Jackson Richardson

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Jackson Richardson
Image illustrative de l'article Jackson Richardson
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance (44 ans)
Lieu Saint-Pierre (La Réunion)
Taille 1,86 m (6 1)
Poste Demi-centre
Surnom(s) Jack
Situation en club
Club actuel fin de carrière
Parcours junior
Saisons Club
1977-1989 Drapeau : France Saint-Pierre HBC
Parcours professionnel *
Saisons Club M. (B.)
1989-1991 Drapeau : France Paris-Asnières
1991-1997 Drapeau : France OM Vitrolles
1997-2000 Drapeau : Allemagne TV Großwallstadt
2000-2005 Drapeau : Espagne PSA Pampelune
2005-2008 Drapeau : France Chambéry SH
2009 Drapeau : Allemagne Rhein-Neckar Löwen
Sélections en équipe nationale **
Année(s) Équipe M. (B.)
1990-2005 Drapeau : France Équipe de France 417 (787)
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Jackson Moïse Richardson[1], né le 14 juin 1969 à Saint-Pierre (La Réunion), est un ancien joueur de handball français. Capitaine de l'équipe de France de handball, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 et double champion du monde (1995 et 2001), il a été choisi pour être le porte-drapeau de la délégation des sportifs français lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'Athènes, le 13 août 2004. Son style tout en improvisation et son instinct faisaient de lui un des joueurs les plus doués de sa génération et a d'ailleurs été élu meilleur joueur du monde en 1995.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le jeune Jackson Richardson découvre le handball à six ans. Dans le club de Saint-Pierre de la Réunion, il pratique d'abord intensément le football, le basket-ball et le handball avant d'opter définitivement pour le handball[2]. En août 1988, à l'occasion d'une tournée de l'équipe de France dans l'île, il est repéré par Daniel Costantini l'entraîneur national qui le fait venir en métropole au bataillon de Joinville[2]. Parallèlement, il joue dans l'équipe de Paris-Asnières puis participe au championnat du monde junior en 1989 avec l'espoir d'intégrer l'équipe de France A qui est alors en pleine construction.

Il devra attendre peu de temps puisqu'il participe au championnat du monde 1990 en Tchécoslovaquie où l'équipe de France gagne sa qualification pour les Jeux olympiques de 1992 à Barcelone tandis que Richardson est élu meilleur joueur de la compétition[réf. nécessaire].

En 1991, il rejoint l'équipe de l'OM-Vitrolles et son palmarès s'enrichit du titre de champion de France 1994 et 1996, des Coupes de France 1993 et 1995 et de la Coupe des Coupes 1993. Par la suite, il part jouer en Allemagne dans le club de Grosswallstadt avec lequel il gagne la Coupe des Villes en 2000. L'apothéose sera en Espagne, où il rejoindra le club de San Antonio Pampelune, avec à la clé, la ligue des champions 2001 remportée face au FC Barcelone et un titre de champion d'Espagne l'année suivante. Jackson Richardson fut un très bon défenseur en poste de défenseur avancé lors d'une défense en 5-1 où il réussissait à récupérer beaucoup de balles dans une stratégie de « chipeur de ballons »[3].

Sélectionné en équipe de France entre 1990 et 2005, il est, avec 417 sélections, le joueur le plus capé et surtout, il s'est forgé un très beau palmarès : tour à tour « Bronzé », suite à la médaille de bronze aux Jeux olympiques 1992 à Barcelone, puis « Barjot » après les titres de vice-champion du monde en 1993 et de champion du monde en 1995 en Islande, et enfin « Costaud » après celui de 2001 à Bercy, il a également atteint trois autres reprises le podium lors des Mondiaux 1997, 2003 et 2005. À titre individuel, il est notamment élu meilleur joueur du monde en 1995, champions des champions français décerné par le journal l'Équipe et joueur français du siècle selon la FFHB.

Cependant, il ne parviendra pas à remporter de médaille aux Championnats d'Europe et surtout, alors que la France faisait régulièrement partie des favoris des Jeux olympiques, il ne parvient pas à réitérer l'exploit de 1992 : alors que la 4e place en 1996 à Atlanta sonnera le glas des Barjots, l'échec à Athènes en 2004 est d'autant plus difficile que Richardson était le porte-drapeau de la délégation française et qu'il disputait ce qui devait être sa dernière compétition internationale. Pour ne pas partir sur cette fausse note et sortir par la grande porte, le Réunionnais a décidé à trente-cinq ans de revêtir une dernière fois la tunique bleue pour partir à l'assaut de la planète handball au Mondial 2005[4]. Si « Jack » se blesse lors de la demi-finale perdue face à la Croatie[5], il ne participe donc à la difficile victoire de ses coéquipiers et quitte donc, avec Grégory Anquetil et Guéric Kervadec, l'équipe de France sur médaille de bronze[6]. Tous trois feront leurs adieux quelques semaines plus tard à Bercy[7],[8].

