Aimé Jacquet

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Aimé Jacquet
Aime Jacquet portrait.jpg
Aimé Jacquet en 2005
Biographie
Nom Aimé Étienne Jacquet
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 27 novembre 1941 (72 ans)
Lieu Sail-sous-Couzan (Loire)
Taille 1,82 m (6 0)
Période pro. 1960-1975
Poste Milieu de terrain
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1960-1973 Drapeau : France AS Saint-Étienne 232 (26)
1973-1975 Drapeau : France Olympique lyonnais 027 0(3)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1968 Drapeau : France France 002 0(0)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1976-1980 Drapeau : France Olympique lyonnais (??v, ??n, ??d)
1980-1989 Drapeau : France Bordeaux (??v, ??n, ??d)
1989-1990 Drapeau : France Montpellier HSC (12v, 10n, 16d)
1990-1991 Drapeau : France AS Nancy-Lorraine (12v, 11n, 17d)
1992-1993 Drapeau : France France (adjoint) (7v, 1n, 4d)
1993-1998 Drapeau : France France (34v, 16n, 3d)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Aimé Étienne Jacquet, né le 27 novembre 1941 à Sail-sous-Couzan (Loire), est une personnalité du football français, qui évolua principalement au poste de milieu de terrain (1960-1975), avant, en tant qu'entraîneur, de faire les grandes heures des Girondins de Bordeaux (1980-89) puis de l'équipe de France (1994-98).

Enfant, Aimé Jacquet joue dans le club de son village natal, l'US Couzan avant de rejoindre l'AS Saint-Étienne. Il fait partie de la dernière génération des footballeurs travailleurs : il alterne avec son métier d'ouvrier à l'usine et de footballeur. Devenu par la suite professionnel, il est titulaire au milieu de terrain avec les Verts sous la houlette de Jean Snella puis d'Albert Batteux qui vont marquer sa carrière de joueur. Disciple consciencieux et appliqué de ces deux entraîneurs charismatiques du championnat de France, Aimé Jacquet joue un rôle de régulateur sur le terrain et se porte garant du bon équilibre du collectif des Verts. Avec l'équipe de France, il ne connait que deux brèves sélections en 1968 sous l'ère Louis Dugauguez. Moins en vue lors de ces dernières années avec l'ASSE, il part en 1973 jouer chez le rival voisin : l’olympique lyonnais. Après deux saisons, il raccroche les crampons en 1975.

Un an après avoir mis fin à sa carrière de joueur, Aimé Jacquet s'engage dans la voie d'entraîneur. Il prend la tête de la direction technique de l'Olympique lyonnais, quatre ans, puis répondant à l'appel de son président Claude Bez, il devient l'entraîneur des Girondins de Bordeaux qu'il mène aux plus grands succès nationaux et internationaux. Après neuf saisons, il est remercié et traverse une période délicate, où il est accueilli tour à tour par le Montpellier HSC et l'AS Nancy-Lorraine, sans parvenir à s'acclimater.

Son intégration à la Direction technique nationale lui permet de relancer sa carrière et de se mettre à nouveau au service du football français. Adjoint de Gérard Houllier, sélectionneur de l'équipe de France lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 1994, il accepte le 17 décembre 1993 de prendre les commandes d'une sélection en crise. Il réussit une campagne de qualifications pour l'Euro 1996 marquée par une série d'invincibilité de trente matchs sans défaite (accompagnée du record 10 à 0 contre l’Azerbaïdjan). Les Bleus échouent aux tirs au buts de la demi-finale de l'Euro 1996 et entament une préparation de deux ans pour la Coupe du monde 1998 qu'elle dispute à domicile. Aimé Jacquet assuma son jeu défensif, sujet de critique avant qu'il ne porte l'équipe de France au sommet de sa gloire à la suite d'une Coupe du monde conclue le 12 juillet 1998 contre le Brésil. Il devient directeur technique national (DTN) jusqu'en décembre 2006, temps durant lequel il opte pour une politique de repérage des jeunes précoces. Entraîneur de l'équipe de prestige France 98, il est passé consultant et commente certaines soirées football de Canal+.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Aimé Jacquet vit sa jeunesse dans son village natal, Sail-sous-Couzan.

Fils de Claudius et Bénédicte Jacquet, Aimé Étienne Jacquet naît le 27 novembre 1941 à Sail-sous-Couzan, petite commune du Forez et de la Loire. Enfant, il aide ses parents qui tiennent la boucherie du village[E 1]. Il vit au contact du monde agricole et véhicule les valeurs du travail, de la générosité et du respect des autres que lui a inculqué son père[E 2]. Passionné de football, il signe rapidement sa première licence au club amateur de son village, l’US Couzan dirigé par son instituteur d'école[E 3]. L'Union sportive de Couzan (USC), club de district de la Loire, connaît ses heures de gloire dans les années 1958-1960 : il remporte pour la première fois la Coupe de la Loire en 1958, termine finaliste la saison suivante, année où il est aussi champion de Promotion en 1960[E 4]. Voulant déjà prendre les choses en main sur le terrain, Aimé Jacquet joue souvent gardien mais redevient attaquant pour marquer des buts[E 4].

