Georges Goyau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Georges Goyau

Description de cette image, également commentée ci-après

Georges Goyau en 1922

Naissance Orléans, Loiret, Drapeau de la France France
31 mai 1869
Décès 25 octobre 1939 (à 70 ans)
Bernay, Eure, Drapeau de la France France
Nationalité Flag of France.svg Français
Profession Historien
Essayiste

Georges Goyau, né le 31 mai 1869 à Orléans et mort le 25 octobre 1939 à Bernay, est un historien et essayiste français, spécialiste de l'histoire religieuse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études secondaires au lycée d’Orléans, puis vient à Paris au lycée Louis-le-Grand. Il est reçu au concours de l’École normale supérieure.

Reçu premier à l'agrégation d'histoire et géographie en 1891[1], il devient membre de l’école française de Rome en 1892.

À partir de 1894, il collabore à la Revue des deux Mondes et publie un grand nombre d'ouvrages sur l'histoire de l'Église catholique romaine, dont L’Allemagne religieuse : le protestantisme et le catholicisme, L’Église libre dans l’Europe libre, Les Origines religieuses du Canada, L’Effort catholique dans la France d’aujourd’hui, Le Catholicisme, doctrine d’action, Le premier demi-siècle de l'Apostolat des Picpuciens aux îles Gambier (Beauchesne, Paris. 1928).

Le 10 novembre 1903, il épouse Lucie Faure, fille de Félix Faure[2] puis, en secondes noces, la romancière catholique Juliette Heuzey, qui publiera en 1947 un livre sur sa vie et son œuvre[3].

En 1922, il est élu membre de l'Académie française, et en devient le secrétaire perpétuel en 1938.

L'hostilité de Georges Goyau aux francs-maçons[modifier | modifier le code]

