Jacques Anquetil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Anquetil.
Jacques Anquetil
Image illustrative de l'article Jacques Anquetil
Jacques Anquetil en 1963
Informations
Nom Jacques Anquetil
Surnom Maître Jacques, la Caravelle, Monsieur Chrono
Date de naissance 8 janvier 1934
Date de décès 18 novembre 1987 (à 53 ans)
Pays Drapeau de la France France
Spécialité Courses à étapes
Rouleur
Équipes amateurs
1950-1952 AC Sottevillais
Équipes professionnelles
1953
1954-1955
1956
1957-1958
1959-1961
1962-1964
1965-1966
1967-1969
La Française
La Perle - Hutchinson
Bianchi
Helyett - Potin
Helyett - Fynsec
Saint-Raphael
Ford France
Bic
Équipes dirigées
1982-1987 Drapeau : France France (sélectionneur)
Principales victoires
Super Prestige Pernod 1961, 1963, 1965 et 1966
3 championnats
Maillot tricolore Champion de France de poursuite 1955, 1956 et 1957
8 Grands Tours
Jersey yellow.svg Tour de France 1957, 1961, 1962, 1963 et 1964
Jersey pink.svg Tour d'Italie 1960 et 1964
Jersey yellow.svg Tour d'Espagne 1963
23 victoires d'étapes dans les grands tours
Tour de France (16 étapes)
Tour d'Italie (6 étapes)
Tour d'Espagne (1 étape)
12 classiques
Liège-Bastogne-Liège 1966
Gand-Wevelgem 1964
Bordeaux-Paris 1965
Grand Prix des Nations 1953, 1954, 1955, 1956, 1957, 1958, 1961, 1965 et 1966
13 courses par étapes
Paris-Nice 1957, 1961, 1963, 1965 et 1966
Critérium du Dauphiné libéré 1963 et 1965
Quatre jours de Dunkerque 1958 et 1959
Critérium national 1961, 1963, 1965 et 1967

Jacques Anquetil est un coureur cycliste français, né à Mont-Saint-Aignan (Seine-Inférieure, aujourd'hui Seine-Maritime) le 8 janvier 1934 et mort d'un cancer de l'estomac le 18 novembre 1987 à Rouen (Seine-Maritime). Surnommé « Maître Jacques », il est notamment le premier coureur cycliste à avoir été quintuple vainqueur du Tour de France, et l'auteur du doublé Dauphiné libéré-Bordeaux-Paris en 1965. Il a également remporté cinq Paris-Nice et construit ses nombreux succès dans les courses par étapes, grâce à ses qualités de rouleur lors des contre-la-montre et à ses tactiques de course. Il détient le record du nombre de podiums dans les trois grands Tours : treize.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Anquetil vit son enfance à Mont-Saint-Aignan, sur les hauteurs de Rouen, en Normandie, avec ses parents, Ernest (maître-maçon) et Marie, et son frère Philippe. Puis la famille s'installe à Bois-Guillaume dans une maison de deux étages, « l'une de ces maisons aux poutres apparentes que les touristes trouvent jolies et ceux qui les habitent inconfortables ».

En 1941, son père refuse de participer pour l'occupant aux ouvrages de défense du mur de l'Atlantique. La famille choisit alors de se rendre au hameau de Bourguet, près de Quincampoix. Alors que son père n'a plus de travail, Anquetil fait comme ses sœurs et beau-frère restés à Bois-Guillaume : il se reconvertit dans la culture des fraises. Il reçoit son premier vélo - de marque Alcyon - à l'âge de quatre ans et, deux fois par jour, il parcourt un kilomètre et demi pour se rendre au village et revenir.

Il apprend le métier d’ajusteur-fraiseur au collège technique de Sotteville-lès-Rouen, où il joue de nombreuses parties de billard avec Maurice Dieulois. Son ami rejoint le club de cyclisme de Sotteville. Anquetil l'y accompagne, assiste aux épreuves, au besoin le félicite. Dieulois devient un coureur dont la renommée locale séduit les filles. Jacques, d'abord peu intéressé par le sport, est peu à peu fasciné par son Dieulois, qui découpe les premiers articles que lui consacrent les journaux locaux et collecte ses primes de victoire[1].