Aimé Jacquet effectue un CAP métallurgie au Centre apprentissage de Thiers, surnommé la « Nat ».

À l'âge de 13 ans, son père malade, la famille Jacquet est contrainte de quitter la boucherie et de déménager à Boën-sur-Lignon. Aimé Jacquet lui, reste chez sa tante à Sail afin de pouvoir passer son certificat d'études[E 5]. Un an plus tard, le certificat obtenu, il rejoint ses parents à Boën mais n'obtient pas de bons résultats à l'école. Ses parents décident de le rediriger dans le Centre apprentissage de Thiers (École Nationale Professionnelle de Thiers, surnommée la « Nat », aujourd'hui lycée Jean-Zay). Il effectue un CAP métallurgie en apprentissage[E 6]. Durant toute la durée de son apprentissage à Thiers, il dispute le championnat scolaire-universitaire (USSO) avec l'équipe du Centre avec laquelle il remporte le championnat scolaire junior de l'académie en 1958. Il ne revient que le week-end à Sail pour jouer avec son club, l'US Couzan. À la fin de son apprentissage, il rate l'examen final et n'obtient pas son Certificat d'aptitude professionnelle (CAP). Heureusement, ayant une bonne réputation, il parvient à trouver du travail en juin 1959 à Saint-Chamond aux aciéries de la marine (futur Creusot-Loire) sous engagement de repasser son CAP en candidat libre. Ce qui est fait l’année suivante[E 7]. Il gagne sa vie en travaillant à l'usine et joue en amateur dans club de l'US Couzan. Faisant alors partie des cadets, il est surclassé en équipe première lors de la saison 1958-1959 et dispute la finale de la Coupe de la Loire en 1959. La saison suivante, il aide son club à monter d’une division. Ses qualités techniques, athlétiques et mentales lui permettent d’obtenir une réputation grandissante dans la région[1]. Après avoir été supervisé plusieurs fois par Pierre Garonnaire et Claude Abbes (recruteurs de l'AS Saint-Étienne) qui n'ont pas été convaincus des qualités de Jacquet, il est repéré cette fois par M. Hernandez, responsable de la réserve pro de l'AS Saint-Étienne. À la fin de la saison 1959-1960, Il quitte l'US Couzan pour signer à l'AS Saint-Étienne[E 8].

Débuts difficiles puis cadre à l'AS Saint-Étienne (1960-1973)[modifier | modifier le code]

Aimé Jacquet rejoint les Verts en 1960 et signe comme « amateur chez les pros » car à l'époque, un joueur passe très rarement du statut d’amateur dans un petit club à celui de professionnel dans un grand club. Il dispute son premier match professionnel le 4 décembre 1960 lors d'un match nul contre le Limoges FC à l'AS Saint-Étienne (1-1) sous la houlette de l'entraîneur François Wicart[2]. Très vite, il est confronté à des problèmes d'horaires dû à sa double vie de joueur et d'ouvrier[E 9]. De plus, il est victime d’une myélite virale, une maladie de la moelle osseuse, qui l'oblige à être écarté des terrains pendant plusieurs semaines. Il signe son premier contrat professionnel en 1961 et marque son premier but le 28 mai contre le FC Toulouse avant d'être convoqué au 22e bataillon de chasseurs alpins de Nice en juin pour effectuer ses classes militaires, le tout pendant la guerre d'Algérie. Soucieux de partir direction Alger ou Constantine, il est finalement nommé entraîneur de l’équipe de football de son régiment avec laquelle il est champion de la région à Marseille. Courtisé pendant un temps par l'OGC Nice, il signe une licence à l’ASPTT Nice Football, un club de division d'honneur afin de garder la forme[E 10]. Malgré les propositions des dirigeants pour le garder, il souhaite rejouer avec l'AS Saint-Étienne.

L'équipe stéphanoise en 1968. Jacquet est debout, deuxième en partant de la gauche.

À son retour en mars 1963, il reprend sa double vie de fraiseur-footballeur. Alors que l'ASSE est descendu en deuxième division, il ne joue que deux matchs de championnat mais participe à la remontée des siens dans l'élite et remporte le championnat de France de division 2 en 1963. La saison suivante n'est pas très heureuse pour Jacquet qui ne dispute que six matchs sur l'ensemble de la saison. Pour autant, il décroche son premier titre de champion de France en 1964. Après une nouvelle saison mitigée (seulement trois matchs sur la saison), il prend une nouvelle dimension au sein l'équipe stéphanoise. La saison 1965-1966 marque le début des grandes années des Verts et de la carrière d'Aimé Jacquet. En effet, il devient un cadre de l'équipe et s'impose comme le milieu de terrain de « devoir » aux côtés de Robert Herbin. Son envolée s'explique aussi par la confiance que lui donne son entraîneur Jean Snella, arrivé en 1963. Paradoxalement, les Verts ne terminent que cinquième au classement final. Il s'ensuit, plusieurs années de gloire pour l'AS Saint-Étienne qui remporte quatre championnats de France consécutifs, deux coupes de France en 1968 et 1970, réalisant le doublé ces deux années-là. Aimé Jacquet est au sommet de sa carrière.

