Équipe de Grèce de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe de Grèce de football féminin.

Drapeau : Grèce Équipe de Grèce

Écusson de l' Équipe de Grèce
Généralités
Confédération UEFA
Couleurs bleu ciel et blanc
Surnom Το Πειρατικό (« Le Bateau Pirate »)
Stade principal Stade olympique
Classement FIFA en stagnation 13e (14 août 2014)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Italie Claudio Ranieri
Capitaine Yórgos Karagoúnis
Plus sélectionné Yórgos Karagoúnis (132 sélections)
Meilleur buteur Níkos Anastópoulos (29 buts)

Rencontres officielles historiques

Premier match 7 avril 1929 (Italie, 1-4)
Plus large victoire 8-0, Syrie (25 novembre 1949)
Plus large défaite 1-11, Hongrie (25 mars 1938)

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 3
Huitièmes de finale en 2014
Championnat d'Europe Phases finales : 4
Vainqueur (1) en 2004

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
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Domicile
Couleurs de l’équipe
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Extérieur

Actualités

Pour les résultats en cours, voir :
Équipe de Grèce de football en 2014

L'équipe de Grèce de football est la sélection de joueurs de grecs représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Fédération de Grèce de football.

La sélection grecque remporte, à la surprise des observateurs, son premier titre international à l'occasion de l'Euro 2004, un tournoi qui n'a été gagné que par neuf sélections. C'est à ce jour son seul titre d'importance. Elle a disputé par ailleurs trois fois la Coupe du monde de football, en 1994, 2010 et 2014. Son meilleur résultat dans cette compétition est un huitième de finale qu'elle atteint en 2014 en battant la Côte d'Ivoire deux buts à un, le but décisif ayant été marqué sur penalty à la dernière minute du temps additionnel par Georgios Samaras. Ses succès la conduisent à atteindre le 8e rang au classement FIFA en 2008 puis en 2011.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts du football en Grèce[modifier | modifier le code]

Les Grecs aux Jeux interalliés de 1919 à Paris
La sélection grecque aux JO de 1920.

Les premiers clubs grecs sont fondés à la fin du XIXe siècle. Le Panionios NFC, par exemple, est créé en 1890 à Smyrne[2]. Le football en Grèce est géré par l'Association hellénique d'athlétisme amateur (SEGAS), est la toute première fédération sportive en Grèce, à partir de sa création en 1897. À l'occasion des Jeux olympiques intercalés de 1906 (une compétition qui n'a pas été reconnue par le CIO), une épreuve de football est organisée, à laquelle participent des sélections de villes grecques (Athènes, Salonique et Smyrne) ainsi que l'équipe du Danemark, large vainqueur[r 1].

En 1919, un tournoi de football est organisé dans le cadre des Jeux interalliés de Paris, qui célèbrent la victoire de la Première Guerre mondiale. La Grèce y envoie une sélection composée de militaires, qui affronte la Serbie, la Roumanie, pour deux victoires, et la France et l'Italie, pour deux défaites[r 2]. Aux Jeux olympiques de 1920 à Anvers, alors qu'il est engagé dans la guerre gréco-turque, le royaume de Grèce envoie une nouvelle sélection, composée cette fois de joueurs du Paniónios et du Panathinaïkos essentiellement, sous la direction de George Kalafatis. Elle s'incline lourdement au premier tour, le 28 août, contre la Suède (9-0)[r 3].

Les premiers pas de la sélection officielle[modifier | modifier le code]

Les activités des clubs se développent et ils décident donc en 1926 de créer une fédération dédiée, afin de pouvoir organiser un championnat national : la Fédération hellénique de football. Celle-ci s'affilie à la FIFA dès l'année suivante, en 1927, lance le championnat attendu par les clubs, et met bientôt en place une sélection nationale officielle[3].

L'équipe grecque en 1929

Le premier match officiel de la sélection est organisé le 7 avril 1929 contre une sélection italienne bis et se solde par une défaite logique (4-1). En égalisant, Alberto Nahmias (en) marque le 1er but officiel grec[r 3]. Dans la foulée, les Grecs participent à la première édition de la Coupe des Balkans, qui s'étale de 1929 à 1931. Vainqueurs à Athènes de la Yougoslavie en janvier 1930 (leur première victoire) puis de la Bulgarie en décembre[r 3], ils terminent au 3e rang du tournoi derrière les Yougoslaves et les Roumains[r 4]. Ils n'accompagnent par contre pas leurs deux voisins en Uruguay pour la première Coupe du monde, où les Yougoslaves font particulièrement bonne figure. En 1932 et 1933, les Grecs terminent à la dernière place des deux éditions suivantes du tournoi des Balkans[r 4].

