanco, R.Domenech, et A.Karembeu).
- Eurosport : Sportif français de l'année par la rédaction en 2007, 2009, 2010 et 2011 et par les internautes du site en 2009, 2010 et 2011[572].
- Champion des champions français de L'Équipe en 2007[573] et en 2009[574].
- 3e champion des champions mondiaux de L'Équipe en 2007.
- Sportif préféré des Français 2009[575].
- 2e champion sportif préféré des français, derrière Jeannie Longo et devant Sébastien Chabal le 13 août 2011 (sondage du quotidien sportif L'Équipe).
- Les Artistes (meilleurs clips sportifs de l'année 2011): Prix Spécial, en février 2012, attribué par la rédaction d'Eurosport (et partagé avec Novak Djokovic).
- Chevalier de la Légion d'honneur le 27 mai 2009.
- Personnalité sportive ayant le plus marqué l'année 2012 (notoriété 89 %, sondage Ifop national pour Ouest-France du 30 décembre 2012)
- Vice-président de la commission FIA des pilotes depuis le 8 mars 2013[576]
Vie personnelle et engagements divers [modifier]
- Sébastien Loeb s'est marié le 10 septembre 2005 avec Séverine Mény, fille d'un concessionnaire automobile de Toul en Meurthe-et-Moselle. Il habite en Suisse dans le Canton de Vaud sur l'arc lémanique. Leur fille, Valentine, est née le 19 novembre 2007 en Suisse.
- Le 16 septembre 2010, son autobiographie Ma ligne de conduite est publiée chez Michel Lafon.
- Sébastien Loeb est membre du club des Champions de la Paix, un collectif de 54 athlètes de haut niveau créé par Peace and Sport, organisation internationale basée à Monaco et œuvrant pour la construction d'une paix durable grâce au sport.
- Il est également l'un des ambassadeurs de l'association Rêves, dont l'un des buts est de réaliser des souhaits d'enfants malades.
- Sébastien Loeb possède un hélicoptère EC120 qu'il pilote personnellement, à l'image d'un Nelson Piquet, autre passionné, de son ancien mentor Guy Fréquelin (licence fort utile pour des reconnaissances de parcours à terre), du défunt Colin McRae, de Jean-Claude Killy, ou plus récemment encore d'un Fabien Pelous. Il a également volé à bord d'un avion d'attaque Rafale (Dassault) en 2010, sur la base de l'armée de l'air de Saint-Dizier.
- Sébastien Loeb a gagné 7,3 millions d'euros en 2010[577] et est domicilié fiscalement en Suisse.
- Sébastien Loeb a également participé à un concert des Enfoirés en 2011.
- Fin juin 2012, il accompagne Marc Keller, nouveau président du Racing Club de Strasbourg, en tant que nouvel investisseur pour racheter le club alsacien. Il investit 150 000 euros dans le club, ce qui lui permet d'obtenir près de 12,5 % des parts du futur RCS Alsace.
Bibliographie [modifier]
- Sébastien Loeb, ombres et lumière, 2004, Jean-Marc Pastor, Collection "Beaux Livres", Éditions Imagin'air, 96 p. (ISBN 978-2915799026);
- Sebastien Loeb, trajectoire gagnante, 2004, Fabrice Connen, Thomas Sénécal, François Baudin (préface Guy Fréquelin), Éditions Silver, (ISBN 978-2930383033);
- Pilote de ma vie, 2009, Guy Fréquelin, Philippe Séclier, Sébastien Loeb (préface Jean Todt), Éditions Calmann-Lévy, (ISBN 2702139876);
- Pilotes Citroën: Champions de légende, 2010, Vincent Roussel (préface Sébastien Loeb), Éditions E-T-A-I, 158 p. (ISBN 978-2726889558);
- Sébastien Loeb, et tous les champions du monde des rallyes, 2010, Michel Lizin, Éditions L'Autodrome, 128 p. (ISBN 978-2910434212);
- Ma ligne de conduite, 2010, Éditions Michel Lafon, 314 p. (ISBN 978-2-7499-1267-7);
- Mes 10 ans de chroniques Autohebdo, 2013, Éditions L'autodrome.