Rayonnant sur la scène nationale avec Saint-Étienne, il est donc logiquement convoqué en équipe de France par Louis Dugauguez en 1968. Il obtient sa première sélection le 25 septembre 1968 lors d'une match amical contre la RFA au stade Vélodrome de Marseille. La rencontre se termine par un nul, un but partout. Jacquet est de nouveau sélectionné un mois plus tard contre l'Espagne au stade de Gerland à Lyon. Titulaire aux côtés de Robert Herbin, son coéquipier en club, l'équipe de France s'incline trois buts à un. Cette période où les Bleus ne brillent pas et ne se qualifient pour aucune phase finale ne permet pas à Aimé Jacquet de poursuivre l'aventure en Bleu. Il ne sera plus rappelé en équipe de France[3].

En 1970, à la suite d'une saison ponctuée de succès, Aimé Jacquet se blesse gravement. À la suite d'une tendinite contractée pendant la saison, il se rompt le tendon d'Achille. Soigné par le professeur Trillat, il se fait greffer le court péroné latéral de façon à doubler en quelque sorte le tendon d'Achille. C'est une réussite et après presque deux ans d'absence, il refoule les terrains. Pendant sa blessure, Robert Herbin est devenu entraîneur et a remplacé Jean Snella. Il ne joue donc que deux matchs lors de la saison 1971-1972. Depuis son retour de blessure, Aimé Jacquet a vu arriver une nouvelle génération de jeune joueurs. Parmi eux, Christian Synaeghel, jeune milieu de terrain lancé par Robert Herbin qui petit à petit, a fait son trou au sein de l'équipe stéphanoise. La montée en puissance du jeune Synaeghel provoque la mise sur le banc de touche d'Aimé Jacquet. À 31 ans, en manque de temps de jeu, Aimé Jacquet est contacté par Jean-Pierre Cappon, directeur sportif de l’Olympique lyonnais.

Fin de carrière à l'Olympique lyonnais (1973-1975)[modifier | modifier le code]

En 1973, Aimé Jacquet part terminer sa carrière de joueur chez le grand rival lyonnais qui vient de remporter la coupe de France. Lors de la saison 1973-1974, l'Olympique lyonnais est engagé dans trois compétitions : La coupe des coupes, le championnat et la coupe de France. Malheureusement, l'OL est sèchement éliminé en huitième-de-finale de coupe d'Europe par les grecs du PAOK Salonique. Après un match délabré à l'aller (3-3), Lyon s'incline lourdement 4-0 au match retour[4]. En coupe de France, l'OL est sorti en quart de finale par le FC Sochaux, après une défaite aux tirs aux buts. C'est en championnat que les coéquipiers d'Aimé Jacquet vont briller. Leur jeu offensif, emmené par les joueurs Di Nallo, Lacombe et Chiesa, permet à l'OL d'empocher de nombreux points de bonus (un point supplémentaire lorsqu'une équipe marque au moins 3 buts lors d'un match). L'OL reste en tête du classement plusieurs semaines de suite, avant de céder sa place à l'AS Saint-Étienne et de finir troisième du championnat, le meilleur classement du club jusqu’alors. Cette saison 1973-1974 s'avère être une réussite même si l'Olympique lyonnais ne remporte rien[5]. De son côté, Aimé Jacquet subit une forte concurrence au poste de milieu de terrain avec Robert Cacchioni, Ildo Maneiro et Michel Maillard[6]. Il dispute 19 matchs et inscrit 3 buts au total sur la saison.

La saison suivante est quasiment identique de la précédente pour le club lyonnais mais beaucoup plus terne pour Aimé Jacquet. En effet, l'arrivée du jeune milieu de terrain Jean-Paul Bernad pousse Jacquet sur le banc qui ne dispute que 8 matchs et n'inscrit aucun but au cours de la saison[6]. Entre-temps, l'OL s'est séparé de plusieurs joueurs clés, notamment de Fleury Di Nallo, Daniel Ravier et Jean Baeza, sans même les remplacer. L'encadrement technique joue alors la carte de la confiance en donnant la chance aux jeunes joueurs du club. Cette politique s'avère efficace en championnat, puisque Lyon termine une nouvelle fois à la troisième place[7]. Fatigué et n'ayant plus le niveau de ses jeunes années, Aimé Jacquet met un terme à sa carrière de joueur professionnel à la fin de la saison pour intégrer l'administration du club lyonnais.

Carrière d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Débuts à Lyon (1976-1980)[modifier | modifier le code]

L'âge d'or aux Girondins de Bordeaux (1980-1989)[modifier | modifier le code]

À la suite du départ de Raymond Goethals, et sur la foi de l'expérience lyonnaise de Bernard Lacombe, Claude Bez recrute le jeune entraîneur Aimé Jacquet en provenance de l'Olympique lyonnais. Arrivent également de nouveaux joueurs : René Girard, François Bracci, ainsi que Jean Fernandez et Marius Trésor, qui quittent l'OM relégué en D2. Tous les ingrédients sont réunis pour partir à la conquête de l'Europe.

