Renaud Lavillenie

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Renaud Lavillenie Portail athlétisme
Men pole vault steeple French Athletics Championships 2013 t173743.jpg
Renaud Lavillenie lors des championnats de France 2013.
Informations
Disciplines Saut à la perche
Période d'activité depuis 2004
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance 18 septembre 1986 (28 ans)
Lieu Barbezieux-Saint-Hilaire
Taille 1,77 m
Poids 71 kg
Club Clermont Athlétisme Auvergne
Entraîneur Philippe d'Encausse
Records
• Détenteur du record du monde avec 6,16 m (2014)
• Détenteur du record olympique avec 5,97 m (2012)
Distinctions
Trophée IAAF de l'athlète de l'année en 2014
Palmarès
Jeux olympiques 1 - -
Championnats du monde - 1 2
Champ. du monde en salle 1 - -
Championnats d'Europe 3 - -
Champ. d'Europe en salle 3 - -
Championnats de France 8 3 -

Renaud Lavillenie, né le 18 septembre 1986 à Barbezieux-Saint-Hilaire (Charente), est un athlète français, spécialiste du saut à la perche.

Il est le détenteur du record du monde du saut à la perche[Note 1] depuis le 15 février 2014, en franchissant 6,16 m en salle à Donetsk en Ukraine, détrônant ainsi d'un centimètre l'Ukrainien Sergueï Bubka qui le détenait depuis vingt-et-un ans[1]. Cette performance constitue également l'actuel record du monde en salle.

Licencié au Clermont Athlétisme Auvergne, il remporte la médaille d'or des Jeux olympiques de Londres, le 10 août 2012, avec un bond à 5,97 m, nouveau record olympique et premier titre aux Jeux en athlétisme pour la France depuis 1996. Il s'impose également lors des championnats du monde en salle 2012 à Istanbul, compte trois victoires aux championnats d'Europe en plein air (en 2010 à Barcelone, en 2012 à Helsinki et en 2014 à Zurich) et trois aux championnats d'Europe en salle (en 2009, 2011 et 2013), ainsi que trois médailles (une en argent et deux en bronze) aux championnats du monde en plein air. Il remporte par ailleurs les cinq premières éditions de la Ligue de diamant de 2010 à 2014.

Il est élu meilleur athlète de l'année par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme en 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Né à Barbezieux-Saint-Hilaire, en Charente, Renaud Lavillenie débute l'athlétisme à l'âge de sept ans au Cognac Athlétique Club. Durant son adolescence, et en parallèle à ses activités athlétiques, il s'exerce à la voltige au sein d'un centre équestre dirigé par son père, Gilles Lavillenie, un ancien perchiste amateur[2]. Il débute réellement la discipline à l'âge de quinze ans sous la conduite de son père, entraîneur au Cognac AC. Sa progression en catégorie junior est cependant lente : il franchit 4,30 m en 2003, 4,60 m en 2004, puis 4,70 m en 2005 alors que le titre mondial junior se situe autour des 5,50 m[3].

Le déclic se produit à l'été 2007 quand le Français réalise 5,45 m à Niort. Le 2 février 2008 à Limoges, il franchit 5,65 m, avant d'effacer une barre à 5,70 m le 22 février au meeting indoor de Paris-Bercy[4]. Sélectionné pour la première fois en équipe de France A, il dispute la Coupe d'Europe des nations en salle de Moscou, où il prend la deuxième place du concours avec un saut à 5,60 m, derrière le Russe Sergey Kucheryanu. Au cours de cette saison, il réalise au dernier moment les minima pour les Championnats du monde en salle de Valence en Espagne en mars 2008. Il y termine 13e et se classe 15e meilleur performeur mondial en salle. En juillet 2008, il se classe deuxième des championnats de France, à Albi, derrière Romain Mesnil[5]. Entraîné désormais par Damien Inocencio, il franchit la hauteur de 5,81 m le 5 décembre 2008 lors du meeting « Perche aux Étoiles » d'Aulnay-sous-Bois, améliorant de onze centimètres son record personnel en salle, et devenant le sixième perchiste français de tous les temps.

Saison 2009[modifier | modifier le code]

Révélation aux championnats d'Europe en salle de Turin[modifier | modifier le code]

Renaud Lavillenie remporte son premier titre international lors des Championnats d'Europe en salle de Turin, en mars 2009.

En début de saison 2009, Renaud Lavillenie égale son record personnel en salle de 5,81 m à l'occasion du meeting de Moscou. Le 8 mars, le Français remporte son premier titre international majeur en s'imposant en finale des Championnats d'Europe en salle de Turin. Il assure sa victoire en franchissant à son premier essai la barre de 5,81 m (record personnel égalé), devançant finalement de cinq centimètres le Russe Pavel Gerasimov et l'Allemand Alexander Straub[6]. Il est le premier perchiste français à s'imposer lors des Championnats d'Europe en salle depuis Thierry Vigneron, titré en 1987 à Liévin[7].

Le 31 mai 2009, lors de la réunion de Forbach, le licencié au Clermont Athlétisme Auvergne franchit 5,80 m et améliore ainsi de dix centimètres sa meilleure marque en plein air établie moins d'un mois plus tôt à Niort[8]. Le 14 juin, alors qu'il participe aux championnats d'Auvergne, à Aubière, le Français efface à son premier essai une barre à 5,96 m[9], réalisant ce qui devenait à ce moment-là, la deuxième meilleure performance française de tous les temps en plein air (derrière les 5,98 m de Jean Galfione), et s'adjugeant du même coup la meilleure performance mondiale de l'année[10]. Il tente tout de même, lors de ce concours, d'établir un nouveau record de France à 6,01 m, mais n'y parvient pas.