DVDthèque [modifier]
- (en)Donegal Rally with Sébastien Loeb (Shell Rallye d'Irlande 2007), Coll. In Car, Tyndall Productions, 2008.
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
- Citroën bride Loeb, sur eurosport.fr. Mis en ligne le 7 novembre 2003, consulté le 13 avril 2013
- Patrick Garcia, « Sébastien Loeb élu "Plus grand pilote de rallye de tous les temps" », sur caradisiac.com. Mis en ligne le 11 juillet 2008, consulté le 11 juillet 2008
- (en) Joy Chakravarty, « With this eighth world title, Sebastien Loeb is the greatest driver of all-time », sur sport360.com. Mis en ligne le 12 novembre 2011, consulté le 12 novembre 2011
- (en) Nicolas Brulliard, « You Think You're a Good Driver? », sur wsj.com. Mis en ligne le 18 novembre 2010, consulté le 18 novembre 2010
- Thieffry Nicolas, « Sébastien Loeb est-il le meilleur pilote de tous les temps ? », sur chronofoot.com. Mis en ligne le 18 janvier 2013, consulté le 18 janvier 2013
- Aurélien Bambagioni, « Tout a été dit sur Sébastien Loeb mais quand même... », sur rue89.com. Mis en ligne le 14 novembre 2011, consulté le 14 novembre 2011
- FIA : Loeb vice-président de la Commission des Pilotes, sur sport365.fr. Mis en ligne le 8 mars 2013, consulté le 8 mars 2013
- Biographie - Acte 1 - L'enfance, site officiel.
- Autobiographie Ma ligne de conduite, chez Michel Lafon, 16 septembre 2010
- Profil sur son site officiel
- Loeb : cinq moments clés de sa carrière
- (de) Michael Heimrich, « "Verrückt, oder ein Genie!" », sur rallye-magazin.de. Mis en ligne le 11 novembre 2011, consulté le 13 novembre 2011
- Monte Carlo : Le film de l'étape 1
- L'étape 1 de Citroën : Attaque du soir, espoir !
- Monte Carlo : Le film de l'étape 2
- Loeb fait le vide
- Monte Carlo : Le film de l'étape 3
- Loeb était intouchable
- Loeb : "Me battre pour la victoire"
- Les déclarations de l'étape 1
- Rallye de Suède : le film de l'étape 2
- Rallye de Suède : le film de l'étape 3
- Loeb : "On va entrer dans l'histoire"
- Une dernière pour une première
- Le film de l'étape 1 du Rallye du Mexique
- Catastrophe pour Solberg
- L'abandon de Loeb
- Transformer l'essai !
- Match à trois
- Solberg à l'arraché
- Le film de l'étape 1 du Rallye de Chypre
- Les Peugeot et Loeb
- Le film de l'étape 2 du Rallye de Chypre
- Gronholm inaccessible ?
- La 307 ouvre son palmarès
- Coup de pompe pour les 307
- Loeb : "Un podium"
- Le "sans-faute" de Solberg
- Le film de l'étape 2 du Rallye de Grèce
- Loeb très bon deuxième
- Le film de l'étape 1 du Rallye de Turquie
- Loeb fait la course en tête
- Loeb pas à l'abri
- Fort comme un Loeb !
- Loeb, sur trois roues !