Jacquet impose sa tactique en 4-4-2, ce qui implique que Gérard Soler et Albert Gemmrich, pourtant tous deux internationaux, alterneront sur le banc, puisque Bernard Lacombe est devenu un titulaire indiscutable. En défense, Trésor et Bracci retrouvent une seconde jeunesse et leur envie de jouer. En fin de compte, les Girondins terminent troisièmes du championnat et obtiennent leur billet pour la Coupe de l'UEFA au terme de la saison 1980-1981. Lors de l’été 1981, Jean Tigana arrive chez les Girondins en provenance de l'Olympique lyonnais. La Coupe d'Europe s’arrête en seizièmes-de-finale à Hambourg pour Bordeaux. Le championnat se passe bien puisque Bordeaux termine en quatrième position. Un grand nombre d'internationaux français et étrangers sont recrutés et jouent à Bordeaux autour du joueur expérimenté emblématique Alain Giresse. Le groupe est alors composé notamment de Dropsy, Bracci, Domenech, Thouvenel, Specht, Tusseau, Trésor, Battiston, Girard, Tigana, Touré, Dieter Müller, ou encore les jumeaux Zlatko et Zoran Vujović[8].

Durant les années 1980, les Girondins vont devenir l'équipe-phare du football français. Les Girondins remportent trois titres en 1984, 1985 et 1987, deux coupes de France en 1986 et 1987 et se qualifient chaque année pour les coupes d'Europe. En 1983, le club a organisé un centenaire tournoi. Les Girondins remportent la demi-finale contre le FC Barcelone et sont battus en finale par le VfB Stuttgart[9].

Les Girondins manquent de peu la consécration européenne par deux fois. En 1985, ils sont battus en demi-finale de la Coupe des Champions par la Juventus de Michel Platini, défaite 3-0 au match aller joué au Stadio Comunale et vainqueurs 2-0 au retour au terme d'un match joué devant 40 211 spectateurs, record d'affluence au Parc Lescure qui n'a pas encore été battu à ce jour[10]. En 1987, les Girondins sont cette fois ci éliminés de nouveau en demi-finale de la Coupe des Coupes par le Lokomotive Leipzig. Battus 0-1 à l'aller à Lescure, les Girondins s'imposent à Leipzig sur le même score et sont finalement éliminés lors de la séance des tirs au but[10].

Le 30 avril 1986, les Girondins remportent la Coupe de France de football après cinq finales perdues. Face à l'Olympique de Marseille, en pleine ascension au début des années Tapie, Bordeaux s'impose 2-1 après prolongation grâce à un somptueux but de Giresse sur Joseph-Antoine Bell[11]. À la suite de cette victoire, Giresse et Lacombe vont parcourir le trajet Bordeaux-Lourdes à vélo pour tenir la promesse qu'ils avaient faite[10]. L'année suivante, Bordeaux remporte son premier et seul doublé en devançant Marseille de quatre points en Championnat et dominant les mêmes Marseillais (2-0) en finale de la Coupe.

Pendant ces années fastes, Bordeaux fournit aussi à l'équipe de France l'ossature de l'équipe vainqueur de l'Euro 1984 et demi-finaliste des Coupes du Monde 1982 et 1986.

Il est limogé par le président Claude Bez en 1989 deux saisons après un « doublé coupe-championnat » réalisé avec une nouvelle génération de joueurs, parmi lesquels José Touré, Alain Roche, Jean-Marc Ferreri ou Philippe Vercruysse.

Courts passages à Montpellier puis à Nancy (1989-1991)[modifier | modifier le code]

En 1989, le club Montpelliérain, rebaptisé Montpellier Hérault Sport Club (MHSC), affiche ses ambitions en recrutant Aimé Jacquet, triple champion de France avec les Girondins de Bordeaux, comme entraîneur ainsi que le meilleur joueur sud-américain de l'année, Carlos Valderrama[12], un tandem victorieux du championnat d'Europe espoirs 1988 qu'est Éric Cantona et Stéphane Paille, Wilbert Suvrijn, champion d'Europe avec les Pays-Bas, ainsi que Daniel Xuereb et Vincent Guérin. La saison se révèle cependant chaotique, le club est englué dans les dernières places du championnat et un incident de vestiaire oppose Éric Cantona et Jean-Claude Lemoult à la suite d'une défaite à Lille[13]. Au printemps, alors que le club est lanterne rouge, Aimé Jacquet est remercié par le président Louis Nicollin.

Carrière de sélectionneur[modifier | modifier le code]

Sélectionneur adjoint puis « provisoire » (1992-1996)[modifier | modifier le code]

Entre 1992 et 1993, Aimé Jacquet est le sélectionneur adjoint de Gérard Houllier.

En 1991, il rejoint la Direction technique nationale du football français. En 1992, il devient ainsi l'adjoint du sélectionneur Gérard Houllier. À la suite du fiasco des éliminatoires de la Coupe du monde de football 1994 (double défaite contre Israël et la Bulgarie) à l'automne 1993, Aimé Jacquet est nommé sélectionneur de l'Équipe de France, mais seulement à titre provisoire selon les termes de l'époque[14].

