Raymond Domenech

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Raymond Domenech
Raymond Domenech.jpg
Raymond Domenech en 2007
Biographie
Nom Raymond Manuel Albert Domenech
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 24 janvier 1952 (62 ans)
Lieu Lyon (Rhône)
Taille 1,76 m (5 9)
Période pro. 1970-1986
Poste Défenseur latéral puis entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
1960-1970 Drapeau : France Olympique lyonnais
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1970-1977 Drapeau : France Olympique lyonnais 293 (11)
1977-1981 Drapeau : France RC Strasbourg 157 0(5)
1981-1982 Drapeau : France Paris SG 022 0(1)
1982-1984 Drapeau : France Girondins Bordeaux 051 0(3)
1984-1986 Drapeau : France FC Mulhouse 013 0(0)
1970-1986 Total 536 (20)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1973-1979 Drapeau : France France 8 (0)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1984-1988 Drapeau : France FC Mulhouse (93v 40n 36d)
1988-1993 Drapeau : France Olympique lyonnais (73v 62n 67d)
1993-2004 Drapeau : France France espoirs (76v 30n 18d)
2001 Drapeau : France France -20 ans (5v 3n 4d)
2004-2010 Drapeau : France France (41v 24n 14d)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Raymond Domenech (prononcé [dɔ.me.nɛk ]), né le 24 janvier 1952 à Lyon (Rhône), est un joueur et entraîneur français de football. Il évolue au poste de défenseur latéral du début des années 1970 au milieu des années 1980 avant d'exercer comme entraîneur à partir de 1988 et de devenir sélectionneur de l'équipe de France de 2004 à 2010.

Natif de Lyon, il débute sa carrière professionnelle à l'Olympique lyonnais dans lequel il évolue pendant sept ans en tant que Défenseur latéral. En 1977, il part en Alsace jouer dans le club du RC Strasbourg jusqu'en 1981. Après une parenthèse d'une saison au Paris SG, il poursuit sa carrière aux Girondins de Bordeaux l'espace de deux saisons. Il met un terme à sa carrière de joueur au FC Mulhouse en 1986 pour entamer sa reconversion d'entraîneur. Par ailleurs, il est sélectionné à huit reprises en équipe de France de football entre 1973 et 1979. En tant que joueur, Raymond Domenech est sacré deux fois champion de France en 1979 et 1984, remporte une coupe de France en 1973 et est finaliste de la Coupe Gambardella 1970.

À partir de 1984, Raymond Domenech devient entraîneur-joueur au FC Mulhouse avant de se consacrer pleinement à sa reconversion. Appelé par Jean-Michel Aulas, il rejoint ensuite son ancien club de l'Olympique lyonnais qu'il entraîne durant cinq ans. De 1993 à 2004, il devient sélectionneur de l'équipe de France espoirs. En club, il ne remporte que le titre de champion de Division 2 en 1989 tandis qu'avec les espoirs il est vice-champions d'Europe en 2002 et remporte le Tournoi de Toulon en 1997 et 2004.

Du 12 juillet 2004 au 22 juin 2010, il est le sélectionneur de l'équipe de France A qu'il qualifie en phase finale de trois grandes compétitions. Il mène la sélection nationale en finale de la Coupe du monde 2006 mais échoue ensuite sévèrement aux premiers tours de l'Euro 2008 et de la Coupe du monde 2010. Il termine sa carrière de sélectionneur national à l'issue de la Coupe du monde 2010, un cuisant échec sur fond de polémiques internes dans ce que les médias qualifieront de fiasco général. Il est le sélectionneur français le plus controversé en raison de sa communication suscitant parfois l'incompréhension, mais aussi pour la faiblesse des résultats de l'équipe de France postérieurs à 2006.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines catalanes[modifier | modifier le code]

Raymond Domenech passe son enfance dans le quartier des États-Unis.

Raymond Domenech est né le 24 janvier 1952 à l'Hôtel-Dieu de Lyon. Sa mère, Germaine, que son père a rencontrée à Châteauroux, est d'origine pied-noir[réf. nécessaire]. Elle est ouvrière à Meyzieu, dans l'agglomération lyonnaise. Raymond Domenech a trois frères et une demi-sœur, née du premier mariage de la jeune femme[H 1]. Son père, Raimundo, travaille dans une fonderie. Il est né en Espagne dans le sud de la province de Tarragone. Comme ses deux frères, c'est un militant républicain, anti-franquiste. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il traverse la frontière de manière illégale puis parvient à trouver du travail et obtient des papiers en règles avant d'épouser Germaine. La famille Domenech réside dans un HLM dans le quartier populaire des États-Unis à Lyon[H 2]. Les Domenech passent leur vacances d'été à Rubí, un village catalan où résident les frères de Raimundo, à 30 km de Barcelone. En 1967, les parents de Raymond Domenech divorcent. À l'âge de 15 ans, il doit épauler son père et devient le chef de la famille[Pourquoi ?], quittée par leur mère[H 3]. Raymond Domenech vit une enfance banale, frappée par un évènement douloureux qui va resserrer encore un peu plus les liens d'une famille d'hommes[H 4].

Carrière de Joueur[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Au pied de son immeuble ou sur de vrais terrains, Raymond Domenech joue au foot entre copains. C'est sur ce gazon plus ou moins défraîchi qu'il peut, match après match, s'imposer physiquement et mentalement afin de découvrir son vrai domaine de prédilection : le football. À l'âge de 8 ans, il signe une licence dans le prestigieux Olympique lyonnais, il ne fait pas de doute que l'enfant de Raimundo Domenech est doué pour le football[H 5]. Plus solide, plus robuste et surtout, plus volontaire que la moyenne des enfants de son âge, il possède déjà des atouts pour aller loin. Appliqué et très discipliné, il apprend son métier du petit footballeur. Mais très vite, ses lacunes techniques lui font sentir qu'il va falloir travailler davantage pour réussir. D'abord attaquant, il rétrograde au fil des saisons pour devenir défenseur latéral. Son frère cadet, Albert Domenech (qui deviendra lui aussi professionnel), est bien plus doué techniquement, ce qui agace Raymond Domenech. Mais sa hargne et son envie de réussir vont devenir des qualités plus fortes que le talent. Petit à petit, il gravit les échelons des équipes de jeunes et se rapproche de son rêve, devenir footballeur professionnel. À l'école, il suit les cours, sans passion, mais avec la même application[H 6]. Disposant de grandes facilités, il redouble pourtant sa troisième. Plus tard, il n'obtient pas son baccalauréat car il ne se rend pas aux épreuves de philosophie, au lendemain de la finale de coupe de France qu'il a joué. En revanche, sur le terrain, Raymond Domenech progresse, vite et bien[H 7].

