Agence France-Presse

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Agence France-Presse

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Création 1944
Personnages clés Jean Marin, Pierre Louette, Henri Pigeat, Charles-Louis Havas
Forme juridique Organisme privé à statut particulier, fonctionnant selon les règles commerciales
Siège social Drapeau de France 11, 15 place de la Bourse, Paris (France)
Direction Emmanuel Hoog, Président-directeur général[1]
Activité Agence de presse
Produits Nouvelles
Effectif 2 260 (2014)
Site web www.afp.com
Chiffre d’affaires 280 millions € (2011)

L’Agence France-Presse (AFP) est une agence de presse mondiale et généraliste chargée de collecter, vérifier, recouper et diffuser l'information, sous une forme neutre, fiable, et utilisable directement par tous types de médias (radios, télévision, presse écrite, sites internet) mais aussi par des grandes entreprises et administrations. Réalisant la moitié de son chiffre d'affaires commercial à l'étranger, l'AFP est implantée dans environ 150 pays avec 200 bureaux. Elle assure depuis 1957 une couverture complète de l'actualité mondiale, dans tous les domaines et sous toutes ses formes : photographie, infographie, vidéo et texte dans six langues. Comme sa concurrente américaine l'Associated Press et à la différence de son lointain ancêtre Havas, l'AFP n'a pas d'actionnaire. Son conseil d'administration est composé majoritairement d'éditeurs de presse, à l'instar de l'Associated Press et de Reuters jusqu'en 1984. Pour garantir son indépendance, la loi exige qu'elle équilibre son budget, après amortissement comptable des investissements, l'AFP ayant de plus accès aux marchés financiers pour emprunter.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancêtre, l'agence Havas[modifier | modifier le code]

L'AFP a repris les locaux et les clients de l'entreprise fondée en 1825 par Charles Louis Havas, fils de l'inspecteur royal de la Librairie de Rouen et devenu négociant en coton après la Révolution française. Havas fait fortune dans les ports de Nantes et Lisbonne lors de l'émigration au Brésil de la famille royale portugaise, puis sur les obligations. Entièrement ruiné par la crise boursière de 1825, il crée à Paris le petit Bureau de traduction des journaux étrangers, futur Bureau de nouvelles puis reprend en 1832 la Correspondance Garnier, l'ex-Bureau Bornsteïn, fondé en 1811, et sa précieuse clientèle de plusieurs centaines de lecteurs outre-Rhin[2]. Il rachète aussi la Correspondance Degouve-Denainques et la Correspondance de Paris, puis créé en 1835 l'Agence des Feuilles Politiques-Correspondance Générale, expédiée dès 1838 en Hollande, Belgique, Allemagne, Angleterre et "à quelques organes de l'opinion légitimiste dans les départements"[3], en communiquant par le télégraphe de Chappe[4]. Vers 1840, Havas et Delaire diffusent quatre services, dont trois dans le hors-média : une Correspondance politique pour les préfets et sous-préfets, une autre pour la presse départementale, et un petit bulletin aux membres du gouvernement, résumant les nouvelles de la veille et de la nuit. Pour les hommes d'affaire, une feuille synthétique résume des extraits de journaux, quelques faits boursiers et la cote des obligations. Les milliers de pigeons-voyageurs d'Havas relient Paris, Londres et Bruxelles lors du krach de 1847. En 1851, le premier câble transmanche l'amène à bifurquer vers le télégraphe électrique, utilisé par ses ex-employés installés à leur compte, Paul Julius Reuter et Bernhard Wolff. Juste avant sa retraite en 1852, Charles-Louis Havas se lance dans la publicité, en entrant au capital du Bulletin de Paris[5], fondé en 1845 par Charles Duveyrier (1803-1866)[6] pour servir La Presse d'Émile de Girardin. Sa régie donne aux journaux de toutes tailles l'accès à des publicités nationales et aux nouvelles, en échange d'espaces publicitaires réservés. Ses héritiers et les lois sur le télégraphe de 1878 favorisent ensuite l'avènement de la Petite presse. L'Agence s'installe au 13 place de la Bourse, dans l'immeuble du restaurant Champeaux puis Tournant du siècle : politisation des européennes, expansion des américaines#subit la concurrence des agences américaines, avant de profiter dans les années 1920 du boom de la publicité financière.

L'après guerre[modifier | modifier le code]

L'immeuble actuel de l'AFP fut le premier pris par les résistants, lors de la Libération de Paris. Le groupe de journalistes clandestins qui s'en empare diffuse la première dépêche de l'AFP le 20 août 1944[7], cinq jours avant l'arrivée des blindés du général Leclerc.

« Grâce à l’action des Forces Françaises de l’Intérieur, les premiers journaux libres vont paraître », révèle la dépêche[7].

L'AFP reprend le bâtiment de l'OFI, créé par Vichy à partir de l'agence Havas, que l'occupant avait transformée en officine de propagande, au mépris d'une histoire qui remonte à 1835[8]. L'AFP a aussi hérité des structures nées sous l'occupation : l'Agence française d'information (AFI) lancée à Londres en 1940, l'Agence France-Afrique à Alger en 1942, et l'Agence d'information et de documentation (AID), créée en 1944.

Alors qu'Havas avait profité d'un cartel des agences, réservant à chacune sa part de la planète, l'AFP affronte un marché ouvert des agences de presse, imposé par la montée en puissance des trois américaines, Associated Press, UPI et INS, à qui la jurisprudence a interdit les accords d'exclusivité. Près d'une dizaine d'agences rêvent alors d'une envergure mondiale, permettant de mutualiser les coûts entre un très grand nombre de clients.

L'AFP ne récupère qu'une partie du réseau international d'Havas, qui avait profité des déboires du rival Reuters au début des années 1920 pour augmenter sa capitalisation par étapes : 105 millions de francs en 1930 contre 28 millions en 1921[9], grâce à sa "vache à lait", la publicité financière, la bourse de Paris ayant quintuplé dans les années 1920.

