David Ginola

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David Ginola
David Ginola.jpg
David Ginola en 2008.
Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 25 janvier 1967 (1967-01-25) (47 ans)
Lieu Gassin (Var)
Taille 1,85 m (6 1)
Période pro. 1985-2002
Poste Attaquant
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1983-1984 Drapeau : France OGC Nice 000 0(0)
1984-1988 Drapeau : France SC Toulon 082 0(4)
1988-1990 Drapeau : France RC Paris 061 0(8)
1990-1992 Drapeau : France Brest Armorique FC 050 (14)
1992-1995 Drapeau : France Paris Saint-Germain 127 (35)
1995-1997 Drapeau : Angleterre Newcastle United 065 0(7)
1997-2000 Drapeau : Angleterre Tottenham Hotspur 127 (22)
2000-2002 Drapeau : Angleterre Aston Villa 033 0(3)
2002 Drapeau : Angleterre Everton 005 0(0)
1985-2002 Total 538 (93)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1990-1996 Drapeau : France France 017 0(3)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

David Ginola, né le 25 janvier 1967 à Gassin, est un footballeur international français qui acheva sa carrière de joueur professionnel en 2002 et débuta ensuite une carrière d'acteur.

Il est notamment connu pour ses passages au Paris Saint-Germain, Newcastle United et Tottenham Hotspur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roi en club…[modifier | modifier le code]

Originaire de Sainte-Maxime, David Ginola, se fait remarquer lors de ses passages au Racing et à Brest, mais c'est au Paris Saint-Germain qu'il se révèle vraiment au grand public. Spectaculaire et élégant ailier gauche, il régale le Parc des Princes de ses contrôles orientés et de ses débordements.

Élu meilleur joueur du championnat de France à l'issue de la saison 1993-1994, qui voyait le PSG terminer champion, Ginola se révèle également sur la scène internationale à l'occasion des épopées européennes du PSG. Particulièrement friand de football espagnol, il livre notamment des matchs d'anthologie pour éliminer le Real Madrid à deux reprises (en 1993 et en 1994) puis le FC Barcelone en 1995. Cela lui vaut d'être surnommé El Magnifico par la presse espagnole.

À une période où le football n'a pas encore en France le retentissement médiatique de l'après-1998, Ginola est l'une des rares vedettes du football français (avec Éric Cantona et Jean-Pierre Papin) et il n'est pas rare de le voir apparaître dans des émissions de variétés à la télévision, dans des publicités ou même sur des podiums de défilés de mode.

… maudit en sélection[modifier | modifier le code]

Mais si David Ginola brille dans son club, il ne parvient pas à s'imposer en équipe de France. Appelé une première fois par Michel Platini fin 1990, il ne fait sa deuxième apparition avec les Bleus qu'avec l'arrivée de Gérard Houllier en août 1992. Il participe ainsi aux éliminatoires pour la World Cup 1994. Irrégulièrement titulaire (ce dont il se plaindra par voie de presse) Ginola ne rentre qu'en deuxième mi-temps du fameux match France-Bulgarie de novembre 1993. Alors que la France tient le match nul synonyme de qualification, Ginola délivre un centre raté sur le côté droit qui redonne la balle aux Bulgares à quelques secondes de la fin du match et permet d'amorcer une contre-attaque en deux passes qui se solde par un but et donc par l'élimination de la France. Désigné comme responsable de la défaite par Gérard Houllier, malgré le fait qu'aucun milieu de terrain ou défenseur n'ait réussi à reprendre le ballon aux Bulgares, Ginola devient également la tête de turc préférée des stades français.

L'arrivée du nouveau sélectionneur français Aimé Jacquet ne change pas la situation de Ginola, régulièrement appelé en sélection, mais souvent cantonné dans un rôle de remplaçant de luxe. Si personne ne conteste les qualités techniques de Ginola, on lui reproche un certain individualisme sur et hors du terrain. Outre les raisons techniques et tactiques avancées pour expliquer l'absence de Ginola chez les Bleus, on parlera également d'une inimitié à son égard de joueurs-clés tels que Didier Deschamps et Marcel Desailly.

Cependant, dans son autobiographie sortie en 2002, Desailly dément toute brouille vis-à-vis de l'ancien Parisien, faisant non seulement l'éloge de ses talents de footballeur, mais aussi de ses qualités humaines. Il prend même position en faveur de Ginola face à son grand rival de l'époque, Éric Cantona, dans le débat qui a empoisonné le football français au début des années 1990.

