Marius Trésor

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Marius Trésor
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Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 15 janvier 1950 (64 ans)
Lieu Sainte-Anne (Guadeloupe)
Taille 1,82 m (6 0)
Période pro. 1969 - 1984
Poste défenseur central
Parcours junior
Saisons Club
1958-1969 Drapeau : France Juventus Sainte-Anne
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1969-1972 Drapeau : France AC Ajaccio 102 0(2)
1972-1980 Drapeau : France Olympique Marseille 298 (12)
1980-1984 Drapeau : France Girondins Bordeaux 116 0(5)
1969-1984 Total 516 (19)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1971 Drapeau : France France Espoirs 003 0(0)
1971-1983 Drapeau : France France 065 0(4)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Marius Trésor, né le 15 janvier 1950 à Sainte-Anne en Guadeloupe, est un footballeur international français. Il évolue au poste de libéro du début des années 1970 au début des années 1980. Il est considéré comme un des meilleurs défenseurs français de l'histoire.

Formé à la Juventus de Sainte-Anne, il joue de 1969 à 1972 à l'AC Ajaccio puis de 1972 à 1980 à l'Olympique de Marseille avec qui il gagne la Coupe de France en 1976. Il signe ensuite aux Girondins de Bordeaux où il remporte le titre de champion de France en 1984.

Il débute en équipe de France en 1971 et participe à la Coupe du Monde 1978 puis finit 4e de la Coupe du Monde 1982. il est sélectionné à 65 reprises et marque 4 buts sous le maillot bleu. En 2004, il est nommé au FIFA 100.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Sainte-Anne, en Guadeloupe, Marius Trésor découvre le football au sein du club local, la Juventus de Sainte-Anne. Il joue défenseur puis attaquant à la demande de son entraîneur, Félix Fahrasmane. C'est à ce poste qu'il joue une saison et demie et remporte le Championnat de Guadeloupe en 1969[1].

AC Ajaccio (1969-1972)[modifier | modifier le code]

Repéré par l'AC Ajaccio dès 1968[1], il rejoint comme avant-centre le club corse en 1969. Sa présence au sein de l'attaque ajaccienne ne dure qu'un mois et demi, son entraîneur Alberto Muro le replace en défense centrale[2],[3], et débute à ce poste en équipe première le 23 novembre 1969 à l'occasion d'un match contre Valenciennes. La première saison avec Ajaccio est difficile, le club finit 16e du championnat et ne doit son maintien en première division qu'au passage à 20 clubs.

La saison suivante, l'AC Ajaccio finit 6e du championnat, Marius Trésor est pour beaucoup dans ce beau parcours du club corse. Sa classe naturelle et son grand talent en font rapidement l'un des défenseurs le plus en vue de la Division 1. En 1972, il est nommé joueur français de l'année par France Football.

Olympique de Marseille (1972-1980)[modifier | modifier le code]

En 1972, plusieurs clubs souhaitent le recruter dont le Paris FC, l'OGC Nice et l'Olympique de Marseille, il signe à l'OM le 11 octobre 1972, Marseille transférant en échange Rolland Courbis au club ajaccien[4]. Il débute avec son nouveau club contre ses anciens coéquipiers le 22 octobre 1972, Marseille s'incline devant l'AC Ajaccio 1-0.

Marius Trésor joue au poste d'arrière droit car Bernard Bosquier occupe le poste d'arrière central à l'OM et en équipe de France mais il prend rapidement le dessus et Bosquier remonte au milieu de terrain. Sa première saison au club marseillais se conclut sur une 3e place au championnat en 1973. Après le départ de Bosquier, il devient capitaine de l'équipe de Marseille.

En 1974-1975, il rayonne au sein d'une défense marseillaise qui voit appeler le même jour sous le maillot tricolore René Charrier, Victor Zvunka, François Bracci et Marius Trésor. Avec l'appui des brésiliens Jairzinho et Paulo César Lima, le club finit cette saison-là vice-champion de France.

En 1976, il remporte avec le club marseillais la Coupe de France de football en battant Lyon 2-0. Il joue un rôle prépondérant dans le succès marseillais en contrant toutes les tentatives lyonnaises dans la première demi-heure.

À l'automne 1979, le Bayern de Munich souhaite l'engager mais un désaccord entre dirigeants marseillais fait capoter le transfert alors qu'il ne reste à Marius Trésor que six mois de contrat avec le club[1],[3]. En fin de saison, le club descend et Marius Trésor fâché avec les dirigeants du club quitte l'OM.

Girondins de Bordeaux (1980-1984)[modifier | modifier le code]

Claude Bez le fait signer pour un an aux Girondins de Bordeaux en 1980 contre un million de francs. Marius Trésor se relance dans le club girondin sous la houlette d'Aimé Jacquet et avec des coéquipiers tous internationaux, Lacombe, Giresse, Gemmrich et Soler. Il forme la charnière centrale avec François Bracci et le club termine 3e du championnat. Le club enchaîne les bonnes performances au niveau national et finit 4e en 1982 puis vice-champion de France en 1983, il ne joue cependant que 19 matchs cette saison, des problèmes de dos l'obligeant à l'opération.

Lors de la saison 1983-1984, Marius Trésor est toujours handicapé par ses problèmes de dos et doit de nouveau se faire opérer. Il ne joue que 12 matchs avec les girondins et c'est Patrick Battiston qui le remplace au poste de défenseur central. Le club remporte en fin de saison le Championnat de France, leur premier titre depuis 1950 et le premier également pour Marius Trésor.