L'AFP subit dès 1951 la concurrence de l'ACP, créée par deux groupes de presse de gauche, mais s'allie avec les quotidiens du sud-est qui créent en 1967 l'agence Aigles. Elle affronte surtout Reuters, qui appartient depuis 1941 à la presse britannique, s'est reprise dans les années 1940, triplant son nombre des correspondants et son chiffre d'affaires. La presse anglophone, en Inde, Australie et Nouvelle-Zélande[10], est associée à son "Reuters Trust", créé en 1941 pour garantir l'indépendance rédactionnelle. Le gouvernement anglais reste à l'écart, se gardant de rééditer les censures malheureuses de 1914-1918. Les pertes de Reuters sont effacées par les bénéfices d'une nouvelle filiale, Comtelburo (finances, matières premières)[11] qui représente le tiers de son chiffre d'affaires en 1959[12]. Ce succès pousse Reuters à se diversifier dans la finance dès le début de la décennnie suivante.

En 1957, l'AFP compte 25 bureaux en province mais seulement 59 "outre-mer", dont 13 dans les colonies. Quarante ans après, elle aura 112 bureaux à l'étranger, presque deux fois plus[13], grâce au vote à l'unanimité par le parlement, le 10 janvier 1957, d'une loi garantissant son indépendance par un statut spécial[14], proche de celui de Reuters ou de l'Associated Press américaine, puisque la majorité des administrateurs seront désormais des éditeurs de presse. La clientèle internationale est développée par Jean Marin, ex-journaliste de Radio Londres, auteur de la maxime "l'AFP ne peut fonctionner que si celui qui paye ne commande pas". Artisan du nouveau statut, élu président en 1957, il le reste jusqu'en 1975[15]. Pour consolider l'expansion internationale, il veut un « Manuel de l'agencier », qui codifie les règles professionnelles, en 1971, année de rédaction de la charte internationale de déontologie. Entre-temps, Michel Debré réclame six représentants de l'Etat (au lieu de trois) au conseil d'administration de l'AFP, à qui il reproche de trop couvrir le GPRA et le FLN. Face à l'indignation des autres médias, il doit y renoncer[16]. A Alger, Jean Euloge n'en est pas moins le seul journaliste autorisé sur la Semaine des barricades, grâce à ses "amis dans le milieu des activistes"[17].

La"Nouvelle Reuters" de la fin des années 1960 aiguillonne l'AFP[modifier | modifier le code]

Dès le milieu des années 1960, l'écrasante domination du marché mondial par les agences de presse américaines[18], fortes de leur énorme marché intérieur, ne semble plus inéluctable. Reuters vient en effet de réussir une puissante percée commerciale, grâce à l'information économique et au Stockmaster, lancé en 1963 avec la start-up Ultronics Systems, en pleines spéculations sur les innovations technologiques, qui permet de lister des centaines de cours boursiers via une ligne téléphonique. Le Stockmaster et son réseau ADX deviendront le Nasdaq en 1973, l'année où Reuters lance le Money Monitor, forum de données entre banques. Reuters y gagne tellement d'argent, qu'elle peut se permettre de perdre 7 millions de sterling en 1978 sur l'information générale[19], où elle devient un rival redoutable pour AP et l'AFP. Dès 1970, les ventes d'information économique de Reuters pèsent deux fois plus que celles d'information générale[20].

Année Chiffre d'affaires en sterling
1964 3,5 millions[21]
1970 10 millions[22]
1977[23] 50 millions[24]

L'expansion de Reuters se fait en deux vagues: multiplication des ventes par quinze entre 1964 et 1974, puis par quatorze entre 1973 et 1983[25], malgré le refus de la coopérative Press Association d'apporter les 250.000 sterling réclamés en 1966. Les subventions du gouvernement anglais passent de 5% du chiffre d'affaires en 1965 à 1,9% dix ans après[26]. Cette expansion se fait sans à coups, portée une rigoureuse gestion des coûts, et la rentabilité systématique dès 1965, car le PDG Gerald Long l'exige[27]. Sa puissance remet en cause les partages de territoire. Dès 1968, Reuters est revenu en Amérique latine, avec 32 journalistes[28] et y créé en 1970 la coopérative Latin, réunissant sept pays. En 1967, elle rompt l'accord d'échange avec Associated Press (informations américaines contre britanniques), pour éviter la soulte de 200.000 dollars qu'AP lui réclame, en raison de la différence de taille entre les deux marchés. Reuters implante alors ses propres équipes aux Etats-Unis, montrant la voie à l'AFP, qui fera de même plus tard, en résiliant son accord d'échange avec AP. Reuters embauche aussi dans Visnews, qui emploiera 400 personnes dès 1983[29].

Année Effectifs Reuters à Londres Effectifs Reuters hors d'Angleterre Effectif total
1964 699 personnes[30] 653 personnes[31] 1352 personnes
1976 893 personnes[32] 1143 personnes[33] 2036 personnes

En retour, Associated Press implante ses équipes de journalistes en Angleterre, et plus tard en France. Reuters s'implante en Allemagne en 1979, renonçant à l'accord avec VWD[34], et s'attaque au marché français dès 1972, via un contrat d'échange avec l'Agence Centrale de Presse, rivale française de l'AFP. Jusque là simple club de quotidiens régionaux, l'ACP en réunit pour la première fois dix en 1973, après avoir obtenu le flux mondial de Reuters[35], créant un manque à gagner de 1,7 million de francs pour l'AFP. Sur son marché intérieur, Reuters casse aussi les prix: en terme réels, les abonnements de la presse anglaise sont divisés par 4 entre 1965 et 1978[36], alors que dès 1984, Reuters emploie 514 journalistes à l'étranger contre 310 pour l'AFP[37].

International, informatique, photo, vidéo et finance, les croissances de l'AFP[modifier | modifier le code]

L'AFP ouvre un bureau à Pékin en 1958 puis acquiert de grands clients comme le Washington Post et le Los Angeles Times, après le scoop de Charles Biétry lors de la Prise d'otages des Jeux olympiques de Munich. L'expansion internationale accompagne celle de grands clients français:Le Monde triple sa diffusion en 20 ans, France-Soir dépasse le million d'exemplaires dans les années 1960. En 1974, la surenchère entre syndicats amène le SNJ à réclamer, sans l'obtenir, une taxe pour financer le changement de dimension de l'AFP[38]. L'expansion se fait par autofinancement.

