Muhlbach-sur-Bruche

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Muhlbach-sur-Bruche
La mairie.
La mairie.
Blason de Muhlbach-sur-Bruche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Molsheim
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
Christine Moritz
2014-2020
Code postal 67130
Code commune 67306
Démographie
Population
municipale
650 hab. (2011)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 01″ N 7° 17′ 55″ E / 48.5169, 7.298648° 31′ 01″ Nord 7° 17′ 55″ Est / 48.5169, 7.2986  
Altitude Min. 228 m – Max. 620 m
Superficie 8,38 km2
Localisation

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Muhlbach-sur-Bruche
Liens
Site web http://www.muhlbachsurbruche.fr

Muhlbach-sur-Bruche est une commune française située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Strasbourg et tout près de Lutzelhouse.

Ses habitants s'appellent les Muhlbachois et Muhlbachoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Proximitié de la route départementale.
Le ruisseau du Muhlbach.

Le village se trouve dans la Vallée de la Bruche, à proximité du bois du Hahnenberg, un sommet des Vosges moyennes culminant à 645 m.

Il est implanté au bord d'un axe routier important, l'ancienne route nationale 420 reliant Épinal à Molsheim, déclassée en 2006 pour devenir la RD 420. Néanmoins, le trafic est important : en 2004, on dénombrait en moyenne 13 400 véhicules par jour à la hauteur de Muhlbach[1]. Le village fait partie du canton et de l'arrondissement de Molsheim.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • La Bruche
  • Le Muhlbach
Vue sur le village du Muhlbach-sur-Bruche.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine le village fait partie des domaines des comtes d'Eguisheim-Dabo. Vers 1150 l'abbaye de Neuwiller y possède des propriétés, de même que le monastère de Neubourg qui possède une cour domaniale. Demeurant sous la dépendance des seigneurs de Girbaden, lesquels possèdent un château dans la vallée de la Magel, le village partage le destin avec le bailliage de Schirmeck. À partir de 1504, l'évêque de Strasbourg engage ses biens dans la région à plusieurs familles, aux Rathsamhausen zum Stein puis aux Rohan de 1719 jusqu'à la Révolution. Dépendant de l’archiprêtré d'Obernai, Mulhbach est une filiale de la paroisse de Lutzelhouse jusqu'en 1742. Intégré en 1790 au canton de Rosheim, arrondissement de Sélestat, la commune est réunie au canton de de Molsheim par décret du 10 juillet 1928. Au XIXe siècle le canton connaît un essor grâce à l'industrialisation de la vallée de la Bruche. Deux tissages mécaniques, de même qu'une scierie sont installés. Soixante-dix pour cent du territoire communal est occupé par la forêt.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Muhlbach-sur-Bruche

Les armes de Muhlbach-sur-Bruche se blasonnent ainsi :
« Coupé : au premier parti au I de gueules aux neuf mâcles d'or ordonnées 3, 3 et 3 et au II d'hermine plain, au second d'or à la demi-roue de moulin de gueules posée en fasce. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Christine Moritz[3]   Directrice maison de retraite
mars 2001 2008 Pierre Kuntzmann    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 650 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
389 412 435 467 515 468 546 671 659
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
678 675 696 629 560 597 616 574 577
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
593 584 608 599 652 614 564 542 519
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
508 558 532 548 583 611 630 636 650
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de l'Assomption (1826)[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de l'Assomption
Petite fontaine au centre du village
Vue sur l'entrée du village

L'ancienne église baroque de 1721, agrandie en 1826, est totalement reconstruite en 1826. Cet édifice néo-gothique comprend un clocher de façade hors-œuvre, une nef unique et un chœur polygonal en retrait. À l'intérieur, l'orgue Stiehr-Mockers de 1881 comporte un buffet néo-gothique d'origine. L'église renferme également un bénitier roman provenant du château de Girbaden et une sculpture de la Vierge à l'Enfant en bois taillé doré, de la première moitié du XVIIIe siècle. Cet œuvre figure sur la liste des objets classés par les Monuments historiques depuis le 15 septembre 1971. Elle est aujourd'hui déclarée manquante[6]. Le clocher haut de 40 mètres abrite une cloche fondue en 1746 par Mathieu Edel de Strasbourg.

Fonts baptismaux (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Chapelle funéraire[modifier | modifier le code]

En 1861, une chapelle funéraire néo-gothique monumentale[7] – la plus grande d'Alsace –, caractéristique du mouvement architectural qui fleurit en Alsace sous le Second Empire, a été érigée à Muhlbach pour la famille du manufacturier Jean-Baptiste Muller et sa femme Caroline Baumlin, en complément de leur château[8]. Le vitrail est l'œuvre du maître verrier Baptiste Petit Gérard (1864). Aujourd'hui propriété privée, la chapelle a été inscrite sur la liste des monuments historiques par l'arrêté du 5 octobre 1992[9]. Certains spécialistes suggèrent que l'architecte, inconnu, pourrait en être Viollet-le-Duc[10].

Château du Mullerhof[modifier | modifier le code]

Ce bâtiment de tradition classique est construit en 1853 (cf. date sur une pierre près de l'angle sud-ouest) par M. Jean Baptiste Muller (Suivant une tradition familiale, par Caroline Baumlin son épouse et contre l'avis de son mari), fondateur d'une usine textile. Située sur la ban de Muhlbach, cette usine brûlée à la fin de la Seconde Guerre mondiale et reconvertie en usine de transformation plastique, procure également du travail aux familles d'Urmatt et de la région. Propriété de la famille jusqu'en 1983, le château abrite aujourd'hui une école privée de jeunes filles. Flanquée de deux tourelles, la façade principale du manoir est centrée sur un imposant avant-corps à trois côtés ; l'ensemble est couvert d'une toiture mansardée. On raconte que le grand escalier à double volute qui mène au premier étage était initialement conçu pour finir au second. L'architecte ayant commis une erreur de calcul, la deuxième partie qui ne tenait plus dans le château a dû être abandonnée. On a ainsi toujours accédé au deuxième étage par le seul escalier de service.

Croix rurale de 1844[modifier | modifier le code]

Le socle comprend l'inscription suivante :

«  Sehet auf den Urheber u. Vollender unseres Glaubens, Jesum, welcher die Freude die er genos, verlassen und den Kreustod erdultet hat. Hebr12,2 Es ist 40 Tage Ablass all jedem Christen der hier mit Andacht 5 Vaterunser und 5 Ave Maria und den Glaubel betet. Errichtet durch Anton Siat und seiner Ehefrau Catharina Weber in Muhlbach im Jahr 1844

Sur le rebord du dessus : «  heilige Catharina bittet fur uns »

Le sculpteur est André Sommer d'Urmatt

Catherine Weber : fille d'Antoine Weber ( 1755 à 1824), agriculteur, meunier, maire de Muhlbach, époux de Catherine Ollerjott ( 1751/1820), a construit en 1778 la maison de l'impasse du vieux moulin portant sur le linteau l'inscription AW 1778 CO

Se marie avec Antoine Siat, agriculteur, meunier et maire à son tour.

Quand il érige la croix en 1844, il a 65 ans et est veuf depuis 14 ans. Il y a associé son épouse ce qui permet de croire qu'il ne l'a pas oubliée. Il est mort en 1846 soit deux ans après la pose de la croix.

Économie[modifier | modifier le code]

Les ressources de la localité proviennent principalement de l'élevage, de l'exploitation forestière et autrefois de l'industrie textile.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Muhlbach-sur-Bruche », in La Haute vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 23-25 (ISBN 978-2-914528-13-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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