Groupe Lagardère

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Groupe Lagardère

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Logo de Groupe Lagardère

Création Origine de Lagardère SCA 1992
Fondateurs Jean-Luc Lagardère
Forme juridique Société en commandite par actions
Action Euronext : MMB
Siège social Drapeau de France 4, rue de Presbourg 75116 Paris[1] (France)
Direction Arnaud Lagardère, Associé-Commandité, gérant de Lagardère SCA
Pierre Leroy, cogérant de Lagardère SCA,
Dominique D'Hinnin, cogérant de Lagardère SCA
Thierry Funck-Brentano, cogérant de Lagardère SCA
Actionnaires Investisseurs étrangers : 63,95 %
Investisseurs institutionnels français : 16,79 %
Actionnaires individuels : 6,02 %
Lagardère Capital & Management : 9,30 %
Autodétention : 2,49 %
Salariés : 1,45 %
(au 31/12/2012)[3]
Activité Livre et e-publishing (Lagardère Publishing) ;
Presse, audiovisuel, numérique et régie publicitaire (Lagardère Active) ;
Travel retail et distribution (Lagardère Services) ;
Sport et loisirs (Lagardère Unlimited).
Filiales Lagardère Publishing : Asterix, Headline Publishing Group, Anaya, Hatier, Stock, Little Brown and Company...

Lagardère Active : Doctissimo, Lagardère Entertainment, Elle, Paris Match, Virgin Radio, Be, Lagardère Publicité, Gulli, Le Journal du Dimanche, Europe 1, Public, LeGuide.com, BilletReduc.com...
Lagardère Services : Relay, Aelia Duty Free, Inmedio, Hubiz, Discover, Naville, Curtis, Lapker,...

Lagardère Unlimited : PR Event, Upsolut, IEC in Sports, Sportfive, World Sport Group, Lagardère Unlimited Stadium Solutions, Lagardère Unlimited Live Enternainment,...
Effectif 24 068 personnes (2012) [2]
Site web www.lagardere.com
Chiffre d’affaires 7,2 M€ (2012) [2]
en diminution - 2,1 % vs 2012
Résultat net résultat net ajusté 2013 : 172 millions d'euros [4],
en diminution - 20 % vs 2012
Le siège : 4 rue de Presbourg.

Le groupe Lagardère est un groupe de médias dirigé par Arnaud Lagardère. Il est implanté dans une trentaine de pays et se structure autour de quatre branches d'activités distinctes et complémentaires :

  • Lagardère Active : presse, audiovisuel (radio, télévision, production audiovisuelle), numérique et régie publicitaire.
Presse écrite : Elle, Paris Match, Télé 7 jours, Le Journal du dimanche.
Radio : Europe 1, Virgin Radio, RFM
Télévision : Gulli ( partenariat avec France Télévision en 2005)
Numérique : Lagardère Entertainment
  • Lagardère Services : travel retail et distribution (points de vente Relay, magasin Virgin).
  • Lagardère Unlimited : sport et entertainment.

Héritage des activités aéronautiques de Matra que dirigeait Jean-Luc Lagardère, qui ont servi de base à la fondation du groupe, Lagardère possédait jusqu'en 2013 une participation dans la société EADS.

En décembre 2011, Qatar Investment Authority, filiale du fond souverain de l'émirat du Qatar, est devenu l'actionnaire principal du groupe. Déjà détenteur de 7,58 % du capital social, il augmente ses parts jusqu'à 10,1 %[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Lagardère, la naissance du groupe et de l'homme[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Lagardère est appelé au poste de directeur général de Matra qui emploie 1450 personnes en 1963. En 1981, il prend les rênes d’Hachette Livre. Le groupe connaît ses premiers succès majeurs à l’étranger avec l’acquisition des encyclopédies Grolier aux États-Unis en 1988.
Au milieu des années 1980, Jean-Luc Lagardère se tourne vers la télévision en étant candidat lors de la privatisation de TF1 puis prend le contrôle de La Cinq trois ans plus tard, qui se soldera par un échec. En 1992, après une année de profondes restructurations, les sociétés Matra Hachette et Lagardère Groupe voient le jour.

