Équipe de Tchécoslovaquie de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe de Tchécoslovaquie de football féminin.

Drapeau : Tchécoslovaquie Équipe de Tchécoslovaquie

Écusson de l' Équipe de Tchécoslovaquie
Généralités
Confédération UEFA
Couleurs rouge et blanc
Personnalités
Plus sélectionné Zdeněk Nehoda (90)
Meilleur buteur Antonín Puč (34)

Rencontres officielles historiques

Premier match 28 août 1920 (Yougoslavie, 7-0)
Dernier match 17 novembre 1993 (Belgique, 0-0)
Plus large victoire 7-0, Yougoslavie (28 août 1920 et 28 octobre 1925)
Plus large défaite 3-8, Hongrie (19 septembre 1937)

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 8
médaille d'argent, Coupe du Monde médaille d'argent, Coupe du Monde Finaliste en 1934 et 1962
Championnat d'Europe Phases finales : 3
médaille d'or, Europe Vainqueur en 1976

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

L'équipe de Tchécoslovaquie de football (Československá fotbalová reprezentace), créée en 1920 et dissoute en 1993, est la sélection de joueurs tchécoslovaques représentant le pays dans les compétitions internationales de football masculin.

Succédant à l'équipe de Bohême, l'équipe tchécoslovaque apparaît en 1919, un an après l'indépendance de la Tchécoslovaquie, et dispute son premier match officiel lors des Jeux olympiques d'Anvers de 1920. En 1934, pour sa première participation à la Coupe du monde, elle ne s'incline qu'en finale face à l'Italie, pays hôte. Occupée par l'Allemagne lors de la seconde Guerre mondiale, la Tchécoslovaquie est disloquée entre plusieurs états, et plusieurs sélections « remplacent » celle de Tchécoslovaquie. Après sa libération le pays est en proie à une certaine instabilité politique, et la sélection peine à retrouver son niveau d'avant-guerre.

Le début des années 1960 marquent le retour au très haut niveau des Tchécoslovaques qui terminent troisièmes de l'Euro 1960 et sont finalistes de la Coupe du monde 1962, où ils s'inclinent de nouveau, face au Brésil. Cette embellie est brève, la Tchécoslovaquie n'arrivant plus ensuite à dépasser le 1er tour des compétitions, quand elle parvient à s'y qualifier. Elle crée pourtant la surprise en étant sacrée championne d'Europe en 1976, avant que son homologue olympique ne l'imite lors des Jeux olympiques de 1980. La Tchécoslovaquie réalise une dernière performance notable et atteignant les quarts de finale de la Coupe du monde de 1990.

Après la dissolution du pays en 1993, l'équipe nationale laisse la place à deux nouvelles sélections : la République tchèque, qui sera finaliste de l'Euro trois ans plus tard, et la Slovaquie. La République tchèque est considérée par la Fédération internationale (FIFA) et le Comité international olympique (CIO) comme l'héritière juridique et statistique de l'équipe de Tchécoslovaquie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Forte de deux finales de Coupe du monde de football en 1934 et 1962 et d’un titre de champion d’Europe en 1976, la Tchécoslovaquie est une sélection reconnue en Europe et dans le monde. L’apogée du football tchécoslovaque se situe dans les années 1970 et 1980, avec le championnat d’Europe et la médaille d'or olympique.

La Bohême au temps de l'empire austro-hongrois[modifier | modifier le code]

Avant la Première Guerre mondiale, le territoire de la Tchécoslovaquie est sous domination de l'Autriche-Hongrie. Le football apparaît en Europe centrale à la fin du XIXe siècle[1], notamment à Prague, qui compte de nombreux étudiants. Le premier match enregistré dans cette ville et dans le pays entier se déroule en 1892[2]. Les premiers clubs, le SK Slavia Prague puis l'AC Sparta Prague[2], sont fondés en 1892 et 1895, et un premier championnat de Bohême et Moravie est organisé à partir de 1896[3].

Le 19 octobre 1901, treize clubs fondent la Český svaz footballový (ČSF) (en français : « Association bohêmienne de football »), l’ancêtre de l'actuelle Fédération de République tchèque[2]. Six ans plus tard, elle devient membre de la FIFA[1], mais seulement à titre provisoire à la suite des protestations de l'Association autrichienne. Une équipe de Bohême et Moravie est mise en place à partir de 1903 pour disputer des matchs amicaux notamment face aux voisins hongrois[2]. Entre 1903 et 1908, les deux sélections s'affrontent six fois, avant que la Bohême et Moravie ne défie à Prague l'équipe anglaise, qui achève sa première tournée continentale par une victoire 4-0[2],[4]. Jan Košek est une des vedettes de cette période.

Les débuts contrastés de l’équipe de Tchécoslovaquie[modifier | modifier le code]

Créée en 1918 à partir de territoires austro-hongrois peuplés de Tchèques, de Slovaques et de Ruthènes, ainsi qu'une importante population de langue allemande dans les Sudètes ainsi que des minorités hongroises, la Tchécoslovaquie peine d'abord à établir sa légitimité. L'association tchèque n'est rebaptisée qu'en 1922 Československá associace footballová (ČSAF) (en français : « association tchécoslovaque de football »), et un championnat national organisé qu'à partir de 1925.

Photographie en noir et blanc, vue d'un but de football : le gardien n'arrive pas à atteindre la ballon, tiré par penalty
Finale des Jeux olympiques d'Anvers de 1920 entre la Belgique et la Tchécoslovaquie.