Poussé par Dieulois, Anquetil signe le 2 décembre 1950 à presque 17 ans sa première licence amateur à l'AC Sottevillais. Il passe un essai concluant avec André Boucher, qui s'occupe des jeunes d'un club où l'on retrouve parmi les dirigeants le père de Dieulois. Après un CAP d’ajusteur-fraiseur, Anquetil pense seconder son père, horticulteur spécialisé dans la culture des fraises. Finalement, il décide de se consacrer exclusivement au vélo et démissionne de son emploi de tourneur.

Il participe au Grand Prix de Gai-Sport, sa première course officielle, le 8 avril 1951. C'est son coéquipier Maurice Dieulois qui s'impose. Après une quatrième puis une troisième place lors des deux courses suivantes, il remporte le prix Maurice-Latour le 3 mai 1951 à Rouen (1re victoire). Par la suite, il gagne à deux reprises, chaque fois en solitaire. Il vise le Maillot des Jeunes de Paris Normandie, qui récompense le meilleur débutant de la région. La finale du trophée se court à Pont-Audemer. Il s'agit d'un contre-la-montre de 85,6 kilomètres, qui regroupe les quatorze premiers du classement provisoire. Anquetil part dernier et Dieulois avant-dernier, puisqu'ils occupent les deux premières places après les courses en ligne. Très vite, Anquetil, parti quatre minutes après Dieulois, a son ami en point de mire : « Je ruinais peut-être à cet instant-là tous ses espoirs. Je ne veux pas paraître plus sentimental que je ne le suis, mais je le dis parce que c'est vrai, j'ai ralenti pendant une dizaine de kilomètres pour ne pas le dépasser trop vite. Enfin comme le temps passait, j'ai dû me décider à le doubler. Je le fis comme une flèche, sans un regard, pour abréger la chose »[2].

Il enfile donc le Maillot des Jeunes 1951[3] et remporte dans la foulée le titre de Champions Normandie des sociétés, avec Dieulois, Le Ber, Levasseur et Quinet[2],[4].

Il signe à cette époque seize victoires chez les amateurs, dont le Prix de France en 1952 ainsi que le Tour de la Manche et le Championnat de France amateur sur route la même année.

Sa carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1953, Jacques Anquetil passe professionnel dans l'équipe « La Perle » de Francis Pélissier. Il y remporte la même année sa première course importante, le Grand Prix des Nations, en approchant de trente secondes le record de l'épreuve, détenu par le Suisse Hugo Koblet. Jusqu'au crépuscule de sa carrière chez Bic en 1969, Anquetil totalise 184 victoires, excellant aussi bien dans les courses par étapes, les contre-la-montre ou sur la piste. Seules les courses d'un jour lui sont moins favorables, malgré quelques exploits. Anquetil estimant que les classiques, et en particulier Paris-Roubaix où il crève à douze kilomètres de l'arrivée en 1958, ne sont que de la loterie.

Anquetil (à droite) en discussion avec Rik Van Looy (1964).

Durant seize ans au plus haut niveau, il est l'adversaire des plus grands champions, de Fausto Coppi à Eddy Merckx en passant par Louison Bobet, Raymond Poulidor ou Felice Gimondi. Malgré l'hostilité d'une partie du public français lassé de sa domination, ses supporters sont très nombreux. Il se fait entendre notamment lors des rencontres avec Poulidor : la tension est telle qu'il en sort une véritable doctrine : l'Anquetilisme par opposition au Poulidorisme (plus humble, plus proche du peuple). Outre le duel du Puy de Dôme lors du Tour de France 1964, le sommet de leur rivalité est atteint lors du Paris-Nice de 1966 dans la dernière étape : Poulidor, maillot blanc de leader, est littéralement harcelé par les lieutenants d'Anquetil dans l'arrière-pays niçois. Jean-Claude Wuillemin « poussant » même Barry Hoban, coéquipier du Limousin, dans le fossé. « Maître Jacques » finalement gagne la course, après avoir lâché Poulidor dans la dernière côte. Il faudra attendre la fin de carrière d'Anquetil, pour que les deux hommes se réconcilient, et deviennent par la suite amis[5].