En 1934 ils s'inscrivent aux qualifications pour la prochaine Coupe du monde. Le tirage au sort leur fait affronter l'Italie, le pays hôte de la compétition. Les Grecs sont battus 4-0 au match aller. Le match retour n'est pas disputé après un accord entre les deux fédérations, les Italiens s'engageant à apporter une aide financière à la fédération grecque[r 3],[4]. En décembre, Athènes accueille une nouvelle édition de la Coupe des Balkans. Les Grecs terminent seconds derrière la Yougoslavie, qu'ils ont pourtant battu en match inaugural. La sélection dispute encore les éditions de 1935 et 1936, sans nouveau succès. Ce sont les dernières participations de la Grèce à ce tournoi amical[r 4].

Engagés pour les tours préliminaires à la Coupe du monde 1938, les Grecs passent le premier tour en battant la Palestine mandataire en matchs aller-retour. Au 2nd tour, le 25 mars 1938 à Budapest, ils enregistrent la plus large défaite de leur histoire contre la Hongrie (1-11), supérieure dans tous les domaines[r 5].

Comme partout en Europe, les compétitions sont interrompues par la Seconde Guerre mondiale et ne reprennent qu'après 1945. La Grèce est de plus la proie d'une guerre civile de 1946 à 1949. La sélection retrouve les terrains en 1948 contre la Turquie[r 6], notamment à l'occasion d'une Coupe de la Méditerranée organisée par Athènes mi-1949[r 7] et remporte le 25 novembre 1949 la plus large victoire de son histoire, à domicile contre la Syrie (8-0).

Elle ne participe pas aux tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1950[r 8] - c'est son dernier forfait dans la compétition - mais se déplace par contre aux Jeux olympiques de 1952, en Finlande, où elle est éliminée en tour préliminaire par le Danemark (2-1)[r 9]. La Grèce dispute ensuite les différentes éditions de la Coupe de la Méditerranée. Pour la première édition des Jeux méditerranéens en 1951, la Grèce remporte le tournoi de football, devant la Syrie et l’Égypte, pays hôte[r 10].

L'Euro 1980 pour seule expérience au niveau mondial[modifier | modifier le code]

La Fédération de Grèce est membre fondateur de l'UEFA en 1954[3]. Malgré un championnat national de relative bonne qualité[n 1], les Grecs ne parviennent pas à se qualifier pour une phase finale d'un Championnat d'Europe (longtemps limitée à quatre équipes) ou d'une Coupe du monde. Pour les mondiaux de 1954, 1958 et 1974 ils sont devancés par la Yougoslavie[r 11],[r 12],[r 13], pour ceux de 1962 par l'Allemagne[r 14], pour ceux de 1966 par l'Union soviétique[r 15], pour ceux de 1978 par la Hongrie[r 16].

Au cours des préliminaires à la Coupe du monde de 1970, les Grecs, au sein d'un groupe composé de la Roumanie, du Portugal d'Eusébio, 3e du dernier mondial, et de la Suisse, ont l'occasion d'assurer leur qualification lors du dernier match mais ne parviennent pas à remporter la victoire nécessaire à Bucarest (1-1)[r 17]. Ils avaient pendant l'été réalisé une tournée en Australie pour préparer ce match décisif[r 18].

Les éliminatoires des championnats d'Europe ne sont pas plus fructueux : la Grèce s'incline lourdement au 1er tour de l'Euro 1960 contre la France[r 19], est forfait face à l'Albanie lors de l'édition suivante[r 20], sur décision du gouvernement grec. Puis elle est devancée par l'Union soviétique pour le tournoi de 1968[r 21], par l'Angleterre pour celui de 1972[r 22], par l'Allemagne en quatre ans plus tard[r 23].

La Grèce, dirigée depuis 1977 par Alkétas Panagoúlias, tient finalement sa première participation à une compétition internationale à l'occasion de l'Euro 1980, organisé en Italie. Après être sorti en tête de son groupe de qualification devant l’URSS, la Finlande et la Hongrie, la sélection d'Alketas Panagoulias affronte en phase de groupe la Tchécoslovaquie, les Pays-Bas et la RFA. Après deux défaites contre les Pays-Bas (0-1) et la Tchécoslovaquie (1-3), les Grecs tiennent en échec la RFA (0-0), déjà qualifiée et futur vainqueur. La sélection est éliminée et rentre au pays avec un seul point. Le seul buteur grec de la compétition est Níkos Anastópoulos, contre la Tchécoslovaquie[5].

