Laurent Blanc
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| Situation actuelle | ||||
| Période pro | 1983-2003 | |||
| Club actuel | ||||
| Fiche d’identité | ||||
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| Nationalité | ||||
| Naissance | 19 novembre 1965 à Alès |
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| Taille | 192 cm | |||
| Poste | Libéro puis entraîneur | |||
| Surnom(s) | Le Président | |||
| Parcours junior | ||||
| Saison | Club | |||
| ????-???? | ||||
| Parcours professionnel* | ||||
| Saison | Club | Matchs (Buts) |
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| 1983-1991 | 291 (84) | |||
| 1991-1992 | 31 (6) | |||
| 1992-1993 | 29 (1) | |||
| 1993-1995 | 70 (18) | |||
| 1995-1996 | 24 (2) | |||
| 1996-1997 | 33 (1) | |||
| 1997-1999 | 81 (16) | |||
| 1999-2001 | 76 (6) | |||
| 2001-2003 | 75 (5) | |||
| 1983-2003 | Total | 656 (135) | ||
| Sélection(s) en équipe nationale** | ||||
| Année(s) | Équipe | Matchs (Buts) |
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| 1988-2000 | 97 (16) | |||
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* Matchs joués et buts marqués dans chaque club |
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Laurent Blanc est un ancien footballeur français, né le 19 novembre 1965 à Alès (Gard) qui évoluait au poste de libéro et qui est aujourd'hui entraîneur.
Le 30 mai 2009, Laurent Blanc remporte le titre de Champion de Ligue 1 en tant qu'entraîneur des Girondins de Bordeaux.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Début de carrière
Après un stage de formation à Montpellier, Laurent Blanc commence sa carrière professionnelle en 1983. Doté d'une excellente technique individuelle et d'une remarquable vision du jeu, il occupe un poste de milieu de terrain offensif. Il est de l'aventure montpelliéraine qui aboutit à la montée en première division en 1987.
Ce n'est qu'au bout de quelques années (sur les conseils de Michel Mézy notamment) que Laurent Blanc descend en défense centrale, poste auquel le prédispose son physique (1,92 m pour 84 kg) et surtout son tempérament calme à même de rassurer l'équipe. C'est à ce poste qu'il remporte le Championnat d'Europe de football Espoirs 1988.
S'adaptant parfaitement au championnat de France de première division, il inscrit de nombreux buts (sur penalty ou de la tête). En effet, de 1987 à 1991, il inscrit toujours plus de 12 buts par saison. Il remporte avec son équipe une coupe de France en 1990.
[modifier] Jusqu'au doublé avec l'AJA
En 1991, Laurent Blanc tente une première expérience en Italie, à Naples. Défenseur très porté vers le but adverse, il peine à se faire aux exigences tactiques de son équipe. À l'issue d'une saison honorable (31 matchs et 6 buts inscrits) mais peu concluante, il revient en France, à Nîmes, puis à l'AS Saint-Étienne, de 1993 à 1995 où il retrouve toute son efficacité défensive et offensive (13 buts la dernière année). Malheureusement en pure perte car les Verts sombrent dans le classement, ne devant leur maintien qu'à la décision de la Ligue de ne pas faire remonter l'OM, à cause de finances trop précaires.
L'AJ Auxerre le recrute en 1995. Guy Roux souhaitait trouver un successeur à l'international néerlandais Frank Verlaat, mais aussi relancer le joueur, comme auparavant l'international belge Enzo Scifo (de 1989 à 1991) et l'international français Alain Roche (de 1990 à 1992). Mission accomplie : certes, il se blesse rapidement mais revient après la trêve hivernale fin 1995 et réalise la saison parfaite en remportant un doublé coupe/championnat.
[modifier] L'épisode FC Barcelone
En cette fin de saison 1996, Laurent Blanc est convoité par de nombreux clubs européens, et c'est finalement le FC Barcelone qui emporte la signature du libéro de l'Équipe de France. Sa deuxième tentative étrangère ne s'avère pas aussi concluante que prévue. Recruté par Johan Cruyff, l'entraîneur néerlandais est remercié le jour même de la signature du contrat. Il remporte fin août la Supercoupe d'Espagne face à l'Atletico Madrid, mais une blessure perturbe ses débuts en Liga. Il parvient tout de même rapidement à décrocher une place de titulaire au sein de la défense catalane. La seconde partie de saison est plus délicate avec un carton rouge en 1/4 de finales de Coupe des Coupes, puis une blessure contre Extremadure qui le prive du classico contre le Real Madrid et de la finale de la Coupe des Coupes qui oppose le Barça au PSG. Malgré 28 matchs de championnat, 5 matchs européens et 4 matchs de coupe, Laurent Blanc n'est pas le titulaire indiscutable qu'il se doit être à un an de la Coupe du Monde et décide de quitter le club.