Dans son livre L’idée de Patrie et l’humanitarisme, il explique, en citant des sources maçonniques, que la franc-maçonnerie a en France servi les intérêts de la Prusse avant la guerre de 1870[4] et à l'insu des maçons[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1891 Chronologie de l’Empire romain
  • 1892 Du toast à l’Encyclique (avec B. et J. Brunhes)
  • 1893 Le Pape, les catholiques et la question sociale (sous le pseudonyme[6] de Léon Grégoire)
  • 1894 Lexique des antiquités romaines (sous la direction de R. Cagnat)
  • 1895 Le Vatican, les Papes et la Civilisation (avec P. Fabre et A. Pératé)
  • 1897-1912 Autour du catholicisme social, 5 vol.
  • 1898 L’Allemagne religieuse : le Protestantisme
  • 1899 La Franc-maçonnerie en France
  • 1899-1906 L’École d’aujourd’hui, 2 vol.
  • 1900 L’Église romaine et les courants politiques du siècle
  • 1900 Lendemains d’unité : Rome, Royaume de Naples
  • 1903 Les Nations apôtres : vieille France, jeune Allemagne
  • 1905-1909 L’Allemagne religieuse : le Catholicisme, 4 vol.
  • 1907 Jeanne d’Arc devant l’opinion allemande
  • 1911-1913 Bismarck et l’Église. Le Kulturkampf, 4 vol.
  • 1913 L’Idée de patrie et l’humanitarisme
  • 1913 Essai d’histoire française (1866-1901)
  • 1917 Les Catholiques allemands et l’Empire évangélique
  • 1918 Les Dames de la Charité de Monsieur Vincent
  • 1918 Le Cardinal Mercier[7]
  • 1919 Une Ville-Église : Genève, 2 vol.
  • 1919 L’Église libre dans l’Europe libre
  • 1920 Les Étapes d’une gloire religieuse : Sainte Jeanne d’Arc
  • 1921 Le Catholicisme, doctrine d’action
  • 1921 La Pensée religieuse de Joseph de Maistre
  • 1921 Portraits catholiques
  • 1921 Précurseurs
  • 1921 Histoire religieuse de la France (sous la direction de Gabriel Hanotaux)
  • 1921 Sainte Mélanie (383-439)[8],
  • 1922 Papauté et Chrétienté sous Benoît XV
  • 1923 La Vie des livres et des âmes
  • 1923 Ozanam
  • 1923 Un grand missionnaire : le cardinal Lavigerie
  • 1923 Orientations catholiques
  • 1924 Une épopée mystique. Les origines religieuses du Canada[9],
  • 1925 Les Martyrs de la Nouvelle-France, Extraits des Relations et Lettres des missionnaires Jésuites.[10] (avec Georges Rigault)
  • 1926 Le Visage de Rome chrétienne
  • 1926 L’Effort catholique dans la France d’aujourd’hui
  • 1927 Saint Bernard
  • 1927 Mgr Augouard
  • 1928 Saint Louis, Louis de Poissy, Louis de France. Nobles vies, grandes œuvres[11]
  • 1928-1936 L’Église en marche, 6 volumes
  • 1929 Un roman d’amitié entre deux adversaires politiques : Falloux et Persigny[12],
  • 1929 Dieu chez les Soviets
  • 1929 De Constantin au traité de Latran : Rome chrétienne, son visage, son organisation[13]
  • 1929 Un grand “homme” : Mère Javouhey, apôtre des Noirs
  • 1932 Les Prêtres des Missions étrangères[14],
  • 1932 Le Cardinal Lavigerie. Un grand missionnaire., Paris, Éditions Plon, 1932, 271 pages.
  • 1933 Les Grands Desseins missionnaires d'Henri de Solages (1786-1832)
  • 1935 Une fondatrice d’institut missionnaire : Mère Marie de la Passion et les Franciscaines missionnaires de Marie
  • 1936 Les Sœurs de Notre-Dame des Apôtres
  • 1937 La Congrégation du Saint-Esprit
  • 1938 La Congrégation de la Mission des Lazaristes
  • 1938 La Normandie bénédictine, pirates vikings et moines normands. [15]
  • 1940 Le Christ[16]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Juliette Heuzey, Dieu premier servi. Georges Goyau : sa vie et son œuvre (Paris, 1947).
  • Jérôme Grondeux, Georges Goyau (1869–1939) : un intellectuel catholique sous la IIIe République (Rome: École française de Rome. 2007) (Collection de l'École française de Rome, 38).
  • Victor Giraud, Georges Goyau, l'homme et l'Œuvre, Paris, Librairie académique Perrin et Cie, 1922.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notices d'autorité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1950 », sur Ressources numériques en histoire de l'éducation (consulté le 19 juin 2014).
  2. Le 10 novembre 1903, Georges Goyau, âgé de trente-quatre ans, épouse Lucie Félix-Faure en l'église Saint-Honoré d'Eylau. [1]
  3. Cf. bibliographie.
  4. Paul Copin-Albancelli, La Guerre occulte. Les Sociétés secrètes contre les nations, Paris, Perrin et Cie, 1925, p. 162
  5. Paul Copin-Albancelli, La Guerre occulte. Les Sociétés secrètes contre les nations, Paris, Perrin et Cie, 1925, p. 155
  6. « Les sciences religieuses de François Laplanche », sur Google Books (consulté le 15 juin 2009)
  7. Le Cardinal Mercier, Paris, Éditions Flammarion, coll. les grands cœurs, 1930, 202 pages
  8. Sainte Mélanie (383-439), Paris, Édition Victor Lecoffre, 1921, 211 pages
  9. Une épopée mystique. Les origines religieuses du Canada, Éditions Bernard Grasset, 1924, 285 pages
  10. Martyrs de la Nouvelle-France. Extraits des Relations et Lettres des missionnaires Jésuites. Paris, Éditions SPES, 1925, 283 pages
  11. Paris, Éditions Plon, 1928, 126 pages
  12. Ernest Flammarion, 1928, 245 pages
  13. De Constantin au traité de Latran : Rome chrétienne, son visage, son organisation, Paris, Éditions Flammarion, 1929, 285 pages
  14. Les prêtres des Missions étrangères, Paris, Éditions Gresset, 1932
  15. La Normandie bénédictine, Pirates vikings et moines normands. Paris, éditions Plon, 1940, 240 pages
  16. Le Christ, Paris, Flammarion, 1940.