Jacques Anquetil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Anquetil.
Jacques Anquetil Icône cycliste
Importez l’image de cette personne
Informations
Nom Anquetil
Prénom Jacques
Date de naissance 8 janvier 1934
Date de décès 18 novembre 1987
Pays France France
Équipe(s) pro
1953
1954-1955
1956
1957-1958
1959-1961
1962-1964
1965-1966
1967-1969
La Française
La Perle - Hutchinson
Bianchi
Helyett - Potin
Helyett - Fynsec
Saint-Raphael
Ford France
Bic
Principales victoires
5 Tour de France
2 Tour d'Italie
9 Grand Prix des Nations
5 Paris-Nice
2 Dauphiné Libéré
1 Tour d'Espagne
1 Liège-Bastogne-Liège
1 Bordeaux-Paris

Jacques Anquetil (surnommé Maître Jacques) est né à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime) le 8 janvier 1934 et mort d'un cancer le 18 novembre 1987 à La Neuville-Chant-d'Oisel (Seine-Maritime). Il est notamment le premier quintuple vainqueur du Tour de France. Il a eu deux enfants: une fille née de sa belle-fille, la fille de sa femme née d'un premier mariage, et un fils avec sa deuxième belle-fille, épouse du fils de sa femme. Les enfants ont été élevés par sa femme, devenue stérile.

Sommaire

[modifier] Carrière cycliste

Jacques Anquetil possédait un vélo depuis l’âge de quatre ans, mais attend le 2 décembre 1950 pour signer sa première licence amateur à l'AC Sotteville. Après un CAP d’ajusteur-fraiseur, il pensait se destiner à seconder son père, horticulteur spécialisé dans la culture des fraises. Il signe à cette époque 16 victoires chez les amateurs, dont le Prix Maurice Latour le 3 mai 1951 à Rouen (1re victoire), le Prix de France en 1952 ainsi que le Tour de la Manche et le Championnat national sur route la même année.

Il devient cycliste professionnel en 1953 et le restera jusqu'en 1969, totalisant 184 victoires dont 5 Tours de France (1957, 1961 à 1964) avec 16 victoires d'étapes et 51 jours en jaune, 2 Tours d'Italie (1960-1964), le Tour d'Espagne 1963, 9 Grand prix des Nations, un record qui ne sera plus jamais battu du fait de la disparition de la course en 2005, 5 Paris-Nice (1957, 1961, 1963, 1965-66), 4 Critèrium National (1961, 63, 65, 67), 2 Dauphiné Libéré (1963-1965), Bordeaux-Paris en 1965, Gand-Wevelgem (1964), Liège-Bastogne-Liège en solitaire en 1966, le Tour de Catalogne (1968) et enfin 2 records de l'heure : en 1956 avec 46,159 km et en 1967 avec 47,493 km, non homologué, Jacques Anquetil refusant de satisfaire au contrôle antidopage. Il ne fut jamais champion du monde sur route, battu au sprint par Rudi Altig en 1966 sur la piste du Nurburgring en Allemagne.

[modifier] Anecdotes et exploits

En 1961, Anquetil annonce son défi de porter le maillot jaune de la première à la dernière étape. Exploit qu'il réalise, s'attirant d'ailleurs les foudres du directeur de la course qui lui reproche vivement de « tuer le Tour », mais attise également la colère des spectateurs qui l'accueillent à l'arrivée de la dernière étape au Parc des Princes par des sifflets. Événement dont il tirera une certaine ironie, puisque quelques années plus tard, il baptisera son bateau « Sifflets ».

En 1964, la France est coupée en deux dans le Tour de France, entre pro-Anquetil et pro-Poulidor. Les deux hommes se livrent un duel homérique sur les pentes du Puy de Dôme. Anquetil est laché par Poulidor mais, pour 14 secondes, conserve son maillot jaune. Anquetil gagne à Paris son 5e et dernier Tour de France.

En 1965, sur une idée de Raphaël Géminiani, il remporte à la fois le critérium du Dauphiné libéré, course de montagne par étapes, et Bordeaux-Paris. L'exploit réside dans le fait que les deux courses ne sont séparées que de 7 heures, la première finissant à 17 heures et la deuxième partant à minuit. À son arrivée au Parc des Princes, il reçoit une telle ovation de la part du public, que certains l'ont vu verser quelques larmes.

En 9 participations au Grand Prix des Nations de 1953 à 1966, il n'est jamais battu. Ses adversaires défaits sont notamment, Hugo Koblet lors de sa première victoire en 1953 (il n'avait alors que 19 ans) mais aussi Felice Gimondi et Eddy Merckx respectivement deuxième et troisième de l'édition 1966.

En 1966, au Tour de Sardaigne, il déguste à chaque étape les spécialités locales. Jacques Anquetil remporte néanmoins cette course, après cette tournée dégustative qui va à l'encontre de la diététique sportive traditionnelle.

En 1967, alors que plus personne ne croit en lui, il se lance un nouveau défi, celui de battre le record de l'heure détenu jusque là par Roger Rivière. Malgré des tentatives décevantes à l'entraînement qui lui valent quelques critiques dans la presse, Jacques Anquetil reussit l'exploit de battre le record de l'heure de son compatriote en 47,493 km dans l'heure. Son record n'est cependant pas homologué, car il refuse de passer au contrôle anti-dopage. Jacques Anquetil a cette réponse : « je m'en fous que le record ne soit pas homologué, je l'ai battu un point c'est tout ».

Jacques Anquetil fut le premier coureur de l'histoire à remporter à 5 reprises le Tour de France. Il est également le premier coureur français à avoir gagné le Tour d'Italie (en 1960) et avoir réalisé le doublé Giro-Tour en 1964.