De 1977 à 1995, en 18 ans, l'AFP quadruple son chiffre d'affaires, tandis que celui du leader mondial, l'américain Associated Press, ne fait que doubler, malgré la quasi-disparition du rival américain United Press, qui avait encore en 1980 un chiffre d'affaires de 90 millions de dollars, 30% supérieur à celui de l'AFP[39].

Chiffre d'affaires en dollars AFP Associated Press (AP) Ecart entre AFP et AP
1977[23] 43 millions 100 millions 135%
1980[40] 70 millions 140 millions 100%
1995[23] 147 millions 230 millions 56%
2011[23] 335 millions[41] 627,6 millions[42] 87%

Dès 1971, l'AFP utilise la transmission par satellite pour ses dépêches. En 1973, le conseil d'administration décide d'informatiser la rédaction, mission accomplie en 2 ans. Mais du retard sera pris pour les produits suivants : téléphotographie en 1985, minitel en 1986 et infographie en 1988. En 1991, l'Etat 50 % n'assure plus que 50% du chiffre d'affaires. Le PDG Claude Moisy lance un service d'informations financières en anglais, AFX News, coentreprise avec Extel, dont le Financial Times devient actionnaire en 1993. AFX News emploie 35 journalistes dans 13 villes d'Asie dès 1997 et sera vendue 16 millions d'euros en 2006. L'AFP commercialise en juin 1996 le premier "Journal Internet" et crée en 2001 un département AFP-TV, s'inspirant de Visnews, cofondé en 1957 par Reuters et la BBC.

La période 1974 à 1989, marquée par les interventions de l'Etat[modifier | modifier le code]

Après l'arrivée en France en 1972 de Reuters, allié à l'ACP, l'AFP fait face à une hausse puis une baisse de la contribution de l'Etat. Valéry Giscard d'Estaing, élu d'une courte tête en 1974, lance une grande réforme de l'ORTF. Son ministre de l'information Jean-Philippe Lecat reproche aussi à Jean Marin la couverture par l'AFP de la campagne présidentielle. Pour obtenir son départ, le gouvernement décide que les abonnements publics ne seront relevés que de 8,1 %, alors que l'inflation explose (13,7 % en 1974). Une partie des patrons de journaux finit par quasiment s'aligner sur la position de l'Etat. Ils proposent +10 %[43]. Les autres s'indignent de ces pressions. Jean Marin claque la porte. Trois ans après, l'Etat obtient aussi le départ de son successeur Claude Roussel, en utilisant à nouveau la variable des abonnements publics comme un instrument de coercition: augmentée après l'arrivée de Claude Roussel, leur part diminue deux ans après, alors que l'article 13 du statut prévoit qu'ils doivent simplement tenir compte des prix du marché.

La part des abonnements d'organismes publics dans le chiffre d'affaires de l'AFP :
Année 1968 1976 1978 1982 1986 1987 1993 2005 2011
Proportion 55 %[44] 63 %[45] 61 %[46] 59 %[47] 56 %[48] 55 %[49] 48 %[50] 44 % 40 %[51]

Le successeur Roger Bouzinac est lui remplacé après seulement un an par Henri Pigeat, premier énarque à diriger l'AFP et quatrième président de l'entreprise sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing. Toutes les agences de presse subissent alors le Second choc pétrolier, et la guerre des prix lancée par l'américaine United Press International, qui cumule 24 millions de dollars de pertes en six ans. Arrivé en 1979, Henri Pigeat doit lancer la téléphotographie, mais le processus prendra six ans, l'Etat promettant une aide très importante sous forme de dotation en capital, puis la divisant par deux au motif qu'Henri Pigeat ne gère pas les coûts de manière assez compétitive. Pour l'AFP, cela se traduit par une grave crise financière, amenant les administrateurs presse à durcir le ton en 1986. Plusieurs menacent de démissionner, pour exiger l'application d'un nouveau "Plan Pigeat", prévoyant trois cent postes supprimés, dont 150 de journalistes, pour la plupart au siège parisien, ainsi que le déménagement à l'étranger de trois des desk. Un choc qui aurait été moins brutal et coûteux si ces suppressions avaient été effectuées plus tôt. Les syndicats, espérant réduire l'addition, s'en prennent alors violemment aux administrateurs représentant la presse et font durer la grève dix jours. Un an après, le concurrent ACP disparaît.

Les dépenses et déficits découlant de la bulle Internet en 1998-2002[modifier | modifier le code]

Les comptes de l'AFP font ressortir un bénéfice brut d'exploitation qui lui permet d'autofinancer largement ses investissements. Mais à court terme, son bénéfice net est amputé par des coûts de restructuration, en raison des pertes nettes apparues depuis 2000, en violation de l'article 12 de son statut d'indépendance, prévoyant que l'AFP ne peut rester en déficit. Sur fond de bulle Internet et de loi sur les 35 heures, les dépenses ont en effet progressé de 25 % entre 1998 et 2000, sous la présidence d'Eric Giuly, accusé par les syndicats d'avoir secrètement tenté de privatiser l’AFP pour "l'adosser à Vivendi"[52]. La filiale AFX, qui sera revendue 16 millions d'euros en 2006, affiche un déficit béant en 2002. À partir de 2002, plusieurs plans de préretraites suppriment 110 emplois, pour un coût de 30 millions d'euros[53], qui dévore un bénéfice brut d'exploitation jusque là consacré à l'autofinancement. Début 2004, l'AFP subit le désabonnement du Washington Post et de Metro. Pour donner une explication, son PDG Bertrand Eveno oppose les clients les uns aux autres, au mépris du principe des économies d'échelle, en déclarant ne pas vouloir que ´´la République des Pyrénées paie pour le développement de l’agence en Inde"[54] et refusant le projet de diffuser en chinois et en russe.

