Paolo Rossi (football)

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Paolo Rossi
Paolo Rossi 1975.jpg
Couverture du magazine El Gráfico en 1982
Biographie
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Naissance (57 ans)
Lieu Prato (Italie)
Taille 1,77 m (5 10)
Période pro. 19751987
Poste Attaquant
Parcours junior
Saisons Club
1972-1973 Drapeau : Italie Juventus
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1973-1976 Drapeau : Italie Juventus 003 0(0)
1975-1976 Drapeau : Italie Côme 006 0(0)
1976-1980 Drapeau : Italie Vicence 107 (66)
1979-1980 Drapeau : Italie Pérouse 036 (14)
1981-1985 Drapeau : Italie Juventus 135 (44)
1985-1986 Drapeau : Italie AC Milan 026 0(3)
1986-1987 Drapeau : Italie Hellas Vérone 027 0(7)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1977-1986 Drapeau : Italie Italie 048 (20)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Paolo Rossi (né le 23 septembre 1956 à Santa Lucia dans la province de Prato en Toscane) est un footballeur international italien, qui jouait au poste d'attaquant.

Il est champion du monde avec l'équipe d'Italie en 1982 en Espagne, édition dont il termine Soulier d'or (meilleur buteur avec 6 buts) et est élu meilleur joueur. À la fin de l'année 1982, il est élu Ballon d'or devant Alain Giresse et son coéquipier à la Juventus Zbigniew Boniek.

Il fait partie de la liste des 125 plus grands footballeurs vivants établie par Pelé en mars 2004[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière en club[modifier | modifier le code]

Le début de carrière (1973-1980)[modifier | modifier le code]

Durant ses jeunes années, Rossi joue dans le petit club de Santa Lucia (club local de son quartier natal à Prato). Il signe à douze ans dans le club de Virtus Catollica avant d'être repéré par les recruteurs de la Juventus, à l'époque Luciano Moggi et le manager général du club Italo Allodi qui le font venir à 16 ans dans la capitale du Piémont.

Ses premiers mois au sein des équipes de jeunes de la Vieille Dame sont marqués par une série de blessures (trois opération au ménisque notamment en 1972 et 1973) qui retardent son éclosion au sein de cette équipe turinoise qui brille particulièrement au début des années 1970. Le jeune Paolo Rossi débute finalement avec l'équipe première le 1er mai 1974 lors d'un match de coupe d'Italie face à l'AC Césène (victoire 1-0)[2]. Après deux apparitions sous le maillot turinois la saison suivante, il est prêté au Calcio de Côme à l'été 1975. Le , il joue son premier match contre Pérouse (défaite 2-0[2]). Au cours de cette année, il ne parvient pas à s'imposer, handicapé par les blessures, ne jouant que 6 matches sous le maillot bleu clair des Lombards.

À la fin de cette saison, il est cédé (en copropriété) à Vicence qui évolue en Serie B. Alors qu'il joue ailier, Giovan Battista Fabbri (it), l'entraineur de Vicence décide de le replacer comme attaquant central pour pallier la défaillance du principal attaquant de l'équipe, Alessandro Vitali (it), au rendement jugé insuffisant. Doté d'un remarquable sens du but, Rossi explose à ce poste et marque 21 buts en 36 matches dès sa première saison, devenant le meilleur buteur de la division. Grâce à ses buts, Vicence est champion de Serie B à la fin de la saison 1976-1977 et accède à la Serie A.

Continuant sur sa lancée, Rossi accumule les buts en première division et remporte son premier titre de meilleur buteur de Serie A, ou Capocannoniere, au terme de la saison 1977-1978 avec un total de 24 buts. Il est le premier joueur dans l'histoire du football italien à enchaîner deux titres de meilleur buteur en Serie B puis Serie A. Le promu et son buteur impressionnent les observateurs du football italien en devenant le dauphin de la Juventus dès leur retour en première division.

Par ses performances, Rossi attire naturellement l'attention du sélectionneur italien Enzo Bearzot qui fait appel à lui pour la première fois en décembre 1977 pour un match amical en Belgique. Il a alors 21 ans. En mai 1978 et après seulement deux sélections, il est retenu pour faire partie du groupe italien pour la Coupe du monde 1978 en Argentine, compétition au cours de laquelle il marque trois buts et offre deux passes décisives. La Squadra Azzurra obtient la quatrième place, battue 2-1 par le Brésil lors de la petite finale.