Barre des six mètres[modifier | modifier le code]

Le 21 juin, lors des premiers Championnats d'Europe par équipes se déroulant à Leiria au Portugal, Renaud Lavillenie bat le record de France détenu jusqu'alors par son idole, Jean Galfione (5,98 m), et le porte à 6,01 m[11], devenant par la même occasion le deuxième français à passer la barre symbolique des six mètres[12]. Demandant ensuite une barre à 6,10 m, il échoue dans sa tentative[13],[14]. Il est le 15e homme à franchir la barre des 6 mètres en plein air, et devient le 10e perchiste le plus haut de l'histoire.

Il réalise 5,82 m début juillet à Reims puis s'impose au meeting Areva de Paris-Saint-Denis, puis au meeting Herculis de Monaco en respectivement 5,70 m et 5,88 m[15]. Meilleur performeur mondial de l'année devant l'Australien Steven Hooker (5,95 m), il figure parmi les favoris des Championnats du monde de Berlin disputés fin août à Berlin. Il franchit aisément le cap des qualifications avec trois barres passées au premier essai, son dernier saut à 5,65 m lui donnant accès à la finale. Deux jours plus tard, le 22 août 2009, Renaud Lavillenie entame sa finale par un saut réussi à 5,50 m, puis enchaine successivement 5,65 m, 5,75 m (à son troisième essai), puis 5,80 m. Il termine finalement troisième du concours derrière Steven Hooker (5,90 m) et Romain Mesnil (5,85 m)[16], mais décroche son premier podium lors d'une compétition mondiale majeure[17].

Saison 2010[modifier | modifier le code]

Premier titre national en plein air[modifier | modifier le code]

Le 28 février 2010 à Paris-Bercy, Renaud Lavillenie devient champion de France en salle avec 5,85 m, nouveau record personnel en salle et meilleure performance de l'année 2010[18]. Début juin, le Français remporte le concours des Bislett Games d'Oslo, deuxième étape du circuit de la Ligue de diamant 2010, avec un saut à 5,80 m, puis s'impose six jours plus tard lors du meeting de New York avec 5,85 m, devançant de cinq centimètres l'Australien Steven Hooker. Vainqueur pour la seconde année consécutive des Championnats d'Europe par équipes, Renaud Lavillenie remporte le 8 juillet le meeting de Lausanne (5,85 m) avant de décrocher deux jours plus tard à Valence son premier titre de champion de France. Il réalise à cette occasion la meilleure performance mondiale de l'année avec 5,94 m[19].

Champion d'Europe à Barcelone[modifier | modifier le code]

Renaud Lavillenie reçu à l'Élysée après son titre de champion d'Europe 2010.

Le 31 juillet 2010 à Barcelone, le Français devient champion d'Europe du saut à la perche en passant une barre à 5,85 m à son premier essai, devant l'Ukrainien Maksym Mazuryk (5,80 m) et le Polonais Przemysław Czerwiński (5,75 m)[20]. Alors qu'il est déjà assuré de remporter le titre continental, il demande une barre à 6,02 m afin de tenter de battre son propre record de France, mais échoue à trois reprises[21]. Il est le premier champion d'Europe français de l'histoire de la perche.

Invaincu depuis le début de l'année 2010, il subit sa première défaite de la saison lors du Meeting de Londres, le 13 août 2010, en essuyant trois échecs à 5,51 m[22]. Il remporte néanmoins la première édition de la Ligue de diamant grâce notamment à ses quatre succès consécutifs obtenus à Oslo, New York, Lausanne et Paris. Il devance au classement général final l'Allemand Malte Mohr[23].

Le 4 septembre 2010, à Split, Renaud Lavillenie se rapproche de son record de la saison en franchissant 5,90 m lors de la première édition de la Coupe continentale. Il s'incline néanmoins face à Steven Hooker qui réalise 5,95 m[24].

Saison 2011[modifier | modifier le code]

Record de France en salle (6,03 m)[modifier | modifier le code]

Renaud Lavillenie reprend la saison à l'occasion du Festi'vol à Veigné où il s'impose avec 5,61 m devant Jérôme Clavier[25],[26]. Pour sa seconde sortie en grande compétition, le 15 janvier 2011, lors du meeting Capitale Perche chez lui, à Aubière, il s'impose avec un saut à 5,92 m, meilleure performance mondiale de l'année, mais échoue à 6,02 m ; il casse sa perche lors de son 1er saut, et malgré un bandage, continue à sauter pour ses trois essais restants[27]. Vainqueur du meeting de Cottbus une semaine et demie plus tard avec un saut à 5,80 m[28], il participe dès le lendemain à la réunion de Chemnitz où il réalise une nouvelle fois un saut à plus de 5,80 m, devançant notamment Malte Mohr et Jérôme Clavier de plus de 20 centimètres[29]. Lors de ces deux meetings, Renaud Lavillenie tente une barre au-delà des six mètres, mais échoue pour la troisième fois de la saison contre la tentative du record de France. Il remporte le 8 février le meeting de Liévin avec une barre à 5,90 m (échouant par trois fois à 6,01 m)[30], puis s'impose quatre jours plus tard lors du Pole Vault Stars de Donetsk où il améliore son record personnel en salle avec 5,93 m[31]. Le 19 février, Renaud Lavillenie s'impose une nouvelle fois avec une barre de 5,85 m à Aubière pour les championnats de France en salle. Il conserve ainsi son titre national en battant Romain Mesnil qui réalise quant à lui 5,80 m ; après sa victoire, Renaud Lavillenie tentera encore une fois sans succès 6,02 m, ce qui reste sa seule déception[32].