[modifier] La naissance du « Président »
Il revient une fois de plus en France en 1997, à l'OM, convaincu par Rolland Courbis. À l'OM il apporte beaucoup à une équipe en perte de confiance et lui permet dès sa première année de se positionner en 4e position du championnat. La même saison, il marque 11 buts (coups francs, penalties, têtes...). C'est à cette époque qu'il gagne le surnom de « Président ». Il marque seulement 2 buts en 1998-1999 mais reste solide en défense. En 1999, après la conquête de la Coupe du monde 1998 et la finale perdue avec l'OM en Coupe UEFA, il est contraint au départ car Rolland Courbis supporterait mal que son capitaine ait plus d'influence que lui auprès des dirigeants et supporters olympiens[réf. nécessaire]. Il repart une nouvelle fois à l'étranger. L'Inter Milan le recrute pour renforcer sa défense centrale.
En 2001, c'est Manchester United qui le recrute pour construire une des meilleures équipes d'Europe, avec notamment Fabien Barthez dans les buts. Il prend sa retraite en 2003, achevant sa carrière sur un titre de champion d'Angleterre.
[modifier] L'Équipe de France
Avec les Espoirs, Laurent Blanc est champion d'Europe 1988 . L'année suivante, dès le second match à la tête de la sélection de Michel Platini, il est appelé à disputer son premier match en équipe de France A, le 7 février 1989, contre la sélection République Irlandaise.
C'est le début d'une aventure avec les Bleus.
Cette sélection française en reconstruction ne peut se qualifier pour le mondial 1990. Elle aligne néanmoins une impressionnante série de 19 matches sans défaite dont 10 victoires en 10 rencontres pendant la phase de qualification pour l'Euro 92, ce qui en fait un des favoris pour la phase finale, mais durant laquelle Laurent Blanc et les siens se font sortir dès les poules, par les futurs vainqueurs de l'épreuve: le Danemark.
À l'issue du fiasco des éliminatoires pour la Coupe du monde de football 1994, Blanc, peu épargné par les critiques, annonce qu'il renonce désormais à l'équipe de France. L'une des priorités d'Aimé Jacquet, le nouveau sélectionneur national, est de faire revenir Blanc sur cette décision.
Blanc devient l'un des joueurs les plus importants des Bleus de Jacquet, que ce soit sur et en dehors du terrain. Il participe ainsi à l'Euro 1996 en Angleterre où la France échoue en demi-finale contre la République Tchèque. Il s'agit de la naissance de la grande équipe qui devient championne du monde deux ans plus tard.
Exemplaire durant la Coupe du monde 1998, décisif en huitièmes de finale face au Paraguay, où il inscrit le but de la qualification en prolongation à la suite d'une passe de la tête de David Trezeguet sur un centre de Pirès, il est pourtant absent de la finale en raison d'un carton rouge reçu en demi-finale pour une faute sur le joueur croate Slaven Bilic. Cette sanction est une des grandes déceptions de sa carrière et est vécue par les supporters et ses équipiers comme une injustice, Laurent Blanc ayant une réputation de fair-play.
Parmi les images fortes de la Coupe du monde 1998, en France, il en est une qui reste gravée dans les esprits des supporters français : lorsque Laurent Blanc, avant chaque match, embrasse le crâne rasé de Fabien Barthez. Ce geste rituel est attendu par tous au fur et à mesure de l'avancée de la compétition.
Après la victoire de 1998, il participe également à la victoire à l'Euro 2000. Parfois critiqué lors des matchs de qualifications où l'on stigmatise son âge et son manque de vitesse, il reste solide et fiable en défense centrale lors de la phase finale en Belgique et aux Pays-Bas et ne laisse pas échapper le titre. À l'issue du tournoi, il annonce sa retraite internationale, comme son capitaine Didier Deschamps.