- Gronholm sous la menace
- Märtin abandonne
- Gronholm résiste à Sainz
- Grönholm à la faute
- Sainz et Loeb, les complices
- Gronholm comme à la maison
- Loeb peut y croire
- Grönholm maître chez lui
- La délivrance
- Le film de l'Etape 1 du Rallye d'Allemagne
- Loeb le magnifique
- Une journée en enfer
- Loeb : "Un terrain pas très cassant"
- Solberg dans un fauteuil
- Solberg, solide leader
- Loeb: "Ça devient intéressant"
- Loeb attaque, Solberg revient
- La partie d'élastique
- Solberg irrésistible
- En route pour le Rallye d'Italie
- Le film de l'étape 1 du Rallye d'Italie
- Solberg a démarré fort
- Solberg, tête baissée
- Solberg vainqueur, Loeb stratège
- Loeb veut conclure en beauté
- Interview de Sébastien Loeb pour son Fan Club pendant le Tour de Corse 2004 : « J'en ai discuté avec Carlos (Sainz), ajoute Loeb. C'est la voix de la raison. "Surtout n'essaie pas de gagner à tout prix", m'a-t-il dit. Lui aussi était dans la même situation voilà quelques années. Il était surmotivé à l'idée d'empocher le titre avant la fin. Il est sorti, puis il a connu des ennuis mécaniques. Au final, il a perdu le titre. » Les conseils de son coéquipier espagnol, double champion du monde, ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd. Loeb refrène son tempérament d'attaquant qui lui dicte de mettre un terme à la spirale victorieuse de son dernier rival, Petter Solberg, triple vainqueur au Japon, au pays de Galles et en Sardaigne. « Gagner en Corse est une chose, remporter le titre en est une toute autre, dit Loeb. Si je termine troisième et que je suis champion du monde, personne ne se souviendra du vainqueur du rallye. L'analyse de Carlos n'est pas idiote. Gagner la Corse, ça viendra un jour ou l'autre. Pour ce qui est du titre, ce n'est pas tous les jours que ça se présente. » Durant sa semaine oisive, Loeb a eu tout le loisir de méditer sur les propos du sage Matador. Guy Fréquelin, son patron, ne dit d'ailleurs pas autre chose. « Pour éviter de se mettre dans une situation difficile, Seb doit être très prudent en Corse, explique le boss. Il doit juste cueillir les cinq points nécessaires. Je ne serai pas tranquille tant qu'il n'aura pas franchi la ligne. »
- Le sacre attendu de Loeb
- Duval et Märtin alliés de Loeb
- Loeb en beauté
- Le film de l'étape 1 du Rallye de Catalogne
- Loeb, par K.-O.
- Loeb piégé par une pierre
- Grönholm : "La victoire, sinon rien !"
- Le film de l'étape 1 du Rallye d'Australie
- Grönholm la tête en bas
- Loeb passe à la 6e
- Le blues de Loeb
- PSA stoppe le WRC
- Les morsures de Loeb
- Loeb en maître incontesté
- Loeb en patron
- Duval et Prévot accidentés
- Malveillance grave sur le Monte-Carlo
- Revoilà Grönholm
- Suède : le film de l'étape 1
- Loeb continue
- Suède : le film de l'étape 3
- Solberg comme dans un rêve
- Début mi-figue, mi-raisin
- Solberg en tête, Loeb en galère
- Loeb ou l'incroyable retour
- Solberg sur sa lancée
- Loeb le magnifique
- Loeb, leader inespéré
- Loeb se met à l'abri
- Loeb met la gomme
- Le film de l'étape 1 du Rallye d'Italie
- Le film de l'étape 2 du Rallye d'Italie
- Loeb confirme
- Le film de l'étape 1
- Loeb : "C'était horrible"
- Loeb garde le contrôle
- La belle affaire
- Sainz : "Juste un dépannage"
- Turquie : le film de l'étape 1
- Loeb encore seul
- Tout est sous contrôle
- Loeb: "Je suis dans une période faste"
- Scandale en Grèce
- Deux poids, deux mesures
- Loeb déjà d'attaque
- Loeb imperturbable
- Grèce : le film de l'étape 1
- Le grand huit
- Loeb roi de la terre
- Grèce : le film de l'étape 2
- Loeb de main de maître
- Loeb solide au poste
- Six à la suite
- Grönholm, un an après
- Finlande : le film de l'étape 1
- Un duel à hauts risques
- Le récital Grönholm
- Loeb-Duval : le duel
- Allemagne : le film de l'étape 1
- Allemagne : le film de l'étape 2
- Loeb leader, Duval sous contrôle
- Grande Bretagne : le film de l'étape 1
- Avantage Loeb
- La démonstration de Loeb
- Décès de Michael Park
- Park, au bout de la passion
- Loeb a refusé son titre mondial
- Loeb maîtrise
- Loeb champion du monde !