Cette aventure est sans lendemain et les échecs en qualification s'enchaînent. Les Grecs sont devancés par la Yougoslavie et l'Italie pour la Coupe du monde 1982[r 24], par le Danemark pour l'Euro 1984[r 25], par la Pologne et la Belgique pour la Coupe du monde 1986[r 26], par les Pays-Bas, futurs vainqueurs, pour l'Euro 1988[r 27], par la Roumanie pour la Coupe du monde 1990[r 28], par les Pays-Bas pour l'Euro 1992[r 29].

La Coupe du monde 1994 et sa difficile digestion[modifier | modifier le code]

Panagoúlias fait son retour en 1992, et la Grèce parvient à se qualifier pour la Coupe du monde de 1994 aux États-Unis, en terminant en tête et invaincu d'un groupe composé de la Russie, de l’Islande, de la Hongrie et du Luxembourg[r 30]. Alors que les Grecs arrivent avec quelques ambitions, la compétition s'achève sur un échec cuisant, au sein d'un groupe relevé : les Grecs se voient infliger trois défaites contre l'Argentine (4-0), marquée par un but fameux de Diego Maradona[6], la Bulgarie (4-0) et le Nigeria (2-0). Ils sont éliminés dès le premier tour avec trois défaites, sans avoir marqué un but et en en ayant encaissé dix. C'est le pire bilan jamais enregistré par une sélection européenne lors d'une Coupe du monde[7]

La sélection grecque est devancée par la Russie et l'Écosse dans la course à l'Euro 1996[r 31], par la Croatie, d'un point, pour la Coupe du monde 1998[r 32], par la Norvège et la Slovénie pour l'Euro 2000[r 33], après une campagne particulièrement décevante qui coûte sa place au sélectionneur Kostas Polychroniou (en). Les qualifications pour la Coupe du monde 2002 s’avérant tout aussi décevantes[r 34], Vassilis Daniil (en) est à son tour écarté.

L’ère Rehhagel et la surprise grecque de l'Euro 2004[modifier | modifier le code]

Après cette série d'échecs, la fédération fait appel en 2001 à l'Allemand Otto Rehhagel, un entraîneur prestigieux dont c'est la première expérience comme sélectionneur. Mal embarqués après deux défaites face à l'Espagne et l'Ukraine, les Grecs surprennent en remportant leur six matchs suivants, qui leur offrent la 1re place et leur billet pour l'Euro[r 35]. Ce n'est qu'un début, l’équipe de Grèce remportant le tournoi à la surprise de tous les observateurs.

But de Charisteas, en blanc, en finale de l'Euro 2004.

Cette surprise commence dès le premier match, contre le pays organisateur, le Portugal, par une victoire sur le score de 2 buts à 1, grâce à Karagoúnis et Basinás. Après un match nul contre l’Espagne (1-1, but de Charistéas) et une défaite contre la Russie (1-2, but de Vryzas), les Grecs se qualifient de justesse pour les quarts de finale, où ils affrontent le tenant du titre, la France. Contre le cours du jeu, la Grèce élimine les Bleus grâce à un but de Charistéas, à l'heure de jeu. En demi-finale, la République tchèque est à son tour écartée, grâce à un but de Dellas en prolongation. La Grèce accède pour la première fois de son histoire à la finale d’une compétition internationale. À Lisbonne, devant 62 865 personnes, le pays organisateur, favori logique, retrouve le seul pays qui l’a battu dans cette compétition, la Grèce. La partie est équilibrée entre les deux équipes jusqu'à l'ouverture du score de Charistéas à la 65e minute. Comme aux tours précédents, les Grecs parviennent ensuite à garder leur but inviolé et remportent le trophée. C’est un véritable exploit pour une équipe que personne n'attendait. Les Grecs doivent en grande partie leur succès à leur solidité défensive que leur a inculqué Otto Rehhagel. Le meilleur joueur de la compétition est Theódoros Zagorákis[8]. Le meilleur buteur grec de la compétition est Ángelos Charistéas (3 buts). Sur le bus des joueurs pendant la compétition est écrit « La Grèce antique avait 12 dieux, la Grèce moderne en a 11 »[9].