Parmi ses plus grands succès, on peut citer cinq Tours de France : en 1957 pour sa première participation à vingt-trois ans, puis de 1961 à 1964 sans discontinuer. Il gagne au total seize étapes, porte le maillot jaune cinquante et un jours et obtient aussi une troisième place en 1959 derrière Federico Bahamontes et devant Roger Rivière. Il fait ses adieux au Tour en 1966 sur un abandon, lors de la dix-neuvième étape entre Chamonix et Saint-Étienne. Par ailleurs, il triomphe dans les deux autres Grands Tours : en 1960 et 1964 sur le Giro, et en 1963 sur la Vuelta. Il gagne aussi neuf Grands Prix des Nations, un record qui ne sera plus jamais battu du fait de l'annulation de la course en 2005, cinq Paris-Nice (1957, 1961, 1963, 1965-66), quatre Critérium National (1961, 63, 65, 67), deux Dauphiné Libéré (1963-1965), Gand-Wevelgem, sa première classique belge en 1964, Bordeaux-Paris en 1965, réussissant ainsi le doublé quelques heures après sa victoire dans le Dauphiné, Liège-Bastogne-Liège en solitaire en 1966 (cinq minutes d'avance) et le Tour de Catalogne en 1968. Néanmoins, il ne parvient pas à conquérir le titre de champion du monde sur route, battu au sprint par Rudi Altig en 1966 sur la piste du Nürburgring en Allemagne. Le titre de champion de France professionnel manque également à son palmarès.

Sur la piste, il détient deux records de l'heure : en 1956 au Vigorelli de Milan, il fait tomber avec 46,159 km/h, le vieux record de Fausto Coppi datant de 1942 ; en 1967, il bat celui de Roger Rivière avec 47,493 km/h. Mais ce record n'est pas homologué, car Jacques Anquetil refuse de satisfaire au contrôle antidopage. Enfin, il est également vice-champion du monde de poursuite en 1956.

Fait chevalier de la Légion d'honneur des mains du Général de Gaulle en 1966, il tire sa révérence en Belgique, sur le vélodrome d'Anvers, le 27 décembre 1969.

Ses exploits[modifier | modifier le code]

En 1961, Anquetil annonce son défi de porter le maillot jaune de la première à la dernière étape. Exploit qu'il réalise, s'attirant les foudres du public qui l'accuse « tuer le Tour ». Les spectateurs l'accueillent à l'arrivée de la dernière étape au Parc des Princes par de copieux sifflets marquant le divorce définitif entre Anquetil et le public français. Durant ce Tour, Jacques Goddet ne s'en prend pas à Anquetil mais aux autres coureurs, qu'il nomme « les nains de la route » dans un édito resté fameux[6].

Anquetil (à droite) et Rik Van Looy discutent avant le départ de la 5e étape du Tour de France 1963 à Rouen.

Lors du Tour de France 1963, durant la dix-septième étape Val d'Isère-Chamonix, Jacques Anquetil change de monture (jugée trop lourde) avant d'aborder les difficiles pentes de la Forclaz. Le règlement interdit pourtant de changer de vélo, sauf en cas d'incident mécanique. Son directeur sportif Raphaël Géminiani, accourt à ses côtés et feint de constater le problème que rencontre son coureur. En fait, il en profite pour sectionner le câble du dérailleur et trompe ainsi la vigilance du commissaire de course. Anquetil repart avec un vélo plus léger dans le col, suit Bahamontès mais surtout lâche Poulidor. Dans la descente pour aller plus vite, Maître Jacques reprend sa première monture qui entre temps a été réparée, et bat l'Espagnol au sprint à Chamonix. Anquetil remporte sa première grande étape de montagne dans le Tour, mais surtout, fait un grand pas vers une quatrième victoire sur la Grande Boucle.

