Dino Zoff

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Dino Zoff
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Dino Zoff (1974)
Biographie
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Naissance (72 ans)
Lieu Mariano del Friuli (Italie)
Taille 1,83 m (6 0)
Période pro. 1961-1983
Poste Gardien de but puis entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
Drapeau : Italie Udinese
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1961-1963 Drapeau : Italie Udinese 39 (0)
1963-1967 Drapeau : Italie Mantoue 131 (0)
1967-1972 Drapeau : Italie Naples 143 (0)
1972-1983 Drapeau : Italie Juventus 479 (0)
Total 792 (0)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1968-1983 Drapeau : Italie Italie 112 (0)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1986-1988 Drapeau : Italie Italie olympique
1988-1990 Drapeau : Italie Juventus
1990-1994 Drapeau : Italie Lazio
1996-1997 Drapeau : Italie Lazio
1998-2000 Drapeau : Italie Italie
2001 Drapeau : Italie Lazio
2005 Drapeau : Italie Fiorentina
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Dino Zoff (né le 28 février 1942 à Mariano del Friuli dans la province de Gorizia au Frioul-Vénétie julienne) est un footballeur international italien (qui évoluait au poste de gardien de but), devenu par la suite entraîneur puis dirigeant de football.

En raison de son palmarès et de son exceptionnelle longévité, il est considéré comme l'un des plus grands gardiens de l'histoire du football, l'un des plus grands joueurs transalpins, ainsi qu'un des plus grands noms du sport italien.

Champion d'Europe en 1968, du monde en 1982 (en tant que capitaine à l'âge de 40 ans, ce qui fait de lui le plus vieux vainqueur d'une coupe du monde) et vice-champion du monde en 1970 avec l'équipe d'Italie, il est 47e parmi le classement des meilleurs joueurs du XXe siècle publié par le magazine World Soccer[1].

En 2004, Pelé l'a intégré dans sa liste du FIFA 100, liste des 125 plus grands joueurs vivants. La même année, pour le 50e anniversaire de l'UEFA, elle demande à chaque fédération européenne d'indiquer son propre meilleur joueur de la dernière moitié du XXe siècle. La FIGC nomme alors Zoff, désigné donc comme Golden Player par l'UEFA.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

Carrière en club[modifier | modifier le code]

La carrière de Dino Zoff commence par un échec. À 14 ans, il est en effet rejeté aux tests d'entrée de l'Inter Milan ainsi que de la Juventus à Turin. En cause, une taille jugée trop modeste pour faire carrière dans les buts[2]. Il doit alors se rabattre sur le modeste club de Marianese pour débuter.

Mais cinq ans plus tard, en 1961, avec 33 centimètres de plus, il est engagé à 19 ans par l'Udinese, club de Serie A. Ses débuts à Udine sont délicats, et Zoff n'est que rarement titulaire. Il dispute le premier match de sa carrière en Serie A le 24 septembre 1961 lors d'une défaite 5-2 contre la Fiorentina[3] (avec deux doublés d'Aurelio Milani et de Kurt Hamrin), avec des buts qualifiés d'imparables par le Corriere dello Sport[4]. Il doit attendre l'année suivante et la relégation de son équipe en Serie B pour enfin faire parler de lui. Au total, il joue en tout 39 matchs pour 57 buts encaissés avec le grand club de sa région natale, le Frioul.

Ensuite engagé par le club de Mantoue pour la somme de 30 millions de lires, il s'affirme comme un des meilleurs gardiens italiens. Malgré cela, il n'est pas appelé pour disputer la Coupe du monde de football 1966 avec la Squadra Azzurra. Il dispute en tout 131 matchs en quatre saisons avec le club mantouan (dont 111 buts encaissés), jouant sa dernière rencontre le 1er juin 1967 lors d'une victoire 1-0 sur l'Inter.