Sa carrière en club n'est pour autant pas terminée et après plusieurs saisons à l'étranger, il revient jouer en France en 2005 au Chambéry Savoie Handball, club où il retrouve ses camarades de jeu Stéphane Stoecklin et Laurent Munier. Alors qu'il doit en 2007 mettre un terme à sa carrière, il décide de prolonger l'expérience à Chambéry où il sera d'ailleurs rejoint par un autre Réunionnais en la personne de Daniel Narcisse. C'est ainsi par un travail acharné qu'il réussit à atteindre ce niveau d'excellence, qui lui permettait à 39 ans de dominer encore le handball mondial. Le 10 mai 2008, Jackson a joué ce qu'il annonçait alors comme étant le dernier match de sa carrière face à US Ivry et conclut sa magnifique carrière sur une belle victoire 34 à 33[9],[10]. En avril 2009, il retrouve toutefois les parquets pour finir la saison dans le club allemand du Rhein-Neckar Löwen[11], disputant notamment la demi-finale de la Ligue des champions.

Le 24 août 2008 au National Indoor Stadium de Pékin, les joueurs de l'équipe de France, tout juste sacrés champions olympiques, portent Jackson Richardson en triomphe sur le parquet de leur exploit[3]. Beaucoup d'entre-eux ont été ses coéquipiers, il constitue le trait d'union de tous les succès du handball français depuis le début des années 1990, d'où ce « merci » spectaculaire qui lui est adressé par les vainqueurs de l'Islande (28-23) en finale des Jeux.

Deux salles de sports portent son nom, dans une petite commune d'Elbeuf (Seine-Maritime), Le Buquet, inaugurée par Jackson Richardson en septembre 2007, et au Pouzin (07, Ardèche) également inaugurée par Jackson en 2007, ainsi que le gymnase de l'Université Paris-XIII (campus de Villetaneuse)[12], inauguré par Jackson Richardson le 6 octobre 2011.

En 2011, il signe à l'AS Monaco, club de nationale 3, en tant que dirigeant pour faire profiter le club de son expérience[13].

En février 2013, il participe à l'émission Splash : le grand plongeon. Durant la même année, il participe notamment au jeu télévisé Pékin Express, 9e saison diffusé sur M6 en tant que passager mystère parmi d'autres stars tel que Adriana Karembeu ; Alexandra Rosenfeld etc...

Jackson Richardson est parrain de l'Association européenne contre les leucodystrophies (ELA) et a inauguré en mai 2012 la nouvelle antenne ELA Océan Indien sur l'île de la Réunion.

Équipe de France[modifier | modifier le code]

Clubs successifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En sélection nationale[modifier | modifier le code]

Championnats du monde

Jeux olympiques[1]

Championnats d'Europe

En Clubs[modifier | modifier le code]

Compétitions internationales

Compétitions nationales

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Le Gymnase universitaire Jackson-Richardson à Villetaneuse, vu depuis la passerelle qui donnera accès à la Tangentielle Nord

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Profil olympique de Jackson Richardson »], sur sports-reference.com (consulté le 12 septembre 2013)
  2. a et b « Le jackpot de Jackson », sur L'Humanité.fr,‎ 4 mars 1991 (consulté le 1er avril 2014)
  3. a et b Le meilleur des meilleurs handballeurs, lequipemag.fr, 19 octobre 2009
  4. « CM95 - Jackson Richardson veut sortir par la grande porte », sur L'Humanité.fr,‎ 22 janvier 2005 (consulté le 1er avril 2014)
  5. « CM95 - Jack out », sur Handzone.net,‎ 5 février 2005 (consulté le 1er avril 2014)
  6. « CM95 - A en devenir Barjot ! », sur eurosport.fr,‎ 5 février 2005 (consulté le 1er avril 2014)
  7. « Bercy fête ses héros », sur Handzone.net,‎ 27 mars 2005 (consulté le 1er avril 2014)
  8. « Hand : adieux de Jackson Richardson », sur Institut National des Archives (INA),‎ 27 mars 2005 (consulté le 1er avril 2014)
  9. Jean-Louis Le Touzet, « Jackson Richardson lâche la balle », sur Libération.fr,‎ 10 mai 2008 (consulté le 1er avril 2014)
  10. « Richardson part en beauté », sur sports.fr,‎ 10 mai 2008 (consulté le 1er avril 2014)
  11. « Jackson Richardson reprend du service », sur sports.fr,‎ 12 avril 2009 (consulté le 1er avril 2014)
  12. « L’Université Paris 13 inaugure son gymnase Jackson Richardson »], sur sorbonne-paris-cite.fr,‎ 27 septembre 2011 (consulté le 17 janvier 2013)
  13. « Jackson Richardson signe à Monaco ! », sur handzone.net,‎ 16 août 2011 (consulté le 17 janvier 2013)