Deuxième couronne européenne en salle[modifier | modifier le code]

Renaud Lavillenie lors de la finale du saut à la perche des championnats d'Europe en salle 2011.

Le très bon début de saison de Renaud Lavillenie le place favori pour les championnats d'Europe en salle avec deux meilleures performances mondiales de l'année, ou il va tenter de conserver son titre acquis en 2009 à Turin. Renaud Lavillenie franchit le cap des qualifications avec Jérôme Clavier mais au contraire de son second aux bilans IAAF, l'ukrainien Maksym Mazuryk. Il commence son concours en passant 5,61 m au deuxième essai, puis il réussit 5,71 m au premier essai ; il décide de faire l'impasse à 5,76 m puisque étant sûr d'être médaillé et passe 5,81 m, il est le seul à réussir et est donc sûr de glaner la médaille d'or[33]. Il décide ensuite de tenter 5,91 m, barre qu'il franchit au troisième essai et se lance ensuite dans une tentative de record de France à 6,03 m : il efface sans problème cette barre au 1er essai et se lance dans un tour d'honneur avec son compatriote Jérôme Clavier ; celui-ci fini, il décide de s'attaquer au record du monde de Sergueï Bubka sous les yeux de ce dernier, mais échoue malgré trois tentatives[33]. Il coupe son entrainement 3 semaines afin de se reposer après ses championnats puis, il commence à se préparer pour les championnats du monde de Daegu[34].

Championnats du monde de Daegu[modifier | modifier le code]

Sa rentrée lors du premier meeting de la Ligue de diamant 2011 ne se passe pas très bien, il termine à la 4e place, ratant 5,60 m[35]. Il concourt ensuite lors du premier tour des interclubs à la longueur et sur 100 m. Il part à la suite de cela en stage à Monaco, pour revenir une nouvelle fois à la longueur et sur 100 m, cette fois-ci pour la finale des interclubs. Sa seconde compétition de perche est donc le Golden Gala de Rome, deuxième étape de la Ligue de diamant 2011 à la perche masculine ; il y réalise 5,82 m soit la meilleure marque mondiale de l'année, remporte le concours et devance son rival direct, Malte Mohr, toujours premier de la Ligue de Diamant après sa victoire à Doha[36]. Une semaine et demie plus tard, il remporte le Meeting de Montreuil avec 5,83 m, nouvelle MPMA, malgré les conditions pluvieuses[37]. Après un zéro lors du meeting de New-York sous la pluie, Renaud Lavillenie, désormais privé de sa meilleure performance mondiale de l'année par Brad Walker avec un centimètre de plus[38], saute sous les couleurs de la France lors des championnats d'Europe par équipes, il échoue néanmoins à 5,72 m et ne réalise que 5,55 m. Il dit ne pas avoir de sensations, et échoue le 24 juin à 5,73 m après avoir franchi 5,53 m lors du meeting de Nancy dans un concours remporté par Jérôme Clavier (5,63 m)[39].

Son entraîneur d'alors, Damien Inocencio, lors du meeting Capitale Perche du Perche Élite Tour le 14 janvier 2012.

Lors des championnats d'Europe par équipes à Stockholm, le concours doit être déplacé dans une salle annexe en raison des conditions météorologiques (vent trop important) et lorsque le concours commence véritablement, c'est la dernière des épreuves en cours et Renaud Lavillenie n'a plus de pression puisque son résultat ne changera rien au classement de la France. Il termine cinquième avec 5,50 m du concours remporté par Maksym Mazuryk et essuie trois échecs à 5,72 m[40]. Après un concours à Saint-Denis pour le meeting Areva où il remporte la victoire malgré le vent avec 5,73 m[41], Lavillenie réalise un coup d'éclat à près d’un mois des mondiaux en remportant devant Malte Mohr le meeting Herculis de Monaco avec 5,90 m soit la meilleure performance de l'année ; ambitieux, il tente 6,05 m mais échoue par trois fois[42].

Le 12 août, lors du meeting exhibition Berlin vole (en allemand : Berlin fliegt), à la Porte de Brandebourg, il passe une barre de 5,76 m et échoue dans une tentative à 5,95 m[43]. Lors des Mondiaux de Daegu, il se classe troisième avec une barre à 5,85 m, offrant à la France sa première médaille dans ces championnats[44]. À la suite du concours, qui voit le Polonais Paweł Wojciechowski s'imposer avec 5,90 m, et le Cubain Lázaro Borges terminer deuxième avec la même marque, Renaud Lavillenie s'avoue très déçu de n'être que troisième ; en manque de réglage à 5,90 m, il déclare aussi que la chance n'était pas de son côté[45]. Lavillenie surmonte son échec pour s'adjuger pour la deuxième saison consécutive la ligue de diamant malgré sa deuxième place obtenue lors de la finale, à Bruxelles, derrière le Grec Konstadínos Filippídis[46]. Il termine ensuite sa saison avec le DécaNation qui se déroule à Nice où il gagne le concours avec 5,82 m devant Dmitriy Starodubtsev et Malte Mohr[47].