- Le panache d'un grand
- Loeb à la dynamite
- France : le film de l'étape 3
- Espagne : le film de l'étape 3
- La razzia Xsara
- Champagne pour Citroën
- Citroën, chronique d'un retour annoncé
- Abandon de Loeb
- Loeb, dieu du Stade
- Loeb en privé
- La Xsara de Loeb n'est pas préparée chez Kronos
- Monte-Carlo : le film de l'étape 1
- Loeb, champion sortant
- La remontée de Loeb
- Grönholm renaît à Monte-Carlo
- Les dérives du Super Rallye
- Suède : le film de l'étape 1
- Grönholm cloue Loeb
- Grönholm marque le coup
- Solberg reverdit
- Mexique : le film de l'étape 1
- Mexique : le film de l'étape 2
- Loeb sur la voie royale
- Loeb en patron
- Sur la route du Rallye d'Espagne
- Etape 1 : le film
- Grönholm maudit
- Etape 2 : le film
- Loeb a assuré
- Loeb contrôle
- Loeb double la mise
- Beau travail
- Etape 1 : le film
- Gronholm maudit
- Etape 2 : le film
- Loeb l'altruiste
- Et de 24 pour Loeb
- Etape 1 : le film
- Un lièvre nommé Grönholm
- Etape 2 : le film
- Pierre angulaire en Italie
- Insatiable Loeb
- Etape 3 : le film
- Grönholm prend tout
- Etape 1 : le film
- Grönholm a la voie libre
- Grönholm en forme olympique
- Loeb décroche la lune
- Chevrons sauvages
- Etape 3 : le film
- L'empreinte d'un géant
- Etape 1 : le film
- Duel dans la boue
- Etape 2 : le film
- Grönholm se fait la belle
- Grönholm l'a encore joué Finn
- Etape 1 : le film
- Grönholm attaque, Loeb riposte
- Etape 2 : le film
- Loeb solide, Grönholm fébrile
- Etape 3 : le film
- Rallye du Japon : Loeb record ! - 4 septembre 2006
- Le record pour Loeb
- Avantage Grönholm
- Etape 1: le film
- Etape 2 : le film
- Sans-faute pour Loeb
- Loeb intouchable
- Loeb compromet son troisième titre - France 3 Alsace, 28 septembre 2006
- Fracture du bras pour Loeb
- McRae en mission
- Très Ford !
- Grönholm la tête à l'envers
- Etape 3 : déclarations
- Et de trois pour Loeb !
- Loeb : "Ne prendre aucun risque"
- Etape 3 : déclarations
- Grönholm sans trembler
- Grönholm gagne, Ford champion
- Fréquelin : "Un nouveau départ"
- Loeb au pied de la montagne
- La C4 à l’épreuve du feu
- «Le feeling est bon»
- Loeb et la C4 à bon port
- Loeb démarre en fanfare
- Loeb, C4 fois plus fort
- Le festival Sordo
- Sordo et Loeb au-dessus
- Loeb en gestionnaire
- Une toute autre histoire
- Grönholm reste de glace
- Grönholm seul au monde
- Grönholm lave plus blanc
- Grönholm sur du velours
- Sur la route du Rallye de Norvège
- Ford en fête
- Ford, trium ravi
- Etape 1 : le film
- La réponse du champion
- Loeb perd tout
- Etape 2 : le film
- Etape 3 : le film
- Terre inconnue
- L’évolution Solberg
- Etape 1 : le film
- Loeb au sommet
- Loeb en profite
- Loeb poursuit son effort
- Loeb se détache
- Etape 2 : déclarations
- Mexico… corico
- Sur la route du Rallye du Portugal
- Etape 1 : le film
- Loeb en embuscade
- Loeb lâche les chevaux
- Etape 2 : le film
- Loeb creuse l’écart
- Loeb : plus que du panache
- Faro, terrain privé
- Six Ford pénalisées !