Blessé à la cuisse quelques jours avant le Roumanie-France d'octobre 1995 décisif pour la qualification à l'Euro 96, Ginola manque le match qui est pour beaucoup l'acte de naissance d'un groupe promis à un avenir doré. Ginola ne sera plus jamais appelé en équipe de France. Cette mise à l'écart du plus médiatique des joueurs français suscitera un temps une vive polémique, polémique progressivement éteinte par les bonnes performances des Bleus en l'absence de l'ancien attaquant parisien.

L'aventure anglaise[modifier | modifier le code]

À l'été 1995, Ginola quitte le Paris Saint-Germain. Annoncé au FC Barcelone, Ginola signe à la surprise générale dans le club moins huppé de Newcastle en Angleterre et dans la foulée se dispute avec son agent Dominique Rocheteau. Sous les ordres de Kevin Keegan, Ginola ne tarde pas à devenir une des principales attractions du championnat anglais, et vole presque la vedette à Cantona, l'autre Frenchie d'Angleterre. À mi-saison, Newcastle semble d'ailleurs avoir le championnat solidement en main… mais s'écroule dans la dernière ligne droite avant de céder face au retour de Manchester United. Fort de cette première saison remarquable, Ginola se prend à espérer un retour en équipe de France pour l'Euro 1996 disputé en Angleterre. En vain.

La suite des événements est moins brillante pour Ginola. Keegan démissionnaire, Ginola doit apprendre à composer avec un nouvel entraîneur (Kenny Dalglish), avec lequel le courant ne passe que difficilement.

En 1997, Ginola signe pour les Londoniens de Tottenham une équipe du ventre mou du championnat, qui contribue à le faire tomber dans un certain anonymat, malgré des performances individuelles de grande qualité et des buts particulièrement spectaculaires. En 1999, son niveau de jeu est pourtant récompensé par un double titre de meilleur joueur de l'année en Angleterre. L'un attribué par la presse spécialisée, l'autre par ses pairs. Pour Ginola, c'est l'apothéose, avant le déclin. La saison suivante, il se brouille avec son entraîneur George Graham (qui lui reproche notamment des kilos superflus), ce qui provoque son départ pour Birmingham et le club d'Aston Villa. Après deux saisons sans grand relief, puis un bref passage à Everton, Ginola se retrouve sans club. De vagues contacts sont alors noués avec l'OGC Nice pour un retour en France, mais il décide finalement de mettre un terme à sa carrière.

L'après football[modifier | modifier le code]

Il suivra alors une formation d'acteur. Il obtient son premier rôle dans Mr Firecul, un film de Jade Carmen sorti en 2004, puis un petit rôle dans Last Drop, film de guerre de Colin Teague. Il a fait également la voix française de la crevette maniaque du ménage, Jacques, dans le film d'animation Le Monde de Nemo (2003).

Il est également administrateur dans une chaîne de télévision consacrée à l'entrainement au football, FootSchool TV[1].

En avril 2008, il annonce avoir un plan de reprise pour redresser le PSG, qui ne donne pas de suite.

En 2011, il participe à l'émission Danse avec les stars.

En 2013, il coprésente une émission de football sur la radio anglaise talkSPORT, le mercredi matin[réf. nécessaire].

Participation à Danse avec les stars[modifier | modifier le code]

Du 12 février 2011 au 19 mars 2011, David Ginola fait partie des candidats de la saison 1 de l'émission Danse avec les stars sur TF1, aux côtés de la danseuse Silvia Notargiacomo. Il arrive en finale de l'émission et termine 3e de la compétition, derrière Matt Pokora et Sofia Essaïdi.

Divers[modifier | modifier le code]

Il est marié avec Coraline depuis 1991. Ensemble, ils ont deux enfants : Andréa et Carla.

Une femme prénommée Joëlle le revendique comme le père de sa fille, Joy, née en 1992. David Ginola ne reconnaît pas cette paternité et un procès est en cours pour régler le litige[2].

En 1998, il devient l'ambassadeur de la Croix rouge française pour sa campagne d'interdiction des mines antipersonnel à la place de la princesse Diana.

En 2007, il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle.