Olympique lyonnais (1970-1977)[modifier | modifier le code]

À l'âge de 18 ans, Raymond Domenech intègre le groupe professionnel de l'Olympique lyonnais[H 7]. Grâce à de de nombreux entraînements supplémentaires qu'il s’impose, une maturité précoce et des qualités physiques au-dessus de la moyenne, il se montre, dès les premiers matchs, comme un élément important de l'équipe dirigée par Aimé Mignot[1]. Mais c'est à la suite d'un incident de jeu que sa carrière va basculer. En effet, le 12 août 1970, pour le premier match de la saison, l'OGC Nice reçoit l'Olympique lyonnais. Titulaire, Domenech se voit confronté aux rapides attaquants niçois. Helmut Metzler, le meneur de jeu autrichien de Nice, dribble Domenech puis se fait sévèrement tacler par un joueur de l'équipe adverse, qui s'avère être Jean Baeza. Or Raymond Domenech, qui n'est alors qu'un jeune débutant, se voit attribuer la faute et se fait alors traiter de « boucher » ou d’« assassin » par la presse à la suite d'une erreur des journalistes[Note 1]. D'autant plus que Metzler s'est fracturé le tibia et le péroné. Raymond Domenech décide pourtant de ne pas protester et se justifie beaucoup plus tard : « Baeza et moi avions la même coupe de cheveux. Les journalistes nous ont confondus. Je n’ai rien fait pour les contredire. Je débutais, il me paraissait important que l’on parle de moi, en mal ou en bien. Il y avait une sorte de bravade, je suis alors entré dans mon personnage. »[2]. C'est ainsi que naît alors la réputation de « boucher », que Domenech traîne jusqu'à la fin de sa carrière de joueur[H 8]. À la suite de ce fait de jeu, il devient un « joueur dur » capable de se battre sur tous les ballons, même les plus anodins. De plus, Domenech joue de cette réputation en se laissant pousser la moustache et ses cheveux noir corbeau[H 8]. Domenech conclut cette belle première saison chez les professionnels (37 matchs en championnat) par un échec : il perd la finale de la coupe de France contre Rennes (1-0)[3],[4].

C'est à Lyon que Raymond Domenech fait la connaissance d'Aimé Jacquet.

Après une saison suivante assez terne, il participe amplement à la conquête de la coupe de France 1973 en compagnie de Bernard Lacombe, Serge Chiesa ou encore Fleury Di Nallo. En finale, l’Olympique lyonnais s'impose face au FC Nantes (2-1). Mais c'est lors du quart-de-finale retour contre l'OM (4-0) que Raymond Domenech se fait une nouvelle fois remarquer par un fait de jeu. Alors qu'il effectue un marquage serré sur l'attaquant yougoslave Josip Skoblar, ce dernier lui assène un coup de poing, excédé par les provocations de Domenech[H 9]. Ensanglanté au niveau de l’arcade sourcilière, le défenseur lyonnais en rajoute et l'arbitre sort un carton rouge pour Skoblar[5]. À l'issue du match, Raymond Domenech déclare que, pour lui, « Le football, c'est la guerre »[6].

Malgré tout, ce succès en coupe de France lui ouvre les portes de l'équipe de France à l'âge de 21 ans. Convoqué par Georges Boulogne, le sélectionneur le titularise pour son premier match, le 19 mai 1973 contre l'Irlande (1-1) en qualifications pour la Coupe du monde 1974[H 10]. Le jeune Lyonnais, qui prépare en même temps son bac, reconnaît alors qu'il n'est pas simple d'arriver en sélection nationale « sans connaître personne »[7]. Plus convoqué par la suite, il doit attendre deux ans plus tard pour retrouver les Bleus.

Le sélectionneur Stefan Kovacs rappelle Raymond Domenech en équipe de France en 1975.

Lors de la saison 1973-1974, Raymond Domenech se blesse et ne prend pas part à la campagne européenne de l'Olympique lyonnais, qualifié en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (C2). Rétabli après l'hiver, lui et l'Olympique lyonnais sont éliminés en quart-de-finale de coupe de France contre le FC Sochaux. Malgré une saison en demi-teinte, l'OL finit à la troisième marche du podium en championnat. Ce qui lui permet de se qualifier en Coupe UEFA (C3)[3]. La saison suivante, Raymond Domenech découvre alors la coupe d'Europe avec l'Olympique lyonnais. Pour ces débuts dans cette compétition, Domenech inscrit 3 buts en 3 matchs avant que l'OL se fasse éliminer par le Borussia Mönchengladbach (6-2 au cumul des deux matchs) au deuxième tour. En championnat, Domenech dispute 35 matchs et les Gones finissent une nouvelle fois troisième[3]. Mais cette qualification en coupe UEFA tourne court, les lyonnais se font éliminer dès le premier tour face au FC Bruges. De plus, l'OL chute au classement et retombe à la 16e au terme du championnat[3]. Maigre consolation, ils arrivent jusqu'en finale de la coupe de France opposé à l'Olympique de Marseille. Fracturé à un os du pied, Domenech joue malgré tout cette finale qu'il rate complètement et voit les Marseillais soulever le trophée (2-0)[H 11].

Le 3 septembre 1975, il est rappelé en équipe de France par Stefan Kovacs, plus de deux ans après sa première sélection, pour un match contre l'Islande dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 1976. Titulaire, il joue de nouveau en novembre contre la Belgique. Après le départ de Kovacs, à la suite de l'échec de qualification pour l'Euro, Domenech garde la confiance du nouveau sélectionneur Michel Hidalgo, introduit en mars 1976. Il joue trois matchs amicaux suivants, respectivement contre la Tchécoslovaquie, la Pologne et le Danemark. Par la suite, Raymond Domenech subit une nouvelle traversée du désert ne portant plus le maillot Bleu pendant près de trois ans, ce qui le prive de coupe du monde en Argentine[H 12].

Alors qu'Aimé Jacquet a remplacé Aimé Mignot, l'Olympique lyonnais passe à côté de sa saison 1976-1977, se faisant éliminer de Coupe de France en 32e de finale et obtenant une 6e place en championnat privant les lyonnais d'une qualification en Coupe UEFA[3]. En cours de la saison, la lassitude commence à s'installer dans la relation entre l'OL et son emblématique défenseur. L'Olympique lyonnais, qui est dans un situation financière difficile, cherche à se libérer de ses plus gros salaires. Alors qu'il débute la saison 1977-1978 avec l'OL, il est contacté par le RC Strasbourg qui l'achète contre une indemnité de transfert de 600 000 francs[H 13].

RC Strasbourg (1977-1981)[modifier | modifier le code]

Gilbert Gress et Domenech, en 1980.

Alors que Gilbert Gress souhaite l'arrivée en Alsace de Patrick Battiston, ce dernier préfère rester au FC Metz, c'est Raymond Domenech qui est recruté[H 14]. N'étant pas son premier choix et ayant eu des accroches avec lui lorsqu'il était joueur, les premiers rapports sont difficiles entre les deux hommes[8]. Mais Gress a besoin d'un joueur d'expérience et Domenech cherche à se relancer, deux intérêts communs qui vont souder leur relation. Adoubé au stade de la Meinau par les supporters pour sa combativité et sa rigueur, Domenech distribue de moins en moins de coups et devient plus modéré. Pour sa première saison, il bénéficie de la confiance de l'entraîneur et dispute 30 matchs en championnat et obtient une belle troisième place en fin de saison avec Strasbourg[H 15].

