Jacques Georges

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Jacques Georges

Naissance 30 mai 1916
Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges)
Décès 25 février 2004 (à 87 ans)
Saint-Maurice-sur-Moselle
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Dirigeant du football
Activité principale
Président de la FFF (1968-1972)
Président de l'UEFA (1983-1990)

Jacques Georges est un sportif et responsable du football français, né le 30 mai 1916 à Saint-Maurice-sur-Moselle dans les Vosges et mort (dans le même village où il est également inhumé[1]) le 25 février 2004 à l'âge de 87 ans.

Jacques Georges œuvre, au cours d’une longue carrière, au service du football français, européen et mondial, notamment comme président de la Fédération française de football puis de l'Union des associations européennes de football.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien international universitaire de football et diplômé d'HEC[2], Jacques Georges débute sa carrière de dirigeant au FC Nancy avant de prendre en main la Ligue de Lorraine de football en 1959, puis d'être élu président de la Fédération française de football le 21 décembre 1968[3]. Le 29 mars 1970, c'est sous son impulsion que le conseil fédéral de la FFF reconnait officiellement le football féminin[4]. En 1972, il quitte les deux postes, laissant sa place à Fernand Sastre à la FFF.

En 1983, il prend la tête de l’Union des associations européennes de football (UEFA) à la mort accidentelle d’Artemio Franchi. Il devint ainsi le premier Français élu à cette fonction dans laquelle il fut confirmé au congrès de Paris en 1984, puis en 1986 pour quatre années lors du Congrès de Cascais au Portugal. Durant son second mandat, il dut faire face au drame du Heysel en Belgique en mai 1985, qui fit 39 morts et plusieurs centaines de blessés lors de la finale de la Coupe des clubs champions européens 1984-1985 opposant les équipes de Liverpool et de la Juventus. Il sort très affecté de cette explosion de violence dans le football. Il commet une énorme bévue en 1989 suite à la Tragédie de Hillsborough en qualifiant les supporters de Liverpool de "bêtes", ce qui lui attire les foudres de la presse britannique[réf. nécessaire]. En 1990, il décide de quitter la présidence de l’UEFA dont il devient président d’honneur, le suédois Lennart Johansson lui succédant à cette fonction[5].

Du 29 novembre 1993 au 19 février 1994, il occupe de nouveau le poste de président de la Fédération française de football, le temps d’assurer l’intérim après la démission de Jean Fournet-Fayard. Vice-président de la Fédération internationale de football association (FIFA), il en dirige la commission des finances et joue un rôle très actif dans l'obtention de la coupe du monde 1998 à la France[6], dont il participe au comité d’organisation. Il est le seul Français à avoir occupé ce poste jusqu'à l'élection de Michel Platini le 26 janvier 2007. À l'occasion de son élection, ce dernier déclare « avoir une grosse pensée pour Jacques Georges »[7].

Il s'éteint le 25 février 2004 à l'âge de 87 ans.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi,‎ 2011, 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 272.
  2. Jacques Georges en bref, fifa.com
  3. 90 ans d'histoire et dix présidents, fff.fr
  4. Duringer : "Ce Trophée récompense beaucoup de travail", fff.fr
  5. GEORGES, archivesnationales.culture.gouv.fr
  6. décès de Jacques Georges, ancien président de la FFF et de l'UEFA, fifa.com
  7. France Football, no 3064, mardi 28 décembre 2004, pages 46-47