Gaston Calmette
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| Gaston Calmette | |
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Gaston Calmette
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| Naissance | 30 juillet 1858 Montpellier |
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| Décès | 16 mars 1914 Paris |
| Profession | Journaliste |
Gaston Calmette, né à Montpellier (Hérault) le 30 juillet 1858[1] et mort assassiné à Paris le 16 mars 1914, est un journaliste français.
Biographie [modifier]
Directeur du quotidien Le Figaro à partir de 1903, il lance, en janvier 1914, à l'instigation de Louis Barthou et Raymond Poincaré, une virulente campagne contre Joseph Caillaux, ministre des Finances dans le gouvernement Doumergue.
« Tragique épilogue d'une querelle politique.
Mme Caillaux, femme du ministre des finances, tue à coups de revolver M. Gaston Calmette, directeur du Figaro. »
Excédée par cette campagne, l'épouse du ministre, Henriette Caillaux, après la publication par Calmette d'une lettre signée "Ton Jo" que l'homme politique avait adressée à sa future épouse, alors qu'elle n'était encore que sa maîtresse et qu'il était marié à Berthe Gueydan[2], se rend à la rédaction du journal, tue son directeur, qui venait de recevoir l'écrivain Paul Bourget, en vidant le chargeur de son pistolet automatique (un Browning modèle sac à main caché dans son manchon)[3]. Le scandale entraîne dès le lendemain la démission du ministre.
Gaston Calmette est le frère aîné du bactériologiste Albert Calmette (1863-1933).
Marcel Proust lui dédia le premier volume de À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann.
Références [modifier]
- Acte n°832, année 1858, état civil de Montpellier
- Christophe Deloire, Christophe Dubois, Sexus Politicus, Albin Michel, 2006 (ISBN 2226172556), p. 27
- Frédéric Mitterrand, Un jour dans le siècle, Robert Laffont, 2011, 320 p. [lire en ligne]