La pratique du football étant cependant bien implantée dans le pays[2], une sélection nationale est mise en place rapidement. En juin 1919, une délégation est envoyée aux Jeux interalliés à Paris. Si le tournoi est réservé au personnel militaire ayant participé aux combats de la première Guerre mondiale du côté des « Alliés », la sélection est dans les faits composée essentiellement de joueurs du Sparta Prague[5]. Avec trois victoires en poule puis une quatrième en finale contre la France (3-2), les Tchécoslovaques remportent la médaille d'or[6]. L'attaquant Antonín Janda brille particulièrement[5]. Ce dernier tournoi n'étant pas reconnu par le CIO et la FIFA, les débuts officiels de la sélection datent des Jeux olympiques d'Anvers de 1920, organisés l'été suivant. Elle affronte le 28 août la Yougoslavie, qui fait elle aussi ses débuts officiels, et l'emporte largement sur le score de sept buts à zéro[7],[8]. Sur la lancée de cette victoire spectaculaire, les Tchécoslovaques atteignent la finale en écartant la Norvège (4-0) puis la France (4-1). Ils y affrontent la Belgique, pays hôte. Menés 2 à 0 et ulcérés par l'arbitrage qu'ils jugent biaisé, les Tchécoslovaques abandonnent la partie après 39 minutes[2]. La sélection est disqualifiée de la compétition et repart sans médaille[9].

Après le succès de la sélection tchécoslovaque aux Jeux, le football se développe encore plus dans le pays avec la création du premier club professionnel tchécoslovaque et d'Europe centrale, le ZK Zidenice de la ville de Brno[10]. Recrutant de nombreux joueurs hongrois, le club en vient finalement à l'amateurisme marron et rémunère illégalement ses joueurs non-professionnels[10]. Le premier club professionnel de la région est donc un échec.

La sélection de Tchécoslovaquie ne reprend du service qu'un an plus tard. Elle enchaîne les matchs amicaux, souvent victorieux, jusqu'aux Jeux olympiques de Paris de 1924. Après avoir battu la Turquie au premier tour, la Tchécoslovaquie, donnée favorite, affronte la Suisse[8]. Le match est heurté : les Tchécoslovaques ouvrent le score mais sont finalement rejoints, après que Josef Čapek ait été expulsé par l'arbitre[11]. Un match d'appui est organisé, que les Suisses (dont le buteur Max Abegglen est promu capitaine) remportent en toute fin de partie. L'étonnante équipe de Suisse, dirigée par les Britanniques Teddy Duckworth et Jimmy Hogan et le Hongrois Izidor Kürschner, ne s'incline qu'en finale face à l'Uruguay, qui a époustouflé les observateurs par son niveau de jeu[12],[13].

Le professionnalisme est introduit dans le football tchécoslovaque en 1925, avec la création du championnat national, et l'adoption du statut professionnel par le AC Sparta Prague et le SK Slavia Prague[10],[2]. Cela représente aussi le premier championnat de football professionnel d'Europe centrale[2]. En 1927, l'Autrichien Hugo Meisl impulse l'organisation d'une compétition des sélections d'Europe centrale, baptisée « Coupe internationale européenne », à l'image de la Coupe Mitropa pour les clubs (dont la première édition est remportée par le Sparta Prague[2]). Antonín Švehla, premier ministre tchécoslovaque, offre le trophée, la « Coupe Švehla »[14]. Les sélections d'Autriche, de Hongrie, d'Italie, de Suisse et de Tchécoslovaquie, soit les meilleures du moment en Europe continentale, s'affrontent dans un mini-championnat, qui se déroule de septembre 1927 à mai 1930. L'Italie l'emporte avec cinq victoires et un nul en huit rencontres, tandis qu'avec quatre victoires et deux nuls, la Tchécoslovaquie est 3e[15].

En 1928, la Fédération organise à Prague un tournoi pour le 10e anniversaire de l'indépendance du pays, que la Tchécoslovaquie remporte en finale face à la Yougoslavie[8]. Par contre elle ne répond pas en 1930 à l'invitation de participer à la première édition de la Coupe du monde de football en Uruguay, malgré la présence de 227 joueurs professionnels tchécoslovaques[2]. L'Europe n'y est représentée que par la Roumanie, la Yougoslavie, la France et la Belgique.

Devant le succès populaire rencontré par la Coupe internationale, une nouvelle édition est organisée de février 1931 à octobre 1932. Malgré les sept buts en huit matchs de František Svoboda, la Tchécoslovaquie termine cette fois 4e, loin derrière l'intouchable Wunderteam autrichienne[16]. Une troisième édition se déroule d'avril 1933 à novembre 1935, sans plus de succès pour les Tchécoslovaques[14].

Éphémère succès de la Coupe du monde de 1934[modifier | modifier le code]

Les capitaines Combi et Plánička avant la finale de la Coupe du monde 1934.

Le succès populaire de la Coupe du monde de 1930 en Uruguay conduit la FIFA à planifier une nouvelle édition, en Europe cette fois-ci. L'Italie de Benito Mussolini est choisie pour l'organiser. La Tchécoslovaquie doit passer par un tour de qualification, remporté sur la Pologne en octobre 1933[note 1]. Pour sa première participation à une Coupe du monde, l’équipe de Tchécoslovaquie est composée, comme à son habitude, de joueurs du Slavia et du Sparta essentiellement. Le tournoi, à élimination directe, ne pardonne pas la défaite. La Tchécoslovaquie bat en huitièmes de finale la Roumanie (2-1), puis la Suisse (3-2) et enfin l’Allemagne (3-1), en pratiquant un jeu de qualité[17]. Qualifiée pour la finale, la Tchécoslovaquie affronte l’Italie, pays organisateur, dont le pouvoir met les moyens nécessaires à la victoire[17]. Dans le stade national du Parti National Fasciste et 45 000 spectateurs quasiment tous acquis à la cause de l'Italie[10], la finale est violente et l'arbitre se fait plutôt conciliant avec les brutalités de la Squadra Azzura[17]. Antonín Puč ouvre le score à vingt minutes de la fin mais les Italiens égalisent in extremis par Raimundo Orsi, un Argentin naturalisé, et l'emportent finalement en prolongation (2-1)[18]. La finale est le premier match de l'histoire commenté en direct à la radio[19]. Cette finale remportée par l'Italie renforce la popularité du leader fasciste Benito Mussolini[10]. Le meilleur buteur de la compétition est le Tchécoslovaque Oldřich Nejedlý avec cinq réalisations[20]. Malgré la défaite, les Tchécoslovaques rentrent en héros dans leur pays[18].