Il attire ensuite l'attention d'Achille Lauro, propriétaire du quotidien Il Roma et du SSC Naples. En 1968, Zoff est transféré à Naples le dernier jour du mercato d'été à minuit, pour la somme de 120 millions de lires plus le gardien Claudio Bandoni. Il joue son premier match sous les couleurs napolitaines le 24 septembre 1967 lors d'une victoire 1-0 sur l'Atalanta, et son dernier le 12 mars 1972 lors d'une défaite 2-0 à Milan contre l'Inter. Au total, il a disputé 143 rencontres en Campanie, pour 110 buts encaissés (il disputa notamment tous les matchs du club sans interruption durant cette période).

Surnommé SuperDino[5], il fait rebondir sa carrière en signant en 1972 à la Juventus. Avec la Vieille Dame, il dispute son premier match le 27 août 1972 en coupe d'Italie lors d'un succès 3-0 sur Foggia[3], son premier match européen le 13 septembre 1972 lors d'une défaite 1-0 en coupe des clubs champions contre l'Olympique de Marseille[3], et son premier match en championnat le 24 septembre 1972 lors d'une victoire 2-0 sur le terrain de Bologne[3]. C'est à la fin de sa première saison bianconera qu'il remporte le premier titre de sa carrière avec le scudetto de 1972-73. Sa première véritable reconnaissance internationale sur le plan individuel a lieu le 20 décembre 1975 lorsqu'il termine à la 14e place au classement final du Ballon d'or[6]. Il reste en tout onze saisons à la Juve, y glanant la bagatelle de six titres de champion d'Italie (1972-73, 1974-75, 1976-77, 1977-78, 1980-81, 1981-82), deux coupes nationales (1978-79, 1982-83), sans oublier une victoire en Coupe UEFA en 1976-77.

Carrière en sélection[modifier | modifier le code]

Franco Causio, le président italien Sandro Pertini, Dino Zoff (en bas à gauche) et le sélectionneur Enzo Bearzot à leur retour d'Espagne avec la coupe du monde 1982 à peine remportée.

C'est suite à son transfert pour le Napoli qu'il effectue enfin ses débuts en sélection, à 26 ans. Sa première sélection a lieu à Naples le 20 avril 1968 lors d'une victoire 2-0 sur la Bulgarie[3]. Il remporte ensuite dans la foulée le Championnat d'Europe 1968 en tant que titulaire (il y dispute deux matchs), pour son quatrième match seulement avec l'Italie.

Ensuite en grande concurrence au poste de titulaire avec Enrico Albertosi, il est seulement remplaçant lors du Mondial 1970, compétition lors de laquelle il ne dispute aucun match, et dispute quatre ans plus tard la coupe du monde 1974 où l'Italie est éliminée dès le premier tour (et où il dispute trois matchs). Il détient également le record mondial de la plus longue période passée sans concéder un but en sélection (1142 minutes consécutives)[7], entre le 20 septembre 1972 lorsque Zoff encaissa un but à la 72e lors d'une victoire 3-1 contre la Yougoslavie, et le 15 juin 1974 suite à un but marqué par Emmanuel Sanon à la 46e lors d'une victoire 3-1 contre Haïti[8].

En 1977, après la retraite internationale de Giacinto Facchetti, Zoff devient le nouveau capitaine de la Nazionale. En 1978 et 1980, Zoff et sa sélection termine respectivement aux 4e place de la coupe du monde (sept matchs disputés pour sa première compétition internationale en tant que capitaine) et de la coupe d'Europe (quatre matchs disputés).

Son plus grand fait d'armes est bien son titre de champion du monde au Mundial 1982 (où il joue en tout sept matchs), au crépuscule de sa carrière, un an à peine avant de prendre sa retraite, à l'âge de 40 ans, ce qui fait de lui le vainqueur le plus âgé de ce trophée. Il est le seul joueur italien à avoir remporté la coupe d'Europe et la coupe du monde avec la sélection italienne.