En 1964, la France est coupée en deux dans le Tour de France, entre pro-Anquetil et pro-Poulidor. Les deux hommes se livrent un duel homérique sur les pentes du Puy de Dôme. Anquetil est lâché par Poulidor mais, pour quatorze secondes, conserve son maillot jaune. Anquetil gagne à Paris son cinquième et dernier Tour de France avec cinquante-cinq secondes d'avance sur Poulidor.

En 1965, sur une idée de Raphaël Géminiani, il remporte à la fois le Critérium du Dauphiné libéré, course de montagne par étapes, et Bordeaux-Paris. L'exploit réside dans le fait que les deux courses ne sont séparées que de sept heures, la première finissant à dix-sept heures et la deuxième partant à minuit. À son arrivée au Parc des Princes, il reçoit une telle ovation de la part du public, que certains l'ont vu verser quelques larmes.

La même année, alors que le fossé se creuse entre les deux champions, Raymond Poulidor accepte de mettre ses ambitions de côté et de travailler au succès d'Anquetil au championnat du monde à Lasarte près de Saint-Sébastien. Marcel Bidot, patron de l'équipe de France, accourt auprès du quintuple vainqueur du Tour pour lui annoncer la bonne nouvelle. Anquetil, sans ménagement pour son historique rival répond : « Il est encore plus con que je le pensais ».

En neuf participations au Grand Prix des Nations de 1953 à 1966, il n'est jamais battu. Ses adversaires défaits sont notamment, Hugo Koblet lors de sa deuxième victoire en 1954 (alors qu'il n'a encore que vingt ans) mais aussi Felice Gimondi et Eddy Merckx respectivement deuxième et troisième de l'édition 1966.

En 1966, au Tour de Sardaigne, il déguste à chaque étape les spécialités locales. Jacques Anquetil remporte néanmoins cette course, après cette tournée gastronomique qui va à l'encontre de la diététique sportive traditionnelle.

En 1967, alors que plus personne ne croit en lui, il se lance un nouveau défi, celui de battre le record de l'heure détenu jusque là par Roger Rivière. Malgré des tentatives décevantes à l'entraînement qui lui valent quelques critiques dans la presse spécialisée, Jacques Anquetil réussit l'exploit de faire tomber le chrono de son compatriote en portant le record à 47,493 km/h. Sa performance n'est cependant pas homologuée, car il refuse de se soumettre au contrôle anti-dopage. Jacques Anquetil a cette réponse : « je m'en fous que le record ne soit pas homologué, je l'ai battu un point c'est tout ».

Jacques Anquetil est le premier coureur de l'histoire à remporter à cinq reprises le Tour de France. Il est également le premier coureur français à avoir gagné le Tour d'Italie (en 1960) et à avoir réalisé le doublé Giro-Tour en 1964.

Ses différentes équipes[modifier | modifier le code]

Anquetil porte successivement les couleurs de « La Perle » (1953-1955) (directeur sportif : Francis Pélissier), « Helyett » (1956-1958), « ACBB Leroux » (1959-1960), « Saint-Raphaël » (1961-1964), « Ford-Gitane » (1965-1966), équipe française avec laquelle il remporte la Coupe du Monde Intermarques en 1965 et « Bic » (1967-1969). Son premier entraîneur, dès sa licence à Sotteville, est André Boucher (dit Papa Boucher) auprès duquel il revient souvent prendre conseils et forces avant ses grandes compétitions, telles les « contre-la-montre ».

L'après-carrière et la question du dopage[modifier | modifier le code]

À son retrait de la compétition, Anquetil devient correspondant du journal L'Équipe, consultant sur Europe 1, puis sur Antenne 2, directeur de course de Paris-Nice et du Tour méditerranéen, directeur sportif de l'équipe de France (aux Championnats du monde), membre du comité directeur de la FFC, reporter à la télévision et gentleman farmer du « Domaine des Elfes » (quatre cents hectares de terres à La Neuville-Chant-d'Oisel à 17 kilomètres de Rouen).