- La belle aubaine
- Un coup pour rien
- Loeb fait cavalier seul
- Loeb, la maîtrise totale
- Loeb supérieur
- Triple ban pour Loeb
- «Partir pour gagner»
- Loeb, tour de contrôle
- Loeb dans les temps
- Loeb pied au plancher
- Loeb dans un fauteuil
- Du retard à l’allumage
- La poisse pour Loeb
- Etape 3 : le film
- Grönholm revient de loin
- Subaru à la fête
- Grönholm en costaud
- Etape 2 : le film
- Grönholm est épique
- Le double effet Grönholm
- Etape 3 : Le film
- La merveille de Grönholm
- «J’y vais pour l’emporter»
- Les affaires se compliquent
- Galaxie Ford
- Sur les terres de Loeb
- Loeb passe la sixième
- La belle affaire
- C’est le Kaiser Loeb
- La surprise Duval
- Loeb reprend son bien
- Loeb tombe sur un os
- La voie est libre
- Grönholm de bon matin
- Loeb in extremis
- Loeb d’un souffle
- Grönholm d'un souffle
- Pour des broutilles…
- La défaite en chantant
- Etape 1: le film
- Les Citroën creusent l'écart
- Mission accomplie pour Loeb
- Le coup parfait
- Loeb garde le cap
- Loeb en beauté
- Loeb, d'un souffle
- Loeb dans les temps
- Grönholm lâche prise
- Etape 2 : le film
- Grönholm débranche, Loeb dégoupille
- 4 points, 3 possibilités
- C'est fini pour Grönholm
- Sayonara Grönholm
- Loeb dans le décor !
- Loeb abandonne
- Crash de Grönholm
- Grönholm K.-O., Loeb leader
- Terminus pour Grönholm
- Etape 2 : le film
- Loeb au 36e dessus
- La balade irlandaise
- Le scénario idéal ?
- Loeb : "Terminer dans les cinq"
- Etape 1 : le film
- Hirvonen fait le boulot
- Loeb avance en aveugle
- Loeb! Loeb! Loeb! Loeb!
- La quatrième dimension
- Ford remet ça
- Retraite pour Grönholm !
- Grönholm retraité : réactions
- Pirelli manufacturier unique
- Etape 1 : le film
- Loeb sur une autre planète
- Loeb déjà devant
- Sordo stop, Loeb encore
- Loeb seul maître à bord
- Loeb s’est promené, Sport24.com, 2008-0128. Consulté le 2008-01-28
- Loeb : "Un grand moment"
- Loeb/Elena : la 100e
- Latvala en tête, Loeb à la faute
- Loeb : "Une erreur de pilotage"
- Loeb jette l'éponge
- Etape 2 : le film
- Latvala jeune premier
- La jeunesse triomphante
- Etape 1 : le film
- Loeb chasse Latvala
- Loeb en embuscade
- Etape 2 : le film
- Loeb prend le pouvoir
- Loeb libéré, Latvala essoufflé
- Tapis rouge pour Loeb
- Loeb : le coup du sombrero
- La passe de trois
- Etape 1 : le film
- Loeb tranquille
- Loeb en profite
- Etape 2 : le film
- Etape 3 : le film
- Loeb furieux
- La grogne avant la gagne
- Loeb, quatre à la suite
- Loeb dans le désert
- Sur la route du Rallye de Jordanie
- Etape 1 : le film
- Citroën devant Ford
- Loeb dans les temps
- Sordo contient Loeb
- Loeb : l'accident
- Terminus pour Loeb
- Hirvonen double Loeb
- Hirvonen fait coup double
- Loeb ne traîne pas
- Citroën prend positions
- Loeb à pas de géant
- Loeb trace, Latvala déboule
- Loeb, 40 de fièvre
- C’était moins une !
