Aimé Jacquet

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Aimé Jacquet
Aime Jacquet.jpg
Biographie
Nom Aimé Jacquet
Nationalité Drapeau de France France
Naissance 27 novembre 1941 (1941-11-27) (70 ans)
à Sail-sous-Couzan (France)
Taille 1,82 m
Période pro. 1960 - 1975
Poste Milieu
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1960 - 1973 Drapeau : France AS Saint-Étienne 176 (25)
1973 - 1975 Drapeau : France Olympique lyonnais 26 (2)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1968 Drapeau de France France 2 (0)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1976 - 1980 Drapeau : France Olympique lyonnais
1980 - 1989 Drapeau : France G. Bordeaux
1989 - 1990 Drapeau : France Montpellier HSC
1990 - 1991 Drapeau : France AS Nancy-Lorraine
1993 - 1998 Drapeau de France France
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Aimé Jacquet, né le 27 novembre 1941 à Sail-sous-Couzan (Loire), est un joueur professionnel de football, devenu par la suite entraîneur puis dirigeant du football français. Il est désormais à la retraite.

Il est notamment le sélectionneur de l'équipe de France de football qui est sacrée championne du monde le 12 juillet 1998 en France.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Un joueur de devoir

Aimé Jacquet fait ses études à l'École Nationale Professionnelle de Thiers (la « Nat », aujourd'hui lycée Jean-Zay) où il a obtient un CAP en mécanique. Il remporte le championnat scolaire junior de l'académie en 1958 avec l'équipe de Thiers. Il gagne sa vie en travaillant à l'usine et joue en amateur dans le petit club de l'US Couzan, lorsqu'il est repéré par Saint-Étienne. Il rejoint les Verts en 1959 et signe son premier contrat professionnel en 1961. Au sein d'un club encore méconnu du grand public, il se forge un impressionnant palmarès en remportant cinq titres de champion de France et trois Coupes de France.

Il connaît aussi les joies de l'Équipe de France. Mais avec seulement deux sélections, à une période où les Bleus ne brillent pas, la carrière internationale de ce milieu défensif de devoir est loin de marquer les esprits.

En 1973, Jacquet part terminer sa carrière de joueur chez le grand rival lyonnais.

[modifier] Un entraîneur de première division

Reconverti en tant qu'entraîneur, il dirige l'Olympique lyonnais puis l'équipe des Girondins de Bordeaux tout au long des années 1980. Il remporte notamment avec les Girondins trois titres de champion de France, deux coupes de France, et atteint en 1985 les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions, et en 1987, celles de la Coupe des vainqueurs de coupe. Il dirige à cette occasion les plus grands joueurs français des années 80, parmi lesquels Alain Giresse, Jean Tigana, Patrick Battiston, Marius Trésor ou Bernard Lacombe.

Il est limogé par le président Claude Bez en 1989 deux saisons après un « doublé coupe-championnat » réalisé avec une nouvelle génération de joueurs, parmi lesquels José Touré, Alain Roche, Jean-Marc Ferreri ou Philippe Vercruysse.

Il part ensuite entraîner des formations plus modestes telles que Montpellier ou encore l'AS Nancy-Lorraine.

[modifier] Sélectionneur « provisoire »

En 1991, il rejoint la Direction technique nationale du football français. En 1992, il devient ainsi l'adjoint du sélectionneur Gérard Houllier. Suite au fiasco des éliminatoires de la Coupe du monde de football 1994 (double défaite contre Israël et la Bulgarie) à l'automne 1993, Aimé Jacquet est nommé sélectionneur de l'Équipe de France, mais seulement à titre provisoire selon les termes de l'époque[1].

Une première série prometteuse de matchs amicaux (notamment une victoire contre l'Italie à Naples en février 1994 pour son premier match) lui permet d'asseoir sa légitimité et de travailler sur le long terme. Il réussit son premier objectif en qualifiant l'équipe de France pour le Championnat d'Europe de football 1996. Au cours de cette laborieuse phase de qualification, marquée par une étonnante série de 0-0, il écarte progressivement quelques joueurs prestigieux (Jean-Pierre Papin, Eric Cantona, David Ginola) et commence à façonner l'équipe à son image en s'appuyant sur quelques joueurs clés tels que Didier Deschamps (à qui il confie le capitanat peu avant l'Euro 1996), et Laurent Blanc qui seront ses deux principaux relais au sein du groupe[2].

Même si ses choix à l'entame de l'Euro 1996 ont provoqué quelques grincements de dents et que la qualité du jeu pratiqué par les Bleus laisse parfois à désirer, le bilan correct de l'Équipe de France en Angleterre (élimination aux tirs au but en demi-finale) permet à Jacquet de conserver un certain soutien médiatique et populaire[réf. nécessaire].

[modifier] Du doute à la victoire mondiale

C'est dans les mois qui suivent l'Euro que les choses se gâtent pour Jacquet. Les matchs de préparation pour la Coupe du monde s'enchaînent et l'équipe de France peine à offrir un visage séduisant. Adepte d'un schéma tactique très défensif (voire « frileux » selon ses détracteurs), n'arrivant pas à créer une véritable animation offensive, Jacquet agace et inquiète. La presse spécialisée (notamment le quotidien L'Équipe) ainsi que la presse généraliste commencent à critiquer le sélectionneur national avec virulence. Jacquet se voit ainsi qualifié de « laborieux du ballon rond », de « tue l'amour du rond central », de « tacticien fruste, parfois paléolithique »[réf. nécessaire].

Au Tournoi de France organisé en juin 1997, des quatre sélections nationales participantes (France, Brésil, Italie et Angleterre), la France ne gagne pas et déçoit[3].

La défiance médiatique envers Jacquet atteint son point culminant en mai 1998 lorsque, au lieu d'une liste de 22 joueurs destinés à jouer la Coupe du Monde, Jacquet livre une présélection de 28 joueurs (méthode qui sera imitée par une large majorité des sélections nationales qualifiées). Pour le quotidien L'Équipe, c'est le signe que Jacquet n'est pas l'homme de la situation mais juste un « brave type qui émet des soupirs »[réf. nécessaire].

Pourtant, le déroulement de la Coupe du monde va donner raison au sélectionneur national. Le 12 juillet 1998, Aimé Jacquet atteint la consécration lorsque la France bat le Brésil 3-0 en finale de la Coupe du monde.

Au soir de la victoire, Jacquet annonce qu'il quitte son poste de sélectionneur national. Il prend alors la tête de la Direction technique nationale (DTN), poste qu'il quitte le 31 décembre 2006, n'acceptant de prendre à nouveau place sur le banc de touche qu'à l'occasion des matches de bienfaisance de l'association France 98. Il devient en parallèle consultant sur Canal+, pour laquelle il commente les matchs de ligue des Champions.

Il est aujourd'hui officiellement à la retraite. Le stade de Sail-sous-Couzan, son village natal, porte son nom. Il annonce en juin 2009 son soutien à la ville d'Annecy pour la candidature aux jeux olympiques de 2018[4].

[modifier] Clubs

[modifier] Joueur

[modifier] Entraîneur

[modifier] Palmarès

[modifier] Joueur

[modifier] Entraîneur

[modifier] Girondins de Bordeaux

[modifier] Équipe de France A

[modifier] Distinctions

[modifier] Statistiques

Equipe Pays Période Statistiques[6]
M V N D % Victoire
Équipe de France Drapeau de France France 16 février 1994 - 12 juillet 1998 53 34 16 3 64.15 %

[modifier] Annexes

[modifier] Notes et références

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[modifier] Liens externes


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