Paris Saint-Germain (1981-1982)[modifier | modifier le code]

Girondins de Bordeaux (1982-1984)[modifier | modifier le code]

FC Mulhouse (1984-1986)[modifier | modifier le code]

Carrière d'entraîneur[modifier | modifier le code]

FC Mulhouse (1984-1988)[modifier | modifier le code]

En 1984, l'ancien international Raymond Domenech signe comme entraîneur-joueur au club[9]. C'est à Mulhouse que le futur sélectionneur commence sa carrière d'entraîneur[10]. La même année, Raymond Hild, dit Max, arrive en tant que responsable de la formation[11]. Il y restera jusqu'en 1991. Pour cette saison, tout se joue lors de la dernière journée. Le FCM se déplace sur le terrain du Havre AC[12], alors co-leader du groupe A avec 50 points[13]. Une défaite 1-0 envoie le FCM en barrages, où il est deux fois défait par le Stade rennais. Il en sera de même pour les trois saisons suivantes : en 1985-1986, le FCM gagne en pré-barrages contre l'Olympique lyonnais, puis en barrages contre l'Olympique Alès, mais perd contre l'AS Nancy-Lorraine en barrages D1/D2. Pour la saison 1986-1987, le FCM est éliminé dès les pré-barrages par l'Olympique lyonnais, deuxième du groupe B (4-3).

Olympique lyonnais (1988-1993)[modifier | modifier le code]

Il devient entraîneur de l'Olympique lyonnais en 1988, appelé à ce poste par Jean-Michel Aulas. Le club est alors en deuxième division depuis cinq saisons. En un an, Raymond Domenech fait remonter le club en première division en devenant champion de France de D2. À la fin de la saison 1990/1991, le club renoue avec l'Europe en terminant 5e du championnat de D1. Raymond Domenech recrute alors Robert Duverne, qui deviendra par la suite le préparateur physique de l'équipe de France.

Carrière de sélectionneur[modifier | modifier le code]

Sélectionneur des espoirs (1993-2004)[modifier | modifier le code]

Raymond Domenech succède à Marc Bourrier en 1993 et occupe la fonction de sélectionneur des espoirs jusqu'en 2004. Resté en poste durant onze ans, il a dirigé tous les espoirs français nés entre 1971 et 1981. Sous sa direction, les Bleuets atteignent les demi-finales du championnat d'Europe espoirs 1994. Cette génération, dont les joueurs sont nés en 1971-1972, compte dans ses rangs les futurs champions du monde Christophe Dugarry, Lilian Thuram et Zinédine Zidane. Claude Makelele, bien que né en 1973, est surclassé pour jouer en espoirs[14]. Après un match nul 0-0, ils sont éliminés par l'équipe d'Italie, le futur vainqueur de l'épreuve, lors de la séance de tirs au but[15].

Les deux équipes se retrouvent au même stade de la compétition au cours de l'édition 1996. La sélection française est composée de joueurs nés en 1973-1974, notamment les futurs champions du monde ou d'Europe Vincent Candela, Robert Pirès et Sylvain Wiltord. Patrick Vieira, né en 1976, les accompagne[14]. L'Italie s'impose de nouveau grâce à un but de Francesco Totti, puis remporte la finale face à l'Espagne[16]. Les espoirs français sont néanmoins qualifiés pour le tournoi de football des Jeux olympiques de 1996. Ils font match nul en quarts de finale avec le Portugal, et sont éliminés durant les prolongations[17].

En 1998, la France termine deuxième de son groupe lors des éliminatoires de l'Euro et manque la qualification pour le tournoi final[18]. La génération 1975-1976 compte plusieurs futurs internationaux, dont Ludovic Giuly, Laurent Robert et Patrick Vieira. Thierry Henry et David Trezeguet, nés en 1977, ainsi que le gardien Mickaël Landreau, né en 1979, sont surclassés pour évoluer à leurs côtés[14]. Durant le tour de qualification de l'édition 2000, l'équipe de France termine première de son groupe et est opposée à l'équipe d'Italie en barrage. Les espoirs nés en 1977-1978 comptent dans leurs rangs les futurs champions du monde Henry et Trezeguet, ainsi que Willy Sagnol et Mikaël Silvestre. Nicolas Anelka et Zoumana Camara, nés en 1979, font partie des joueurs surclassés[14]. Les espoirs italiens l'emportent en prolongations lors du match retour, disputé à Tarente, et se qualifient pour la phase finale aux dépens des Bleuets[19].

En 2002, l'équipe de France devance l'Espagne au cours des éliminatoires, et se qualifie face à la Roumanie lors des barrages. Parmi les joueurs nés en 1979-1980 participant à l'édition 2002, figurent notamment les futurs internationaux Jean-Alain Boumsong, Julien Escudé et Sidney Govou. Djibril Cissé et Philippe Mexès, nés respectivement en 1981 et 1982, apparaissent en tant que joueurs surclassés[14],[20]. Vainqueurs de la Suisse en demi-finale, les « Bleuets » sont ensuite opposés à la République tchèque. Après un match nul 0-0 en finale, les espoirs tchèques remportent l'épreuve lors de la séance de tirs au but[21].

La génération 1981-1982 dispute les éliminatoires de l'Euro 2004. L'équipe est composée des futurs internationaux Djibril Cissé, Patrice Évra et Philippe Mexès. Anthony Le Tallec et Florent Sinama-Pongolle, nés en 1984, font partie des joueurs surclassés[22],[23]. La France termine en tête de son groupe de qualification devant Chypre et est éliminée en barrages par le Portugal. Les espoirs français l'emportent 2-1 au match aller, mais s'inclinent sur le même score au retour, après l'expulsion de Djibril Cissé. Aucun but n'est inscrit en prolongations et le Portugal de Cristiano Ronaldo s'impose finalement aux tirs au but[22].

Sélectionneur national (2004-2010)[modifier | modifier le code]

Début de mandat poussif (2004-2006)[modifier | modifier le code]

Déjà pressenti pour le poste en 2002, Raymond Domenech est candidat à la succession de Jacques Santini après l'Euro 2004 tout comme Jean Tigana et Laurent Blanc. Membre de la DTN et profitant également du soutien du champion du monde 1998 Aimé Jacquet, il est finalement choisit par le conseil fédéral. Le 12 juillet 2004, le président de la FFF Claude Simonet annonce que Raymond Domenech devient sélectionneur de l'équipe de France A. Lors de sa nomination, il insiste sur la nécessité de modifier de fond en comble le fonctionnement de l'équipe de France suite aux échecs de 2002 et 2004. Il déclare par exemple, en août 2004 : « Ne rien changer, ne rien tenter conduirait à monter directement à l'échafaud. Il faut changer les habitudes et donc il faut changer les gens. L'équipe de France n'appartient à personne. ». Ainsi, Domenech mène une rupture par rapport à ces prédécesseurs, change l'intégralité du staff et rétablit certaines règles, parfois mal comprises par les joueurs.

