Équipe de Tchécoslovaquie de football

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Drapeau : Tchécoslovaquie Équipe de Tchécoslovaquie

Écusson de l' Équipe de Tchécoslovaquie
Généralités
Confédération UEFA
Couleurs rouge et blanc
Personnalités
Plus sélectionné Zdeněk Nehoda (90)
Meilleur buteur Antonín Puč (34)

Rencontres officielles historiques

Premier match 28 août 1920 (Yougoslavie, 7-0)
Dernier match 17 novembre 1993 (Belgique, 0-0)
Plus large victoire 8-0, Thaïlande (18 octobre 1968)
Plus large défaite 3-8, Hongrie (19 septembre 1937)

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 8
médaille d'argent, Coupe du Monde médaille d'argent, Coupe du Monde Finaliste en 1934 et 1962
Championnat d'Europe Phases finales : 3
médaille d'or, Europe Vainqueur en 1976
Jeux olympiques médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'or en 1980

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

L'équipe de Tchécoslovaquie de football (Československá fotbalová reprezentace), créée en 1920 et dissoute en 1993, est la sélection de joueurs tchécoslovaques représentant le pays dans les compétitions internationales de football masculin. Elle succède à l'équipe de Bohême.

L'équipe tchécoslovaque réalise son premier match lors des Jeux olympiques d'Anvers de 1920, deux après l'indépendance de la Tchécoslovaquie. Quelques années plus tard, la sélection participe à sa première coupe du monde et termine finaliste de l'édition 1934, vaincue par l'Italie. Les années suivantes sont plus compliquées pour la sélection. Elle est victime de l'Occupation allemande lors de la seconde Guerre mondiale et la Tchécoslovaquie devient la Bohême-Moravie. Redevenue tchécoslovaque, la sélection vit des jours difficiles et n'arrive pas à franchir le premier tour de la coupe du monde jusqu'en 1962.

Le début des années 1960 sont le symbole du retour au très haut niveau des tchécoslovaques qui terminent troisièmes de l'Euro 1960 et finalistes de la coupe du monde 1962, s'inclinant face au Brésil. Mais après ces performances, le niveau baisse à nouveau et la Tchécoslovaquie n'arrive pas à dépasser le 1er tour des compétitions. Quelques années plus tard, la Tchécoslovaquie crée la surprise en étant sacrée championne d'Europe 1976 puis championne olympique en 1980. La Tchécoslovaquie réalise un dernier quart de finale en Coupe du Monde, en 1990.

Après la dissolution du pays en 1993, l'équipe nationale laisse la place à deux nouvelles sélections : la République tchèque, finaliste de l'Euro 1996, et la Slovaquie. La République tchèque est considérée par la Fédération internationale (FIFA) et le Comité international olympique (CIO) comme l'héritière juridique et statistique de l'équipe de Tchécoslovaquie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fort de deux finales de Coupe du monde de football en 1934 et 1962 et d’un titre de champion d’Europe en 1976, la Tchécoslovaquie est une sélection forte en Europe et dans le monde. L’apogée du football tchécoslovaque se situe dans les années 1970 et 1980, avec le championnat d’Europe et la médaille d'or olympique.

La Bohême au temps de l'empire austro-hongrois[modifier | modifier le code]

Avant la Première Guerre mondiale, le territoire de la Tchécoslovaquie est sous domination de l'Autriche-Hongrie. Le football apparaît dans la région à la fin du XIXe siècle[1], notamment à Prague, qui compte de nombreux étudiants. Les premiers clubs, le SK Slavia Prague puis l'AC Sparta Prague, sont fondés en 1892 et 1895, et un premier championnat de Bohême et Moravie (cs) organisé à partir de 1896[2].