- Loeb ne calcule pas
- Loeb vire en tête
- Loeb et la mauvaise Grèce
- Loeb perd la tête
- Loeb, la victoire de l'intelligence
- Loeb fait coup double
- A l’épreuve de la terre
- Hirvonen démarre fort
- Ford joue la montre
- Loeb le balayeur
- Loeb limite la casse
- Loeb lâche prise
- Ford reprend la main
- Ford récolte les fruits
- Loeb conquiert la Finlande
- Un Loeb en Nord
- La Finlande à la loupe
- Loeb toujours invincible ? - Eurosport.fr, 12 août 2008
- Loeb, Trèves ininterrompue
- La 7ème merveille de Loeb
- Loeb attaque fort
- Loeb comme à la parade
- Loeb : "La pression sur Ford"
- Loeb en alerte, Hirvonen en tête
- Hirvonen prend les devants
- Loeb se place en embuscade
- La guerre des nerfs
- Pantalonnade chez les Kiwis
- Loeb et Citroën par K.-O.
- Tout bénéfice
- Loeb ne s'arrête pas
- Loeb tout puissant
- Loeb, la passe de quatre
- Le festival Loeb
- Corsé mais pas très serré
- Loeb conclut en beauté
- La Corse à la loupe
- Et de cinq pour Loeb
- Mais jusqu'où ira Loeb ?
- Loeb va la jouer tactique
- Loeb dans les temps
- Etape 1 : le film
- Latvala affole la meute
- Latvala entretient l’espoir
- Etape 2 : le film
- Loeb marque Latvala
- Loeb n’a pas abdiqué
- Des British "pas fair play"
- Loeb parfait, Citroën champion
- Quel bouquet final !
- Sordo : "Beaucoup d'aquaplaning"
- Loeb : "Vraiment terrible"
- [Loeb : "Inconduisible !"]
- Etape 1 : le film
- Loeb douche la concurrence
- L’ES7 et l’ES8 annulées
- Loeb déjà intouchable
- Loeb prend encore l'Eire
- Loeb déjà leader
- La balade irlandaise de Loeb
- Loeb, crème glacée
- Loeb: "Mieux qu'en Finlande"
- Première pour Loeb !
- Loeb roi de la glisse
- Etape 1 : le film
- Etape 2 : le film
- Loeb sur le fil
- Tout se jouera dimanche
- Loeb : «A la limite»
- Loeb a attaqué "comme un dingue"
- Sur la route du rallye de Chypre
- Vers la 50e rugissante ?
- Etape 1 : le film
- Loeb : Mission accomplie
- Une pluie providentielle ?
- Loeb, le compteur à 50
- Loeb : "Impossible à imaginer"
- Loeb passe les 50
- Etape 1 : le film
- Enfin du suspense !
- Loeb mal embarqué
- Loeb, contrat rempli
- Etape 2 : le film
- Loeb fait le trou
- Loeb, l'extra-terrestre
- Loeb sans concurrence
- Loeb règne au pays de Fangio
- Loeb, évidemment
- Etape 1 : le film
- Un boulevard pour Loeb
- Loeb passe à l’attaque
- Abandon d’Hirvonen
- Latvala n'a pas bluffé
- Loeb balaie pour Latvala
- Loeb passe à l’attaque
- Loeb pénalisé de 10 secondes
- Loeb conteste la pénalité
- Crevaison pour Loeb
- Ford vers le doublé
- Sale journée pour Loeb
- Latvala a plané
- Pénalisé, Loeb passe 4e
- Loeb rétrogradé
- « ES17 : Rautenbach a fait son devoir », sur wrc.com, site du WRC, 28 juin 2009. Consulté le 1er novembre 2009.
- « Loeb remercie son équipier », sur wrc.com, site de la WRC, 4 octobre 2009. Consulté le 1er novembre 2009.