Rehhagel poursuit logiquement son mandat. La Grèce, devancée par la Turquie dans la course aux barrage, ne réussit pas à se qualifier pour la Coupe du monde en Allemagne. Au terme d'une très bonne campagne de qualification, où elle termine meilleure équipe européenne avec 31 points, la Grèce se qualifie par contre pour l’Euro 2008, où elle arrive en tenante du titre. La sélection mise sur les mêmes atouts défensifs, mais elle manque de réussite en attaque. Défaite par la Suède (0-2), par la Russie (0-1), puis par l'Espagne (1-2, but de Charistéas), elle quitte le tournoi par la petite porte[10].

Joie de l'équipe de Grèce en 2013.

Lors des qualifications à la Coupe du monde 2010, la Grèce est devancée par la Suisse mais se voit offrir une nouvelle chance en barrages contre l'Ukraine. Après un match nul et vierge à domicile, les Grecs s'imposent en Ukraine grâce à un but de Salpingídis et obtiennent leur place pour l'Afrique du Sud. Elle y perd son premier match (2-0) contre la Corée du Sud mais gagne le suivant face au Nigeria (2-1), le 17 juin 2010. C'est leur premier succès en Coupe du monde. Battus par l'Argentine (2-0), les Grecs sont cependant éliminés encore une fois au premier tour. Rehhagel passe alors la main, et se voit remplacé par le Portugais Fernando Santos.

L'ère Santos et la progression constante[modifier | modifier le code]

Fernando Santos parvient à poursuivre l'oeuvre de son prédecesseur. La sélection grecque se qualifie pour l'Euro 2012 en devançant la Croatie lors du match décisif. Tirée dans un groupe abordable, la lutte s'annonce ouverte pour la deuxième place derrière la Russie, grande favorite du groupe qu'elle rencontre pour la troisième fois consécutive à l'Euro, entre la Grèce, la Pologne, pays hôte, et la République tchèque.

La Grèce commence pourtant mal sa compétition, concédant un nul contre la Pologne au match d'ouverture (1-1), puis perdant contre une République tchèque qui n'aura pas eu besoin de forcer (1-2). Pour son troisième match, la Grèce doit battre la Russie pour continuer d'espérer ce qui semble quasi-impossible. Les Russes, demi-finalistes de l'Euro 2008, emmenés par leur génération dorée symbolisée par Andreï Archavine, ont étrillé l'Italie (3-0) et la République tchèque (4-1) en pratiquant un impressionnant jeu offensif. Ils sont invaincus depuis 16 matchs, ont battu la Grèce en 2004 et en 2008, et sont l'un des outsiders les plus attendus de cet Euro.

Et pourtant, la Grèce réalise l'exploit de battre sa bête noire ce qui rappelle l'Euro 2004. Face à des Russes qui gâchent une quantité phénoménale d'occasions en butant sur une défense grecque héroïque, les Grecs obtiennent une victoire défensive de prestige, marquant le but de la victoire sur un contre bien mené par Yórgos Karagoúnis, héros de 2004, dans le temps additionnel de la première période (1-0). Elle y devance ainsi la Russie à la surprise générale grâce à la différence de but particulière malgré une différence de but générale défavorable ce qui la qualifie pour les quarts de finale. Elle y est battue par l'Allemagne après une prestation honorable (4-2). La Grèce s'impose comme l'une des surprises de cet Euro.

Attendue dans une poule abordable pour le Mondial 2014 après un Euro de belle facture, la Grèce se fait devancer par la Bosnie-Herzégovine, la faute à une différence de but générale très défavorable, les Bosniaques pratiquant un jeu très offensif à l'inverse des Grecs qui s'étaient contentés excessivement de courtes victoires 1-0 même contre un adversaire comme le Liechtenstein. En conséquence, la Grèce doit battre la Roumanie en barrage ce qu'elle réalise avec facilité, s'imposant à domicile avec la manière (3-1) avant d'ouvrir le score en Roumanie malgré l'égalisation (1-1) avec un Konstantínos Mítroglou des grands soirs. Les Grecs s'apprêtent à disputer leur troisième Coupe du Monde[11].