[modifier] Ses différentes équipes

Anquetil porta successivement les couleurs de « La Perle » (1953-1955) (directeur sportif : Francis Pelissier), « Helyett » (1956-1958), « ACBB Leroux » (1959-1960), « Saint-Raphaël » (1961-1964), « Ford-Gitane » (1965-1966), équipe française avec laquelle il remporte la Coupe du Monde Intermarques en 1965 et « Bic » (1967-1969). Son premier entraîneur, dès sa licence à Sotteville, fut André Boucher (dit papa Boucher ) auprès duquel il revenait souvent prendre conseils et forces avant de grandes compétitions, du type « contre-la-montre ».

[modifier] L'après carrière

À son retrait de la compétition, il fut correspondant du journal L'Équipe, consultant sur Europe 1 puis sur Antenne 2, directeur de course (Paris-Nice et Tour Méditerranéen), directeur sportif de l'équipe de France (aux championnats du monde), membre du comité directeur de la FFC, reporteur à la télévision et gentleman farmer du « Domaine des Elfes » (deux kilomètres carrés de terres à La Neuville-Chant-d'Oisel à 17 kilomètres de Rouen).

Après avoir raccroché à l'âge de 35 ans, il ne remontera qu'à trois reprises sur un vélo, jugeant avoir "trop dégusté sur cet engin". Une fois pour participer à une course "people" à Nice, le Grand Prix des Gentlemen, une seconde fois à l'occasion d'une sortie un après-midi avec des amis en Normandie et la dernière fois à l'occasion d'un anniversaire de sa fille. A l'exception de ces trois événements, il ne remonta jamais sur un vélo de 1969 à 1987.

[modifier] Distinctions

Parallèlement à ses nombreuses victoires, il fut maintes fois récompensé et reçut le titre de champion des champions français (L'Équipe) en 1963 ainsi que les grades de :

Chevalier de l’Ordre national du Mérite en 1965 (croix du mérite)
Chevalier de la Légion d'honneur le 5 octobre 1966

[modifier] Palmarès

Le mémorial à Jacques Anquetil au carrefour des RD36 et RD938 à Châteaufort (Yvelines), en haut de la côte de la Trinité
  • 2e : Championnat du monde de cyclisme sur route : 1966
  • 2e : Championnats du monde de poursuite : 1956
  • 2e : Championnats de France de poursuite professionnel : 1957
  • 2e : Championnats de France omnium professionnel : 1967
  • 2e : Roue d’Or : 1956, 1960, 1962
  • 2e : Gênes-Nice : 1957
  • 2e : Critérium des As : 1954
  • 2e : Tour de l’Hérault : 1967
  • 2e : Ascension du Mont-Faron : 1968
  • 2e : Grand Prix d’Alger : 1960 (contre-la-montre par équipe, avec le champion olympique français de la discipline sur 100 km en 1956, Roger Vermeulen)
  • 3e : Championnats de France sur route professionnel : 1963, 1965
  • 3e : Gand-Wevelgem : 1959
  • 3e : Paris-Nice : 1969 (sa dernière saison professionnelle)
  • 3e : Boucles de la Seine : 1958
  • 3e : Critérium National : 1960
  • 3e : Trophée Longines TTT de Rimini : 1960 (avec Stablinski, Darrigade, Graczyk et Elliott)
  • 8e du classement mondial amateur en 1952
  • 12e de l’épreuve olympique individuelle sur route en 1952

[modifier] Résultats sur le Tour de France

Jacques Anquetil a été le premier coureur à gagner 5 fois le Tour de France. Avant lui, le record était de 3 (dernier en date : Louison Bobet).

[modifier] Résultats sur le Tour d’Italie

[modifier] Résultats sur le Tour d’Espagne

[modifier] Citations

  • « Il faut être un imbécile ou un faux-jeton pour s’imaginer qu’un cycliste professionnel qui court 235 jours par an peut tenir le coup sans stimulants. », L’Équipe, 1967
  • «Si l'on veut m'accuser de me doper, ce n'est pas difficile, il suffit de regarder mes fesses, ce sont de véritables écumoires.» (1967) Le Monde

[modifier] Bibliographies

  • Jacques Anquetil, En brûlant les étapes, éd. Calmann-Lévy, 1966
  • Jacques Anquetil en bandes dessinées, dans l'hebdomadaire Vaillant, le 11 juin 1967 par Raymond Poïvet
  • Cécile-Anne Sibout, « Un sportif normand exceptionnel, Jacques Anquetil », coll. Histoire(s) d'agglo, no 18, 2002 (ISSN 1291-8296) (ISBN 2-913914-32-2) [pdf] [lire en ligne]
  • Sophie Anquetil (sa fille), Pour l’amour de Jacques, éd. Grasset, 2004; rééd. Lgf, 2005
  • Les histoires secrètes du Tour de France : Itinéraires d'une passion de Henri Sannier, Emmanuel Galiero, préface de Laurent Jalabert. Ed. du Rocher, 2006.
  • Jacques Augendre, Anquetil-Poulidor, un divorce français, Bernard Pascuito Editeur, 2008

[modifier] Vidéo et DVD thèques

  • Anquetil - Champion de légende, de Jean-Marc et Roger Dries, TF1 vidéo, 1996 (VHS)
  • Anquetil contre Poulidor, coll. Les grands duels du sport, éd. ARTE vidéo, 2004
  • Jacques Anquetil, coll. Les légendes du cyclisme, éd. TF1 vidéo, 2005
  • Légendes du tour - Hinault - Anquetil - Bobet, éd. france télévisions, 2006
  • Jacques Anquetil à l'inathèque 1
  • Jacques Anquetil à l'inathèque 2

[modifier] Liens externes



Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Anquetil ».
Créer un livre