Échauffement lors du match France-Suisse (0-0) en mars 2005.

Pour son premier match, à Rennes, il obtient un nul 1-1 contre la Bosnie-Herzégovine le 18 août 2004. Son premier buteur se nomme Peguy Luyindula. Toutefois, un évènement d'après match, révélé par la presse, marque cette première rencontre : Domenech impose dans les vestiaires à chaque joueur son autocritique. Surpris, certains joueurs refusent même de s'y plier comme Fabien Barthez.

Sa prise de fonction coïncide avec la retraite internationale de plusieurs joueurs cadres, anciens héros de la Coupe du Monde 1998 et de l'Euro 2000 (Lilian Thuram, Bixente Lizarazu, Marcel Desailly, Zinédine Zidane). Raymond Domenech doit reconstruire la sélection tout en assurant la qualification pour la Coupe du monde 2006. Pour cela, le sélectionneur mise sur une nouvelle génération de joueurs (Abidal, Évra, Givet, Squilacci, Pedretti, Mavuba, Malouda ou encore Cissé) tout en conservant certains cadres (Barthez, Gallas, Pirès, Giuly, Henry, Wiltord et Vieira qu'il nomme capitaine). Son début de mandat est poussif : les Bleus enchaînent les matchs nuls dont quatre 0-0 au Stade de France. A mi-parcours, la France pointe à la 4e place du classement. En août 2005, Domenech est à l'origine du retour des trois anciens : Zinédine Zidane (reprend la capitanat), Lilian Thuram et Claude Makelele qui sont rappelés à partir du match contre la Côte d'Ivoire (3-0). À la faveur de ce retour, l'équipe de France se qualifie pour la Coupe du monde de 2006 après une victoire étriqué en Irlande (1-0) et un dernier match contre Chypre (4-0).

Le succès de la Coupe du monde 2006[modifier | modifier le code]
Le penalty de Zidane contre le Portugal envoie la France en finale comme l'avait prédit Raymond Domenech.

Peu avant le Mondial, Domenech subit sa première défaite contre la Slovaquie (1-2) en match amical le 1er mars 2006. Il annonce sa liste des 23 joueurs retenus pour la Coupe du monde le 14 mai. Parmi ses choix forts, il choisit Fabien Barthez comme gardien numéro n°1 aux dépens de Grégory Coupet après plusieurs mois de tractations. De plus, en conflit avec ces deux joueurs, il décide de ne pas emmener Ludovic Giuly et Robert Pirès en Allemagne au profit de Florent Malouda et Franck Ribéry, révélation de la saison. Mais surtout, il surprend en sélectionnant Pascal Chimbonda, inconnu du grand public mais élu meilleur latéral droit d'Angleterre en 2006. Durant les matchs de préparation, Domenech trouve enfin la bonne organisation tactique en 4-2-3-1 avec une défense composé de Sagnol, Thuram, Gallas et Abidal, une paire de milieu défensif avec Vieira et Makelele, trois milieux offensif Malouda, Zidane et Ribéry/Wiltord au soutien de l'attaquant de pointe Thierry Henry abandonnant son 4-4-2 de début de mandat.

Dans la compétition, après un premier tour très laborieux, deux nuls contre la Suisse (0-0) et la Corée du Sud (1-1) et une victoire contre le Togo (2-0)), l'équipe de France monte en puissance de match en match. Elle bat l'Espagne (3-1) en huitième de finale, considéré comme le match le plus réussi sous l'ère Domenech, le Brésil (1-0) en quart, puis le Portugal (1-0) en demi-finale. À de nombreuses occasions avant le tournoi, Domenech avait donné rendez-vous le 9 juillet 2006, date de la finale de la coupe du monde à Berlin, le sélectionneur remporte donc son pari. L'équipe de France y parvient mais s'incline aux tirs au but contre l'équipe d'Italie au terme d'une rencontre marquée par la « panenka » puis l'expulsion de Zinédine Zidane pour son dernier match officiel. Fort de ce résultat, il renégocie son contrat de sélectionneur qui est prolongé jusqu'en 2010.

Échec de l'Euro 2008[modifier | modifier le code]

Après le Mondial, l'équipe de France débute la campagne de qualification pour l'Euro 2008 par une revanche sur le champion du monde italien (3-1) le 6 septembre 2006 au Stade de France. Dans cette phase éliminatoire, il s'appuie sur les joueurs ayant pris part à la Coupe du monde 2006 et incorpore de nouveaux joueurs : Karim Benzema, Samir Nasri ou Patrice Évra. Parallèlement, il ferme la porte de la sélection à certains joueurs, dont Ludovic Giuly, David Trezeguet ou Philippe Mexès, malgré leurs bonnes performances en clubs. Au fil des matches éliminatoires, la France perd à deux reprises contre l'Écosse, fait un match nul contre l'Italie au match retour à l'occasion duquel Domenech est suspendu par l'UEFA[24], en raison de ses déclarations visant l'arbitrage durant un match face à la sélection italienne espoirs quelques années auparavant. À l'issue d'un dernier match nul (2-2) contre l'Ukraine, la qualification de la France pour les phases finales est acquise.

Face aux Pays-Bas, la France est humilié 4-1 à l'Euro 2008.

Avant l'Euro 2008, il doit effectuer plusieurs choix parmi une liste de 23 joueurs pré-sélectionnés : il décide de se passer de David Trezeguet, Philippe Mexès ou encore Djibril Cissé et fait confiance à ses cadres Lilian Thuram, Claude Makelele et Thierry Henry avec une sélection surprise, celle du jeune stéphanois Bafétimbi Gomis, auteur d'un doublé quelques jours plus tôt contre l'Équateur en match amical. À l'Euro 2008, placé dans le groupe le plus relevé de la compétition, la France est tenue en échec par la Roumanie lors du premier match (0-0) puis est corrigée par la brillante équipe des Pays-Bas (4-1) malgré le retour de Thierry Henry. La défaite face à l'Italie (2-0) clôt le suspense en éliminant la France. De plus, Domenech n'a pas su gérer le cas de Patrick Vieira, qui blessé n'a pas pu jouer une seule rencontre alors qu'il l'avait emmené en Suisse.

De nombreuses critiques de la part de la presse française et de la presse étrangère, en particulier italienne et britannique, imputent en partie à Raymond Domenech l'échec français à l'Euro. The Times va jusqu'à lui décerner, avant même l'élimination face à l'Italie, le titre de « plus mauvais sélectionneur de l'Euro[25] ». La presse italienne se montre pour sa part ironique, à l'image du Corriere dello Sport, qui le remercie d'avoir eu « l'idée géniale » de ne pas sélectionner Trezeguet[26].