En octobre 1935, les Tchécoslovaques ont l'occasion de prendre une petite revanche en recevant l'Italie à Prague lors de leur dernier match en Coupe internationale. Même s'ils l'emportent (2-1), ils n'empêchent pas la victoire de l'Italie dans le tournoi, et ne terminent qu'à une modeste 4e place. En mars 1936 débute la 4e édition de la Coupe internationale. La compétition est interrompue en avril 1938 à la suite de l’Anschluss, l’annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie[14]. Durant cette période, en parallèle de la Coupe internationale, l'équipe réalise plusieurs matchs amicaux, comme en décembre 1937 à White Hart Lane contre l'Angleterre avec une courte défaite de quatre buts à cinq[10].

Photographie en noir et blanc d'un stade de football. Près du but, il y a plusieurs joueurs. Les tribunes sont remplies
Lors de la Coupe du monde 1938, la Tchécoslovaquie bat les Pays-Bas.

En lice pour participer à la Coupe du monde de 1938 en France, la Tchécoslovaquie passe facilement l'obstacle de la Bulgarie en tour préliminaire. Comme quatre ans plus tôt, le tournoi est à élimination directe. Au premier tour, la Tchécoslovaquie écarte les Pays-Bas (3-0 a. p.). En quart de finale, elle affronte le Brésil de Leônidas. Alors que les deux équipes ont la réputation de pratiquer un jeu « spectaculaire »[21], le match tourne au pugilat, à tel point qu'il reste connu comme la « Bataille de Bordeaux ». Le match, d'une rare violence, voient cinq joueurs sortir sur blessure (les remplacements n'existent alors pas encore), dont le gardien et capitaine Plánička et le buteur Nejedlý, sur fractures, et trois joueurs expulsés par l'arbitre[22],[23]. Le score est cependant de parité en fin de rencontre (1-1), et un match d'appui est organisé deux jours plus tard. Avec deux équipes largement remaniées, les Auriverdes l'emportent cette fois (2-1), menés par Leônidas[23].

La situation politique se détériore. En septembre 1938, les accords de Munich valident l'annexion des Sudètes, territoire de Tchécoslovaquie, par l'Allemagne. La Pologne puis la Hongrie envahissent des zones limitrophes à l'automne. La sélection tchécoslovaque dispute son dernier match en décembre 1938 à Prague face à la Roumanie[8]. En mars 1939, l'Allemagne occupe la totalité du territoire restant, réparti entre Protectorat de Bohême-Moravie et République slovaque.

Les bouleversements de l'occupation allemande et de l'après-guerre[modifier | modifier le code]

Alors que le pays est sous occupation allemande, une sélection de Bohême-Moravie est convoquée en 1939. Après une victoire contre la Yougoslavie et un nul contre l'Ostmark, elle réalise l'exploit de faire match nul (4-4) contre la sélection allemande le 12 novembre 1939 à Breslau. Elle ne semble pas disputer d'autres matchs par la suite[4]. Sur le territoire tchécoslovaque le 23 juin 1944, les dirigeants nazis et les SS organisent un match entre des déportés dans la cour du camp de concentration de Theresienstadt pour donner une image utopique de ces camps[10].

Photographie en noir et blanc de personnes manifestant pour le communisme.
Le coup de Prague fait passer le pays au communisme. Les résultats modestes de la sélection sont directement liés aux difficultés politiques et économiques du pays.

La Tchécoslovaquie retrouve son indépendance en avril 1945, sous la présidence d'Edvard Beneš, parti en exil pendant la guerre. L'équipe de football reprend son activité en avril 1946 et multiplie les matchs amicaux, à Prague et à travers l'Europe[8]. En février 1948, le Coup de Prague installe au pouvoir un régime communiste, fidèle à l'Union soviétique de Joseph Staline. La Tchécoslovaquie devient un pays du Bloc de l'Est. Ces bouleversements politiques ont un impact sur les clubs, et notamment les deux grands de Prague, le Slavia (renommé Dynamo) et le Sparta (renommé Spartak Sokolovo), dont la domination sur les compétitions nationales prennent brutalement fin. Ils sont remplacés au sommet par le Dukla Prague, fondé par l'armée[10],[1],[2], le FC Spartak Trnava, soutenu par la métallurgie, ou encore le Slovan Bratislava.

Malgré ces bouleversements politiques, la sélection poursuit sa route. Elle est invitée à participer en 1948 à la 10e édition de la Coupe des Balkans, aux côtés de la Yougoslavie, de la Roumanie et de la Bulgarie notamment, ainsi qu'à la nouvelle édition de la Coupe internationale, la première depuis la guerre. Les difficultés politiques et économiques du moment compliquent cependant la tenue de ces compétitions. La Coupe des Balkans est interrompue, la Tchécoslovaquie étant dernière du classement provisoire avec quatre défaites en autant de matches[24] ; tandis que la Coupe internationale s'étale sur cinq ans. La Tchécoslovaquie en termine deuxième derrière la fameuse sélection hongroise invaincue de 1950 à 1954[note 2]. Ce sont d'ailleurs ces deux sélections de football qui offrent une belle vitrine au communisme, le régime politique de ces pays[10].

Appelée à affronter l'Espagne et le Portugal, la Tchécoslovaquie se retire des tours préliminaires à la Coupe du monde de 1950 sans jouer, tout comme ses voisins communistes d'Union soviétique et de Hongrie[25]. Quatre ans plus tard, elle devance la Roumanie et la Bulgarie et fait son retour en Coupe du monde, organisée cette fois en Suisse. La compétition tourne au fiasco : les Tchécoslovaques repartent avec deux sévères défaites face à l'Uruguay, tenante du titre (2-0), en match d'ouverture, et l'Autriche (5-0)[26].