[modifier] Profil du joueur
Bien qu'il ne fut pas un réel libéro (du moins en équipe de France qui évoluait avec une défense en ligne), Laurent Blanc fut un défenseur "offensif" dans la lignée de joueurs tels que l'allemand Franz Beckenbauer. Formé à l'origine comme milieu de terrain offensif, il était réputé pour ses qualités techniques, sa vision du jeu et son sens du but. Ces qualités lui permirent de se convertir en un défenseur très adroit dans les relances et n'hésitant pas à monter sur les actions offensives. Son placement et sa lecture du jeu compensaient amplement une certaine lenteur et lui évitait de se lancer dans des tacles hasardeux. Durant sa carrière, Blanc avait la réputation d'un joueur défendant toujours "debout" et de manière propre. Sa technique lui permettait aussi de garder son sang-froid dans les situations délicates, lui donnant l'impression de toujours maîtriser son calme et de rassurer ses coéquipiers.
Joueur élégant, au port altier, il fut aussi un très grand buteur en dépit de sa position reculée sur le terrain. Si son jeu de tête fut à l'origine de certains de ses buts sur corners, d'autres furent inscrits dans le cours du jeu, soit sur ses montées, soit sur des coups de pieds arrêtés (penalty ou coup franc).
Très régulier, il n'a connu que très peu de passages à vide en équipe de France, devenant à la fin des années 1990 l'un des cadres les plus sûrs de l'équipe. Son rayonnement sur le terrain, sa maîtrise technique, son sang-froid ainsi que son influence sur ses coéquipiers lui ont valu le surnom de « Président ».
En équipe de France, Laurent Blanc était positionné demi relayeur sous l'ère Platini, avant de se confirmer sous l'ère Houllier défenseur axial de la sélection. Dès lors, lorsque ces 5 défenseurs étaient alignés ensemble sur le terrain : Fabien Barthez, Lilian Thuram, Laurent Blanc, Marcel Desailly et Bixente Lizarazu l'équipe de France n'a jamais perdu.
[modifier] Le Président entraîneur
Ayant passé ses diplômes, Blanc souhaite entraîner au plus vite un grand club en sautant l'étape d'entraîner des clubs de plus faible envergure. Ceux-ci hésitent à faire confiance à un homme leader certes, mais inexpérimenté. Après des approches infructueuses de l'OM, ce sont les Girondins de Bordeaux qui lui offrent finalement son premier poste en 2007, en remplacement du Brésilien Ricardo.
Pour sa première saison sur un banc de Ligue 1, Laurent Blanc a été distingué. Il remporte le trophée UNFP du football de « meilleur entraîneur de Ligue 1 » [1]. Le 31 mai 2009, grâce à la victoire contre Caen, Bordeaux et Laurent Blanc deviennent Champion de France, 10 ans après leurs derniers sacre, mettant ainsi fin au règne Lyonnais.
[modifier] Carrière de joueur
[modifier] Clubs
- 1981 - 1991 : Montpellier HSC (
France) - 1991 - 1992 : SSC Naples (
Italie) - 1992 - 1993 : Nîmes Olympique (
France) - 1993 - 1995 : AS Saint-Étienne (
France) - 1995 - 1996 : AJ Auxerre (
France) - 1996 - 1997 : FC Barcelone (
Espagne) - 1997 - 1999 : Olympique de Marseille (
France) - 1999 - 2001 : Inter Milan (
Italie) - 2001 - 2003 : Manchester United (
Angleterre)
[modifier] Équipe nationale
- Champion d'Europe Espoirs 1988[1]
- 97 sélections en Équipe de France A - 4 fois capitaine - 16 buts - 1 but contre son camp
- Premier match en équipe de France : 7 février 1989, Eire-France (0-0)
- Premier but en équipe de France : 18 novembre 1989, France-Chypre (2-0) (75e)
- A participé aux Championnats d'Europe des nations de 1992 et de 1996
- Champion du monde 1998
- Tournois Hassan II 1998, 2000
- Coupe Kirin 1994
- Demi-finaliste du Championnat d'Europe de football 1996
[modifier] Palmarès
- 1987 - Champion de France de division 2 (Montpellier)
- 1988 - Champion d'Europe Espoirs (France)
- 1990 - Vainqueur de la Coupe de France (Montpellier)
- 1996 - Vainqueur de la Coupe de France (Auxerre)
- 1996 - Champion de France de Division 1 (Auxerre)
- 1996 - Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne (FC Barcelone)
- 1997 - Vainqueur de la Coupe des Coupes (FC Barcelone)
- 1997 - Vainqueur de la Coupe du Roi (FC Barcelone)
- 1998 - Champion du Monde (France)
- 1999 - Finaliste de la Coupe UEFA (Marseille)
- 2000 - Finale de la Coupe d'Italie (Inter)
- 2003 - Champion d'Angleterre (Manchester United: aussi finaliste de coupe de League et 1/2 finaliste de C1 avec ce club))
- (Divers saisonnier : tournoi de Paris (1988 - Montpellier), Santiago Bernabéu (2001 - Inter).)