Saison 2012[modifier | modifier le code]

Champion du monde en salle[modifier | modifier le code]

Renaud Lavillenie (centre) remporte les Championnats du monde en salle 2012 à Istanbul devant Björn Otto (gauche) et Brad Walker (droite)

Renaud Lavillenie reprend l'entrainement en octobre 2011. Il effectue deux stages de préparation, l'un à Lisbonne en novembre et l'autre à La Réunion en décembre et devait revenir à la compétition le 14 janvier 2012, pour le meeting Capitale Perche[48]. Cependant, lors d'un entraînement, il se fracture la main en brisant en trois l'une de ses perches ; opéré par le Dr Haloua pour cette « fracture siphoïde du 3e métacarpe de la main gauche », Lavillenie doit annuler ses apparitions dans les compétitions pendant six semaines mais compte alors toujours participer aux championnats du monde en salle d'Istanbul début mars[49]. Il débute finalement sa saison le 11 février à Donetsk pour le Pole Vault Stars[50] qu'il avait déjà remporté l'année précédente. Il s'y impose de nouveau en réalisant dès sa première compétition de l'année les minima pour les mondiaux en salle d'Istanbul avec 5,82 m et devance l'Allemand Björn Otto, auteur de la même performance[51]. Il saute ensuite le 18 février 5,93 m à Nevers pour la finale du Perche Élite Tour, et remporte pour cela la deuxième place du classement de l'athlète européen du mois de février[52].

Renaud Lavillenie remporte son premier titre lors d'une compétition inter-continentale à l'occasion des Championnats du monde en salle d'Istanbul, en mars 2012[53]. Il domine largement ses principaux adversaires en effaçant une barre à 5,95 m à son premier essai, signant à cette occasion la meilleure performance mondiale de l'année[54]. Il devance finalement l'Allemand Björn Otto et l'Américain Brad Walker, crédités tous deux de 5,80 m[55]. Ainsi, il est désigné athlète européen du mois de mars pour sa performance et son titre[56].

Second titre européen en plein air[modifier | modifier le code]

Lors de son meeting de rentrée, le Golden Spike Ostrava, Lavillenie annonce vouloir « sauter autour de 5,70/5,80 m, ce serait une bonne chose pour [sa] rentrée. Mais s'il y a du vent, ce sera revu à la baisse. ». Il se surprend donc en remportant le meeting en franchissant 5,90 m à son troisième et dernier essai, loin devant le second (5,72 m). Renaud s'empare, grâce à cette hauteur, de la meilleure performance mondiale de l'année anciennement détenue par l'Allemand Björn Otto en 5,83 m depuis le mercredi précédent et du record du meeting[57]. Le perchiste clermontois remporte ensuite tous les concours dans lesquels il s'aligne, et toujours à plus de 5,80 m, jusqu'aux championnats d'Europe 2012, à Helsinki, à un mois des Jeux olympiques de Londres, où il parvient à conserver le titre acquis deux ans plus tôt à Barcelone, en franchissant 5,97 m à son premier essai, signant à cette occasion la meilleure performance mondiale de l'année, à l'issue d'un match avec Björn Otto, qui en reste pour sa part à 5,92 m[58].

Sacre olympique[modifier | modifier le code]

Renaud Lavillenie au défilé des médaillés français des JO 2012.

Il se qualifie en finale des Jeux olympiques en compagnie de son compatriote Romain Mesnil, en revanche, ses adversaires le champion et le vice-champion du monde Paweł Wojciechowski et Lázaro Borges sont éliminés dès les qualifications[59]. En finale, il passe au premier essai toutes ses tentatives à 5,65 m, 5,75 m et 5,85 m et est alors sûr d'être sur le podium en compagnie de Björn Otto et Raphael Holzdeppe. Ces derniers, qui sautent avant lui, passent au premier essai 5,91 m, record personnel égalé pour les deux athlètes-!- au contraire de Lavillenie qui échoue sur son premier essai et fait l'impasse pour ses deux dernières tentatives, demandant à tenter la barre suivante — 5,97 m, record olympique. Il est le seul à passer cette hauteur (à la deuxième et ultime tentative) et devient champion olympique et détenteur du record olympique ; il échoue par la suite une fois à 6,02 m et deux fois à 6,07 m. Il succède ainsi à Pierre Quinon (sacré en 1984) et Jean Galfione (dernier champion olympique français d'athlétisme, seize ans plus tôt à Atlanta), qui assiste à cette performance. Renaud Lavillenie devient le douzième Français à obtenir un titre olympique en athlétisme et le premier depuis 1996[60],[61].

Dans la dynamique des Jeux, le 15 août, soit moins d'une semaine après son titre, il remporte le concours du DécaNation, qui se dispute à Albi, en franchissant 5,83 m malgré de mauvaises conditions climatiques[62] ; le DécaNation est quant à lui remporté par les États-Unis, devant la Russie et l'Allemagne[63]. La semaine suivante, Lavillenie s'adjuge le meeting de Lausanne, comptant pour la Ligue de diamant 2012, avec un saut à 5,80 m comme Konstadínos Filippídis, Steven Lewis et Malte Mohr qu'il devance aux essais[64]. À Zürich, Lavillenie s'impose, franchissant 5,70 m ; sa participation valide également sa victoire pour la troisième année consécutive du classement de la Ligue de diamant, duquel il ne pouvait plus être dépossédé qu'en cas d'absence[65].