À Bâle, la fédération tchécoslovaque devient l'un des membres fondateurs du « Groupe des Associations Européennes » (rebaptisé plus tard sous le nom d'UEFA), à l'occasion de la Coupe du monde 1954 organisée en Suisse[27]. Lors de cette première réunion de l'UEFA, la Tchécoslovaquie représente également la Roumanie, absente pour des raisons de visa[28].

La génération Masopust, finaliste de la Coupe du monde 1962[modifier | modifier le code]

Confrontation avec l'Irlande du Nord lors de la Coupe du monde 1958.

La Tchécoslovaquie attaque en mars 1955 la sixième édition de la Coupe internationale, qui dure encore une fois près de cinq ans. Elle remporte pour la première fois le tournoi (et son nouveau trophée, la Coupe du Dr. Gerö, du nom de l'ancien président de la fédération autrichienne), avec sept victoires en dix matchs face à l'Autriche, la Hongrie, l'Italie, la Suisse et la Yougoslavie[29].

Elle se qualifie aussi pour la Coupe du monde de 1958, qui se tient en Suède. Si elle s'incline face à la surprenante Irlande du Nord, à deux reprises (1-0 puis 2-1 a. p.), elle obtient un match nul prometteur face à l'Allemagne, championne du monde (2-2), et domine largement l'Argentine (6-1)[30].

Timbre au fond bleu ciel avec deux joueurs de football.
Timbre représentant la victoire du Brésil sur la Tchécoslovaquie en finale de la Coupe du monde 1962.

L'Union des associations européennes de football (UEFA), née en 1954 et dont la fédération tchécoslovaque est un membre fondateur, annonce en juin 1958 l'organisation de la première « Coupe d'Europe des nations », malgré la réticence de plusieurs de ses membres les plus influents. Cette compétition, disputée en alternance avec la Coupe du monde, est notamment destinée à unifier les différentes compétitions régionales comme la Coupe internationale européenne. Les Tchécoslovaques s'y inscrivent. Vainqueurs de l'Irlande (malgré une étonnante défaite à Dublin), du Danemark et de la Roumanie lors des éliminatoires, ils sont qualifiés pour la phase finale en France, qui démarre au stade des demi-finales. La sélection compte notamment trois piliers du Dukla Prague : Josef Masopust, Ladislav Novák[31] et Svatopluk Pluskal. Face une équipe d'URSS très athlétique, qui compte dans ses rangs le meilleur gardien de but du moment, Lev Yachine, ils s'inclinent nettement (0-3). En petite finale, ils dominent à Marseille une équipe de France décevante (2-0)[32],[33].

Deux ans plus tard, la Tchécoslovaquie attaque la Coupe du monde de 1962 avec ces quelques certitudes, bien qu'il lui ait fallu remporter un dernier match de barrage face à l'Écosse, au prolongation, pour se qualifier (4-2 a. p.)[34]. Avec la plupart de ses joueurs venant du Dukla Prague soutenu par l'armée[2], la sélection tchécoslovaque bat au premier tour l’Espagne (1-0) puis fait match nul contre le Brésil, tenant du titre (0-0). Malgré une défaite contre le Mexique (1-3), elle tient son billet pour les quarts de finale, où elle retrouve sa voisine, la Hongrie. Les Tchécoslovaques l'emportent de façon heureuse, un but à zéro, grâce aux exploits de son gardien de but Viliam Schrojf[35]. En demi-finale, la Tchécoslovaquie bat la Yougoslavie 3 buts à 1. Pour finir en finale, ils retrouvent le Brésil. Malgré l'ouverture du score de leur milieu de terrain Josef Masopust, vainqueur du Ballon d'or cette année-là[36], ils doivent s'incliner face au talent de Garrincha et des siens (3-1)[35],[37].

Équipe de Tchécoslovaquie en 1966.

En mars 1963, la sélection subit toutefois un revers inattendu en étant sortie dès le premier tour des éliminatoires de l'Euro 1964 par l'Allemagne de l'Est, qui inscrit un but décisif dans les dernières minutes du match retour[38]. Deux ans plus tard, lors des éliminatoires de la Coupe du monde, les Tchécoslovaques sont battus à Bratislava et devancés par le Portugal d'Eusébio, Ballon d'or cette année-là[39]. Cette défaite signe la fin de la génération Masopust-Novák.

Le Championnat d’Europe 1976 : la consécration au niveau européen[modifier | modifier le code]

La reconstruction est difficile. Lors des éliminatoires de l'Euro 1968, les Tchécoslovaques manquent la qualification en perdant à domicile face à la modeste Irlande, en toute fin de match (1-2)[40]. Pour la Coupe du monde 1970, ils devancent par contre l'Irlande, le Danemark et la Hongrie, écartée au terme d'un duel à distance acharné et un match d'appui organisé à Marseille, gagné 4 buts à 1. Mais le tirage au sort est cruel puisqu'il place la Tchécoslovaquie dans le groupe des champions du monde sortants, l'Angleterre, et de la meilleure sélection du moment, le Brésil de Pelé et de Rivelino, qui inscrit un but d'anthologie contre la Tchécoslovaquie sur un coup franc lointain avec une puissance et une précision excellentes[41]. La Tchécoslovaquie rentre en Europe avec trois défaites en autant de matchs[42].

Match contre les Pays-Bas en 1969.

Dans la course à l'Euro 1972, la Tchécoslovaquie est éliminée à la différence de buts par la Roumanie[43]. Toutefois, la Tchécoslovaquie construit son avenir avec les espoirs, qui remportent le championnat d'Europe espoirs avec de futurs internationaux comme Zdeněk Nehoda[44]. Quelques mois plus tard, elle est invitée à disputer le tour final de la Coupe de l'Indépendance au Brésil, une sorte de mini-Coupe du monde où elle obtient notamment un match nul contre le pays hôte[45], vainqueur attendu du tournoi[46]. Durant les tours préliminaires à la Coupe du monde de 1974, elle est devancée par l'Écosse.