Hachette et Matra, les socles du groupe[modifier | modifier le code]

  • La société Matra (Mécanique Aviation TRAction), créée en 1941, dont Jean-Luc Lagardère sera nommé directeur général dès 1963 est à l'origine de plusieurs développements technologiques : la création d'un prototype bimoteur capable d'atteindre 800 km/h, le franchissement du mur du son par le Mac 1,4 en vol vertical pour la première fois en Europe. En 1990, Matra Espace et la division aérospatiale de Gec Marconi s'unissent pour créer Matra Marconi Space, la première société spatiale européenne. Matra Hautes Technologies se rapproche des activités d'Aerospatiale et devient officiellement Aerospatiale Matra le . EADS (Société européenne de l'aéronautique, de la défense et de l'espace) naît le de la fusion d'Aérospatiale Matra SA, Aeronauticas SA et DaimlerChrysler Aerospace AG et lance officiellement le programme A380 la même année. L’avion effectuera son premier vol dès 2005.
  • L’acquisition en 1826 de la librairie parisienne Brédif par Louis Hachette constitue le point de départ d'un gros groupe de Presse. Hachette édite des magazines consacrés à la distraction du grand public (Le Journal pour tous, 1855) et participe aussi à la publication du Dictionnaire de la Langue française de son ami Littré à partir de 1863. En 1953, Hachette lance avec Henri Filipacchi, Le Livre de poche, aujourd'hui encore leader sur son marché. La société est rachetée par Matra (associé à Ténot & Filipacchi) en 1980.

Développement de l'activité médias[modifier | modifier le code]

Hachette Livre lance en 1994 la première encyclopédie multimédia, Axis, qui lui permet d’avoir une position dominante dans le multimédia. Matra Hachette Multimédia présente ainsi en 1994, EPSIS, le premier procédé de substitution d’image à usage publicitaire. En 1998, Hachette Multimédia naît du regroupement du pôle multimédia de Hachette Livre et de Grolier Interactive (services en ligne éducatifs). Un accord stratégique conclu en 2000 entre Lagardère et Deutsche Telekom dans la fourniture d’accès à Internet, aboutit à la fusion de T-Online et de Club-Internet.

Grâce à l’acquisition de la première chaîne de magasins de presse USC au Canada en 1995, Hachette devient le troisième opérateur dans le secteur du commerce de détail de presse. La même année, Hachette Livre acquiert le groupe Hatier.

En 1997, Hachette Livre remporte une série de prix littéraires comme le prix Goncourt et le prix de l'Académie française avec La Bataille de Patrick Rambaud (Grasset).
La même année, Europe 1 et Club-Internet lancent Europe Info. En 2000, Hachette Distribution Services crée Relay, enseigne internationale de vente de produits de presse en zones de transport. La même année, les groupes Lagardère et Canal+ se lancent dans la télévision numérique[6]. En 2001, le groupe Lagardère acquiert la marque Virgin Stores et les magasins Virgin Megastore en France. Hachette Filipacchi Médias poursuit son développement avec une prise de participation de 42 % dans le Groupe Marie Claire.

D’un conglomérat à un groupe diversifié dans les médias[modifier | modifier le code]

Au décès de Jean-Luc Lagardère le 14 mars 2003, Arnaud Lagardère est nommé gérant commandité de Lagardère SCA. Cette même année, le groupe Lagardère cède l'intégralité de sa participation dans Renault ainsi que ses activités d'ingénierie automobile. En 2004, le groupe fait l’acquisition de 40 % d’Editis (ex-Vivendi Universal Publishing).

En novembre 2005 en partenariat avec le groupe public France Télévision, Lagardère profite du développement de la TNT pour lancer la chaîne Gulli, première chaîne nationale gratuite principalement destinée à la jeunesse[7]. Arnaud Lagardère créé en 2006, Lagardère Sports, nouvelle branche du Groupe spécialisée dans l’économie du sport et les droits sportifs. Le groupe Lagardère devient également le nouveau concessionnaire des sites sportifs et de loisirs de la Croix-Catelan (bois de Boulogne, Paris) et de la Rue Éblé pour une période de vingt ans.

Le 31 mai 2010, Lagardère Sports change de nom et devient Lagardère Unlimited, une nouvelle branche du groupe spécialisée dans le sport et l’entertainment. Le groupe Lagardère contrôle également la chaine Mezzo, consacrée à la musique classique, au jazz et à la danse. En avril 2010, la déclinaison Mezzo Live HD[8] est lancée en complément.

Assemblée générale 2010[modifier | modifier le code]

17 ans après la création de la commandite qu’un activiste américain[9] tente de contester, la SCA (société en commandite par actions) est confortée par près de 80 % des actionnaires lors de l’Assemblée Générale du 27 avril 2010[10].