Le 19 octobre 1901, treize clubs fondent la Český svaz footballový (ČSF) (en français : « Association tchèque de football »), l’ancêtre de l'actuelle Fédération de République tchèque. Six ans plus tard, elle devient membre de la FIFA[1], mais seulement à titre provisoire à la suite des protestations de l'Association autrichienne. Une équipe de Bohême et Moravie est mise en place à partir de 1903 pour disputer des matchs amicaux face aux voisins de Hongrie. Entre 1903 et 1908, les deux sélections s'affrontent six fois, avant que la Bohême et Moravie ne défie à Prague l'équipe anglaise, qui achève sa première tournée continentale par une victoire 4-0[3]. Jan Košek (cs) est une des vedettes de cette période.

Débuts contrastés de l’équipe de Tchécoslovaquie (1920-1932)[modifier | modifier le code]

Créée en 1918 à partir de territoires austro-hongrois peuplés de Tchèques, de Slovaques et de Ruthènes, ainsi qu'une importante population de langue allemande dans les Sudètes ainsi que des minorités hongroises, la Tchécoslovaquie peine d'abord à établir sa légitimité. L'association tchèque n'est rebaptisée qu'en 1922 Československá associace footballová (ČSAF) (en français : « association tchécoslovaque de football »), et un championnat national organisé qu'à partir de 1925.

Photographie en noir et blanc, vue d'un but de football : le gardien n'arrive pas à atteindre la ballon, tiré par penalty
Finale des Jeux olympiques d'Anvers de 1920 entre la Belgique et la Tchécoslovaquie.

La pratique football étant cependant bien implantée dans le pays, une sélection nationale est mise en place à l'occasion des Jeux olympiques d'Anvers de 1920, comptant essentiellement des joueurs du Sparta Prague. Elle affronte le 28 août la Yougoslavie qui fait elle aussi ses débuts officiels, et remporte largement le match sur le score de sept buts à zéro[4],[5]. Sur la lancée de cette victoire spectaculaire, les Tchécoslovaques atteignent la finale, en écartant la Norvège (4-0) puis la France (4-1), où ils affrontent la Belgique, pays hôte. Mais menés 2 à 0 après une demi-heure de jeu et ulcérés par l'arbitrage qu'ils jugent biaisé, les Tchécoslovaques abandonnent la partie après 39 minutes. La sélection est disqualifiée de la compétition et repart sans médaille[6].

La sélection de Tchécoslovaquie ne reprend du service qu'un an plus tard. Elle enchaîne les matchs amicaux, souvent victorieux, jusqu'aux Jeux olympiques de Paris de 1924. Après avoir battu la Turquie au premier tour, la Tchécoslovaquie, donnée favorite, affronte la Suisse[5]. Le match est heurté : les Tchécoslovaques ouvrent le score mais sont finalement rejoints, après que Josef Čapek ait été expulsé par l'arbitre[7]. Un match d'appui est organisé, que les Suisses (dont le buteur Max Abegglen est promu capitaine) remportent en toute fin de partie. L'étonnante équipe de Suisse, dirigée par les Britanniques Teddy Duckworth et Jimmy Hogan et le Hongrois Izidor Kürschner, ne s'incline qu'en finale face à l'Uruguay, qui a époustouflé les observateurs par son niveau de jeu[8],[9].

Le professionnalisme est introduit dans le football tchécoslovaque en 1925, avec la création du championnat national. En 1927, l'Autrichien Hugo Meisl impulse l'organisation d'une compétition des sélections d'Europe centrale, baptisée « Coupe internationale européenne », à l'image de la Coupe Mitropa pour les clubs (dont la première édition est remportée par le Sparta Prague). Antonín Švehla, premier ministre tchécoslovaque, offre le trophée, la « Coupe Švehla »[10]. Les sélections d'Autriche, de Hongrie, d'Italie, de Suisse et de Tchécoslovaquie, soit les meilleures du moment en Europe continentale, s'affrontent dans un mini-championnat, qui se déroule de septembre 1927 à mai 1930. L'Italie l'emporte avec cinq victoires et un nul en huit rencontres, tandis qu'avec quatre victoires et deux nuls, la Tchécoslovaquie est 3e[11].