- Wilson : «Jamais vu ça» - L'Équipe, 8 mai 2010
- Rallye de Bulgarie : La razzia de Loeb et Citroën - Sport365.fr, 11 juillet 2010
- Hirvonen à Loeb : “C’est le jeu !”, sur automoto365.com, mis en ligne le 26 mars 2011
- Rallye de Grèce - "On sait qui est le n°1 : c'est Ogier !"
- Rallye de Grèce - Ogier, une victoire à la Pyrrhus
- "Nous allons faire quelque chose", sur eurosport
- Loeb-Ogier : ça brûle, sur Sport 24
- "Déconcentré par un split", sur eurosport
- Sébastien Loeb et Citroën expliquent la stratégie mise en place, sur AutoMoto365.com, mis en ligne le 11 septembre 2011
- Sébastien Loeb est officiellement champion du monde 2011 !, sur AutoMoto365.com, mis en ligne le 11 novembre 2011
- [1]
- Sébastien Loeb remporte le Rallye Monte-Carlo !, automoto365.com, mis en ligne le 22 janvier 2012
- Citroën renonce à faire appel de la sanction d'Hirvonen
- Citroën contrôle Hirvonen
- Citroën fige les positions
- Loeb, c'est passé Finn
- Rallye d'Allemagne: derrière Loeb, l'hécatombe
- Sébastien Loeb, Daniel Elena et Citroën champions du monde !
- Sébastien Loeb : programme partiel en 2013, avenir possible en WTCC
- 3 à 5 rallyes pour Loeb en 2013, sur leprogres.fr. Mis en ligne le 7 décembre 2012, consulté le 7 décembre 2012
- (en) David Evans, « Sebastien Loeb insists Monte Carlo win won't alter retirement plans », sur autosport.com. Mis en ligne le 21 janvier 2013, consulté le 21 janvier 2013
- Gaëtane Morin, « Sport : Loeb tire sa révérence », sur leparisien.fr. Mis en ligne le 18 février 2013, consulté le 18 février 2013
- Cédric Voisard, « PSA peut-il se permettre de poursuivre en WRC avec Citroën ? », sur lefigaro.fr. Mis en ligne le 24 septembre 2012, consulté le 24 septembre 2012
- (en) Hirvonen: “We need to go back to the drawing board”, sur wrc.com. Mis en ligne le 12 mars 2013, consulté le 12 mars 2013
- Interview de Thierry Neuville pour France TV Sport le 11 mars 2013 : "Ca pousse, commentait Thierry Neuville (3e de l'épreuve) à propos de la Polo. J'étais derrière Ogier au départ d'une super spéciale où il était opposé à Mads Otsberg (Fiesta) et il l'a semé sur les cinq premiers mètres. Même nous, pilotes, nous nous sommes régalés à voir ça".
- Sébastien Loeb, « Seb Loeb : « Circuit, rallye et course-de-côte » », sur best-of-rallylive.com. Mis en ligne le 8 avril 2013, consulté le 8 avril 2013
- Henning Solberg, Mikko Hirvonen et Sébastien Loeb
- Mikko Hirvonen, Sébastien Loeb et Sébastien Ogier
- Auriol, Biasion et Panizzi
- Hannu Mikkola et Petter Solberg
- [Achim Warmbold et Mikko Hirvonen]
- Ce record est incertain car il reste encore une demi douzaine de rallyes auxquels Markku Alén a participé dans les années 1970 et dont les vainqueurs des ES sont inconnus.
- Loeb : un saut de 85 mètres !