Accord Lagardère SCA / Hearst Corporation[modifier | modifier le code]

Le 28 mars 2011, Lagardère SCA a signé le contrat de vente de ses activités de presse magazine à l’international (102 titres) à Hearst Corporation, pour un montant de 651 millions d’euros. L’opération prévoit la signature d’un accord cadre de licence pour la marque ELLE dans les 15 pays concernés par la cession, en contrepartie duquel le groupe recevra une redevance annuelle. Lagardère conserve la pleine propriété des activités magazines en France et de la marque commerciale ELLE dans le monde entier. Dans certains pays, la réalisation de l’opération reste soumise à l’approbation du partenaire local, ou encore à l’approbation de certaines autorités réglementaires ou de la concurrence[11].

Médias : un bilan discutable[modifier | modifier le code]

Alors que l'activité presse et édition est florissante, la stratégie médias du groupe est en demi-teinte. Depuis le recentrage progressif vers les activités de communication opéré dès les années 1980, Matra devenu le groupe Lagardère a subi plusieurs échecs significatifs dans son histoire[12]. Durant l'émergence des radios libres au début des années 1980[13], la station Europe 1 contrôlée par Jean-Luc Lagardère alors deuxième radio de France derrière RTL, voit progressivement son audience chuter, en partie au profit des nouvelles antennes de la bande FM comme NRJ[14]. En ce qui concerne la télévision, en 1987, candidat malheureux à la reprise de TF1 lors de sa privatisation, Lagardère voit la première chaîne nationale de France être attribuée à son concurrent, le groupe Bouygues. L'un des proches conseillers de Jean-Luc Lagardère, Étienne Mougeotte, rejoint alors son concurrent pour diriger TF1. Trois ans plus tard, Lagardère tente à nouveau de revenir dans la course en prenant le contrôle de La Cinq à partir de 1990. Mais en moins de deux ans, pour la première fois dans l'histoire de la télévision française, une chaîne nationale fait faillite et débouche sur un écran noir[15], en interrompant définitivement ses émissions, le 12 avril 1992. Après ce cuisant échec, le groupe reste éloigné de la télévision mais continue à s'y intéresser de près[16]. Deux ans après, Lagardère tente un retour en 1996, en cofinançant un projet de Thierry Ardisson baptisé « Free One » destiné à être diffusé par Canalsatellite mais qui ne verra jamais le jour[17]. Lancée en décembre 1997 par son partenaire Canal+, la chaîne « Forum Planète »[18] ferme définitivement son antenne en décembre 2002, deux ans après l'arrivée de Lagardère au capital de sa société éditrice Multithématiques. En juillet 1999, le groupe acquiert la chaîne « Médecine Plus » créée quelques mois plus tôt[19] et qui cessera sa diffusion en janvier 2001. Le service interactif « Le Journal de Chez Vous », lancé par Canal+ en 1999 puis racheté par Lagardère en 2000[20], diffusé par Canalsatellite et TPS, est arrêté deux ans plus tard. De même, la chaîne Santé Vie[21] créée en 2000, devra être cédée en juillet 2002[22], avant de s'arrêter une année plus tard. Constat d'échec également pour la chaîne Gourmet TV, cofinancée par les groupes France Télévision et France Télécom et créée par Joël Robuchon et Guy Job en [23] qui est contrainte de fermer son antenne en mars 2005, en dépit d'une action en justice de son fondateur Guy Job[24]. Lancée avec une campagne de promotion nationale d'envergure le 10 décembre 2001, la chaîne Match TV qui est présentée comme le nouveau fleuron du groupe est contrainte de cesser sa diffusion, le 30 août 2005[25]. Le groupe doit également céder La Chaîne Météo, revendue à la société Météo Consult, à compter de . Conséquences négatives également pour les chaînes Planète Choc et Ma Planète lancées par Multithématiques longtemps contrôlées à parité par Lagardère et Canal+[26] et qui doivent cesser leur diffusion en février 2007. Lancée en , Filles TV doit revoir totalement sa programmation le et changer son positionnement marketing en devenant June. Faute de succès, la déclinaison de la chaîne musicale MCM Belgique doit également être arrêtée, le . Lancée le sous le titre Europe 2 TV avant d'être reformatée en Virgin 17, la chaîne musicale est revendue au groupe Bolloré en juin 2010 qui la transforme dès lors, en Direct Star. Fleuron du groupe, la station Europe 1 subit une significative érosion d’audience, notamment en 2010[27]. Les échecs subis par le groupe durant la période de leur mandat respectif amènent Lagardère à remplacer successivement ses directeurs, tels que l'un des plus anciens du groupe, Gérald de Roquemaurel[28] par Didier Quillot en 2006, lui-même remplacé le par Denis Olivennes et à revoir sa stratégie[29]. Les analystes financiers et la presse économique font un bilan négatif de la stratégie du groupe dirigé par Arnaud Lagardère[30], à une période où la crise financière affecte le marché publicitaire[31]. Dans un communiqué daté du , le groupe Lagadère avoue près de 900 millions d'euros de « dépréciations d'actifs » pour les comptes de l'année 2011. Selon le groupe, le mauvais résultat est engendré à cause de son activité dans l'activité sportive et d'une moindre valorisation de ses titres Canal+ France. Lagardère confirme de plus, qu'en dépit de deux précédentes révisions à la baisse, le résultat de ses activités « médias », devrait se replier davantage en 2011[32]. Son chiffre d'affaires annuel de 2011 s'élève à 7,6 milliards d'euros. Il est stable en données comparables mais il accuse une baisse de 3,9 %.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