Année 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Chiffre d'affaires[55] 202,9 211,9 235,3 244,8 249,8 242,4 246,6 262,7 270,9 272,2 281 281 280
Effectif CDI + CDD[réf. nécessaire] 1443 1453 1420 1389 1370 1350
Résultat brut d'exploitation[réf. nécessaire] 14,3 9,8 2,3 3,9 –4,6 3,5 8,7 13,4 15,4 19 21,4 21,8
Investissements non financiers[réf. nécessaire] 13,7 12,6 12 11
Résultat net[55] 0,0 0,1 –12,9 –4,7 –19,7 –14,3 –5,8 1,3 0,4 6,1 1 8,9 0,4 0,5

En 2003, la cession provisoire de l'immeuble parisien oblige l'AFP à le racheter progressivement jusqu'en 2011, via un crédit-bail. Une fois payées les annuités, elle consacre le reste de sa marge d'exploitation (19 millions d'euros en 2008 comme en 2007) à investir et réduire sa dette. Une provision de 5 millions d'euros est passée en 2008, en prévision d'un autre plan de départs, qui n'aura pas eu lieu. Fin 2008, le PDG est parvenu à ramener l'endettement à 37 millions d'euros (crédit-bail compris), soit seulement six semaines de chiffre d'affaires. Les travaux de déménagement, transformation du siège social et investissement dans un système informatique externalisé ont ensuite pesé sur les comptes. À l'automne 2007, la direction souhaite créer huit postes à l'international pour AFP TV, en supprimant des emplois dans les bureaux de province. Trois syndicats sur 5 réclament une grève puis y renoncent, faute d'une majorité suffisante lors d'un vote du personnel, tandis qu'un compromis est négocié pour répartir l'effort aussi au siège.

Les États-Généraux de la presse et le projet de transformation en société par actions[modifier | modifier le code]

Le 8 janvier 2008, Nicolas Sarkozy annonce des réformes pour les média, qu'il détaille les mois suivants[56]. Le 20 mars, le PDG de l'AFP Pierre Louette révèle un projet visant à mettre fin au statut coopératif de l'AFP - qui n'a jamais eu d'actionnaires - pour en faire une société par actions, avec un "actionnaire public stable" et des salariés-actionnaires[57]. Les syndicats dénoncent un double risque d'étatisation[58] et de privatisation. Peu après, débute une polémique[59] sur la couverture par l'AFP, jugée insuffisante, de communiqués UMP réagissant à la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-attachées parlementaires[60]. Le 30 mai[61], Nicolas Sarkozy demande à Danièle Giazzi, députée UMP, "de formuler des propositions" pour les média et annonce des états généraux de la presse écrite[62]. Le rapport de Mme Giazzi, publié le 17 septembre, préconise d'ouvrir le capital de l'AFP[63], mais sans guère recueillir de soutien à l'UMP.

Le 23 octobre 2008, alors que les états généraux débutent, le gouvernement français demande la création d'une société par actions[64]. Les six syndicats de l'AFP, SNJ, USJ-CFDT, SNJ-CGT, FO, SUD et CGC, lancent le 27 novembre 2008 une pétition électronique[65]. Parmi les 22 000 signataires, nombre d'intellectuels et personnalités : Rony Brauman, Edgar Morin, Jacques Delors, Noam Chomsky, Jean Ziegler, Axel Kahn, Danielle Mitterrand ou Jean Peyrelevade. Les six syndicats recueillent ensuite 100 % des voix aux élections professionnelles de mars 2009, marquée par un bond de la participation : 63,7 % des inscrits, +8 points sur 2007[66]. Les états généraux de la presse écrite ne soutiennent pas le projet de réforme, qui n'est même pas abordé. Le gouvernement demande quand même au PDG de l'effectuer, mais sans insister beaucoup, Claude Moisy, ex-PDG qui a fait sa carrière aux États-Unis, avertissant dans une tribune libre au Monde[67] que le statut de 1957 protège la crédibilité internationale acquise par l'AFP. Les salariés déclenchent aussi grèves et manifestations. Début 2010, Pierre Louette quitte l'AFP avant la fin de son second mandat : il vient d'être nommé secrétaire général de France Télécom[68]. Son successeur Emmanuel Hoog annonce que le changement de statut n'est plus à l'ordre du jour.

Nouvelle tentative de changement du statut en 2011 : la proposition de loi sénatoriale[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 2011, dans la plus grande discrétion, une proposition de loi est déposée au Sénat par Jacques Legendre, visant à changer le statut de l’AFP. Cette fois, plus question d'ouvrir le capital de l'entreprise, mais de réduire la présence des éditeurs de presse au conseil d'administration de l'AFP, sans diminuer celle de l'État, au motif que ces administrateurs bloqueraient le développement de l'AFP. Cinq des six syndicats de l'AFP appellent à une assemblée générale[69] le 23 mai : grève et motion de défiance contre la direction sont votées à l'unanimité, moins 10 abstentions[70]. La SDJ demande à son tour un "référendum du personnel". Le 1er juin, le PDG accepte de recevoir les syndicats. La CFDT est la dernière à se prononcer, par un communiqué du 6 juin, demandant au gouvernement de "laisser l’AFP travailler"[71]. Le lendemain, une nouvelle grève de 24 heures est votée.

Le 8 juin, le Sénat renonce à inscrire la proposition de loi à l'ordre du jour de sa session de juin. En juillet, Olivier Baube, de la SDJ, est élu administrateur de l'AFP avec 37% des voix chez les journalistes contre 34% pour Samir Douaihy, candidat de l'ADIAFP, association rivale créée en 2009 pour mieux défendre l'indépendance[72] et 22% à une liste FO-Unsa-SNJ. Le 17 août, le Canard Enchaîné publie la copie d'un devis de 114 400 euros[73] de Media9[74], société de Pierre-Jérôme Henin, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy[75], visant à relancer la promotion de la proposition de loi via "une cartographie des adversaires/alliés"[76], au sein des différents syndicats, et une charte des "éléments de langage". La direction répond que "des propositions lui sont faites régulièrement", mais qu'elle "n’a pas donné suite"[73]. Elle estime "nécessaire" une évolution "pour améliorer la gouvernance de l'agence", et "se mettre en conformité avec les exigences du droit" européen[77]. Le 7 septembre, une motion de défiance est votée à bulletins secrets, à 88%, avec la participation de 58% des 1380 salariés inscrits[78], accompagnant une nouvelle grève de 24 heures. Le SNJ-CGT devient dix jours après le 2e syndicat de la rédaction derrière le SNJ, alors que la CFDT fut longtemps 1re[79], avant la suppression en décembre 2003 du service de son leader[80], qui avait entraîné son départ, avec tous les élus CFDT, à la CGT, pour diriger le comité d'entreprise, après avoir révélé une affaire de bonus[81]. Fin septembre, le PDG annonce l’ouverture d’un "cycle de concertation avec les partenaires sociaux" sur la réforme, qui est abandonnée en octobre, juste après l'alternance au Sénat.