Après avoir pris sa retraite sportive à l'âge de trente-cinq ans, Anquetil ne remontera qu'à trois reprises sur un vélo, jugeant avoir « trop dégusté sur cet engin » : une fois pour participer à une course people à Nice, le Grand Prix des Gentlemen, une seconde fois à l'occasion d'une sortie d'un après-midi avec des amis en Normandie et la dernière fois à l'occasion d'un des anniversaires de sa fille.

Jacques Anquetil a plusieurs fois été soupçonné de dopage. Dans Miroir du cyclisme d'octobre 1992, il indiquait au journaliste « Je préfère me faire une piqûre de caféine que de boire trois tasses de café qui, elles, me font mal au foie... » Dans le livre La Face cachée de L'Équipe de David Garcia, le journaliste rapporte que le champion avait dit : « Je me dope parce que tout le monde se dope [...]. Bien souvent, je me suis fait des piqûres et si, maintenant, on veut m'accuser de me doper, ce n'est pas bien difficile, il suffit de regarder mes fesses et mes cuisses, ce sont de véritables écumoires ».

L'écrivain Paul Fournel, passionné de vélo, lui a consacré une biographie, Anquetil tout seul, parue en 2012, dans laquelle il ne cache pas son admiration pour le cycliste de génie. Il note pourtant : « Anquetil se dopait. Il l’a dit, et redit... Il a toujours été clairement opposé aux contrôles antidopages, estimant que les efforts demandés le justifiaient, et que les coureurs étaient des hommes professionnels et responsables...Le dopage est un mode de vie dont Anquetil ne se défera pas, jamais il ne renoncera à être le maître du jour et de la nuit, le maître de l'intensité, le maître du début et de la fin des fêtes. Sophie, sa fille, raconte même qu'il dopait les poissons rouges. Pour voir. On dit aussi qu'il encourageait tout son personnel à moissonner aux amphétamines pour travailler jour et nuit et passer vite à table, tous ensemble, pour dévorer le reste des forces[7] ». Fournel rappelle l'aveu d'Anquetil dans L'Équipe en 1967 : « Il faut être un imbécile ou un faux-jeton pour s'imaginer qu'un cycliste qui court 235 jours par an peut tenir le coup sans stimulants »[8].

Paul Fournel conclut sobrement : « Rien n’indique formellement que son décès soit dû au dopage, mais il est évident qu’un doute légitime peut peser sur cette question. »[9]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sa fille, Sophie Anquetil, a publié en 2004 un ouvrage, Pour l'amour de Jacques, dans lequel elle raconte sa propre histoire et celle de sa famille[10]. Le 2 décembre 1958, Jacques Anquetil épouse Janine, dite « Nanou », la femme de son médecin personnel, et mère de deux enfants, Annie et Alain. Janine ne pouvant plus avoir d'enfant, lui sans enfant naturel mais désirant être père, Jacques aura une fille, Sophie (née en 1971), avec sa belle-fille Annie, puis un autre enfant, Christopher (né en 1986), dont la mère sera l'ex-femme de son beau-fils.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès junior et amateur[modifier | modifier le code]

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Le mémorial à Jacques Anquetil au carrefour des RD 36 et RD 938 à Châteaufort (Yvelines), en haut de la côte de la Trinité

Tour de France[modifier | modifier le code]

  • 1957 : Jersey yellow.svg Classement final ; vainqueur de 4 étapes ; 16 jours avec le maillot jaune
  • 1958 : abandon (23e étape, non-partant)
  • 1959 : 3e
  • 1961 : Jersey yellow.svg Classement final ; vainqueur de 2 étapes ; 21 jours en jaune
  • 1962 : Jersey yellow.svg Classement final ; vainqueur de 2 étapes ; 3 jours en jaune
  • 1963 : Jersey yellow.svg Classement final ; vainqueur de 4 étapes ; 5 jours en jaune
  • 1964 : Jersey yellow.svg Classement final ; vainqueur de 4 étapes ; 5 jours en jaune
  • 1966 : abandon (19e étape)