Avant son départ pour la Coupe du Monde en Argentine, Rossi est au cœur d'un scandale entre les deux clubs qui le « possède » en copropriété, la Juventus et Vicence, suite à la fin du contrat liant les trois parties à la fin de la saison 1977-1978. Pour savoir à qui appartiendra le joueur, les présidents des deux clubs proposent (à bulletin secret) une indemnité de transfert à l'autre club. À la surprise générale, le président de Vicence propose la somme astronomique de 2,65 milliards de lires (soit près de dix millions de francs français, une somme record en Italie à l'époque) contre « seulement » 875 millions de lires pour le président turinois. Ces sommes provoquent un tollé dans l'opinion et dans le monde du football italien au point de voir le président la Fédération d'Italie de football démissionner.

Rossi reste donc finalement à Vicence mais subit une énorme désillusion au cours de cette saison 1978-1979 post-Coupe du monde. Les rouge et blancs ne confirment en effet pas leur deuxième place de l'exercice précédent et terminent à une catastrophique quatorzième place au classement, qui les condamnent à la Serie B. Les quinze buts de Rossi (deuxième meilleur buteur derrière Bruno Giordano) n'ont pas suffi. Pour raison économique, les Biancorossi sont forcés de libérer leur perle rare.

Après un refus de la part du joueur de partir à Naples, les dirigeants de Vicence proposent à Pérouse le prêt payant du joueur pour deux saisons. Les deuxièmes du championnat 1978-1979 acceptent et le Toscan pose ses valises en Ombrie durant l'été 1979. La première saison à Pérouse de Rossi est plutôt bonne puisqu'il inscrit 13 buts en 28 matches. Son équipe termine néanmoins à une décevante neuvième place. Alors que la saison n'est pas encore finie, éclate le l'affaire dite du Totonero.

L'affaire du Totonero (1980-avril 1982)[modifier | modifier le code]

Le scandale éclate en mars 1980 suite au témoignage d'un commerçant, Massimo Cruciani, qui affirme que plusieurs matches du championnat italien, dont Lazio-Milan AC du et Avellino-Pérouse le ont été truqués. Une trentaine de joueurs ayant participé à ces matches sont accusés de s'être entendus pour arranger les résultats des matches et s'enrichir ainsi en pariant sur leurs propres performances chez des bookmakers clandestins. Une immense enquête est lancée et aboutit finalement à de lourdes condamnations : le Milan AC et la Lazio sont relégués en Serie B à l'issue de la saison 1979-1980 alors que plusieurs clubs dont Bologne, Avellino et Pérouse sont condamnés à des retraits de points pour l'exercice suivant.

Plusieurs joueurs sont en outre lourdement condamnés à titre individuel par la justice sportive. Paolo Rossi, qui a participé à Avellino-Pérouse, est condamné en première instance à trois ans de suspension, une des plus lourdes condamnations dans cette affaire. Il est accusé d'avoir touché 8 millions de lires avec trois de ses coéquipiers pour arranger ce match et le faire aboutir à un match nul (score final : 2-2). L'enquête se base sur des preuves plutôt légères[réf. nécessaire] et Rossi ne cessera de clamer son innocence. Durant sa suspension (ramenée plus tard à deux ans), l'attaquant de la Squadra qui vit à Vicence, a le soutien des amateurs de football italien et de la presse qui voient en lui une victime condamnée pour l'exemple par la justice sportive et civile (il est en effet également condamné par un tribunal civil pour « activités illicites liés aux paris clandestins du football »). Finalement, sa suspension prend fin en avril 1982 à quelques mois de la Coupe du monde. Paolo Rossi a alors 25 ans.

Les années Juventus (1982-1985)[modifier | modifier le code]

Alors qu'il est encore sous le coup de sa suspension, Paolo Rossi signe pour la Juventus Football Club, club de ses débuts. Il retrouve les terrains le et participe aux trois derniers matches (un but) de la Juventus qui obtient cette saison-là le vingtième scudetto de son histoire (il joue son premier match de Serie A avec les juventini lors d'une victoire à l'extérieur 5-1 contre l'Udinese le 2 mai[3]). À la surprise des observateurs et malgré le scepticisme des amateurs de football auprès desquels il est resté très populaire, l'attaquant turinois est sélectionné par Enzo Bearzot pour participer à la Coupe du monde 1982 en Espagne. Auteur de six buts (dont trois face au Brésil, il faudra attendre 30 ans pour qu'un autre joueur, en l'occurrence Lionel Messi, marque trois buts contre le Brésil[4]), il revient de ce tournoi auréolé du titre de champion du monde, de meilleur joueur et de meilleur buteur de la compétition. Cette performance inattendue lui vaut d'être élu Ballon d'or de l'année 1982 par le magazine France Football.