En France, la question de son maintien au poste de sélectionneur est posée, mais le conseil fédéral de la FFF du 3 juillet 2008 – alors même que le président Jean-Pierre Escalettes parle d'« échec retentissant » – le maintient en place, son contrat courant jusqu'en 2010. Le porte-parole de la FFF précise cependant, à l'issue de ce conseil, que « les conditions d'exercice de sa mission et les modalités de gestion de la sélection nationale » seront redéfinies[27]. Le sélectionneur s'engage aussi à changer sa communication. Cette décision a entraîné une nouvelle vague de critiques de la part de certains médias et d'anciens membres de France 98 qui militaient pour la nomination de Didier Deschamps. Les choix du sélectionneur sont désormais mis en doute, ses compositions d'équipe ainsi que son coaching sont parfois jugés défaillants.

Une qualification laborieuse pour le Mondial (2008-2010)[modifier | modifier le code]
Raymond Domenech sur le bord du terrain pendant le match France-Serbie (2-1) en septembre 2008.

Face à ces critiques, l'équipe de France manque son entrée dans les qualifications pour la Coupe du monde 2010 en s'inclinant 3-1 contre l'Autriche à Vienne. Les médias se déchaînent contre Raymond Domenech et réclament sa démission. Les Bleus gagnent contre la Serbie (2-1) au Stade de France avant d'obtenir un nul miraculeux en Roumanie (2-2). La tête du sélectionneur est provisoirement sauvée. Par la suite, l'équipe de France est humilié au Vélodrome face à l'Argentine de Messi (2-0) en amical mais bat la Lituanie 0-1 à deux reprises, qui permettent aux Bleus de remonter à la deuxième place du groupe, à deux longueurs de la Serbie. Après deux matchs peu convaincants face à au Nigeria (défaite 1-0) et à la Turquie (victoire 1-0) en juin, les Bleus de Domenech battent les Îles Féroé à l'extérieur par 1-0, but de André-Pierre Gignac. Grâce à cette victoire, l'équipe de France se retrouve à la 9e place au classement FIFA et se rapproche à 5 points de la Serbie pour la qualification au Mondial 2010 avec un match en plus à jouer. Le 7 septembre 2009, après un match nul (1-1) à domicile contre la Roumanie qui oblige pratiquement l'équipe de France à passer par les barrages pour se qualifier, le journal Le Parisien révèle que Thierry Henry « au nom du groupe » avait contesté le coaching de Domenech avant la rencontre[28]. En novembre, l'équipe de France arrache sa qualification après un match de barrage contre l'Irlande remporté grâce à une main de Thierry Henry sur le but de Gallas, déclenchant une vaste polémique[29]. Suite à cette qualification, la question du renvoi de Domenech est à nouveau posé. De plus, quelques jours après, hebdomadaire France Football révèle que Domenech va toucher une prime de 862 000 euros, l'intéressé dément mais Le Monde confirme qu'il touchera finalement 826 222 euros de primes de qualification par la FFF.

Fiasco de la Coupe du monde 2010[modifier | modifier le code]

Lors du premier match de l'année contre l'Espagne, l'équipe de France est baladée au Stade de France par la Roja (2-0). Le sélectionneur n'a toujours pas trouvé la bonne formule pour son attaque où Ribéry, Henry et Malouda se disputent le côté gauche tandis que le rendement d'Anelka et Gourcuff laisse à désirer. Domenech annonce sa liste des 23 joueurs retenus pour le Mondial le 11 mai 2010 au journal de 20 heures sur TF1. Pénalisé par ses blessures, Domenech décide de ne pas emmener son capitaine Patrick Vieira en Afrique du Sud tout comme Benzema et Nasri notamment pour leur comportement. En outre, il sélectionne le défenseur bordelais Marc Planus ainsi que Mathieu Valbuena, champion de France avec Marseille. Les matchs de préparation sont très décevants : après une victoire contre le Costa Rica (2-1), les Bleus font match nul face à la Tunisie (1-1) et surtout s'incline 1-0 contre la Chine, classée 84e au classement FIFA.

Premier match contre l'Uruguay (0-0).

Pour son entrée dans la compétition, l'équipe de France fait match nul contre l'Uruguay (0-0). Son deuxième match face au Mexique est perdu sur le score de 2 à 0 et lors de son dernier match contre l'Afrique du Sud, l'équipe de France est battue (2-1). L'équipe de France est ainsi éliminée dès la phase de groupes de la compétition. Raymond Domenech se retrouve de nouveau sévèrement critiqué par la presse qui lui donne une grande part de responsabilité dans ce qui est considéré comme un fiasco sportif doublé d'une crise morale[30]. En effet, le parcours français dans cette compétition est marqué par de nombreux incidents fortement médiatisés : Nicolas Anelka renvoyé après avoir insulté son sélectionneur[31] lors de ce que Domenech qualifie de simple « fait de vestiaire », « chasse au traître » lancée par le capitaine Patrice Évra[32], boycott d'un entraînement par les joueurs[33], démission d'un cadre de la fédération[34], refus de Domenech de serrer la main du sélectionneur de l'équipe d'Afrique du Sud Carlos Alberto Parreira à la fin du dernier match[35].

Après la défaite face à l'Afrique du Sud, Raymond Domenech quitte ses fonctions de sélectionneur national dans la tourmente, son contrat se terminant le 31 juillet 2010. Laurent Blanc lui succède. Ainsi, entre 2004 et 2010, Raymond Domenech aura dirigé 79 matchs (41 victoires, 24 matchs nuls et 14 défaites) dépassant le précédent record de Michel Hidalgo (75 rencontres).

L'après sélectionneur[modifier | modifier le code]

Le 5 septembre 2010, Raymond Domenech est officiellement licencié par la Fédération française de football pour « faute grave » après son attitude en Afrique du Sud, ayant « refusé de serrer la main de Carlos Alberto Parreira, son homologue sud-américain » ainsi que pour « sa gestion de l’affaire Anelka »[36].

Le 23 septembre 2010, à la suite de son licenciement, il s'inscrit à l'agence Pôle emploi du 15e arrondissement de Paris[37].

Le 3 novembre 2010, il saisit le tribunal des prud'hommes pour réclamer 2,9 millions d'euros à la FFF, au titre des « indemnités de licenciement — 400 000 € avec des rappels de salaire — » ainsi que pour « réparation du préjudice professionnel et moral, évalué à trois ans de salaire »[38]. Il obtient 975 000 € brut (575 000 € sur la base des années d'ancienneté et 400 000 € au titre d'une « indemnité transactionnelle supplémentaire ») et renonce à ses 150 000 € de primes de droits à l'image du Mondial-2010[39], à la suite d'un accord avec la FFF le 4 août 2011[40].