En 1928, la Fédération organise à Prague un tournoi pour le 10e anniversaire de l'indépendance du pays, que la Tchécoslovaquie remporte en finale face à la Yougoslavie[5]. Par contre elle ne répond pas en 1930 à l'invitation de participer à la première édition de la Coupe du monde de football en Uruguay. L'Europe n'y est représentée que par la Roumanie, la Yougoslavie, la France et la Belgique.

Devant le succès populaire rencontré par la Coupe internationale, une nouvelle édition est organisée de février 1931 à octobre 1932. Malgré les sept buts en huit matchs de František Svoboda, la Tchécoslovaquie termine cette fois 4e, loin derrière l'intouchable Wunderteam autrichienne[12]. Une troisième édition se déroule d'avril 1933 à novembre 1935, sans plus de succès pour les Tchécoslovaques[10].

Éphémère succès de la Coupe du monde 1934[modifier | modifier le code]

Le succès populaire de la Coupe du monde 1930 en Uruguay conduit la FIFA à planifier une nouvelle édition, en Europe cette fois-ci. L'Italie de Benito Mussolini est choisie pour l'organiser. La Tchécoslovaquie doit passer par un tour de qualification, remporté sur la Pologne en octobre 1933[13]. Pour sa première participation à une Coupe du monde, l’équipe de Tchécoslovaquie est composée, comme à son habitude, de joueurs du Slavia et du Sparta essentiellement. Le tournoi, à élimination directe, ne pardonne pas la défaite. La Tchécoslovaquie bat en huitièmes de finale la Roumanie (2-1), puis la Suisse (3-2) et enfin l’Allemagne (3-1), en pratiquant un jeu de qualité[14]. Qualifiée pour la finale, la Tchécoslovaquie affronte l’Italie, pays organisateur, dont le pouvoir met les moyens nécessaires à la victoire[14]. La finale est violente et l'arbitre se fait plutôt conciliant avec les brutalités italiennes[14]. Antonín Puč ouvre le score à vingt minutes de la fin mais les Italiens égalisent in extremis par Raimundo Orsi, un Argentin naturalisé, et l'emportent finalement en prolongation (2-1)[15]. Le meilleur buteur de la compétition est le Tchécoslovaque Oldřich Nejedlý avec cinq réalisations[16]. Malgré la défaite, les Tchécoslovaques rentrent en héros dans leur pays[15].

En octobre 1935, les Tchécoslovaques ont l'occasion de prendre une petite revanche en recevant l'Italie à Prague lors de leur dernier match en Coupe internationale. Même s'ils l'emportent (2-1), ils n'empêchent pas la victoire de l'Italie dans le tournoi, et ne terminent qu'à une modeste 4e place. En mars 1936 débute la 4e édition de la Coupe internationale, au cours de laquelle il concède la plus large défaite de l’histoire de la sélection contre la Hongrie, le 19 septembre 1937, sur le score de 8 buts à 3[5]. La compétition est interrompue en avril 1938 à la suite de l’Anschluss, l’annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie[10].

Photographie en noir et blanc d'un stade de football. Près du but, il y a plusieurs joueurs. Les tribunes sont remplies
Lors de la Coupe du monde 1938, la Tchécoslovaquie bat les Pays-Bas.

En lice pour participer à la Coupe du monde de 1938 en France, la Tchécoslovaquie passe facilement l'obstacle de la Bulgarie en tour préliminaire. Comme quatre ans plus tôt, le tournoi est à élimination directe. Au premier tour, la Tchécoslovaquie écarte les Pays-Bas (3-0 a. p.). En quart de finale, elle affronte le Brésil de Leônidas. Alors que les deux équipes ont la réputation de pratiquer un jeu « spectaculaire »[17], le match tourne au pugilat, à tel point qu'il reste connu comme la « Bataille de Bordeaux ». Le match, d'une rare violence, voient cinq joueurs sortir sur blessure (les remplacements n'existent alors pas encore), dont le gardien et capitaine Plánička et le buteur Nejedlý, sur fractures, et trois joueurs expulsés par l'arbitre[18]. Le score est cependant de parité en fin de rencontre (1-1), et un match d'appui est organisé deux jours plus tard. Avec deux équipes largement remaniées, les Auriverdes l'emportent cette fois (2-1).