De retour de la campagne victorieuse en Espagne, ses performances sont intéressantes mais pas aussi flamboyantes qu'avant 1980 et sa suspension. Il décroche ainsi le titre de meilleur buteur de la Coupe d'Europe des clubs champions 1983 avec 6 buts, compétition ou la Juventus atteint la finale (vaincu 1-0 par Hambourg à Athènes). Cette saison est quasi blanche pour les Turinois qui ne remporte cette année-là "que" la Coupe d'Italie. En championnat, il ne marque que 7 buts en 23 apparitions mais il est, avec Zbigniew Boniek et surtout Michel Platini tout juste débarqué de Saint Etienne l'un des membres de la redoutable et très crainte attaque de la Juventus. En quelques mois, l'équipe piémontaise remplit la vitrine à trophées en remportant le championnat d'Italie, la Supercoupe de l'UEFA 1984 et la Coupe des coupes en 1984 gagné à Bâle face au FC Porto (2-1).

La saison suivante, il décroche une nouvelle victoire en Coupe d'Europe en remportant la plus grande compétition européenne, la Coupe d'Europe des clubs champions 1985. Il dispute 89 minutes de la dramatique finale de cette édition disputée face à Liverpool le au stade du Heysel (pour ce qui restera son dernier match avec les bianconeri[2]). Pénalisé par les blessures (au genou notamment), Rossi est de moins en moins efficace en championnat: jouant 27 matches, il n'inscrit que 3 buts. À l'été 1985, il décide alors de rejoindre l'un des grands rivaux de la Juventus, le Milan AC de Giuseppe Farina.

La fin de carrière (1985-1987)[modifier | modifier le code]

Toujours handicapé par les blessures, son passage à Milan est un échec. Il n'inscrit que deux buts en vingt matches de Serie A. Il est pourtant sélectionné pour la Coupe du monde au Mexique, mais ne joue aucune minute avec la Squadra Azzurra.

Après une seule saison, il quitte la Lombardie et signe à 30 ans à l'Hellas Vérone. Cette saison 1986-1987 est très bonne pour ce petit club qui parvient à terminer à la quatrième place du classement final. Paolo Rossi joue peu (20 matches) et marque 4 buts (dont 3 penalties). Il y annonce sa retraite sportive en fin d'année, à l'aube de ses 31 ans (avec en tout 215 matchs de Serie A et 82 buts en première division à son actif[2]), et quitte le monde du football sans chercher à se reconvertir dans l'encadrement.

Carrière en sélection[modifier | modifier le code]

Après deux très belles saisons à Lanerossi Vicence avec qui il marque 45 buts en deux éditions, et 10 sélections avec les Espoirs, Paolo Rossi joue à 21 ans son premier match avec la Squadra Azzurra le lors d'une rencontre amicale à Liège contre la Belgique (victoire des Italiens 1-0[2]).

Retenu par Enzo Bearzot pour disputer la Coupe du monde, il fait partie de l'équipe-type du sélectionneur au début de la compétition. Son entente avec Roberto Bettega et Franco Causio fait des étincelles à la pointe de l'attaque et Rossi se révèle à la face du Monde avec trois buts et quatre passes décisives lors du tournoi. Il inscrit d'ailleurs le premier but de sa carrière internationale contre la France le à Mar del Plata lors du match inaugural du groupe 1. Les Italiens terminent ce tournoi à une honorable quatrième place, éliminés lors de la seconde phase de poule et battu pour la troisième place par le Brésil 2 buts à 1.

Après ce tournoi réussi, il semble parti pour s'imposer longuement au sein de cette équipe. Il est ainsi appelé régulièrement par Bearzot de 1978 à 1980 (10 sélections, 4 buts) et est pré-sélectionné pour le Championnat d'Europe de football 1980 organisé en Italie. L'affaire du Totonero dans lequel il est impliqué, et la condamnation qui s'ensuit, l'empêche d'y participer.

De retour sur les terrains en avril 1982, après sa suspension de deux ans, Bearzot le convoque deux mois plus tard à la surprise générale pour la Coupe du monde 1982. Dans une interview, le sélectionneur national se justifie : « Je savais que si Rossi n'était pas en Espagne, je n'aurais pas de joueur opportuniste dans la surface de but. Dans cette zone, il était vraiment bon, rapide, toujours prêt à réaliser la bonne feinte ». Il retrouve donc la sélection lors d'un match de préparation face à la Suisse le à Genève (1-1).

Malgré son manque de rythme, Rossi apparait dans l'équipe-type de Bearzot pour le début de la compétition et cela malgré le scepticisme des fans de l'équipe d'Italie. Les premiers matches de poule leur donnent raison, Rossi étant totalement transparent lors des rencontres face à la Pologne (0-0), au Pérou (1-1) et au Cameroun (1-1). Il n'inscrit aucun but lors de cette phase ou l'Italie passe seulement à la différence de buts. Bearzot s'obstine à le titulariser lors de la deuxième phase du tournoi et cela malgré les critiques assassines de la presse transalpine. Rossi lui donne finalement raison en réussissant un triplé lors de la victoire décisive de la Squadra Azzurra 3 buts à 2 face au Brésil qui lui permet d'accéder aux demi-finales. Face à la Pologne (2-0), l'attaquant de la Juventus brille encore en réussissant un doublé. L'Italie est finalement sacrée pour la troisième fois championne du monde après sa victoire en finale face à la RFA (3-1). Le Toscan inscrit le premier but de la rencontre à la 56e minute. Malgré son départ poussif, Pablito[5] (surnom reçu au cours de la compétition) termine meilleur buteur du tournoi (6 buts).