Zoff détient également une sélection symbolique avec l'équipe d'Europe en 1982. Il dispute à 41 ans sa dernière sélection le 29 mai 1983 lors d'une défaite 2-0 contre la Suède à Göteborg, après avoir porté les couleurs italiennes durant 15 ans (pour un total de 112 rencontres et 83 buts encaissés[9]). Il est le premier joueur de l'histoire du football italien à avoir atteint la barre des 100 sélections.

Entraîneur et dirigeant[modifier | modifier le code]

À la fin de sa carrière de footballeur, il entame alors une nouvelle carrière d'entraîneur, tout d'abord dans les rangs de la FIGC, qui le nomme à la tête de la sélection olympique. Zoff réussit à se qualifier pour les Jeux olympiques d'été de 1988 à Séoul, avant d'être remplacé en Corée du Sud par Francesco Rocca où l'Italie finit 4e.

Il intègre ensuite le staff technique de la Juventus, dont il devient l'entraîneur de 1988 à 1990. Limogé par les Bianconeri malgré une victoire en Coupe UEFA en 1990, il part alors rejoindre la Lazio, alors propriété de Sergio Cragnotti, dont il devient le président en 1994. En 1997, il accepte même la grosse responsabilité de devenir président-entraîneur du club après le départ de Zdeněk Zeman.

Mais l'appel du terrain reste le plus fort, et en 1998, il accepte de prendre en main la Squadra Azzurra. Il ne s'en faudra que de quelques secondes pour que Zoff passe du statut de potentiel héros à celui d'entraîneur maudit. Pratiquant un jeu ouvert et offensif, l'équipe d'Italie séduit et se hisse jusqu'en finale de l'Euro 2000, après notamment une victoire héroïque contre les Pays-Bas en demi-finale. Mais en finale, l'Italie subit l'une des défaites les plus cruelles de son histoire en perdant contre la France un match qu'elle menait dans les arrêts de jeu. Zoff démissionne quelques jours plus tard après avoir subi de violentes critiques de la part de Silvio Berlusconi.

De retour ensuite à la Lazio de Rome, Zoff est démis de ses fonctions après un calamiteux début de saison 2001.

En 2005, on fait à nouveau appel à lui pour assurer un intérim de 6 mois à la Fiorentina et pour éviter au club une relégation en Serie B italienne.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Drapeau : Italie Juventus
 

En sélection[modifier | modifier le code]

Drapeau : Italie Italie
 

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Entraîneur[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Drapeau : Italie Juventus
 

En sélection[modifier | modifier le code]

Drapeau : Italie Italie
 

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « World Soccer 100 Players of the Century », englandfootballonline.com,‎ 11 décembre 2009
  2. [PDF] « Dino Zoff », uniparmaclub.it,‎ 30 octobre 2011 (), p. 1
  3. a, b, c, d et e (it) Profil de Zoff sur Myjuve.it
  4. (it) Corriere dello Sport, 25 septembre 1961, page 8 emeroteca.coni.it
  5. (it) I SOPRANNOMI DEI GIOCATORI — Juworld.net
  6. (en) Ballon d'or 1975 — rsssf.com.
  7. (en) Roberto Mamrud, « Dino Zoff - Century of International Appearances », rsssf.com,‎ 4 août 2004
  8. (it) « Il Maggior periodo di imbattibilità nella Nazionale Italiana », ilportiere.com,‎ 30 octobre 2011
  9. Dont 93 sélections pour 66 buts encaissés durant sa période à la Juventus.
  10. Le trophée de Seminatore d'oro (qui se tint de 1956 à 1990) était un prix décerné par la FIGC (puis par INA Assitalia à partir de 1982) au meilleur entraîneur de la saison en Italie. Il fut remplacé par le Panchina d'oro à partir de 1991.
  11. Commendatore Ordine al Merito della Repubblica Italiana Sig. Dino Zoff, sur le site quirinale.it
  12. Grande Ufficiale Ordine al Merito della Repubblica Italiana Sig. Dino Zoff, sur le site quirinale.it

Liens externes[modifier | modifier le code]

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