La situation politique se détériore. En septembre 1938, les accords de Munich valident l'annexion des Sudètes, territoire de Tchécoslovaquie, par l'Allemagne nazie. La Pologne puis la Hongrie envahissent des zones limitrophes à l'automne. La sélection tchécoslovaque dispute son dernier match en décembre 1938 à Prague face à la Roumanie[5]. En mars 1939, l'Allemagne occupe la totalité du territoire restant, réparti entre Protectorat de Bohême-Moravie et République slovaque.

Occupation allemande et difficile période de l'après-guerre (1939-1954)[modifier | modifier le code]

Une sélection de Bohême-Moravie, sous occupation allemande, est rassemblée en août 1939. Elle réalise notamment l'exploit d'obtenir un match nul (4-4) contre l'Allemagne le 12 novembre 1939 à Breslau[3].

La Tchécoslovaquie retrouve son indépendance en avril 1945, sous la présidence d'Edvard Beneš, parti en exil pendant la guerre. L'équipe de football reprend son activité en avril 1946 et multiplie les matchs amicaux, à Prague et à travers l'Europe[5]. En février 1948, le Coup de Prague installe au pouvoir un régime communiste, fidèle à l'Union soviétique de Staline. La Tchécoslovaquie devient un pays du Bloc de l'Est.

La sélection poursuit cependant son existence. Elle est invitée à participer en 1948 à la 10e édition de la Coupe des Balkans, aux côtés de la Yougoslavie, de la Roumanie et de la Bulgarie notamment, mais participe aussi à la nouvelle Coupe internationale, qui renaît après guerre. Avec les événements politiques du moment, ces compétitions peinent cependant à se tenir. La Coupe des Balkans n'est pas finalement pas attribuée, tandis que la Coupe internationale s'étale sur cinq ans. La Tchécoslovaquie en termine 2e derrière la Hongrie de Ferenc Puskás, surnommée alors le « Onze d'or hongrois ».

Opposée à l'Espagne et au Portugal, la Tchécoslovaquie se retire des tours préliminaires à la Coupe du monde de 1950 sans jouer. Quatre ans plus tard, elle devance la Roumanie et la Bulgarie et obtient de faire son retour en Coupe du monde, organisée cette fois en Suisse. La compétition tourne au fiasco : les Tchécoslovaques repartent avec deux sévères défaites face à l'Uruguay, tenante du titre (2-0), et l'Autriche (5-0).

Retour au plus haut niveau, jusqu'à la Coupe du monde 1962[modifier | modifier le code]

Confrontation avec l'Irlande du Nord lors de la Coupe du monde 1958.

La Tchécoslovaquie attaque en mars 1955 la sixième édition de la Coupe internationale, qui dure encore une fois près de cinq ans. Elle remporte pour la première fois le tournoi, devant l'Autriche, la Hongrie, l'Italie, la Suisse et la Yougoslavie.

Elle se qualifie aussi pour la Coupe du monde de 1958, en Suède. Si elle s'incline face à la surprenante Irlande du Nord, à deux reprises (1-0 puis 2-1 a. p.), elle obtient un match nul prometteur face à l'Allemagne, championne du monde (2-2), avant d'écraser l'Argentine (6-1).

Timbre au fond bleu ciel avec deux joueurs de football.
Timbre représentant la victoire du Brésil sur la Tchécoslovaquie en finale de la Coupe du monde 1962.

Fort d’une troisième place au premier Championnat d’Europe des nations en 1960, la Tchécoslovaquie attaque la Coupe du monde de 1962 avec quelques certitudes. Elle bat au premier tour l’Espagne (1-0), puis fait match nul contre le Brésil (0-0), et perd contre le Mexique (1-3), mais se qualifie pour les quarts de finale en battant la Hongrie de façon heureuse, un but à zéro[19]. En demi-finale, la Tchécoslovaquie bat la Yougoslavie 3 buts à 1. Pour finir en finale, ils retrouvent le Brésil. Malgré l'ouverture du score de leur milieu de terrain Josef Masopust, vainqueur du Ballon d'or cette année-là, ils doivent s'incliner face au talent de Garrincha et des siens (3-1)[19],[20].