Une première série prometteuse de matchs amicaux (notamment une victoire contre l'Italie à Naples en février 1994 pour son premier match) lui permet d'asseoir sa légitimité et de travailler sur le long terme. Il réussit son premier objectif en qualifiant l'équipe de France pour le Championnat d'Europe de football 1996. Au cours de cette laborieuse phase de qualification, marquée par une étonnante série de 0-0, il écarte progressivement quelques joueurs prestigieux (Jean-Pierre Papin, Éric Cantona, David Ginola) et commence à façonner l'équipe à son image en s'appuyant sur quelques joueurs clés tels que Didier Deschamps (à qui il confie le capitanat peu avant l'Euro 1996), et Laurent Blanc qui seront ses deux principaux relais au sein du groupe[15].

Même si ses choix à l'entame de l'Euro 1996 ont provoqué quelques grincements de dents et que la qualité du jeu pratiqué par les Bleus laisse parfois à désirer, le bilan correct de l'Équipe de France en Angleterre (élimination aux tirs au but en demi-finale) permet à Jacquet de conserver un certain soutien médiatique et populaire[réf. nécessaire].

Du doute à la victoire mondiale (1996-1998)[modifier | modifier le code]

À partir de 1996, Aimé Jacquet nomme Didier Deschamps comme capitaine de l'équipe France. Il soulève la Coupe du monde en 1998.

C'est dans les mois qui suivent l'Euro 1996 que les choses se gâtent pour Jacquet. Les matchs de préparation pour la Coupe du monde s'enchaînent et l'équipe de France peine à offrir un visage séduisant. Adepte d'un schéma tactique très défensif (voire « frileux » selon ses détracteurs), n'arrivant pas à créer une véritable animation offensive, Jacquet agace et inquiète. La presse spécialisée (notamment le quotidien L'Équipe) ainsi que la presse généraliste commencent à critiquer le sélectionneur national avec virulence. Jacquet se voit ainsi qualifié de « laborieux du ballon rond », de « tue l'amour du rond central », de « tacticien fruste, parfois paléolithique »[réf. souhaitée].

Au Tournoi de France organisé en juin 1997, des quatre sélections nationales participantes (France, Brésil, Italie et Angleterre), la France ne gagne pas et déçoit[16].

La défiance médiatique envers Jacquet atteint son point culminant en mai 1998 lorsque, au lieu d'une liste de 22 joueurs destinés à jouer la Coupe du Monde, Jacquet livre une présélection de 28 joueurs (méthode qui sera imitée par une large majorité des sélections nationales qualifiées). Pour le quotidien L'Équipe, c'est le signe que Jacquet n'est pas l'homme de la situation mais juste un « brave type qui émet des soupirs[17]. »

Pourtant, le déroulement de la Coupe du monde va donner raison au sélectionneur national. Le 12 juillet 1998, Aimé Jacquet atteint la consécration lorsque la France bat le Brésil 3-0 en finale de la Coupe du monde.

Reconversion : DTN puis consultant[modifier | modifier le code]

Au soir du 12 juillet 1998, peu après le sacre mondial de l'équipe de France, Jacquet annonce qu'il quitte son poste de sélectionneur national. Il prend alors la tête de la Direction technique nationale (DTN) succédant à Gérard Houllier. Ses objectifs sont de participer à la formation (des joueurs et des entraineurs) et de préparer l’avenir du football français. En 1998, il est sélectionné dans la nouvelle édition du dictionnaire biographique Who's Who in France en compagnie des 22 joueurs champions du monde[18]. En outre, il devient l'entraîneur et participe aux matchs de bienfaisance de l'association France 98 présidée par Didier Deschamps et composée des joueurs vainqueurs de la Coupe du monde 1998 et de l'Euro 2000[19]. En août 2002, il tourne, dans un spot de 20 secondes, une publicité pour l'enseigne Cafétéria Casino du Groupe Casino. Après avoir refusé plusieurs demandes, il précise qu'il « a accepté car Casino est une entreprise de ma région »[20].

En 2002, à la suite de la nomination de Jacques Santini en tant que sélectionneur de l'équipe de France, Jacquet est déçu qu'un membre de la DTN n'ait pas été choisi par la Fédération plutôt qu'un entraîneur de club professionnel. Il le considère comme un « désaveu »[21]. À la suite de cela, il déclare : « Il y avait à la DTN des gens de grande qualité [...]. J'aurais souhaité que l'un des nôtres prenne ce relais »[22]. Il est récompensé deux ans plus tard, en 2004, après l'élection de Raymond Domenech à la tête de l'équipe nationale à la suite du départ de Jacques Santini. Les propos d'Aimé Jacquet lors du conseil fédéral ont été « décisifs » selon Claude Simonet. Le DTN tient sa revanche[23].