Renaud Lavillenie change d'entraîneur en fin de saison : Philippe d'Encausse remplace Damien Inocencio[66]. Dans une interview donnée au site www.sports.fr, ce dernier critique fortement Lavillenie pour la manière dont il lui a annoncé sa séparation et le moment où il l'a fait, évoquant l'absence de remerciement quant à son bénévolat pour l'entraîner. Inocencio déclare également ne plus entraîner son petit frère Valentin, et parle d'un « coup de poignard dans le dos »[67]. Philippe d'Encausse, qu'Inocencio a aussi critiqué, déclare à L'Équipe qu'il ne pouvait refuser la demande de Lavillenie même si cela « [l']emmerde vis-à-vis de Damien [Inocencio] » ; quant au perchiste, il justifie sa décision soudaine dans une interview donnée au même journal par le fait qu'il est « un instinctif » et que c'était le meilleur moment pour le faire, « celui d'un changement d'ère, donc d'olympiade »[68],[69]. Lavillenie est aussi l'objet de vives critiques sur son choix de la part d'une partie du public, critiques qui l'ont « vraiment déçu et dégouté »[70].

Saison 2013[modifier | modifier le code]

Champion d'Europe en salle pour la troisième fois[modifier | modifier le code]

Renaud Lavillenie débute sa saison en salle par le meeting de Granville le 14 octobre où il passe une barre de 5,71 m pour vaincre ses adversaires, dont Jean Galfione, lequel franchit tout de même 5 mètres malgré sa retraite débutée en 2005[71]. Lavillenie est ensuite présent au meeting d'inauguration de la Halle d'athlétisme Stéphane-Diagana à Lyon, le 8 novembre, qu'il remporte avec 5,70 m sur élan réduit (14 foulées de course au lieu des 20 habituelles)[72]. Deux semaines plus tard, il est victime d'une entorse à la cheville droite après avoir « [raté] le banc lors d'une séance de pliométrie » ; toutefois, cette blessure ne l'empêche pas de suivre le planning qu'il s'est fixé[73].

Lors du meeting Capitale Perche, à Aubière le 12 janvier, il s'empare de la meilleure performance mondiale de l'année à l'issue de sa première compétition de l'année en franchissant 5,83 m[74]. La semaine suivante, le 18 à Reno, il améliore cette marque avec un saut à 5,86 m, devançant Fábio Gomes da Silva (5,60 m) et Daichi Sawano (5,50 m)[75]. Le 26 janvier à Rouen pour la deuxième étape du Perche Élite Tour, Renaud Lavillenie, opposé entre autres à Raphael Holzdeppe, médaillé de bronze des Jeux olympiques de Londres, s'impose en effaçant une barre à 5,92 m, contre 5,82 m pour Holzdeppe ; il tente par la suite six mètres mais échoue à ses trois tentatives[76].

Le 3 mars, lors des Championnats d'Europe en salle à Göteborg, il devient champion d'Europe en sautant 6,01 m à son premier essai (après une série de sauts à 5,61 m, 5,76 m, 5,86 m, 5,91 m, 5,96 m, tous franchis au premier essai), réalisant ainsi la meilleure performance de l'année. Il devance les Allemands Björn Otto et Malte Mohr (5,76 m). Lavillenie échoue cependant en tentant une barre à 6,07 m : l'essai n'est pas validé car la barre selon les règles actuelles, bien qu'elle ne soit pas tombée, n'est pas restée sur ses taquets[77].

Nouveau record de France, vice-champion du monde à Moscou[modifier | modifier le code]

Lavillenie aux championnats du monde 2013

Sa première performance significative en plein air est établie le 1er juin 2013 lors du meeting ligue de diamant de la Prefontaine Classic, à Eugene, où il réalise la meilleure performance mondiale de l'année avec 5,95 m[78]. Battu par Raphael Holzdeppe au Golden Gala de Rome (5,86 m contre 5,91 m), Renaud Lavillenie remporte fin juin le concours de la perche des championnats d'Europe par équipes, à Gateshead, en franchissant 5,77 m. Éliminé prématurément du meeting de Lausanne en échouant à trois reprises à une hauteur de 5,62 m, il renoue avec la victoire moins d'une semaine plus tard, le 6 juillet, en remportant pour la cinquième année consécutive le meeting Areva, avec un saut à 5,92 m[79]. Le 14 juillet, au Stade Charlety de Paris, il décroche son troisième titre de champion de France, égalant à cette occasion avec un saut à 5,95 m la meilleure performance de l'année qu'il détenait[80]. Il remporte par la suite le meeting Herculis de Monaco en effaçant 5,96 m. Le 27 juillet, lors du meeting de Londres se déroulant au Stade olympique, Renaud Lavillenie remporte le concours en franchissant une barre à 6,02 m, améliorant du même coup d'un centimètre son propre record de France[81].