- Travis Pastrana réalise un saut énorme et bat le record du monde avec sa Subaru
- Sébastien Loeb : Le Mans pas au programme - Endurance Magazine, 25 janvier 2011
- Sport : «Peugeot n'a plus les moyens de ses ambitions» - Le Figaro, 22 janvier 2012
- 24H du Mans - Peugeot confirme son départ - www.sportauto.fr, 18 janvier 2012
- Une Oreca 03 Sébastien Loeb Racing en ELMS - Auto Hebdo, 10 février 2012
- 24 Heures du Mans: l’écurie de Sébastien Loeb déclare forfait - Libération, 15 mars 2013
- 24 Heures du Mans - L’écurie de Sébastien Loeb déclare forfait - Dernières Nouvelles d'Alsace, 15 mars 2013
- Loeb renonce - L'Equipe, 15 mars 2013
- Sébastien Loeb Racing décline son invitation aux 24 Heures du Mans 2013 et en ELMS - www.sebastienloebracing.com, 15 mars 2013
- Loeb "content" - Eurosport, 18 novembre 2008
- Automobile : Sébastien Loeb, prophète en son virage
- Sébastien Loeb gagne aussi en Mitjet !
- Auto/GT-Tour - Deux podiums en deux jours pour Loeb au Castellet
- Loeb et les FIA GT Series à Nogaro !
- Parisy/Zuber lead the way in Free Practice 1
- FIA GT, Libres 1 : Sébastien Loeb Racing devant.
- FIA GT– Novadriver mène les libres 2
- Nogaro : Sébastien Loeb Racing brille lors des qualifications !
- Nogaro, Qualifs : René Rast (Audi) fait parler la poudre!
- Nogaro : Plusieurs pilotes pourraient être déclassés.
- FIA GT – Le Team WRT en pole devant Sébastien Loeb Racing (MAJ)
- Loeb d'entrée
- FIA GT Series: Sébastien Loeb gagne déjà !
- FIA GT – Loeb Racing vient à bout du Team WRT
- FIA GT – Le Team WRT fait un triplé à Nogaro
- Nogaro : Stippler/Sandström héritent de la victoire.
- Nogaro : Loeb/Parente pénalisés à l'issue de la course.
- FIA GT – Le Reiter en pole à Zolder
- Zolder, Qualifs : Kox (Lamborghini) met tout le monde d'accord!
- FIA GT – Team WRT s'impose à Zolder
- Zolder, Course 1 : Ortelli/Vanthoor (Audi) sans contestation !
- Sébastien Loeb en Porsche Supercup
- Le nouveau défi de Sébastien Loeb: la Porsche Supercup
- Sébastien Loeb à Barcelone et Monaco en Porsche Supercup !
- Loeb à Barcelone et à Monaco en Porsche Cup
- Sébastien Loeb en Porsche SuperCup à Barcelone et à Monaco
- Porsche Supercup - Loeb 16e des essais libres
- Commendable – Well done Loeb
- Edwards first 2013 pole-setter
- Barcelone, Qualifs : « Le potentiel pour faire mieux »
- ERDF MASTERS KART : LOEB AU DÉPART!
- Citroën DS3 XL : 545 ch pour Loeb aux X-Games
- Loeb roi des X Games
- Loeb à Pikes Peak sur Peugeot 208!
- Sébastien Loeb relève le défi de Pikes Peak en... Peugeot
- Loeb va s'attaquer à Pikes Peak
- Pikes Peak : Sébastien Loeb engagé sur une Peugeot 208 préparée ?
- La 208 T16 Pikes Peak à l’épreuve du terrain
- Pikes Peak - Une 208 T16 qui donne le vertige !
- Peugeot Sport prépare sa 208T16 au Mont Ventoux !
- Liste des lauréats du Prix Roland Peugeot depuis 1957 - Académie des Sports
- Sébastien Loeb élu "Plus grand pilote de rallye de tous les temps"
- [2]
- AUTOSPORT Awards: Loeb wins International Rally and Gregor Grant
- « loeb-imparable » - Eurosport, 26 décembre 2009
- « Champion des champions France - Loeb-Elena élus » - L'Équipe, 30 décembre 2007
- « Champion des champions Fr. Loeb, Elena élus » - L'Équipe, 26 décembre 2009
- Sondage TNS-Sofres pour L'Équipe mag, 20 juin 2009.
- FIA : Loeb vice-président de la Commission des Pilotes
- http://www.sportune.fr/sport-business/classement-des-50-sportifs-francais-les-mieux-payes-en-2010-19416