Vérisme

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Le vérisme est un mouvement artistique italien de la fin du XIXe siècle, qui s'est manifesté entre autres dans la littérature, l'opéra et la peinture. En musique il est associé avec des compositeurs comme Pietro Mascagni, Ruggero Leoncavallo, Umberto Giordano et Giacomo Puccini, qui ont voulu transposer dans leur discipline le naturalisme français d'auteurs tels Émile Zola.

Au point de vue littéraire ce mouvement est très lié avec le naturalisme de Guy de Maupassant, d'Émile Zola, des frères Jules et Edmond de Goncourt, de leur précurseur Honoré de Balzac, mais on ressent aussi l'influence du réalisme (description de la réalité la plus objective possible) anglais et russe de Tolstoï et Dostoïevski.

En peinture, les représentants les plus caractéristiques de ce style sont les membres du groupe de Macchiaioli dont Giovanni Fattori et qui furent des précurseurs de l'impressionisme.

Influences françaises[modifier | modifier le code]

Honoré de Balzac avait établi les canons des tendances réalistes postérieures, en affirmant que le romancier doit s'inspirer de la vie contemporaine, et mettre en avant l'importance du facteur économique dans les rapports sociaux, avec une forte adhésion du langage et du style à la réalité sociale représentée. Le naturalisme se posait, donc, comme une étude objective et scientifique de la société et de la psychologie humaine, et abandonnait tout idéalisme en se focalisant sur les classes sociales les plus déshéritées.

Les naturalistes partaient de considérations déterministes, selon lesquelles le comportement et les limites morales de l'homme sont conditionnés par son environnement. L’écrivain, en représentant les maux de la société et en les dénonçant, ne favorise pas la correction, et occupe donc une importante fonction sociale. Si le constat d'une réalité sociale dégradée dans laquelle le prolétariat urbain vit, est à l'origine d'un pessimisme social aigu, il est tout de même mitigé par l'espoir alimenté par le progrès.

Les frères Goncourt, dans la préface à "Germinie Lacerteux" soutiennent la nécessité d'un roman proche de la réalité, qui puisse intéresser un vaste public et qui n'hésite guère à représenter les aspects détériorés de la réalité pour pouvoir devenir l'étude littéraire de la société.


Émile Zola, dans son essai sur le roman expérimental, formule la théorie de la nouvelle littérature: confiance envers la science et le progrès, étude du déterminisme dans la société, fonction de la littérature pour favoriser le développement social et culturel.

Le but du roman expérimental consiste à comprendre le mécanisme des manifestations sociales, passionnelles, intellectuelles et les influx de l'hérédité et de l'environnement que l'homme produit et modifie et qui à son tour conditionne l'individu.

Le roman doit fournir aux hommes politiques les informations nécessaires pour assainir les injustices sociales. En effet les naturalistes pensent que la recherche scientifique et rigoureuse du vrai, dans les rapports humains, est la prémisse effective du progrès.

Auteurs italiens[modifier | modifier le code]

L'intérêt de Giovanni Verga, le plus grand vériste italien, est centré sur les « vinti dalla vita » (« les vaincus de la vie »). L'écrivain adhère moralement au courage viril avec lequel les humbles affrontent la vie.

Verga énonce ainsi « l'ideale dell'ostrica » (« l'idéal de l'huître »), c'est-à-dire l'attachement au lieu de naissance, aux anciennes coutumes, la résignation à la dureté d'une vie parfois inhumaine, la conscience, enracinée en chacun, que cette société fermée, archaïque, souvent bornée, est la seule défense contre les nouveautés venues de l'extérieur et que l'on n'est pas préparé à accepter, l'obstination à résister aux obstacles malgré tout, la fidélité à des sentiments simples et à des valeurs anciennes, une conception rigide des hiérarchies familiales, un sentiment archaïque de l'honneur, la constatation que celui qui renonce à tout cela est destiné à succomber, puisque le progrès ronge ceux qu'il attire, mais qui ne sont pas prêts à le vivre.

Cette vision virile est pessimiste et tragique, parce que Verga, de manière positiviste, ne croit pas en la Providence et Dieu est absent de ses livres, mais il ne croit pas non plus en un avenir meilleur à conquérir sur terre par la force des hommes.

Quiconque veut rompre avec le passé de manière soudaine et retentissante, sans s'y être préparé, sera vaincu, tandis que ceux qui acceptent leur propre destin dans une résignation consciente possèdent la sagesse et la moralité. La découverte de l'humanité du bas peuple, l'analyse des aspects négatifs du progrès pousse Verga à considérer le présent et l'avenir avec un pessimisme qui le porte à la critique de la société bourgeoise, mais aussi au renoncement démoralisé à toute tentative de lutte. Verga théorise un style antiromanesque dont le nœud est le canon de l'impersonnalité.

Style[modifier | modifier le code]

A traduire à partir de Verismo (it)

Langue[modifier | modifier le code]

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Lien avec la réalité politique et sociale de l'époque[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]