Avec leur gardien de but Ivo Viktor et leur attaquant Zdeněk Nehoda, les Tchécoslovaques parviennent à se qualifier à une nouvelle phase finale à l'occasion du Championnat d'Europe 1976. Il leur faut pour cela devancer le Portugal et l'Angleterre, malgré une sévère défaite inaugurale à Wembley (3-0), puis l'Union soviétique en quart de finale. Ils se qualifient pour la première finale européenne face aux Pays-Bas de Johan Cruijff, vice-champions du monde sortants et en devenir. Les Tchécoslovaques remportent leur premier trophée officiel sur la scène internationale en battant la RFA en finale à Belgrade (2-2 ap ; 5-3 tab)[47],[48]. Lors de la séance de tirs au but, l'allemand Uli Hoeness manque son tir[49]. Antonín Panenka, cinquième tireur de la Tchécoslovaquie, fait gagner son pays en cas de but[49]. Finalement, Panenka surprend le gardien Sepp Maier, l'un des meilleurs gardiens de l'époque, réalisant un penalty en « feuille morte », connu tout d'abord sous le nom de « penalty tchèque »[49], mais qui revient plus tard au nom de son réalisateur, la Panenka[49],[50],[51],[52]. Panenka, Viktor et Nehoda sont nommés dans l'équipe-type du tournoi, ainsi que leurs coéquipiers Jaroslav Pollák et Anton Ondruš[53].

En dépit de sa couronne européenne, la Tchécoslovaquie, battue au Pays de Galles puis en Écosse, ne parvient pas à se qualifier pour la Coupe du monde 1978, organisée en Argentine. Elle est imitée en cela par d'autres têtes d'affiche, comme l'Angleterre, la Yougoslavie et l'Union soviétique. Tenante du titre, elle parvient par contre à se qualifier pour la phase finale de l'Euro 1980, en devançant de justesse la France du jeune Michel Platini lors des éliminatoires. En match d'ouverture, elle s'incline face à l'Allemagne, dans la répétition de la finale de 1976 (0-1). Victorieuse de la Grèce et solide contre les Pays-Bas, vice-champions du monde, la Tchécoslovaquie se qualifie pour la petite finale où elle bat après un match fermé et une interminable séance de tirs au but le pays hôte, l'Italie[54],[55].

Finale du tournoi de football des Jeux olympiques de 1980.

Le même été, la sélection olympique tchèque, qui compte dans ses rangs les internationaux A Ladislav Vízek et František Štambachr, remporte la médaille d'or aux Jeux olympiques de Moscou. Dans un tournoi boycotté par plusieurs délégations (États-Unis, Argentine, Norvège, etc.), les Tchèques dominent dans le tableau final Cuba, la Yougoslavie et enfin l'Allemagne de l'Est. Jindřich Svoboda est l'unique buteur en finale[56].

Les Tchécoslovaques font leur retour en Coupe du monde en 1982, en Espagne, en devançant en tour préliminaire le pays de Galles à la différence de buts. En concurrence avec la France et l'Angleterre, ils se mettent dans l'embarras en concédant d'abord un match nul au Koweït (1-1). Battus logiquement par l'Angleterre, ils doivent pour poursuivre la compétition battre la France. Ils ne font finalement que match nul (1-1), malgré une fin de match qui leur est acquise[57]. Signe de leur frilosité générale, les deux buts des Tchécoslovaques ont été inscrit sur penalty par Antonín Panenka, un grand spécialiste de l'exercice[50].

Les dernières années difficiles d'une sélection toujours redoutée[modifier | modifier le code]

Les années 1980 sont difficiles pour le football tchécoslovaque, qui ne se qualifient plus à aucune phase finale. La sélection est dominée par la Roumanie et la Suède dans la course à l'Euro 1984, malgré une victoire sur l'Italie championne du monde[58] ; elle est devancée pour le Coupe du monde 1986 par l'Allemagne et le Portugal, ainsi que la Suède[59] ; enfin elle abandonne au Danemark son ticket pour l'Euro 1988 après une improbable et sévère défaite en Finlande[60].

En 1990 enfin, forte de son duo d'attaque Bílek-Skuhravý, elle fait son retour dans un grand tournoi, en écartant notamment le Portugal dans les tours préliminaires[61]. Lors de la Coupe du monde en Italie, les Tchécoslovaques passent le premier tour en dominant les États-Unis, facilement, et l'Autriche. Ils écartent ensuite le Costa Rica en fin de match, grâce à un triplé de Skuhravý (4-1), ce qui leur offre un quart de finale face à l'Allemagne, un des favoris du tournoi. Dominés et réduits à dix lors des vingt dernières minutes, il s'inclinent contre les futurs vainqueurs du tournoi, dont le seul but est inscrit sur pénalty par Lothar Matthäus[62]. Tomáš Skuhravý est le 2e meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations.

Photographie d'une manifestation de personnes sur une place de Prague
La Révolution de velours provoque la chute et la dissolution de la Tchécoslovaquie et de sa sélection nationale de football.

En 1989 la « Révolution de velours » précipite la chute du régime du Parti communiste tchécoslovaque et la fin de sa République socialiste, qui devient la République fédérale tchèque et slovaque[2]. La vie politique est marquée par une séparation de plus en plus nette entre les deux pays, les Slovaques désirant une décentralisation la plus grande possible. Sur le plan du football, la sélection s'incline lors des éliminatoires de l'Euro 1992 devant une France invaincue, portée par l'efficacité de son buteur Jean-Pierre Papin, Ballon d'or en fin d'année. Le 2 mai 1990, la Fédération déclare son indépendance vis-à-vis de l'État tchécoslovaque[2]. La Fédération ainsi que les clubs deviennent ainsi des entreprises privées, dont beaucoup font faillite en 1991[2]. C'est ainsi que parmi les 22 joueurs de la sélection tchécoslovaque à la Coupe du monde 1990, 17 d'entre eux partent pour des clubs occidentaux[2].