Le 9 novembre 2010, « jouant » sur le fiasco des Bleus lors de la dernière Coupe du Monde, il devient « l'homme à battre » dans une publicité pour le site de poker en ligne Bwin ayant pour slogan « Vengez-vous », faite avec humour et de son plein gré[41].

Le 17 novembre 2010, Raymond Domenech rechausse les crampons pour entraîner les poussins du club de football de l'Athletic Club de Boulogne-Billancourt, sur le terrain de Marnes-la-Coquette. Cette opération bénévole devrait se répéter pour la suite de la saison[42].

En juillet 2011, il entraîne une équipe dans l'Étoffe des champions, émission présentée par Alexandre Ruiz, sur France 3[43].

Depuis janvier 2012, il est consultant et chroniqueur dans Tribune Foot, émission hebdomadaire présentée par Nicolas Vilas sur Ma Chaîne Sport.

Fin août 2012, il rejoint l'équipe d'On refait le monde de Marc-Olivier Fogiel sur RTL.

En novembre 2012, il publie Tout seul chez Flammarion, présenté comme un livre de « souvenirs ».

Il est depuis le 5 mars 2014 (jour du match amical France-Pays-Bas), consultant sur Europe 1 [44].

Vie hors des terrains[modifier | modifier le code]

Autres activités[modifier | modifier le code]

Estelle Denis et Raymond Domenech en 2012

Raymond Domenech est amateur (et acteur) de théâtre. En 2007, Il a joué son propre rôle dans une scène du film Le Cœur des hommes 2 réalisé par Marc Esposito, mais la scène a été coupée au montage[45].

Entre 1998 et 2004, il joue régulièrement sur scène avec la Compagnie Le Trimaran de son ami l'auteur-Metteur en scène Stéphane Tournu-Romain. À son actif, quatre spectacles "Temps de Foot" il crée alors le personnage de Zhen, "Clair Obcur" "Et Demain la lumière" dans le rôle du Caporal Barnabé, spectacle retraçant la vie d'une escouade lors de la Grande Guerre et "L'Echo de la Mer" dont il est le narrateur en compagnie du navigateur Michel Desjoyaux. Durant ces années, il participe à plus d'une soixantaine de représentations. À noter qu'il a joué en 2002 en Angleterre dans la langue de Shakespeare l'adapation de "Clair Obscur" dont le narrateur est alors Gareth Southgate, capitaine de l’Équipe Nationale Anglaise de Football.

En 2001, il joue dans le film de Bernard Favre " La surface de réparation".

Entre 1999 et 2004, il est consultant sur TPS Star où il commente les matchs de Championnat de France de football avec Jean-Philippe Goron.

Raymond Domenech est féru d'astrologie[46]. Dans une émission du Droit de savoir diffusée en février 2005 et consacrée à ce thème, il affirme que l'astrologie est un de ses critères de sélection des joueurs[47].

En 2007, il est nommé officier de la Légion d'honneur par le Premier ministre français François Fillon[48].

Lors d'un sondage publié en décembre 2010, il fait partie des personnalités qui agacent le plus les français avec les politiques Ségolène Royal, Brice Hortefeux et Carla Bruni. Derrière Franck Ribéry, il est le sportif le plus « agaçant » selon ce sondage publié par le magazine VSD[49],[50].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sa compagne, Estelle Denis est présentatrice sur TF1 et ancienne journaliste à M6 où elle animait les émissions 100 % Foot et 100 % Mag puis Le Tournoi des As sur Paris Première. Le couple a deux enfants : une fille, Victoire, née le 11 juillet 2004 (le soir où Raymond Domenech a appris sa nomination comme sélectionneur de l'équipe de France A) et un garçon prénommé Merlin, né le 25 juillet 2007. Il fait sa demande en mariage à Estelle le 17 juin 2008 à 22h45 sur la chaine M6 devant des millions de téléspectateurs, quelques minutes après la défaite éliminatoire des Bleus face à l'Italie (2-0) à l'Euro 2008.

Son frère Albert Domenech, fut un footballeur professionnel de 1971 à 1983.

Style de joueur[modifier | modifier le code]

Relations avec les médias[modifier | modifier le code]

Au-delà de ses choix d'entraîneur, la communication de Raymond Domenech a également été mise en cause. Depuis 1998 et l'explosion de l'exposition médiatique du football français, les sélectionneurs nationaux, depuis Aimé Jacquet, popularisés au même titre que les joueurs, voient leurs propos repris et analysés partout, y compris dans une presse non spécialisée, leur vie privée exposée dans les revues populaires. Entretenant une certaine connivence avec la presse[51] (il vit avec une journaliste), son discours peu formaté est parfois jugé méprisant. S'il paraît dans le souci constant de protéger ses joueurs, quel que soit leur niveau de performance, ses déclarations quelquefois floues, maladroites ou inappropriées ont suscité l'incompréhension à plusieurs reprises[52],[53].

Dans la même ligne qu'Aimé Jacquet et Roger Lemerre, ses rapports avec la presse sont dominés par une relation d'attraction/répulsion et un certain manque de professionnalisme, lui-même considérant nombre de journalistes sportifs comme incompétents et généralement incapables d'appréhender tous les paramètres du football de haut niveau. Le quotidien sportif généraliste L'Équipe, qui avait déjà pris Jacquet pour cible avant le Mondial 98[54], la radio RMC notamment l'émission L'After (Jean-Michel Larqué, Rolland Courbis et Daniel Riolo) fait campagne pour son éviction au profit d'un de ses consultants, l'ancien capitaine des champions du monde et d'Europe Didier Deschamps lors de l'Euro 2008[55].

Dans les colonnes de L'Équipe en janvier 2009, Raymond Domenech parle de mauvaise foi de la part de certains anciens joueurs devenus consultants[56]. Le premier visé est Luis Fernandez (RMC) qui lui répond quelques jours plus tard[57]. Un mois plus tard, un clash télé sur le plateau du Canal Football Club sur Canal+ entre Domenech et Christophe Dugarry, celui-ci lui reprochant de ne « jamais parler de football »[58],[59]. Dans un entretien accordé au Télégramme, en octobre 2009, Domenech s'en prend à Jean-Michel Larqué (consultant sur TF1 et RMC) sans le citer, évoquant son expérience d'entraîneur courte de trois mois (au PSG en 1977-1978), le qualifiant de « vieux rabougri[60] ». Larqué donne sa réponse : « Je n'ai entraîné que trois mois mais j'ai le même palmarès que lui. »[61]. Après la qualification difficile de l'équipe de France pour le Mondial 2010, Domenech est invité sur RTL dans une émission avec Bixente Lizarazu et un échange tendu aura lieu entre les deux hommes. Comme Dugarry, le consultant basque reproche également à Domenech de ne « pas parler football » puis Domenech quitte l'émission. En avril 2010, il accepte de se confronter aux questions du public français et de Pierre Ménès dans l'émission Canal Football Club peu avant la Coupe du monde[62].

