Paul Marion

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Paul Marion à la tribune lors de la première réunion du Parti populaire français au théâtre municipal de Saint-Denis en 1936.

Paul Marion, né le à Asnières et mort le à Paris, est un journaliste français, militant communiste devenu l'un des fondateurs du Parti populaire français (PPF), d'inspiration fasciste, et membre du gouvernement de Vichy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Membre du Parti communiste français en 1922, il fait partie du comité central du PCF en 1926 et devient secrétaire de la section Agit-prop. De 1927 à 1929, il appartient au bureau de propagande du Komintern à Moscou. En 1929, il rompt avec le PC et rejoint la SFIO, puis l’Union socialiste républicaine (USR) ; il compte alors parmi les pacifistes de la gauche néo-socialiste (Notre Temps).

En 1936, joint les rangs du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, où il est rédacteur en chef de L’Émancipation nationale, puis de La Liberté. Il quitte le PPF en 1939 après avoir été mobilisé, mais il est de retour en janvier 1941 à la suite d'une intervention d'Otto Abetz, l'ambassadeur d'Allemagne à Paris, en sa faveur. Le 11 août 1941, il est nommé secrétaire général à l’Information et à la Propagande sous le régime de Vichy. À ce titre, il ambitionne de « former un français d'un type nouveau, comme un sculpteur devant la glaise, comme un créateur[1] ». En 1944, il devient secrétaire d’État auprès du maréchal Pétain, qu'il suit en Allemagne à Sigmaringen.

Condamné à dix ans de prison le 14 décembre 1948 et gracié en 1953 pour des raisons médicales, il meurt de maladie en 1954.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Crise financière, la faillite du cartel, le programme communiste, Bureau d'éditions, de diffusion et de publicité, 1926.
  • Deux Russies, Nouvelle société d'édition, 1930.
  • Socialisme et nation, Imprimerie du Centaure, 1933.
  • Programme du Parti populaire français, Les Œuvres françaises, 1938.
  • Leur combat : Lénine, Mussolini, Hitler, Franco, Fayard, 1939 ; 1941.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Discours de Toulouse, le .