Le Championnat d’Europe 1976 : la consécration au niveau européen[modifier | modifier le code]

Entre temps, les tchécoslovaques enregistrèrent leur plus large victoire de leur histoire contre la Thaïlande, le 18 octobre 1968, sur le score de 8 buts à 0. Les tchécoslovaques ont remporté leur premier trophée sur la scène internationale en battant la RFA en finale du Championnat d'Europe 1976 à Belgrade (2-2 ap ; 5-3 tab)[21]. C'est à l'occasion de cette séance de tirs au but qu'un certain Antonín Panenka tenta et réussit son fameux penalty en « feuille morte », qui devient plus tard, la Panenka[21]. Avec Panenka, les autres héros tchécoslovaques du titre de 1976 se nomment Ivo Viktor, Marián Masný ou Zdeněk Nehoda.

La Tchécoslovaquie entre 1976 et 1993 : une équipe redoutée au niveau international[modifier | modifier le code]

Les Tchécoslovaques furent également champions olympiques aux J.O. de Moscou en 1980 et troisièmes de l'Euro 80. La dernière performance de cette équipe sous le nom de Tchécoslovaquie a pour cadre la Coupe du monde 1990 en Italie. Emmenés par leur buteur Tomáš Skuhravý (auteur de 5 buts), les Tchécoslovaques ne s'inclinent qu'en quart de finale contre les futurs vainqueurs allemands (1-0). Le dernier match officiel de la Tchécoslovaquie se joue à l’extérieur, contre la Belgique, le 17 novembre 1993, et ce match se solde un match nul 0 à 0. L’équipe de Tchécoslovaquie disparait en 1993 après la dissolution du pays et la mise en place deux nouvelles nations: la République tchèque et la Slovaquie.

Depuis 1993, la fédération de la République tchèque et ses sélections nationales sont les héritières de celles de Tchécoslovaquie. La sélection tchèque connaît dans les années qui suivent d'excellents résultats en championnat d'Europe.

Bilan de la Tchécoslovaquie de 1920 à 1993[modifier | modifier le code]

Fort de deux finales de Coupe du monde de football en 1934 et 1962 et d’un titre de Champion d’Europe en 1976, la Tchécoslovaquie était une nation forte en Europe et dans le monde. L’apogée du football tchécoslovaque fut les années 1970, où le titre le champion d’Europe est la consécration. À la fin de son existence avec la séparation entre la République tchèque et la Slovaquie le 1er janvier 1993, elle n’était pas en déclin, bien au contraire, elle s’imposa comme une équipe à craindre et plus qu’un outsider, un favori dans les compétitions internationales.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Tournois majeurs

Tournois mineurs

Parcours en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

  • 1930 : Non inscrit
  • 1934 : Finaliste
  • 1938 : Quart de finale
  • 1950 : Tour préliminaire
  • 1954 : 1er tour
  • 1958 : 1er tour
  • 1962 : Finaliste
  • 1966 : Tour préliminaire
  • 1970 : 1er tour
  • 1974 : Tour préliminaire
  • 1978 : Tour préliminaire
  • 1982 : 1er tour
  • 1986 : Tour préliminaire
  • 1990 : Quart de finale
  • 1994 : Tour préliminaire

Parcours en Championnat d'Europe[modifier | modifier le code]

  • 1960 : 3e
  • 1964 : Tour préliminaire
  • 1968 : Tour préliminaire
  • 1972 : Tour préliminaire
  • 1976 : Vainqueur
  • 1980 : 3e
  • 1984 : Tour préliminaire
  • 1988 : Tour préliminaire
  • 1992 : Tour préliminaire

Personnalités historiques[modifier | modifier le code]

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Vingt-quatre techniciens ont occupé la fonction de sélectionneur de l’équipe nationale depuis 1920[22]. Peu d'entre eux ont effectué de longs mandats. Václav Ježek est le sélectionneur ayant passé le plus de temps consécutivement à la tête de la sélection, lors de son premier mandat, long de six ans de 1972 à 1978, remportant entre-temps le championnat d'Europe en 1976. À l'exception de l'Écossais John William Madden, entraîneur du Slavia Prague et membre du comité de sélection pour les Jeux olympiques de 1920, la totalité des techniciens ayant exercé la fonction de sélectionneur sont tchécoslovaques.