  • Arnaud Lagardère, associé-commandité, gérant de Lagardère SCA, président du comité de direction de Lagardère Unlimited (comité exécutif, comité opérationnel Lagardère Media)
  • Pierre Leroy, cogérant de Lagardère SCA (comité exécutif, comité opérationnel Lagardère Media)
  • Dominique D'Hinnin, cogérant de Lagardère SCA (comité exécutif, comité opérationnel Lagardère Media)
  • Thierry Funck-Brentano, cogérant de Lagardère SCA (comité exécutif, comité opérationnel Lagardère Media)
  • Ramzi Khiroun, porte-parole de Lagardère SCA, directeur des Relations extérieures (comité exécutif, comité opérationnel Lagardère Media)
  • Arnaud Nourry, président-directeur général de Hachette Livre (comité opérationnel Lagardère Media)
  • Denis Olivennes, président du directoire de Lagardère Active (comité opérationnel Lagardère Media)
  • Dag Rasmussen, président-directeur général de Lagardère Services (comité opérationnel Lagardère Media)
  • Gérard Adsuar, directeur financier adjoint de Lagardère SCA (comité opérationnel Lagardère Media)
  • Norbert Giaoui, directeur juridique de Lagardère SCA (comité opérationnel Lagardère Media)

Conseil de surveillance[modifier | modifier le code]

En 2013[33] :

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Métiers[modifier | modifier le code]

Les branches du groupe Lagardère[modifier | modifier le code]

  • Lagardère Publishing
    Deuxième éditeur de livres grand public et d’éducation (trade) dans le monde (premier français, premier anglais, deuxième espagnol, cinquième américain), Lagardère Publishing est une fédération de maisons d’édition unies par des règles de gestion communes, un effort concerté dans le domaine du développement numérique et une coordination stratégique face à la concurrence. Elle regroupe les marques de Hachette Livre qui proposent chaque année plus de quinze mille nouveautés dans les domaines de la littérature générale, de l'éducation, de la jeunesse, du pratique, du livre illustré, des dictionnaires et encyclopédies, auxquels s'ajoute l'édition de fascicules, vendus en kiosque.
  • Lagardère Active
    Acteur français majeur du monde des médias., Lagardère Active est organisé en six métiers principaux : la presse magazine (ELLE, Paris Match, Le Journal du dimanche, …), la radio avec des marques généralistes (Europe 1) et musicales (Virgin Radio, RFM…), la télévision sur la TNT gratuite (Gulli et en offre payante Canal J, TiJi), la production audiovisuelle (GMT Productions, Image & Compagnie…), le numérique couvrant internet (Doctissimo.fr…) les mobiles et les tablettes, ainsi que la publicité.
  • Lagardère Services
    Présent dans plus de 20 pays en Europe, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique, Lagardère Services est un leader mondial de la Distribution de presse et du Travel Retail. Au sein de 130 aéroports et plus de 700 gares, Lagardère Services anime 2 000 points de vente de produits de loisirs culturels, de services de proximité, d’articles de luxe et duty free, de concepts spécialisés et de restauration rapide.
  • Lagardère Unlimited
    Lagardère Unlimited rassemble six métiers complémentaires dans le domaine du sport et du loisir : la représentation de talents (à l'instar de son concurrent International Management Group, leader mondial dans ce domaine), la gestion d’académies sportives, l’organisation et l’exploitation d’événements sportifs et artistiques, la gestion de leurs droits de diffusion, la commercialisation des droits et de produits marketing sportifs et le conseil en gestion-exploitation de stades et de salles multifonctionnelles. Cette branche intègre notamment le Lagardère Paris Racing[34] et Sportfive.