Après un tirage au sort pas trop défavorable, la Grèce tombe dans le groupe le plus ouvert de la Coupe du Monde avec la Colombie en tête de série, mais aussi la Côte d'Ivoire, meilleure équipe africaine au classement FIFA avec sa génération dorée, et le Japon. Venus pour fêter dignement les dix ans du sacre européen, les Grecs sont lourdement battus d'entrée par les Colombiens de la génération dorée James Rodriguez (3-0) sur un score qui ne reflète pas la prestation de la Grèce dont les joueurs ont touché deux fois la barre transversale et ont proposé un jeu étonnamment offensif. Une confirmation est attendue contre le Japon, mais les choses se compliquent dès le début du match avec le carton rouge de Kóstas Katsouránis ainsi que la sortie de Konstantínos Mítroglou sur blessure. Se repliant en défense, les Grecs obtiennent un bon nul (0-0) malgré l'absence de but. Pour le troisième match décisif contre la Côte d'Ivoire, la Grèce est exactement dans la même situation que deux ans plus tôt face à la Russie : face à un adversaire de poids emmené par une génération dorée pratiquant un attrayant jeu offensif, les Hellènes qui ne partent pas favoris doivent s'imposer pour se qualifier. La Côte d'Ivoire a réalisé jusqu'ici deux excellents matchs contre le Japon et la Colombie.

Et de nouveau, la Grèce déjoue tous les pronostics. Pratiquant ce coup-ci un jeu offensif et malgré deux inquiétants remplacements sur blessure en début de match, elle frappe trois fois la barre transversale et ouvre le score. La Côte d'Ivoire égalise et tient le nul jusqu'au temps additionnel. Le coup de théâtre survient à la dernière minute des arrêts de jeu. Le remplaçant Giovanni Sio fait faute sur Samaras en pleine surface de réparation. Le penalty, discutable, est transformé ce qui propulse la Grèce pour les huitièmes de finale grâce à cette victoire (2-1) ce qui rappelle le succès historique deux ans plus tôt contre la Russie et dix ans plus tôt le sacre européen. C'est une grande première dans l'histoire grecque. Malheureusement pour la Grèce, son parcours s'arrête là. En huitième de finale, le Bateau Pirate est coulé par son propre jeu. La Grèce affronte le Costa Rica, qualifié surprise d'un groupe très relevé, tombeur de l'Uruguay, de l'Italie et de l'Angleterre. Attendu comme très offensif, le Costa Rica subit la pression grecque mais, réaliste, il réussit à obtenir un nul dans le temps règlementaire. La Grèce joue le jeu, mais gâche beaucoup d'occasions et est obligée de jouer les pénalties, une séance qui lui sera fatale (1-1, tab 5-3). La Grèce, offensive, est éliminée par une bonne défense, tout comme la Russie l'avait connu contre elle deux ans plus tôt. Néanmoins, la victoire contre la Côte d'Ivoire qui aura envoyé la Grèce en huitième restera dans les annales.

À l'issue du Mondial, Yórgos Karagoúnis prend sa retraite internationale. Alors que les Hellènes pouvaient recevoir leur prime, ceux-ci en refuse la réception, ne désirant pas d'argent mais plutôt un centre d'entraînement.

Résultats[modifier | modifier le code]

Compétitions mondiales[modifier | modifier le code]

Parcours aux Jeux olympiques
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1900 à 1912 Non invité
Drapeau : Belgique 1920 1er tour 9e 1 0 0 1 0 9
1924 à 1948 Non qualifié
Drapeau : Finlande 1952 Tour préliminaire - 1 0 0 1 1 2
1956 et 1960[n 2] Non qualifié
Parcours en Coupe du monde
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
Drapeau : Uruguay 1930 Ne participe pas
1934 et 1938 Non qualifié
Drapeau : Brésil 1950 Ne participe pas
1954 à 1990 Non qualifié
Drapeau : États-Unis 1994 1er tour 24e 3 0 0 3 0 10
1998 à 2006 Non qualifié
Drapeau : Afrique du Sud 2010 1er tour 25e 3 1 0 2 2 5
Drapeau : Brésil 2014 Huitièmes de finale 13e 4 1 2 1 3 5
Parcours en Coupe des confédérations
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1992 à 2003 Non qualifié
Drapeau : Allemagne 2005 1er tour 7e 3 0 1 2 0 4
2009 et 2013 Non qualifié

Compétitions continentales[modifier | modifier le code]

Parcours en Championnat d'Europe de football
Année Résultat M V N* D bp bc
1960 à 1976 Tour préliminaire
Drapeau : Italie 1980 1er tour 3 1 0 2 1 4
1984 à 2000 Tour préliminaire
Drapeau : Portugal 2004 Vainqueur 6 4 1 1 7 4
Drapeau : Autriche Drapeau : Suisse 2008 1er tour 3 0 0 3 1 5
Drapeau : Pologne Drapeau : Ukraine 2012 Quart de finale 4 1 1 2 5 7

Classement FIFA[modifier | modifier le code]

Depuis l'introduction du classement mondial de la FIFA en 1993, la Grèce a navigué entre la 66e place, son pire classement atteint en septembre 1998, et la 8e place, atteinte en avril 2008 et octobre 2011, à la suite de la victoire à l'Euro 2004 et des bons résultats en éliminatoires de tournois internationaux. Elle pointe à ces deux occasions au 6e rang européen[12].

