Pierre Taittinger

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Pierre Taittinger
Pierre Taittinger, député de Paris (1929).
Pierre Taittinger, député de Paris (1929).
Fonctions
Parlementaire français
Député 1919-1940
1919 –
Gouvernement IIIème République
Groupe politique ARS (1919-1924)
URD (1924-1932)
FR (1932-1940)
Biographie
Date de naissance 4 octobre 1887
Date de décès 22 janvier 1965 (à 77 ans)
Résidence Charente-Inférieure
puis Seine

Pierre Taittinger, né le 4 octobre 1887 dans le 18e arrondissement de Paris [1] et mort le 22 janvier 1965 dans le 16e arrondissement, est un industriel et un homme politique français de la droite nationaliste d'entre-deux-guerres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Charles Taittinger est issu d'une famille lorraine qui quitta la Moselle en 1871 pour demeurer française.

Il entre en politique avant l'âge de 20 ans dans le mouvement bonapartiste. Sa carrière politique est interrompue par la Grande Guerre dont il revient capitaine avec la rosette de la Légion d'honneur et plusieurs citations. Il est élu député de Charente-Inférieure en 1919, puis, en 1924, député de Paris dont il représente le premier arrondissement jusqu'en 1940.

Ligue des jeunesses patriotes[modifier | modifier le code]

Bonapartiste, il fonde, en 1924, les Jeunesses patriotes, dans la continuité de la Ligue des patriotes fondée en 1882 par Paul Déroulède. Les Jeunesses Patriotes deviennent, à la fin des années 1920, un des principaux mouvements anti-communistes et patriotiques, concurrençant l'Action française et les Croix de Feu. En 1935, elles donnent naissance au Parti national et social puis au Parti républicain national et social en 1936.

Pierre Taittinger est maire de Saint-Georges-des-Coteaux (Charente-Maritime) jusqu'à sa mort. Élu conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine en 1937, il est promu commandeur de la Légion d'honneur en mars 1940.

Président du Conseil municipal de Paris[modifier | modifier le code]

Il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940.

Conseiller municipal de Paris de 1936 à 1942, son pétainisme le conduit à accepter, des autorités d'occupation, la présidence du conseil municipal de Paris de 1943 à 1944.

Parrainé par Henry du Moulin de Labarthète, homme d'influence à Vichy, et par Roger de Saivre, il est décoré de la francisque (no 316)[2].

Sauver Paris de la destruction[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 1943, il écrit à Pierre Laval pour lui demander de déclarer Paris « ville ouverte » pour la préserver des destructions.

Le 19 août 1944, il reçoit le commandant Dufresne, chef d'état-major des FFI pour le dissuader de lancer l'insurrection générale décidée par Henri Rol-Tanguy arguant que, aux côtés du consul général de Suède Raoul Nordling, il a dissuadé le général Dietrich von Choltitz de détruire la capitale rue par rue. Il s'oppose en vain à ce que l'on hisse le drapeau tricolore sur l'hôtel de ville. Devant la tournure des événements, il se propose de recevoir le général de Gaulle sur le perron de l'hôtel de ville, ce que Dufresne refuse.

Lors de la prise de l'hôtel de ville, il est arrêté par le Comité parisien de Libération. Il est emprisonné au vélodrome d'Hiver, à Drancy puis à Fresnes. Il est libéré le 27 février 1945. Déchu de ses droits civiques, il est inéligible et abandonne la vie politique.

Son livre Et Paris ne fut pas détruit est couronné par l'Académie française. En 1954, il est nommé[Par qui ?] député honoraire. Taittinger devient membre de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain après la guerre.

Industriel du Champagne[modifier | modifier le code]

Financier, il fonde à Reims, en 1932, la maison de vins de Champagne qui porte son nom, le Champagne Taittinger, et qui occupe les caves de l'ancienne abbaye Saint-Nicaise. Il fit restaurer l'hôtel Chastelain, dit des comtes de Champagne, rue de Tambour, qui est classé monument historique et lègue à la ville sa propriété de La Grainetière, à l'île de Ré, devenue colonie de vacances pour les enfants de Reims.

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse, en 1917, Gabrielle Guillet (1893-1924), puis, en 1925, Anne-Marie Mailly (1887-1986) et est enterré à Reims avec sa seconde épouse au cimetière du Nord, près de son fils François (1921-1960).

Pierre Taittinger eut huit enfants :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 18/4373/1887 (consulté le 15 décembre 2012)
  2. Philippe Nivet, article « Taittinger (Pierre) », in Michèle et Jean-Paul Cointet, Dictionnaire historique de la France sous l'Occupation, Taillandier, 2000, p. 663.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.
  • Raymond Massiet, ex Commandant Dufresne, La préparation de l'insurrection et la bataille de Paris, édition Payot, 1945 p. 127.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]