Participations[modifier | modifier le code]

  • O.E.E. (Because) (à 25 %)
  • S.D.A. (Société de Distribution Aéroportuaire) (à 42 %)
  • SETC (à 49 %)[35]

Anciennes participations :

  • EADS (European Aeronautic Defence and Space Company)
    EADS a été créée en juillet 2000, par le regroupement des activités d'Aérospatiale Matra, de DaimlerChrysler Aerospace AG (« Dasa ») et de Construcciones Aeronáuticas SA («CASA»). Le groupe Lagardère cocontrôlait la société EADS dont il détient une participation de 15%, réduite ensuite à 7,5 %, via le holding SOGEADE, constitué avec l'État français. Cette participation est cédée en avril 2013 pour 2,28 milliards d'euros[36].
  • Canal+ France : filiale du groupe Canal+, elle-même filiale à 100 % de Vivendi. La participation de 20 % de Lagardère, héritage de Canalsat, bouquet lancé ensemble en 1992, est cédée à Vivendi en octobre 2013, pour plus d'un milliard d'euros[38]. Les deux groupes ont annoncé la poursuite de leur coopération dans les domaines de la production de programmes et l'édition et la distribution de chaînes de télévision[39].

Fondation[modifier | modifier le code]

La fondation Jean-Luc Lagardère[40] : Depuis 1989, la fondation Jean-Luc Lagardère, créée sous l'égide de la Fondation de France, soutient la créativité et la diversité à travers des partenariats dans les domaines de la culture, de la solidarité et du sport. Plus particulièrement, la fondation récompense chaque année de jeunes talents créatifs et audacieux, issus du monde de la culture et des médias, à travers l’attribution de bourses. Elle a récompensé de jeunes producteurs de films dont Carole Scotta (Société Haut et Court), des scénaristes comme Phil Ox devenu par la suite producteur, des écrivains avec notamment Agnès Desarthe, des photographes parmi lesquels Émilie Buzyn et Tiane Doan Na Champassak, ou encore des journalistes comme Stephane Edelson qui dès 1993 présentait l’économiste et banquier Muhammad Yunus et l'influence de son travail sur l'émancipation des femmes à travers le monde.

Données financières[modifier | modifier le code]

Données présentées à l'Assemblée Générale 2013[2] :

Compte de résultat consolidé en M€
Année 2010 2011 2012 ∆ 2012/2011
Chiffres d'affaires 7 966 7 657 7 370 -3,7 %
Résultat opérationnel courant 462 402 339 -15,6 %
Charges financières nettes (82) (95) (82) -13,7 %
Impôts (67) (105) (40) NS
Résultat net - part du groupe 163 (707) (89) NS
Résultat net ajusté - part du groupe* 284 226 207 -8,4%

(* Hors contribution EADS et hors éléments non récurrents - non opérationnels)

Répartition du chiffre d'affaires par zone géographique
Année 2012
France 36 %
Europe de l'Ouest 32 %
Europe de l'Est 12 %
États-Unis et Canada 10 %
Asie-Pacifique 7 %
Autres pays 3 %

Données boursières[modifier | modifier le code]

  • Codes : ISIN (FR0000130213), Mnémonique (MMB), Bloomberg (MMB:FP), Reuters (LAGA.PA).
  • Place de cotation : Euronext Paris.
  • Indices : SBF 120, CAC Next 20, MSCI Europe.
  • Action éligible au Service de règlement différé (SRD) et au Plan d'épargne en actions (PEA).
Répartition du capital au 31/12/2012
 % du capital  % des droits de vote
Lagardère Capital & Management[41] 9,30 14,94
Investisseurs institutionnels français 16,79 17,25
Actionnaires individuels 6,02 8,29
Investisseurs institutionnels étrangers 63,95 57,44
Salariés 1,44 2,08
Autodétention 2,49 -
Total 100 100