Le 10 août 2013, dans le Stade Loujniki, Renaud Lavillenie se qualifie pour la finale des mondiaux de Moscou en compagnie de son frère Valentin. Deux jours plus tard, face à notamment Malte Mohr, Brad Walker et Seito Yamamoto, il devient vice-champion du monde avec 5,89 m, tandis que les Allemands Raphael Holzdeppe et Björn Otto obtiennent respectivement les médailles d'or et de bronze[82]. Il explique ensuite dans une interview au site eurosport.fr sa performance par un manque de réglages durant le concours, ajoutant que la piste d'élan était plus courte qu'à Londres, l'obligeant à s'élancer en dehors de celle-ci, et que « des traits et des fils sur le sol [...] ont visiblement gêné sa course d'élan »[83]. Par la suite, il remporte la Ligue de diamant 2013 à la perche, à Bruxelles pour le Mémorial Van Damme en franchissant 5,96 m, soit un centimètre plus haut que l'ancien record du meeting, détenu par Sergueï Bubka ; il échoue par trois fois à 6,04 m en fin de concours[84]. Le lendemain, Lavillenie participe au Perch'in Lille mais il ne parvient pas à franchir une barre, laissant la victoire au grec Kostas Filippidis (5,81 m)[85]. Il achève enfin sa saison les 14 et 15 septembre 2013 au Décastar de Talence, aux côtés d'Ashton Eaton notamment ; il explique cela par une volonté de se changer les idées après sa déception aux championnats de monde plus une envie de battre le record du saut à la perche durant un décathlon, record détenu par Tim Lobinger avec 5,76 m réalisés en 1999 à Leverkusen[86]. Sa tentative de record se solde néanmoins par un échec, Lavillenie ne franchissant que 5,47 m et le perchiste termine le décathlon avec 6 674 pts[87].

Saison 2014[modifier | modifier le code]

Record du monde[modifier | modifier le code]

Après un saut à 5,75 m et un saut à 5,83 m, il bat le 25 janvier 2014 son record de France de saut à la perche en salle à Rouen en réalisant un saut à 6,04 m à sa première tentative avant de manquer ses trois essais à 6,16 m, soit 1 cm au-dessus du record du monde. Le 31 janvier 2014, il bat de nouveau le record de France en salle en réalisant à Bydgoszcz un saut à 6,08 m dès son premier essai.

Le 15 février 2014, Renaud Lavillenie participe au Pole Vault Stars de Donetsk, meeting en salle dédié exclusivement au saut à la perche qu'il a déjà remporté à trois reprises en 2011, 2012 et 2013. Sous les yeux de Sergueï Bubka présent dans la salle, il débute le concours en franchissant 5,76 m à son premier essai, puis en effaçant 5,91 m, toujours à son premier essai. Après l'élimination du Britannique Luke Cutts, dernier adversaire en lice qui échoue à 5,96 m, le Français tente une barre à 6,01 m qu'il maitrise à sa troisième tentative. Ensuite, il tente et franchit à son premier essai une barre à 6,16 m, améliorant d'un centimètre le record du monde en salle de Sergueï Bubka datant du 21 février 1993, et établissant le nouveau record du monde du saut à la perche, plein air et salle confondus[88],[89]. En effet, depuis 2000, les règles de compétition de l'IAAF précisent que les records du monde peuvent désormais être établis dans une enceinte sportive « avec ou sans toit ». Lavillenie devient le quatrième français à battre un record du monde à la perche après Thierry Vigneron, Philippe Houvion et Pierre Quinon. Il tente ensuite une hauteur de 6,21 m mais sans succès, se blessant au pied après avoir été violemment renvoyé par sa perche sur la piste d'élan. Cette blessure, une entaille de 7 à 8 centimètres de long qui nécessite la pose de 16 points de sutures et l'oblige à marcher en béquilles[90], le fait renoncer à sa saison hivernale et notamment aux mondiaux en salle de Sopot, compétition dont il était le tenant du titre[91].

Troisième titre européen en plein air[modifier | modifier le code]

En juin 2014 lors des FBK-Games.

De retour de blessure, Renaud Lavillenie participe fin avril 2014 aux Drake Relays de Des Moines aux États-Unis. Il remporte le concours avec un saut à 5,70 m[92]. En mai, il s'impose lors du meeting de Shangai comptant pour la Ligue de diamant 2014, en franchissant une barre à 5,92 m au premier essai et avec un élan réduit (16 foulées). Il s'empare du record du meeting et de la meilleure performance mondiale de l'année[93]. Il remporte par la suite la Prefontaine Classic d'Eugene (5,80 m), les Bislett Games d'Oslo (5,77 m), le meeting Athletissima de Lausanne (5,87 m) et le Meeting Areva de Saint-Denis en effaçant une barre à 5,70 m. Lors des championnats de France 2014, à Reims, il décroche son quatrième titre national en plein air en franchissant 5,80 m.

Le 16 août 2014, lors des championnats d'Europe à Zurich, où il est double tenant du titre, il démarre son concours à 5,65 m puis s'empare du titre en étant le seul à passer 5,80 m. Après ces deux sauts, il fixe sa marque victorieuse à 5,90 m, puis tente de s'emparer du record des championnats avec une barre à 6,01 m sur laquelle il échoue par trois fois. Avec ce nouveau titre continental, Renaud Lavillenie rejoint l'Allemand Wolfgang Nordwig, vainqueur du saut à la perche des championnats d'Europe en 1966, 1969 et 1971[94].

Début septembre, à Bruxelles lors du Mémorial Van Damme 2014, Renaud Lavillenie établit la meilleure performance mondiale de l'année avec un saut victorieux à 5,93 m. Il termine en tête du classement général et remporte pour la cinquième année consécutive le trophée de la Ligue de diamant[95]. Désigné capitaine de l'équipe d'Europe lors de la deuxième édition de la coupe continentale d'athlétisme, à Marrakech au Maroc, il remporte le titre devant le Chinois Xue Changrui, en effaçant une barre à 5,80 m[96].

