Bienne

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bienne (homonymie) et Biel/Bienne (homonymie).
Bienne
Biel
Blason de Bienne
Héraldique
Vue de Bienne depuis le lac.
Vue de Bienne depuis le lac.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Berne
Arrondissement Bienne
communes limitrophes
(voir carte)
Daucher-Alfermée, Evilard, Orvin, Vauffelin, Perles, Safnern, Orpond, Brügg, Port, Nidau
Maire Erich Fehr
Code postal 2501 à 2505
N° OFS 0371
Démographie
Gentilé Biennois(e)
Population 53 031 hab. (31 décembre 2013)
Densité 2 498 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 06″ N 7° 14′ 24″ E / 47.135, 7.2447° 08′ 06″ Nord 7° 14′ 24″ Est / 47.135, 7.24  
Altitude 434 m
Superficie 2 123 ha = 21,23 km2
Divers
Nom officiel Biel/Bienne
Nom français Bienne
Langues allemand (60 %), français (40 %)
Localisation

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Bienne

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Bienne
Liens
Site web www.biel-bienne.ch/fr/pub/bienne_accueil.cfm#.UhMIjX-yquo
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Bienne, appelée en allemand Biel et officiellement Biel/Bienne[3], est la dixième ville de Suisse. Située dans le canton de Berne, elle est le chef-lieu de l'arrondissement du même nom. La commune de Bienne compte 54 633 habitants en 2014.

Bienne se trouve au pied du flanc sud de la chaîne du Jura et partage avec la ville de Nidau la baie en aval du lac auquel elle a donné son nom, le lac de Bienne.

La ville de Bienne est jumelée à la ville allemande d'Iserlohn depuis 1959.

Elle fut, avec Neuchâtel, Yverdon-les-Bains et Morat, l'une des villes organisatrices d'Expo.02. À Bienne, presque tous les bâtiments construits pour l'exposition ont été détruits à la fin de celle-ci. Certains ont été déplacés : le bâtiment de « Territoire imaginaire » a été déménagé sur la rue Alexander-Schöni, devenant une salle de congrès et de spectacles qui concurrence le Palais des Congrès, à quelques mètres de là.

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Bienne mesure 21,23 km2[2].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La vieille ville, place du Ring.
  • Beaumont : le quartier de Beaumont surplombe la ville, sis au flanc de la montagne formant la première chaîne du massif du Jura. L'Hôpital de District ainsi que Wildermeth, un hôpital pour enfants, s'y trouvent. Le funiculaire Bienne-Evilard fait halte à Beaumont (voir : Dictionnaire du Jura)
  • Boujean (Bözingen)
  • Mâche (Mett)
  • Madretsch
  • Vigneules (Vingelz)
  • Tilleuls (Linde)
  • Rebberg/Vignoble
  • Neustadt Nord/Nouvelle ville nord
  • Neustadt Süd/Nouvelle ville sud
  • Champagne

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Bienne compte 53 000 habitants au 20 octobre 2011. Sa densité de population atteint 2 496,5 hab./km2.

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est grâce à l’archéologie que nous connaissons l’existence d’une agglomération sur le territoire de Bienne à l’époque romaine[4], . En 1846, on retrouve dans la source communément appelée « Source des Romains », des pièces de monnaie qui ont eu cours entre le Ier siècle av. J.-C. et le IVe siècle apr. J.-C..

En 1234, la mention de burgum de Biello apparaît dans un acte officiel. C’est depuis le XIIIe siècle et surtout depuis 1275, lorsqu’elle eut reçu de Rodolphe 1er de Habsbourg sa charte de franchises, que Bienne fut considérée comme une cité à part entière. Liée à d’autres villes (Soleure, Berne, Fribourg et Morat) par différents traités d’alliances, elle développa les structures de sa propre administration municipale et son indépendance, aussi bien à l’égard de son suzerain, le prince-évêque de Bâle, que de la protection bernoise.