Couleurs[modifier | modifier le code]

Les joueurs et le drapeau grecs.

La sélection grecque porte les couleurs du drapeau de la Grèce : le bleu et le blanc. Elle leur doit son surnom de Galanolefki (en français : « Bleu ciel et Blanc »)[13].

Les premiers maillots de la sélection, en 1929, sont bleus, avec un short blanc et des bas bleus. Au cours de l'histoire de la fédération, l'équipement change, le maillot et le short passant parfois au bleu ou au blanc. Depuis le triomphe de l'Euro 2004, dont les Grecs jouent la finale en blanc, l'équipement principal de la sélection est entièrement blanc.

Maillots historiques de la sélection grecque
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1929

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le premier stade, et le plus utilisé jusqu'à maintenant, est le stade Apóstolos-Nikolaïdis, situé dans le centre ville d'Athènes. Inauguré en 1922, il est la propriété du Panathinaïkos, l'un des principaux clubs du pays. La sélection y reçoit tous ses adversaires jusqu'aux années 1950.

En 1966, la sélection quitte pour la première fois Athènes pour le stade Kaftanzoglio de Thessalonique, construit quelques années plus tôt et qui reste jusqu'en 1982 la plus grande enceinte du pays. Le domicile principal de la sélection est alors le stade Karaïskaki du Pirée, siège de l'Olympiakos, mais l'équipe nationale n'hésite pas à jouer régulièrement dans les différents stades du pays. En 1995, elle se déplace pour la première fois en Crète, au stade Vardinogiannis de l'OFI.

Le 1er décembre 1982, le stade olympique d'Athènes, construit à l'occasion des championnats d'Europe d'athlétisme 1982, accueille pour la première fois les Galanolefki. Doté de plus de 70 000 places, il devient dès lors le stade de prestige de la sélection et reçoit nombre d’évènements internationaux, notamment les Jeux olympiques d'été de 2004 et les finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1983, 1994 et 2007.

Depuis sa dernière rénovation en 2004, le stade Karaïskaki a retrouvé sa position préférentielle.

Personnalités importantes[modifier | modifier le code]

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Le sélectionneur ayant à la fois connu le plus grand succès et dirigé le plus de matchs est l'Allemand Otto Rehhagel, en charge de septembre 2001 jusqu'à la Coupe du monde 2010. Au moment de son arrivée en Grèce, il est un entraîneur prestigieux du championnat d'Allemagne, qui compte notamment à son palmarès trois titres de champion (en 1988, 1993 et 1998) et deux coupes d'Europe (la Coupe des coupes en 1992 et la Coupe UEFA en 1996). Arrivé au lendemain de l'échec des qualifications à la Coupe du monde 2002, il est accueilli avec scepticisme, d'autant qu'il ne parle pas le grec. Il va pourtant connaître des résultats exceptionnels : il qualifie pour l'Euro 2004 et conduit la sélection à la victoire finale, alors que les Grecs n'avaient jusque là jamais remporté le moindre match en compétition internationale[14]. Il mène encore les Bleu et blanc lors des phases finale de l'Euro 2008 et de la Coupe du monde 2010, avec moins de réussite. Son contrat n'étant pas renouvelé, il démissionne. Son bilan est de 106 matchs, dont 53 victoires[15].

Avant l'ère Rehhagel, le sélectionneur le plus mémorable de l'histoire du football grec est Alkétas Panagoúlias, qui qualifie la sélection pour ses deux premières phases finales de tournois internationaux. Formé aux États-Unis, il retourne à Athènes en 1972 pour devenir l'adjoint du nouveau sélectionneur nord-irlandais Billy Bingham, qu'il remplace l'année suivante. Il reste huit ans en poste et mène la Grèce à sa première phase finale lors de l'Euro 1980. Il poursuit sa carrière à l'Olympiakos, avec lequel il remporte deux fois le championnat de Grèce en 1982, 1983 et 1987, et aux États-Unis, auprès de la sélection. Il est rappelé par la Fédération hellénique en 1992 et conduit brillamment la sélection à sa première phase finale de Coupe du monde en 1994. Mais le tournoi est un échec et il arrête là son mandat[16]. Son bilan est de 74 matchs, dont 23 victoires[17].