Rang Nom Période
1 comité de sélection dont
Drapeau : Écosse John William Madden et Josef Fanta
1920
2 Josef Fanta 1922-1923
3 Jaroslav Bezecný 1924
4 Josef Fanta (2) 1930-1931
5 Rudolf Pelikán / Karel Petrů 1931
6 Josef Fanta (3) 1931-1932
7 Karel Petrů (2) 1932
8 Josef Fanta (4) 1932
9 Karel Petrů (3) 1933
10 Jaroslav Bezecný (2) 1933
11 Karel Petrů (4) 1933-1934
12 Jaroslav Bezecný (3) 1935-1937
13 Josef Meissner 1938
Sélectionneurs de l’équipe de Tchécoslovaquie
Rang Nom Période
14 Ferdinand Daučík 1948
15 Štefan Čambal 1949
16 Ladislav Ženíšek 1950-1951
17 Karol Borhý 1953-1954
18 Antonín Rýgr 1954-1955
19 Antonín Rýgr / Karel Kolský 1956
20 Antonín Rýgr 1956-1957
21 Antonín Rýgr / Karel Bejbl 1957
22 Karel Bejbl 1957
23 Antonín Rýgr (2) / Karel Bejbl 1957
24 Antonín Rýgr 1957
25 Karel Kolský (2) 1958
26 Rudolf Vytlačil 1958-1963
27 Václav Jíra 1963-1964
Rang Nom Période
28 Rudolf Vytlačil (2) 1964
29 Václav Jíra (2) 1964-1965
30 Jozef Marko 1965-1970
31 Ladislav Novák / Ladislav Kačáni 1971-1972
32 Václav Ježek 1972-1978
33 Jozef Vengloš 1978-1982
34 František Havránek 1982-1983
35 Evžen Hadamczik 1984
36 František Havránek (2) 1984
37 Josef Masopust 1984-1987
38 Jozef Vengloš (2) 1988-1990
39 Milan Máčala 1990-1993
40 Václav Ježek (2) 1993

Principaux joueurs[modifier | modifier le code]

Joueurs les plus capés[23],[24]
# Joueur Période Sél. Buts
1. Zdeněk Nehoda 1971–1987 90 31
2. Marián Masný 1974–1982 75 18
Ladislav Novák 1952–1966 75 1
4. František Plánička 1926–1938 73 0
5. Karol Dobiáš 1967–1980 67 6
6. Josef Masopust 1954–1966 63 10
Ivo Viktor 1966–1977 63 0
8. Ján Popluhár 1958–1967 62 1
9. Antonín Puč 1926–1938 60 34
10. Antonín Panenka 1973–1982 59 17
Meilleurs buteurs[23],[25]
# Joueur Période Buts Sél.
1. Antonín Puč 1926–1938 34 60
2. Zdeněk Nehoda 1971–1987 31 90
3. Oldřich Nejedlý 1931–1938 28 43
Josef Silný 1925–1934 28 50
5. Adolf Scherer 1958–1964 22 36
František Svoboda 1927–1937 22 43
7. Marián Masný 1974–1982 18 75
8. Antonín Panenka 1973–1982 17 59
9. Jozef Adamec 1960–1971 14 44
Tomáš Skuhravý 1985–1993 14 43

Le joueur tchécoslovaque le plus célèbre est probablement le milieu de terrain Josef Masopust. C'est un joueur exceptionnellement complet, capable de défendre, de passer et de dribbler avec une efficacité égale[26],[27]. En 1960, il contribue à la victoire sur la France, à Marseille, en match pour la troisième place du premier championnat d'Europe. Deux ans plus tard, il conduit sa sélection en finale de la Coupe du monde, où il ouvre le score face au Brésil, tenant du titre et futur vainqueur. En fin d'année, il obtient le Ballon d'or[28].

L'attaquant Zdeněk Nehoda, avec 90 sélections entre 1971 et 1987, détient le record du nombre de sélections en équipe de Tchécoslovaquie. Antonín Puč, avec 34 buts en 60 sélections entre 1926 et 1938, est lui le meilleur buteur de l'histoire de la sélection. Oldřich Nejedlý est le meilleur buteur de la Coupe du monde 1934. Le gardien de but Ivo Viktor, troisième du Ballon d'or 1976, est le seul joueur tchécoslovaque à être apparu sur le podium de ce trophée à part Masopust.

L'attaquant Antonín Panenka a donné son nom à une technique particulière de tirer les penaltys, devenue célèbre pour avoir été tentée en finale de la Coupe d'Europe des nations 1976 face à la RFA, alors que Panenka était le dernier tireur. L'attaquant Josef Bican est considéré comme l'un des buteurs les plus prolifiques de l'histoire (avec plus de 800 buts[29]), même s'il n'en compte que douze en quatorze sélections avec la Tchécoslovaquie entre 1938 et 1949.


Statistiques[modifier | modifier le code]

Nations affrontées[modifier | modifier le code]

Carte mondiale colorée
Carte des équipes rencontrées par la Tchécoslovaquie.
Nombre de matchs disputés contre l'équipe de Tchécoslovaquie de football :
  •      De un à trois matchs
  •      De quatre à neuf matchs
  •      De dix à quatorze matchs
  •      Plus de quinze matchs

Rivalités[modifier | modifier le code]

Records[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Associations membres : la République tchèque », UEFA.org (consulté le 4 mars 2015)
  2. (en) « Czechoslovakia / Czech Republic - List of League Tables », RSSSF (consulté le 4 mars 2015)
  3. a et b (en) « Bohemia and Moravia - International Matches », RSSSF (consulté le 4 mars 2015)
  4. « J.O. 1920 : La Tchécoslovaquie humilie la Yougoslavie 7 à 0 », sur athlet.org,‎ 28 août 1920 (consulté le 1er mars 2015)
  5. a, b, c, d, e et f (en) « Czechoslovakia (CSR/CSSR/RCS) - List of International Matches », RSSSF (consulté le 3 mars 2015)
  6. « Tournoi Olympique de Football Anvers 1920 », FIFA.com (consulté le 4 mars 2015)
  7. (en) « Czechoslovakia v Switzerland, 28 May 1924 » (consulté le 5 mars 2015)
  8. « Tournoi Olympique de Football Paris 1924 », FIFA.com (consulté le 5 mars 2015)
  9. (de) Beat Jung, Christian Koller, Fabian Brändle, Jürg Ackermann et Thomas Knellwolf, Die Nati : Die Geschichte der Schweizer Fussball-Nationalmannschaft, Verlag Die Werkstatt,‎ 2006, 416 p. (ISBN 3895335320, présentation en ligne)
  10. a, b et c (en) « International Cup », RSSSF (consulté le 5 mars 2015)
  11. (en) « 1st International Cup », RSSSF (consulté le 5 mars 2015)
  12. « Hugo Meisl : La tête pensante de la Wunderteam », FIFA.com (consulté le 5 mars 2015)
  13. Dans le groupe 5 des tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1934, la Pologne et la Tchécoslovaquie se rencontrent en matchs aller-retour. Le match aller voit la victoire de la Tchécoslovaquie en Pologne, à Varsovie (2-1). En raison d'un différend à propos de la frontière entre la Pologne et la Tchécoslovaquie, le gouvernement polonais n'autorise pas son équipe nationale à quitter le territoire, qui doit déclarer forfait pour le match retour en Tchécoslovaquie.
  14. a, b et c Pierre Meignan, « La Tchécoslovaquie, vice-championne du monde de football en 1934 », Radio Prague,‎ 16 juillet 2014 (consulté le 1er mars 2015)
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