En 1296, Bienne obtient sa première charte de pacification des mains du prince-évêque Peter Reich von Reichstein. En 1367, à la suite d'un conflit entre les habitants et la garnison épiscopale de Jean III de Vienne, un incendie ravage la ville. Au XVe siècle, la ville acquit le droit de lever des troupes en Ergüel. Elle participa à différentes guerres des Confédérés, ce qui lui valut d’être considérée comme leur alliée dès 1478 et de participer comme telle aux Diètes fédérales. En 1528, la ville adopte la Réforme, alors qu'en 1541 sévit la première épidémie de peste.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, on constate à Bienne, comme dans d’autres cités, une aristocratisation des familles gouvernantes de la ville. En 1747, une fabrique d'indienne est fondée au Pasquart. Au mois d'août 1796, le chancelier de la ville, Neuhaus, se rend à Paris pour obtenir du Directoire la création d'un canton de Bienne, formé de la ville et de l’Erguël (vallon de Saint-Imier, plus précisément une partie de l'actuel Jura bernois). En 1798, Bienne devint française. Depuis 1800, elle fut rattachée au département du Haut-Rhin jusqu'en 1815 où la ville est réunie au Canton de Berne et relève du district de Nidau. À partir de 1832, elle devint chef-lieu de son propre district puis, en 2010, c'est la petite ville voisine de Nidau qui la supplante comme chef-lieu de l'arrondissement administratif de Biel/Bienne.

En 1857, la première gare ferroviaire est inaugurée alors que la première usine à gaz voit le jour en 1862. Bienne est ainsi la première ville de Suisse disposant d'un éclairage au gaz. Entre 1900 et 1920, les communes avoisinantes de Vigneules, Mâche, Madretsch et Boujean fusionnèrent avec Bienne.

Depuis le milieu du XIXe siècle, grâce à l’implantation de l’industrie horlogère, la ville connut une poussée démographique et un développement urbain remarquables. Bienne devint aussi un point important des liaisons ferroviaires du Plateau suisse. En 1964, on observe un record de population, la ville de Bienne recense 64 848 habitants.

Politique[modifier | modifier le code]

Le pouvoir exécutif de la ville de Bienne est exercé par le conseil municipal. Il est composé de huit membres dont quatre à titre permanent et quatre à titre accessoire. Les conseillers municipaux à titre permanent sont en charge d'un département pour chacun d'entre eux tandis que les quatre membres à titre accessoire ne disposent pas d'un dicastère.

Les départements de l'exécutif dirigés par les conseillers municipaux permanents sont les suivants :

  • Direction des finances, dirigée par Erich Fehr, (SP) ;
  • Direction de la formation, de la prévoyance sociale et de la culture, dirigée par Pierre-Yves Moeschler, Parti socialiste romand (PSR) ;
  • Direction des travaux publics, dirigée par Hubert Klopfenstein, Parti radical-démocratique (FDP) ;
  • Direction de la sécurité, dirigée par Barbara Schwickert, Les Verts (Verts).

Les conseillers municipaux à titre accessoire sont les suivants :

Le pouvoir législatif de la ville de Bienne est exercé par le conseil de ville qui est composé de soixante membres qui se réunissent en principe mensuellement.

Le Conseil des affaires francophones du district bilingue de Bienne, communément appelé le CAF, est une institution politique non parlementaire qui a pour rôle d'exercer les compétences particulières attribuées par le canton de Berne à la minorité francophone des communes de Bienne et d'Evilard (Leubringen).

Économie[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Théâtre Municipal de la Ville de Bienne, le haut-lieu du théâtre et de l'opéra lyrique à Bienne.
  • Spectacles Français, communément appelé « Le Théâtre Palace », le grand théâtre de la ville de Bienne de langue française.
  • Théâtre du Carré Noir
  • Théâtre pour les petits, une salle de théâtre avec une programmation conçue pour les enfants
  • Espace Culturel Rennweg 26, institution culturelle qui propose des spectacles de théâtre, danse et musique
  • La Théâtrale de Bienne, troupe de théâtre francophone
  • Filmpodium Bienne, projection de films peu visibles dans les circuits commerciaux.
  • Société des Beaux-Arts
  • Visarte - Société des artistes visuels
  • Orchestre Symphonique Bienne / Soleure, orchestre symphonique
  • Bibliothèque de la Ville de Bienne
  • La Coupole, salle de concert autogérée par le Centre Autonome de Jeunesse de Bienne.
  • « Photoforum Pasquart », espace réservé à la photographie
  • « Odéon », café Art Deco, depuis 1930 lieu de rencontre de tous les Biennois

Musées[modifier | modifier le code]

