Ștefan Kovács

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Ștefan Kovács
Stefan Kovacs.jpg
Stefan Kovacs en 1971.
Biographie
Nom István Kovács
Nationalité Drapeau : Roumanie Roumain
Naissance 2 octobre 1920
Lieu Timișoara, Roumanie
Décès 17 mai 1995 (à 75 ans)
Lieu Cluj-Napoca, Roumanie
Période pro. 19371953
Poste Milieu puis entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
1931-1934 Drapeau : Roumanie CA Timișoara
1934-1937 Drapeau : Roumanie CA Oradea
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1937-1938 Drapeau : Roumanie CA Oradea
1938-1941 Drapeau : Belgique Olympic Charleroi
1941 Drapeau : Roumanie Ripensia Timișoara
1941-1942 Drapeau : Roumanie CFR Turnu Severin
1942-1944 Drapeau : Hongrie Kolozsvári AC
1945-1947 Drapeau : Roumanie Ferar Cluj
1947-1950 Drapeau : République populaire roumaine CFR Cluj
1950-1953 Drapeau : République populaire roumaine Universitatea Cluj
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1956-1958 Drapeau : République populaire roumaine Universitatea Cluj
1958-1967 Drapeau : République populaire roumaine Roumanie (assistant)
1967-1970 Drapeau : République socialiste de Roumanie Steaua Bucarest
1971-1973 Drapeau : Pays-Bas Ajax Amsterdam
1973-1975 Drapeau : France France
1976-1981 Drapeau : République socialiste de Roumanie Roumanie
1981-1983 Drapeau : Grèce Panathinaïkos
1986-1987 Drapeau : France AS Monaco
1 Compétitions officielles nationales et internationales.

Ștefan Kovács (parfois orthographié Ștefan Covaci ou István Kovács), né le 2 octobre 1920 à Timișoara (Roumanie) et mort le 12 mai 1995 à Cluj (Roumanie), est un joueur et entraîneur roumain de football.

Successeur de Rinus Michels sur le banc de l'Ajax Amsterdam, Kovács y remporte notamment la Coupe d'Europe des clubs champions à deux reprises. De 1973 à 1975, il est le deuxième sélectionneur étranger de l'équipe de France (après George Kimpton au mondial 1934), puis bientôt celle de Roumanie pendant quatre ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ștefan Kovács est né à Timișoara au sein de la minorité hongroise du pays[1]. Il est un joueur de football modeste, jamais sélectionné dans l'équipe nationale de Roumanie au contraire de son frère ainé, Nicolae Kovacs, qui joua pour la Roumanie et la Hongrie et disputa les trois coupes du monde d'avant-guerre.

À peine sa carrière de footballeur terminée qu'il se plonge dans celle d'entraîneur, à l'Universitatea Cluj, en 1956[1]. Après deux saisons, il rejoint la Fédération roumaine de football, où il s'occupe des espoirs puis de la sélection B, et devient l'adjoint du sélectionneur[1]. En 1967, il reprend sa carrière d'entraîneur de club au Steaua Bucarest (Roumanie) avec lequel entre 1967 et 1971, il gagne une fois le championnat (qui échappe au club de la capitale depuis 1961) et trois fois la coupe de Roumanie[1].

Il arrive en 1971 à l'Ajax d'Amsterdam (Pays-Bas) où il succède au fameux coach néerlandais Rinus Michels, désigné en 1999 « entraîneur du XXe siècle » par la FIFA, qui aurait indiqué son nom dans une liste de successeurs potentiels destinée aux dirigeants[1]. Il continue d'y prôner le « football total » cher à son prédécesseur en s'appuyant sur les deux grands joueurs de l'équipe : Johan Cruijff et Johan Neeskens. L'équipe néerlandaise, championne d'Europe en titre, remporte de nouveau la Coupe d'Europe des clubs champions en 1972 et 1973, mais aussi la Coupe intercontinentale en 1972 face aux Argentins d'Independiente et la Supercoupe de l'UEFA en 1973[1].

En 1973, le régime de Nicolae Ceaușescu, qui se transforme progressivement en autocratie, décide de refuser la prolongation du contrat de travail à l'étranger de Kovács, qui est nommé directeur technique national au sein de la FRF. Finalement Kovács obtient du dirigeant roumain sa « libération », et la possibilité de signer où il le souhaite[1]. Il décide d'accepter la proposition de Jacques Ferran et de la Fédération française de football de prendre la tête de l'équipe de France, alors moribonde. Il n'est alors que le deuxième sélectionneur étranger de l'histoire de la fédération française, après l'Anglais George Kimpton dans les années 1930.

Son mandat est marqué par certaines tensions politiques, le régime roumain cherchant à se servir de Kovacs comme une monnaie d'échange avec le gouvernement français[1]. Son contrat d'un an est notamment renouvelé in extremis à l'été 1974. Si durant ses deux années en tant que sélectionneur, Kovacs n'obtiendra aucun résultat notable, des observateurs s'accordent néanmoins à dire que sa venue a été riche en apports pour les Bleus[1] et qu'il a été un des grands artisans des progrès des joueurs français dans les domaines physique et tactique ainsi que dans leur approche psychologique des rencontres de haut niveau. Il aura également le flair de faire débuter très rapidement Dominique Rocheteau en équipe de France alors que celui-ci n'avait disputé que quelques matchs en première division avec l'équipe de Saint-Étienne. Son adjoint Michel Hidalgo poursuivra le travail avec succès, puisqu'il s'achèvera sur la victoire à l'Euro 1984[1].

Son contrat n'étant pas renouvelé en 1975 (la France n'ayant pu se qualifier pour l'Euro 1976, Kovacs retourne finalement en Roumanie dont il devient le sélectionneur national. Il échoue à qualifier son pays pour les deux grandes compétitions suivantes (Coupe du monde 1978 et Euro 1980), étant devancé les deux fois par l'Espagne. En mai 1981, la sélection s'incline face à la Hongrie, dont est originaire la famille de Kovacs. Dans un climat politique de plus en plus autoritaire, il est accusé d'avoir fait perdre volontairement la Roumaine et décide de démissionner[1].

Après deux piges sans succès sur les bancs du Panathinaïkos (Grèce) et de l'AS Monaco (France), où il est remplacé par le jeune Arsène Wenger, il prend sa retraite en 1987. Il meurt le 11 mai 1995 dans un certain anonymat[1].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Ștefan Kovács n'a remporté aucun titre notable en tant que joueur. Devenu entraîneur, il a remporté les compétitions suivantes[2] :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il regroupe toutes ses connaissances dans un livre, Football total, paru en 1975.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Ştefan Kovács, une affaire d’État », www.parlonsfoot.com, 1er décembre 2008
  2. Profil de l'entraîneur sur footballdatabase

Liens externes[modifier | modifier le code]