Le projet de statut de 2014: deux parlementaires au Conseil supérieur ?[modifier | modifier le code]

A partir de 2012, le déménagement et l'externalisation du logiciel IRIS[82] pèsent sur les coûts de l'AFP. Le député Michel Françaix propose que l'Etat finance le développement de l'AFP par la création d'une société par actions portant le matériel informatique, dont il deviendrait actionnaire. Les capitaux propres ainsi apportés sont cependant très modestes: 8 millions d'euros sot 3% du chiffre d'affaires annuel. Michel Françaix propose aussi de réduire de huit à cinq le nombre d'éditeurs de presse au conseil d'administration (sur quinze administrateurs). Pour éviter d'être accusé de renforcer le poids de l'Etat, qui conserve cinq représentants, dont deux pour l'audiovisuel public[83], il propose que cinq administrateurs soient désignées par le conseil supérieur de l'AFP, jusque là proche de ce qui existe chez le concurrent Reuters.

Mais au passage, l'assemblée nationale bouleverse les équilibres au sein de ce conseil supérieur, en votant en commission[84] l'entrée en son sein de deux parlementaires (un député et un sénateur) en plus des autres membres. Jusque là, le conseil supérieur était composé de deux magistrats, élus en assemblée générale du Conseil d'État et de la Cour de cassation, d'un représentant des syndicats nationaux de journalistes, et de trois patrons de l'audiovisuel et de la presse quotidienne, ainsi que deux membres cooptés par les six autres[83]. Les instances de supervision des grands médias concurrents de l'AFP n'incluent pas de représentation des assemblées politiques, qu'il s'agisse du Reuters Trust, du BBC Trust ou du conseil d'administration d'Associated Press, où ne siègent que des représentants des journaux membres de la coopérative américaine.

La proposition de loi augmente le nombre d'administrateurs de l'AFP, de 15 à 18, le nombre d'élus salariés passant de deux à trois[85]. Ce changement de statut a été contesté par quatre syndicats (CGT, FO, SUD, CFE-CGC) de l'AFP, ayant réuni 62% des voix aux élections professionnelles, qui ont appelé à une grève de 24 heures en estimant que ce projet "vide le statut de 1957 de son essence"[86] et ne correspond pas à ce que préconisait le rapport du député Michel Françaix[86]. Ils dénoncent aussi le fait que le matériel technique utilisé par les journalistes pour leur production d'informations de tous les jours (informatique, réseaux, etc...) sera placé dans une filiale distincte, d'où une perte d'indépendance et une moindre protection des sources d'information.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Six langues diffusées et 150 pays couverts par 80 nationalités[modifier | modifier le code]

Siège de l'AFP place de la Bourse à Paris.

Basée à Paris, l'AFP couvre 200 pays, grâce à 150 bureaux, 50 correspondants locaux et cinq centres régionaux :

  1. Washington DC (Amérique du Nord)
  2. Hong Kong (Asie-Pacifique)
  3. Montevideo (Amérique latine)
  4. Nicosie (Moyen-Orient)
  5. Paris (Europe et Afrique)

L’AFP affirme employer 3700 collaborateurs de 80 nationalités différentes, dont bon nombre de pigistes. Elle informe en six langues (français, anglais, espagnol, allemand, portugais et arabe), 24 heures sur 24, et a lancé en 2010 des pages officielles sur Facebook, en français et en anglais[87].

Au début du XXIe siècle, l'étranger représente la moitié des ventes commerciales et les abonnements aux ministères, préfectures, ambassades, agences et services publics pèsent pour 40 % du chiffre d'affaires[88].

Le statut d'indépendance et de neutralité[modifier | modifier le code]

Le statut particulier de l'AFP fut créé par la loi du 10 janvier 1957, votée à l'unanimité par le parlement français, à la suite d'une mission de réflexion de 18 mois, souhaitée par Jean Marin (président de l'AFP de 1954 à 1975), et lancée par le premier ministre Pierre Mendès France.

L'AFP est « un organisme autonome doté de la personnalité civile » au « fonctionnement assuré suivant les règles commerciales ». Sa mission est « de rechercher, tant en France qu’à l’étranger, les éléments d’une information complète et objective » et de les « mettre à la disposition des usagers ». Le spécialiste de droit public Jean Waline y voit une personne morale de droit public sui generis ou innommée. Mais le Conseil d'État l'a qualifiée d'organe de droit privé sui generis, dans un avis d'assemblée du 10 juin 2004 relatif au statut juridique du siège de l’AFP[89].

L'AFP est gouvernée par un conseil d'administration de 16 membres :

Une commission financière composée de deux membres de la Cour des comptes française et d'un expert désigné par le ministre de l’économie et des finances surveille sa gestion financière[90].

La loi de 1957 a également institué un conseil supérieur de 8 membres, inspiré par le modèle du Reuters Trust, qui veille au respect par l’AFP de la mission impartie par ses statuts, et reçoit les plaintes des usagers ou des professionnels. Généralement qualifié de juridiction administrative spéciale (Jean Waline) ou d'autorité administrative indépendante (Rapport 2001 du Conseil d'État), il peut sanctionner le PDG. Le 10 décembre 2014, l'Assemblée nationale examine une proposition de loi prévoyant de modifier en profondeur la composition du conseil supérieur, notamment avec l'arrivée d'un député et d'un sénateur [91], ce qui n'est pas prévu dans le Reuters Trust.

Le contenu éditorial a été plusieurs fois contesté. Le député UMP Frédéric Lefebvre s'est plaint en 2008 auprès du conseil supérieur que sa réaction à une condamnation de Ségolène Royal n'ait pas été reprise[92]. L'AFP a répliqué que « L'affaire de la condamnation de Mme Royal a été largement traitée sur les fils de l'AFP, qui ne saurait par ailleurs répercuter systématiquement les très nombreux communiqués qu'elle reçoit. Le choix de traiter ou pas un communiqué dépend de sa valeur informative[93]». À l'inverse, des associations de la gauche radicale déplorent la trop grande couverture accordée à Nicolas Sarkozy[94] ; tandis que l'intersyndicale déplore l'insuffisante protection des sources des journalistes[95].

Depuis 2008, la privatisation de l'agence est un sujet récurrent [96],[97].

Le financement par une convention pluriannuelle[modifier | modifier le code]

L'AFP n'a pas d'actionnaires, mais dispose de capitaux propres résultant de ses excédents bruts d'exploitation. Son statut lui interdit d'être subventionnée directement par l'État, ce qui mettrait en doute son indépendance. Elle dépend donc de ses seules ressources commerciales, dont 40% d'abonnements par les services publics.

Son statut, défini par une loi de 1957 votée à l'unanimité par le parlement français, prévoit une indexation des abonnements des services publics (40 % du chiffre d'affaires en 2004) sur le coût des transmissions télégraphiques et sur le montant des abonnements des clients privés, dans le cadre d'une convention[90] pluriannuelle, afin de limiter les rendez-vous avec l'État. En 2011, les abonnements de l'État représentaient 115 millions d'euros[98].

Avec ce statut, les journalistes revendiquent l'indépendance absolue de la ligne éditoriale[99] en soulignant que le montant des abonnements est fixé à l'avance, ce qui assure à l'entreprise une visibilité à moyen terme.

La pérennité de ce mode de financement est garantie par la jurisprudence de la Cour de justice des communautés européennes, via l'Arrêt Altmark, qui autorise le financement d'entreprises privées comme l'AFP, ou comme les écoles privées, à condition de respecter quatre critères, dont l'accomplissement d'une mission d'intérêt général. L'article 14 de la loi de 1957 sur le nouveau statut prévoit que l'AFP ne peut être dissoute[90], avec interdiction de liquider ses actifs, même en cas de pertes, pour éviter tout chantage à la faillite.

Le rôle de l'État a souvent été critiqué: ainsi, après les pertes financières apparues lors des crises monétaires et pétrolières de la période 1979-1982, l'État a proposé en 1982 à l'AFP d'éponger les pertes par un prêt, en échange d'un plan à dix ans et les restructurations nécessaires ont été repoussées. Il a fallu que les administrateurs issus de la presse s'inquiètent des hésitations de l'État et montent au créneau pour que l'AFP soit contrainte en 1986-1987 à une restructuration nécessaire, mais brutale car trop tardive[100], avec la suppression de 150 postes.

L'AFP et l'information gratuite sur Internet[modifier | modifier le code]

L'AFP ne diffuse normalement pas ses informations, photos et vidéos auprès du grand public. Ses centaines d'abonnés médias paient en fonction de leur taille, un système imaginé pour favoriser la création de nouveaux médias et encourager la diversité de la presse magazine et régionale, deux industries très développées en France. Mais s'ils rediffusent gratuitement sur Internet des dépêches, l'AFP les leurs facture plus cher[réf. nécessaire].

L'information rediffusée gratuitement par les sites Internet des grands abonnés de l'AFP fragilise en effet la presse écrite dans son ensemble[réf. nécessaire], même quand elle dispose de ses propres sites gratuits, car les lecteurs quittant le papier pour Internet[101] rapportent dix fois moins de publicité et souvent aucun abonnement. Sur 2 milliards d’euros de dépenses publicitaires en France sur Internet, 800 millions vont à Google et 420 millions aux PagesJaunes[102][réf. nécessaire].

L'AFP a gagné en 2006 un procès contre Google, qui diffusait gratuitement les informations de l'AFP sur Internet[103][réf. nécessaire].

L'AFP et les réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

En septembre 2010, une cellule réseaux sociaux a été créée à la rédaction en chef centrale de l'agence à Paris. Cette cellule, qui n'était constituée que d'une seule personne à l'origine, en comptait quatre fin 2013 (trois journalistes francophones et un anglophone). Cette cellule a deux missions principales : assurer la présence de l'AFP sur les réseaux sociaux ; former et accompagner les journalistes de l'agence à la pratique et à l'usage des réseaux sociaux. Ceux-ci, particulièrement Twitter, sont quotidiennement utilisés par les journalistes.

Fin 2013, l'AFP est présente sur Twitter en français, anglais, espagnol, allemand et arabe, ainsi que sur Facebook, en français et anglais. L'agence compte également deux pages Google+ en français et anglais, un Tumblr qui met en avant le travail de ses photoreporters et une page Pinterest mettant également en valeur la production de ses photographes à travers le monde.

Le 27 novembre 2014, l'AFP a annoncé sur son site le lancement d'un blog dédié à la sécurité[104]. Le blog est destiné aux correspondants de l'agence et aux départements de l'information et rédactions en chef des grands médias qui envoient du personnel sur le terrain. Il traitera de la sécurité des journalistes en temps de crise en proposant diverses recommandations, mises en garde et conseils aux envoyés spéciaux sur le terrain[105].

Présidents[modifier | modifier le code]

Les dix premières années de son existence, l'AFP n'avait qu'un directeur. À partir de 1957, un président est élu pour trois ans.

Cinq des dix présidents de l'AFP ont fait plus d'un mandat. Henri Pigeat est resté 7 ans, tandis que Jean Marin, le président à l'origine du statut d'indépendance et de neutralité, 21 ans, soit sept mandats consécutifs. L'élection en 1978 de Roger Bouzinac, ancien des cabinets ministériels et premier non-journaliste à la tête de l'entreprise, avait provoqué la démission d'Hubert Beuve-Méry, patron du Monde pour dénoncer « le fait du prince »: le gouvernement avait d'abord envisagé de nommer un ambassadeur de France, puis des administrateurs représentant des médias publics s'étaient alliés à une partie des éditeurs de presse.C'est le seul PDG à n'avoir pas fini son premier mandat, avec Eric Giuly, victime d'une motion de défiance des salariés, sur une question de déontologie. Henri Pigeat est parti après une grave crise financière et politique, sur fond de dumping de l'agence concurrente, United Press International, disparue peu après.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agence France-Presse, Abécédaire de l'AFP : Comment l'agence informe sur le monde, Victoires, collection Métier journaliste, 2010, 243 p. (ISBN 978-2-35113-058-2)
  • Agence France-Presse, Agence France-Presse 1944-2004. Photographies, BNF, 2004, 127 p. (ISBN 978-2-7177-2318-2)
  • Claude Castéran, Aux sources de l'info : L'Agence France-Presse, Actes Sud Junior, 2012, 98 p. (ISBN 978-2-330-00535-1) (pour expliquer l'AFP aux enfants)
  • Collectif, L'Agence : les photojournalistes de l'Agence France-Presse, La Martinière, 2001, 420 p. 29, 5 x 34 cm relié, (ISBN 978-2-7324-2768-3)
  • Jean Huteau et Bernard Ullmann, AFP, une histoire de l'Agence France-Presse : 1944-1990, Robert Laffont, 1992, 570 p. (ISBN 978-2-221-05883-1)
  • Camille Laville, Les transformations du journalisme de 1945 à 2010 : le cas des correspondants étrangers de l'AFP, De Boeck, 2010, 222 p. (ISBN 978-2-8041-6241-2)
  • Jacques Thomet, AFP, 1957-2007 : les soldats de l'information, Hugo & Cie, collection Hugodoc, 2007, 470 p. (ISBN 978-2-7556-0195-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel Berretta, « Emmanuel Hoog, élu pape de l'AFP », Agence France-Presse,‎ 15 avril 2010 (lire en ligne)
  2. "When news was new", par Terhi Rantanen", page 30
  3. "Des petits journaux aux grandes agences", par Michael B. Palmer - 1983 - page 343
  4. "Les mots de la presse écrite", par Serge Bénard, Belin, 2002
  5. "Histoire de la presse, 1914 à 1939", par Raymond Manevy, Éditions Corréa & cie, 1945, page 138
  6. "La Société Générale des annonces (1845-1865", par Gérard Lagneau
  7. a et b http://caveat.ouvaton.org/2009/08/19/65-ans-de-lafp-des-%C2%ABjournaux-libres%C2%BB-a-linternet-libre/
  8. (fr) AFP / Historique
  9. « Un siècle de chasse aux nouvelles : de l'Agence d'information Havas à l'Agence France-presse (1835-1957) », par Pierre Frédérix – 1959, page 338
  10. Biographie de Christopher Chancellor par Time Magazine
  11. "Breaking News: How the Wheels Came off at Reuters", par Brian Mooney et Barry Simpson, page 7 [1]
  12. "News revolution: political and economic decisions about global information", par Mark D. Alleyne, page 22 [2]
  13. "The globalization of news", par Oliver Boyd-Barrett et Terhi Rantanen, page 29
  14. Loi portant statut de l'AFP
  15. "Quatre milliards de journaux : la presse de province", par François Archambault et Jean-François Lemoine - 1977 - page 223
  16. "L'Agence France-Presse en guerre d'Algérie", par Barbara Vignaux, Publié dans Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2004 [3]
  17. "L'Agence France-Presse en guerre d'Algérie", par Barbara Vignaux, Publié dans Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2004 [4]
  18. En 1964, Associated Press dépensait 2,7 millions de sterling dans la couverture internationale, contre 1,25 million pour Reuters, selon "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 292
  19. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 292
  20. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 292
  21. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 286
  22. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 287
  23. a, b, c et d « The Globalization of News », par Oliver Boyd-Barrett, Terhi Rantanen, page [5]
  24. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 287
  25. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 307
  26. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 331
  27. The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 287
  28. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 312
  29. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 340
  30. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 288
  31. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 288
  32. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 288
  33. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 288
  34. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 324
  35. Jean Huteau et Bernard Ullmann, AFP, une histoire de l'Agence France-presse : 1944-1990, page 311, Robert Laffont, 1992. (ISBN 978-2-221-05883-1)
  36. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 333
  37. "The power of news: the history of Reuters, 1849-1989", par Donald Read, Oxford University Press, 1992, page 339
  38. Jean Huteau et Bernard Ullmann, AFP, une histoire de l'Agence France-presse : 1944-1990, page 313, ed. Robert Laffont, 1992. (ISBN 978-2-221-05883-1)
  39. "The globalization of news", par Oliver Boyd-Barrett et Terhi Rantanen, page 29
  40. "Translation in Global News", par Esperanca Bielsa, Susan Bassnett, page 44 [6]
  41. "AFP: chiffre d'affaires 2011 stable à 281 M EUR, bénéfice net de 0,4 M EUR", dans Challenges, le 02-05-2012 [7]
  42. "Le chiffre d'affaires d'Associated Press en baisse en 2011", par Le Soir du 3 avril 2012 [8]
  43. Jean Huteau et Bernard Ullmann, AFP, une histoire de l'Agence France-presse : 1944-1990, page 313, Robert Laffont, 1992, soit la hausse des prix de 1973. (ISBN 978-2-221-05883-1)
  44. Media moguls, par Jeremy Tunstall et Michael Palmer, page 72, 1991
  45. Media moguls, par Jeremy Tunstall et Michael Palmer, page 72, 1991
  46. Media moguls, par Jeremy Tunstall et Michael Palmer, page 72, 1991
  47. Media moguls, par Jeremy Tunstall et Michael Palmer, page 72, 1991
  48. Media moguls, par Jeremy Tunstall et Michael Palmer, page 72, 1991
  49. Media moguls, par Jeremy Tunstall et Michael Palmer, page 72, 1991
  50. http://www.lexpress.fr/informations/claude-moisy-mes-annees-afp_592729.html
  51. "La presse s'inquiète d'une concurrence de l'AFP", par Delphine Denuit, dans Le Figaro du 23 juillet 2010
  52. Primes, rotations et action syndicale, SNJ-AFP
  53. http://extranet.senat.fr/commission/cult/cult031219.html
  54. [9]
  55. a et b http://www.afri-ct.org/IMG/pdf/78_Mathien.pdf
  56. En juin, il annonce sa volonté que le président de France Télévisions soit désormais nommé en Conseil des ministres, après avis conforme du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) [10]
  57. "Le PDG de l'AFP suggère un actionnaire public stable et des salariés au capital de l'Agence", par l'AFP, le 20 mars 2008 [11]
  58. Dépêche AFP du 20 mars 2008
  59. "L'UMP accuse l'AFP de rouler pour Ségolène Royal", par Julien Martin, dans Rue89 du mai 2008 [12]
  60. http://rue89.nouvelobs.com/2008/05/21/les-dessous-du-proces-de-segolene-royal
  61. Acteurs Publics du 30 mai 2008 [13]
  62. "Nicolas Sarkozy : La presse est une industrie stratégique qui mérite d'être développée", dans Le Monde du 16.07.2008 [14]
  63. "Médias : à qui profite le rapport Giazzi ?", dans Le Point du 17 septembre 2008 [15]
  64. "Statut de l'AFP : le PDG chargé de faire des propositions de modernisation", par l'AFP, 23 octobre 2008, sur le blog de Danièle Giazzi [16]
  65. « Le comment et le pourquoi », sur SOS AFP (consulté le 14 août 2009)
  66. http://www.blog4ever.com/blogfichiers/70633/fics/70633090414083524.pdf
  67. http://www.sos-afp.org/fr/node/27106
  68. "Pierre Louette quitte l'AFP pour France Télécom", dans Le Monde du 24.02.2010 [17]
  69. Communiqué des syndicats CGT, FO, SNJ, CGC, SUD et CFTC de l’AFP
  70. Quand la majorité devient "une partie", la minorité minore, Communiqué CGT toutes catégories de l'AFP [18]
  71. "Le gouvernement doit laisser l’AFP travailler", site de la CFDT-Journalistes[19]
  72. Élections au CA de l'AFP
  73. a et b "L’AFP en sale État" par FRÉDÉRIQUE ROUSSEL, dans Libération du 25 août 2011 [20]
  74. "Crise de gouvernance à l'AFP. Changement de statuts ou main mise de l'État ? Pour les salariés de l'agence de presse, qui ont voté à 88% une motion de défiance contre leur P.-D.G. Emmanuel Hoog, leur indépendance est en danger", par Richard Sénéjoux, dans Télérama du 07/09/2011 [21]
  75. "Tensions à l'AFP autour d'une éventuelle réforme de son statut", dans L'Express du 31/08/2011 [22]
  76. Canard Enchaîné du 17 août 2011 [23]
  77. "La motion de défiance contre le PDG de l'AFP adoptée à 88%", par Xavier Ternisien dans Le Monde du 08.09.2011 [24]
  78. "Grève de 24 heures à l'AFP sur le statut de l'agence", dépêche Reuters du 14/9/2011 sur le site Le Point [25]
  79. Résultats officiels
  80. Coup de force et règlement de comptes au service des cours ECO - matières premières [26]
  81. http://www.humanite.fr/node/337189
  82. Présentation du système IRIS par son concepter, CapGemini [27]
  83. a et b Loi no 57-32 du 10 janvier 1957 portant statut de l'Agence France-Presse [28]
  84. "Les députés approuvent en commission la réforme du statut de l'AFP", par l'AFP, le 10/12/2014 [29]
  85. Presse. La réforme du statut de l'AFP approuvée par les députés en commission, Ouest-France [30]
  86. a et b "Nouvelle proposition de loi sur le statut : l'AFP, combien de filiales ?", sur le site du Syndicat national des journalistes CGT [31]
  87. Retrouvez l'AFP sur Facebook
  88. Aldo Cardoso, « Mission Cardoso sur la gouvernance des aides à la presse »,‎ 2010
  89. Conseil d'État, Assemblée générale – Avis no 370.252 – 10 juin 2004 : « Il résulte de l’ensemble des dispositions de la loi du 10 janvier 1957, rapprochées des termes de l’exposé des motifs et éclairées par les travaux parlementaires, que l’Agence France-Presse présente le caractère d’un organisme de droit privé sui generis. » Consulté le 2 avril 2013
  90. a, b, c et d http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000315388
  91. http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-cedu/14-15/c1415020.asp
  92. « Frédéric Lefebvre : un sarkozyste contre l'AFP », L'Express,‎ 9 mai 2008 (consulté le 26 décembre 2009)
  93. « L'UMP accuse l'AFP de rouler pour Ségolène Royal », Rue 89,‎ 2 mai 2008 (consulté le 26 décembre 2009)
  94. « Quand Sarkozy parle, l’AFP claque des talons », ACRIMED,‎ 26 janvier 2006 (consulté le 26 décembre 2006)
  95. « A l’AFP, la police n’a qu’à passer commande ! », ACRIMED,‎ 28 octobre 2005 (consulté le 26 décembre 2006)
  96. http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2008-05-23/afp-la-polemique-rebondit-sur-la-privatisation/1253/0/247521
  97. http://www.cbnews.fr/medias/afp-michel-francaix-remet-son-pre-rapport-a1010295
  98. Avis n⁰3806 présenté au nom de la commission des affaires culturelles et de l'éducation sur le projet de loi de finances pour 2012, tome VII, Médias, livre et industries culturelles : presse, par Michel Françaix, député
  99. http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/l-afp-fixe-les-regles-de-participation-de-ses-journalistes-aux-reseaux-sociaux_1040280.html
  100. Jean Huteau et Bernard Ullmann, AFP, une histoire de l'Agence France-Presse, 1944-1990, p. 444
  101. http://www.capresse.org/?p=1964
  102. http://www.precisement.org/blog/+Deboires-financiers-de-la-presse+.html
  103. http://www.generation-nt.com/afp-google-news-actualites-contenu-protege-plainte-actualite-15544.html
  104. http://www.afp.com/fr/agence/communiques-presse-newsletter/lafp-ouvre-un-blog-dedie-la-securite
  105. http://www.cbnews.fr/medias/afp-la-securite-avant-tout-a1016384
  106. Emmanuel Hoog réélu pour trois ans à la présidence de l'AFP. Consulté le 4 avril 2013
  107. [32]2012 - Huit prix remportés par des photographes de l'AFP au POYi.
  108. http://geopolis.francetvinfo.fr/les-photographes-de-lafp-primes-en-2012-a-travers-le-monde-9325
  109. http://www.poyi.org/70/70WinnersList.html
  110. [33] Philippe Lopez remporte le 1er prix POYi
  111. [34]Photo de Philippe Lopez 1er prix POYi 2014
  112. Notice du fonds en salle des inventaire virtuelle des Archives nationales