En 2003, le quotidien sportif L'Équipe dépose plainte contre Aimé Jacquet pour « injure publique » à la suite de paroles dans le Monde en 2002 où Jacquet affirme qu'il ne pardonnerait « jamais » à « ces gens infects et lâches »[24]. Réagissant aux attaques qu'il a subi pendant son mandat de sélectionneur, Aimé Jacquet est relaxé par le tribunal, décision motivée par les « provocations » du quotidien à l'endroit de l'entraîneur français[25].

Aimé Jacquet quitte son poste de Directeur technique national le 31 décembre 2006 et est remplacé provisoirement par Jean-Pierre Morlans[26]. En septembre 2007, il est désigné au poste de conseiller au sein de la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Le vice-président de la fédération, Mohamed Aouzal, précise qu'il « sera conseiller auprès de la commission technique de la FRMF »[27].

Aimé Jacquet est consultant sur Canal+ depuis 1998, pour laquelle il commente ou analyse les matchs de Ligue des champions. Il participe aussi régulièrement à l'émission Les Spécialistes : Ligue 1 diffusée le lundi sur la chaîne cryptée. Selon l'internaute, son salaire de consultant sur la chaîne cryptée est de 60 000 euros mensuels[28]. En 2008, Aimé Jacquet rejoint la radio Europe 1 pour assurer la couverture des matchs de l'Euro 2008[29]. Pour la coupe du monde 2010, il est retenu par Canal+ lui rappelant son contrat d'exclusivité[30]. En 2010, il participe en compagnie de Marcel Desailly à une des campagnes de publicité de BetClic. Cyril Linette, responsable des sports sur Canal+, déclare très agacé : « Ça ne va pas du tout. On n’a pas envie de voir nos consultants se répandre dans la nature. On va y mettre fin très rapidement. Il faudra choisir entre Canal+ et Betclic »[31],[32].

Le stade municipal de Sail-sous-Couzan, son village natal, porte son nom tout comme celui de L'Étrat et Beaux[33]. Il annonce en juin 2009 son soutien à la ville d'Annecy pour la candidature aux Jeux olympiques d'hiver de 2018[34].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Style de joueur et d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Aimé Jacquet reçoit la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1998.

Aimé Jacquet dispute son premier match professionnel le 4 décembre 1960 lors d'un match opposant le Limoges FC à l'AS Saint-Étienne. Avec cette équipe, il remporte le championnat de France de division 2 en 1963, cinq fois le championnat de France, en 1964 puis successivement en 1967, 1968, 1969 et 1970[35]. Équipe dans laquelle il joue 236 matches et inscrit 26 buts en 13 saisons[36]. Avec les Verts, il gagne aussi deux fois la Coupe de France en 1968 et 1970[35]. De plus, il remporte le Challenge des champions en 1968[37] et 1969[38]. Il est international à deux reprises en 1968[39]. Enfin, avec l'Olympique lyonnais, il dispute 27 matchs et marque 3 buts en deux saisons mais ne remporte aucun trophée[35].

En tant qu'entraîneur, Aimé Jacquet est finaliste de la coupe de France en 1976 avec l'Olympique lyonnais. Avec les Girondins de Bordeaux, il domine le football français et rafle trois championnats en 1984, 1985 et 1987. Il est vice-champion en 1983 et 1988[36]. Toujours avec Bordeaux, il remporte la coupe de France en 1986 et 1987[36] ainsi que le Challenge des champions en 1986. Au niveau européen, il est demi-finaliste de la Coupe des clubs champions européens (C1) en 1985 et de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (C2) en 1987[36]. Il ne remporte aucun trophée avec le Montpellier HSC et l'AS Nancy-Lorraine. Avec équipe de France, il remporte la Coupe Kirin en 1994 organisée au Japon, le Tournoi Hassan II en 1998 au Maroc ainsi que la coupe du monde en 1998 en France.

À titre personnel, Aimé Jacquet est décoré de la légion d'honneur en juillet 1998[40]. En 2007, il devient officier de la Légion d'honneur en même temps que d'autres personnalités sportives comme Bernard Lapasset, Alain Giresse ou Sébastien Loeb[41],[42]. Il est élu aussi entraîneur français de l'année France Football en 1981, 1984 et 1998[43]. Depuis le 19 juin 2001, Aimé Jacquet détient sa statue de cire au Musée Grévin à Paris[44]. Elle se situe dans la salle « Les clichés du XXe siècle » aux côtés de celles de Marcel Desailly et Thierry Henry, toutes trois embrassant le trophée de la Coupe du monde[45].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de joueur détaillées par saison[modifier | modifier le code]