Trophée IAAF de l'athlète de l'année[modifier | modifier le code]

Suite à sa saison 2014, il est élu athlète européen de l'année 2014 par l'Association européenne d'athlétisme, devant Bogdan Bondarenko et Mo Farah[97],[98]. Le 21 novembre, lors du gala de l'IAAF à Monaco, il remporte le trophée IAAF de l'athlète de l'année devant le Qatarien Mutaz Essa Barshim et le Kényan Dennis Kimetto, et succède au palmarès au Jamaïcain Usain Bolt[99],[100]. Il est le premier athlète français à recevoir cette récompense instituée en 1988.

Palmarès[modifier | modifier le code]

International[modifier | modifier le code]

Renaud Lavillenie lors des Championnats d'Europe 2012.
Renaud Lavillenie à Veigné en 2010 lors du Festi'vol.
Palmarès international
Date Compétition Lieu Résultat Performance
2009 Championnats d'Europe en salle Turin 1er 5,81 m
Championnats d'Europe par équipes Leiria 1er 6,01 m
Championnats du monde Berlin 3e 5,80 m
2010 Championnats d'Europe par équipes Bergen 1er 5,70 m
Championnats d'Europe Barcelone 1er 5,85 m
Ligue de diamant 1er détails
Coupe continentale Split 2e 5,90 m
2011 Championnats d'Europe en salle Paris 1er 6,03 m
Championnats du monde Daegu 3e 5,85 m
Ligue de diamant 1er détails
2012 Championnats du monde en salle Istanbul 1er 5,95 m
Championnats d'Europe Helsinki 1er 5,97 m
Jeux olympiques Londres 1er 5,97 m
Ligue de diamant 1er détails
2013 Championnats d'Europe en salle Göteborg 1er 6,01 m
Championnats d'Europe par équipes Gateshead 1er 5,77 m
Championnats du monde Moscou 2e 5,89 m
Ligue de diamant 1er détails
2014 Championnats d'Europe par équipes Brunswick 1er 5,62 m
Championnats d'Europe Zurich 1er 5,90 m
Coupe continentale Marrakech 1re 5,80 m
Ligue de diamant 1er détails

National[modifier | modifier le code]

En plein air
Championnat Place Hauteur Lieu Date
CF 2008 2e 5,65 m Albi 24 août 2008
CF 2009 2e 5,55 m Angers 23 août 2009
CF 2010 1er 5,94 m Valence 8 août 2010
CF 2011 NC[101] Albi 30 juillet 2011
CF 2012 1er 5,85 m Angers 17 juin 2012
CF 2013 1er 5,95 m Paris 14 juillet 2013
CF 2014 1er 5,80 m Reims 13 juillet 2014
En salle
Championnat Place Hauteur Lieu Date
CF 2009 2e 5,55 m Liévin 20 février 2009
CF 2010 1er 5,85 m Paris 27 février 2010
CF 2011 1er 5,85 m Aubière 19 février 2011
CF 2012 1er 5,72 m Aubière 26 février 2012
CF 2013 1er 5,93 m Aubière 17 février 2013

Statistiques[modifier | modifier le code]

Records[modifier | modifier le code]

Records personnels
Épreuve Performance Lieu Date Record
Saut à la perche En plein air 6,02 m Londres 27 juillet 2013 Record de France
En salle 6,16 m Donetsk 15 février 2014 Record du monde

Progression[modifier | modifier le code]

En plein air
Âge Perf. Lieu Date
17 4,60 m Blois 4 juillet 2004
18 4,70 m Niort 18 juin 2005
19 5,22 m Niort 29 juillet 2006
20 5,45 m Niort 4 août 2007
21 5,65 m Villeneuve-d'Ascq 27 juin 2008
Albi 26 juillet 2008
22 5,70 m Niort 3 mai 2009
5,80 m Forbach 31 mai 2009
5,96 m Aubière 14 juin 2009
6,01 m Leiria 21 juin 2009
26 6,02 m Londres 27 juillet 2013
En salle
Âge Perf. Lieu Date
18 4,50 m Bordeaux 11 décembre 2004
19 4,81 m Poitiers 17 décembre 2005
20 5,25 m Poitiers 16 décembre 2006
21 5,58 m Aulnay-sous-Bois 8 décembre 2007
5,65 m Limoges 2 février 2008
5,70 m Paris-Bercy 22 février 2008
22 5,81 m Aulnay-sous-Bois 5 décembre 2008
5,81 m Moscou 1er février 2009
5,81 m Turin 8 mars 2009
23 5,85 m Paris 28 février 2010
24 5,92 m Aubière 15 janvier 2011
6,03 m Paris 5 mars 2011
27 6,04 m Rouen 25 janvier 2014
6,08 m Bydgoszcz 31 janvier 2014
6,16 m Donetsk 15 février 2014

Meilleures performances par année[modifier | modifier le code]

En plein air
Année Marque Date Lieu Rang[Note 2]
2007 5,45 m 4 août 2007 Niort 93
2008 5,65 m 27 juin 2008 Villeneuve-d'Ascq 36
2009 6,01 m 21 juin 2009 Leiria 1
2010 5,94 m 10 juillet 2010 Valence 2
2011 5,90 m 22 juillet 2011 Monaco 1
2012 5,97 m 1er juillet 2012
10 août 2012
Helsinki
Londres
1
2013 6,02 m 27 juillet 2013 Londres 1
2014 5,93 m 5 septembre 2014 Bruxelles 1
En salle
Année Marque Date Lieu Rang
2007
2008 5,70 m 22 février 2008 Villeneuve-d'Ascq 20
2009 5,81 m 1er février 2009
8 mars 2009
Moscou
Turin
5
2010 5,85 m 28 février 2010 Paris 2
2011 6,03 m 5 mars 2011 Paris 1
2012 5,95 m 10 mars 2012 Istanbul 1
2013 6,01 m 3 mars 2013 Göteborg 1
2014 6,16 m 15 février 2014 Donetsk 1

Distinctions[modifier | modifier le code]

Technique[modifier | modifier le code]

Lavillenie en 2013.