Palmarès et statistiques[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En tant que joueur, Raymond Domenech remporte le Championnat de France par deux fois : en 1979 avec le RC Strasbourg et en 1984 avec les Girondins de Bordeaux[63],[64]. Avec l'Olympique lyonnais, il parvient trois fois en finale de la coupe de France : il perd en 1971 et 1976 mais la remporte en 1973[65],[66] ,[67]. N'ayant pas joué lors du match, il ne remporte pas le challenge des champions 1973 glané par les lyonnais[68]. Pour la même raison, Domenech ne fait pas partie des joueurs vainqueurs de la coupe de France en 1982 remportée par le Paris Saint-Germain[69]. Enfin, chez les jeunes à l'OL, il est finaliste de la Coupe Gambardella en 1970[70].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Raymond Domenech[71],[72],[73]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Drapeau : France France Total
Division M B M B M B C M B M B M B
1970 - 1971 Drapeau de la France Olympique lyonnais 1 37 2 9 0 - - - - - - - 46 2
1971 - 1972 Drapeau de la France Olympique lyonnais 1 32 1 1 0 - - - - - - - 33 1
1972 - 1973 Drapeau de la France Olympique lyonnais 1 38 0 9 0 - - - - - 1 0 48 0
1973 - 1974 Drapeau de la France Olympique lyonnais 1 27 0 7 1 - - C2 3 0 - - 37 1
1974 - 1975 Drapeau de la France Olympique lyonnais 1 35 3 1 0 - - C3 4 3 - - 40 6
1975 - 1976 Drapeau de la France Olympique lyonnais 1 36 0 9 0 - - C3 3 0 4 0 52 0
1976 - 1977 Drapeau de la France Olympique lyonnais 1 34 1 1 0 - - - - - 1 0 36 1
1977 - 1978 Drapeau de la France Olympique lyonnais 1 7 0 - - - - - - - - - 7 0
Sous-total 246 7 37 1 - - - 10 3 - - 293 11
1977 - 1978 Drapeau de la France RC Strasbourg 1 30 1 2 0 - - - - - - - 32 1
1978 - 1979 Drapeau de la France RC Strasbourg 1 37 2 8 1 - - C3 5 0 2 0 52 3
1979 - 1980 Drapeau de la France RC Strasbourg 1 38 1 3 0 - - C1 6 0 - - 47 1
1980 - 1981 Drapeau de la France RC Strasbourg 1 22 0 6 0 - - - - - - - 28 0
Sous-total 127 4 19 1 - - - 11 0 - - 157 5
1981 - 1982 Drapeau de la France Paris Saint-Germain 1 19 1 3 0 - - - - - - - 22 1
Sous-total 19 1 3 0 - - - - - - - 22 1
1982 - 1983 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux 1 18 2 4 0 - - C3 5 0 - - 27 2
1983 - 1984 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux 1 22 1 - - - - C3 2 0 - - 24 1
Sous-total 40 3 4 0 - - - 7 0 - - 51 3
1984 - 1985 Drapeau de la France FC Mulhouse 2 12 0 - - - - - - - - - 12 0
1985 - 1986 Drapeau de la France FC Mulhouse 2 1 0 - - - - - - - - - 1 0
Sous-total 13 0 - - - - - - - - - 13 0
Total sur la carrière 445 15 63 2 0 0 - 28 3 8 0 544 20

Matchs internationaux[modifier | modifier le code]

Liste des matchs en sélection de Raymond Domenech[74]
Sél. Date Lieu Adversaire Résultat Compétition Commentaires
1 19 mai 1973 Parc des Princes, Paris, France Drapeau : Irlande République d'Irlande 1-1 Éliminatoires Coupe du monde 1974 Titulaire[75]
2 3 septembre 1975 Stade Marcel-Saupin, Nantes, France Drapeau : Islande Islande 3-0 Éliminatoires Euro 1976 Titulaire[76]
3 15 novembre 1975 Parc des Princes, Paris, France Drapeau : Belgique Belgique 0-0 Éliminatoires Euro 1976 Titulaire[77]
4 27 mars 1976 Parc des Princes, Paris, France Drapeau : Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie 2-2 Match amical Titulaire[78]
5 24 avril 1976 Stade Félix-Bollaert, Lens, France Drapeau : Pologne Pologne 2-0 Match amical Titulaire[79]
6 1er septembre 1976 Idrätsparken, Copenhague, Danemark Drapeau : Danemark Danemark 1-1 Match amical Remplaçant (entre à la 46e minute)[80]
7 4 avril 1979 Tehelné Pole, Bratislava, Slovaquie Drapeau : Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie 2-0 Éliminatoires Euro 1980 Titulaire[81]
8 2 mai 1979 Giants Stadium, New York, États-Unis Drapeau : États-Unis États-Unis 0-6 Match amical Titulaire[82]

Entraîneur[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En tant qu'entraîneur de club, Raymond Domenech n'a remporté qu'un seul titre, celui de champion de France de Division 2 en 1989 avec l'Olympique lyonnais[83].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Raymond Domenech[84]
Équipe Division Pays Début Fin Matchs Stats
J V N D Vic.% Nul.% Déf.%
FC Mulhouse Division 1 Drapeau de la France France 1984 1988 102 55 31 16 55 % 30 % 30 %
Olympique lyonnais Division 1 Drapeau de la France France 1988 1993 186 67 59 60 36 % 32 % 32 %
Total 288 122 90 76 42 % 31 % 26 %

Sélectionneur[modifier | modifier le code]

En 2008, après quinze années comme entraîneur des sélections nationales Espoirs puis A, Raymond Domenech a atteint les quarts de finale des Jeux olympiques, les demi-finales du championnat d'Europe Espoirs à trois reprises (une finale perdue) et la finale de la Coupe du monde. Il est le deuxième entraîneur français à être parvenu en finale de Coupe du monde de football après Aimé Jacquet, le premier à qualifier l'équipe de France en matches de poule (sans qualification directe au titre de pays organisateur ou d'ancien vainqueur) pour trois grands championnats internationaux consécutifs (2006, 2008, 2010). Mais son palmarès ne comporte aucun titre, en dehors du Tournoi de Toulon. Il reste le "sélectionneur qui n'a jamais rien gagné", comme le soulignait Bruno Caussé dans Le Monde à l'issue de l'Euro[85].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Raymond Domenech est nommé à la tête de l'équipe de France espoirs le 1er juillet 1993[86]. Son premier match est un match nul 1-1 contre la Suède le 21 août 1993[87]. Son dernier match est une victoire 1-0 également contre la Suède en finale du Tournoi de Toulon le 10 juin 2004[88], avant sa nomination comme sélectionneur de l'équipe de France A[86].

En 2001, il dirige également l'Équipe de France de football des moins de 20 ans, notamment à la Coupe du monde de football des moins de 20 ans 2001[86],[89].