  • Centre PasquArt Bienne - Centre d'art contemporain
  • Photoforum Pasquart - Galerie consacrée à la photographie
  • Musée Neuhaus - Musée d'art et histoire qui présente l'histoire de l’industrie et de l’horlogerie de Bienne ainsi que la vie bourgeoise au XIXe siècle, une cinécollection W. Piasio; Karl et Robert Walser, peintre et poète et enfin la collection Robert : aquarelles de flore et de faune; etc.
  • Musée Schwab - Préhistoire et archéologie
  • Musée Omega - Montres Omega et chronométrage Omega
  • Musée de l'optique où quelque 300 objets évoquent quatre siècles d’histoire de l'optique (binocles, lunettes, télescopes, jumelles, baromètres, etc.)
  • Centre Müller - Musée de la machine qui présente quelque 200 machines datant de 1880 à 1912 dans des ateliers reconstitués avec des mannequins en habits d’époque. Les salles d'exposition sont agrémentés de programmes audio-visuels. Le musée est installé dans une ancienne fonderie entièrement rénovée qui comporte également un centre de formation et une salle polyvalente.

Monuments[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Babydays Le salon biennois de la petite enfance
  • La braderie (à la fin juin)
  • Le carnaval (fin février-début mars); le cortège des enfants est un des plus grands d'Europe.
  • Comdays les Journées de la communication
  • La course de Bienne « Les 100 km de Bienne » en juin
  • Le Festival d'échecs de Bienne
  • Le feu d'artifice du 31 juillet (veille de la fête nationale)
  • Le Festival du film français d'Helvétie (FFFH), qui a repris en 2005 et progresse avec succès vers sa 7e édition.
  • Les journées photographiques de Bienne
  • Le Open Air Filmpodium, entre mi-juillet et mi-août
  • Le marché aux oignons Zwiebelemärit
  • Show Your Steps, concours annuel et national de danse au Palais des Congrès
  • Swiss Inline Cup (Etape) Bienne:
  • Pod'ring la semaine culturelle

Bilinguisme[modifier | modifier le code]

Située à cheval sur la frontière linguistique entre les régions francophone et germanophone, elle est la plus grande ville bilingue de Suisse. La proportion des langues principales des habitants est, au 1er août 2009 :

  • 55,4 % pour l’allemand ;
  • 40,1 % pour le français ;
  • 4,5 % pour les autres langues (italien, espagnol, albanais, etc.)[5].

Les informations officielles ainsi que les noms des rues[6] sont dans les deux langues (à quelques exceptions près).

Panneau bilingue d´une rue

À Bienne, les parents peuvent choisir dans laquelle des deux langues l'enseignement sera donné à leurs enfants aux niveaux primaires, secondaires et écoles supérieures. Afin de favoriser le bilinguisme, des classes bilingues sont créées aux niveaux secondaires et écoles supérieures.

La fondation Forum du bilinguisme[7], créée à Bienne en 1996, a pour objectif la promotion du bilinguisme.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • La Vieille Ville, entièrement restaurée et habitée, avec ses nombreux petits commerces, ses façades d'époque et ses fontaines : les habitants de la ville de Bienne disposent en tout de 72 fontaines distribuant de l’eau potable alimentées par la source romaine et la source du Falbringen. Jusqu’au XXe siècle, les Biennois s’y alimentaient encore régulièrement en eau potable. Certaines ont été magnifiquement restaurées dans des couleurs chatoyantes. En particulier à la vieille ville:
  • la fontaine de l’Ange, (1563) symbole de l’âme humaine protégée du mal par un ange
  • la fontaine du Banneret, (1557), symbole de la vaillance et du droit de bannière que la ville de Bienne pouvait exercer
  • la fontaine de la Justice (1535, rénovée en 1650 avec la statue créée en 1714), symbole de la haute juridiction que la ville de Bienne avait le droit d’exercer

(Référence : Le Livre des fontaines, Margrit Wick-Wercer, Éditions Biel-Bienne)

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Elle obtient le prix Wakker en 2004, pour récompenser une politique active et originale en matière d'urbanisme.
  • Elle obtient le prix Vélo en 2005, pour récompenser sa politique qui améliore à la fois le confort et la sécurité des cyclistes
  • Elle obtient le prix de la culture du Canton de Berne en 2006, attribué au Forum de l'architecture de Bienne

Écoles[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

trolleybus des TPB

Sports[modifier | modifier le code]

Sociétés Locales[modifier | modifier le code]

  • Société nautique étoile Bienne, aviron
  • Société suisse des officiers section Bienne seeland

Personnalités[modifier | modifier le code]

Photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]