En 2008, il donne la réplique dans un épisode de la série TV Les Feux de l'amour[3].

En 2010, il porte plainte contre son ancien sélectionneur Gérard Houllier en disant « Ça suffit ! Jusqu'à ma mort on va me parler de ça ! Si déjà à l'époque Gérard Houllier n'avait pas dit ce genre de choses, on ne me parlerait pas de ça aujourd'hui. »[4]

En 2011, le 2 août, David Ginola endosse les couleurs de Manchester United FC aux côtés d'anciennes stars tel que Fabien Barthez à l'occasion d'un match de bienfaisance organisé par Pascal Olmeta pour les enfants handicapés. Il y resta dix-sept minutes et laissa sa place au chanteur M. Pokora.

En février 2014, il se présente à l'élection municipale de Sainte-Maxime, sur une liste sans étiquette menée par Thierry Gobino.

David Ginola est également un grand joueur de Golf classé avec un handicap de 5.1. Il a parrainé en 2012 « Les Balles blanches », tournoi de golf caritatif pour les enfants hospitalisés[5].

Statistiques de joueur[modifier | modifier le code]

Saison Club Pays Division Championnat Coupe nationale Coupe de la ligue Coupe d'Europe Équipe de France
1985 - 1986 Sporting Toulon Var Drapeau de la France France 1 14 matchs  ?  ? - -
1986 - 1987 Sporting Toulon Var Drapeau de la France France 1 35 matchs  ?  ? - -
1987 - 1988 Sporting Toulon Var Drapeau de la France France 1 33 matchs / 4 buts  ?  ? - -
1988 - 1989 RC Paris Drapeau de la France France 1 29 matchs / 7 buts  ?  ? - -
1989 - Juin 1990 RC Paris Drapeau de la France France 1 32 matchs / 1 but  ?  ? - -
Juin 1990 - 1991 Brest Armorique FC Drapeau de la France France 1 33 matchs / 6 buts  ?  ? - 1 match
1991 - Déc 1991 Brest Armorique FC Drapeau de la France France 2 17 matchs / 8 buts  ?  ? - -
Déc 1991 - Juin 1992 Paris SG Drapeau de la France France 1 15 matchs / 3 buts  ?  ? - -
1992 - 1993 Paris SG Drapeau de la France France 1 34 matchs / 6 buts  ?  ? 9 matchs / 2 buts (C3) 4 matchs
1993 - 1994 Paris SG Drapeau de la France France 1 38 matchs / 13 buts  ?  ? 8 matchs / 2 buts (C2) 6 matchs / 2 buts
1994 - 1995 Paris SG Drapeau de la France France 1 28 matchs / 11 buts  ?  ? 10 matchs / 1 but (C1) 4 matchs / 1 but
1995- 1996 Newcastle United Drapeau de l'Angleterre Angleterre 1 34 matchs / 5 buts  ?  ? - 2 matchs
1996 - 1997 Newcastle United Drapeau de l'Angleterre Angleterre 1 24 matchs / 1 but  ?  ? 7 matchs / 1 but (C3) -
1997 - 1998 Tottenham Hotspur Drapeau de l'Angleterre Angleterre 1 34 matchs / 6 buts  ?  ? - -
1998 - 1999 Tottenham Hotspur Drapeau de l'Angleterre Angleterre 1 30 matchs / 3 buts  ?  ? - -
1999 - 2000 Tottenham Hotspur Drapeau de l'Angleterre Angleterre 1 34 matchs / 4 buts  ?  ? 2 matchs (C3) -
2000 - 2001 Aston Villa Drapeau de l'Angleterre Angleterre 1 26 matchs / 3 buts  ?  ? - -
2001 - Fév. 2002 Aston Villa Drapeau de l'Angleterre Angleterre 1 5 matchs  ?  ? 2 matchs (C3) -
Fév. 2002 - Juin 2002 Everton Drapeau de l'Angleterre Angleterre 1 5 matchs  ?  ? - -

Buts internationaux[modifier | modifier le code]

Palmarès de joueur[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Sélections[modifier | modifier le code]

  • 17 sélections et 3 buts en équipe de France A entre 1990 et 1995[6].
  • International France B (2 sel.), Espoirs (5 sel.) et Militaires.
  • 1 sélection en équipe FIFA en 1996.

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]