[modifier] Distinction personnelles
- Joueur français de l'année : 1990
- Oscar UNFP de DII : 1987
- Capitaine de l'équipe de Montpellier
- Chevalier de la Légion d'honneur : 1998
- 4e joueur français du siècle L'Équipe : 2000
[modifier] Statistiques saison par saison
| Saison | Club | Pays | Division | Championnat | Coupe d'Europe | Équipe de France |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1983 - 1984 | Montpellier HSC | 2 | 15 matchs | - | - | |
| 1984 - 1985 | Montpellier HSC | 2 | 32 matchs / 5 buts | - | - | |
| 1985 - 1986 | Montpellier HSC | 2 | 29 matchs / 6 buts | - | - | |
| 1986 - 1987 | Montpellier HSC | 2 | 34 matchs / 18 buts | - | - | |
| 1987 - 1988 | Montpellier HSC | 1 | 24 matchs / 6 buts | - | - | |
| 1988 - 1989 | Montpellier HSC | 1 | 35 matchs / 15 buts | 2 matchs (C3) | 3 matchs | |
| 1989 - 1990 | Montpellier HSC | 1 | 36 matchs / 12 buts | - | 7 matchs / 2 buts | |
| 1990 - 1991 | Montpellier HSC | 1 | 38 matchs / 14 buts | 6 matchs / 1 but (C2) | 5 matchs / 1 but | |
| 1991 - 1992 | SSC Naples | A | 31 matchs / 6 buts | - | 10 matchs / 1 but | |
| 1992 - 1993 | Nîmes Olympique | 1 | 29 matchs / 1 but | - | 5 matchs / 2 buts | |
| 1993 - 1994 | AS Saint-Étienne | 1 | 33 matchs / 5 buts | - | 7 matchs / 1 but | |
| 1994 - 1995 | AS Saint-Étienne | 1 | 37 matchs / 13 buts | - | 8 matchs / 1 but | |
| 1995 - 1996 | AJ Auxerre | 1 | 23 matchs / 2 buts | 1 match (C3) | 9 matchs / 2 buts | |
| 1996 - 1997 | FC Barcelone | 1 | 28 matchs / 1 but | 5 matchs (C2) | 7 matchs / 1 but | |
| 1997 - 1998 | Olympique de Marseille | 1 | 31 matchs / 11 buts | - | 13 matchs / 3 buts | |
| 1998 - 1999 | Olympique de Marseille | 1 | 32 matchs / 2 buts | 10 matchs / 1 but (C3) | 7 matchs | |
| 1999 - 2000 | Inter Milan | A | 34 matchs / 3 buts | - | 14 matchs / 2 buts | |
| 2000 - 2001 | Inter Milan | A | 33 matchs / 3 buts | 2+7 matchs (C1+C3) | 2 matchs | |
| 2001 - 2002 | Manchester United | 1 | 29 matchs / 1 but | 15 matchs / 2 buts (C1) | - | |
| 2002 - 2003 | Manchester United | 1 | 19 matchs | 9 matchs / 1 but (C1) | - |
[modifier] Carrière d'entraîneur
Il est nommé officiellement entraîneur de l'équipe des Girondins de Bordeaux le 8 juin 2007[2], en remplacement de Raymundo Ricardo Gomes, parti à l'AS Monaco.
| Saison | Club | Matches | Victoires | Nuls | Défaites | Buts pour | Buts contre |
| 2007 - 2008 | Girondins de Bordeaux |
51 | 30 | 13 | 8 | 87 | 51 |
| 2008 - 2009 | Girondins de Bordeaux |
51 | 30 | 10 | 11 | 85 | 53 |
[modifier] Palmarès
- Girondins de Bordeaux
- Champion de France de Ligue 1 (1) : 2009
- Vice-champion de France de Ligue 1 (1) : 2008
- Trophée des Champions (1) : 2008
- Coupe de la Ligue (1) : 2009
[modifier] Distinctions personnelles
- Trophée UNFP du football du meilleur entraîneur : 2008
[modifier] Notes et références
- ↑ « UNFP - Actualités de l'Union Nationale des footballeurs professionnels », sur le site de l'UNFP, consulté le 12 mai 2008.
- ↑ Article sur le site L'Équipe.fr