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

  • 1959 : 2e ; vainqueur de 2 étapes ; 7 jours avec le maillot rose
  • 1960 : Jersey pink.svg Classement final ; vainqueur de 2 étapes ; 11 jours en rose
  • 1961 : 2e ; vainqueur d'une étape ; 4 jours en rose
  • 1964 : Jersey pink.svg Classement final ; vainqueur d'une étape ; 17 jours en rose
  • 1966 : 3e
  • 1967 : 3e

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

  • 1962 : abandon (17e étape, non-partant)
  • 1963 : Jersey yellow.svg Classement final ; vainqueur d'une étape ; seize jours avec le maillot jaune.

Records du monde[modifier | modifier le code]

  • Record de l’heure
    • 19 juin 1956 (46,159 km)
    • 27 septembre 1967 (47,493 km, non homologué pour refus de se présenter au contrôle anti-dopage)
  • Record des vingt kilomètres.
    • 19 juin 1956 en 25 minutes 57 secondes et 40 centièmes

Distinctions[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

« Il faut être un imbécile ou un faux-jeton pour s’imaginer qu’un cycliste professionnel qui court 235 jours par an peut tenir le coup sans stimulants. »

— L’Équipe, 1967

« Si l'on veut m'accuser de me doper, ce n'est pas difficile, il suffit de regarder mes fesses, ce sont de véritables écumoires. »

— Le Monde, 1967

Bibliographies[modifier | modifier le code]

  • Jacques Anquetil, En brûlant les étapes, éd. Calmann-Lévy, 1966
  • Jacques Anquetil en bande dessinée, dans l'hebdomadaire Vaillant, le 11 juin 1967 par Raymond Poïvet
  • Anquetil, éd. Hatier, 1971, raconté par son épouse Janine et son ami Pierre Chany
  • Cécile-Anne Sibout, « Un sportif normand exceptionnel, Jacques Anquetil », coll. Histoire(s) d'agglo, no 18, 2002 (ISSN 1291-8296) (ISBN 2-913914-32-2) [PDF] [lire en ligne]
  • Sophie Anquetil (sa fille), Pour l’amour de Jacques, éd. Grasset, 2004 ; rééd. Lgf, 2005
  • Les histoires secrètes du Tour de France : Itinéraires d'une passion de Henri Sannier, Emmanuel Galiero, préface de Laurent Jalabert, éd. du Rocher, 2006.
  • Jacques Augendre, Anquetil-Poulidor, un divorce français, Bernard Pascuito Éditeur, 2008
  • Paul Fournel, Anquetil tout seul, Le Seuil, 2012.

Vidéos et DVD[modifier | modifier le code]

  • Anquetil - Champion de légende, de Jean-Marc et Roger Dries, TF1 vidéo, 1996 (VHS)
  • Anquetil contre Poulidor, coll. Les grands duels du sport, éd. Arte vidéo, 2004
  • Jacques Anquetil, coll. Les légendes du cyclisme, éd. TF1 vidéo, 2005
  • Légendes du tour - Hinault - Anquetil - Bobet, éd. France Télévisions, 2006

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie d'Anquetil
  2. a et b Pierre Pélissier, La Légende de Jacques Anquetil
  3. Démarrage en trombe
  4. Palmarès complet de Jacques Anquetil sur Memoire-du-cyclisme.eu
  5. Ce rapport de force entre les deux hommes sera évoqué dans un sujet de l'émission Les Coulisses de l'exploit consacré à la carrière de Raymond Poulidor en 1969.
  6. "Histoire(s) Les nains de la route"
  7. « Paul Fournel - Jacques Anquetil : en tandem », Le Monde, 21 juin 2012.
  8. Paul Fournel, Anquetil tout seul, Seuil,‎ 2012, p. 104
  9. « Anquetil a changé les règles du jeu du cyclisme » - Libération, 7 juin 2012
  10. La petite reine - Libération, 3 mai 2004
  11. Il remporte une des quatre éditions de l'année.
  12. Il remporte les deux éditions de l'année.
  13. Voir L'Équipe Mag du 23 juillet 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :