Bernard Lacombe

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Bernard Lacombe
Bernard Lacombe en 2012.jpg
Bernard Lacombe en 2012
Situation actuelle
Équipe Conseiller spécial du président de l'Olympique lyonnais
Biographie
Nom Bernard Lacombe
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 15 août 1952 (61 ans)
Lieu Lyon (France)
Période pro. 1969-1989
Poste Avant-centre
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1969-1978 Drapeau de la France Olympique lyonnais 230 (128)
1978-1979 Drapeau de la France AS Saint-Étienne 32 (14)
1979-1987 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux 265 (122)
1969-1987 Total 527 (264)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1973-1984 Drapeau : France France 38 (12)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1996-2000 Drapeau de la France Olympique lyonnais
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Bernard Lacombe est un dirigeant de l'Olympique lyonnais et un ancien footballeur français né le 15 août 1952 à Lyon.

Bernard Lacombe est l’attaquant français le plus prolifique de l’histoire du championnat de France, avec 255 buts inscrits entre 1970 et 1987. Il n’est devancé que par l’avant-centre argentin Delio Onnis, qui a atteint la marque des 299 buts. De plus, Bernard Lacombe était considéré comme un attaquant complet, sachant jouer le rôle du passeur, comme attaquant en pivot ou même d'ailier.

Triple champion de France avec les Girondins de Bordeaux dans les années 1980, il remporte également avec l'équipe de France le championnat d'Europe 1984.

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Olympique lyonnais[modifier | modifier le code]

Bernard Lacombe débute sa carrière en 1969 dans le club de sa ville natale, l’Olympique lyonnais, dont il est supporter. Il partage alors le vestiaire avec son idole de l’époque[réf. nécessaire], Fleury Di Nallo, « le petit prince de Gerland ». Avec Serge Chiesa, ce duo de poche marque l’histoire du club en remportant en 1973 la troisième coupe de France de l'histoire du club. Lors de la finale face au FC Nantes, champion en titre, Bernard Lacombe se distingue en marquant le second but de l’OL, après avoir contrôlé le ballon de la main[1]. De nouveau finalistes en 1976, les Lyonnais ne connaissent pas la même réussite et s’inclinent devant l’Olympique de Marseille (2-0).

L’idylle de Bernard Lacombe avec son club formateur prend fin de manière assez soudaine, lors de l’été 1978. L’Olympique Lyonnais, qui vient d'échapper de peu à la relégation, est à court de liquidités et doit se résoudre à se séparer de ses meilleurs éléments. Auteur de 24 réalisations lors du dernier championnat et devenu titulaire en équipe de France, Bernard Lacombe est transféré à l'AS Saint-Étienne, le grand club rival.

AS Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Sa saison dans le Forez est notamment marquée par son retour au stade de Gerland avec les Verts. À son arrivée, Bernard Lacombe se trompe de vestiaire, se dirigeant vers celui réservé aux joueurs lyonnais. Malgré l’ovation du public lors de son entrée sur le terrain, le néo-stéphanois passe au travers de son match. Il reconnaît par la suite avoir « assisté à une très jolie rencontre. J’étais idéalement placé, beaucoup mieux que le public, puisque j’étais sur le terrain ! »[2]. Sous les couleurs vertes, l'avant-centre fait une saison correcte, ne marquant « que » 14 buts, mais n'est cependant pas étranger à la belle réussite de Dominique Rocheteau qui, lui, réussit sa plus prolifique saison (21 buts) ; l' « Ange Vert » a souvent déclaré dans des interviews que le jeu collectif de Bernard Lacombe lui avait permis de réussir cette performance. Toutefois, l'arrivée à l'été 1979 dans le club du Forez de Johnny Rep et la volonté de Robert Herbin de jouer avec une attaque Rocheteau - Rep - Zimako pousse Lacombe sur la touche et entraîne donc son départ, après seulement une seule saison chez les Verts, pour les Girondins de Bordeaux

Girondins de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Si la première saison en Gironde de Bernard Lacombe est un peu décevante, avec seulement onze buts (soit son plus faible rendement depuis la saison 1975 – 1976), la suite des événements donne raison aux dirigeants bordelais.

Durant l’été 1980, Bernard Lacombe fait part au président bordelais de l’époque, Claude Bez, de l’estime qu’il porte à son ancien entraîneur à Lyon, Aimé Jacquet[réf. nécessaire]. Fort de ces recommandations, Bez recrute le jeune coach lyonnais. L’arrivée d’Aimé Jacquet coïncide avec la meilleure période de la carrière de Bernard Lacombe : entre les saisons 1980 et 1985, l’attaquant marque entre 17 et 22 buts par saison de championnat et accompagne la montée en puissance de l'équipe, aux côtés notamment de Jean Tigana et d'Alain Giresse. Après avoir terminé à la seconde place lors de la saison 1982-1983, les Girondins de Bordeaux célèbrent leur deuxième titre de champion de France lors de l’exercice 1983-1984, le premier pour Bernard Lacombe. La saison suivante, les joueurs bordelais conservent leur titre, ce qui n’avait plus été réalisé depuis la domination stéphanoise du milieu des années 1970.

Si les deux dernières saisons de Bernard Lacombe sont couronnées de succès collectifs, avec le gain de la coupe de France en 1986 et surtout le doublé Championnat-Coupe en 1987, les performances du joueur déclinent nettement. Retiré de l’équipe nationale, de moins en moins aligné en club par Aimé Jacquet, et ayant perdu sa remarquable efficacité, Bernard Lacombe décide de mettre fin à sa carrière de joueur professionnel à l’issue de la saison 1986-1987.

Carrière internationale[modifier | modifier le code]

La carrière internationale de Bernard Lacombe démarre le 8 septembre 1973, lors d’un match amical contre la Grèce au Parc des Princes. Titulaire, le joueur lyonnais participe à la construction du premier but français.[Quoi ?] La rencontre se solde par une victoire 3 buts à 1 des joueurs du nouveau sélectionneur Stefan Kovacs[3] . Lors de sa deuxième cape, contre la Tchécoslovaquie, Bernard Lacombe inscrit ses deux premiers buts en sélection[4] .

L’avant-centre devient un habitué des rassemblements de l’équipe de France, totalisant 38 sélections et 12 buts sous le maillot bleu. Il était durant la période 1976-1982 considéré comme le titulaire indiscutable du poste d'avant-centre des Bleus, encadré par les deux ailiers Dominique Rocheteau et Didier Six, et ce, malgré la récurrente mise en cause de son efficacité. Il participe notamment à la coupe du monde 1978, qui marque le retour de la France après douze ans d’absence. Bernard Lacombe devient le buteur le plus rapide lors d’un match de coupe du monde, grâce à son but contre l’Italie après 38 secondes de jeu[5]. Ce but n'empêche pas l’Italie de remporter la rencontre (2-1), et la France d'être éliminée à l'issue de la phase de poules.

La participation de Bernard Lacombe au bon parcours français lors du mondial 1982 est plus modeste. En effet il n’inscrit pas le moindre but au cours de la compétition, et se blesse même lors de la première rencontre du second tour, ce qui l’empêcha de participer à la mythique demi-finale de Séville contre la RFA.

S’il ne marque pas non plus lors de l’Euro 1984, il tient un rôle important dans la conquête du titre par l’équipe de France. Bernard Lacombe est titulaire lors de la demi-finale et la finale, au cours de laquelle il provoque le coup-franc victorieux de Michel Platini (bien aidé par le gardien espagnol, Luis Arconada). Il annonce sa retraite internationale à l’issue de la compétition.

Carrière de dirigeant[modifier | modifier le code]

Sa carrière de footballeur terminée, Bernard Lacombe est recruté par Jean-Michel Aulas. Le nouveau président de l'Olympique lyonnais, qui découvre le monde du football, souhaite en effet s’entourer « d’anciens de la maison » afin de reconstruire un club descendu en deuxième division. Bernard Lacombe est ainsi nommé directeur sportif lors de la saison 1988-1989, Raymond Domenech devenant coach de l’équipe première. Tous deux parviennent à faire remonter le club en première division.

Au fil des années, le rôle de Bernard Lacombe évolue au sein de l’organigramme lyonnais. Bien que n’ayant aucune expérience du coaching, il est nommé entraîneur après la 14ème journée de la saison 1996-1997 lors d'une défaite contre l’AJ Auxerre sur le score de 7 buts à 0, le président lyonnais décidant de renvoyer le coach en place, Guy Stéphan[6].

Sous sa direction, l’Olympique lyonnais termine la saison 1996-1997 à la huitième place, qualificative pour la coupe intertoto. Les résultats s'améliorent chaque année, avec l’obtention de la sixième place en 1998, puis de la troisième place en 1999 et 2000. Finalement, lassé de la pression inhérente au poste d’entraîneur, Bernard Lacombe préfère reprendre son rôle de directeur sportif à l’issue de la saison 1999-2000, et se voit remplacé par Jacques Santini.

Aujourd’hui considéré[évasif] comme le bras droit de Jean-Michel Aulas, son poste étant rebaptisé « conseiller du président », Bernard Lacombe est notamment chargé du recrutement du club. Bénéficiant du travail de prospection de l’ancien défenseur brésilien Marcelo, il est à l’origine de la venue à Lyon de joueurs tels que Juninho Pernambucano, Edmílson, Michael Essien ou Mahamadou Diarra. Bernard Lacombe est un élément majeur de la réussite du club dans les années 2000. Toutefois, l’instabilité du poste d’entraîneur lui est souvent imputée, les différents techniciens lui reprochant une trop grande ingérence dans leurs prérogatives[réf. nécessaire]. Ses désaccords avec Gérard Houllier poussent notamment Jean-Michel Aulas à intervenir devant la presse, déclarant que ceux-ci s’entendent comme « larrons en foire »[7] . Le départ de Gérard Houllier est cependant annoncé quelques mois plus tard.

Lundi 25 mars 2013 sur l'antenne de RMC, interrogé par une femme sur le niveau de jeu de Karim Benzema, Bernard Lacombe tient des propos machistes : « Je ne discute pas avec les femmes de football. Je le dis parce que c'est mon caractère. C'est comme ça. Qu’elles s'occupent de leurs casseroles et puis ça ira beaucoup mieux »[8].

Distinction[modifier | modifier le code]

Bernard Lacombe est représenté sur la fresque des Lyonnais, au côté d'autres personnalités de la ville telles que l’Abbé Pierre, Frédéric Dard ou Paul Bocuse.

Clubs successifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Statistiques saison par saison[modifier | modifier le code]

Saison Club Championnat Coupe d'Europe Équipe de France
1969 - 1970 Olympique lyonnais 5 matchs / 1 but - -
1970 - 1971 Olympique lyonnais 3 matchs - -
1971 - 1972 Olympique lyonnais 36 matchs / 19 buts - -
1972 - 1973 Olympique lyonnais 35 matchs / 23 buts - -
1973 - 1974 Olympique lyonnais 31 matchs / 13 buts 4 matchs / 1 but (C2) 3 match / 2 buts
1974 - 1975 Olympique lyonnais 27 matchs / 17 buts 4 matchs / 4 buts (C3) 1 match
1975 - 1976 Olympique lyonnais 16 matchs / 5 buts -
1976 - 1977 Olympique lyonnais 36 matchs / 21 buts - 6 matchs / 1 but
1977 - 1978 Olympique lyonnais 33 matchs / 24 buts - 6 matchs / 1 but
1978 - 1979 AS Saint-Étienne 32 matchs / 14 buts - 2 matchs / 3 buts
1979 - 1980 Girondins de Bordeaux 33 matchs / 11 buts - 4 matchs / 1 but
1980 - 1981 Girondins de Bordeaux 34 matchs / 18 buts - 3 matchs / 1 but
1981 - 1982 Girondins de Bordeaux 33 matchs / 17 buts 3 matchs / 1 but (C3) 7 matchs / 2 buts
1982 - 1983 Girondins de Bordeaux 33 matchs / 20 buts 6 matchs (C3)
1983 - 1984 Girondins de Bordeaux 35 matchs / 18 buts 2 matchs (C3) 6 matchs / 1 but
1984 - 1985 Girondins de Bordeaux 36 matchs / 22 buts 8 matchs / 3 buts (C1) -
1985 - 1986 Girondins de Bordeaux 23 matchs / 7 buts 1 match (C1) -
1986 - 1987 Girondins de Bordeaux 16 matchs / 5 buts 2 matchs (C2) -

Carrière de manager[modifier | modifier le code]

Saison Club Poste Division
1988 - 1996 Olympique lyonnais Drapeau de la France Directeur sportif Ligue 1
1996 - 2000 Olympique lyonnais Drapeau de la France Entraîneur de l'équipe première Ligue 1
2000 - 2013 Olympique lyonnais Drapeau de la France Conseiller Sportif spécial du président du club
& Manager Général
Ligue 1

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Delage et Richard Place, Olympique Lyonnais, Calmann-Lévy, mars 2007, 18 p. (ISBN 978-2-7021-3729-1)
  2. Cyril Collot et Sébastien Vuagnat, Histoires du derby OL/ASSE, La Taillanderie, décembre 2004, 44 p. (ISBN 2-87629-295-5)
  3. Feuille de match de France-Grèce 1973, fff.fr
  4. Feuille de match de Tchécoslovaquie-France 1973, fff.fr
  5. Le record du but le plus rapide lors d’un match de coupe du monde est aujourd’hui détenu par le turc Hakan Şükür, grâce à un but marqué après 10,8 secondes de jeu contre la Corée du Sud, lors du match pour la troisième place de la Coupe du monde de 2002.
  6. Nicolas Delage et Richard Place, Olympique lyonnais : les coulisses d'une réussite, Calmann-Lévy, mars 2007, 53 p. (ISBN 978-2-7021-3729-1)
  7. http://www.lequipe.fr/Football/breves2007/20070504_091914Dev.html
  8. http://www.lyoncapitale.fr/Journal/univers/Actualite/Actualites/OL-Lacombe-les-femmes-et-les-casseroles-le-buzz-du-jour
  9. « Tous les joueurs de l'équipe de France », sur FFF.fr

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]