En 1992, des négociations entre les deux parties aboutissent à un accord sur la dissolution de la République fédérale au 1er janvier 1993. Malgré tout, une sélection unifiée s'inscrit aux tours préliminaires à la Coupe du monde 1994 et joue à partir de janvier 1993 sous la bannière du « Rassemblement des Tchèques et des Slovaques » (RTS)[63],[64], et ce, malgré la présence de deux fédérations nationales bien distinctes[2]. La qualification pour le Mondial se joue sur le dernier match à Bruxelles contre la Belgique, le 17 novembre. Malgré une grande domination, les Tchèques et Slovaques ne marquent pas. Le match nul (0-0) qualifie les Belges et signe la fin de la sélection unie[65].

Depuis cette date, la fédération de la République tchèque et ses sélections nationales sont les héritières de celles de Tchécoslovaquie. La sélection tchèque, qui fait ses débuts en février 1994, dispute la finale de l'Euro 1996[66],[67]. Elle en atteint également la demi-finale en 2004. La sélection slovaque, qui avait été de son côté recréée de façon informelle dès juin 1992[68], participe pour la première fois à la Coupe du monde de football en 2010 en battant notamment son voisin tchèque[67].

Résultats[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Forte de deux finales de Coupe du monde de football en 1934 et 1962 et d’un titre de Champion d’Europe en 1976, la Tchécoslovaquie était une nation crainte, en Europe et dans le monde.

Compétitions officielles Tournois amicaux ou régionaux Sélection olympique

Parcours en compétitions officielles[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe du monde
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
Drapeau : Uruguay 1930 Non inscrit - - - - - - -
Drapeau : Italie 1934 Finale 2e 4 3 0 1 9 6
Drapeau : France 1938 Quart de finale 5e 3 1 1 1 5 3
Drapeau : États-Unis du Brésil 1950 Non inscrit - - - - - - -
Drapeau : Suisse 1954 1er tour 14e 2 0 0 2 0 7
Drapeau : Suède 1958 1er tour 9e 4 1 1 2 9 6
Drapeau : Chili 1962 Finale 2e 6 3 1 2 7 7
Drapeau : Angleterre 1966 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Mexique 1970 1er tour 15e 3 0 0 3 2 7
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1974 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Argentine 1978 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Espagne 1982 1er tour 19e 3 0 2 1 2 4
Drapeau : Mexique 1986 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Italie 1990 Quart de finale 6e 5 3 0 2 10 5
Drapeau : États-Unis 1994 Non qualifié - - - - - - -
Total 8/15 30 11 5 14 44 45
Parcours en Championnat d'Europe
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
Drapeau : France 1960 Demi-finale 3e 2 1 0 1 2 3
Drapeau : Espagne 1964 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Italie 1968 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Belgique 1972 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie 1976 Champion 1er 2 1 1 0 5 3
Drapeau de l'Italie 1980 Petite finale 3e 4 1 2 1 5 4
Drapeau de la France 1984 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau : Allemagne de l'Ouest 1988 Non qualifié - - - - - - -
Drapeau de la Suède1992 Non qualifié - - - - - - -
Total 3/9 8 3 3 2 12 10

Parcours aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des pays, le tournoi de football olympique n'est pas le fait de la sélection A car jusqu'en 1984 elle est officiellement réservée aux joueurs amateurs. Cette distinction devient sensible dès la fin des années 1920, après l'organisation de la Coupe du monde de football par la Fédération internationale en 1930[69].

La Tchécoslovaquie, où un championnat professionnel est mis en place dès 1925, est dans ce cas. Par conséquent, si la délégation tchécoslovaque a remporté deux médailles olympiques, l'argent en 1964 et l'or en 1980 à Moscou, ces succès ne peuvent être attribués à la sélection A, mais à sa sélection olympique.

Finalement, seul le parcours aux Jeux 1920 peut être attribué à la sélection A de Tchécoslovaquie : elle y remporte ses trois premiers matchs et dispute la finale, qu'elle abandonne en cours de partie en protestation contre l'arbitrage. Disqualifiée, elle retourne en Tchécoslovaquie sans médaille[9].

Identité[modifier | modifier le code]

Couleurs[modifier | modifier le code]

Historique des maillots de l'équipe de Tchécoslovaquie
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1934-1976
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1950-1967 (ext.)
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1962 (finale CM)[70]
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
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1980-1989
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
1990 (dom.)
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
1990 (ext.)

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Diversité ethnique[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Les villes d'accueil de la sélection tchécoslovaque.

Sur les 499 matchs officiels disputés par l'équipe de Tchécoslovaquie, 204 ont lieu à domicile : 136 se déroulent à Prague, la capitale tchèque, 37 à Bratislava, son homologue slovaque, treize à Brno, la capitale de la Moravie, six à Košice, deuxième ville de Slovaquie, autant à Ostrava (Vítkovice), enfin deux à Nitra, deux à Olomouc, un à Plzeň et un à Trnava.

Esplanade du Letenský Stadion de Prague, en 1989.

À Prague, la sélection évolue essentiellement au Letenský Stadion, l'enceinte du Sparta Prague : elle y dispute 78 matchs, de son ouverture en 1921 à 1989[71]. Mais elle utilise aussi le Stadion Slavii de 1923 à 1934[72], puis le stade Evžen-Rošický entre 1927 à 1992[73]. Ce dernier est situé aux côtés du stade de Strahov, un des plus vastes complexes sportifs au monde.

Après la seconde Guerre mondiale, la sélection commence à jouer en dehors de la capitale. Elle évolue notamment régulièrement à Bratislava, côté slovaque. Le Tehelné Pole, résidence du Slovan Bratislava construite en 1939, accueille 37 matchs entre 1948 et 1992[74], Ostrava à partir de 1949, à Brno à partir de 1955. Les villes plus secondaires sont visitées à partir du milieu des années 1970 puis à la fin des années 1980.

Personnalités historiques[modifier | modifier le code]

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Václav Ježek en 1979.

Entre vingt et trente techniciens ont occupé la fonction de sélectionneur de l’équipe nationale de Tchécoslovaquie entre 1920 et 1993. À l'exception de l'Écossais John William Madden, entraîneur du Slavia Prague et membre du comité de sélection pour les Jeux olympiques de 1920, tous sont tchécoslovaques[75],[76].

Peu d'entre eux ont effectué de longs mandats. Václav Ježek est le sélectionneur ayant passé le plus de temps consécutivement à la tête de la sélection ; lors de son premier mandat, long de six ans de 1972 à 1978, il remporte le championnat d'Europe de 1976, le principal titre au palmarès de la sélection.

Lors des deux finales de Coupe du monde de 1934 et 1962, la sélection est dirigée respectivement par Karel Petrů et Rudolf Vytlačil. Ce dernier parvient également à mener les Tchécoslovaques à la troisième place de l'Euro 1960 et remporte avec la sélection olympique la médaille d'argent aux Jeux olympiques de 1964.

Le technicien qui détient le record du nombre de matchs sur le banc de la sélection est Jozef Vengloš avec 74 rencontres, de 1978 à 1982 puis de 1988 à 1990. Vengloš est en 1990 le premier entraîneur non-britannique à être embauché par un club du championnat anglais[77]. Il devance Václav Ježek (60 matchs de 1972 à 1978 puis en 1993), dont Vengloš a été longtemps l'adjoint, Rudolf Vytlačil (36 matchs entre 1959 et 1963) et Jozef Marko (33 matchs entre 1965 et 1970)[75].

Liste complète des sélectionneurs de l'équipe de Tchécoslovaquie[75],[76]
Nom Du Au
Commission technique (dirigée par Fanta puis Žabokrtský & Kalina) 28 août 1920 26 févr. 1922
Josef Fanta 11 juin 1922 28 oct. 1923
Jaroslav Bezecný 25 mai 1924 31 août 1924
Rudolf Henčl (it) 24 mai 1925 28 oct. 1925
Evžen Kraus 6 juin 1926 26 mai 1927
Rudolf Henčl (it) (assisté de Bezecný) 31 juil. 1927 28 oct. 1929
Václav Valoušek 1 janv. 1930 12 janv. 1930
Jan Přecechtěl 23 mars 1930 23 mars 1930
Commission technique (composée notamment de Fanta, Petrů et Rudolf Pelikán) 1 mai 1930 9 avr. 1933
Karel Petrů 25 mars 1934 26 mai 1935
Jaroslav Bezecný 6 sept. 1935 21 févr. 1937
Josef Tesař (assisté de Fanta) 18 avr. 1937 8 déc. 1937
Václav Meissner 3 avr. 1938 4 déc. 1938
František Blažej 27 août 1939 12 nov. 1939
Karel Myška 7 avr. 1946 9 mai 1946
Jiří Pichler 14 sept. 1946 14 déc. 1947
Ferdinand Vodička (cs) 18 avr. 1948 18 avr. 1948
Jan Knobloch (it) « Madelon » 23 mai 1948 12 juin 1948
Alexa Bokšay (de) 4 juil. 1948 4 juil. 1948
Ferdinand Vodička 29 août 1948 29 août 1948
Ferdinand Daučík 31 oct. 1948 31 oct. 1948
Štefan Čambal 23 mars 1949 4 sept. 1949
Alexa Bokšay 25 sept. 1949 13 nov. 1949
Ladislav Ženíšek 30 avr. 1950 20 mai 1951
Bohumil Musil (en) 14 oct. 1951 19 oct. 1952
Antonín Lanhaus (cs) 29 nov. 1952 7 déc. 1952
Vlastimil Luka (cs) 26 avr. 1953 26 avr. 1953
Karol Borhý (parfois avec Luka) 10 mai 1953 19 juin 1954
Antonín Rýgr (parfois avec Kolský en 1956, Bejbl en 1957) 24 oct. 1954 13 déc. 1957
Karel Kolský 2 avr. 1958 20 sept. 1958
Rudolf Vytlačil 5 avr. 1959 2 juin 1963
Václav Jíra (de) 3 nov. 1963 30 mai 1965
Jozef Marko 19 sept. 1965 11 juin 1970
Antonín Rýgr 5 sept. 1970 25 oct. 1970
Ladislav Novák et Ladislav Kačáni 21 avr. 1971 6 juil. 1972
Václav Ježek 30 août 1972 21 mai 1978
Jozef Vengloš 6 sept. 1978 24 juin 1982
František Havránek 6 oct. 1982 16 mai 1984
Josef Masopust 5 sept. 1984 11 nov. 1987
Jozef Vengloš 24 févr. 1988 1 juil. 1990
Milan Máčala 29 août 1990 24 mars 1993
Václav Ježek 28 avr. 1993 17 nov. 1993

Principaux joueurs[modifier | modifier le code]

Joueurs les plus capés[78],[79]
# Joueur Période Sél. Buts
1. Zdeněk Nehoda 1971–1987 90 31
2. Marián Masný 1974–1982 75 18
Ladislav Novák 1952–1966 75 1
4. František Plánička 1926–1938 73 0
5. Karol Dobiáš 1967–1980 67 6
6. Josef Masopust 1954–1966 63 10
Ivo Viktor 1966–1977 63 0
8. Ján Popluhár 1958–1967 62 1
9. Antonín Puč 1926–1938 60 34
10. Antonín Panenka 1973–1982 59 17
Meilleurs buteurs[78],[80]
# Joueur Période Buts Sél.
1. Antonín Puč 1926–1938 34 60
2. Zdeněk Nehoda 1971–1987 31 90
3. Oldřich Nejedlý 1931–1938 28 43
Josef Silný 1925–1934 28 50
5. Adolf Scherer 1958–1964 22 36
František Svoboda 1927–1937 22 43
7. Marián Masný 1974–1982 18 75
8. Antonín Panenka 1973–1982 17 59
9. Jozef Adamec 1960–1971 14 44
Tomáš Skuhravý 1985–1993 14 43
Schéma de la composition des deux équipes finalistes de l'Euro 1976.
Composition des équipes finalistes de l'Euro 1976. Les Tchécoslovaques sont en rouge.

Le joueur tchécoslovaque le plus célèbre est probablement le milieu de terrain Josef Masopust. C'est un joueur exceptionnellement complet, capable de défendre, de passer et de dribbler avec une efficacité égale[81],[82]. En 1960, il contribue à la victoire sur la France, à Marseille, en match pour la troisième place du premier championnat d'Europe. Deux ans plus tard, il conduit sa sélection en finale de la Coupe du monde, où il ouvre le score face au Brésil, tenant du titre et futur vainqueur. En fin d'année, il obtient le Ballon d'or[83]. Surnommé le « chevalier tchécoslovaque », le milieu de terrain remporte le titre de « joueur tchécoslovaque du XXe siècle »[84].

L'attaquant Zdeněk Nehoda, avec 90 sélections entre 1971 et 1987, détient le record du nombre de sélections en équipe de Tchécoslovaquie[85],[86]. Antonín Puč, avec 34 buts en 60 sélections entre 1926 et 1938, est lui le meilleur buteur de l'histoire de la sélection[87]. En comptant les matchs de la République tchèque, Puč est devancé par Jan Koller en 2005[88], auteur de 55 buts internationaux[89]. Oldřich Nejedlý est le meilleur buteur de la Coupe du monde 1934. Le gardien de but Ivo Viktor, troisième du Ballon d'or 1976, est le seul joueur tchécoslovaque à être apparu sur le podium de ce trophée à part Masopust.

L'attaquant Antonín Panenka a donné son nom à une technique particulière de tirer les penaltys, la Panenka tout d'abord connu sous le nom de « penalty tchèque »[49], devenue célèbre pour avoir été tentée et réussie en finale de la Coupe d'Europe des nations 1976 face à la RFA, alors que Panenka était le dernier tireur[49].

L'attaquant Josef Bican est considéré comme l'un des buteurs les plus prolifiques de l'histoire (avec plus de 800 buts[90]), même s'il n'en compte que douze en quatorze sélections avec la Tchécoslovaquie entre 1938 et 1949.

Statistiques[modifier | modifier le code]

L'équipe de Tchécoslovaquie a disputé 499 matchs officiels entre 1920 et 1993, pour 228 victoires et 155 défaites[8],[note 3].

Nations affrontées[modifier | modifier le code]

Les sélections les plus fréquemment affrontées par la Tchécoslovaquie sont la Hongrie (39 matchs, pour 10 victoires et 19 défaites) et l'Autriche (36 matchs, pour 17 victoires et 8 défaites). Cette fréquence s'explique par la proximité des pays, qui facilite l'organisation des rencontres amicales, et la participation conjointe aux différentes éditions de la Coupe internationale européenne. Suivent par ordre décroissant la Yougoslavie (30 matchs), la Roumanie (29), la Suisse (27) et l'Italie (26), deux concurrents réguliers en Coupe internationale, puis la France (20), la Pologne (19) et le Brésil (17).

Le Brésil est la sélection que la Tchécoslovaquie a la plus fréquemment rencontrée en Coupe du monde, à cinq reprises, pour trois victoires brésiliennes et deux matchs nuls. Elles se sont notamment disputées la finale de 1962 et un quart de finale en 1938 (joué en deux fois)[8].

Carte mondiale colorée
Carte des équipes rencontrées par la Tchécoslovaquie.
Nombre de matchs disputés contre l'équipe de Tchécoslovaquie de football :
  •      De un à trois matchs
  •      De quatre à neuf matchs
  •      De dix à quatorze matchs
  •      Plus de quinze matchs

Records[modifier | modifier le code]

Les deux victoires les plus larges enregistrées par la Tchécoslovaquie, sur le même score de 7 buts à 0, le sont sur le même adversaire, la Yougoslavie. Elles se déroulent le 28 août 1920 dans le cadre de Jeux olympiques à Anvers, puis 28 octobre 1925 en match amical à Prague[8].

Lors de la 4e édition de la Coupe internationale, le 19 septembre 1937, les Tchécoslovaques concèdent la plus large défaite de l’histoire de la sélection contre la Hongrie, sur le score de 8 buts à 3, à Budapest[8].

Jusqu'en 2002, le record du but le plus rapide de la Coupe du monde était détenu par la Tchécoslovaquie. Ce dernier a été marqué par Václav Mašek après 15 secondes de jeu, lors du match contre le Mexique du 7 juin 1962 disputé pour le compte du premier tour de la Coupe du monde au Chili[92].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans le groupe 5 des tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1934, la Pologne et la Tchécoslovaquie se rencontrent en matchs aller-retour. Le match aller voit la victoire de la Tchécoslovaquie en Pologne, à Varsovie (2-1). En raison d'un différend à propos de la frontière entre la Pologne et la Tchécoslovaquie, le gouvernement polonais n'autorise pas son équipe nationale à quitter le territoire, qui doit déclarer forfait pour le match retour en Tchécoslovaquie.
  2. L'équipe de Ferenc Puskás, Sándor Kocsis ou Zoltán Czibor entre autres, surnommée « Onze d'or hongrois », réalise une série de 29 matchs sans défaite, longtemps restée un record mondial, avant de s'incliner en finale de la Coupe du monde de football de 1954 dans des conditions qui font polémique.
  3. Toutes les rencontres disputées par la sélection ne sont pas considérées comme officielles. C'est notamment le cas des quatre victoires lors des Jeux interalliés de 1919, des deux matchs du tournoi de Maspalomas de 1988[91], ainsi que de la victoire aux tirs au but sur la Yougoslavie lors du tournoi du Val d'Aoste en 1991[8].

Références[modifier | modifier le code]

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