En 2011, lors des Championnats d'Europe d'athlétisme en salle à Paris-Bercy, Sergueï Bubka, alors détenteur du record du monde du saut à la perche, évoque la technique de saut de Renaud Lavillenie en ces termes : « Il a très peu de déchet dans ses sauts, il se concentre bien et possède une vitesse de course d'élan phénoménale liée à une maîtrise technique presque parfaite. Certains prétendaient qu'il était trop petit pour franchir les 6 mètres avec régularité mais je n'ai jamais pensé que c'était un critère pertinent. L'important, c'est le transfert de l'énergie de la vitesse de course dans la perche, et sur ce plan, Renaud n'a pas d'équivalent à l'heure actuelle[104]. »

En février 2014, quelques jours après avoir amélioré le record du monde du saut à la perche (6,16 m), Lavillenie évoque sa réussite par un changement de stratégie lié à l'arrivée en 2013 de son nouvel entraineur Philippe d'Encausse : « J’ai décidé d’être le plus régulier possible au niveau de la course d’élan, en gagnant en puissance et en transfert d’énergie. Lors d’un stage à La Réunion, en fin d’année, je me suis rendu compte qu’il se passait quelque chose. Mes perches étaient devenues beaucoup trop souples. C’était le signe que j’avais progressé. Les compétitions me l’ont confirmé. Il m’a fallu deux meetings pour trouver mes repères avec mes nouvelles perches. J’ai réussi à prendre plus de levier et des perches plus grosses. Mon rapport poids-puissance a augmenté[105]. »

Autres activités[modifier | modifier le code]

Renaud Lavillenie aux 24 Heures Moto 2013, au Mans.

Renaud Lavillenie a participé aux qualifications du Bol d'or (course moto), en avril 2013. Il également participé, comme pilote de réserve au guidon de la Suzuki no 63 de l'écurie auvergnate AZ Motos, en catégorie Superstock, aux 24 Heures Moto 2013. Il a réalisé les minimas à l'issue des deux séances qualificatives remplaçant Philippe Monneret[106]. Il a franchi la ligne d'arrivée à la 25e place finale, ce qui le classe à la 13e place de la Coupe du monde FIM Superstock avec ses coéquipiers Stéphane Mézard et David Dumain[107].

Renaud Lavillenie est un supporter de l'ASM Clermont Auvergne, club de rugby de Clermont-Ferrand, il est régulièrement présent au Stade Marcel-Michelin en tribune ou même sur le banc aux côtés des joueurs. En 2010, à la mi-temps d'un match de coupe d'Europe, Clermont-Saracens, il saute par-dessus la barre transversale des poteaux de rugby sans tapis de réception.

Notoriété[modifier | modifier le code]

Renaud Lavillenie a été désigné meilleur athlète européen et meilleur athlète mondial de l'année 2014[108].

Chevalier de la légion d'honneur (2014) [108]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 2000, la règle de compétition 260.18a (anciennement 260.6a) de l'IAAF est modifiée de sorte que les records du monde peuvent désormais être établis dans une enceinte sportive « avec ou sans toit ». La notion de records du monde en plein air n'existe plus alors que celle des records du monde en salle est conservée. La règle s'applique pour la première fois en 2014 lorsque Renaud Lavillenie efface une barre à 6,16 m en salle, devenant officiellement le détenteur du record du monde du saut à la perche.
  2. Classement établi par l'IAAF en fonction des meilleures performances de l'année.

Références[modifier | modifier le code]

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  12. Jean Galfione a déjà franchi la barre des 6 mètres en salle.
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  15. Résultats de la saison 2009, Biographie FFA, consulté le 31 août 2010
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  17. « Mesnil argenté, Lavillenie bronzé » - L'Équipe, 22 août 2010
  18. France (Salle): Lavillenie au-dessus du lot, ouest-france.fr, 1er mars 2010
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  100. (en) « Lavillenie and Adams are crowned 2014 World Athletes of the Year », sur iaaf.org,‎ 21 novembre 2014
  101. Non classé, aucune hauteur franchie
  102. Décret du 18 avril 2014 portant nomination publié au Journal officiel du 20 avril.
  103. Riner champion des champions France - L'Équipe, 12 décembre 2012
  104. « Edwards-Bubka : Les mythes jugent leurs successeurs », sur athlenergy.com,‎ mars 2011 (voir archive)
  105. « Renaud Lavillenie : « Ça me fait limite peur » », sur athle.fr,‎ 17 février 2014
  106. Renaud Lavillenie participera aux 24h du Mans - 20 minutes, 20 septembre 2013
  107. http://www.24h-moto.com/fr/actualites/24-heures-moto-2014-renaud-lavillenie-vu-par-un-de-ses-equipiers_4_1_1998_16958.html
  108. a et b Renaud Levillenie sur Sport Athlétisme

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