Il arrête sa carrière à la fin de la saison 1984 et devient représentant pour Pernod Ricard pendant quelques mois mais il revient rapidement dans le football et entre dans le staff des Girondins de Bordeaux. il est actuellement superviseur et entraîneur adjoint de Patrick Battiston avec la réserve. Il est également consultant sur W9 pour 100 % Girondins, la radio des Girondins des Bordeaux GOLD FM et sur Girondins TV.

Anecdote : en 1978, il enregistre un album dans lequel figure un titre qui fera danser la France sur un rythme antillais endiablé "Sacré Marius".

Équipe de France[modifier | modifier le code]

Marius Trésor joue trois matchs avec les espoirs en 1971 sous la direction d'Henri Guérin, celui-ci le recommande au sélectionneur de l'équipe A, Georges Boulogne[3]. Il débute ainsi en équipe de France le 4 décembre 1971, lors d'un match de qualification du Championnat d'Europe, contre la Bulgarie, au poste inhabituel d'arrière gauche. Même si la France perd 2-1 et est ainsi éliminée du Championnat d'Europe 1972, Marius trésor est crédité d'un bon match[5].

Georges Boulogne l'associe en défense centrale à Jean-Pierre Adams le 25 juin 1972 face à l'Argentine lors de la Coupe de l'Indépendance du Brésil[6], cette charnière est renouvelée par le nouveau sélectionneur Stefan Kovacs et dure jusqu'en 1976. Face à l'équipe d'Allemagne en octobre 1973, Marius Trésor marque son premier but en équipe nationale (score final : 1-2).

En 1974, lors d'un match contre la Pologne, victoire 2-0, Stefan Kovacs déclare en conférence de presse, « si la défense française a été si solide, c'est grâce à ma garde noire »[3].

C'est en capitaine de l'équipe de France, le premier d'origine antillaise, qu'il débute les qualifications pour la Coupe du Monde 1978 le 9 octobre 1976 contre la Bulgarie (2-2). Le 30 juin 1977, au stade Maracana de Rio de Janeiro, il marque un but superbe contre le Brésil en match amical (score final : 2-2).

Il est demi-finaliste avec les Français lors de la Coupe du Monde 1982. Lors de cette demi-finale contre l'Allemagne à Séville, il marque un but d'anthologie en expédiant une superbe reprise de volée sous la transversale d'un Harald Schumacher médusé.

Le 5 octobre 1983, lors d'un match contre l'Espagne, Trésor bat le record des sélections de Roger Marche, obtenu justement contre l'Espagne en 1959. Il connaît sa dernière sélection un mois plus tard, le 12 novembre contre la Yougoslavie. Entre 1971 et 1983, il est sélectionné à 65 reprises et marque 4 buts en équipe de France.

En 2004, il a été nommé au FIFA 100.

Statistiques détaillées[modifier | modifier le code]

Par saisons[modifier | modifier le code]

Saison Club Division Championnat Coupe d'Europe Équipe de France
1969 - 1970 AC Ajaccio 1 12 matchs - -
1970 - 1971 AC Ajaccio 1 34 matchs - -
1971 - 1972 AC Ajaccio 1 38 matchs / 1 but - 6 matchs
1972 - 1973 AC Ajaccio 1 9 matchs - 1 match
1972 - 1973 Olympique de Marseille 1 24 matchs / 1 but - 5 matchs
1973 - 1974 Olympique de Marseille 1 38 matchs 4 matchs / 1 but (C3) 4 matchs / 1 but
1974 - 1975 Olympique de Marseille 1 37 matchs / 1 but - 6 matchs
1975 - 1976 Olympique de Marseille 1 38 matchs / 1 but 2 matchs (C3) 5 matchs
1976 - 1977 Olympique de Marseille 1 23 matchs / 1 but 2 matchs (C2) 5 matchs / 1 but
1977 - 1978 Olympique de Marseille 1 35 matchs / 4 buts - 7 matchs
1978 - 1979 Olympique de Marseille 1 25 matchs - 3 match / 1 but
1979 - 1980 Olympique de Marseille 1 34 matchs - 3 matchs
1980 - 1981 Girondins de Bordeaux 1 25 matchs - 2 matchs
1981 - 1982 Girondins de Bordeaux 1 37 matchs / 2 buts 4 matchs / 2 buts (C3) 13 matchs / 1 but
1982 - 1983 Girondins de Bordeaux 1 19 matchs 6 matchs (C3) 3 matchs
1983 - 1984 Girondins de Bordeaux 1 12 matchs / 1 but 2 matchs (C3) 2 matchs

Par compétitions[modifier | modifier le code]

  • 2 matchs et 0 but en Coupe des coupes
  • 18 matchs et 3 buts en Coupe de l'UEFA
  • 440 matchs et 12 buts en Division 1
  • 52 matchs et 4 buts en Coupe de France[7]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En sélection[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • DVD, Les Légendes de l'OM, 2011, Éditions France Télévisions Distribution
    • Marius Trésor, Marius de Marseille, film d'Antony Fayada, 26 minutes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Portrait de Marius Trésor », sur http://www.antilles-foot.com,‎ 23 février 2010 (consulté le 28 mars 2010)
  2. Interview de Marius Trésor sur www.fifa.com
  3. a, b, c et d « Entretien avec Marius Tresor »
  4. Jacques Thibert « Une année de football » in Les cahiers de l'Équipe - Football 74 p. 5
  5. Feuille de match sur www.fff.fr
  6. Feuille de match sur www.fff.fr
  7. Statistiques de Marius Trésor sur footballdatabase.eu
  8. Statistiques en bleu sur www.fff.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]