Sous la direction de Raymond Domenech, du 18 août 2004 au 22 juin 2010, l'équipe de France a gagné 41 de ses 79 matchs, soit 51,9 %, et en a perdu 14.

Statistiques des matchs dirigés
Saison Équipe J G N P
1993-1994 Équipe de France espoirs 13 8 4 1
1994-1995 Équipe de France espoirs 8 5 2 1
1995-1996 Équipe de France espoirs 16 10 3 3
1996-1997 Équipe de France espoirs 9 6 2 1
1997-1998 Équipe de France espoirs 11 2 5 4
1998-1999 Équipe de France espoirs 15 10 2 3
1999-2000 Équipe de France espoirs 9 4 2 3
2000-2001 Équipe de France espoirs 8 5 3 0
2001-2002 Équipe de France espoirs 13 11 1 1
2002-2003 Équipe de France espoirs 9 8 1 0
2003-2004 Équipe de France espoirs 13 7 5 1
Bilan[87],[88] 124 76 30 18
2000-2001 Équipe de France -20 ans 12 5 3 4
Bilan[89] 12 5 3 4
2004-2005 Équipe de France 10 3 7 0
2005-2006 Équipe de France 18 12 5 1
2006-2007 Équipe de France 11 9 0 2
2007-2008 Équipe de France 15 6 5 4
2008-2009 Équipe de France 11 6 2 3
2009-2010 Équipe de France 14 5 5 4
Bilan 79 41 24 14
Notes : Mis à jour le 25 juin 2010

Matchs de l'équipe de France sous l'ère Raymond Domenech[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant liste les rencontres de l'équipe de France depuis la prise de fonction de Raymond Domenech en tant que sélectionneur le 12 juillet 2004 jusqu'au 22 juin 2010. Au terme de son mandat, il a disputé 79 matchs avec les Bleus avec 41 victoires, 24 matchs nuls, 14 défaites dont 110 buts marqués, et 55 buts encaissés[90].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. À l'origine de cette erreur, sont la ressemblance physique entre Baeza et Domenech, la présence de boue sur les numéros de maillots et la non-retransmission télévisé du match empêchant de retrouver le bon coupable aux ralentis.
Références tirées de Histoires secrètes d'une imposture
Autres références
  1. « Domenech Raymond », sur olweb.fr (consulté le 3 février 2013)
  2. « Jean Baeza est mort. Hommage à Helmut Metzler. », sur blogmorlino.com (consulté le 3 février 2013)
  3. a, b, c, d et e « De 1970 à 1980 », sur olweb.fr (consulté le 4 février 2013)
  4. « Raymond Domenech ne veut pas rater ça », sur ouest-france.fr (consulté le 4 février 2013)
  5. « Josip Skoblar : l'homme qui frappa Domenech », sur football-60-70 (consulté le 4 février 2013)
  6. « Skoblar expulsé au cours du match Lyon-Marseille », sur ina.fr (consulté le 4 février 2013)
  7. « Domenech à 21 ans : moustache, baccalauréat et première sélection », sur lemonde.fr (consulté le 4 février 2013)
  8. « Raymond DOMENECH », sur racingstub.com (consulté le 4 février 2013)
  9. Ronan Ronan 3°3, « RAYMOND DOMENECH », sur missiontice.ac-besancon.fr, Collège Edgar Faure, Valdahon,‎ 21 mars 2010 (consulté le 25 mai 2012)
  10. « Domenech à Mulhouse », sur lepoint.fr,‎ 18 mai 2007 (consulté le 25 mai 2012)
  11. « Raymond HILD », sur racingstub.com (consulté le 25 mai 2012)
  12. « Division 2 groupe A 1984-1985, J34 », sur lfp.fr, Ligue de football professionnel (consulté le 25 mai 2012)
  13. « Classements Saison 1984/1985 groupe A De la 1ère journée à la 33ème journée », sur lfp.fr, Ligue de football professionnel (consulté le 25 mai 2012)
  14. a, b, c, d et e « Ce difficile passage vers les A », L'Équipe, 13 novembre 2001
  15. Euro espoirs 1994 sur le site de l'UEFA
  16. Euro espoirs 1996 sur le site de l'UEFA
  17. (en) Atlanta 1996 Mens Football Tournament sur le site de la RSSSF
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  19. Matches de barrage de l'Euro espoirs 2000 sur le site de la FFF
  20. « « La génération aux deux visages » » (sur l'Internet Archive), L'Équipe, 4 septembre 2001
  21. Euro espoirs 2002 sur le site de l'UEFA
  22. a et b « Espoirs ruinés », UEFA, 18 novembre 2003
  23. « France-Portugal avec les cracks », L'Équipe, 6 novembre 2003
  24. « Domenech suspendu ! » eurosport.fr
  25. « Euro 2008 - La presse anglaise tacle Domenech » - myfreesport.fr.
  26. « La presse italienne salue la "soirée magique" des Azzurri » - 7sur7.be.
  27. « Foot - Bleus - Domenech maintenu » - lequipe.fr.
  28. Leparisien.fr
  29. Axel Capron, « L'Irlande n'en revient pas », Le Journal du dimanche,‎ 19 novembre 2009 (lire en ligne)
  30. « La presse tire à boulets rouges sur les Bleus », TF1 News, 18 juin 2010.
  31. « Mondial: Anelka renvoyé de l'équipe de France », Le Point avec l'AFP, 19 juin 2010.
  32. « Evra dénonce la présence d'un "traître" chez les Bleus après l'exclusion d'Anelka », lemonde.fr, 19 juin 2010.
  33. « Grève de l'entraînement: Domenech dénonce une «stupidité sans nom» », Libération, 22 juin 2010.
  34. « Le DG de la FFF démissionne », Le Figaro, 20 juin 2010.
  35. « Mondial: incident Domenech-Parreira », Le Figaro, 22 juin 2010.
  36. Raymond Domenech licencié pour "faute grave" site de France Info, le 5 septembre 2010
  37. Domenech transféré à Pôle emploi site d'Europe 1, le 23 septembre 2010
  38. Les 2,9 M€ réclamés par Domenech créent la polémique Le Parisien.fr, le 4 novembre 2010
  39. « Domenech touchera 975 000 euros de la FFF »,‎ 4 août 2011 (consulté le 6 août 2011)
  40. « Raymond Domenech touchera 975 000 euros pour son licenciement »,‎ 4 août 2011 (consulté le 4 août 2011)
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  42. Raymond Domenech entraîneur… des moins de 10 ans ! Le Parisien.fr, le 18 novembre 2010
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joël Domenighetti, Domenech, Éditions du Moment,‎ mai 2008, broché, 177 p. (ISBN 978-2354170264).
  • Georges Alexandre, Le bêtisier Domenech, Éditions du Rocher,‎ octobre 2008, broché, 125 p. (ISBN 978-2268067469).
  • Raymond Domenech, Tout seul, Éditions Flammarion,‎ novembre 2012, broché, 400 p. (ISBN 978-2081264472)