Marcel Prévost

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Marcel Prévost

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Marcel Prévost

Nom de naissance Eugène Marcel Prévost
Naissance 1er mai 1862
Drapeau de la France Paris (8e arrondissement)
Décès 8 avril 1941 (à 78 ans)
Drapeau de la France Vianne
Langue d'écriture Français
Genres Drame
Distinctions Membre de l'Académie française

Œuvres principales

Les Demi-Vierges (roman)

Eugène Marcel Prévost est un romancier et auteur dramatique français, né à Paris (8e arrondissement) le 1er mai 1862[1] et mort à Vianne le 8 avril 1941.

Sa vie et son œuvre[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Après des études au petit séminaire d’Orléans, puis à Châtellerault, à Bordeaux (collège Saint-Joseph de Tivoli) et chez les jésuites de Paris, Marcel Prévost intègre l’École polytechnique en 1882. Il est ingénieur à la manufacture de tabacs de Tonneins en Lot-et-Garonne, ville où son père avait été sous-directeur des contributions indirectes, avant d'entrer au ministère des Finances à Paris.

Il est l'un des premiers dreyfusards, et participe avec Emile Zola, Louis Sarrut et Louis Leblois au dîner organisé le 13 novembre 1897 par Scheurer-Kestner, Président du Sénat et Alsacien, au cours duquel ce dernier décida de faire part de sa conviction au public.

Écriture[modifier | modifier le code]

En 1881, il commence à publier des nouvelles dans Le Clairon, journal monarchiste sous le pseudonyme de Schlem. Ses premiers écrits sont placés sous l'influence d'Alphonse Daudet et de George Sand. En 1890, après le succès de son second roman Mademoiselle Jaufre (1889), il quitte la fonction publique pour se consacrer à la littérature. Trois périodes semblent se dessiner dans sa carrière. La première concerne les œuvres de jeunesse et s'étend de 1884 à 1894. La seconde prend naissance avec le roman Les Demi-Vierges et s'achève dans les années 1920. Cette période est marquée par la volonté de concilier tradition et modernité, de s'inscrire davantage dans l'actualité en prônant un militantisme féminin dans la veine de Paul Hervieu et de son ouvrage Les Tenailles (1895). Enfin, la troisième période s'échelonne des années 1930 à sa mort et montre que, malgré un essoufflement certain de l'engouement du public, il demeure un écrivain de premier ordre[2] .

Après des premiers romans consacrés à la vie de province – Le Scorpion (1887), Chonchette (1888), Mlle Jaufre (1889) – il s'engage dans la veine qui lui apportera la notoriété : l'étude du caractère des femmes vu d'un point de vue strictement masculin, avec des romans comme Cousine Laura (1890), La Confession d’un amant (1891), Lettres de femmes (1892), L'Automne d'une femme (1893).

Il triomphe en 1894 avec Les Demi-Vierges, son roman le plus célèbre. Il décrit en forçant le trait les ravages que la vie parisienne et l'éducation moderne sont censés faire chez les jeunes filles. Le roman est ensuite adapté à la scène et créé avec un grand succès au Théâtre du Gymnase le 2 mai 1895. Le terme « demi-vierge », passé dans le langage courant, désigne une jeune fille affranchie mais cependant vierge.

Marcel Prévost à son bureau en 1910.

Dans le même esprit, Marcel Prévost publie ensuite Jardin secret 1897), Les Vierges fortes (1900), Frédérique (1900), Léa (1900), L'Heureux Ménage (1901), Les Lettres à Françoise (1902), La Princesse d'Erminge (1904), L'Accordeur aveugle (1905), Féminités (1912), Mon cher Tommy (1920),Les Don Juanes (1922), La Mort des Ormeaux (1938). Dans une production abondante et uniforme, on peut signaler Monsieur et Madame Moloch (1906), amusante satire du caractère allemand. Les Lettres à Françoise (1902) proposent un programme idéal d'éducation d'une jeune fille, tandis que le mélange de mysticisme et d'érotisme de Retraite ardente (1927) suscite les protestations de l'Église catholique romaine.

Sa pièce en quatre actes La Plus Faible, jouée en 1904 à la Comédie-Française, connaît également un grand succès.

Il dirige la Revue de France de 1922 à 1940 et préside également la Société des gens de lettres. Il est élu à l'Académie française le 27 mai 1909, au fauteuil de Victorien Sardou.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il est capitaine et fait Commandeur de la Légion d'honneur[3].

Représentations[modifier | modifier le code]

Il est portraituré par le peintre Paul Chabas (1869-1937) sur le tableau commandé par l'éditeur Alphonse Lemerre, Chez Alphonse Lemerre, à Ville D'Avray (salon de 1895), aux côtés de l'écrivain et académicien français Paul Bourget, de Sully-Prudhomme, de Paul Arène ou de Alphonse Daudet, entre autres.

Action sociale[modifier | modifier le code]

Marcel Prévost a été président de l'Union française pour le sauvetage de l'enfance de 1937 à 1941.

Adaptation au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 8/568/1862 (consulté le 30 septembre 2012)
  2. Declochez (Nathalie), Marcel Prévost, "Le Moulin de Nazareth et autres nouvelles de Gascogne", Nérac, éd. d'Albret, juin 2013, préface.
  3. Sa fiche sur la Base Leonore

Liens externes[modifier | modifier le code]

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