Statistiques d'Aimé Jacquet[46],[47]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Drapeau : France France Total
Division M B M B M B C M B M B M B
1960 - 1961 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 2 1 - - - - - - - - - 2 1
1961 - 1962 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 - - - - - - - - - - - 0 0
1962 - 1963 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 2 2 1 - - - - - - - - - 2 1
1963 - 1964 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 2 0 4 0 - - - - - - - 6 0
1964 - 1965 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 3 0 - - - - - - - - - 3 0
1965 - 1966 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 27 2 1 0 - - - - - - - 28 2
1966 - 1967 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 36 5 2 0 - - - - - - - 38 5
1967 - 1968 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 35 3 6 0 1 0 C1 4 1 - - 46 4
1968 - 1969 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 31 3 5 0 1 0 C1 2 0 2 0 41 3
1969 - 1970 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 23 4 9 1 - - C1 3 0 - - 35 5
1970 - 1971 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 - - - - - - - - - - - 0 0
1971 - 1972 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 2 1 - - - - - - - - - 2 1
1972 - 1973 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 1 29 3 4 1 - - - - - - - 33 4
Sous-total 192 23 31 2 2 0 - 9 1 2 0 236 26
1973 - 1974 Drapeau de la France Olympique lyonnais 1 15 2 1 1 - - C2 3 0 - - 19 3
1974 - 1975 Drapeau de la France Olympique lyonnais 1 7 0 - - - - C3 1 0 - - 8 0
Sous-total 22 2 1 1 - - - 4 0 - - 27 3
Total sur la carrière 214 25 32 3 2 0 - 13 1 2 0 263 29

Matchs internationaux[modifier | modifier le code]

Sél. Date Lieu Adversaire Résultat Compétition
1
25 septembre 1968 Stade Vélodrome, Marseille, France Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest
1-1
Match amical
2
17 octobre 1968 Stade de Gerland, Lyon, France Drapeau : Espagne Espagne
1-3
Match amical

Statistiques d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Équipe Pays Période Statistiques[48],[49]
M V N D % Victoire
Olympique lyonnais Drapeau de la France France 1975 - 1980 185 ?? ?? ? 36,2 %
Girondins de Bordeaux Drapeau de la France France 1980 - 1989 420 ?? ?? ? 51,2 %
Montpellier HSC Drapeau de la France France 1989 - 1990 23 12 10 16 30 %
AS Nancy-Lorraine Drapeau de la France France 1990 - 1991 40 12 11 17 30 %
Équipe de France (adjoint) Drapeau de la France France 1992 - 1993 12 7 1 4 58 %
Équipe de France Drapeau de la France France 1993 - 1998 53 34 16 3 63,4 %

Matchs de l'équipe de France sous l'ère Aimé Jacquet[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant liste les rencontres de l'équipe de France depuis la prise de fonction d'Aimé Jacquet en tant que sélectionneur le 17 décembre 1993 jusqu'au 12 juillet 1998.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aimé Jacquet et Philippe Tournon, Ma vie pour une étoile, Éditions Robert Laffont-Plon,‎ juin 1999 (ISBN 2-7028-3580-5)
  • Jean-Jacques Bozonnet, La Revanche d'Aimé Jacquet, Édition Seuil,‎ mars 1999 (ISBN 2-0203-6243-0)
  • Lefred Thouron, Aimé Jacquet, droit au but par la diagonale, Éditions Verticales,‎ mai 1998 (ISBN 2-8433-5004-2)
  • Vincent Duluc, L'affaire Jacquet, Éditions Prolongations,‎ mars 2008 (ISBN 2-9164-0042-7)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Ma vie pour une étoile[modifier | modifier le code]

  1. Jacquet 1999, p. 43-44
  2. Jacquet 1999, p. 46-47
  3. Jacquet 1999, p. 48
  4. a et b Jacquet 1999, p. 50
  5. Jacquet 1999, p. 51
  6. Jacquet 1999, p. 52
  7. Jacquet 1999, p. 53
  8. Jacquet 1999, p. 54
  9. Jacquet 1999, p. 56
  10. Jacquet 1999, p. 57