L'équipe de Grèce a eu comme sélectionneurs les entraîneurs suivants[17] :

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Les vainqueurs de l'Euro 2004, disposés en 4-5-1 sont Antónios Nikopolídis Gardien de butYoúrkas Seïtarídis, Traïanós Déllas, Michális Kapsís, Panayótis FýssasStélios Yannakópoulos (remplacé par le défenseur Stélios Venetídis à la 76e minute), Ángelos Basinás, Theódoros Zagorákis Capitaine, Kóstas KatsouránisÁngelos Charistéas, unique buteur en finale, — Zísis Vrýzas (remplacé par le défenseur Dimítrios Papadópoulos à la 85e minute).

Nikopolídis, Déllas, Seïtarídis, Zagorákis, Charistéas apparaissent dans l'équipe-type du tournoi.

Aucun joueur grec n'apparaît à la liste FIFA 100 publiée en 2004 ni dans les principaux classements des meilleurs joueurs du XXe siècle, ce qui correspond aux modestes résultats de la sélection jusqu'aux années 2000[18].

La FIFA identifie comme stars du passé de la sélection les joueurs suivants : Theódoros Zagorákis, Antónios Nikopolídis, Ángelos Basinás, Níkos Anastópoulos et Nikolaos Machlas[11].

Theódoros Zagorákis est le capitaine des vainqueurs de l'Euro 2004, dont il est élu meilleur joueur[8]. Sélectionné de 1994 à 2007, le milieu de terrain défensif détient au moment de son départ le record de sélections en équipe nationale grecque (120). Il a depuis été dépassé par Yórgos Karagoúnis, qui a repris le poste et le rôle de Zagorákis. Il est le seul joueur grec à être apparu parmi les cinq premiers d'un classement du Ballon d'or, en 2004[19].

Antónios Nikopolídis, gardien de but des vainqueurs de l'Euro 2004 et joueur emblématique du championnat grec, compte 90 sélections entre 1999 et 2008. Ángelos Basinás est le précieux doublon de Zagorákis lors de l'Euro 2004. Il compte 100 sélections entre 1999 et 2009. Níkos Anastópoulos, le meilleur buteur de l'histoire de la sélection avec 29 buts en 75 capes entre 1977 et 1988, inscrit notamment le premier but de la sélection en phase finale d'un tournoi international, lors de l'Euro 1980. Enfin Nikolaos Machlas est l'auteur du but qualificatif pour la Coupe du monde 1994 contre la Russie. Formé à l'OFI Crète, il honore 61 sélections et marque 18 buts entre 1993 et 2002.

Joueurs les plus sélectionnés[20]
Nom Période Sél. Buts
Yórgos Karagoúnis 1999-2014 135 11
Theódoros Zagorákis 1994-2007 120 3
Kóstas Katsouránis 2003- 110 9
Ángelos Basinás 1999-2009 100 7
Strátos Apostolákis 1986-1998 96 5
Antónios Nikopolídis 1999-2008 90 0
Ángelos Charistéas 2001-2011 88 25
Dimítrios Saravákos 1982-1994 78 22
Stélios Yannakópoulos 1997-2008 77 12
Anastásios Mitrópoulos 1978-1994 77 8
Mis à jour le 19 novembre 2013
Les meilleurs buteurs[20]
Nom Période Buts Sél. Moy.
Níkos Anastópoulos 1977-1988 29 75 0,387
Ángelos Charistéas 2001-2011 25 88 0,284
Theofánis Gekas 2005- 24 69 0,348
Dimítrios Saravákos 1982-1994 22 78 0,282
Dimítris Papaïoánnou 1963-1980 21 61 0,344
Nikos Machlas 1993-2002 18 61 0,295
Démis Nikolaïdis 1995-2004 17 54 0,315
Panagiotis Tsalouchidis 1987-1995 16 76 0,211
Giorgos Sideris 1958-1970 14 28 0,500
Níkos Liberópoulos 1996-2012 13 76 0,171
Dimítris Salpingídis 2005- 13 72 0,181
Mis à jour le 19 novembre 2013

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Liste des joueurs convoqués pour disputer un match amical contre l'Autriche le 14 août 2013[21].