Le , il connait à 30 ans la dernière sélection de sa carrière face à la Chine (2-0) à Naples en match amical. Quelques semaines plus tard, il est au Mexique et fait partie des joueurs invités à disputer la phase finale de la Coupe du monde mais il ne participe à aucune rencontre.

En neuf ans, il aura connu 48 sélections et marqué 20 buts (neuf en phase finale de Coupe du monde), dont 27 matchs et 13 buts durant sa période avec la Juventus[2].

Il compte également une sélection en équipe d'Europe (en 1982) ainsi que deux sélections en équipe FIFA (en 1979 et en 1986).

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

  • En août 1990, il est nommé vice-président de l'Associazione Sportiva Pescina Valle del Giovenco, club de Lega Pro Prima Divisione (3e division italienne), poste qu'il occupe toujours.
  • Sur le plan des affaires, il gère depuis la fin de sa carrière une société immobilière avec Giancarlo Salvi l'un de ses anciens coéquipier à Vicence. En parallèle, il intervient depuis quelques années sur la chaine italienne, Sky TV.
  • Paolo Rossi a été candidat aux élections européennes sous l'étiquette de Alliance nationale, parti de la Droite italienne.
  • En juillet 2010, il épouse la journaliste Federica Cappelletti, de seize ans sa cadette, avec qui il a eu une fille, Maria Victoria. Il a également un autre fils Alexandre, issu d'un précédent mariage.
  • En 2002, il publie son autobiographie Ho fatto piangere il Brasile.
  • Rossi est un passionné de plongée sous-marine.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Sources : [6],[7],[8]

Statistiques de Paolo Rossi
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Compétition(s)
continentale(s)
Supercoupe UEFA Drapeau : Italie Italie Total
Division M B M B C M B M B M B M B
1973-1974 Drapeau de l'Italie Juventus Serie A - - 1 0 - - - - - - - 1 0
1974-1975 Drapeau de l'Italie Juventus Serie A - - 2 0 - - - - - - - 2 0
Sous-total - - 3 0 - - - - - - - 3 0
1975-1976 Drapeau de l'Italie Calcio Côme (prêt) Serie A 6 0 - - - - - - - - - 6 0
Sous-total 6 0 - - - - - - - - - 6 0
1976-1977 Drapeau de l'Italie Lanerossi Vicence Serie B 36 21 5 2 - - - - - - - 41 23
1977-1978 Drapeau de l'Italie Lanerossi Vicence Serie A 30 24 4 2 - - - - - 9 3 43 29
1978-1979 Drapeau de l'Italie Lanerossi Vicence Serie A 28 15 3 2 C3 1 0 - - 5 4 37 21
Sous-total 94 60 12 6 - 1 0 - - 14 7 121 73
1979-1980 Drapeau de l'Italie Pérouse (prêt) Serie A 28 13 4 0 C3 4 1 - - 5 0 41 14
Sous-total 28 13 4 0 - 4 1 - - 5 0 41 14
1981-1982 Drapeau de l'Italie Juventus Serie A 3 1 - - - - - - - 8 6 11 7
1982-1983 Drapeau de l'Italie Juventus Serie A 23 7 11 5 C1 9 6 - - 6 0 49 18
1983-1984 Drapeau de l'Italie Juventus Serie A 30 13 7 0 C2 9 2 - - 7 5 53 20
1984-1985 Drapeau de l'Italie Juventus Serie A 27 3 6 2 C1 9 5 1 0 6 2 49 12
Sous-total 83 24 24 7 - 27 13 1 0 27 13 162 57
1985-1986 Drapeau de l'Italie Milan AC Serie A 20 2 3 1 C3 3 0 - - 2 0 28 3
Sous-total 20 2 3 1 - 3 0 - - 2 0 28 3
1985-1986 Drapeau de l'Italie Hellas Verone Serie A 20 4 7 3 - - - - - - - 27 7
Sous-total 20 4 7 3 - - - - - - - 27 7
Total sur la carrière 251 103 53 17 - 35 14 1 0 48 20 388 154

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Drapeau : Italie Lanerossi Vicence
 
Drapeau : Italie Juventus
 

En sélection[modifier | modifier le code]

Drapeau : Italie Italie

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]