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie d'Aimé Jacquet sur le site sail-sous-couzan.com, Consulté le 27 juillet 2012
  2. « Fiche d'Aimé Jacquet », sur lequipe.fr (consulté le 24 octobre 2012)
  3. « Fiche d'Aimé Jacquet », sur fff.fr (consulté le 24 octobre 2012)
  4. RSSSF, « Cup Winners' Cup 1973-74 », sur http://www.rsssf.com/ (consulté le 11 novembre 2009)
  5. XI. Un seul être vous manque… et tout est dépeuplé! - 1. Une première… sur le site http://gonesdelyon.dieuxdustade.org, Consulté le 23 octobre 2012
  6. a et b Biographie d'Aimé Jacquet sur le site afterfoot.fr, Consulté le 23 octobre 2012
  7. 1974-1975 : Place aux jeunes sur le site olweb.fr, Consulté le 23 octobre 2012
  8. 1980-1985 : Les premières glorieuses, Jacquet remplace Goethals sur le site girondins.com, Consulté le 23 octobre 2012.
  9. (en) « Centenary of Girondins de Bordeaux 1983 », rsssf.com (consulté le 31 mars 2012)
  10. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées SudOuest.
  11. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées CF1986.
  12. « Valderrama : l’artiste furtif de Montpellier », sur fifa.com,‎ 26 mai 2003 (consulté le 12 octobre 2010)
  13. Eugène Saccomano, Une saison de football 1990 : La folle épopée, Édition n°1 Onze Mondial,‎ septembre 1990, 222 p. (ISBN 2-863-91389-1), p. 40 et 41
  14. Vanessa Caffin, Génération Zidane 1994-2006, Solar,‎ 2006 (ISBN 2-263-04252-0, présentation en ligne)
  15. Didier Deschamps-Aimé Jacquet : "Le foot est pris dans une spirale de folie", LE MONDE MAGAZINE | 06.06.08
  16. Foot: Tournoi de France. Aimé Jacquet, sa langue de bois, son attaque de «feu». L'entraîneur français globalement content, Libération, 13/06/1997
  17. «...là où nous attendons depuis des mois un leader qui donne un vrai souffle, nous n'avons eu droit une fois encore qu'à un brave type qui émet des soupirs.» (Jérôme Bureau, « Éditorial », L'Équipe,‎ 6 mai 1998, article cité dans Pascal Duret, Patrick Trabal, Le Sport et ses affaires: Une sociologie de la justice de l'épreuve sportive, éditions Métailié, 2001, p. 117 et Fabrice Tassel, « Double jeu à «l'Équipe». Le quotidien sportif cogne sur Jacquet et les Bleus. Par amour du foot ou pour faire monter les ventes? », Libération,‎ 30 mai 1998 (lire en ligne)
  18. Le Who's who accueille des sportifs sur le site sport.fr, Consulté le 12 juillet 2012
  19. Fiche d'Aimé Jacquet sur le site france98.fr, Consulté le 12 juillet 2012
  20. Aimé Jacquet à la cafet' sur le site lepoint.fr, Consulté le 21 juillet 2012
  21. Santini indulgent sur le site liberation.fr, Consulté le 21 juillet 2012
  22. Nomination de Santini: la DTN déçue sur le site sport.fr, Consulté le 12 juillet 2012
  23. C'EST DOMENECH ! sur le site lequipe.fr, Consulté le 21 juillet 2012
  24. L'Équipe attaque sur le site nouvelobs.com, Consulté le 23 juillet 2012
  25. Affaire Jacquet-L'Équipe : Aimé relaxé sur le site sport.fr, Consulté le 23 juillet 2012
  26. Jacquet laisse sa place sur le site sport.fr, Consulté le 12 juillet 2012
  27. Jacquet conseiller de la Fédération marocaine de football sur le site sport.fr, Consulté le 21 juillet 2012
  28. 15 000 € : consultant "de luxe" chez C+ sur le site linternaute.com, Consulté le 12 juillet 2012
  29. Europe 1 - Aimé Jacquet rejoint le service des sports sur le site radioactu.com, Consulté le 21 juillet 2012
  30. Jacquet retenu par l'exclusivité avec Canal sur le site sport.fr, Consulté le 21 juillet 2012
  31. Canal + recadre ses consultants sur le site footmercato.net, Consulté le 12 juillet 2012
  32. Emmanuel Berretta, Le Mondial vu de la lucarne de Canal+ sur le site lepoint.fr, Consulté le 12 juillet 2012
  33. À Beaux, le stade portera le nom d’Aimé Jacquet sur le site leprogres.fr, Consulté le 21 juillet 2012
  34. JO 2018 - Début de campagne pour Annecy, lequipe.fr, Consulté le 23 juin 2009
  35. a, b et c Fiche d'Aimé Jacquet sur le site lequipe.fr, Consulté le 10 juillet 2012
  36. a, b, c et d Fiche d'Aimé Jacquet sur le site pari-et-gagne.com, Consulté le 10 juillet 2012
  37. Saint-Étienne 5 - 3 Bordeaux, Challenge des champions 1968 sur le site leballonrond.fr, Consulté le 10 juillet 2012
  38. Saint-Étienne 3 - 2 Marseille, Challenge des champions 1969 sur le site leballonrond.fr, Consulté le 10 juillet 2012
  39. « Tous les joueurs de l'équipe de France », sur FFF.fr, Consulté le 10 juillet 2012
  40. Décret du 13 juillet 1998 portant promotion et nomination sur le site legifrance.gouv.fr, Consulté le 23 octobre 2012
  41. Jacqueline de Romilly et Aimé Jacquet, promotion 2007 sur le site lefigaro.fr, Consulté le 9 juillet 2012
  42. Décret du 31 décembre 2006 portant promotion et nomination sur le site legifrance.gouv.fr, Consulté le 24 juillet 2012
  43. Entraineur de l'année en France - France Football sur le site storyfoot.com, Consulté le 10 juillet 2012
  44. Le musée Grévin s'offre un lifting sur le site 'leparisien.fr", Consulté le 2 novembre 2012
  45. "We are the champions" sur le site linternaute.com, Consulté le 2 novembre 2012
  46. « Fiche de Jacquet », sur footballdatabase.eu (consulté le 9 juillet 2012)
  47. (en) « Fiche de Jacquet », sur national-football-teams.com (consulté le 9 juillet 2012)
  48. Fiche du sélectionneur sur le site de la FFF, Consulté le 9 juillet 2012
  49. Fiche d'Aimé Jacquet sur le site footballdatabase.eu, Consulté le 9 juillet 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]