Pos Nom Date de naissance Sélections Buts Club
GB Oréstis Karnézis 11 juillet 1985 (29 ans) 10 0 Drapeau : Espagne Grenade CF
GB Michális Sifákis 9 septembre 1984 (29 ans) 15 0 Drapeau : Grèce Atromitos
DF Sokratis Fytanidis (en) 25 mai 1984 (30 ans) 0 0 Drapeau : Grèce Atromitos
DF José Holebas 27 juin 1984 (30 ans) 13 1 Drapeau : Grèce Olympiakos Le Pirée
DF Kostas Manolas 14 juin 1991 (23 ans) 2 0 Drapeau : Grèce Olympiakos Le Pirée
DF Sokrátis Papastathópoulos 9 juin 1988 (26 ans) 40 0 Drapeau : Allemagne Borussia Dortmund
DF Dimitris Siovas (en) 16 septembre 1988 (25 ans) 2 0 Drapeau : Grèce Olympiakos Le Pirée
DF Níkos Spyrópoulos 10 octobre 1983 (30 ans) 33 2 Drapeau : Grèce PAOK Salonique
DF Vasílis Torosídis 10 juin 1985 (29 ans) 57 7 Drapeau : Italie AS Rome
DF Loukás Výntra 5 février 1981 (33 ans) 44 0 Drapeau : Espagne Levante UD
ML Elíni Dimoútsos 18 juin 1988 (26 ans) 1 0 Drapeau : Grèce Atromitos
ML Ioánnis Fetfatzídis 21 décembre 1990 (23 ans) 13 3 Drapeau : Grèce Olympiakos Le Pirée
ML Konstantínos Fortoúnis 16 septembre 1992 (21 ans) 11 0 Drapeau : Allemagne FC Kaiserslautern
ML Kóstas Katsouránis 21 juin 1979 (35 ans) 103 9 Drapeau : Grèce PAOK Salonique
ML Panayótis Koné 26 juillet 1987 (27 ans) 11 0 Drapeau : Italie Bologne FC
ML Ioánnis Maniátis 12 octobre 1986 (27 ans) 21 0 Drapeau : Grèce Olympiakos Le Pirée
ML Sotíris Nínis 3 avril 1990 (24 ans) 27 3 Drapeau : Italie Parme FC
ML Panagiotis Tachtsidis 15 février 1991 (23 ans) 2 0 Drapeau : Italie Catane
ML Aléxandros Tziólis 13 février 1985 (29 ans) 41 1 Drapeau : Grèce PAOK Salonique
AT Stéfanos Athanasiádis 24 décembre 1988 (25 ans) 4 0 Drapeau : Grèce PAOK Salonique
AT Lázaros Christodoulópoulos 19 décembre 1986 (27 ans) 10 1 Drapeau : Italie Bologne FC
AT Konstantínos Mítroglou 12 mars 1988 (26 ans) 21 3 Drapeau : Angleterre Fulham

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Notes
  1. Le Panathinaïkos dispute la finale de la Coupe des clubs champions européens 1970-1971, l'Olympiakos, le Paniónios GSS et le Panathinaïkos remportent la Coupe des Balkans des clubs dans les années 1960 et 1970
  2. En 1999, la FIFA décide que les matchs de football disputés dans le cadre des Jeux olympiques à partir des Jeux olympiques de Rome de 1960 ne comptent pas comme sélection nationale en équipe A. Cf. (en) Roberto Mamrud, Karel Stokkermans, « Olympic Matches », sur rsssf.com,‎ 12 août 2009 (consulté le 8 septembre 2009)
Références générales
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  2. (en) « Early history », sur site officiel du Paniónios GSS
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  4. Qualifications pour la Coupe du monde 1934 en Italie, sur FIFA.com
  5. « Grèce à l'Euro 1980 », UEFA (consulté le 17 sept. 2012)
  6. Stéphane Pinguet, « Maradona 1994, le dernier cri », Les Cahiers du football,‎ 17 septembre 2012
  7. (en) « Top 10 worst World Cup teams », Sports Illustrated
  8. a et b « Zagorakis se souvient de 2004 », UEFA
  9. Paul-Yves Diey, « Otto 1er repart en conquête », sur lefigaro.fr, Sport24.com,‎ 11 juin 2010
  10. Gilles Dhers, « Rehhagel de bois pour les Grecs », Libération,‎ 14 juin 2008 (lire en ligne)
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  12. Classement FIFA de la Grèce, FIFA.com
  13. « Grèce - Portrait en vue de l'Euro 2012 », UEFA.com
  14. (en) « Otto Rehhagel: Coach of the European Championship participant Greece », sur conti-online.com, Continental AG (consulté le 22 janvier 2014)
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  21. « Autriche vs. Grèce - 14 août 2013 », Soccerway
Résultats
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  2. (en) « Interallied Games 1919 », RSSSF (consulté le 20 janvier 2014)
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