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. LAGARDERE SCA
  2. a, b et c « Rapport annuel 2012 » [PDF], Lagardère
  3. [1]
  4. Le bénéfice de Lagardère gonflé par la vente des parts dans EADS, Challenges, 12 mars 2014
  5. QATAR HOLDING, ACTIONNAIRE no 1 DE LAGARDERE, Laetitia LEROUX, iredic, 31 janvier 2012
  6. http://www.humanite.fr/node/427089
  7. http://www.mediametrie.fr/television/communiques/l-audience-de-la-television-en-2011.php?id=583
  8. http://www.lejdd.fr/Medias/Television/Depeches/Mezzo-live-HD-disponible-des-le-14-avril-185041/
  9. http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/04/27/lagardere-une-assemblee-generale-sous-tension_1343026_3234.html
  10. Article Libération.fr, 27 avril 2010
  11. http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/hearst-offre-651-millions-a-lagardere-pour-ses-magazines-etrangers_247966.html
  12. (fr) Nathalie Silbert « Lagardère et la malédiction audiovisuelle », Les Échos,
  13. (fr) Anne-Marie Gustave « Que reste-t-il de nos FM ? », Télérama,
  14. (fr) [PDF] Jean-Jacques Cheval « Dispositifs radiophoniques pour un public convoité », i-Revues, Médiamorphoses,
  15. [PDF] « Écran noir pour Lagardère », Le Nouvel Observateur,
  16. Raphaël Garrigos Le groupe garde l'ambition de s'y investir. Lagardère hypnotisé par le petit écran , Libération,
  17. Isabelle Roberts Avec la «radiovision», Ardisson tient son nouveau concept. Il a imaginé Free One, chaîne destinée à CanalSatellite, Libération,
  18. Nicolas Santolaria «Dossiers de l'écran» version Canalsatellite. Le bouquet numérique lance Forum Planète, chaîne de débats «janséniste», Libération,
  19. Europe 1 rachète la chaîne Médecine Plus, Stratégies,
  20. Raphaël Garrigos Lagardère rachète le Journal de chez vous, Libération,
  21. La chaîne Santé-Vie renforce son exposition sur le câble, Stratégies,
  22. Lagardère cède la chaîne Santé Vie, sur le site Fusacq.com,
  23. Le lancement de la chaîne gastronomique Gourmet TV, Télé Satellite,
  24. La chaîne thématique Gourmet TV consacrée à la gastronomie et à l'art de vivre, créée il y a trois ans par Guy Job, a cessé , Télé Satellite,
  25. Lagardère Active a arrêté la diffusion de sa chaîne déficitaire Match TV, Télé Satellite,
  26. Isabelle Roberts «Planète» met «Future» sur orbite., Libération,
  27. Emmanuel Torregano Europe 1 : la radio de la méduse, sur le site électron.libre.info, rubrique « Old fashion media »,
  28. Carole Bellemare et Caroline Beyer Gérald de Roquemaurel, l'ex-baron de la presse de Lagardère chez Arjil, sur le site du quotidien Le Figaro,
  29. (fr) « Officiel: Denis Olivennes nouveau président du directoire de Lagardère Active », sur JeanMarcMorandini.com,‎ 7 novembre 2011
  30. Alexandre Debouté Lagardère englué dans ses participations minoritaires, Le Figaro,
  31. Delphine Denuit Médias & Publicité : Arnaud Lagardère ne prévoit pas de reprise de la publicité, Le Figaro,
  32. (fr) « Le sport et Canal+ vont "plomber" les comptes 2011 du groupe Lagardère », sur JeanMarcMorandini.com,‎ 7 février 2012
  33. http://www.lagardere.com/groupe/gouvernement-d-entreprise/conseil-de-surveillance-172.html
  34. Delphine Denuit, « Lagardère prend les rênes de son pôle sports », sur lefigaro.fr,‎ 31 mai 2010
  35. cf. p.155 du document de référence http://www.lagardere.com/fichiers/fckeditor/File/Relations_investisseurs/Publications/2012/DocRef_Lagardere_Exercice_2011.pdf
  36. Fin de l'ère EADS chez Lagardère Le Monde.fr, 9 avril 2013
  37. Lagardère cède ses 25 % dans Amaury, Le Figaro.fr, 2 avril 2013
  38. Vivendi et Lagardère signent un accord sur Canal+, Le Monde.fr, 28 octobre 2013.
  39. Lagardère : accord pour la cession des 20 % de Canal+ France pour 1,02 milliard d'euros, Boursier.com, 30 octobre 2013.
  40. Article fondations.org, 6 décembre 2009
  41. M. A. Lagardère, la société Lagardère (SAS) et sa filiale Lagardère Capital & Management.

Liens externes[modifier | modifier le code]